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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Spec
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1969-04-03, Collections de BAnQ.

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':X'.\u2014»-\"***** W £>*.*\u202211\t\u2022 \u2022 ',¦\u2022 w Wma8& m V* * * - , \u2018 : -vr^.^^ ::;- KgPl&J** *'** iV-SiS-'-'ri.:\u2022^r\u20185.'-ài * *»v \\.V .\u2022:it»S $5175 327 335 235 460 425 $5050\t*7457 EN CEDRE ROUGE VERITABLE DE LA COLOMBIE VILLAGE MODÈLE ; OUVERT TOUS LES JOURS d« 10 h.a m.k 10 h.p.nv samedi et dimanche inclus 800, bout.LABELLE, CH0MEDEY, Laval, Qué.UN MILLE AU NORO DU PARC BELMONT PAR IE PONT CARTIERVIUI Usine et bureau chef: Ste-Rose de Laval, Qué.625-1961 Lis MAISONS « VACANCES LAURENTIDES INC LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 3 AVRIL 1969/5 *T-»I CHAIUÆIIOIS PAS IM A PARIS Pour les présenter, on parle de De Gaulle, de la célèbre visite qu\u2019il nous a faite, de la sorte de \u201ccadeau\u2019' que ce geste vaut maintenant à la France: Louise Forestier.Robert Charlebois et les membres du \\ o u v e a u Jazz libre du Québec.Le rideau s'ouvre, les amplis crachent, et on a carrément l'impression que la moitié de la salle, terrorisée.va sortir en poussant de grands cris.Comme le Théâtre des Variétés Ce n'est pas que les Français n'ont pas aimé le spectacle que \u201cla gan° a Charlebois\" donne a l'Olympia depuis mercredi de la semaine dernière.Pas vraiment, en tout cas.C\u2019est pire: ils ne comprennent pas, ils n'ont jamais rien vu de pareil, ils n'ont fort probablement rien imaginé de tel non plus.Sauf peut-être en mai dernier, quan d les batailles de rues leur faisaient faire dans leur lit d'affreux cauchemars.On 1 'a u r a deviné, le public qui assiste depuis mercredi fpas très nombreux) aux spectacles de l'Olympia n'est pas le public \u201crégulier\" de Robert Charlebois.M o y e n n e d'âge: entre 45 et 60 ans.Quelques jeunes, ici et là, juste assez pour égayer un peu le parterre.Et puis il y a une chose qu\u2019il faut bien s\u2019avouer: l'Olympia, malgré le prestige qui s\u2019attache à son nom et la liste affreuse-m e n t impressionnante des vedettes qui y ont défilé, ça n\u2019est au fond Routes proportions gardées) qu\u2019une sorte de Théâtre clés Variétés dans lequel on présente, en plus du reste, quelques récitals de grande valeur.Et ce n\u2019est pas qu'à cause du prestige de cette très vieille (et très laide) salle: c\u2019est qu\u2019il n\u2019v a pas, à Paris, beaucoup d\u2019autres salles susceptibles d'accueillir des chanteurs.Donc, le public qui fréquente l\u2019Olympia esta peu près le même que celui qui fréquente notre Théâtre des Variétés : un public simple, qui veut rire, un public pas toujours jeune, et qui aime à se souvenir.(Il faut bien sûr faire exception des grands shows qui mettent en vedette Johnny Ilally-day et d\u2019autres idoles de cette taille oui, eux, attirent un public nettement plus jeune).Le public ordinaire se compose donc de petites gens, de provinciaux, de braves ménagères.Qui cette fois se sont vu offrir par Bruno Coquatrix une affiche aussi rassurante qu\u2019alléchante: Georgette Plana, la preuve vivante que le temps n\u2019existe pas.et un Antoine émasculé, assagi, un peu abâtardi, la preuve vivante que les folies de jeunesse mènent toujours à la sagesse et au calme de l'âge adulte.Qui c'est, Georgette?Mais si Antoine peut fort bien se passer d\u2019explications trop longues (ses cheveux sont plus courts, il porte le smoking et il ne chante que de jolies chansons commerciales), il faut cepen-d a n t décrire Georgette Plana, qu\u2019on ne connait ici que de nom.Vers les années 30, elle a fait en France un honnête succès avec, surtout, \u201cRiquita, petite fleur de java\u201d.Trente années après \u2014 alors que la brave Georgette, qui avait depuis longtemps compris, s'était sagement rangée des voitures et vivait en province \u2014, sa maison de disque relançait \"Ri-quita\u201d sur le marché.A la stupéfaction générale, c\u2019est immédiatement un tube (plus de 240,000 copies vendues à date).Georgette Plana, qui n\u2019en croit pas ses yeux, hésite un instant puis finalement accepte les sollicitations de la gloire.Elle les accepte même jusqu\u2019à la lie: une sinistre histoire court les journaux à potins français, sans doute inventée par les publicistes de cette brave dame, qui raconte qu\u2019à 52 ans Georgette Plana est en- ceinte.Dans