La presse, 28 juin 1969, Perspectives
[" en France page 6 : '¦: Mr® *Mki ÆMS h -:'r-, -«£ ë gæHH -xvM ' ¦ &-i-«- *?'-¦*\u2022;\u2022- SM >.' ;V; a-'\": 'V, y '.,\u2022\ty' - \u2022 \u2018 .\u2014 i.> \u2018id w 20 Est-ce Ia mort prochaine iBsEit fi&trti \u20ac$ê .- * -\t1 irons-nous en fin de semaine page io page 2 LE PENITENCIER DES FORTES TÊTES 28 juin 1969 Vol.11, No 26 I Unité spéciale de correction de SaintVincentde mÊm - ¦Xïigssmss&m Sd£|&3* '*W&ËÊ par Jean-Paul Kauffmann\tPhotos Jean-Jacques Streliski LA CHASSE A L\u2019HOMME s\u2019était terminée rue Papineau.Bilan: un policier tué, deux femmes blessées, plusieurs véhicules démolis.Cerné près d\u2019une station-service par une quinzaine de policiers, l\u2019évadé s\u2019était finalement rendu .Condamné pour vol à main armée il y a deux ans, il devait être libéré en 1974.C\u2019est par le plus grand des hasards que la Direction régionale des prisons fédérales du Québec avait choisi ce jour pour me faire visiter l\u2019Unité spéciale de correction.Peu de temps avant mon arrivée, un détenu s\u2019était échappé de l'Institut Leclerc en volant un camion qui servait à la cueillette des ordures ménagères.Défonçant la clôture de broche, il s'était enfui en semant ses gardiens.On l\u2019a finalement rattrapé .L\u2019Institut Leclerc et l'Unité spéciale de correction sont deux pénitenciers voisins.La seule différence, c\u2019est qu\u2019on ne s\u2019échappe pas du second.Quel détenu a pu y songer, d\u2019ailleurs?Peu de gens connaissent l\u2019existence de ce centre de détention.Les prisonniers du Centre fédéral de formation ou du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul en parlent eux-mêmes avec une certaine appréhension.Ils lui ont donné le nom un peu terrifiant de pénitencier \u201csuper maximum\u201d.En réalité, l\u2019Unité spéciale de correction n\u2019a rien de mystérieux.L\u2019endroit, certes, n\u2019est guère idyllique.Construit en 1967 pour accueillir les détenus particulièrement difficiles, il a été muni du maximum de sécurité.Ce qui frappe aussitôt, lorsqu'on arrive à proximité de l\u2019enceinte, c'est le silence un peu oppressant du lieu.L'abord est austère.Un vent incessant bat les environs déserts et fait cliqueter parfois les lourds grillages qui encerclent les bâtiments.Il faut s'approcher du mirador.Une voix dans un haut-parleur vous fait sursauter: \u2014\tQu\u2019est-ce que c\u2019est?\u2014\tJe .j\u2019ai un rendez-vous avec M.Pagé.\u2014\tII vous attend?\u2014\tOui .Un long silence, puis une grille glisse lentement.\u201cInterdit d\u2019entrer pendant que la grille est en mouvement\u201d.J'obéis.Dans une sorte de vestibule, un guichetier demande qui je suis.Il y a quelques éclats de voix dans une pièce voisine.Le directeur, M.Jean Pagé, arrive, qui satisfait ma curiosité.\u2014\tCe sont les visites.Les détenus y ont droit deux fois par mois.\u2014\tCombien de temps durent-elles?\u2014\tUne demi-heure.Un coup d\u2019oeil furtif.La pièce ressemble à un parloir de carmélites .en plus moderne.Une vitre sépare le visiteur du détenu.Aucun contact Les interlocuteurs communiquent grâce à un système de micros et de haut-parleurs.Un surveillant peut entendre les conversations à distance et intervenir au besoin.Des gardes, des grilles, encore des gardes! Chaque corridor comprend un autre corridor latéral en treillage pour la surveillance.La vie dans ce pénitencier, c'est au fond l'univers en grillage.M.Pagé qui a horreur d\u2019une certaine mythologie pénitentiaire inventée par le public (et les journaux) n\u2019aimerait certainement pas cette réflexion.J\u2019ai eu une autre fois l\u2019occasion de visiter le pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul où le régime de 28 juin 7969 - 3 détention est censé être moins sévère.En comparaison.l'atmosphère de l\u2019Unité spéciale de correction est beaucoup moins étouffante, malgré l\u2019aspect particulièrement sévère des lieux.Je me dois de faire part de cette impression à M.Pagé.Il semble flatté.C\u2019est vrai que l\u2019Unité spéciale de correction est d\u2019apparence plus moderne! Mais dans un pénitencier, me dit-on.il ne faut surtout pas se fier aux apparences.Si, par exemple, l\u2019Unité spéciale de correction ressemble parfois à un monastère, il ne faut pas en conclure trop vite que ses occupants sont en odeur de sainteté.Qui sont-ils d\u2019abord?Des meurtriers, des gangsters, des sadiques, mais surtout des hommes comme vous et moi.Sans tomber dans une sorte de don quichottisme qui pousserait à défendre ces \u201créprouvés\u201d, il faut bien dire d'abord que peu ressemblent au portrait-robot du malfaiteur tel qu\u2019on se l\u2019imagine communément.Pas de \"fronts bas\u201d, de \u201cmines inquiétantes\u201d ou de \u201cregards fuyants\u201d, les amateurs de pittoresque seraient profondément déçus.Ce ne sont pas non plus des anges égarés sur terre.Les 37 pensionnaires de l\u2019Unité spéciale de correction sont en réalité des détenus particulièrement dangereux.Ils proviennent d\u2019à peu près tous les pénitenciers du Canada.On en a amené plusieurs de la lointaine Colombie britannique, quelques-uns de l\u2019Alberta, d'autres des Maritimes.Il y a environ 60 p.c.de francophones.La moyenne d'âge est de 30 ans.Ce sont pour la plupart des meneurs au tempérament agressif qui, par leur attitude hostile, entravaient la bonne marche du pénitencier où ils étaient détenus.Plutôt que de perdre du temps à leur faire subir un traitement spécial dans chacun de ces pénitenciers, on a imaginé de les rassembler dans un même centre afin de leur faire suivre un régime particulier.Ce sont pour la plupart des détenus condamnés à de lourdes peines, parfois à vie.D'autres sont, ce que l\u2019on appelle, des \"criminels d\u2019habitude\u201d.Ce sont les plus difficiles.Eux n'attendent plus leur libération.Les remettre en liberté équivaudrait exactement à leur donner l'occasion de commettre un nouveau crime.Aucun pourtant n'est irrécupérable.Les irrécupérables relèvent de la psychiatrie.En principe, les détenus de l'Unité spéciale de correction sont sains d\u2019esprit.Il est pourtant des tempéraments définitivement durcis dont la perversion est trop ancienne pour qu\u2019cn puisse espérer les changer.On les désigne \u2014 l\u2019administration pénitentiaire n\u2019est pas dépourvue de tact \u2014 sous le vocable de \u201cnon adhérents\u201d.Des \u201cnon adhérents\u201d, il y en a.en réalité, très peu à l\u2019Unité spéciale.Les détenus ont tout intérêt à coopérer.C'est le principe du \u201cdonnant donnant\u201d: collaborez et on vous accordera des privilèges.Chantage?