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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
lundi 21 octobre 1968
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1968-10-21, Collections de BAnQ.

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[" Toronto: ter greffé du coeur; Montréal réplique avec son 6e - page 49 Un gagnant de $130,000 \u2014 page 3 LE PLUS\t^ GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE\t.Notre cahier sur le SKI \u2014 page 25 EDITION METROPOLITAINE 10C Montréal, lundi le 21 octobre 1968 / saint Hilarion / 84e année, No 245 / 72 pages / 6 cahiers / Les prévisions météorologiques: ensoleillé avec périodes nuageuses / Minimum: 45° / Maximum: 60° i mL : .mm ,V> -.ri,1.L.' 'S-ÎÆÎSRÂrtl \"Qu'est-ce qu'ils veulent, ces étudiants du Québec?\" y m | * \"occupation\" des collèges et des écoles par le» étudiant» semble fur le point de se terminer.Mais est-ce que cela veut dire qu'après tout va rentrer dans l'ordre comme avant ?Rien n'est moins sûr.On peut s'en rendre compte par le compte rendu de la table ronde organisée en fin de semaine par IA PRESSE dans le but de rrîeuir connaître Ici motivations et les buts des \"occupants\".Il ne s\u2019agir plus seulement de drmardor de meilleures bourses ou même une deuxième université : c'est tout le système social nord-américain oui est remis en question : gouvernement, autorités, système économique.\"On ne veut plus élire des gens pour gouverner À notre place c\u2019est au peuple, étudiant ou adulte, de gouverner lui-même directement\", affirment les éiudiants en révolte.Leur mouvement s\u2019étendra-t-il en dehors du milieu étudiant pour toucher les travailleurs, les ouvriers, comme it I a fait en France et en Allemagne ?\u2014 En pages 8 et 9 Saint-Michel devient un quartier de Montréal ' ; jagUUTI0n.7i.Ban Mi s W>y ':V.y'.xJcÆ SAtKT-MiCHEL irnon ¦¦''{T ' .V- Le sort en est jeté : la ville de Saint-Michel n\u2019existera plus.Cette municipalité de banlieue, aussi la sixième plus populeuse de tout le Quebec, va disparaître pour devenir un quartier de la métropole du Canada.Par une majorité de 2,096 voix ou 63 p.100, les contribuables ont voté pour devenir des Montréalais, hier, au cours d\u2019un référendum plus calme que prévu.\u2014 Page 13 Tchécoslovaquie Commencement de l'occupation \"légale\" PRAGUE (AFP.PA) - La mise en application du traite entré en vigueur vendredi concernant le stationnement provisoire de troupes soviétiques sur le territoire tchécoslovaque est déjà commencée, tandis que des centaines rie wagons ont été réquisitionnés pour le départ des troupes d'occupation fournies par les pays du pacte de Varsovie.En remettant au mois d\u2019avril prochain l'Incorporation de quelque 50,000 recrues, le gouvernement tchécoslovaque a en effet dégagé les facilités de casernement pour un nombre égal de soldais soviétiques, soit à peu près les deux tien de l'effectif total de 75,000 hommes que l'on estime généralement comme celui qui doit rest e r en Tchécoslovaquie.Mais les casernements rendus ainsi disponibles se trouvent dispersés sur tout le territoire.Pour permettre à certains 4\u2019entre eux d'être uniquement occupés par des troupes sovié-tiques, de très importants mouvements d'unités tchécoslovaques sp regroupant pt se rocasanl sont déjà enregistres.En outre, des réquisitions ont été effectuées pour loger quelque 10,000 officiers soviétiques, ainsi que le personnel civil et les familles.D'autre part, certains aérodromes où des unités tchécoslovaques sont encore stationnées doivent être à leur tour évacués afin d'être utilisés par les escadrilles soviétiques, On semble vouloir éviter ainsi une cohabitation constante entre unités soviétiques et tchécoslovaques.Par contre, l\u2019utilisation des terrains d\u2019exercice et d'entrainement ne pose pas de problé.mes.Le traité avec l'URSS La presse tchécoslovaque a publié, sous les titres les plus Voir COMMENCEMENT, page 2 Les \"autres\" vont les droits de la respecter maiorité ii ¦ .g§y \u2022:Ig V ü y~-.x- ¦¦f.-Xi .> L - ¦ s-xi Le nouveau couple Onassis Mme Jacqueline Onassis lient son nouvel époux par le bras à l\u2019issue de la cérémonie nuptiale qui s'est déroulée hier a Skorpios, ilôt de l\u2019archipel téléphoio TA Ionien appartenant à l'armateur grec.Un pope orthodoxe a officié à la cérémonie.Jackie a épousé Onassis selon Ee rite orthodoxe LEUCADE.Grèce.(AFP, UPI) \u2014 Une cérémo-n i t religieuse orthodoxe toute simple a consacré, hier après-midi, dans la chapelle toute blanche de la \"petite Vierge\", à Skorpios, l'uniun de Jacqueline Ken-redy avec Aristote Onassis.Les invités et les journalistes qui n\u2019avaient pu trouver place à l'intérieur de la chapelle ont suivi la cérémonie dans les jardins proches, sous une pluie torrentielle.Accompagnée de ses enfants, Mme Kennedy avait quitté le yacht \"Christina\u201d à bord d'une vedette rapide pour se rendre à la chapelle située à proximité de la plage de File.M.Onassis s'est rendu à la chapelle en voiture.Un grand nombre de journalistes, caméramen et photographes avaient tenté de s'approcher de File a bord de bateaux de pêche mal- gré l'interdiction qui leur avait été faite de débarquer sur File.Certains avaient saute à l'eau et avaient gagne les arbres qui entourent la chapelle.Le \"Christina\" était décoré de lumières multicolores et de drapeaux.Le seigneur de File avait permis à une douzaine de journalistes d'assister a la cérémonie.Mais ils furent conduits à l'autre, bout de File, S'étant rendus compte que la cérémonie nuptiale avait commencé, ils se rendirent à la chapelle, mais y trouvèrent la porte barrer par un agent du \"Secret Service\" américain.L'archimandrite Polycar-pos Athanassiou.recteur de l'église de Kapnikarea d'Athènes, entouré de deux enantres, a officié au cours de la cérémonie qui n'a duré qu'une demi-heure.A Rome, le couturier Valentino déclarait samedi qu?la robe que Mme Kennedy porterait pour son mariage c: ait à New York depuis six mois.Cette robe lui avait été commandée en mars dernier lorsqu\u2019il avait présenté sa collection a New York et elle avait été expédiée en mai De couleur beige, elle est composée d\u2019une casaque de dentelle et de crêpe georgette, et d'une jupe courte plis-sée.Le couturier a compris que ce serait celle que Mme Kenned y porte! ait pour son mariage lorsqu'il a été informé qu'avant de partir pour la Grèce, elle avait commandé a Bergodf Goodman de New York un cache-chignon de mémè tissu.quant à M.Onassis.il portait un costume bleu sombre et une cravate rouge oeillet à la boutonnière.\"Je suis très heureuse d étre ici\", avait declare sa- medi Mme Kennedy à l'envoyé spécial de l'Agence France-Presse qui n'avait eu guère le temps de lui poser une autre question.En eltet, les \"gorilles\" rie M.Onassis Font oblige à regagner immédiatement la barque qui l\u2019avait amené jusqu'à File de Skorpios.La future Mme Onassis était radieuse samedi a bord du \"Christina\", en pantalon de toile blanche et chemisiei noir, pieds nus, très discrètement maquillée, ses longs cheveux au vent, dans le grand soleil de Grèce.Mme Kennedy a répondu dans son français parfait A New York, l'archevêché grec-orthodoxe des Amériques a fait savoir qu i! avait prononcé la dissolution du premier mariage de M.Onassis à l\u2019issue du divorce obtenu, dans l'Etat de l'Arkansas, par Mme Voir EPOUSE, page 2 L'Amérique ressent le choix de Jackie comme un camouflet par Louis WITNIZER collaboration spéciale de New York \"Timeo Danaos e Dona Ferevites\" (Je crains les Grecs et surtout quand ils apportent des cadeaux'.C\u2019est le texte du télégrnm me que le président John F.Kennedy avait envoyé en novembre 1903 à son épouse pour lui déconseiller d'effectuer une croisière en mer à bord du yacht d\u2019Aris-tore Onassis.richissime armateur grce.Ce dernier avait alors maille à partir avec le gouvernement américain et les hommages assidus qu'il prodiguait à Lee lladziwill, soeur de Jacqueline Kennedy, étaient jugés suffisamment embarrassants en haut lieu sans que-par surcroit la première dame du pays vienne étaler au grand jour un \"copinage\" jugé mal séant.Depuis 25 ans.une ri\\alité sans merci mettait aux prises \"Aii\" Onassis (\"Je suis un pirate\" avoue-t-il mais ses ennemis l'ont surnommé \"l'araignée velue\u201d) et Stavros Niarchos, autre armateur herculéen.Le premier gère à peu près sans intermédiaires, à la manière de Paul Getty, Howard Hughes et H.Hunt sa tonnes, l'autre de 106,000 tonnes.L\u2019un acheta une ile, l'autre une ile plus grande (Scorpios, la nouvelle patrie de Jacqueline'.L'un installa son quartier général à bord d'un yacht somptueux, l'autre, Onassis, fit convertir une ancienne Corvette canadienne en palais flottant de \"Christina\u2019 ' où Churchill, Greta Garbo et Cary Grant venaient se reposer.Niarchos éitousa en deuxiemes noces la fille d'Henry Ford, roi de l\u2019automobile.Onassis hausse la mise et se marie à la seule reine que les Américains aient jamais eue, Jacqueline Kennedy.Le lendemain de l'assassinat de J o h n F.Kennedy le \"requin de Smyrne\" fit \"par hasard\u201d surface sur les berges du Potomac et alla présenter à Jacqueline Kennedy ses Voir AMERIQUE, page 2 Jean-Jacques Bertrand par Gilles DAOUST envoyé spécial de LA PRESSE COWANSVILLE \u2014 Un Québec fort dans la solidarité canadienne, un Québec bâti sur des bases économiques solides, dans le respect des droits et traditions des autres, eu autant que ces '\u2018autres\u201d respectent les droits de la majorité.Tel le thème principal que tantôt en anglais, tantôt en français, le premier ministre Jean-Jacques Bertrand a développé hier au cours de la première tournée qu\u2019il effectuait dans son comté de Mis-sisquoi depuis son accession au poste de chef du gouvernement.La tournée a conduit M.Bertrand à travers les principales municipalités du comté Par contre, M.Bertrand a qui, pour la plupart, bilingues, insisté pour qu\u2019au sein des industries et des écoles anglaises, le français ait une place plus grande.La visite, au cours de laquelle M.Bertrand a rappelé les étapes diverses de sa carrière politique devant scs électeurs et les a remerciés de ! a-voir appuyé jusqu'ici, a nettement démontré, selon les observateurs, que le nouveau premier ministre n'a aucunement 'lmtention d\u2019être un chef de gouvernement transitoire.Mais, en plus des éloges faits a feu M.Daniel Johnson, des remerciements a ses électeurs.de divers appels aux jeunes, M.Bertrand a formulé plusieurs commentaires sur la question de la contestation étudiante et de même que sur la question linguistique et constitutionnelle.A Farnham, où, par un soleil d\u2019automne éclatant, environ 400 électeurs étaient massés devant l\u2019hôtel-de-ville, M.Bertrand a cite le dévouement de feu M.Daniel Johnson en exemple aux jeunes.\"Suivez cet exemple, a-t-il lancé, et vous parviendrez aux postes de commande.\"La meilleure contestation dans la vie d'un homme est cc-lie qu'il fait avec lui-même pour se vaincre et pour servir\".Plus tard, à Cowansville, au terme de sa tournée, le chef du gouvernement devait ajouter devant plus d'un millier de citoyens: \"On dit que les hommes politiques sont des croulants?On dit qu'ils refusent la contestation?Non! Nous ne la refusons pas! Cependant nous demandons qu'il y ait un ordre.Non pas la tranquilité stagnante, mais un ordre où existe le respect de la liberté, un climat Voir DROITS, page 2 Marches de solidarité La contestation des étudiants s'oriente vers une autre direction Loi: de constituer le terme du mouvement de consultation étudiante déclenché i! y a plus de dix jours à travers le Québec, les grandes marches de solidarité qui se déroulent aujourd'hui a Montréal.Quebec et Chicoutimi indiquent plutôt que la \"revolution étudiante\u201d - oriente dans une autre direction En rftel.et '.es assemblées de fin de semaine tenues dans p!.