les milieux du spectacle, a Paris, on rit beaucoup.Donc.Georgette Plana fait une fracassante rentrée au même spectacle que Robert Charlebois.Tout le spectacle est d'ailleurs conçu dans une optique pour le moins \u201cdifférente\" de ce que les Canadiens ont à offrir: des danseurs anachroniques (pendant des années.l'Olympia a présenté d'excellents numé-r o s chorégraphiques signés Dick Sanders, mais on l'a remplacé).Liliane Saint-Pierre, une nouvelle venue intéressante; une organiste décorée en arbre de Noël; encore les danseurs miteux; puis Charlebois - Forestier et les déments du Jazz libre.Ensuite (enfin, soupire la salle, qui a peine à re-prendre ses esprits), n ¦ par RENE HOMIER-ROY (nofr* tnvoyê speciol à Paris) Peu d artistes, peu de vedettes d'ici ont réussi du même coup à obtenir un aussi large succès et à créer autant de controverse que Robert Charlebois.Après une foule d'autres, qui sont rentrés de l'expérience la mine plus ou moins ré/ou/e, l'oeil plus ou moins conquérant, Robert Charlebois est parti tenter à Paris l'aventure du succès.Sans rien changer à sa personnalité (qui déjà ici étonne) ni à son mode de vie.C'est donc une sorte de phénomène sur pattes que les Français ont reçu, venant de ce Québec qu'ils découvrent enfin, mais encore bien mal.RENE HOMIER-ROY est allé se rendre compte sur place de l'ampleur du succès (ou de l'échec) de l'expédition parisienne Charlebois-Forestier.Il raconte dans les pages qui suivent ce qu'il a vu.Et compris. Georgette Plana.Elle est petite, plutôt mince, et elle a conservé beaucoup de souplesse.Elle a conservé aussi tous les gestes, tous les airs, toutes 1 e s minauderies de ce qui faisait le m é t i e r de scène (et le c h a r m e) d\u2019une chanteuse il y a 30 ans.Et la salle aime ça, et on tape des mains, et on chante en choeur, et on en redemande.C\u2019est à pleurer.En fait.Georgette Plana n'est pas vraiment mauvaise: elle est tout simplement dé-passée, complètement.C \u2019e s t un anachronisme amusant, qu\u2019on peut cependant en venir à détester quand, comme moi, on a dû se taper son tour de chant quatre fois : Avec ou sans publicité ?C\u2019est ça, le public parisien de Robert Charlebois.-Une garantie contre le délire.Et puis, il y a aussi la publicité.Nous, au Québec, on savait que Charlebois avait vendu 27,000 disques en France.Ça nous avait i m p r e s-sionné.Avec raison : combien de nos chanteurs, combien de nos chansons ont réussi le tour de force d\u2019être vraiment écoutés là-bas?Mais il faut tout de même rester dans des proportions justes: 27,000 copies, à Paris, c\u2019est un gentil succès.Sans plus.Or, pour attirer à l\u2019Olympia un public sollicité de toutes parts, il aurait fallu que les agents de Charlebois utilisent des moyens beaucoup plus draconiens que ces quelques affiches qu\u2019on pouvait voir chez les disquaires (mais nulle part sur les murs de Paris, pas même là où Antoine et Georgette souriaient de toutes leurs dents).On avait organisé (on, c\u2019est fort probablement Bruno Coquatrix) une arrivée à la Lindbergh pour les Québécois: apres leur débarquement à Orly (débarquement est le m o t juste !), ils devaient se rendre sur un petit aérodrome de banlieue et feindre une arrivée à bord d\u2019avions d\u2019une époque révolue.Charlebois a dit un non définitif à cette supplique.\u201cC\u2019est kétai-ne à mort! \u201d Mais il a pourtant tenté autre chose.dont on reparlera plus loin.Le show?Excellent! Pour un Québécois comme moi, qui a suivi toutes les péripéties de la carrière de Charlebois.le spectacle qu\u2019il a donné à Paris était devenu, samedi, au moment de mon départ, excellent.Les problèmes de balance de son étaient tout à fait réglés (Charlebois a d\u2019ailleurs eu au sujet de l\u2019ampleur de sa sono d'assez graves démêlés avec Dieu le Père, démêlés qu'il a réglés en cinq secs en repoussant très irrévérencieusement les remarques de l'imposant Bruno), et la construction de tout le spectacle est impeccable.Les Français ont eu la primeur (mais ils n\u2019ont vraiment pas apprécié) d\u2019une nouvelle chanson de Charlebois, \u201cTout écartillé\u2019\u2019, dans laquelle il est q u e s t i o n de béton précontraint et de Marie Laforêt, et que R.C.interprète magnifiquement bien.A le voir bouger sur scène, avec une aisance retrouvée dès le deuxième soir, on se rend compte qu\u2019il possède une splendide personnalité de scène.Et que cette aisance (feinte ou pas) qui a tellement sidéré les Français, n\u2019en demeure pas moins un atout majeur de ce s'p e c t a c 1 e touffu, fou, mais plein d\u2019idées, de talent, d\u2019audace, un spectacle terriblement contemporain.Et cela, cette contemporanéité, se sentait d\u2019autant plus dans l\u2019ambiance effarée et poussiéreuse du \u201cplus célèbre music-hall du monde\u201d.On s\u2019est beaucoup interrogé, avant le départ pour Paris de la famille Charlebois, sur ce que comprendraient les Français à ces chansons barbares, sur les réactions des jeunes (on ne pouvait pas prévoir l\u2019âge du pu- fAême Parts porte les marques de l'impérialisme britannique.WïÈM-.V I;*-*-.y k.