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Titre :
La semaine à Radio-Canada
Dans sa revue, Radio-Canada présente au public sa programmation radiophonique et télévisuelle (à partir de septembre 1952), y compris l'horaire et des articles sur les émissions, sur les oeuvres diffusées ou interprétées, sur leurs auteurs, ainsi que sur les vedettes médiatisées.
Éditeur :
  • Montréal :Société canadienne du microfilm
Contenu spécifique :
dimanche 20 juillet 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Ici Radio-Canada. Culture, information ,
  • Ici Radio-Canada. Divestissement ,
  • Ici Radio-Canada. Horaire ,
  • Ici Radio-Canada. Jeunesse ,
  • Ici Radio-Canada. Madame
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La semaine à Radio-Canada, 1952-07-20, Collections de BAnQ.

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a Aemaine RADIO-CANADA l ’ H E B 0 0 m R D fl I R E DU RÉSEAU f R fl n ( R I S Vol.Il, No 41 Montréal DU 20 JUILLET AU 26 JUILLET 19 5 2 $2.par année M.Augustin Frigon La radio canadienne perd en M.Augustin Frigon l'un de ses créateurs, celui qui a toujours été au premier plan à chacune des étapes de sa rapide évolution.Son influence a commencé de s’exercer dès 1929 et elle n’a cessé de grandir jusqu'à sa mort, le 9 juillet, 1952.M.Frigon avait rempli de très hautes fonctions avant de s’affirmer comme la personnalité dominante dans le domaine de la radiodiffusion.Les nombreux titres qu’on lui avait conférés indiquent qu'il jouissait d'une grande réputation; les témoignages que l'on a recueillis au lendemain de sa mort rappellent encore ce prestige, mais ils souligent également en quelle estime le tenaient tous ceux qui l’avaient approché.Au mois de décembre dernier, à la suite d’une grave maladie, M.Frigon avait quitté le poste de directeur général de Radio-Canada, qu’il occupait depuis huit ans, pout assumer les nouvelles fonctions de directeur des projets, où il pouvait, tout en préparant l’avenir, faire bénéficier la Société de sa vaste expérience.(Suite tu quatrième page) Pag* 2 LA SEMAINE À RADIO-CANADA Marthe Létourneau a la chance de parcourir le monde en chantant La vedette du prochain spectacle de "Gaîté parisienne" ira en Israël avant de retourner à Paris où elle poursuivra ses études.Les voyages occupent une grande part dans l'existence de Marthe Létourneau, l’excellent soprano canadien.Il y a quelques mois, elle revenait d’un séjour prolongé à Paris.Dans quelques jours, elle partira à nouveau mais cette fois pour une tournée d'un mois en Israël puis elle se rendra à Paris pour une autre année au moins afin d'y poursuivre ses études vocales."Mon premier séjour à Paris dura 16 mois, nous dit Marthe Letourneau, et je dois avouer que ces mois me parurent bien courts.Dans une ville comme Paris, le travail le plus difficile devient un plaisir et les jours passent avec une étonnante rapidité.” La chanteuse nous apprend qu elle a eu l'avantage de travailler avec Pierre Bernac, cet interprète inégalé de la mélodie française.Elle a eu l'honneur d'être accompagnée au piano par le compositeur Francis Poulenc de qui elle reçut des félicitations pour l'interprétation de ses compositions.— Poulenc écrit magnifiquement pour la voix, dit-elle.Le seul inconvénient est qu'il a surtout écrit pour voix grave et qu'il a fait peu de mélodies pour soprano.— Parlez-nous de cette tournée que vous allez faire en Israël ?— Je ferai partie d’un ensemble choral d'une quarantaine de voix qui se rendra dans ce nouveau pays pour représenter le Canada à un grand festival de musique chorale.Parmi les chanteurs qui feront partie du groupe, il y a Joseph Rouleau, basse, Noël Denis, baryton.Edouard Wooley, ténor, et plusieurs autres de langue anglaise et française.Nous interpréterons plusieurs arrangements de folklore canadien.Mlle Létourneau nous parle ensuite de ses activités au Canada au cours de la saison Dès son retour d'Europe, elle était engagée par les Variétés Lyriques de Montréal pour une série de représentations de Student