¦ \u2022 irs institutions l'attestent.l\u2019occupation physique des locaux fera place, demain matin a la rentrer, non pas tant a l'enseignement qu'à des discussions entre étudiants, professeurs et administrateurs pour mettre en force l'autogestion dont le principe a été entérine par lt\\- etudiant Pour l'Union giuéralc des étudiants du Quebec, la march e d'aujourd'hui permettra aux etudiants qui depuis 10 jours ont travaillé séparément dans leurs institutions de se retrouver tous ensemble pour communiquer au public leur désir do société nouvelle.La marche a aussi un autre sens pour i\u2019I'GEQ Elle sera l'occasion pour les etudiants québécois de manifester leur décision ferme de ne pas tenir compte de l'ultimatum du ministre de l'Education.M.Cardinal, leur enjoignant de retourner en classe aujourd'hui.Au cours du week-end, FU-GEQ a modifié l'itinéraire du défilé qui commencera vers U heures, à FUntversité McGill et non au parc Lafontaine.Après le rassemblement, les marcheurs se dirigeront rue Université qu'ils emprunteront jusqu'à la rue Ste-Catherinc.La colonne prendra ensuite la rue St-Laurent, vers te nord jusqu'à Mont-Royal pour sc diriger vers le centre sportif de l'Université de Montréal par tes rues Côte Ste-Cathcrine, Bellingham et boulevard Mont-petit Cette manifestation pacili-que.a 'aquclle les dirigeants étudiants ont invité les travailleurs et tous les citoyens dési- reux de iranformer radicalement la société, sera suivie par un grand meetkng populaire, au centre sportif.Différents porte-parole des mouvements populaires prendront la parole au cours du meeting.Jusqu\u2019ici, l'UGEQ a fait connaître les nom; de MM Jean Gerin-Lajoie, president des métallos, Matthias Rioux, président de l'Alliance des professeurs de Montréal et Michel Chartrand, de la CSN.A Québec, les etudiants devaient se réuvtir durant l'a-pres-nudi au Carré d'Youville pour marcher ensuite vers la rui St-Joseph où ils devaient tenir un rassemblement à la place Jacques-Cartier.En fin d'après-midi, il devait y avoir rencontre entre les étudiants et les membres de la Confédération des syndicats nationaux, à l'édifice de la CSN.Faire les changements \u2022 Pour la première fois, a déclaré hier soir un porte-parole Voir ETUDIANTS, page 2 Anno \"ses classées / 57 à 59.62 à 70 Arts et spectacles / 50-51 Bandes dessinées / 52 Courrier \"Que faire ?\" / 16 Editorial / 4 finance / 54 à 56 Horoscope / 17 Informations étrangères / 61 Us secrets de polichinelle / 16 Loisirs et récréation / 52 Mots croisés / 59 'Mot-mystère\" / 52 Nouvelles régionales / 56 Radio et télévision / 22 Sports / 37 à 47 Vie féminine / 14 i 17 Vie mondaine / 15 y.» .\u2014 în / 34 m a/LA PRESSE, MONTREAL AMERIQUE SUITE DE LA PAGE 1 fortune apatride: 300 millions de dollars, 100 compagnies, 5.000 employes.4 millions de tonnes.Le second \"avoue ' 500 millions de dollars.Tous deux épousèrent en premières noces les [jües de l'armateur Stn-vros Livanos (qui lui non plus n'a rien d'un mendiant'.L'un lit construire des pétroliers de 105,000 condoléances.Quatre ans plus tard il se mit a courtiser celle qui était devenue entre-temps le symbole de la culpabilité nationale, la veuve doni la fermeté, la dignité romaine avaient fait aux yeux de ses concitoyens une demi-déesse, t e furent d'abord, l'hiver passé, des diners intimes davis l'appartement de \"Jacky\" a la iisière de Central Park.Le clan Kenned;, avait, ii faut l'avouer, donne dm.s 'a \"Café Society\" autant que dans la politique.A faim Beach, a H.vannisport.iis avaient invité Frank S ua-Lra, Truman Capote.Mike Nichols, Du théâtre a S'opéra le pas est vile franchi.Elisabeth Taylor et Richard Burton amenèrent Mélina Mercouri qui fit connaitre ' La ('allas'\u2019 qui introduisit Onassis.Durant 4 ans.\"Jacky\" as ait rempli sans déroger son rôle de veuve inconsolable et de more modelé.Elle menai; se- enfants à i'ecole et passait les fins de semaine à Cape Cod, avec \"la famille.\" Los \"prétendants\" qu'on lui attribuait : G.Agnelli, de la Fiat.\" Lord Harlech, ancien ambassadeur de Grande-Bretagne a la cour du roi Arthur 'entendez auprès de John F.Kennedyi, le comte Dec-ci-Blunt.aristocrate florentin \u2014 l'accompagnaient au théâtre, l'emmenaient parfois danser, mai- leur dignité, leur élégance morale et physique ne déparaient pomt l'image de !'\"Amcri* raine exemplaire.\" Aux sports d\u2019hiver au Colorado, sur 1er, plages d'Acapulco ou de Porto-Ercole.au Cambodge.Jacqueline Kennedy \u2014 gaie, charmante, élégante, distinguée \u2014 prouvait que sans s'être muée en statue elle comptait bien ne pas manquer a la mémoire de son epoux.Onassis, vieil Ulysse habitué à naviguer en eaux troubles.ne s'embarrassa point de scrupules historiques ou poétique» et résolut de transformer la reine Gue-niés M Pénélope Isa cour fut menée tambour battant.En mars der-nier.Jacqueline effectua une croisière a bord du \"Christina\" en mer des Caraïbes.Puis Onassis vint tous les mois passer une semaine a New York: il gà- , LUNDI 21 OCTOBRE 1965 tait Jacqueline de somptueux cadeaux ;v*y ¦ \u2022 \u2022' ¦ ¦ IpV' §;ffi mm.R,.\u201e v.t î * ïï- f É! ^\u2022\u2022&22EEr photo Robert Nation» LA PRESSE Ce billet vaut $130,000 \u201cT'o billet-là vaut $130.000\u201d, déclare M.John H.Roy, homme d'affaires de 54 ans de Montréal.Quand il a su.mardi, qu\u2019il avait une chance sur 31 de remporter le \u201cgros lot\", il a offert son billet au plus offrant \u2014 \"à la blague\", précise-t-il, car il n'avait pas l'intention de le vendre.Puis, i! a paisiblement attendu la suite des événements.Quand un journal montréalais lui a téléphoné, samedi matin, pour lui annoncer la nouvelle, i! devait être parti a la chasse, n'eût été le mauvais temps.Il a été \u201cagréablement surpris\", mais est demeuré calme.Le gagnant au sweepstake irlandais \"n'attendait pas ça pour vivre\" par Louis-Bernard ROBITAILLE M John H.Roy, seul < cois a avoir remporté !r lot\u201d \u2014 $130.000 \u2014 au \u201csweepstake irlandais\" de cri autom ne, a clé \u201cagréablement surpris'\u2019 lorsqu'on lui a appris la nouvelle, dans la matinée rir samedi, mais sa vir n'en sera pas changée pour aidant.\u201cJe suis désolé, mais vous ne trouverez pas ici de 'human interest', pas de 'gars mal pus', qui attendait le montant pour vivre\" nous pré Ment l'homme d'affaires de 54 ans en nous recevant dans sa maison de l'avenue Belocil, a Outre mon',.M John U.Roy \u2014 d'origine him francophone, maigre le prénom qui lui vient de son oncle, et une légère intonation britannique dans le discours, fruit, sans doute, de ses fréquentations dans la \u2018'business\" montréalaise \u2014 n'attendait pas cette petite fortune pour vivre, et il avoue volontiers qu'il prendra son temps pour decider rie l'tfsage fructueux qu'l! en fera.\"Mon métier, c'est de faire de I argent\" Le \u201cgros lot\" aurait pu terni tier sur quelqu'un qui en a vraiment besoin, mais, une chose es! certaine, M.Roy Le CERCE réclame l'abolition du péage sur le pont Champlain Le Conseil économique régio liai des Cantons de l'est de mande, dans une résolution dont copie vient d'être envoyée au premier ministre du Canada.M.Pierre Kliiott Trudeau.que le péage soit aboli sur le pont Champlain, qui relie Montréal à cette région économiquement défavorisée du Québec, aux dires du CERCE.Adoptée à la demande dr (Titers organismes, dont l'Association des camionneurs des Cantons rie l'est et la ville de Sherbrooke, la résolution précise que te péage sur le pont Champlain, \u201cpénalise\" ta région ries Cantons de l'est qui se trouve déjà, \u201cdepuis une décade, dans une période de stagnation économique\" e t \u201cdans une position coneut'reii belle défavorisée\u201d par rapport a Montréal.Le CERCE souligne que le pont Champlain es! le seul \"pont payant\" au Québec et que l'écart de développement entre les Cantons de l'est et Montréal se trouve aggravé par cotte situation.Dans sa lettre à M.Trudeau \u2014 et dont copie a également élé envoyée aux principaux ministre s du cabinet\\unsi qu'aux députes fédéraux riy la région \u2014 le CERCE fait astucieusement remarquer q u e r'est parce que certaines aspi rations de ce genre n'ont pas été satisfaites que les Cantons de l'est \u201cont basculé dans le camp créditiste aux dernières élections\".saura quoi ch faire.\u201cMon métier.dit-il à ce sujet, c\u2019est de faire rie l'argent.C'est un jeu, comme d\u2019autres font des piin tos.ou du théâtre, (\"est un jeu.d'accumuler, d'investir de l'argent.Parfois, on lit dans les journaux que c'est une veuve avec cinq enfants qui a remporté le prix.On apprend ensuite qu'il y a eu des chics lies, des histoires, que en a causé du malheur.Dans mon cas.pas de problème: c'est de l'argent que je n'attendais pas.je vais prendre mon temps pour savoir ce que j'en ferai.Mais je sab ou l'on peut faire de bons placements.\" Copropriétaire d'une chainr de magasins d'appareils électriques de la métropole.M.Roy \u2014 en plus d'être le cousin du confrère Michel Roy, du \"Devoir\", \u2014 est également père de quatre garçons, étudiants au college Jean-de-Bré-beuf.Ce son! eux, surtout, qui ont été excites par la nouvelle leurs camarades de collège leur en ont parle.Ils ont proposé a leur père de séparer les St.3h.000 entre eux quatre \u2014 \"paternel non compris\".Jouant \"à faire rie l'argent\", M.Roy s'est depuis longtemps permis de jouer à ries jeux moins rationnels.Depuis six ans, il achète cinq billets à chaque \"sweepstake irlandais\u201d.A $2.50 le billet, cinq billets deux fois par année, pendant dix ans, soit environ $250: M.Roy, après ce rapide calcul, a convenu qu'il avait fait un bon placement.Il continuera d'ailleurs, nous dit-il, à acheter les billets du sweep stake.de même que ceux de la \"taxe volontaire\" du maire Drapeau.Voir GAGNANT, page i BUREAUX 874-7272 / REDACTION 874-7078 / LIVRAISON A DOMICILE 874-6911 /3 Lavai n'a pas l'intention de céder l'Express des îles na pas ses droits sur par Pierre VENNAT La ville de Laval désire a tout prix éviter une polémique avec Montréal, mais n'enlcnd pas pour autant laisser sacrifier scs intérêts alors que l\u2019acquisition de l\u2019Express des iles pourrait, enfin l'aider à solutionner ses problèmes de transport en commun.Les autorités de Laval, qui s\u2019étaient réjouies que la Société urbaine de transport rapide Inc.eut.obtenu le matériel roulant rie l'Expo-Express pour le convertir en métro aérien au-dessus de Pile Jésus, s'ôtaient abstenues de commenter les declarations de M.Lucien S,\u2019minier, président du comité exécutif de Montréal, et du maire Jean Drapeau qui avaient qualifié cette vente rie \"révoltante\" et ri' \u201cinsensée\".Tout comme elles se sont abstenues de se réjouir publiquement de la déclaration du ministre Jean-Luc Pépin qui a declare à Ottawa jeudi que la s ente de l'Exprès - des iics.ou l'Expo-Express b l'on aime mieux, était finale, afin de ne pas envenimer, dit-on, des relation- avec l\u2019administration de la métropole qui ont toujours été cordiales jusqu'ici et que l'on entend maintenir à ce niveau.(.le silence ne signifie pas, au contraire, que Laval n'en-temi pas, elle non plus, faire valoir son point, de vue à Québec dans le cas ou la métropole aurait réellement l'intention de compter sur l'appui du gou- vernement provincial pour entreprendre une campagne en vue de faire renverser la décision de la Compagnie de l'Exposition universelle.Le porte-parole de la ville durant l'absence du maire Jacques Tétreault, qui doit retenir a l'hôte! de xilie cette se- maine après un court séjour en Europe, le Dr Lucien Paiement, a déclaré qu'il comprenait.très bien !a position de la métropole mais que l'on devait, également comprendre celle de Laval \"Montréal, de dire le Dr Voir LAVAL, page 6 Le fait: 2 cents de plus fa pinte, le 1er novembre morts, dont sur les routes Vingt-sept personnes ont perdu la vie accidentellement au Quebec au cours de la derniers tin de semaine.La route a été la cause de 20 pertes de vie.Deux personnes sont mortes écrasées sous un tracteur.Un jeune homme a fait une chute funeste, un autre est mort dans un accident de chasse, un adolescent s'est tue en nettoyant son fusil, un bambin de 9 ans a été électrocuté et un homme s est noyé.Quatre accidents de la circulation ont causé, a elles seules, la mort de 10 personnes.QUEBEC f PC i ) _ l,cs von-sommniciirs du Québec auront à subir une augmentation du prix du lait de 2 cents la pinte a partir du 1er novembre prochain.(\"r e du moins la prêt ; .r.faite par l\u2019Office des marche-agricole- du Québec qui a r-.- ordonnances !r prix maximum et minimum de revente, mais qui peut intervenir si le prix augmente de façon démesurée.Les producteurs de lait de-tine a !a consommation recevront à partir de la mémo date Sfi.50 les 100 livres de lait dans la rogiuu centrale du Québec alors que les région.