\u2022**\u2022£** s « -* - sfessm - faSgP \t\t\t \tsbsk\t\t*111111 [ J\t: flBfiS» [ \u2019\tfl.T\tBr «Sx : :: \u2022\u2022\u2022'\u2022-0m\t, Iff*-\t \t\t\t blic) à cette sorte d\u2019agression.Le soir de la première.pendant l\u2019entracte, quelques-uns d\u2019entre nous qui étions venus de Montréal assister au triomphe qu\u2019on souhaitait tous, ardemment, sommes allés dans le hall tenter de découvrir la réaction du vrai public à Charlebois et Forestier.Apprendre, découvrir La réaction la plus fréquente des quelques jeunes que nous y avons trouves, et qui en même temps était une sorte d\u2019excuse pour la pauvreté des bravos: \u201cOn ne connaissais pas vraiment, on ne savait pas à quoi s\u2019attendre.Oui, ça nous a plu, mais avant d\u2019en être sûrs il nous a fallu y réfléchir un peu, se faire à l\u2019idée que tout ça pouvait nous plaire, nous exciter.\u201d Or, les musiciens de Charlebois sont aussi un peu devins: \u201cDoc\u201d Préfontaine m\u2019avait annoncé que ça se passerait exactement de cette façon, que les gens à qui on demanderait leur avis réagiraient exactement comme ça.Mais on nous a dit aussi que la meilleure, c \u2019é t a i t Forestier: on a adoré sa voix, sa façon de bouger, son humour, et la très belle chanson (la seule) que Louise Forestier fait sans Robert Charlebois: \u201cFrom Santa to America\u201d.Chose curieuse: à la différence de Bruno Coquatrix, pas un des jeunes n\u2019a dit que la sono était mauvaise et beaucoup trop forte (elle l\u2019était !) Mais II ne faut pas se méprendre: la salle n\u2019a jamais hué.on a toujours applaudi poliment, après le numéro des Québécois, presque toujours jusqu\u2019à ce que le rideau soit tombé.Mais entre les chansons, sagement, les Québécois ne faisaient jamais de temps morts.Pour le rythme, et puis aussi, peut-être, pour ne pas avoir à entendre mourir de faibles applaudissements.Pour aider les Français Quant à ce que les Français ont compris aux chansons.Bien sûr, ça n\u2019a qu\u2019une importance relative: c\u2019est le son des mots qui là-dedans est important, et non pas les mots eux-mêmes.Et ce que racontent les chansons de Charlebois, c\u2019est en principe (et à 50 p.100) exprimé dans un français convenable.Ils avaient d\u2019ailleurs fait pour aider leur public de méritoires efforts: le rythme de toutes leurs chansons (y compris \u201cLindbergh\u201d) avait été considérablement ralenti.Ce qui, à mon avis, n\u2019était pas heureux.Et puis l\u2019un et l\u2019autre se sont visiblement appliqués à bien articuler les mots qu\u2019ils avaient à dire, à les bien détailler.Tous les Montréalais qui se trouvaient à Paris (enfin, presque tous) étaient là le soir de la première.Entassés dans les coulisses, se retrouvant avec plaisir ou -avec un sourire carnivore, on se racontait sa vie et ses impressions du spectacle.Généralement (et honnêtement, à ce qu\u2019il m\u2019a semblé), on a aimé.Beaucoup.Pour des raisons sentimentales, bien sûr \u2014 ça doit faire un bien fou d\u2019entendre jurer et parler \u201ccanaque\u201d quand on est perdu dans la mer parisienne \u2014, mais aussi parce qu\u2019on trouvait ça indéniablement excitant.Et il fallait voir les têtes quand la conversation glissait sur Georgette Plana ! Il y avait là Vi-gneault, Ferland (mais aux répétitions, seulement).Francine Racette, Claude Dubois, des jour- nalistes d\u2019ici qui font là-bas un stage, Guy Latra-verse, et quelque vedettes françaises c o m m a Johnny Ilallyday, Claude François.Dalida.Jean-Claude Brialy, N\u2019icoletta.Le jour même, Michel Deçrochers s\u2019est excusé de ne pouvoir venir ; il était pris à la radio, où il anime chaque soir une émission.Quant à la réaction de la critique parisienne, on en trouvera des extraits dans ces pages Avec les explications qui s\u2019imposent.Un four, ou quoi?C\u2019était