Prince.Elle donna également plusieurs concerts et se fit entendre à la radio et participa à des représentations de Rigoletto avec L'Opéra National de Québec."J'aime beaucoup le rôle de Gilda dans cette oeuvre, dit Mlle Létourneau.Trois causeries Trois écrivains seront entendus au réseau Français, cette semaine.Lundi soir, à la Revue des Arts et des Lettres, (10 h.15 à 10 h.45) Gérard Pelletier parlera des "intellectuels et des hommes d'argent", sujet qui l'amènera à étudier l'attitude de l'intellectuel à l'égard du problème social.Mardi soir, à 10 h.15, Pierre Emmanuel fera la revue de la saison théâtrale à Paris, qui a abondé en créations d'oeu-vies de tout genre et de toute qualité.Jeudi soir, toujours à 10 h.15, Salvator Catta parlera d'un écrivain qui eut son heure de célébrité et que certains jugent injustement oublié : René Bazin.J'ai eu le plaisir de l'interpréter à Montréal sous la direction d’Emil Cooper avec la troupe de l'Opera Guild.C'est un des plus beaux souvenirs de ma carrière." Marthe Létourneau est née à Québec mais vint habiter Montréal où elle commença d'étudier le chant, à Page de 17 ans, avec Salvator Issaurel.Elle débuta aux Variétés Lyriques dans Les Contes d’Hoffmann avec Jacques Gérard.A l’Opéra-Comique de Montréal, elle chanta Mireille et Le Voyage en Chine.Québec l'entendit dans La Fille du Ré-filment et La Fille du Tambour-Major.La jeune artiste partage ses activités entre la scène lyrique, le concert et la radio.Elle a donné trois récitals à l’Auditorium le Plateau et deux au Palais Montcalm de Québec.Elle fit aussi une tournée dans la région du Saguenay.Les auditeurs du réseau Français de Radio-Canada ont entendu plusieurs récitals de ce soprano qui a également été vedette de l’une des émissions des Radio-Concerts Canadiens.Wilfrid Pelletier sera de nouveau au pupitre de l'orchestre des Concerts Symphoniques de Montréal pour le quatrième de cinq concerts donnés au cours de l'été.Ce concert sera retransmis au réseau Français de Radio-Canada le mardi, de 8 h.30 à 9 h.30 du soir.ROSE BAMPTON qui chantera des airs d'opéra au Concert du Chalet que Wilfrid Pelletier dirigera mardi.Deux solistes participeront également à rémission, Rose Bampton, soprano, et Pierre Boutet, ténor.Le programme entier sera consacré à l'opéra.Madame Bampton chantera La Scène du Miroir de Thais et La Scène de la Lettre de Werther, deux opéras de MARTHE LÉTOURNEAU, sur le naître qui la ramenait récemment d'Europe, où elle doit retourner lia Israël.Avant son départ pour l'Europe et l'Etat d'Israël, Marthe Létourneau sera entendue dimanhe soir, à 8 heures, dans le rôle d'irma, de l'opérette Le Grand MoroI d'Edmond Audran, qui sera à l'affiche de l'émission Gaîté Parisienne.Quelques jours après, elle quittera le Canada pour l'Europe grâce à une bourse du Gouvernement de la Province de Québec.Jules Massenet ainsi que l'air AI; churn ano Mi nu de lu Bohème de Puccini.De cet opéra, Pierre Boutet chantera l'air de Rodolphe Che gelida manina puis les deux artistes uniront leurs voix dans O soave fanciulla, le duo de Mi-mi et Rodolphe au premier acte de cet opéra.L orchestre jouera l'ouverture de Bsnrenuto Cellini de Berlioz, Introduction et Polonaise de Boris Godounoff de Moussorgsky ainsi que trois danses de L.t Fiancée Vendue de Smetana.On entendra successivement Polka, Furiant et la Danse des Comédiens.Le public canadien connaît bien Rose Bampton qui s'est fait entendre à l'opéra et au concert.Quant à Pierre Boutet, les auditeurs du réseau Français Font souvent entendu en récital, aux émissions Nos Futures Etoiles ainsi qu’avec la troupe d'opéra de Radio-Canada.Les pages de Massenet et de Puccini que l'on entendra comptent parmi les plus belles du répertoire lyrique.Si Thais et Werther ne connaissent pas la popularité de Manon, ils contiennent des passages d'une très belle inspiration, comme les deux scènes qui seront interprétées par Rose Bampton.Quant à La Bohême, il faut admettre que c'est là un chef-d'oeuvre de Puccini qui n’est pas près de disparaître du