\u201cSi vous voulez, répond le directeur, M.Jean Pagé, seule la manière forte donne ici des résultats, mais attention, nous évitons avant tout de les brimer.Du pénitencier, on ne retient que trop souvent l'aspect expiatoire.Or ici, nous voulons rééduquer le détenu.Une discipline aveugle n\u2019aurait pour but que d'exaspérer le condamné et le rendre encore plus antisocial.Nous tendons précisément au contraire.\u201d Il y a une chose qui étonne le détenu qui arrive à l\u2019Unité spéciale de correction, c'est l\u2019attitude des gardiens, que l\u2019on nomme ici agents de correction.Ils sont au nombre de 65.D\u2019abord, on le vouvoie, ce seul détail en désarme plus d'un.Ensuite, on le connaît autrement que par son numéro, il n'est plus un détenu parmi tant d\u2019autres, comme à Saint-Vincent-de-Paul.Des couloirs, d\u2019autres couloirs, d\u2019autres grillages .Au bout d\u2019un moment, on n\u2019a plus entre ces de correction de Satat-Vhcent-de-Paol M.Jean Pagé, directeur de l\u2019Unité de correction.murs aucune notion du temps.A plusieurs reprises, je demande l\u2019heure.On a parfois l\u2019impression que les minutes se figent.C\u2019est une sensation tout à fait insolite: on pourrait croire que la vie se déroule comme dans un film projeté au ralenti.Des cantines roulantes circulent dans le corridor: déjà le souper! il n\u2019est pourtant que 4 h 30.On me fait entrer dans une guérite bardée de boutons chromés.La cantine roulante a été laissée au milieu d\u2019un couloir désert.Que va-t-il se passer?Le gardien vient de parler à un micro.Il pousse une manette.Au bout d\u2019un couloir vient d\u2019apparaître un homme.Il se dirige vers la cantine, remplit un plateau et retourne dans sa cellule.Un second détenu le suit, puis un troisième.Trente-sept personnes défilent ainsi.On me fait goûter la soupe.Je dis poliment qu\u2019elle est délicieuse.Elle l\u2019est en effet.\u2014\tIls mangent tout seul, ça n'est pas gai! .\u2014\tOui, nous les isolons le plus possible.\u2014\tIls ne peuvent jamais parler entre eux?\u2014\tMais si! Ils ont un certain nombre d\u2019activités communes, sport, étude, mais leur vie est, si l\u2019on peut dire, assez individualisée.\u2014\tOn parle souvent dans les pénitenciers de nombreux cas d\u2019homosexualité .\u2014\tNous n\u2019avons pas ce problème ici.nos détenus sont sans cesse surveiUés.disons qu\u2019ils n'ont pas l\u2019occasion.La vie à l\u2019Unité spéciale de correction est en effet réglée minutieusement Le lever est fixé à 6 h 45.A 7 h 15, le règlement indique \u201cnettoyage de la cellule\u201d.7 h 30, déjeuner.De 8 heures à 11 h 30, les dé- tenus suivent leurs programmes spéciaux de réédu cation.A 1 i h 45, on inspecte leur cellule.C'est ensuite le dîner, les activités reprennent à 13 heures pour se terminer à 15 h 30.A 15 h 45, nouvelle inspection puis souper.Les détenus attendent patiemment 18 h 30, heure à laquelle commencent ce que l\u2019on appelle les activités récréatives.L\u2019heure du coucher est fixé à 20 h 30.Certains détenus s\u2019habituent difficilement a ce rythme immuable où l'inattendu est banni à jamais.Les jours ressemblent aux autres jours.On vit dans l\u2019attente de la visite bimensuelle.On guette une lettre.Celle d'un parent ou d\u2019un ami.Celle de l\u2019avocat qui s'est occupé de votre procès et à qui vous ave/ demandé une révision .Tous les jours les mêmes sensations.Comment rompre la monotonie.' Une seule échappatoire: s\u2019intéresser au programme de rééducation.Ce programme divisé en plusieurs stages n\u2019est pas un programme comme les autres Ce n\u2019est pas l\u2019administration qui le fixe, mais les de tenus eux-mêmes.Ils sont donc obligés de s\u2019y intéresser.11 existe d'ailleurs un système de pointage qui force les détenus à collaborer.Un détenu doit obtenir au minimum 40 points par semaine.Ces points sont calculés d\u2019après le comportement général, la propreté de la cellule, l\u2019attitude envers les gardiens, etc .Au-dessous de 40 points, le détenu se vena supprimer certains \"privilèges\u201d, comme la télévision ou la radio.D\u2019ailleurs, jusqu'à une période récente, les détenus de l'Unité spéciale de correction ne rc gardaient la télévision qu\u2019exceptionnellement.Sur ce point, le régime s'est un peu adouci.Les punitions?La plus courante est le régime du \"trou\u201d.Matin et soir, le prisonnier n\u2019a droit qu'au pain et à l'eau.On lui sert le repas normal le nudi mais on lui supprime les desserts et les sauces I e régime du \"trou\u201d ne doit pas excéder trente jours Il faut commettre une faute assez grave pour y être envoyé.Alors que le directeur du pénitencier me donne tous ces détails, nous arrivons à proximité des cellules.M.Pagé me confie que des gardes sont postes fusil pointé, à chaque coin du pénitencier.\"Inutile de regarder, ils sont invisibles\u201d.Le toit des cellules est, en partie, transparent Au-dessus des détenus veille sans relâche un gardien .Rien ne doit lui échapper.A travers le guichet d'une cellule, j'aperçois un Indien.On me dit qu'il vient de la Saskatchewan.Il parle à peine anglais il vivait auparavant dans une réserve.En sortant, je suis frappé par un étrange échafaudage qui trône au milieu d\u2019un hall.Cela ressemble a une guillotine.\u2014\tC\u2019est un détecteur, me dit-on.\u2014\tPour quoi faire?\u2014\tPlusieurs fois par jour, les détenus doivent pas ser sous cet appareil.On décèle ainsi tout objet en métal que l'un d\u2019eux a pu cacher sous ses vêlements.\u2014\tCela arrive?\u2014\tQuelquefois! Un petit tour à la bibliothèque.Les détenus lisent beaucoup.Spécialement des ouvrages de voyage \u201cC\u2019est un moyen d'évasion\u201d, déclare sans plaisanter le bibliothécaire.Le niveau d'instruction des détenus est le même que dans une population normale.Un brouhaha à travers les couloirs.5 heures, c'est le changement de tour de garde! M.Pagé me raccompagne jusqu\u2019à la sortie.On me laisse sortir facilement J\u2019en conclus qu\u2019il est plus facile de sortir d\u2019un pénitencier que d\u2019y rentrer.Il vente toujours dehors.Je n'ai jamais autant apprécié le vent .# 4-28 juin 1969 CORN HAKES -¦»»vs3£i?*\u2022 tin.rÿpii { Aiitliitf-i Voici un livre de recettes qui ne s\u2019achète pas.Mais vous pouvez t'obtenir ê lu.,?