donc un four?Cette question, on me l\u2019a posée (avec espoir, avec chagrin) cent fois depuis mon retour.Tout ce qui là-dedans me semble évident, c\u2019est i \u2019e r r e u r de mettre à l\u2019a f f i c h e, en même temps, une vieille rombière, u n chanteur qui n\u2019attire pas beaucoup (les salles étaient maigres) et des débutants aussi différents.Erreur de Coquatrix, de l\u2019imprésario Latraverse, de Charlebois lui-même, on ne sait.Mais on sait cependant que Charleoois aurait pu partager avec Ilallyday (et toutes sortes de gens bizarres comme lui), la vedette du super-* show que Béjart monte, fin avril, au Palais ded Sports.Quant au spectacle lui-même, du moins pour la partie des Québécois, il était à mon avis excellent.Et je ne crois pas que cet échec (même s\u2019il n\u2019est pas fracassant) nuira vraiment à Charlebois et à Forestier dans leur tentative de carrière européenne.Déjà, en Belgique, où ils vont chanter tout de suite après Paris et la Suisse.\u201cLindbergh\u201d occupe la première place des palmarès.Déjà, on harcèle Charlebois pour une version anglaise, une version allemande de son succès.11 a encore le vent dans les voiles, Charlebois (au propre et au figuré).Et peut-être que les bravos polis de l\u2019Olympia lu i ouvriront les veux, qu\u2019il garde obstinément fermés depuis un bon moment.LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 3 AVRIL 1969/7 ©/LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 3 AVRIL 1969 LA CRITIQUE: MIEUX VAUT RIRE.Il fallait pleurer ou rire.On a choisi de rire, et pn s'est bien marrés.Parce que la critique française, au lendemain de la première, était plutôt de-folante.Des exemples ?La première lue, celle du Figaro: f , .n q-u ne jwftt pui uuuncT ( » h-vn*on> «jü'iî întcrprcicm lui- j m»mr « *\u2022 television ou Nuî*m :i chai*- i ' tour, il drrKlà üe Untvr «J*8* S« ecadxtei* ¦* ***' 'kiKiu.j la UN NOUVEAU TELEROMAN AU CANAL 2 AVEC JEAN ET JANETTEI Le* téléspectateurs verront une nouvelle télé série à l\u2019automne et mettant en vedette deux de leurs artistes préférés! J ANETTE BERTRAND et JEAN LAJEUNESSE.Kn plus d\u2019en être 1rs principe ont Is cote d'nmour.Il ne fait dans les personnages qui les tètes, jcon et Janette aucun doute que chaque vivront sous leurs yeux sur-signeront les textes; là réalisa famille qui visionnera, n tout que ftan et Janette ¦îfeï 4IMEF., tu .r_ Confirmé.Cette semaine un hebdomadaire spécialisé dans les spectacles annonçait que Stéphane Ven ne allait quitter la chanson.L'auteur de \"Un jour, un jour\" ne chanterait plus jamais.Nous avons rejoint Stéphane Venne au téléphone et nous lui avons demandé s'il avait 1\u2018intention de prendre sa retraite si jeune.\"C'est vrai, je ne chante pas en ce moment, et je n'aurai pas le temps de chanter pour plusieurs mois à venir.Je m'occupe beaucoup de production de disques en ce moment et ça ne me laisse vraiment pas le temps de faire du spectacle.D'autant plus que chanter ne me donne pas DENYSE FILIATREAULT: PRODUCTRICE Ii| D\u2019UNE PIÈCE DE THEATRE Apre- I* \u201c{vrtaelr cc 'MonîcivI^MUrAmU'\u201d, pre-senîë T\u2019été tît'rriit r a :a l\u2019Uce de* Ari>* DENY $15 FlLlATKAl?I#T aurait demamlé ù \u2018.\u2019au\u2019eur tie> îhim.ROBEKT GALTHfEK.lui ».rir«- ciif-ijuc rhr.-f 11 est cfon?ôl rav ailUr a une conrêdié* \u2022irairia.! ,ur.qui devrait erre hzttttvC tdjr&înér et qui porterai: If ; ü*e fie * y h eveu?pour Mémainê\u2019YOUe px^ct rarome -r.: i -**¦»»it'uEr reiîirjjr*.«nerf tif dvjni,çnlanl-* et qu: aurai* Démenti.\"Cette nouvelle avait déjà été publiée il y a plusieurs mois dans le journal Echos Vedettes.Elle est fausse, on ne peut plus fausse.Effectivement, Robert Gauthier m'a soumis le texte de \"Un coeur gros pour Mémaine\", mais il ne me plaît pas.Je le lui ai dit et je n'ai aucunement l'intention de monter la pièce ou même de la jouer.Je n'ai pas le temps, ça n'est pas plus compliqué que cela !\" C'est la déclaration que nous faisait Denyse Filiatrault à la suite d'une nouvelle parue dans un hebdomadaire annonçant qu'efie devenait productrice de la pièce de Robert Gauthier.nmm spcakcmi duposji çfgl DANIELE OUIMET DECLARE: f\" \u2018\u2022JE VAIS POUVOIR , ENFIN DIRE CE QUE JE VEUX SUR LES ONDES\u201d ; COMME VT I.A \u2022 u.n< E TOMBE DI; Démenti-Confirmé.Jean-Pierre Coallier ne prévoyait pas engager de speakerine pour son poste de CFGL avant plusieurs mois mais quand il a entendu l'audition de Danielle Ouimet, il a été immédiatement emballé par ses possibilités et il lui a signé un contrat.Concernant les déclarations de Danielle Ouimet dans un journal de la métropole à savoir qu'elle pourrait enfin dire ce qu'elle voulait sur les ondes, Jean-Pierre Coallier précise t \"Une chose est certaine, elle ne dira pas ce qu'elle veut sur les ondes.Nous l'avons engagée pour présenter des chansons, un point c'est tout.Je ne veux pas de Madame X à CFGL.