-, de l\u2019Abitibi, de la Côte-Nord, r: de Chibougamau le prix riu lait aux producteurs, sera également majoré de 50 cents les cent livres.L'office de- marchés agricoles du -Québec a pris ce- décision ^ .i 'a suite m - representations faites par les producteurs au cour - d'n >di< '¦.\u2022\u2022e-.p \u2022 büqups tenues rreemm'-nt a Montréal e: a Qaéix t.Le nouveau prix ck la pin: de lait livrée à domicile n -te cependant inferieur a celui paye par le.consommateurs rie certaines autres provinces, don! l'Ontario.Protestai \u2022 contre l'augmentation du prix du lait annoncée par l'Office rie - marche'- agricoles du Quebec, la Laiterie Perrette Limitée a ta:' parvenir aux journal.x le communiqué suivant: ' I/O.'!ht (les marche.- a: i-coles du Quebec vierr.ri'anr-me.ter le prix du lait cru payé par le.- laiteries de Montréal aux cultivateurs.L'augmentation e-t de $fi à $6.50 '.e; cent, livres, ce qui e*t l'équivalent rie IE cent par pinte de la;' \".Malheureusement, ils ont Voir LAIT, page 4 VICTIMES DE LA ROUTE Mlle Irène Caissy, 25 ai.s, rue Hutchison, à Mom rca), son frère, Réal Caissy, 20 ans.de Bonavenlure, comte du même nom.et Gérald Landry, ]!) ans, de Carleton, comté rie Bo-naventure, tués, sers 2 h.hier matin, dans une collision de deux autos survenue sur la route no fi, a Maria, comte de Benaxenture.Mme Dresser Donald, fi!) ans riu 220.avenue Clmcrda-ic .a Don al, ainsi que M.cl Mme J.A.McDonnell, âgés d'environ fio ans.du 70.rue Trenton, a Manchester, New Hampshire, tues, vers midi e! demi samedi, dan-, une collision de deux autos survenue a Baie-d'Urfé.à l'intersection du Chemin Morgan et de la rouie P.0 2-20.Une quatrième nnr.n.-ne, blessée dans l'accident, a été transportée à l'hôpital La-kesbore, à Pointe-Claire.Mlle Micheline Hebert, 2(i ans.du loti ouest, rue Notre-Dame, a Victoria ville, ri M.Thomas Guillemcttc, 50 ans.du 025 de la rue Baie-Bernard, a Kingsey, comte de Drummond, tues dans une collision de deux autos survenue, vers ! h.15 samedi après-midi, sur la route no 20, a Saint-Cyrille, comte rie Drummond.Mlle 11c-bert es; morte quelques heures après l'accident, soil vers 5 h.40.a l'hôpital d'Arthabas-ka.Rachel Mcnette, i! am (\u2022\u2019 Gilles Monelte, 3 ans.du \".130, rue David-Boyer, a LaSalle, luis, vers fi h vendredi soir, lorsque leur bicyclette a .été heurt ce par un autobus, pics de l'intersection des rues Dollard et David-Boyer, a LaSalle.Léger tremblement de terre dans le comté de Huntingdon VALl.EYFIELD - Une faible secousse tellurique a -e-couc vers 6 h.30, samedi matin.Saint-Anloinc-Abbé.Orm-¦stown et Franklin, dans le comté de Huntingdon.Joint au telephone, hier '\u2022ouïe Père Maurice Buis-, s.j , directeur\tde\tl'Observatoire\tde géophysique du college Jcan-de-Brébeuf.a confirme la chose précisant que ladite secousse, \u201ctrès faible\", avait été enregistrée a 6 h.37 par les sismographes de l'Observatoire et quelle avait duré de trois à quatre minutes, même si elle n\u2019avait\tpu\tparaître\tque\tde quelques secondes aux gnu; touchés.\tEt\td'ajouter\tqu i!\tlui faudrait\tcompter sur\tles rap- ports d\u2019au moins t roi' stations différentes, pour en définir la magnitude et ['epicentre, ce qui n'était pas le cas.Laurent Tancredc, !!i ans, d'issoudun, comté de Lotbinic-rc, lue.vers 7 li hier soir, quand l'automobile dans laquelle il voyageait a capoté en bordure de la roule, à Dsou-dun, Mario Tremblay, 18 ans.fj)s de M et Mme Jean-Baptiste Tremblay, de la rue Duguay.a Alma, a succombé, vers a h.30 hier matin, a TIlouT-Dicu Je Chicoutimi, aux blessures subies un peu plus tôt ri,tu la collision rie -.a motocyclette avec une a.to.sur l'ancienne route no a Sain!-Bruno, comte du Lac-Saint-.Jean-Est.M.Denis Thibierge, 22 ans, du 3(4i.rue Roberge, a Thet-ford Mines, comté de Mégar.-tic, tué, vers l h 30 hier matin, par un chauffard qui .a neglige de .s'arrêter.La victime était a pied au moment de l'accident s u r v e n u en face d'un \"curb service\", a Black Lake, comté de .Mégantic, sur la route no L Robert Carbonneau, iü an?, du 2150, rue Gauthier, a Montréal.mort a l\u2019hôpital .H an-Ta-lon.vers 8 h samedi soir, quelques trois heures apres que sa motocyclette fut entrée en collision avec une automobile, a l'angle rie la rue Belk- Voir MORTS, page 6 La Cour d'Âppel donne raison à un architecte montréalais dans son action contre le Congo La Cour d'appel du Québec vient rir donner raison a un architecte montréalais.M.Jean Yennc, qui poiir.-uivail pour non-paiement rie ses services rendus Inr* rie TExprei-non universelle rir Montreal la République démocratique du Congo.Celle décision est particulièrement importante dans notre droit canadien, non en raison du montant réclamé $12 millions'.mais riu fait que la Cour d'appc! ai! accepté d'ne-corder à un justiciable le droit de poursuivre un Etat sotive-i ain étranger.Comme l'ont fait remarquer le juge-\u2019 Taschereau.Owen et Brassard, dans leurs notes écrites du jugement, la jurisprudence canadienne voulait jusqu'à present qu'un Etat souverain jouisse au pays rie la d'icuoit de l'immunité absolue qui soustrait les Etats sou- Contrat de $4,369,000 à Dominion Bridge pour le pont Leblanc-Papineau verains à la juridiction rir: tri banaux étrangers.I.rs juges nr.t affirme q.i'n IflfiS les Etats agissaient par (ois dans les limites rie leur souveraineté 'actes étatiques*, souvent a l'extérieur rie eel les-ci a titre rie commerçants Les activités d'un Etat, à mesure qu'elles se font plus nombreuses, se diversifient et les actes proprement étatiques cèdent souvent la place a l'e xerciee d'actes commerciaux de ia part d'un pays.En conséquence, 1rs juges ont considéré qu'il était temps que le Canada rejette la doe trine de l'immunité absolue pour adopter ceile d'une immunité restrictive ou qualifiée, comme le font bon nombre do tribunaux etrangers, no ta m-mer.', ceux des Etats Uni'.Il s'agirait donc, avant ri'ac corder une quelconque immu-r-ité a un Etat étranger, de définir s'il s'agit d'un acte pro- Examen de la vue premen! gouvernemental ou commercial.C>«i la qualifies-t loi Si ccl'e-ci est commerciale.l'Eiat pourra être poursuivi devant les tribunaux québécois et canadien'.Dans \u2019) «l\u2019admission donnant nrees au parquet «les hour*»*-s ainsi qu*un coupon échangeable contre la «Kn iimentalioii mentionnée « i-dessus, NOM .*.\u201e « ADRESSE.r.N« DE TÉLÉPHONÉ. 6/LA PRESSE.MONTREAL, LUNDI 21 OCTOBRE 1968 MORTS SUITE DE LA PAGE 3 chasse et de la 2e Avenue, dans le quartier Rosemont.Janine Dupont, 15 ans, de la Route rurale no 1, à Dixville, comté de Stanstead, tuée, vers 5 h.samedi après-midi, dans le dérapage d'une auto survenu sur la Route rurale no 1, a Dixville.Le conducteur du véhiculé a.pour sa part, été transporté à l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke Michel Rochetle, 20 ans, du 3, rue Laurier, à Sainte-Catherine, comte de Portneuf, s'c alimentera chaque jour le métro montréalais de milliers de citoyens de Laval, tout comme il permettra aux nombreux Montréalais qui le désirent de se rendre facilement sur File Jésus.A la longue, tout le monde y gagne- l\u2018ü LAIT SUITE DE LA PAGE 3 aussi augmenté d'environ 3 cents la pinte le prix minimum que paient les consommateurs dans les magasins.Le nouveau prix d'un contenant de trois pintes d,-> lait dans les magasins, le! que die te par l\u2019Office des marchés agricoles du Québec, sera 77 cents au lieu de 69 cents.\"La Laiterie Perrette Limitée, une usine de grande importance au Québec, est révoltée de cette injustice envers le public consommateur.\"La compagnie Perrette, nui dessert 93 magasins dans Montreal et.la région, reclame qu\u2019il n'csl pas n é c c s s a i r e d'augmenter le prix à ce niveau.' Si les autres laiteries ont augmenté le coût de production.ie prix maximum pour un contenant de trois pintes de lait, vendu dans les magasins, devrait être 75 cents.Cette augmentation serait même supérieure à celle accordée aux cultivateurs.\"Le fait d'augmenter le prix aux magasins proportionnellement plus que le prix de la livraison à domicile a pour 11-fet un prix protecteur pour !< = laiteries et livreur; faisant cette livraison.\"Le prix actuel dans les magasins à Toronto e^t de 69 cents seulement les contenants de trois pintes de lait, alors que les laiteries paient l'équivalent ou mente plus aux cultivateurs de l'Ontario.\u201d GAGNANT SUITE DE LA PAGE 3 M.John H.Roy a toujours cru en sa bonne étoile.Lieutc-r.ant des Fusilüers Mont-Royal en 1939, il a participé en 1942 au débarquement de Dieppe, \"oii un homme sur trois s'est fait tuer: si j'ai eu la chance de m'en tirer à ce moment-là, c'est que, vraiment, j\u2019ai une bonne étoile, \"Prisonnier pendant trois ans dans un camp allemand, le lieutenant Roy a toujours considéré comme une grande chance le fait d'etre passé au travers de cette aventure.1! est possible que cette aventure militaire lui ait donne le goût du risque.Mais, en homme d'affaires avisé, M.Roy se contente maintenant de prendre des risques aux cartes.r: dans les loteries.Pour le reste, i! fait des placements sûrs.Y aura t il un septième magasin d'appareils électriques, grâce à cette entrée inattendue de capitaux?\"Vous savez, il ne faut pas mettre tous scs oeufs dans le même panic r, explique-t-il; bien sûr, un apport de capitaux, ça ne fait pas de tort, mais il y a bien des façons de faire fructifier l'argent.\" M John 11.Roy avait reçu un câble d'Irlande dès mardi dernier le prévenant qu'il se trouvait sur la liste des gagnants: i! était certain d'avoir remporté au moins $1.200 et avait une chance sur 31 de remporter h.- gros lot \u2014 un cheval sur 31.Samedi matin, un journal lui a téléphoné pour lui annoncer qu\u2019il avait choisi le bon cheval: E m e r i 11 o.\"Maintenant, dit-il, j'attends un câble d\u2019Irlande me disant: \"On vous doit beaucoup d'argent.\" Chauffeur de taxi dépouillé L'n chauffeur de taxi de Verdun.M.Bernard Forget, du 140 de la rue Church, a été la victime d'un vol à main armée.samedi, on fin de soirée.C'est à l\u2019angle des rues Galt et Drake, dans le quartier Vil-le-Entard, que l'individu, qu'il avait fait monter dans son auto-taxi, à Verdun, l'a délesté d'une somme de S70 environ, après lui avoir déchiré les po cites.Son méfait commis, le voleur a pris la fuite d a n ?une direction inconnue.\t\t\t\t i aÉHHBÉË\t\t\tM\t Comparez nos PRIX! 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Un quotidien aussi complet et aussi important que LA PRESSE sert des milliers et des milliers de personnes .de mille et une façons Pour tous ses lecteurs, il représente une source d'information extrêmement diversifiée et détaillée.Et c'est cette diversité, justement, qui en fait un journal vraiment familial et très populaire.Pour ceux et celles qu'intéressent les nouvelles politiques internationales, canadiennes, nationales ou régionales .Pour ceux et celles qu'intéressent la Bourse, le commerce trie et les divers événements économiques mondiaux .Pour ceux et celles qu'intéresse le sport, en général ou sous une forme particulière .Pour ceux et celles qu'intéressent le cinéma, le théâtre, la litté rature, la musique, la chanson, la peinture, la sculpture, la radio la télévision .Pour ceux et celles qu'intéressent les grands reportages ou cer taines chroniques.Pour ceux et celles qu'intéressent les faits divers de toutes sortes Pour ceux et celles qu'intéressent les messages 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entretiens ont été prévus et organisés avec les principaux représentants des gouvernements, dans chacune des villes traversées par le maire.Bon nombre de ces villes sont situées en Europe centrale.Accompagné de M.Guy Huot et de M.Bill Bantcy, respectivement directeur général et directeur des relations publiques de Terre des hommes, le maire Drapeau, dans son voyage-éclair, ira non seulement saluer les pays qui sont déjà représentés à l\u2019exposition, mais ceux aussi qui ont manifesté le désir d'y participer en 1969.Le maire Drapeau et ses deux compagnons quittent Montréal ce soir, à 7 h.40, à destination de Paris, à bord d'un avion d'Air Canada.Peu après son arrivée dans la capitale française, le maire sera présent au dévoilement officiel d'une plaque commémorative sur la maison historique où vécut le fondateur de Montréal, Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve.Après Paris, la délégation montréalaise se rendra à Amsterdam et à La Haye, aux