% 1 I H de Kellogg! Ce beau livre de recettes en des mets en casserole; d'entrées jusqu'à des desserts.Et vous ne trouverez pas que des recettes dans ies pages de ce nouveau livre de recettes merveilleux.Kellogg y a inséré huit surprises! Huit bons de 5?.valant un total de 40?lors de l'achat de divers produits Kellogg qui sont utilisés dans les recettes.\t' -«.-«j Comment obtenir votre livre detreqètfes gratuit?* Envoyez-nous simplement vd%{K»fttet adresse et DEUX \"bons de commande\u201d des boites spéciales de céréales Corn Flakes Kelload^Commandez votre livre de recettes gratuit dê$.aujobrd\u2019hui.avec les bons à l\u2019intérieur de# boites.et cuir sinez des petits plats aHrios&its.'Âvec Kellogg* * '%; '\u2022\tv.V-' ?J-\u2019 \u2022\u2022a# ¦: \u2022 28 juin 196» - 5 n\u2019avaient le regretter.comme par une de son nouveau de vivre.C\u2019est yeux mi-clos, nais- «îrw.T*.f ¦ > par Catherine Benrubi LES MOUT1ERS, FRANCE LES ENVIRONS de Paris un merveilleux dimanche de juin, un petit village plongé dans une torpeur tiède, et, au bout de la \"grand-rue\u201d, une fermette de Parisiens, pierres apparentes et fenêtres blanches.C est la maison de week-end typique, comme celles où des milliers de Parisiens bousculés et névrosés par la capitale vont chaque samedi se détendre et surtout jardiner comme des forcenés! Et pourtant, cette fermette n\u2019est pas comme toutes les autres.La maîtresse de maison n'est Française que par alliance, n'est Parisienne que depuis un an, mais celui qui ne le sait pas ne devinera jamais que Monique Leyrac est Canadienne.Il ne verra rien d\u2019autre qu une Française fort préoccupée par les vilains moucherons qui dévorent sournoisement ses rosiers, qu\u2019une femme d\u2019intérieur très soucieuse d\u2019expliquer pourquoi la décoration 183Ü de la salle de séjour n\u2019est pas encore terminée, \"vous savez, avec ces antiquaires qui vendent si cher une malheureuse petite chaise basse .\u201d Elle vaque à gauche, à droite, à l\u2019aise, légère, comme si cette maison, refaite avec amour et patience, avait abrité toute son enfance; comme si ce lopin de terre avait été complice de tous ses jeux d\u2019adolescente.Elle est chez elle, on le sent, elle le dit: \u201cJe me sens bien ici, j\u2019aime cette maison.Jean (son mari le comédien Jean Dalmain) l\u2019a achetée il y a cinq ans, alors que nous vivions encore à Montréal.Elle était dans un état! .C'était une ancienne grange! On a tout fait refaire au cours de nos divers séjours en France, et ce fut un drôle de boulot! D'ailleurs, tout n\u2019est pas encore fini.Mais moi, j\u2019adore ça! J\u2019adore décorer une maison, trouver des meubles, des tissus pour les murs .Sophie, m'a beaucoup aidée: elle veut être décoratrice quand elle sera grande.\u201d Le \u201cquand elle sera grande\u201d semble avoir légèrement vexé la fille de Monique Leyrac, qui dessine dans un coin.Sophie a 16 ans, et fort peu de souvenirs du Canada, où elle a pourtant vécu presque 10 ans.\u201cElle s\u2019est toujours sentie en transit là-bas, explique sa mère.Elle savait qu'elle ne resterait pas à Montréal.\u201d Et Monique, elle, le savait-elle?Quand Jean Dalmain a acheté cette maison, en 1963, c\u2019était bien avec l'arrière-pensée d\u2019en profiter un jour.Monique Ixyrac n\u2019a pas dit non.Ils avaient déjà un petit \u201cpied-à-terre\u201d à Paris, qui leur suffisait pour les quelques mois qu\u2019ils passaient en France presque chaque année.Ils louaient l\u2019été une villa sur la côte méditerranéenne.En dépit de la passion de Monique pour les maisons (elle vient d\u2019ailleurs d\u2019en acheter une autre dans le centre de la France, qu\u2019elle se promet d\u2019arranger dès l\u2019automne prochain .), la fermette des Moutiers ne serait restée qu\u2019une charge lourde et superflue si ses propriétaires eu l\u2019intention de s\u2019installer définitivement à Paris.Plusieurs raisons ont incité Monique Leyrac à \u201crentrer\u201d.On a envie de dire \u201crentrer\u201d parce qu\u2019elle semble avoir déjà plus vécu ici qu\u2019au Québec.Raisons sentimentales, raisons professionnelles.Jean a voulu rentrer.Jean Dalmain, ce comédien disciple de l\u2019inoubliable Louis Jouvet, et qui, après la mon du maître, était parti au Québec pour ne plus entendre le choeur funèbre des éloges posthumes décernés à celui dont on ne disait pas toujours du bien son vivanL II y resta 17 ans, rencontra Monique, joua sur toutes les scènes du Québec, et puis décida, il y a un an, de revenu-pays.Monique fut d\u2019accord et n\u2019a vraiment pas l'air de surtout en ce joli dimanche où elle paresse dans son jardin un lézard au soleil.Elle parle, à mots lents, engourdie douce chaleur.File fredonne, tout bas, un air 33-tours qui vient de sortir, et qui s\u2019appelle la Joie troublant: elle la respire, cette joie de vivre .Les comme une chatte, elle regarde Jean qui désherbe le gazo 6 -28 juin 1969 Rencontre avec Monique Leyrac et Gabriel Gascon Phoios Michel Monticelli DEUX HEUREU EXILES AU PAYS DE FRANCE i* ?-~ Xa \u2022 SI A gauche, dans le sous-bois de la fermette des Dalmain, aux Moutiers, près de Paris, Gabriel Gascon reçoit de ses amis un bouquet de fleurs; ci-dessus, en compagnie du jardinier, Jean Dalmain (à g.), Monique Leyrac et Gabriel Gascon admirent les tulipes.sant.Ce pourrait être un de ces moments éternels, où l\u2019on n\u2019a plus besoin de rien, où l\u2019on savoure le cri d\u2019un coucou comme le plus beau des concertos .Mais le téléphone sonne, rompant le charme et le langoureux bien-être de Monique.\u201cAllô?Oh Gaby, c\u2019est loi?Comment ça va, mon gros poulet?Quoi?Je n\u2019entends rien .Ah! ce téléphone! On dirait que tu es à 1 000 kilomètres d\u2019ici! Qu\u2019est-ce que tu fais cet après-midi?Virginia est partie?.Ben viens, on a des amis de Montréal à la maison .Viens prendre un pot.O.K.?Bon, on t\u2019attend.\u201d \u201cVous vous rendez compte, nous dit-elle en revenant dans le jardin, c\u2019est Gaby Gascon: il habite à quelques milles d\u2019ici, et quand il m\u2019appelle au téléphone, on dirait qu\u2019il est à Montréal! Je vous assure qu\u2019ici il faut limiter ses conversations téléphoniques, parce que sinon ça dégénère en dialogue de sourds! Enfin, il arrive .