\u2022 e \u2022\t.n a.* *»>\u2022*\u2022* A- »\tV * 9 > ¥ » > *-«* t .* -»\u2022 if % «* \u2022 11 O f* A.le \"kick\" que j'ai à produire pour les autres.Et puis aussi, je ne suis pas toujours capable de chanter ce que j'écris aussi bien que je le voudrais alors pour le moment, je me contente d'écrire et de m'occuper de la production des disques des autres.Plus tard, on verra.Confirmé.Jean et Janette seront les vedettes et les auteurs d'un nouveau télé-roman que Radio -Canada mettra à l'affiche de sa programmation d'automne et qui débutera en septembre.Comme on l'a déjà annoncé dans un journal spécialisé, il s'agit là de l'histoire d'une famille.Madame Bertrand précise : \"D'une famille dans le vent, qui vivra la vie com-elle se passe partout\".Madame Bertrand nous apprend également que le titre qui a été retenu est \"Quelle famille!\".Pour ce qui est de la distribution, elle n'est pas encore complétée mais on auditionne actuellement plusieurs comédiens à Radio-Canada pour distribuer tous les rôles.\"Cinq enfants, c'est facile à faire, mais pas facile à trouver faits sur mesure! ajoutait madame Bertrand.* K-'-'fg:'- mmm \\ «mi ¦¦¦ mm nam tele oresse l'horaire de teievision ~\tLE PLUS COMPLET TOUS LES SAMEDIS composez 874-691t Horaire quotidien \u2014 Télé-matinée \u2014 Télé-cinéma \u2014 Chroniques \u2014 Reportages \u2014 Emissions d'information \u2014 Emissions sportives \u2014 Emissions de variétés \u2014 Radio AM/FM \u2014 Télé-jeu \u2014 etc., etc.Pour vous abonner à *r * ~T7 ¦ ! -m dans rudel-tessierlet les autres C\u2019est bien possible que la chaîne radiophonique de Radio-Canada ne s\u2019adresse pas à une certaine jeunesse.J'en suis même assez certain! Mais quelle radio, quelle revue pourrait prétendre intéresser toute la jeunesse?Le Service Jeunesse de Radio-Canada a donc fait un choix, et depuis l'automne dernier, alors que la direction décidait de faire un effort spécial pour servir la clientèle jeune, la chaîne radiophonique propose aux jeunes de langue française un bloc d'émissions quotidiennes variées qui tiennent l'antenne de 18 h.35 jusqu\u2019à 20 heures (du lundi au vendredi), et plusieurs émissions importantes qui passent le samedi et le dimanche.Jusqu\u2019à cette année, la radio ne proposait qu\u2019une seule émission quotidienne aux jeunes: \u201cRadio-transistor-\u2019 \u2014 qui est d\u2019ailleurs restée à l'horaire, intégrée à \u201cUn instant\", rubrique qui coiffe toutes les émissions du Service Jeunesse.Et l\u2019automne prochain \u201cUn instant\u2019\u2019 (qui ne quitte pas l'horaire, cet été) sera modifié a la lumière de l\u2019expérience acquise.C'est Jean-Pierre C\u2019omeau qui est consultation avec les jeunes pour qui nous voulions faire nos émissions, et c\u2019est parce qu'ils nous l\u2019ont demandé que l\u2019an prochain nous les mettrons en relations avec la jeunesse d\u2019autres pays, par un petit poste dont nous assurerons le fonctionnement, et par des échanges de bandes sonores.Quand nous nous sommes aperçu que les jeunes avaient aboli les frontières, nous nous sommes dit que nous devions en tenir compte.\u201d Mais il y a longtemps que les ondes hertziennes sautent p a r -d e s s u s les frontières! \u201cUn instant\u201d a des auditeurs occa-sionnels un peu partout dans le monde, et il y a des coins éloignés des Etats-Unis où Radio-Canada pénètre régulièrement: New York.Chicago, Buffalo.11 n\u2019y a pas si longtemps, un jeune Parisien (qui aurait dû être couché) a capté \u201cUn instant\u201d et a écrit tout de suite pour demander des correspondants.Comme Line Bourgeois lit toutes \u2014 mais toutes! \u2014 les lettres qui lui sont adressées, elle a pu transmettre le désir du jeune Français à ses auditeurs, et une quarantaine d\u2019entre Line Bourgeois a l'âge Jvestimentaire, en tout cas) de son jeune public.responsable du Service Jeunesse, et il assume cette responsabilité avec enthousiasme.Il est content des résultats obtenus et son contentement est partagé par la direction.Jean-Pierre Comeau, on le sent, est surtout fier