Pays-Bas.A Rome, en Italie, à Vienne, en Autriche, à Sofia, en Bulgarie, à Budapest, en Hongrie, à Prague, en Tchécoslovaquie, à Varsovie, en Pologne, à Bruxelles, en Belgique, et à Londres, en Grande-Bretagne.Colizza : !a police poursuit son enquête Le meurtre d'un jeune Canadien d'origine italienne qui avait été trouvé mort dans une ruelle, à l'arrière du 4386 de la rue de Lanaudière, n'a pas encore été éclairci après quatre mois de recherches.C'est devant le coroner Laurin Lapointe qu'a débuté le début de l'enquête sur la mort de Giuseppe Colizza, survenue le 27 mai dernier.L'enquête qui a été très brève n'a permis d'entendre que les témoignages des policiers qui ont fait la découverte rie la victime, du médecin-légiste qui a pratiqué l'autopsie et du père de la victime qui a identifié son fils à la morgue.Le coroner Lapointe a demandé à l'issue de l\u2019enquête que les policiers poursuivent leurs recherches afin que le ou les agresseurs de même que d'autres circonstances soient présentés devant lui af,n d'éclaircir le meurtre.Mort les mains dani ses poches Le jeu-.ic Colizza qui demeu- rait avec ses parents sur la rue Delaroche aurait quitté le domicile familial au cours de l'après-midi du 26 mai en disant à son père qu'il s\u2019en allai! à la pêche.M.Vincenzo Colizza a signalé en réponse a une question du procureur de la Couronne, Me Paul Bélanger, que son fils n\u2019aurait jamais été l'objet de menaces et qu'il travaillait régulièrement.Et le père n'a revu son fils vivant depuis cct après-midi du 26 mai.Quant aux policiers qui ont trouvé le corps du jeune homme, l'un d'eux a déclaré qu'il avait les mains dans ses poches et que sa tête reposait dans une marc de sang.Le docteur Jean Hould qui a pratiqué l'autopsie a affirmé pour sa part que la victime a été atteinte de deux balles à la tête et d'une balle à l'abdomen.La mort violente de Colizza est.à ce jour, inexplicable et les policiers devront continuer leur enquête.La CMM prévoit des dépenses de $118,080 Le total ries dépenses d'administration de la Corporation de Montréal métropolitain pour 1969 atteindra SI 18,030, mais, Subventions de $420,000 à trois bibliothèques QUEBEC \u2014 Le ministère des Affaires culturelles vient d'accorder $420.000 en subventions aux trois bibliothèques régionales du Quebec.Le service des bibliothèques de l'Ou-taouais et celui de la Mauricie ont reçu 5170.000 chacun, celui de West Island $63,000.En outre, trois Associations de bibliothécaires ont obtenu un montant total de $15,300 : l'Association canadienne des bibliothécaires de langue fran-caise (A.C.B.L.F.) a reçu $12,000, l'Association des bibliothécaires de Québec, $2.500 et l'Association canadienne des bibliothécaires, $1,000.Le juge en chef de la Cour municipale, Me Paul Champagne, a accepté la remise de deux procès qui sont en voie de devenir célèbres : \u2018T, a Woman\u201d et celui des présumés manifestants de la Saint-Jean.Le film qui a soulevé de nombreux débats juridiques et autres après 144 représentations dans deux salles de projection montréalaises, et dont les deux gérants sont accusés d'avoir présenté un spectacle indécent, reviendra devant le tribunal le 17 décembre prochain.Quant aux présumés manifestants de la Saint-Jean, sept des 14 qui ont comparu vendredi ont été libérés alors que les sept autres ont vu leur procès remis au 5 novembre.Au nombre des derniers se trouve M.Pierre Bourgault, chef du Ras- semblement pour l\u2019indépendance nationale, qui a pour sa part eu une réduction de son cautionnement.Fixé à $1,500 lors de la comparution de M.Bourgault, son cautionnement a été réduit par le juge Champagne à $500.L\u2019avocat du prévenu, Me Antonio Lamer, a effectivement fait part au juge qu\u2019il n'y avait pas de danger que son client disparaisse, qu'il n\u2019avait, par ailleurs, aucun antécédent judiciaire et, en outre, que le cautionnement élevé de M Bourgault montre qu\u2019on a fait une distinction entre les prévenus qui sont accusés de la même chose, soit d\u2019avoir participé à une émeute.Trente présumés manifestants subiront donc leur enquête préliminaire et leur procès.Saint-Eusfache endosse la campagne pour un nouveau pont compte tenu d'un remboursement de $32,849.30 de la part de la municipalité de Pointe-aux-Trcmbles, le budget est diminué à $85,230.30, a-t-on appris au cours d\u2019une réunion du conseil de cct organisme, présidé par Me Maurice Rie.Le remboursement effectué par Poinlc-aux-Trembles est de $32,849.30.Quinze ville seront appelées, comme le stipule la loi, a écoper proportionnellement au montant total de leur évaluation foncière.La ville de Montréal payera pour sa part $54,500.27.Les 14 autres municipalités membres de la CMM sont appelées a rébotirser respectivement : Saint \u2022 Laurent, $6,208.08 ; Mont-Royal, $3,626.06 ; West-mount, $2,602 .Verdun, $1.308.\u2022 79 ; Lachine, $2,443 69 ; LaSalle.$3,184.07 ; Saint-Michel, $2.-925.10; Montréal-Nord, $3.249 -73 ; Outremont, $834.43 ; Montréal-Est.$1,079 03 : Pointe-aux-Trembles, $1,579.86 ; Hampstead.$316.38 : Montréal-Ouest, $491.89 ; et Saint-Pierre, $361.32.par Pierre VENNAT Les autorités de la ville de Saint-Eustache viennent, à l\u2019unanimité, d\u2019endosser la campagne amorcée par trois conseillers de Laval, puis endossée publiquement par le conseil de cette municipalité, en faveur de la construction d\u2019un nouveau pont dans la partie ouest de la ville de Laval, pour la relier à l'ouest de l'ile de Montréal.Le conseiller Jean-Paul raquette, de Saint-Eustache, appuyé par M.Jacques Dion, a fait adopter par ses collègues, à l'unanimité, une résolution appuyant le projet de la construction d'un nouveau pont enjambant la rivière des Prairies dans la partie ouest de la ville de Laval.On se souvient que les conseillers de Laval, MM.Eddie Kaplansky, Jean Giosi et Lor-ne Bernard, ont recueilli des milliers de signatures, qu'ils ont reliées, remises au maire Jacques Tétreault qui les a fait parvenir au ministère de la Voirie, où l'on a répondu que le projet faisait l'objet d'une étude sérieuse de la part du ministère.Entre-temps, le conseil de Laval avait adopté, a l\u2019unanimité.une résolution du maire Tétreault réclamant le pont.Enfin, le député Jean-Noël Lavoie a, lui aussi, fait un sondage auprès de ses électeurs sur la question, sondage dont il n'avait toujours pas, aux dernières nouvelles, dévoilé les résultats.Non à Bomar D'autre part, le comité exé cutif, à l\u2019unanimité, a fait sa- ! \\oir a la compagnie Bomar Contractors Ltd, son refus a j une augmentation du t aux qu'elle voulait charger pour 1 recevoir des ordures ménagères dans son dépotoir.On sc souvient que ce dépotoir Bomar, dans le secteur Bon-Air, avait fait couler beaucoup d'encre cet été.A la suite de nombreuxe.-plaintes, un comité bipartite, présidé par le Dr Lucien Paiement, membre du comité executif et comprenant en outre MM.Marcel Bourdages, également membre du comité executif.Lome Bernard et Jean Giosi, conseillers de l'opposition, a soumis un volumineux rapport, soumettant ce dépotoir à une série de mesures sévères, sinon c'est la perte de son permis municipal.Or Bomar, dans une comma nication daiée du 7 octobre.faisait savoir au conseil qu'elle entendait, à l'avenir, charger $9 par voyage qu'elle reçoit dans sa carrière qui sert de dépotoir d\u2019enfouissement sanitaire, au lieu de $6 comme précédemment.Ce qu\u2019elle ne pourra faire, puisque la ville de Lava! a répliqué qu\u2019elle \"n'accepte aucune augmentation du prix des voyages, et ceci pour la durée des contrats pour l\u2019enlèvement des vidanges présentement en vigueur\u201d.Une augmentation du tarif chargé par Bomar aurait presque signifié, a plus ou moins long terme, un-e augmentation du prix que paient les citoyens de Laval pour l'enlèvement cit leurs ordures ménagères.MESSAGE DU CAPITAINE LOUIS-RENE DRAPEAU AUX VÉTÉRANS Saviez-vous que votre admissibilité pour un emprunt immobilier à 3Vi% du gouvernement fédéral expire le 31 octobre, 1968.Après cette date, ce qui aujourd'hui peut être la meilleure opportunité de votre vie, sera fini à tout jamais.MAINTENANT Il est encore temps d'agir et de vous renseigner en ce qui a trait aux bénéfices auxquels vous avez droit.Afin de vous assister et de vous renseigner sur vos droits de vétérans, le CAPITAINE LOUIS-RENE DRAPEAU VOUS INVITE à une assemblée où toutes réponses à vos question seront données, par un expert du département des vétérans, si disponible, le 21 octobre 1968, à 767 Bélanger es*, à 8:00 p.m.Tous les vétérans sans exception et leurs épouses sont invités à assister sans aucuns frais ni obligation à cette assemblée.Les vétérans déjà qualifiés et ayant en leur possession leur certificat d'admissibilité sont aussi invités avec leurs épouses.Veuillez, s.v.p., apporter vos papiers de démobilisation.La Société général d'Habitations a mis son personnel et ses locaux à la disposition du CAPITAINE LOUIS-RENE DRAPEAU et de ses vétérans.Pour plus d'informations, appelez : 274-9417\t27C* LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI Autobus: avis de grève expédiés au ministère 21 OCTOBRE 1968 /7 Jeune homme accusé cTavoir tenu un maison de débauche Un jeune homme do 20 ans, Michel Bergeron, de Verdun, a protesté samedi matin, aux Sessions de la Paix, de son innocence a l\u2019accusation d\u2019avoir tenu \"une maison do débauche\".U, subira .son enquête préliminaire vendredi.Le juge Emile Trottier a fixé à $200 le m optant du cautionnement pour une mise en liberté provisoire.Selon l\u2019accusation, la présumée \u201cmaison de débauche\" aurait été à l\u2019usage d'une clientèle âgée de 14 à 16 ans.De tels présumés clients sont censés comparaître a la Cour de Bien-être social, à la suite 40 délégués empoisonnés à un congrès TROIS-RIVIERES - Une quarantaine de personnes ont été empoisonnées par de la nourriture, samedi soir, au congrès régional des Caisses Populaires, a Trois-Rivières.Près de 1,440 délégués avaient pris place à table, au banquet, mois seulement une ¦quarantaine sont tombes malades après avoir mangé de la salade aux patates.Neuf personnes étaient encore hospitalisées hier soir dans des hôpitaux de Trois-Rivières.Les autres ont pu quitter /hôpital après y avoir reçu les premiers soins.de la même rafle policière qui a mené a la comparution de Michel Bergeron.D'autre part, quatre jeunes gens, âgés de 18 à 20 ans, ont comparu samedi matin sous l'accusation d e possession d'une demi-once de marijuana et de deux cigarettes du même produit.Ils ont admis le fait.Ils avaient été appréhendés ia veille, au cours de l'a-p r è s -m i d i, alors qu'ils fumaient paisiblement, square Dominion, sur un banc.Ils avaient à peine commencé a fumer que six hommes, appartenant a l'escouade policière dite de la \"moralité\", entreprenaient de les appréhender.Le juge Trottier a fixé à mercredi !a date du prononcé de la sentence de ces quatre jeunes gens.A cette occasion, il a évoqué des jugements delà Cour (l'Appel de Colombie-Britannique, comme quoi le; sentences pour possession de marijuana devaient servir d'alerte.comme quoi ladite possession était quelque chose de-grave, comme quoi le statut d'étudiant ne rend pas le délit ni o i h s grave comme quoi, quand on fait des étude; avancées on est censé savoir davantage la \"gravité\" de l'acte qu'on commet, etc.Le juge a cependant ajoute que chaque cas devait être étudié individuellement.Toujours aux Sessions de la paix du samedi malin, le même juge a annoncé que 'i ce qu'il a traité rie \"véritable fléau des vols a l'étalage\u201d, continuait il imposerait des sentences plus sévères que jusqu'à maintenant.Il n'y a eu au cours de la fin de semaine aucune séance de négociations entre la partie syndicale et la partie patronale en ce qui concerne la situation des travailleurs a l'emploi des secteurs \"Mille lies\" et \"Métropolitain\u201d du \"Transport Provincial\".Rejoint par téléphone, l'agent d'affaires du syndicat.M.Normand Dionne, a fourni ce renseignement hier soir.Il a par ailleurs précisé que les avis de grève ont été expédiés au ministère du Travail et que le syndicat attend maintenant la convocation du conciliateur, M.Gilles Laporte.Rappelons quo l'expédition de tels avis de grève constitue une étape du processus juridique actuel menant au moment où le déclenchement d'une grée peut être légal.Dans ce cas-ci.ce moment arrivera samedi à minuit