\u201d Gabriel Gascon est l'un des plus grands amis de Jean et Monique.Comme son frère Jean, il s\u2019est lancé très tôt dans le théâtre.A Montréal d\u2019abord, et à Paris ensuite où il a débarqué il y a quatre ans de cela, avec toute sa petite famille et ses meubles.Nous avons juste le temps de terminer le délicieux veau à la tomate que Monique Leyrac a fait mijoter dès le matin, et Gaby est là.Grand et solide, cheveux mi-longs et frisés, petite moustache fine et marrante, et une voix , .basse, très grave, qui effleure à peine les mots, une voix qui sent le théâtre à mille lieues.C\u2019est un délice de l\u2019entendre parler, mais Gaby Gascon est avare de ses mots.Il pèse ce qu\u2019il dit et surtout écoute les autres avec un intérêt qui n\u2019est pas seulement poli.Pourtant, la conversation que nous avons engagée avec Monique avant son arrivée le concerne aussi directement.et il s\u2019y mêle petit à petit, toujours avec cette voix profonde et paisible qui semble ignorer les tempêtes ou les discordes.Nous évoquons les raisons qui ont poussé ces deux Québécois à quitter la mère patrie, définitivement semble-t-il pour l\u2019un comme pour l\u2019autre.\u2014 Mais moi, dit Gaby, il fallait que je parte! A Montréal, j\u2019étouffais! Je ne faisais que travailler, et m\u2019ennuyer .un ennui profond et généralisé .Un ennui que rien ne peut rompre, sauf un départ.Ma femme aussi s\u2019ennuyait là-bas (Virginia est Améri- caine) et elle a été ravie quand j\u2019ai pris la décision de revenir à Paris, pour de bon celte fois.J\u2019y avais déjà habité, de 1952 à 1954; j\u2019y apprenais mon métier de comédien avec Jean Vilar, et puis je suis rentré à Montréal à cause d\u2019un malentendu.On devait m\u2019engager dans une pièce très importante, et puis ça n\u2019a pas marché.Je m\u2019en suis toujours voulu de n\u2019étre pas resté en France à ce moment-là .\u2014\tC\u2019est quand même drôle, coupe Monique, que tu aies eu l\u2019impression d\u2019étouffer au Québec.Moi.je dirais plutôt que j\u2019avais l\u2019impression de tourner en rond.Parce que j\u2019avais trop touché les plafonds, fait tout ce qu\u2019on pouvait faire là-bas.Quand tu es passé une fois sur une grande scène de Montréal, que tu as fait la tournée des théâtres de la province et chanté dans quelques villes anglaises, qu'est-ce qu'il te reste?Plus rien.Tu recommences le même circuit l\u2019année suivante! Mais je ne peux pas dire que j\u2019étouffais.C\u2019est plutôt ici que j'étouffe parfois, à cause du manque d\u2019espace.Quelquefois, je me sens oppressée, et j\u2019éprouve un certain plaisir à passer quelques jours au Québec, à voir de grands espaces, et pas de limites dans les paysages.\" Et Monique entrouvre grand ses bras, comme pour montrer un infini qui se déroberait toujours.\u2014\tMoi alors, pas du tout.Je n'ai pas remis les pieds à Montréal depuis que je suis parti, et je me sens incapable de retourner là-bas pour l\u2019instant, ne serait-ce que pour quelques jours.On sent que Gaby Gascon ne veut pas trop s\u2019étendre sur sa vie passée à Montréal.Une espèce de rancune, de rancoeur, contre lui-même peut-être, pour y être resté trop longtemps .Tandis que pour Monique Leyrac les choses se sont passées beaucoup plus simplement.Le Québec était devenu trop petit pour sa carrière, elle l\u2019a quitté.Mais maintenant qu'ils sont ici tous les deux, voisins de tous les week-ends, copains de tous les instants, avoueront-ils, dans l\u2019intimité de cet après-midi finissant, qu\u2019ils ont éprouvé des problèmes d\u2019adaptation, pour eux, pour les êtres qui vivent avec eux?\u2014\tNon, dit-il, je n\u2019ai rencontré aucun problème de ce genre.Je savais où j\u2019allais, je connaissais bien Paris, j\u2019y avais beaucoup d\u2019amis.Au début, j\u2019ai pris de longues vacances.Non.au fond, pas tellement longues .Trois mois après notre arrivée, j\u2019ai eu 28 juin 19(0 ¦ 7 'MM 3v*=* ï-s-asï&à.-Mi».¦*-> \u2019^SS; - ***** DEUX HEUREUX EXILES Jean Dalmain nettoie le jardin, tandis que Monique chante sa joie de vivie.mon premier engagement, dans un film qui s\u2019appelait Les Corsaires, et que j\u2019ai tourné en Italie.Et depuis, c\u2019est régulier, je travaille toujours suffisamment, de quoi nous faire vivre en tout cas.Mais plus à la télévision et au cinéma qu\u2019au théâtre.Cest moi qui l\u2019ai voulu, qui ai voulu me mettre à l\u2019écart du théâtre.Ten avais trop fait à Montréal, ça ne m\u2019intéresse plus tellement.\u2014 Pourtant, répond Monique, en ce moment tu joues dans le Quadrille, une pièce canadienne, et avec une troupe exclusivement québécoise?\u2014 Ah, mais ce n\u2019est pas du tout pareil! D\u2019abord, le Quadrille est une pièce très amusante à jouer, pleine d\u2019humour.En plus, je m\u2019entends très bien avec Jacques Duchesne (l'auteur de la pièce), qui est un type complètement dingue.\u2014 Je comprends assez ça.Moi non plus, je ne vois pratiquement pas de Canadiens ici.Ah si, à part mon \u201ca-mie d\u2019fille\u201d, Suzanne Avon, qui est mariée à un des Compagnons de la Chanson.Je ne vois jamais Leclerc, et Feiiand seulement entre deux portes .Je n\u2019éprouve pas le besoin de faire un noyau avec des compatriotes.En France, tout est très petit, et très homogène.On ne se sent pas isolé.On a l\u2019impression que tous les Français pensent la même chose en même temps, et qu\u2019on les connaît tous très vite .Il faut dire aussi que je suis habituée aux Français depuis longtemps, parce que je suis mariée à un Français.Toi, tu connaissais déjà, mais tu as débarqué ici avec ta femme et les trois enfants, ce n\u2019est pas pareil, ce doit être plus dur, non?.\u2014 Mais Virginia est très heureuse ici, et les gosses sont de vrais petits Français! Ils étaient trop jeunes pour garder le moindre souvenir du Canada.Entendre parler des gens avec l'accent québécois les étonne autant qu\u2019un enfant d'ici.Ils ne m\u2019ont posé aucun problème, sinon qu\u2019au début nous avions pris un appartement à Paris et qu'ils étaient impossibles entre quatre murs! C'est pour ça qu\u2019on a déménagé pour s\u2019installer à la campagne.Par contre, moi ça me pose des problèmes de trajet \u2014 2 heures pour aller et revenir de Paris tous les jours \u2014 Maintenant qu\u2019ils ont grandi, on reprendra peut-être quelque chose à Paris .\u2014 Oui, ce n\u2019est pas pratique de vivre tout le temps à la campagne.Regarde, ne serait-ce que pour le téléphone .Dès qu\u2019on sort de Paris, on n\u2019arrive jamais à obtenir des communications! Moi, je ne peux pas me passer de mon appartement, et je le re- grette un peu, parce que c'est tellement reposant d'être ici .Un vieux jardinier fait aussi office d\u2019agence immobilière: H sait, avant tout le monde, que la vieille masure d\u2019Un Tel sera à vendre dans les jours qui viennent.Il doit connaître aussi la passion de Monique, puisqu'il s'adresse à elle et n\u2019a aucun mal à l\u2019emmener visiter une maisonnette dont les propriétaires veulent se défaire.Elle visite tout avec l\u2019oeil de \u201cmoi je m\u2019y connais\u201d, de la cave au grenier.