répertoire.Il faut féliciter le chef d'orchestre de reprendre des pages un peu moins familières comme la dramatique et belle ouverture de Berlioz ainsi que la Polonaise de Moussorksky que l'on entend au troisième acte de Boris, l'un des grands opéras de tous les temps.Rose Bampton et Pierre Boutet au prochain Concert du Chalet "Le Grand Mogol" d'Edmond Audran Edmond Audran doit sa célébrité à une seule opérette, La Mascotte, qui est devenue un classique du genre.Pourtant, plusieurs des autres opérettes qu'il composa ont également eu beaucoup de succès comme Le Grand Mogol, créé en 1876.Cette dernière oeuvre sera à l'affiche de Gaîté Parisienne dimanche, à 8 heures du soir, aux réseaux Français et Trans-Canada de Radio-Canada.Les premiers rôles seront tenus par Marthe Létourneau, soprano, Jean-Paul Jeannotte, ténor, Fernande Chiocchio, mezzo-soprano et Robert Savoie, baryton.Les choeurs et l’orchestre seront sous la direction de Jean Deslauriers.Gaîté Parisienne est réalisée par Marcel Henry.Suites de Ravel j et de Roussel ts t< q L'orchestre des Petites Symphonies s jouera "Le Tombeau de Couperin" et la "Petite Suite".d La clarté et la grâce, deux qualités bien françaises, se retrouvent dans la musique de Couperin et celle de Ravel.Dailleurs, ce dernier professait la plus vive admiration à l'endroit de son illustre prédécesseur.En hommage à Couperin, Ravel commença, en 1914, la composition d'une suite pour piano qu'il intitula Le Tombeau de Couperin.Cette suite était composée de six mouvements, dans la tradition des suites de Couperin et comprenant un prélude, une fugue, une forlane, un rigaudon, un menuet er une toccate.La guerre interrompit son travail et la suite ne fut complétée qu'en 1917 alors que Ravel dédia chacun des mouvements à la mémoire de camarades morts au champ d'honneur.Peu après, Ravel choisit quatre mouvements de cette suite et en fit une version pour orchestre qui fut jouée aux Concerts Pasdeloup, le 28 février 1920, avec Rhené-Baton au pupitre.Le Tombeau de Couperin sera interpiété par l'orchestre des Petites Symphonies, sous la direction de Roland Leduc, dimanche, à 10 heures du soir.Il F 9 H il d< si t( P1 d< d< ch lé et Comme d habitude, l'émission sera entendue aux réseaux Français et Trans-Canada ainsi qu'au réseau américain (,| Mutual.j Pour compléter le programme, Roland Leduc dirigera une autre oeuvre d'un compositeur français, la Petite Suite ri ()p.39, d Albert Roussel, qui comprend 11 trois mouvements, une aubade, une pas- ™ to raie et une mascarade.nu Albert Roussel mourut à Bordeaux en 1937.Il n'a laissé qu'une petite d quantité d'oeuvres mais toutes sont cm- rt preintes d'une forte personnalité.Son |-( nom apparaît de plus en plus fréquent-ment aux programmes des orchestres et hc des solistes.p( DU 20 AU 26 JUILLET 1952 Page 3 Yves Thériault livre une furieuse bataille de mots Et il remporte une autre victoire avec "Languirand" que l'on entendra aux "Nouveautés dramatiques".Il y développe une situation puissamment dramatique.Yves Théridult ?Un diable d'homme.Il vous mitraille les mots, il vous fait éclater les plus dures situations, et situations dramatiques si jamais il en fut.Quand il y a longtemps qu'on ne l'a pas lu, ou, plutôt entendu (car, du Thériault, ça s'entend même quand on le lit bien seul au coin du feu) on se dit qu'il écrit à coeur de jour ou à coeur de nuit et que c'est vraiment trop.Ce serait vraiment trop .Mais écoute/ son Languirand à la prochaine émission des Nouveautés dramatiques, vendredi soir, à 9 heures 30.Il serait étonnant si cette bataille de mots ne retenait pas l'auditeur autant qu'un combat de champions.Mais il y a plus.On échange toujours des coups durs dans un texte de Thériault, mais ce n'est pas cela le fond de l'histoire.Une autre image de la vie surgit à l'arrière-plan, et bientôt le spectateur devient aussi passionnément intéressé à connaître la forme définitive qu'elle prendra qu’à voir se dénouer la situation de premier plan.Dans Languirand, comme dans d'autres histoires de Thériault, c'est