et une, la période de tentative obligatoire de conciliation par un représentant du ministère du Travail est l'ultime stade avant la grevé, selon ce que prévoit la loi.Hold-up de $4,000 dans un restaurant A & W l\u2019n vol à main armée de $4,000 a clé perpétré, tôt ce matin, au restaurant A W drive-in.au 1797, boulevard Taschereau, a Jacques-Cartier.les individus ont fait irruption dans le restaurant, vers l h.15, et ont ordonne a In caissière de leur remettre le con tenu de la caisse.Ils ont pris la fuite en auto en se dirigeant vers Montréal.Quand les détenus \"occupent\u201c leur prison Un car.ular des \"Couche-tard\u201d, samedi soir, a l'effet que les prisonniers avaient décidé d'occuper la prison de Bordeaux et le pénitencier rie Saint-Vincent-de-Paul, a connu beaucoup de succès.En effet, Télé-Métropole s'est empressé de le reprendre aussitôt dans son bulletin de nouvelles de 10 h.45, apportant par la suite le démenti qui s'imposait.D'autre part, Radio-Canada a cru bon de préciser, lors de \"\u2022on \"Téléjournal\u201d de ll\u201dn.rue ledit \"bulletin spécial\u201d n\u2019avait de spécial que l'humour de ses créateurs, scripteurs de l'émission.Femma poignardée au cours d'un vol Une femme de 57 ans a été poignardée a plusieurs reprise-, vers 10 h.20 hier soir, au loui s d'un voi perpétré au re* taurant-épicerie Ledoux, situé au 173, rue Du.Marais, dans le centre rie la métropole- Mme Laurette l.edoux.a été blessée de plusieurs coups ri» couteau a la tête et aux bras par un adolescent d'environ 1# ans.Le jeune bandit, laissant sa victime baignant dans son sang, a pris la fuite avec $100- Mme Ledoux a été trar.spor* tée a l'hôpital Saint-Luc, où elle est dans un état grava.Les policiers ont l'identité du jeune voleur et son arrcstatic\u2014 serait imminente.mm m m;mm Couvert de 4 pièces en acier inoxydable: 69< seulement avec tout achat d\u2019essence Shell.Une chance sans précédent de rassembler un service complet de couverts de style Scandinave, a un prix défiant toute concurrence\u2014696 seulement le couvert de 4 pièces\u2014avec tout achat d'essence Shell.Chaque couvert comprend fourchette de table, couteau de S1/: pouces avec tranchant alvéolé, cuillère à dessert et cuillère à thé.Chaque pièce est faite en acier inoxydable massif et de qualité telle qu\u2019elle peut supporter des années d\u2019usage quotidien.Le style moderne et dépouillé des couverts s\u2019harmonise parfaitement avec tous les genres de porcelaine et de cristaux.Vous pouvez en rassembler autant que vous voulez\u2014et même les mettre de côté pour en faire cadeau! 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En premier lieu, ils veulent qu'on leur accorde des revendications précises, immédiates : de meilleures bourses, une nouvelle Université capable de recevoir les finissants des CEGEP, le droit de parole dans l'administration de leurs écoles.Et deuxièmement, ils veulent \"changer le monde\".Mais cette fois, pour ceux à qui nous avons parlé vendredi, ce ne sont pas des paroles en l'air.Leur point de vue là-dessus est terriblement clair : ils ont dans la tête des idées, des méthodes d'action, des principes, et iis savent que \"ça peut marcher\" : ça a déjà marché, ou failli marcher il y a quelques mois en Allemagne et en France.Ce n'est pas un complot, ou une conspiration.Ce n'est même pas une organisation.C est un mouvement, une vague.Peut-être b i e n t ô t un raz de marée.L'occupation matérielle des écoles, même si eile a fait bien du bruit, n'est qu'un début, une première étape.Même si elle se termine aujourd'hui ou demain, le problème est loin d'être réglé : \"Le problème qui se pose cette année, il va se reposer encore dans un an, dans deux ans, dans quatre ans\", a noté un des participants à la table ronde.\"Ce qu'on a transformé durant l'occupation ce n'était pas des structures à tout casser, c'étaient des gens.C'est une situation permanente, la contestation.Il ne s'agit pas d'obtenir tel objectif et puis après ça on s'arrête.Actuellement on est en train de faire une génération de jeunes qui justement dépassent ce sentiment d'impuissance qui a \"gelé\" la société québécoise .Ces remarques des étudiants vendredi indiquent une nouvelle assurance, un nouvel état d'esprit, une nouvelle attitude aussi : le mouvement étudiant n'est plus une copie de ce qui se fait à l'étranger, ses idées ne viennent plus d'idéologies toutes faites (communisme ou socialisme), son pouvoir n'est plus dans l'influence et l'audace de quelques dirigeants mais dans la possibilité d'entraîner à l'action une masse de plus en plus grande d'étudiants \"ordinaires''.A- il.® i ® Si ! BBSS LA PRESSE \u2014 Comment expliquez-vous l'apparition spontanée de ce mouvement ?Une semaine avant, tout semblait calme, et tout-à-coup boum ! PAUL BOURBEAU - Je ne pense pas que ce soit un mouvement qui a ôté déclenché au moment ou Lio-nel-Groulx a été occupé.Le mouvement que l'on connaît actuellement est un mouvement qui a pris racine au mouvement de Sciences sociales, de sociologie, l'an dernier.l'ne série d'étudiants se sont interrogés sur leur rôle, se sont interrogés sur leur responsabilité et s: tous voulez leur engagement dans les objectifs et les finalités du système d'éducation dans lequel ils étaient : Comment se faisait-il qu'après cinq ans de cours ils se trouvaient tout a coup dans un cul de sac ?Ce mouvement là a déclenché une remise en question non pas seulement du système mais aussi des étudiants eux-mêmes qui sont intéressés dans la forme d'action.A partir de ça il y a eu aussi le mouvement des écoles normales cet été : Les étudiants se sont vus dans la nécessité de se regrouper et de discuter entre eux et ont tous remis en question, le système d'éducation, le système de formation des maitres.11 y a St-lgnaee qui est allé aussi très loin.Ils ont décidé de s'interroger aussi en groupes, en ateliers de travail si vous voulez, pour se donner une nouvelle forme de vie, une nouvelle attitude a adopter face au système dans lequel nous vivons.On vérifie les structures étudiantes qui dans le fond n'étaient que des structures qui existent dans la société \u2014 et à partir de la, on a convenu que ce qui était important dans le fond, c'était de favoriser le travail collectif des étudiants et la remise en question des éléments établis, des situations établies.Le mouvement lui-même origine d'une réflexion profonde à Lionel-Groul depuis déjà l'e n t r é e des cours.A partir de là, il y a eu si vous voulez une espèce de déclenchement général des CEGEP où plusieurs CEGEP ont décidé subitement, dans un esprit de solidarité, d'appuyer Lionel-Groulx et ce déclenchement là si vous voulez, il a été fait dans une certaine ambiguïté, une certaine confusion, c\u2019est que beaucoup d'étudiants ont perçu l\u2019occupation comme un moyen de pression alors que dans le fond, St-Ignace, Lionel-Groulx ne l\u2019envisageaient pas du tout comme cela.C'était plutôt une façon de se donner un nouveau style de vie, une façon de se redéfinir.Je pense que cette action, cette révolte, cette rebellion des étudiants a ses racines beaucoup plus loin que dans un débouché académique, débouché sur le marché du travail.C'est dans le fond un malaise qui origine de la dépersonnalisation ou si vous voulez du manque de responsabilités dans lequel l\u2019individu est placé dans notre société.Où il est à toute fin pratique non impliqué dans une société, où les objectifs et les finalités sont définis par une minorité, sont définis par d\u2019autres.La plupart des CEGEP qui ont réalisé ça, se sont aperçu que ce n\u2019était plus seulement une question de prêts-bourses ou d\u2019obtenir une 2e université de langue française, mais que c\u2019était dans le fond, toute l\u2019orientation d'un système dans lequel on vit.toute la remise en question des valeurs qui nous stimulent souvent.Malheureusement, b e a u-coup de CEGEP ont quand même retenu les deux points principaux: le prêt-bourse et l'université, alors que l\u2019occupation était un moyen de pression.LOUISE VANDELAC -C'est pas nous au départ qui avons poussé à la contestation.Nous avions des éléments d\u2019information, ries prises de position personnelles évidemment, mais on a essayé d'être objectifs autant que possible au départ et de donner de l\u2019information aux gens de façon à ce qu'on ne fasse pas des consommateurs de révolution.Parce que ça c'est la chose qu\u2019on leur reproche le plus : on voulait que les gens prennent position eux-mêmes durant l'occupation.Et ce qu\u2019on a pu constater, c'est que les gens sont vraiment conscients de leur situation.Le mouvement ne meurt pas LA PRESSE \u2014 Il y a quand même une chose qui nous frappe, c'est qu'aujourd'hui, après une dizaine de jours, il ne reste que cinq CEGEP et deux ou trois écoles occupés.Le mouvement semble mort.Est-ce vrai ° PAUL BOURBEAU \u2014 Bien au contraire ! Je pense que le mouvement qu\u2019on a vécu ne peut plus revenir en arrière.1! ne peut plus disparaître ou reculer ou régresser, comme on dit dans certains journaux.Mais certains CEGEP avaient occupé pour un temps limité, deux jours, trois jours : après trois jours, ils sont rentrés.D\u2019autres se sont dit : on occupe pour faire pression, pour obtenir la deuxième université de langue française, pour obtenir, un meilleur système de prêts-bourses.Ils n\u2019ont pas été plus loin, ne se sont pas remis en question.Et ce qu\u2019on a vu souvent dans ces CEGEP-là, au niveau de l\u2019adminis-t r a t i o n de l\u2019occupation, c\u2019est une remise des structures autoritaires de la société au niveau du CEGEP, c'est-à-dire qu\u2019ils s\u2019étaient donné un régime militaire : à l\u2019intérieur un leader et des gens qui le suivaient etc.Bien sûr, après quelques jours à ne rien faire, on vient tannés et on rentre dans les cours : mais simplement c\u2019est à cause du processus qui est suivi.Il y a aussi un autre élément qu'il ne faut pas oublier, c\u2019est tout le secteur répressif qu\u2019il y a dans la société actuellement et qui se traduit par plusieurs phénomènes : il se traduit au niveau des journaux qui publient toutes sortes d\u2019informations, qui à mon avis, sont biaisées ou qui sont mal interprétées ou qui déforment les faits.Il se produit au niveau des parents qui véhiculent encore de très vieilles valeurs et qui incitent leurs étudiants à se réintégrer à leur vieux système.Il se retrouve au niveau des gouvernants qui possèdent les média d\u2019information : lorsque Cardinal fait une déclaration, ça prend la manchette dans tous les journaux, ça prend la première page.Quand les étu-d i a n t s commençaient à sortir de leur sentiment d\u2019impuissance, qu'ils commençaient à sortir de leur torpeur et de leur amorphisme, ils sont retournes en classe parce que dans le fond, ils se disaient qu'on ne peut rien faire face à tous ccs éléments de répression.Mais ça ne veut pas dire que le mouvement recule et que le mouvement s\u2019est arrêté.Au contraire, le mouvement continue et s'intensifie.LA PRESSE \u2014 Vous parlez de \" certains \" CEGEP qui ont occupé leurs écoles pour faire pression.Pourquoi les autres ont-ils occupé, alors ?LOUISE VANDELAC - Les étudiants québécois o n t toujours été extrêmement défaitistes.Au début de l\u2019a n n é e, chez nous, on avait des cadres de parti-c i p a t i o n excellents, on avait la co-gestion par unité de base où, au niveau de la classe, on pouvait établir le syllabus avec le professeur ; et tous les syllabus ensemble étaient amenés par les étudiants et les professeurs au niveau du département qui n\u2019avait qu\u2019à faire une qualification.C'c qui s'est passé, c\u2019est que les étudiants ont eu l\u2019impression qu\u2019ils étaient lésés dans leurs droits, qu\u2019on les consultait encore à peine : on leur demande ce qu\u2019ils pensent et quand quelque chose fait \u201cnotre\u201d affaire dans \u201cnotre\" système, pour l\u2019améliorer, on le prend : si quelque chose vient un petit peu à l\u2019encon-eontre, on le prend pas.Je pense que ça les étudiants s\u2019en sont toujours rendu compte, c\u2019est pour ça entre autres que tous le syndical-lisme étudiant, qui était souvent trè» autoritaire, c\u2019est-à-dire qu\u2019on décide telle ou telle chose, maintenant appuyez, appuyez, votez, ça a perdu de plus en plus de poids, de façon à ce qu\u2019on se retrouve à un moment donné avec presque plus un chat aux assemblées et une situation quand même assez grave.Après le vote sur l\u2019occupation, il y a des gens qui se sont dit : Bien, on occupe, il faut faire quelque chose de technique, il faut faire quelque chose d; pratique, il faut absolument montrer qu\u2019on est responsables.Donc il y a eu là énormément d\u2019initiatives personnelles, il y a eu une organisation très hiérarchique, très semblable à celle qu\u2019on connaissait au collège, mais faite par les étudiants, cette fois-ci.Par la suite, il y a eu un des comités d\u2019autocritique qui s\u2019est dit : \u201cOn ne reste pas ici pour faire des comités d\u2019ordre, pour jouer de la guitare dans les corridors ou bien pour faire des téléphones et de la dactylo.On est ici pour autre chose que ça, il faut savoir au moins pourquci on occupe vraiment.Un coup passé le stade camping de l\u2019occupation, le stade scoutisme, les gens se sont mis à réfléchir, ils se sont mis à se dire que ça va beaucoup plus loin que ça, ce qu\u2019on fait là.11 y a eu formation de comités d\u2019études, et actuellement les gens sont rendus au point où ils constatent que d\u2019une part on ne peut pas, dans le contexte, faire une contestation au niveau gouvernemental : ils constatent que la situation actuelle dépasse tout le monde, dépasse le ministère et que personne ne peut vraiment faire quelque chose de vraiment concret.Us se disent donc que pour eux la solution c\u2019est l\u2019occupation permanente, c\u2019cst-à-di- rc qu'ils veulent réintégrer les locaux mais en maintenant le pouvoir qu\u2019ils ont eu pendant une semaine.JEANNINE DALLAIRE -Ce qu'on a à dire s'exprime souvent en ternies de revendications.