\u2014 Gaby! Ce serait très bien pour vous.Tu ne m\u2019as pas dit que tu voudrais t'installer à côté de chez nous?\u2014 Mais non, Monique! Puisque je t\u2019ai dit que je voulais trouver quelque chose à Paris maintenant! \u2014 Ah oui! C\u2019est vrai .(Monique est manifestement déçue, moins parce que les Gascon ne seront pas ses voisins que parce qu\u2019elle n\u2019aura pas le plaisir de jouer à la décoratrice! Elle n\u2019a pourtant pas que cela à faire.) Comment vit-elle depuis qu\u2019elle est installée en France?\u2014 Je fais beaucoup de tournées, surtout depuis que mon dernier 33-tours est sorti.J'ai fait récemment une tournée en France, en Suisse et en Belgique.J\u2019ai une attachée de presse ici, qui s'occupe très efficacement de ma publicité.C\u2019est long évidemment .Très peu de gens me connaissent.\u201d \u2014 C\u2019est peut-être long, mais tu n\u2019as pas été beaucoup à Paris cette année! interrompt Gaby.\u2014 Oui, je commence à peine maintenant à m\u2019occuper un peu sérieusement de ma carrière ici.J'ai passé trois mois à Montréal cet hiver, pour jouer dans le film de Paul Almond.Va-t-elle maintenant complètement couper les ponts avec le Québec?\u2014 Non! 11 n\u2019en est pas question! J\u2019ai un public là-bas.J\u2019ai appris que mon disque marchait bien et ça m'a fait plaisir.Je ne suis pas comme Gaby, moi! Cela me fait plutôt plaisir de passer quelques jours au Québec.Mais pas trop longtemps, parce que je n\u2019ai plus rien là-bas.Nous avons tout vendu avant de partir.Je n'ai plus de \u201cchez moi\u201d.Son \u201cchez moi\u201d, et plus que son appartement de Paris qui n\u2019est qu\u2019un local pratique, c\u2019est cette fermette vers laquelle nous revenons à pas lents.L\u2019obscurité pointe, l\u2019humidité tombe des arbres.Monique Leyrac frissonne.\u2014 Jean va allumer un grand feu dans la cheminée.Vous allez voir comme elle marche bien! Le bois sec craque, les flammes s\u2019élèvent.Gaby boit un dernier verre avant d'aller rejoindre sa femme et les enfants qui l\u2019attendent pour dîner.Gaby, Monique, si c\u2019était à refaire?.Gaby Gascon répond immédiatement: \u201cSans hésitation.Je le referais.J\u2019aurais dû le faire plus tôt Je reconnais que tout n'est pas facile, que je suis arrivé ici et que j'ai dû tout recommencer, jouer comme si je n'avais pas d\u2019expérience, essayer de m\u2019infiltrer, de connaître des gens.Mais cela m\u2019a forcé à chercher du travail qui m\u2019intéressait.11 faut avoir beaucoup de copains ici pour travailler, et heureusement, j\u2019en avais.Les inconvénients de vivre en France?Ils ne me dérangent pas.Et Monique Leyrac?\u2014 Moi aussi je me sens bien ici.Si c\u2019était à refaire, je referais exactement la même chose.Par contre, je suis plus sensible que Gaby aux petits ennuis d\u2019ici.Les ouvriers qui mettent six mois pour peindre un mur blanc .les petits restaurants où on mangeait bien pour pas cher, et où maintenant on mange horriblement mal pour une fortune .Je trouve que la vie est chère à Paris.Et puis les Français ont souvent un petit côté chauvin qui m'énerve.Je m\u2019intéresse beaucoup à la politique du pays, j'ai voté à la dernière élection présidentielle.J\u2019ai beaucoup d\u2019espoir, en fait.Je crois que mes chansons devraient marcher .Mais moi, j\u2019ai toujours besoin de bouger énormément.Je m\u2019ennuirais ici si je ne pouvais faire des voyages, mais je suis heureuse de retrouver la France chaque fois que je m\u2019en suis éloignée.C\u2019est quand même la preuve que je suis bien adaptée, non?Sans doute.Et il suffit de voir ces deux Québécois parler entre eux pour comprendre que les problèmes d\u2019adaptation ne sont plus maintenant pour eux que de faux problèmes.Ils ne sont plus de l\u2019autre bord, et s\u2019ils ne sont pas encore peut-être tout à fait de ce bord-ci, il s'en faut de peu.Etrange paradoxe.Le seul qui soit resté entre deux eaux, c\u2019est justement le \u201cvrai\u201d Français, Jean Dalmain, que j'ai entendu murmurer devant le feu, les yeux baissés sur les flammes vives.\u2014 Il y a maintenant une cassure en moi.Je retrouve mal les choses que j\u2019aimais en France .Je suis peut-être devenu un vieil Américain .# B -28 juin 1969 mi injT;Zjçi i MÛ -r^ \" %«'r.25@&K\t:* «SÜSÎ n als ri\u2019iKS^ ttAkür'L \"\u2022 .\u2019 ¦\u2022 : MwlsS ÉSi isÉsfc * ,M.v- mmI Si* ggg§8 fr£0k 0fmM \u2022SipW'g mWi ®«i§!s| Vttuiltez inclura ca coupon a tc not» envoi\u2014pa;abla à la Villa da Montréal Faire parvenir à: Taxe volontaire de la Ville de Montréal Case postale 9999 Montréal 101, Canada Signature: Nom (\u2022n lettres moulées) Adresse (Numéro) (Rue) (APP) Ville Zone postale Province Téléphone $2 ou MULTIPLE de $2 CHÈQUE ?\t| MANDAT|\t?\tI I\tn Veuillez indiquer les montants vis-a vis des mois de votre choix JANV.|\t|\tMAI\tl\t|\tSEPT.\t[ FÉV.|\tl\tJUIN\t|\t|\tOCT.MARS £ AVRIL F JUIL l ,.j AOÛT I\tS Pays 048-I5 NOMBRE DE MOIS MONTANT TOTAL Oui.ce coupon peut vous valoir $100,000 ou un des 152 autres prix de $10.000, $5.000, $1,000, $500 et $250 en lingots d'argent, si vous participez à la Taxe volontaire de la Ville de Montréal.Et c'est facile de participer.1.\tRemplissez le coupon ci-dessus.2.\tJoignez-y un chèque, un mandat de poste ou autre, payable à l'ordre de la Ville de Montréal.Participez autant de fois que vous le voulez.Indiquez bien le ou les mois que vous choisissez pour participer.3.\tPour contribuer ce mois-ci.les coupons doivent être reçus au plus tard le dernier jour du mois, à minuit.La Ville de Montréal postera un reçu officiel à chaque participant.4.\tLa plupart des BANQUES.CAISSES POPULAIRES ET CAISSES D'ÉCONOMIE acceptent votre contribution.Toute personne peut contribuer chaque mois à la Taxe volontaire de la Ville de Montréal.Le choix des 153 contribuables volontaires qui deviennent candidats à l'examen se fait publiquement.Ils sont informés immédiatement de l\u2019heure, du jour et de I endroit où seront attribués les prix.Pour mériter son prix, chacun doit répondre correctement au nombre de questions décrété par le jury et se rapportant à la Ville de Montréal.Les sujets traités apparaissent au verso du reçu officiel.La Ville de Montréal rembourse les frais de voyage aux candidats.Si un candidat, à cause de son âge ou de son état de santé, est incapable de se soumettre à l'examen, le jury, sur preuve jugée suffisante et après entente préalable, peut autoriser une autre personne à répondre pour lui. Knowl- A a Au zoo de Charlesbourg pris de Québec: un enchantement pour Au domaine de Cendrdlon pris de Trois-Rivières: un paradis pour le promeneur et le naturaliste, w lu musée de rAutomobile, devant le zoo de Granby: une exposition unique tf antiques véhicules, y ton, un avion de 14-18 et des des armes.