le souvenir d'une femme, la lente évocation d'un amour, qui aide à constituer cette image plus nuancée et plus profonde de la vie.Yves Thériault a rarement proposé avec autant de bonheur une situation qui ne pouvait être imaginée que par un dramaturge-né.Après un moment, l'auditeur s’aperçoit qu'il se trouve en présence de deux hommes qui jouent aux cartes sur une terrasse de café, dans quelque port de la Méditerranée.Un jeu innocent, un simple prétexte pour parler, pour évoquer le passé.Mais, dans ce passé, il y a des grondements de tonnerre, il y a une femme qui apparaîtra pour transformer les paisibles joueurs en de sauvages adversaires.Et le récit va droit son chemin, avec quelques repos, de rares reprises, mais inéluctablement, comme s'accomplissait le Destin chez les Anciens.En une demi-heure, mais sans jamais se précipiter, l’histoire atteindra à son dénouement-surprise qui sera à la fois un élargissement de la perspective que nous proposait l'auteur.Dans cette rigueur du développement dramatique s’exprime un tempérament.Ecrire, c'est un combat pour Yves Thé- riault.I! a assez souvent dit que la langue française lui paraissait rebelle, qu'il se méfiait de ses subtilités.Il avouera encore qu'il est un autodidacte, qu'il a quitté l'école à 16 ans, mais si la langue lui est rebelle, c'est aussi parce qu'il a quelque chose à lui faire dire et qu'il entend la soumettre à sa volonté.Et dans cette langue drue, aux phrases brèves, des mots sonnent clair et fort avec toute la chaleur de l'émotion : "Partir, pour elle, (a signifiait manger du grand large et boire des embruns et fendre le vent et porter sa joie partout oit ça parle les autres langues et (a vit les autres vies”.Ou, encore : "La veille, il faisait soleil, comme aujourd'hui, beau soleil habile qui couvrait tout.Ca faisait une large image sereine de tout ce port.Et la mer était bleue à faire mourir.Et les grands navires ne se balançaient plus .Pendant que Guy Beaulne dirige les répétitions de Languirand, Yves Thériault fait claquer son clavigraphe.Il a du pain sur la planche ! Il achève son quatrième roman, Les Gerbes sont lourdes, et il a aux deux-tiers terminé son premier roman écrit directement en ) I ES IHÉRIAULT au combat.La machine reçoit de durs coups, de la gauche comme de la droite, et les mots sortent drus.anglais : II alk I oward the Valley, qui a pour héroïne une petite Canadienne française de 14 ans.ht puis, d autres sketches viendront s ajouter aux centaines qu'il a déjà écrits.Et bientôt, le Théâtre du Grand Prix présentera sa pièce.Le Samaritain, qui lui a mérité le premier prix du Concours dramatique du réseau Français.La création d’un conte fantastique d'Anne Hébert "Les Invités au procès" seront à l’affiche du Théâtre du Grand Prix.L’auteur décrit un monde où chacun s'abandonne à ses plus secrets désirs.Un documentaire de Flaherty au Wednesday Night Le Théâtre du Grand Prix du réseau Français nous offrira dimanche soir, à 9 heures, un récit fantastique d'Anne Hébert, Les Imités au procès.Cet écrivain, qui retenait l'attention il y a quelques années par un recueil de poèmes d’adolescence, Les Songes en équilibre, n'a cessé, depuis, d'explorer son univers et de conduire le lecteur toujours plus loin sur des chemins qui s'enfoncent dans le mystère.Les derniers poèmes d'Anne Hébert, publiés dans diverses revues, ont l'accent des témoignages de vie, de ces récits de voyages intérieurs, variés et inattendus.Dans ces poèmes souvent dépouillés, le trait se fait toujours plus précis et pénétrant.Anne Hébert a encore publié un recueil de contes.Le Torrent, et, en 1931, elle obtenait l'un des prix David avec une pièce encore inédite.Les Imités au procès — pièce qu’a retenue le jury du Concours dramatique du réseau Français — est un conte qui, nous avertit l'auteur, "se passe au Moyen-Âge, à cette époque où voisinaient.sur la terre, de douces saintes de vitrail et de ténébreux sorciers”.Dans un monde rongé d'ennui et de remords, le diable donne à chacun l'occasion de se livrer à ses plus secrets désirs.Un sabbat s'organise dans l'auberge depuis longtemps abandonnée du Père Salin.