de sa \u201cligne téléphonique Jeunesse la plus longue du monde'\", qui permet aux jeunes du Canada, d\u2019un océan à l\u2019autre, de dialoguer, et même de s'entraider.Jean-Pierre Comeau tient à dire que Radio-Canada n'a pas cherché à s\u2019adresser seulement à une jeunesse sage, que les auditeurs d\u2019\u201cUn instant\u201d sont invités à dire ce qu\u2019ils pensent, qu\u2019ils ne s\u2019en privent pas et qu\u2019ils ne sont pas toujours d'accord entre eux ni avec leurs parents et les adultes en général.Mais on sent bien que Jean-Pierre Comeau est particulièrement fier d\u2019 \u201cEurêka\u201d, celle des émissions d\u2019 \u201cUn instant\u201d où les jeunes peuvent demander des services, proposer des échanges.\u201cNous avons bâti \u201cUn instant\u201d en eux ont répondu à l\u2019invitation de correspondre du jeune Parisien \u2014 qui n'en demandait sans doute pas tant! Les adultes n\u2019ont pas été longs à savoir qu\u2019ils pouvaient eux aussi s\u2019adresser aux auditeurs d\u2019 \u201cEureka\u201d.C\u2019est ainsi qu\u2019une jeune femme, qui voulait tourner un film sur la vie des grenouilles, a obtenu, en s\u2019adressant à \u201cEureka\u201d, les oeufs de grenouille dont elle avait besoin, pour commencer son \u201efilm! Quand on examine la composition d\u2019 \u201cUn instant\u201d, on est bien obligé de reconnaître qu\u2019elle a tout l\u2019air d\u2019avoir été suggérée \u201cpar les jeunes eux-mêmes\u201d et de se dire que ceux-ci auraient tort de ne pas en être contents.(Us sont d\u2019ailleurs invités à participer à une consultation permanente.) Et si, bien sûr, \u201cces jeunes\u201d ne sont pas \u201ctous les jeunes\u201d, les autres non plus ! Et comme ceux à qui Radio-Canada ne s\u2019adresse pas sont assez bien servis par ailleurs \u2014 ailleurs \u2014 il fallait peut-être (sûrement!) faire \u201cUn instant\u201d pour les autres ! j w « -O U ¦- ¦» \u2022\u2022 \u2022 «-\u2022» « s» CUISINIERE ELECTRIQUE Itc/I mm ü., \u2022-./\u2022r '\"¦/ BEAUTE.30 po.IfC/l QUALITÉ.VARIÉTÉ.itc/i Console arrière de luxe en verre Garnitures do luxe.Dessus à rebord ' Spillguard'.Boite à fusible* placée a la partie supérieure.Lumière fluorescente pleine largeur.Eléments de surface faciles à brancher.Deux éléments de surface de 8 \", et deux de 6\".Chronomètre '\"Metltirrer''.Prise de courant chronométrique et automatique.BAS PRIX RICHER C'est fout ça ! ENTREPOSAGE GRATUIT JUSQU'A DEMANDE Jusqu\u2019à 36 mois pour payer ^faude TOUT POUR LA MAISON TOUT POUR LE FOYER DEUX MAGASINS POUR MIEUX VOUS SERVIR 3743 CST, RU1 S TC-CATHERIN! 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Radio-Canada.elle faisait \u201ctrès annonceur maison-\u2019 très empesée, conditionnée qu elle était par le système \"textes mémorisés et cadre rigide\u201d .Depui- quelques mois, Lizette Gervais n\u2019est plus la même La transformation avait débuté avec \u201cNi oui.ni non\u201d et elle s\u2019est prolongée jusqu'à \"Franc Parler\u201d C'est à Jacques-Charles Giliot que le canal 10 doit de la compter maintenant dans son équipe.\"Il m\u2019avait demande de remplacer Jean-Louis Gagnon pour une émission.C\u2019était pour l\u2019entrevue de Pierre Elliott Trudeau.Par la suite, j'ai également interviewé Eric K i e r a n s, Juliette Greco et Doris Lussier.Trois personnes très différentes mais la chose la plus importante pour moi.c'était qu'elles soient elles-mêmes.Le ré-s u 11 a t ne semble pas avoir été trop mauvais puisque lors du départ définitif de M.Gagnon, l\u2019on m\u2019a redemandé .\u201d Créer un climat C'est avec \"Franc Parler\u201d que Lizette Gervais a véritablement eu la possibilité d 'être elle-même.Quand elle a demandé au réalisateur combien d e temps devait durer l'entrevue.elle s'attendait à ce qu'on lui dise 59 minutes.25 secondes.Et quand il lui a répondu que ça n'avait aucune importance, que si c'était bon on pouvait aller jusqu'à une heure quinze, ou enccre arrêter a quarante-cinq si ça ne collait vraiment pas, éile n'en croyait pas ses oreilles.\"Déformée comme je l\u2019étais par les horaires rigides, j'étais presque dépaysée.A notre émission, il est plus important que les gens soient vraiment eux-mêmes, étant donné que nous invitons toujours des gens qui ont l\u2019habitude de baratiner, de donner des entrevues.11 faut les aider à sortir des sentiers battus et le meilleur moyen d\u2019y arriver, c\u2019est de créer un CLIMAT dans l'émission\u201d.Quelques mois plus tard, Jean Péloquin offrit à Lizette de devenir ani- matrice à Télé Métro.C o ni m e elle participait déjà à plusieurs autres émissions, elle a demandé qu\u2019on lui fasse des conditions un peu à part (trois soirs par semaine seulement).