\u2022tits comme A F Aquarium de étrange que celui des poissons, des tortues et des phoques.Où irons-nous de semaine TES La maison tu quitteras s'il fait chaud abondamment La cle des champs tu prendras pour changer d'environnement En voiture tu entasseras femme et entants joyeusement Point de vitesse ne Seras pour éviter ton enterrement Sur le gazon pique-niqueras et te reposeras beatement.Les sites et jardins visiteras et les musees pareillement.Une bonne baignade tu Seras en te lançant a l'eau prudemment Les animaux tu admireras dans les zoos plus commodément Dans les bois te promèneras sans perdre le nord évidemment Avec la Samille t'en reviendras pour aborder la semaine allègrement \t\tgiptr,.¦\t\t r- \u2022\te- Y\ta \\\t\t\t\t-m-* v 1\ti' \t\t\t\t ¦JiSBSët&Sm, mwsmm ËMÊÉ '\u2022-s&âSi'MS Ul\u201c Jl^lwww.- ; '!, 1WJÇ-*; -v-55 * - ' Y''\u2019k'.ô -.-% - ¦ ¦ .¦ ; -V V#- te- IMSSS?4?* Ê*St8% .WÀ \u2022Ü\u2019iSfi.sês?*'4 A îBBS»» '\u20222es2S.r w/ *\u2022 .^|gg\tmi k ( Mur/ii \u2022.A*'»\t\u2022 f WA*^(k/fft/ffi.\\m '\t.ffc||fl||\t v^-.,.\t> 1H\t Dans le comté de Brome, une foire avec animaux, artisanal, 1\tcourses, bingos et concours.q\t\t\tbarrage de Chambty, face au Richelieu: un endroit idéal pour pique-niquer près du vieux fort.\t\tSur te Richelieu, une agréable traversée jusqu\u2019à tHe-aux-Noix et le musée du fort Lennox, f\t\tAu Village de Séraphin, à A Ste-Adèle: un décor authentique comme au temps du curé Labelle.\t\tA T Univers des jeunes, pris de A chez Séraphin, une visite au capitaine Bonhomme et à son zoo.\t\tAu zoo de St-Edouard, dans les Laurentides, une promenade parmi 1 les chèvres et les attractions.\t1 ¦ 8 .A crime égal, peine égale Moins de 500 femmes sont actuellement écrouées dans les prisons canadiennes, dont 80 seulement à la prison de la rue Tanguay, à Montréal, pénitencier modèle construit pour en recevoir 200.D\u2019une façon générale, les femmes sont accusées de délits mineurs: le racolage et le vol \u2014 habituellement à l\u2019étalage.Rien de nouveau sous le soleil: l\u2019un est le plus vieux péché du monde; l\u2019autre, l\u2019attrait du fruit défendu, la faute d\u2019Eve éternellement recommencée.Le gangstérisme féminin \u2014 exception spectaculaire: Monica-la-Mitraille \u2014 n\u2019a pas d\u2019adeptes.Allons, les femmes seraient-elles si vertueuses?C\u2019est la question que je suis allée poser à Mlle Marie-Andrée Bertrand, professeur-assistant au département de Criminologie de l\u2019université de Montréal, laquelle dirige actuellement des recherches subventionnées par le Conseil des arts du Canada, sur la criminalité féminine.\u2014 Je commence à découvrir que les femmes sont des êtres normaux, m\u2019a-t-ellc dit, c\u2019est-à-dire qu\u2019elles sont ni plus ni moins vertueuses que l\u2019homme.Savez-vous que la criminalité croît actuellement plus vite chez le sexe faible que chez l\u2019homme?Au rythme de l\u2019accroissement du travail de la femme.Les formes de délits deviennent plus variées au fur et à mesure de l'intégration des jeunes aux différentes couches socio-économiques et de leur accession à de nouveaux types d\u2019activités.conga ru us «Dca* du mums DC runs us imuKii us T tarons lutnx son FxssiQufs exclus ive-NUT ru CJJUUHM TJUirM CMMMTKM LTD-, tuait onuto 14-28 juin 19(9 Mlle Marie-Andrée Bertrand \"En fait, notre problème ressemble à celui des juifs, qui ne connaissent une forte délinquance que dans l\u2019Etat d\u2019Israël.Quand les femmes perdront leur complexe d\u2019infériorité, quand elles ne seront plus considérées comme des individus de seconde zone, alors elles oseront agir antisociale-ment, tout comme l\u2019homme.Mais, au train où vont les choses dans une société de plus en plus profane et dans l\u2019état actuel du Code criminel, en 1975 nous n\u2019aurons plus de femmes dans les prisons!\u2019\u2019 \u2014 Que voulez-vous dire?\u2014 Le Code criminel ne prévoit pas que la femme puisse commettre certains crimes.Et ceux dont il traite témoignent de sa conception de la femme, du rôle qu\u2019il lui destine, des valeurs dont il la fait la gardienne, des excuses qu\u2019il lui reconnaît (je pense à un article sur l\u2019avortement).Partiellement irresponsable et sans défense, la femme est considérée alors comme une victime d\u2019où, évidemment, son inaptitude à commettre certains délits (le viol par exemple que seul le code vénézuélan reconnaît) et un traitement de faveur dans certains autres cas.\u201cAinsi, à l'intérieur de ce statut privilégié, on peut diminuer ou aggraver sa peine.C\u2019est ainsi que le Manitoba prévoit une période additionnelle de détention lorsque l\u2019intérêt de la délinquante l\u2019exige! Cette attitude paternaliste prouve, une fois de plus, que la femme n\u2019est qu\u2019un être \u2019\u2019léger\u2019\u2019 à qui une bonne sanction mettra du plomb dans la tête.Comme si la prison pouvait corriger quelqu\u2019un! Bien sûr, on a établi que 15 p.c.des délinquants emprisonnés ne récidivaient pas à leur sortie de cellule, mais on n\u2019a pas fait la preuve qu\u2019autrement ils auraient récidivé.\"Or, je prétends, a continué Marie-Andrée Bertrand, qu\u2019il nous faudrait repenser le code à partir de l\u2019idée qu'hommes et femmes, bien que différents, sont des êtres à capacités, droits et devoirs égaux.C\u2019est ce qu\u2019ont fait les pays socialistes lesquels, à responsabilités égales, accordent aux femmes une valeur et des droits égaux mais aussi des sanctions égales.\"D\u2019ailleurs, notre Code criminel est dépassé.Pensez qu\u2019il existe encore un article traitant de la séduction d\u2019une passagère à bord d\u2019un bateau! Et les replâtrages genre Bill Omnibus ne sont guère qu\u2019une forme modifiée d\u2019un statut emprunté à l\u2019Angleterre et dont celle-ci, en 1886, n\u2019a pas voulu parce que déjà périmé à cette époque.\"Je suis persuadée qu\u2019on ne doit pas intensifier le régime des privilèges, comme le suggère le mémoire sur la femme délinquante présenté à la C mimission d\u2019enquête sur le statut de la femme au Canada.Je trouve assez discriminatoire qu\u2019à responsabilités égales des individus soient traités différemment à cause de leur sexe.