Ça peut sembler des revendications, mais je pense que ce sont des manifestations d\u2019un malaise profond que vivent les étudiants, constamment et consciemment.Cette année, ça s'exprime par cette méthode-là, et l\u2019an dernier ça s'exprimait (surtout en faculté de Sciences sociales et aussi ailleurs) en termes de pédagogie et de promotion par matière et d'abolition de quota.Ça avait donné quatre revendications précises.On se souvient comment ça s'est clos cette histoire-là, par une assemblée universitaire qui a créé une commission avec le mandat d\u2019étudier la pédagogie à l\u2019Université de Montréal et le problème de promotion par matières.Les étudiants de la faculté l'avaient demandé auparavant et ils s\u2019étaient fait charroyer d\u2019un bord et de l\u2019autre, d'un monsieur à l\u2019autre, de directeur a doyen a recteur.Et on avait demandé cette commission-là, on avait de-mandé que l\u2019assemblée universitaire se réunisse et examine le problème.Mais je me souviens bien qu'à la fin de cette journée où finalement la commission avait été créée, tout le monde était aussi écoeuré, et on avait l\u2019impression qu'il n\u2019v avait rien de créé, qu\u2019il n'y avait rien de solutionné et que finalement nos problèmes.on les avait encore, commission pas commission.Le malaise était encore là.PIERRE ALLARD - Je crois qu\u2019au point de départ.il ne faut pas oublier une chose.On parle de redéfinition d e l\u2019étudiant, mais ce n'est pas ça qui est le problème.Je veux dire que ça, ça vient après que les CEGEP sont occupés, après que les gens ont posé des conditions (anti-démocratiques pour certains), des tas de choses comme ça.Mais au départ, il y a des problèmes et il ne faut pas les perdre de vue.C\u2019est que moi dans le fond, quand j\u2019ai occupé et quand j'ai travaillé pour l\u2019occupation (Dieu sait, vous autres vous avez travaillé, vous savez ce que c'est), c\u2019était surtout parce que j'avais des problèmes au niveau personnel, parce que j'étais jusqu'à un certain point incertain, parce que jetais angoissé devant le manque de planification du gouvernement, parce que les prêts-bourses, moi, je suis rendu au milieu d\u2019octobre et je n\u2019ai même pas reçu ma formule de bourse, parce que je retourne à l\u2019école (je travaillais avant) et je ne suis pas sûr d\u2019accéder à l\u2019université, parce que après l\u2019université je ne suis pas sûr de travailler.A partir de ça si vous analysez un problème, vous allez arriver à une redéfinition d\u2019étudiant face à la société, c'est certain, parce que ce problème-là, c\u2019est un problème qui se situe dans le contexte socio-économique.Il n\u2019en demeure pas moins qu'il faut partir du problème.Je veux soulever un point précis : j\u2019ai écouté des émissions où il y avait des bonshommes de PU* GEQ où il y avait des bonshommes de Lionel-GrouLx et des bonshommes d'autres places et où à mon point de vue et au point de vue d\u2019un bonhomme qui travaillerait et qui regarde l\u2019émission, où Cardinal, Lapointe, et le journaliste du Devoir et deux, trois professeurs ont presque ridiculisé 1rs étudiants : ils leur ont demandé clairement : qu\u2019est-ce que vous voulez ?et ils n\u2019ont pas eu de réponse.Vis-à-vis la population.il faut arriver avec quelque chose do précis : c'est ça que les gens veulent.Je crois que c'est là-dessus qu'on a manqué jusqu a un certain point.1! y a des problèmes précis D'abord les problèmes ne régleront pas la situation (les étudiants.A Ste-Marie, le fameux vendredi soir a \u2022\"> h., le recteur de la ''2e université\u201d est arrivé et a dit : \u201cLa co-gestion vous la voulez, vous l'avez, on vous la donne\".Après ça, le problème n\u2019était pas réglé et le problème ne sera jamais réglé.Il va toujours se poser.Mais li faut, partir des problèmes précis quand même.11 ne faut pas se perdre dans les conjectures.LA PRESSE \u2014 Tu envisages ça comment, alors ?Comme une contestation point par point qui se continue jusqu'à ce que la situation s'améliore ?PIERRE ALLARD - La contestation va toujours s.e faire et s\u2019est toujours laite.Justement c\u2019est ça que les étudiants ont perdu de vue jusqu\u2019à un certain point à Ste-Marie.Ils ont dit : \u201cQuand ça va finir l'occupation ?\" CELINE YELLE - Il me semble que c'est des problèmes précis tout autan', lorsqu'on dit que c'est tint redéfinition du rôle des étudiants ou de l\u2019insécurité dans laquelle les étudiants vivent.Au secondaire 1rs étudiants sortaient de l'école peut-être pour up- ¦ puyer les CEGEP mais c\u2019est aussi parce qu\u2019il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond pour eux.Si tout allait bien à l\u2019intérieur, ils ne seraient probablement pas sortis.Ça c\u2019est des problèmes quotidiens, des problèmes qui peut-être sont tellement précis, tellement de tous les jours qu'ils sont moins exprimés.C\u2019est peut-être ça l'affaire, et l\u2019étudiant par rapport à son travail, par rapport a ce qui est vécu comme-système a l'intérieur de l\u2019école, à sa participation à l\u2019intérieur de ça Pendant l'occupation les étudiants découvraient un nouveau rôle qu\u2019ils jouent dans ! c-cole, et ça pour moi, c'est des problèmes tout aussi précis que le fait d»s prêts-bourses, mais qui sont peut-être moins exprimes dans des termes précis.LOUISE VANDELAC - Je pense qu\u2019il va falloir prendre position à un moment donné : est-ce que l'on joue le jeu d'un système qu'on n\u2019accepte pas et dont on soit que de toute façon il ne pourra jamais remplir ce qu\u2019on demande, ou bien, est-ce qu'on conteste l\u2019ensemble ?Il ne faut pas se leurrer : la situation qu\u2019il y a actuellement, j\u2019ai bien l'impression qu\u2019elle va se répéter l'an pro chain, dans deux ans et dans quatre ans, parce que le problème va se reposer sur le marché du travail.Il va falloir faire un choix à un moment donné à savoir, est-ce qu\u2019on joue le jeu d'un système en essayant de produire des choses qui vont pouvoir améliorer ce système-là, en ne changeant rien fondamentalement cl en gardant les mêmes pro-blêmes, c'est-à-dire eu donnant des bonbons com- me on a toujours fait ?LA PRESSE - Et au secondaire ?Pourquoi avez-vous occupé les écoles ?MICHEL PAQUET - On avait plusieurs griefs \u2014 premièrement ce sont des p r o b 1 ù m e s très graves d\u2019hygiène et d'autre ordre a l'intérieur de l'école.On avait aussi des griefs externes, par exemple, la construction d'un CEGEP à Laval ; et puis on appuyait les CEGEP dans leurs revendications pour une 2e université française.pour la question des prêts-bourses, pour les questions des débouchés a près l'université parce qu\u2019on savait que ces problèmes allaient nous toucher dans un avenir plutôt bref.Pourquoi on a choisi ce moyen-là ?11 était très important d'éveiller l'op-nion publique à nos problèmes, deuxièmement c'était un moyen de se rattacher à la solidarité qui naissait a cc moment-là et puis troisièmement pour organiser les journées d\u2019étude et des sessions d'étude et d'ateliers de travail qui chercheraient a résoudre les problèmes pour lesquels on avait fait l'occupation.CLAUDE LAMARCHE - Moi, j'ai l'impression qu'on déplace tout simplement le problème, ou du moins qu'on le place à un niveau qu\u2019on ne pourra jamais régler ici présentement.11 y a un problème qui est beaucoup plus précis q i ; ça.C'est notre malheur, nous les Canadiens français d'éviter toujours les vrais problèmes, les problèmes concrets pour aller en chercher d'autres.On a un problème de prêts-bourses, d\u2019université, de débouchés, puis je pense qu\u2019on sciait mieux, ici après -m i d i.d\u2019en discuter plutôt que de parler de la contestation de la société et de refaire la société, n\u2019est pus notre rôle ?LOUISE VANDELAC - Je ne suis pas d\u2019accord.Justement le problème québécois c'est qu\u2019on s\u2019est attardé à des petits points, à d n s problèmes mineurs.On n'a jamais pu se remettre en cause vraiment.On n\u2019a jamais voulu remettre les choses fondamentalement en cause, ûn a toujours eu peur d\u2019à peu près tout.C\u2019est la première fois, et je le sais au collège parce qu\u2019on le vit, que les étudiants qui ont fait l\u2019occupation ont pris conscience d'eux-mêmes et ça, je pense, qu'il y a très peu de Québécois qui fom cette démarche-là, la démarche de prendre complètement conscience d'eux-mêmes, de prendre complètement conscience de leur force, de leurs pouvoirs.C\u2019est sur qu'il y en a un tiers qui veulent rien savoir et un autre tiers qni en reste à des points precis.Mais il en reste quand même un tiers, un petit peu moins qu\u2019un tiers qui est quand même rendu à une contestation beaucoup plus profonde ; ils se rendent compte que dépassé le problème des prêts-bourses, dépassé le problème de la deuxième université, il y a des problèmes beaucoup plus profonds, et que même si on donne des palliatifs comme la deuxième université ou les prêts-bourses, le problème va rester le même parce que les gens n\u2019ont pas changé à la base et c\u2019est toujours ce qui arrive.Les gens concernes ne peuvent absolument pas prendre des décisions.C'est parce qu\u2019il y a ce sentiment d'impuissance dans la société québécoise, ç\u2019a élé un des principaux malaises.E t actuellement on est en train de faire une génération qui justement dépasse ce sentiinent-là.LA PRESSE \u2014 Et vous, êtes-vous d'accord avec Paul Bourbeau et Louise Vandelac pour dire que l'occupation seulement pour faire pression, ça ne donne pas grand-chose ?CLAUDE LAMARCHE - Je pense que l\u2019occupation unique, seulement l\u2019occupation, ça ne marche pas.J\u2019ai l\u2019impression que s\u2019il y avait eu une occupation de tous les 23 CEGEP du Québec, déjà les étudiants auraient été unis dans une action.L'occupation ça im-porte peu, l\u2019occupation c\u2019est simplement un moyen.LOUISE VANDELAC - Une chose qui est.importante, c'est que souvent peu importe le sens que 1rs étudiants ont donné à l'occupation, quand ils font l'occupation, quand ils la vivent, ils ne peuvent pas la vivre sans lui donner de but, au fur et à mesure.Chez nous, on est parti de points précis, mais les gars ne pouvaient pas en rester a des points précis.Il y a beaucoup d\u2019étapes qui ont suivi.Je pense que si on a une attitude défaitiste devant la situation actuelle, c'est-à-dire qu'il ne reste que cinq CEGEP qui sont occupés, c'est que les gars ne l'auront pas v é c u e, l'occupation.Ce qu\u2019on a transforme durant l'occupation, c\u2019était pas des structures à tout casser, c'est des gens, des gens qui se sont faits durant l'occupation.