>.»* • •• ANNE HÉBERT, l'auteur des Invités au procès, qui collabore depuis longtemps à une émission dramatique du samedi soir : À travers le temps.Ce vieillard morose, qui se croit un Juste, a un fils, dont il a fait son esclave, et deux filles : Aude qui commence de rayonner en silence et que la Beauté guette comme une proie, et la vilaine petite Ba, noiraude et crêpelée, qui a des gestes très humbles, qui semblent hors du temps, à force d'étonnement triste.La cour de l’auberge sera subitement transformée en un jardin enchanté où seront irrésistiblement entraînés tous ceux qui ont au coeur un mauvais désir : "dans un village, soudain, un seul homme est touché.On le voit, au milieu de son travail, qui lève le nez et renifle longuement.Il se met en route.Il s'agit de suivre le vent et de ne pas perdre la piste.Parfois, ils sont deux ou trois qui en ont gros sur le coeur et qu'une odeur pourrie fait lever comme des rats.”.Et l’on voit se réunir à l'auberge du Père Salin des gens de toutes conditions.Dans ce jardin, les désirs ne tardent pas à se réaliser, les destins à s'accomplir, et le sabbat se déroule à une allure vertigineuse.Mais ce conte s’intitule Les Imités au procès, et l'on attend avec impatience le jugement qui mettra fin au cauchemar.Les symboles abondent dans ce conte d'Anne Hébert : une image éclate pour nous en découvrir une autre plus mystérieuse, comme si le jeu consistait à dévoiler successivement les secrets du coeur humain.Nous pénétrons dans un univers poétique dont il faut accepter le' lois particulières pour comprendre l’action qui s'y déroule, ou, plutôt, qui s'y développe par bonds.Guy Beaulne assurera la mise en onde des Imités au procès.La disparition récente de Robert Flaherty priva le monde de l’un des plus grands cinéastes.La prochaine émission du II ednesday Night, mercredi, au réseau Frans-Canada, présentera un montage, Portrait of Aran, dans lequel Flaherty retourne visiter ses amis de l'île d Aran, à I ouest de I Irlande, où il réalisa son film Man of Aran.Ceux qui syntoniseront le poste CBM mercredi, à 9 h.30 du soir, pourront entendre des chansons, des danses et la voix des habitants de cette île au large des cotes de l'Irlande, que le film de Flaherty a fait connaître.Cette émission évoquera la figure du grand cinéaste disparu qui laissa au monde des chefs-d'oeuvre comme Louisiana Story et Nanook of the North.Le Wednesday Night reprendra également une émission présentée en janvier dernier sous le titre The Best of All Possible Worlds, qui est une adaptation dramatique et musicale de Candide de Voltaire.Mavor Moore, qui a adapté l’oeuvre, a reçu beaucoup de témoignages élo-gieux et c'est ce qui a décidé Radio-Canada à offrir cette reprise.La distribution sera sensiblement la même avec Patsy O Day qui reprendra le rôle de Cunégonde et Pegi Brown, celui de Cacatnbo.L'auteur de l'adaptation a su conserver toute la verve satirique de l'écrivain français. Pag* 4 LA SEMAINE A RADIO-CANADA LA CARRIÈRE DE M.AUGUSTIN FRIGON (Suin' de la première page ) M.Augustin Fripon, cjui a été directeur général de Radio-C anada de 19-11 jusqu'au mois de décembre dernier, était né à Montréal en 1888.Il s'inscrivit à l'Ecole Polytechnique et, reçu ingénieur civil en 1909, il poursuivit ses études pendant un an au Massachusetts Institute of Technology, puis il fut nommé professeur d'électricité à l’Ecole Polytechnique, chaire qu il conserva jusqu'en 1928.Toutefois, il abandonna temporairement l’enseignement, de 1920 à 1922, pour se remettre à l'étude, en France, cette fois.Il obt nt le diplôme d’ingénieur en électricité à l'Ecole Supérieure d’Electricité de Paris et le titre de docteur ès sciences de la Sorbonne.De 1923 a 1933, il fut directeur des études à l'Ecole Polytechnicjue et, de 1933 à sa mort, président de la Corporation de Polytechnique.M.Frigon a encore rempli d'importantes fonctions dans 1 enseignement et dans d'autres domaines.Il fut