\"Car nous avons vraiment deux standards moraux.Cette façon de voir n\u2019est pas.bien sur, l'apanage exclusif du code canadien.Les codes français et haïtien, par exemple, rendent le mari excusable du meurtre de sa femme ou de l\u2019amant de celle-ci, puisqu'on présume alors provocation.Le code français affirme que l\u2019adultère de l\u2019épouse est beaucoup plus grave que celui de l'homme; ce dernier, pour en être tenu responsable, doit entretenir une concubine sous le toit conjugal! \u201cNon, tout bien considéré, le volume et la nature de la délinquance féminine sont plus liés aux rôles imposés aux femmes, aux pratiques de répression, à ses possibilités matérielles qu\u2019à une moindre capacité criminelle de celle-ci\u201d, a terminé Marie-André Bertrand.Je suis partie rassurée.Faibles femmes, êtres pervers, rebelles sans cause, adolescentes attardées, égéries de bandes organisées, inspiratrices de bandits notoires, mauvais génies de pauvres types, les femmes influencent les actes des hommes, parfois les suscitent, mais désormais elles les commettent aussi.Elles sont ni pires ni meilleures que les hommes.Dans le crime, elles sont comme eux.simplement, coupables ou non coupables.Nicole Charest Profitez de chaque minute de vos vacances.Emportez les tampons Tampax et transformez ces \u201cjours difficiles\u201d en de vraies bonnes journées de vacances.Ne laissez pas épingles, bandes et ceintures vous ralentir, vous incommoder ou vous empêcher de vous habiller à votre guise.Les tamponsTampax, portés intérieurement, sont faciles à emporter, faciles à employer et faciles à jeter.Des millions de femmes de 106 pays ont déjà utilisé des billions de tampons Tampax.Âdoptez-les, vous aussi.Vous verrez: c\u2019est comme si vous preniez congé de vos règles, chaque mois de l\u2019année.nicole >I|M « ftâHbr VOLTE-FACE r* .k * ¦y-'* \u2022:: S* ÉûSS M >A\u2018VJ wtgjgafc /; p \u2022 j&g&ggfe i \u2014 .\u2022*\t1\t^ *' V V'.if ^\tii j5Ç «&â&£**ê.^IL' e2?w Ml s®* sppts* -Ityu\u2014 sa k; .'*«\u2022 SbüS «»»«*>- ^SVÎ*s zassfci » ^îcT^' *\t-5 ' Stsëë 4&Û0I&\u2019 \u2018è»S**S3 1 ftgM ¦UhA' \u2022 si» v j3j('.*Ê«îë'^V* \u2022f æ SB h| BtaP «** \u2022 «â«3è Su *y* * \u2019\u2022 V*-1- : ¦ ^V,^.Vi®?®?¦}%.-Vl :SSS: 3&, M*.Kn °Oa m.m Trois mots qui en disent long! A Kodak Paper, trois mots qui en disent long à votre finisseur en photos et qui comptent beaucoup pour vos épreuves-couleur.Votre finisseur en photos le sait depuis -longtemps même si vous, vous êtes porté à n\u2019y pas penser.Voilà pourquoi il dit toujours Kodak lorsqu\u2019il commande du papier pour vos épreuves-couleur ou vos agrandissements.Qu\u2019il s\u2019agisse de photos en couleur ou en noir et blanc, les papiers Kodak sont fiables tout comme les films Kodak.Prenez donc l\u2019habitude de dire Kodak lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019appareils-photo, de films ou , de papiers photographiques.Canadian Kodak Co., Limited Toronto 337, Ont.22 - 28 juin Ï969 oouplbeil M Un journaliste dépouille son courrier.perspectives est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231 ouest.rue Saint-Jacques.Montréal Président-A.-F.Mercier Vice-président: A.Gratton Secrétaire-trésorier: J.-G.Francoeur Directeur de le rédaction: Pierre Gascon Assaut d\u2019originalité Des invitations, nous en avons de reste, nous, les journalistes.On nous réclame partout! Il n\u2019est que de voir la pile de cartons et de communiqués qui nous attend chaque matin (un coquetel par-ci, un vernissage par-là, des lancements, des premières, des ouvertures, des cinq-à-sept) pour se rendre compte que notre vie ressemblerait à celle des forçats, dussions-nous aller partout où nous sommes conviés! H faut donc y mettre les formes pour nous attirer quelque part, nous qui sommes blasés, sursaturés de réceptions et (de réputation tout au plus) en proie aux affres de la cirrhose du foie.Un simple carton réclamant \u201cle plaisir de votre compagnie\u201d ne fait plus l\u2019affaire, même s'il y a du champagne et des canapés au caviar à la clef.Aussi, les invitations qui nous parviennent depuis quelque temps sont-elles des merveilles d'ingéniosité.Voici quelques exemples.Pour nous inviter à une conférence de presse, Radio-Canada nous faisait parvenir dernièrement .un ouvre-boîte.C\u2019était intrigant.Et utile, car le communiqué que la société d\u2019Etat nous remit était enfermé dans une boîte de conserve! \u201cLe Flibustier\u201d, de son côté, avait placé son message dans une bouteille, qu'il avait jetée à la mer, à la manière des naufragés, pour nous inviter à son ouverture (rassurez-vous, ce n'est qu'une nouvelle discothèque de Montréal).L'autre jour, c\u2019était un petit colis accompagné d\u2019une ordonnance médicale: \u201cContre le L.S.D., le POT ou les autres toxicomanies.Sig: prenez l\u2019ampoule ci-incluse.Prière de la casser et d\u2019en absorber le contenu sans délai.\u201d Le fameux contenu était précisément un avis de convocation pour un stage d\u2019information sur les drogues .Et faut-il parler des jeunes Associés du musée des Beaux-Arts de Montréal qui, pour nous attirer à l'une de leurs réceptions, ont délégué une sorcière en mini-jupe, porteuse d\u2019un sachet d'encens, dans le bureau du patron\u2014qui n\u2019a rien contre les mini-jupes, mais qui préfère les fées .Si ça continue, il est probable qu'une bouteille d'eau bénite nous conviera à quelque congrès de La cordai res, une bombe piégée à une conférence de presse du F.L.Q.ou une once de haschisch pour revoir la Vierge à Saint-Bruno.Mais là, on ne nous y reprendra plus! La semaine prochaine, Céline Le garé nous parle de la biculture et des habitudes dachats des Canadiens.De plus, des photos de Gaby prises au cours d'un safari en Afrique; Jacques Duval chez Ferrari, en Italie, et nos chroniques habituelles.Pleine d\u2019allant.soudée des douteurs menstmeOes Vous êtes une femme moderne et vous menez une vie trépidante.Vous êtes partout.A ta maison, au travail ou Quand vous sortez, vous faites preuve d'une activité débordante.Vous n'avez pas une minute à perdre .et vous n'êtes pas obligée d'en perdre.Même pas à cause des malaises menstruels fonctionnels.Comment?Grâce à Midol! En effet, Midol* contient: \u2022 Des ingrédients à action rapide qui Soulagent les Crampes.Calment les Maux oe Tête et de Dos.