Ça.en fait d'éducation, c\u2019est la première fois ici que des gens font leur éducation, qu'ils apprennent a vivre en société.MICHEL PAQUET - Chez nous je crois, que si l'occupation n'est pas restée a un stage de boy-scouts, c'est parce qu\u2019on a formé des ateliers de travail vraiment sérieux, où les professeurs et les étudiants participaient en vue de proposer des solutions aux problèmes qui étaient énoncés.Ça c'est un point déterminant, je crois, qui fait que l'occupation n'est pas une occupation pour occuper.D'accord, on veut faire pression en occupant les locaux de l\u2019institution, mais si on forme des ateliers, c\u2019est que les jour-né e s d'occupation sont vraiment productives e l servent vraiment à quelque chose.LA PRESSE \u2014 Pensez* vous que le manque de coordination et le fait que chaque CEGEP et chaque école prenait ses décisions séparément, ça a pu nuire au progrès du mouvement ?CLAUDE LAMARCHE - Comme je l'ai dit tout à l\u2019heure si 24 CEGEP avaient été occupés, il y aurait eu un vrai mouvement de solidarité de la par des- etudiants : cela n\u2019aurait peut-être pas absolument forcé le gouvernement à agir, mais.PAUL BOURBEAU - Qu\u2019en-tends-tu par mouvement de solidarité ?C\u2019est un vrai mouvement de pression, fort, estee cela que tu veux dire ?CLAUDE LAMARCHE - Moi, je me mets à la place de Cardinal pour deux minutes et je regarde la situation : au plu; fort, il y a eu 10 CEGEP d\u2019occupés sur 23, il n\u2018y en a même pas eu la moitié.LOUISE VANDELAC - Comment veux-tu que tous les CEGEP fassent un ni o u v e m e n t commun quand cet été nous avons travaillé à peu près deux mois à essayer de faire un regroupement des CEGEP ?1! y a la moitié des CEGEP qui sont nouveaux, qui n'avaient pas d\u2019executif, qui n'avaient rien.Je trouve que dans la province il y a eu un mouvement extraordinaire : il y a des endroits où il n'y avait même pas d\u2019exécutif et il s'en est formé, il y a des endroits ou jamais tl n'y a eu assez do monde : i! y a le phénomène de Sherbrooke où deux étudiants se sont assis ensemble dans une salle.Je pense que tout le phénomène des journées d'étude cl tout cela est extraordinaire pour le niveau d\u2019éveil que l'on a.Il est à peu près impossible, je pense, que l'on occupe 1rs 23 C E G E P en même temps, parce que la situation est beaucoup trop di-férente.Hier, L i m o i 1 o u convoque la plupart des CEGEP pour essayer de faire une fédération, mais que veux-tu, les gens ne sont pas tout a tait au même niveau, de telle sorte, qu'il est à peu près impossible de faire un mouvement commun.Tu rentrais à Limoilou hier, moi, je trouvais cela amusant, tu avais l'impression que c\u2019était quasiment un Soviet suprême : très chic.!a giosse porte, les gardes du corps devant la porte, la grande salle de conférence, tapis mur a mur, un peu plus ils nous mettaient une couronne sur la tête.C o m m e d'habitude, les gars se prenaient pour vraiment des représentants, alors qu'il y en a d'autres, au contraire, qui sont tout contents que les exécutifs fichent le camp ! PAUL BOURBEAU - Essayer d'imposer quelque chose à une élite parce qu\u2019un exécutif a perçu un problème, essayer de l\u2019imposer ou d\u2019en faire le problème partout, que ce soit un exécutif, un CEGEP qui ait déclencher un mouvement ou que ce soit un autre groupe limité qui es-saie ou qui fait ou qui impose un problème partout, cela devient tm élément artificiel dans ces milieux-la qui me peuvent pas accrocher.Un exemple plus précis : le mouvement a été déclenché autour de deux problèmes qui semblaient des problèmes pour tout le monde.Le problème de la deuxième université de langue française et le problème des prêts-bourses.Ce n\u2019est pas vrai que le problème des prêts-bourses ait vécu.Il y a beaucoup d'étudiants qui ont le pré-salaire actuellement parce qu'ils reçoivent des sommes de leurs parents par exemple, toutes les semaines.11 y en a qui ont des salaires étudiants.Ce n est pas nécessairement leur problème.Les chefs: c'est dépassé LA PRESSE \u2014 Est-ce que c'est exprès qu'il n'y a pas de leaders occupant des positions officielles, pas de chefs de file h votre mouvement ?LOUISE VANDELAC - Oui.Jusqu'à présent, nous étions des rouages dans un système, c\u2019est-à-dire, des gens qui pensent le moins possible, qui sont conditionnés afin de produire le maximum dans la société.Le gars se lève le matin.BBB $»v&: v;:-;;-\u2018/^B «*& i- s»I ^ff^-t 'iSM mÊÊkm wmm ?#R*C r:V~.' r*\u2018: ¦?-v-; > a ?¦-\u2022\u2022 i£5S' .- gCSjM?8$K \"représentent\" personne Tous les participants à la table ronde ont insisté sur le fait qu'ils ne \"représentent\" personne : \"C'est fini, ça,\" a remarqué l'un d'eux.Ils se sont présentés de la façon suivante : PAUL BOURBEAU: \"Président de l'UGEQ, étudiant en deuxième année de Sciences sociales à l'Université de Montréal en Relations industrielles .mais je ne veux pas me définir comme ça, le cours en relations industrielles c'est le cours probablement le plus farfelu qu'il y ait à l'Université.Je viens d'un milieu populaire.si on peut dire ça.\" JEANNINE DALLAIRE: \"Vice-présidente à l'Education, Université de Montréal.Etudiante en deuxième année de Sciences politiques.Famille de classe moyenne.\" LOUISE VANDELAC : \"Etudiante du baccalauréat au CEGEP Maisonneuve, ex-secrétaire de l'exécutif de l'association étudiante .avec tous les changements je ne sais plus ce que j'ai comme poste.Milieu petit bourgeois.\" CELINE YELLE : \"Permanente au secrétariat national de la Jeunesse étudiante catholique.Je viens de la région de Laprairie.\" CLAUDE LAMARCHE : \"Etudiant au CEGEP un, Collège Sainte-Marie, milieu bourgeois.\" PIERRE ALLARD: \"Etudiant au CEGEP du Vieux-Montréal (Collège Sainte-Marie).Aucun poste officiel dans le mouvement étudiant mais j'ai travaillé pour l'occupation.Marié et bientôt père de famille.Milieu .ouvrier ?Mon père est détective.\" MICHEL PAQUET : \"Etudiant en secondaire cinq au Mont-de-Lasalle.Président des relations extérieures dans l'organisation de l'occupation.Milieu bourgeois.\" LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 21 OCTOBRE 1968/9 mais ce n Sept participants qui ne \u2019XvJ.'twXw/.i travaille, regarde le canal 10.Ce que l\u2019on fait au CEGEP actuellement, c'est de permettre aux gens de penser, d'assumer leur pensée.D\u2019autre part, ce que l'on appelle l'ordre établi, c\u2019est tout simplement un conflit entre gens qui ont voulu établir des choses permanentes.Si l'on examine tout ce qui est fait actuellement, tout est permanent.Je pense que nous sommes dans une société qui évolue tellement vite depuis 50 ans, que l'on ne peut plus se permettre d'avoir des cri-tores permanents \u2022 ils doivent être extrêmement mobiles.Il ne s'agit pas pour nous d\u2019aller imposer des choses qui vont durer 50 ans.Nous nous refusons a cela.Et c'cst pourquoi, au cours de l\u2019occupation, il y a eu des remises en question constantes et ceci est très constructif.Les gens qui font de la remise en question, s'aperçoivent au fur cl à mesure qu'il y a certaines choses à accepter de façon à pouvoir progresser.De plus, jusqu'à présent, nous sommes dans une société de lutte de clans, c'est-à-dire, qu'il y a des bons et des méchants et c'est toujours les bons qui font le partage.Nous sommes encore dans ce genre de société.De plus en plus, notre société devient une société de libre choix, mais il y a des gens qui n\u2019en ont pas encore conscience.On pas.-,e notre temps à se tirer dessus alors que nous pourrions faire ce qui nous piait, chacun de son côté.11 faut permettre aux gens de prendre leurs responsabilités.essayer, aussitôt que l'on sent que Ton exerce un \u201cleadership\u201d, de s'en dégager autant que possible, sans pour autant fuir nos responsabilités.Ceci est très important, jusqu\u2019à présent, dans le mouvement, il s\u2019agissait surtout de quelques \u201ctêtes\u2019\u2019 qui ont essayé de mener le reste, qui ont pris le \u201cleadership\" et qui ont fait que tout le monde se dégage de ses responsabilités.Les \u201cgars\" disaient : \u201cBon, on va élire un petit exécutif\u201d.Les étudiants, l\u2019an passé, c\u2019était un petit gang.LA PRESSE \u2014 S'il n'y a pas de chefs, alors comment I e mouvement a-t-il pris naissance ?Jusqu'à quel point avez-vous été influencé par les événements qui se sont produits à l'étran- .ger, en France surtout?PAUL BOURBEAU \u2014 Aussitôt que Ton remet quelque chose en question, une chose établie, on a toujours tendance à croire que ça vient d\u2019ailleurs.En France on a dit que c'était un Allemand, en Allemagne, on a dit que c'était un Français, au Mexique, on a dit que c'étaient des Français.C 'e s t toujours des éléments extérieurs.Ici o>n dit que ce sont les communistes; on dit que ce sont des gens qui ont suivi des stages ailleurs etc.C\u2019est toujours l'autre, ce n\u2019est jamais soi-même et par là, ça nous évite de s'interroger sur nous-mêmes.LA PRESSE \u2014 Est-ce que quand même l'influence de ce qui s'est passé en France n'a pas joué?CLAUDE LAMARCHE - A l\u2019intérieur des étudiants, non je ne pense pas, étant donné que nos revendications- sont une contestation d\u2019accord, mais du système d\u2019éducation.Nos revendications ne peuvent en au- cun moment être comparées à celles de France.Je ne crois pas que les leaders de notre mouvement s'identifient à des leaders français.PAUL BOURBEAU - Le Québec n'est pas isolé, il n'y a personne d\u2019isolé.MICHEL PAQUET - Etant donné que nous sommes une école secondaire, on nous a souvent accusés d'a v o i r été menés par d'autres que les étudiants mêmes du Mont-de-LaSal-le : soit par les professeurs, soit par des groupes d\u2019agitateurs extérieurs.Je puis vous affirmer que ce n'est pas le cas.Les étudiants ont entrepris eux-mêmes leurs actions, le vote a été pris pour l'occupation par les étudiants qui ont choisi et les moyens et les raisons de l\u2019occunation.JEANINE DALLAIRE -C'est certain, que l\u2019ensemble des étudiants et les milieux étudiants vivent dans un contexte international et sont évidemment très attentifs à ce qui se passe à l'extérieur de notre milieu à nous.Dire que ça ne nous concerne pas serait faux.Par ailleurs le mouvement qui se fait ici n'est pas une copie du mouvement français et je voudrais voir celui qui serait capable de me prouver le contraire.LA PRESSE \u2014 S'il n'y a pas d'imitation, est-ce que du moins il n'y a pas une sorte de coïncidence, d'entente générale dans les idées des étudiants de nombreux pays ?PIERRE ALLARD - Non, moi je pense qu\u2019il y a des conditions identiques.JEANINE DALLAIRE - Sûrement, je suis d\u2019accord.CLAUDE LAMARCHE -Moi, je pense qu\u2019avant de commencer à trouver des ressemblances entre les différents pays, on est au Québec ici, on devrait régler nos petits problèmes ici au Québec.A vous écouter parler, depuis le début, on parle beaucoup de remise en question, de contestation ¦ globale de la société.Je trouve qu'on se perd.LA PRESSE - On a accusé toutes sortes de qens peu recommandables, dont l'U G E Q, d'avoir été responsables de cette révolte étudiante.Pourtant, quand on va sur les campus, tout ce qu'on trouve comme littérature \"révolutionnaire\" ce sont des journaux et des documents publiés par la Jeunesse étudiante catholique.Comment cela se fait-il ?CELINE YELLE - Nous sommes intervenus parce que ce qui nous a semblé important, c\u2019est d'une part les griefs principaux qui avaient été donnés dans les CEGEP: les débouchés, l'Université de langue française.On était d'accord là-dessus.On était d'accord aussi avec ce qui était véhiculé comme conception de la participation et de la contestation d'une société de consommation.On était d'accord, et ce que Ton voyait aussi d\u2019important, c\u2019était comment l'occupation, le moyen choisi, était porteuse d'une prise en charge par le milieu étudiant de la vie même de' l\u2019école, et ceci pour nous, était important.Ce qui nous intéressait, c\u2019était comment, dans l'expérience même de l\u2019occupation, se mettait en branle une nouvelle organisation du milieu scolaire, du milieu étudiant, avec un rôle différent pour les étudiants et pour tout le monde.Droit de parole pour la masse LA PRESSE \u2014 Y aura-t-il des changements importants dans l'attitude dans la mentalité des gens après les événements des derniers jours ?Chez les étudiants ?Les professeurs ?Les parents ?Les autorités ?PIERRE ALLARD - Jusqu a présent au