\"Je ne voulais pas non plus me brûler, et j\u2019avais déjà d\u2019autres engagements que je me devais de respecter.\u201d Faire des blagues quand on en a envie Pour Lizette Gervais, une émission comme Franc Parler permet non seulement de rencontrer des gens qu\u2019elle n'aurait peut-être pas eu la chance de connaître dans la vie, mais avant tout cela lui donne l'occasion de découvrir ses invités, de savoir pourquoi et comment ils arrivent à penser d\u2019une c e r t a i n e façon, à prendre telle ou telle autre option.\"C'est aussi enrichissant que de découvrir un auteur à travers ses personnages.Notre métier nous permet de poser n'importe quelle question, chose que l'on ne pourrait pas faire dans la vie courante.Je me sens beaucoup plus comme un observateur et quand on refait le cheminement de la pensée de ces gens-là, on comprend pourquoi ils en sont là.\u201d A Télé Métro, c'est très différent.Il lui faut travailler plus rapidement, avec plus de concision.\u201cJe ne suis pas comme ça vraiment.J\u2019aime bien prendre le temps de faire des choses, le temps de vivre, de rêver.Je suis une intuitive.et là il s\u2019agit de travailler en équipe et rapidement.Ca n\u2019est pas du tout la même chose.On se prend tellement au sérieux à la télé en général.Personne ne rit.Je trouve ça merveilleux parce que si j\u2019ai envie de faire des blagues à Télé Métro, j\u2019en fais.Ca n\u2019est pas plus compliqué que cela.\u201d Deux enfants, une nouvelle carrière L a conversation se poursuit e t finalement nous abordons un sujet qui lui tient particulièrement à coeur: ses enfants.Lizette en a adopté deux.Une petite fille d\u2019origine arabe, Julie et un vietnamien qui s\u2019appelle Nghia.\u201cQuand j\u2019ai décidé d\u2019adopter mes enfants, je ne me sentais plus coupable de ne pas en avoir eu, mais j\u2019avais l\u2019impression PÂQUES: HEURES D'AFFAIRES Lvpfli a ver.dreCi 31 mars au 4 avril Ouvert jusqu a 10 h pu Samedi y avril Ooert jusqu 3 6 h pm VENDREDI SAINT 4 AVRIL OUVERT TOUTE LA JOURNEE STATIONNEMENT GRATUIT MAGASINS GALERIES INTERIEURES les Galeries Boul.Métropolitain d\u2019Anjou Montée St-Léonard A Ville d\u2019Anjou tu i iiwiiiirirn'iii'iliiiiii iniilWm~'*\u2018™^^'''\u201c*\u2018:\u2018'\u2019\"\u2018''''~ ¦«pgp» 4; ;r.!^r?0'.; «i 'yfeè M \":;\u2022\u2022¦ 4-:: \u2022.\u201cPAT FAIT DU SPORT.\u201d ET QUinE DE LUI-MÊME SON \u201cHOTLINE\u201d CONTROVERSÉ Pat Burns a décidé de jouer désormais \u201cfair play\u201d.L'animateur du plus controversé des \u201chot lines\u201d montréalais vient de demander à quitter son rôle de ponti-fe-discuteur-insulteur-en-chef au poste CKGM pour passer au domaine relativement plus calme du reportage et de la nouvelle de sport.Vendredi dernier, il a fait ses adieux à ses fidèles auditeurs sur le ton qu\u2019on lui connaît, notant entre autres que si le Québec ne voulait pas se sauver lui-même, lui n\u2019v pouvait rien.Le directeur des programmes de CKGM a confirmé la nouvelle du changement d'orientation de son animateur-vedette.John Mackey a précisé gue Pat Burns a lui-même demande à être muté aux sports.Mais, pour ne pas perdre complètement la main, il animera quand même, du lundi au vendredi après-midi, de 4 à 6 heures, une émission de variétés comprenant nouvelles générales et sportives, renseignements sur l\u2019état de la circulation, bulletins météorologiques, humour.mais sans appels téléphoniques du public! M.Mackey a expliqué de la façon suivante pourquoi Pat Burns voulait changer de travail: Tout d\u2019abord depuis quelque temps, il se sent la voix fatiguée (!), et ressent le besoin de varier son activité.De plus, il a toujours été passionné des sports, surtout le baseball, et la formation des \u201cExpos\u201d de Montréal l\u2019a enthousiasmé.Enfin, depuis trois semaines, des négociations étaient en cours au sujet de l\u2019avenir de l\u2019animateur à CKGM, et ces négociations ont donné le résultat mentionné ci-haut.Il y a trois ans et demi, depuis son arrivée de Vancouver, que Burns animait son \u201chot line\u201d, et tout le monde est d\u2019accord au poste pour dire que c\u2019était un travail épuisant.