¦ Un médicament spécial qui \u201cChasse le Cafard\".Ayez de l'allant.Tous les jours.Grâce à Midol! \u2022M»qw« déporte |-BROCHURE GRATUITE!-1 Un brochure illustrée de 32 pates, franche et révélatrice, intitulée \"Ce que les femmes veulent savoir\".Elle explique, en langage simple et facile I comprendre, ce qu'est la menstruation, la problème physique le plus courant de la femme.PLUS Une offre spéciale de présentation paquet format ordinaire de Midol i 6S* pour seulement 2$^.OffUE VAL AMI AU CANADA SEULEMENT.ENVOYEZ LC COUPON D*S MAINTENANT! 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La chaleur peut être désastreuse pour votre régime alimentaire.Les excès du mangsr et du boire ou l\u2019excès d\u2019activité causent souvent de la diarrhée ou \u201ccolique estivale\".Pour vous ramattre rapidement d\u2019aplomb, ayez touiours de l\u2019Extrait de fraises dea champs du Dr Fowler chez voua, au chalet ou en voyage.Il soulage les nausées, les crampes et la diarrhée\u2014rétablit doucement l\u2019équilibre intestinal.Il a fait ses prsuves depuis plus de 115 sns.Un des remèdes préférés des snfants, ainsi que des adultes, l\u2019Extrait de traixes des champs du Or Fowler devrait se trouver dans tous les foyers.VOUS-MÊME LES DENTIERS Lu nouveau Quik-Fu vous permet de réparer en quelques reinnfét les dentiers cassés, d'obturer ks taons et de fixer les deux détachée» D'emploi facile et rapide, il oe requiert l\u2019aide d\u2019aucun instrument et voua évite bico dca frais.kui complôirëpfiïnMcëîîtiqüëS guyixmier Ce n'était pas la soirée des Blues Il ne faudra pas se surprendre si l'honorable Serge Savard, ministre des I ra-vaux publics, n\u2019est pas sur la liste des ministres protégés lors de la grande séance de repêchage, à l\u2019automne .On sait en effet qu\u2019à la suite d\u2019une fort mauvaise passe, son équipe \u2014 les Blues \u2014 a été prise en défaut, hier soir, par un lancer précis du chef de l'Opposition, mettant ainsi fin à une longue série de victoires.Depuis l\u2019élargissement des cadres de l\u2019Assemblée nationale, qui compte maintenant trois équipes, les Blues n\u2019avaient pas connu la défaite.Mais nous avions toujours dit qu'ils jouaient \u201cau-dessus de leur tête\u2019\u2019.Ils l\u2019ont prouvé en s'inclinant devant les Reds, équipe qui a pourtant perdu quelques grandes étoiles au moment de l\u2019expansion C\u2019est la première défaite humiliante pour le Premier ministre Claude Ruel depuis qu\u2019il est pilote des Blues.Le pilote des Reds, l\u2019honorable Boum Boum Geoffrion, s\u2019est révélé un véritable général sur la patinoire de l\u2019Assemblée et Jacques Plante, ancien ministre du Revenu dans son cabinet, lui a fait une passe parfaite pour le point gagnant.C\u2019est une défaite d\u2019autant plus coûteuse pour Ruel qu\u2019il cherche actuellement à protéger son poste contre l\u2019honorable Henri Richard, ministre de l\u2019Education.Après un début hésitant, le Rocket de poche a entrepris une ascension spectaculaire.Le Rocket n\u2019est pas un homtr, mais il marque régulièrement des points à l\u2019étranger, ce qui est la caractéristique des vrais champions.Même s\u2019il n\u2019est pas entièrement responsable de la défaite des siens, Ruel sera blâmé.C\u2019est la rançon de la gloire.Mais il pourrait se venger en ne protégeant pas son ministre Savard.On sut que chaque équipe ne peut protéger plus de 108 joueurs à l\u2019Assemblée nationale et le ministre des Travaux publics pourrait bien avoir joué sa dernière partie dans l\u2019uniforme des Blues.En tout cas, le ministre Savard peut s\u2019attendre à réchauffer le banc au cours des prochaines parties.Les Reds ont encore prouvé que la meilleure défensive est l\u2019offensive.Plante a d\u2019abord profité de ce que le Premier ministre Ruel avait la tête baissée pour lui lancer: \"Est-il vrai qu'Armand Russell.un vétéran, fait maintenant partie de l'organisation des Blues?\u2019\u2019 Le lancer a pris Ruel par surprise, qui a quand même réussi a le faire dévier.Moins d'une minute plus tard, alors que les Blues dormaient encore.Boum Boum, acceptant une passe parfaite de Plante, est revenu à la charge pour s'attaquer a Serge Savard lui-même, qui patinait le long de la bande pour revenir au banc des siens.Ce fut le point tournant de la rencontre.Voulant dégager son territoire.Savard a commis un hors jeu.Il a admis qu'il avait fait des offres à Russell mais qu'il n'était pas question de le faire jouer régulièrement pour le moment.Il se rapporterait au camp d'entraînement des Blues, mais rien n'assurait encore qu'il pourrait obtenir un poste.Sautant alors dans la mêlée, le ministre des Finances, l'honorable Jean Béliveau Inc., a déclaré qu'il n'avait jamais entendu parler de ces offres.John Ferguson.ministre de la Justice, aurait sûrement mérité une étoile si son équipe avait mieux joué, car il fut une véritable inspiration pour les siens.Il a tout de suite fait remarquer que ce genre de décision doit être prise par toute l'équipe.Ce solide coup d'épaule aurait pu changer l\u2019issue du match, mais les Blues ont continué de se montrer erratiques à l\u2019attaque.Ils n'étaient pas dans la partie.Les Reds en ont profité pour bousculer Savard qui aurait profité de la léthargie de son chef pour faire obtenir des postes réguliers à ses amis.C\u2019est le capitaine des Reds lui-même qui a rivé le clou du cercueil des Blues quand il a demandé à Savard les qualifications de Russell pour entrer dans l'arène politique et son record des années passées.Savard a été longuement hué par la foule qui avait envahi les gradins de l\u2019Assemblée et même par les membres de la galerie de la presse, dont votre humble serviteur, quand il a déclaré que Russell ferait sûrement un bon politicien parce qu'il aime beaucoup patiner .Les Blues avaient décidément une mauvaise partie dans le système.JACQUES BEAUCHAMP, chroniqueur parlementaire.\t_3S-V' Prenez la vie d'un pied léger! 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'4SS& «M MiiH AU CHEVAL CABRÉ Le conducteur automobile bien connu Jacques Duval a visité les fameuses usines Ferrari, à Modène, en Italie.Dans notre prochain numéro, il nous parlera de son voyage mémorable.28 juin 1969 - 2 J :r-?j ;; ^WIOMWBÜ mm® mmmk WM, C'est encore ÉHk&s:- @Sl pg^sô .ffsÉfg-'-S?leneo X 1.1.qualité ËMiÊ i- :£X S \u2022 îPJ1 V h »1 4 - éages*'; SjmBW' 0PBS5£ r «H-K.JT \u201c\u2022à&y*.' \u2022 ¦ \u2019» \u2019S* - .\t- >c\t-i.' .-C s-i?p.^|g|$ -'h-f \t \t "]
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