Québec, les gens n'avaient rien à dire et ils ne disaient jamais rien.Je ne sais pas si cela a changé grand chose pour les bonshommes qui écoutent \u201dCré Basile\u201d.mais je suis persuadé qu\u2019ils se sont aperçus au moins qu'il y avait possibilité de dire quelque chose.Même si ce n'est pas eux qui descendront dans la rue pour lutter, peut-être diront-ils au patron, demain: écoute, je ne suis pas d'accord avec telle solution des problèmes internes.Ils vont peut-être oser le dire comme moi j'ai osé dire à un moment donne des choses que je pense que je n'aurais jamais dites avant.C'est la première fois que j'engageais une action qui n'était pas l'organisation d'un parti, qui avait quelque chose de concret.Je calcule que le pauvre monde qui jusqu'ici, n'a pas eu un mot à dire, peut-être pourra-t-il dire quelque chose.PAUL BOURBEAU - On assiste à la détérioration du sentiment d'impuissance qui nous dominait tous.Actuellement, il y a un élan, une prise de con-science chez les gens qu'ils sont puissants, qu'ils peuvent faire quelque chose et qu'ils ont le moyen de le dire.On assiste aussi à un phénomène de solidarité inconnu jusqu'à présent car chacun se définissait en fonction de son moi, de sa petite vie et non pas par rapport aux autres.Il y a une nouvelle situation de rapport entre les individus, donc de nouvelles structures.On assiste à un chambardement dans les liens traditionnels, à l'établissement d e nouveaux rapports.On assiste à la création d'un nouvel homme québécois; ce nouvel homme existe dans plusieurs CEGEP, dans des institutions universitaires qui ont réalisé des actions, qui se sont interrogés.Le nouvel homme québécois existe aussi à l\u2019intérieur des syndicats, parce que les centrales ont aussi commencé l'action politique.LOUISE VANDELAC - Ce que ça a pu changer, c\u2019est tout le principe de l'autorité, le principe que Ton se sentait coupable devant les grands messieurs, les grands \u201cboss\u201d.Le principe qu\u2019on ne se sentait pas chez nous.Là c'est notre collège et c\u2019est bien différent.Ensuite, les parents: on a eu une assemblée de parents l'autre jour cl c'était drôle.Les parents se sont \u201cengueulés\u201d dans la salle et ils étaient pas mal sauvages ; les étudiants eux, étaient d\u2019un calme, mais d'un calme! Ils n'ont pas dit .un mot, aucune intervention houleuse, lien.Les parents étaient tous très surpris, ils se disaient entre eux: \"Les étudiants sont drôlement plus adultes que nous\u201d.Ça démontre que les étudiants, c'est pas seulement des petits enfants: jouez dans votre cour avec vos bébellcs.On a aussi affaire à un ancien scheme de valeurs : les professions libérales étaient extrêmement valorisées par rapport aux travailleurs.Alors, si quelqu'un était avocat ou notaire, etc.c\u2019était très, très beau.Mais ça change.LA PRESSE \u2014 Est-ce que ça ne reste pas le cas puisqu'il y a une majorité dos étudiants qui s'en vont vers l'université?LOUISE VANDELAC - Oui c'est encore !e cas, parce que ces gens-ià on; été orientés par tout le schème social ancien.Mais il y a un retour vers les ouvriers.On a assisté au phénomène d e s collèges classiques où tous les gens avaient quasiment honte, tu sais, que leurs parents soient ouvriers.Aujourd'hui, les gens essaient de se serrer les coudes; les gens n'ont pas peur de leur rang social; s'il y en a qui sont bourgeois, ils n'ont pas peur de le dire, ni si c'est des ouvriers et ça, je pense que c'est très important.CLAUDE LAMARCHE -Dans mon milieu à moi, tout ce phénomène de contestation a certainement permis un début de remise e n question.L\u2019étudiant, grâce à ce phénomène qui s'est produit, a vraiment pu se remettre en question, a pu s'interroger sur des problèmes bien précis.Je pense que ça le réveille et je pense que ça peut lui permettre de développer chez lui le mécanisme de Tauto-critique.C\u2019est indispensable dans la société nouvelle qu\u2019on a créée.Les parents, dans mon milieu à moi en tous cas, je pense qu\u2019eux aussi vont commencer à se remettre en question.La question de l'autorité: je pense que de plus en plus l'autorité a conscience du pouvoir étudiant, de la valeur de l'étudiant et au fur et à mesure des années, lorsqu'il va y avoir négociations entre l\u2019étudiant et l'autorité, il y a beaucoup plus de chances que ce soit d\u2019égal à égal qu'auparavant.MICHEL PAQUET - Le syndicalisme étudiant va prendre un nouvel essor avec le mouvement qui est né il y a environ une semaine parce que les étudiants commencent à réaliser que mettre un président en tête de l'association des étudiants, et attribuer à ce président le droit de prendre des décisions au nom des étudiants, c'est une chose qui no se fait pas.C'est ce qui a fait un peu rire les autorités, quand on leur a dit qu'on n \u2018é t a i t nullement mandatés pour prendre des décisions au nom ries étudiants, que les étudiants eux -m é m e s prenaient leurs décisions.On pouvait se faire le porte-parole des étudiants sur ce qu\u2019ils avaient déjà fait, mais on ne pouvait absolument pas prendre des decisions à leur place! Je sais qu'un certain groupe de parents ont analysé la gravité de la situation et sont prêts à faire de- démarches auprès des autorités pour que les problèmes soient réglés.L'autorité doit prendre conscience qu\u2019il est temps que les étudiants prennent part aux décisions qui se prennent dans un institut quelconque.Et puis, je crois que ce phénomène-là va jouer beaucoup en faveur des étudiants.JEANINE DALLAIRE - Les étudiants né pourront pas retenir, quand ils reprendront leurs cours, à l'ancien régime et dire: on se croise les bras, on prend notre crayon et on prend des notes comme on fai- sait avant.Je pense que les étudiants n\u2019accepteront plus ça.Ça commencera peut-être par des concessions, mais les concessions seront de moins en moins nombreuses, et les étudiants prendront de plus e., p,us ur aller, on ne sait où!\u2019 Et c'esl aussi l'argent du public que mon père paie, que tout le monde paie, particulièrement l\u2019ouvrier salarié.LA PRESSE \u2014 Tu veux dire que le système qui marche mal coûte aussi cher que le système qui ne marche pas.JEANNINE DALLAIRE Oui.On ne sait pas où il mène.Alors, je me dis qu'on arrête une semaine ou un mois, on perdra peut-être des millions, mais on en a perdu d'autres et si c'est pour les récupérer, tant mieux! LOUISE VANDELAC - A part, ça, est-ce que le gouvernement s\u2019est gêné au début de Tannée pour nous faire manquer trois semaines de cours, parce que les constructions n'étaient pas finies?Et ça à l'cchel-le de la province, ça s'est fait un peu partout.I.es mesures auraient pu être votées bien plus tôt et on n'aurait pas perdu deux ou trois semaines de cours.CLAUDE LAMARCHE - I! ne faut pas oublier que l'éducation ce n'est pas nous qui la payons.C'est tout le monde.Monsieur tout le monde.Si Monsieur tout le monde est intéressé à ce que dans trois ou quatre ans on devienne des chômeurs instruits, c'est son affaire.Moi, j'aime autant qu\u2019on paie ce que ça coûterai! présentement pour qu'au moins on ait une certaine garantie que dans trois, quatre ans on ne détienne pas des chômeurs instruits.Parce que là, Monsieur tout le monde aura vraiment l'impression d'avoir pris son argent et de l\u2019avoir jeté dans une poubelle.Ce qu'on a voulu faire nous attires, c\u2019est pour que vous n'ayez pas l\u2019impression que votre argent va être jeté dans une poubelle ! { 1 m 10/LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 21 OCTOBRE 1968 EATON au NIVEA U du MÉTRO OCTOBRE EN MARCHE ?v*w\t< IgSft il petit prix! 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s'agis- ait ri une nie - n e exceptionnelle.Le minis're M Robert Lussier, a même parié d'un \"cas ii exception\", A tel point qu' .ne requr\u2019> en injonction a rte réclamée soir- prétexte q,.e ie ministre et que la Commission municipale de Québec avaient outrepassé leurs droits et qu'ils avaient agi illégalement.Dr plus, encore une rxcrjv i mi .Quebec avait décrété que non seulement les électeurs-proprietaires mais aussi i*s locataires qui paient d> \u2022 taxes a Saint-Michel auraient aussi droit rie vote.lit, au -utplus, tous le-, votants se devaient de s'idemi fier obligation qui n'est même pn- content e dans la loi des.cites pi villes.Si le voir avail été négatif, e* s:-adiré contre l'annexion, !«- ministre et le ministère «e seraient vus dans la nécessité rie \"prendre leur pilule\" et de s en tenir a ia stricte légalité a l'avenir, au risque qu* les leiermdums s* déroulent plus ou moins honnêtement.La ville de Montréal Le tandem Drapeau-Saulnier était aussi grandement impli-q.ié dans ce referendum, l.e \"oui ' plus majoritaire que prevu accordé hier permet aux administrateurs de Concordia de réaliser a nouveau leur projet 'Tue ile, une ville\".La perte de Sou\" Michel, ad-venact un \"non\" massif rie la population, aurait p aralvsé grandement tes visées annexionnistes des fondaient s et maltrfs du Part i riviqvt» de Montreal Saint-Miche apres tout, est la sixième plus populeuse ville de tout le Quebec.BAS PRIX 17c ANNIVERSAIRE AU PAVILLON COLONIAL PARLEZ AVEC PLUS DE CONFIANCE ¦\tEXPRIMEZ-VOUS ! 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Je fais tellement confiance aux grandes personnes.Quelqu'un pourrait-il me faire confiance et venir me chercher ?Une crèche, ça n'est pas comme une vraie maison vous savez, Je vous embrasse, Michel prendre un enfant dans leur foyer n auront qu à communiquer avec la Société d'adoption et de protection de l'enfance, 874 est, rue Sherbrooke.Tél.527-2331 \u2014 Aujourd'hui, nous vous présentons MICHEL et BERTRAND.Eux aussi sont à la recherche dune famille.Si je pouvais donc être irrésistible ! Moi.je suis un petit tenace mais j'aimerais encore mieux être du genre irrésistible.Si ma photo parait aujourd'hui, c'est justement que je voudrais trouver quelqu\u2019un qui ne me résiste pas.Quelqu'un qui me donnerait, dans un climat de liberté et d'affection, une nouvelle sécurité.Ainsi je pourrais exercer à ma guise mes aptitudes à la taquinerie et a la joie.Si vous cherchez un petit garçon aux yeux et aux cheveux bruns, âgé de trois ans et demi, sachez qu'il en existe un.tout \u201cprès\u201d et tout \u2018'prêt\u201d à vous égayer.C'est moi, Bertrand Elle mesure 14 pouces, a des yeux qui bougent, prend le biberon et mouille sa couche.Elle peut être brune ou blonde.«lues supérieurs que parmi les inférieurs.Le Dr Way a attribué ce fait à un degré plus élevé de propreté chez les groupes supérieurs.Le cancer de l'utérus pourrait être une forme de maladie vénérienne HALIFAX 'PO - l-n médecin britannique déclare que les femmes de moeurs légères sont plus sujettes au cancer de l'utérus que les femmes qui mènent une vie plus conforme a la morale.lyc Dr Stanley Way, de Newcastle.en Angleterre, a déclaré lors d'une reunion de la Société américaine ries obstétriciens et gynécologues, que le cancer de l'utérus pourrait être une forme de maladie vénérienne.il a basé ses affirmations sur des études nombreuses.1! est prouvé, a-t-il dit, que le: femmes qui ont plus d'un partenaire sexuel, ainsi que celles qui ont commence leurs activités sexuelles très jeunes, sont habituellement parmi le pourcentage ries victimes du cancer rie l'utérus.Plus le nombre de partenaires est élevé, plus la femme a rie chances de contracter cette maladif.Le cancer de l\u2019utcrus est également moins fréquent parmi les groupes socio-économi- AUX GALERIES WESTMOUNT SQUARE Les24,25,et26 Octobre ¦ Parmi les poupées à accessoires, celle-ci est intéressante, avec sa chaise berçante qu'on transforme en table d'enfant, en poussette ou en traîneau.qu it concentrera la publicité sur trois jouets nouveaux- \u2014 l'ne poupée qui boit son biberon dans .heures, je dois laver les couches, a 2 heures lever le plancher, etc., e'c.\".Fa 'es un mémo ; A deux heures, appeler le =lcmbier, donner nsa commande avant qua're heures; ne pas oublier les chemises de Loulou chez le nettoyeur.C est 53 que l'on appelle se \"libérer les ménin* Pour récupérer en fin de journée ; Vous travaillez debout, vous restez constamment sur place, vous bavez pas beaucoup d'exeroce.Prenez cmq petites minutes pour faire le mouvement suivant : debout, élevez vos bras au-dessus de la tète,- penchez-vous douce-fnenf, CJ CUC®TT,
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