\u201cComme Pat était bon pour nous, nous avons décidé d\u2019être bon pour lui et de lui donner ce qu\u2019il demandait\u201d, a conclu M.Mackey.On prévoit que Pat Burns demeurera dans ses nouvelles fonctions'pendant à peu près deux ans, à la suite de quoi il est possible qu\u2019il reprenne son ancien rôle.Il est à noter que, depuis son arrivée à Montréal, il avait réussi à tenir tête aux nombreuses critiques faites, particulièrement dans les milieux nationalistes francophones, contre le style et le contenu de son émission.A Vancouver, où il s\u2019était rendu tristement célèbre par un programme du même genre, il avait dû fuir devant la vague d\u2019indignation soulevée par ses opinions et sa façon de les ex-primer.C\u2019est à ce moment, d\u2019ailleurs, qu\u2019il était venu chercher refuge dans la métropole.100 PIECES A VOIR %» le \"SPECTACLE\" continue.ROLAND GAGNÉ DÉCORS DÉCORATEURS DÉCORATION Que de beaux décors souvent, au théâtre ! Oeuvre des décorateurs qui créent l'atmosphère de la pièce, cela prouve que la décoration est un art.C'est merveilleux I Mais au théâtre, le rideau tombe .Pas le nôtre .car à notre spectacle, s'il n'y a pas de \"foyer\u201d pour l'entracte, comme au théâtre, il y a tout pour votre propre foyer.Tout pour l'embellir, tout pour le rénover.Or, pour votre décoration, il vous faut tout simplement voir nos décors et consulter nos décorateurs .ROLAND G 251 EST, RUE BEAUBIEN - :\u2022 ^ 5- - \u2022 .- s > u \u2022> *\u2022 > «¦ % -; ?r \u2022 \u2022 vous redit : BIENVENUE ! AGNÉ 273-8381 LA PRESSÉ, MONTREAL, JEUDI 3 AVRIL 1969/13 14/LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 3 A VP fl 1969 HDDs 8IS8 HH.L- Phippt la mithanta arriva pour kidnappar la pa livra path frantanat qui, na ta doutant da rlan, t'amuta avat Crima Chantilly à jouar eu hetkay tur tabla, Lot quatra énarguminas qui baignant t Lai Slnaan I §slMjCt zanne Thomas et Guy Fournier: essayez l'Histoire du Canada!\tI.S.C était par un bel après-midi ensoleillé du mois d'août dernier.On m'avait bien prévenue de m'attendre au pire.Déjà que les chemins pour arriver au but n'étaient pas de tout repos.On était à refaire la route de ceinture de 1 Ue d'Orléans .mais comme dit la réclame \"c'est le pain qui fait le sandwich\" et tout ceci n'était rien en comparaison du spectacle qui nous attendait dans les décors du très sérieux, très dispendieux et très défunt d'Iberville.ÇA SE GUERIT AVEC DU CITRON Le délire, vous connaissez0 Non.c'est pas une maladie.Enfin, pas toujours.Chose certaine, toute une équipe en souffrait ce jour-là.On m\u2019a dit que ça s\u2019était vu, il y a très longtemps au Quebec.mais à l\u2019époque cela s\u2019appelait scorbut.De toute façon on avait décidé de prendre Frontenac fqui lui ne demandait pas mieux) de gré ou de force.J'ai même vu quelqu'un le battre pour qu'il cesse de se laisser prendre avec tant de facilité.Faut dire que Frontenac a toujours été un peu paresseux et qu\u2019en aucun temps on ne peut compter sur Crème Chantilly (sa camarade de jeux) pour lui mettre du plomb dans la tête.Surtout qu\u2019elle savait que Phipps se mourait d\u2019amour pour \"le beau grand brun frisé au cheveu lousse\" qu\u2019est Frontenac et que la Phipps s'en venait avec sa grande chaloupe Ver-chères à voile, pour l'emporter sur les mers avec elle.LUI, Y'A PAS BRULE, C'EST SON FRERE Heureusement que Délard allait mettre un peu d\u2019ordre dans toute cette salade.Délard, c'est un gars qui a la tète sur les épaulés.Oui.c'est le petit dernier de la famille Dé-s o r m a i s.Il mesure 6 pieds et pèse 200 livres, mais quand il parle, on l'ccoute.Même qu\u2019on raconte qu\u2019une bande de sauvages auraient été refoulés par lui, tout seul.Si vous ne comprenez rien à tout ce charabia ça n\u2019a aucune importance.Vous trouverez la solution à ce casse-tête indien à la télé de Radio-Canada mercredi prochain, à 8 h.du soir.Réalisée dans les décors de \u201cd\u2019Iberville\u201d, cette émission spéciale de Richard Martin met en vedette Louise Forestier, Robert Charlebois, les Sinners, Nanette et l\u2019inoubliable Tex dans le rôle de Délard Désormais.P.S.Si l\u2019émission ne vous apporte pas la solution que vous cherchez, faites comme les auteurs Su- Adopter le Bottier, c'est bien se chausser OUVERT TOUS LES SOIRS JUSQU'A 10 H Pointures AAA, AA et B \u2014 5 à 10 PLACE LONGUEUIL 679-4450 GREENFIELD PARK 672-7000 Vî- mm ;S;Y.-V mmm 4 i \u2018¦Ok** tty.mm ¦ma 1»1 mm J\t« R*;*-.»,/- \u2022mm ÜSSÈM SIPS vv-~ mæssmŒifêmm IP .¦à$hi\\'ih,r\u2018 .}
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