membre du Conseil national des recherches (1923-39), membre du Comité catholique de l’instruction publique dans la province de Québec (depuis 1923), directeur général de l'enseignement technique dans la province de Québec ( 1924-33), directeur de 1 Institut scientifique franco-canadien (depuis 1926), membre de la Commission des écoles catholiques de Montréal (1929-35), secrétaire de "La Revue trimestrielle canadienne' (1915-35) et directeur de la revue "Technique” ( 1924-35).M.Fr gon a encore déployé une grande activité dans l'exercice de sa profession.Il fut ingénieur conseil de la Commi ssion des services publics du Québec (1910-17); co-fondateur du bureau d'ingénieurs conseils Surveycr et Frigon ( 1912-17); gérant et ingénieur de la Canadian Seigwart Beam Company ( 1915-17); président de la Commission électrique de la Ville de Montréal ( 1924-35); membre de la Commission Lapointe d'enquête sur l’électricité dans la province de Québec ( 1934) et président de la Commission électrique du Québec ( 1935-36) qui fut créée par suite du Rapport Lapointe; et directeur du Service canadien d information ( 1945-47).L influence de M.Frigon fut particulièrement grande dans le domaine radiophonique et, surtout, dans l'organisation de la radio canadienne.Il fut membre de la Commission royale de la radiodiffusion, mieux connue sous le nom de Commission Aird, qui a parcouru l’Europe et l’Amérique en 1928 et 1929.Les recommendations de cet organisme devaient conduire à la création de la Société Radio-Canada, le 2 novembre, 1936.M.Frigon en fut nommé le directeur général adjoint.En 19 H, M.Frigon recevait la médaille Julian C.Smith de 1 Engineering Institute of Canada et, en 1946, Sa Majesté le roi Georges VI le créait Compagnon de l'Ordre de Saint Michel et de Saint Georges en récompense des immenses services qu'il avait rendus dans le domaine radiophonique pendant la guerre.Il fut président de 1 Association des anciens de l’Ecole Polytechnique, du Cercle universitaire de Montréal et de la section de Montréal de l'Engineering Institute of Canada.Il était également directeur de divers clubs et membre du bureau des directeurs de la Canadian Geographical Society.Il était aussi membre de 1 American Institute of Electrical Engineers, de la Société Française des Electriciens, de l’Intcr-American Association, de la Chambre de commerce de Montréal, du Montreal Board of Trade, de la Corporation des Ingénieurs professionnels, du Rideau Club, du Canadian Club, etc.M.Frigon avait épousé, en 1913, Elsie M.Owen qu'il laisse dans le deuil avec deux enfants : Raymond et Marguerite."Les Indes galantes" L un des plus grands succès de la saison à l'Opéra de Paris a été la reprise de l'opéra-ballet de Jean-Philippe Rameau Les Indes Galantes.C’est cette oeuvre que l'on entendra au cours de la première partie de L'Heure de l'Opéra, samedi, à 2 heures de l'après-midi, au réseau Français de Radio-Canada.Des extraits de cet opéra-ballet seront interprétés, sur disques, par Irène Joachim, soprano; Camille Maurane, ténor, et René Malvasio, baryton.On entendra aussi la Chorale Yvonne Gouverné ainsi que LOrchestre de chambre dirigé par Maurice Hewitt.Les parties que l’on entendra sont Prologue, Le Turc généreux, Les Incas du Pérou.Les Fleurs et Les Sautages.Chacune de ces parties comprend des airs, des musettes, rondeaux et autres danses de l'époque qui sont la partie purement chorégraphique de l'oeuvre.Les ouvrages lyriques de Rameau forment une partie importante de son oeuvre parce que ce sont tous des oeuvres de maturité.Son premier opéra, Hippolyte et Aride fut présenté en 1733 alors que le compositeur avait atteint l'âge de 50 ans.Plus tard, il donna Les Indes Galantes, Castor et Pollux ainsi que Dardanus.La scène lyrique française n'avait pas eu de tel maître depuis la mort de Lul-li, en 1687.Rameau, surtout connu comme théoricien, créa une véritable sensation en dépit de la banalité de certains de scs livrets.On admira surtout la richesse de son langage harmonique et "Die Fledermaus" ainsi que son sens du rythme et de l'effet purement orchestral.Certains intermèdes de ses opéras ont un caractère véritablement symphonique plaçant Rameau comme l'un des maîtres du théâtre lyrique français et le prédécesseur de Gluck, Cherubini, Berlioz, d'Indy, Debussy et Ravel.Le livret des Indes Galantes, dans le goût du temps, met en scène des sujets exotiques se rapportant aux Indes de I est et de l'ouest, pays nouvellement mis à la mode par leur récente découverte.La seconde partie de l’émission sera consacrée à l'opérette de Johann Strauss, Die Fledermaus.On entendra des vedettes de l'Opéra de Vienne et l'Orchestre Philharmonique de cette ville que dirige Clemens Krauss.Dans la distribution, on relève les noms de Julius Patzak.Hilde Gueden, Anton Dermota et Alfred Poell.Un récital MURIEL HALL Muriel Hall, contralto, et Jeannine Lachance, pianiste, participeront au prochain Récital Conjoint que le réseau Français présentera jeudi, à 10 heures 30 du soir.Tout récemment, Jeannine Lachance se voyait décerner le Prix d'Europe qui lui permettra de poursuivre ses études à l'étranger.Jeudi, elle interprétera la Sonate en sol mineur, Op.49 No 1 de Beethoven qui comprend un andante et un rondo Récitals d'artistes anglais réputés Grâce au Service de Transcriptions de la BBC à Londres, le réseau Trans-Ca-nada ( Poste CBM ) transmettra, à compter de dimanche, à 6 h.30 du soir, une série d émissions sous le titre Récital des Studios de Londres.On y entendra les instrumentistes les plus en vue de I Angleterre.La première émission mettra en vedette le pianiste anglais Kendall Taylor qui jouera la Sonate Op.57 en fa mineur, de Beethoven, ainsi que The Crys- tal Spring, d'après l'arrangement de Cecil Sharp, et I he Island Spell, de John Ireland.Kendall laylor est bien connu en Europe où ses récitals sont toujours goûté.» du public.En Angleterre, il a contribué à faire connaître la musique des compositeurs contemporains.Il est né dans le Yorkshire et dès l'âge de douze ans, il jouait de mémoire le Concerto en ré mineur de Mozart.G AS TON GAGNON, basse, qui sera l’imité au prochain Récital du dimanche matin, le 20 juillet, à 10 h.30.Ce jeune artiste s’est fait entendre plusieurs fois au réseau Français et a été l'un des finalistes de Nos Futures Etoiles.Il interprétera des oeutres de Giordan/.Monteverdi, Bach.Haendel, Schubert.Fauré et Poulenc.De ce dernier, il chantera le bref cycle Le Bestiaire comprenant Le dromadaire, La chèvre du Thibet, La sauterelle, Le dauphin, L'écrevisse et La carpe.Les poèmes sont de Guillaume Apollinaire.de piano et de chant ainsi que le Rondo Capriccioso de Mendelssohn.Muriel Hall consacrera son programme à des mélodies pour voix et piano de Gabriel Fauré, avec le concours de Rachel Fafard.On entendra successivement Li Chanson du Pêcheur.Le Secret, Au Bord de l'Eau.Automne et Aurore.Plusieurs critiques sont d'avis que Fauré a donné sa pleine mesure dans ses mélodies.On l'a même surnommé le Schubert français.Fauré peut certes soutenir la comparaison puisqu'il possède plusieurs des qualités qui ont fait de Schubert le plus grand compositeur de mélodies, à savoir la simplicité, la richesse de l'accompagnement et la fraîcheur de la ligne mélodique.La Semaine A RADIO-CANADA Publiée chaque semaine par la SOCIÉTÉ RADIO-CANADA Service île Presse et d’information C.P.6000 Montréal (UNiversity 6-2571 ) Directeur : Robert Élie Abonnement : $2 par année ( États-l 'nis, 13.50) Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa. DU 20 AU 26 JUILLET 1952 Page 5 LA SEMAINE AU RÉSEAU FRANÇAIS La Semaine à Radio-Canada donne le programme complet do réseau Français et elle indique les émissions locales des postes de Radio-Canada : CBI:, CBV et CB].Le réseau Français met la plupart de ses émissions à la disposition de ses postes affiliés.Des circonstances imprévisibles peuvent entraîner des changements après la publication de cet horaire.Le dimanche, 20 juillet 4.00—L'heure du thé Le lundi, 21 juillet 9.00— Radi
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