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Titre :
La semaine à Radio-Canada
Dans sa revue, Radio-Canada présente au public sa programmation radiophonique et télévisuelle (à partir de septembre 1952), y compris l'horaire et des articles sur les émissions, sur les oeuvres diffusées ou interprétées, sur leurs auteurs, ainsi que sur les vedettes médiatisées.
Éditeur :
  • Montréal :Société canadienne du microfilm
Contenu spécifique :
dimanche 12 août 1951
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Ici Radio-Canada. Culture, information ,
  • Ici Radio-Canada. Divestissement ,
  • Ici Radio-Canada. Horaire ,
  • Ici Radio-Canada. Jeunesse ,
  • Ici Radio-Canada. Madame
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La semaine à Radio-Canada, 1951-08-12, Collections de BAnQ.

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a semante RADIO-CANADA L’HCBDOmiIDHIRC DU RÉSEAU f R A H A I S ¦m.DU 12 AU 18 AOÛT 19S1 Montréal $2 par annéa Les bruiteurs au travail ( Page 2) ?Un portrait d'Alain Grandbois ( Page 3) ?John Barbirolli dirigera mardi "Les Plouffe" de Roger Lemelin (Page 8) J ES bruiteurs accomplissent à la radio un travail difficile et nécessaire.Ils doivent suivre toutes les indications de l’auteur et du réalisateur pour établir un décor exclusivement sonore qui donnera à I auditeur l’illusion de la réalité et viendra parfois préciser le sens des paroles.I.a pmme des bruits est illimitée : s’il est assez facile de faire claquer une porte au bon moment, le premier venu ne pourrait nous faire sentir, en quelques secondes, que les personnages se trouvent au bord d’un lac, rafraîchis par une légère brise.Les bruiteurs disposent d’instruments étranges et d’une nombreuse collection de disques où se trouvent gravés les bruits les plus divers.On en voit trois sur notre photo pendant une émission dramatique.Ce sont, de gauche à droite: Alphée Loisellc, Fernand Quirion et Jacques Hardy.• Roger Lemelin a encore confié à André Giroux l’adaptation de son deuxième roman.Les Plouffe, que l’on entendra dimanche soir, à l’émission des Grands Romans canadiens.Quelques jours plus tard, soit vendredi soir, une pièce d’un autre jeune écrivain canadien sera présentée à l’émission des Nouveautés dramati- sa brigade du bruit intervient dans la conversation.Hues.Il s’agit du Naïf de Lomer Gouin qui a obtenu l’une des Canadian Radio Awards.Plusieurs concerts symphoniques seront entendus cette semaine.Dimanche soir.Beth Lipkin.pianiste, jouera le concerto en la majeur de Mozart; mardi soir.Sir John Barbirolli dirigera l’orchestre Hallé; vendredi soir, Andrée Thériault, soprano, sera l’invitée à l’émission des Belles Mélodies françaises dont l’orchestre est sous la direction de Jean Bcaudet; samedi soir, enfin, Jean-Paul Major, flûtiste, jouera avec l’orchestre de Pastorale que dirige Giuseppe Agostini.• A son troisième récital sur piano Clcmenti, vendredi soir, John Newmark jouera une oeuvre d’un élève peu connu de Lully, Marin Marais, et une Ouverture dans le style de Haendel de Mozart. Pag* 2 LA SEMAINE À RADIO-CANADA Les bruiteurs doivent faire preuve d'audace et d'imagination La radio ne saurait se passer d'une brigade du bruit qui doit se porter au secours des auteurs à la recherche d'effets inusités.Marjolaine Hébert mm Reprise d'une farce de Lomer Gouin: Le Naïf' Cette pièce, créée aux "Nouveautés dramatiques", a obtenu un premier prix au concours de la radio canadienne.• Vendredi soir à 9 h.30, aux Nouveautés dramatiques, le réalisateur Guy Beaulne reprendra la farce de Lomer Gouin intitulée Le Naïf.Cette oeuvre, représentée pour la première fois au Théâtre du dimanche de Radio-Canada, le 27 août 1950, sous la direction de Mme Berthe Lavoie-Fortin, a remporté le premier prix dans la catégorie des émissions locales au récent concours des Canadian Radio Awards.Le jeune auteur de Polichinelle, fantaisie poétique créée au Gesù en 1949 et qui obtint un très vif succès à Montréal et dans toute la province, révèle dans le Naïf d’incontestables dons d’auteur comique.II y a dans cette pièce des personnages humains, dessinés à gros traits, il est vrai, mais débordants de vie, et un mouvement dramatique simple, direct, émanant des caractères, sur lequel court un dialogue rimé du meilleur aloi.Lomer Gouin tire ses effets des caractères et des situations plutôt que du choc des mots et en cela son comique s'apparente à celui des auteurs de farces du moyen âge.Le postulat est simple à souhait.Mme veuve Groslevant s’est juré de marier sa fille Philandrine au fils de son médecin.Mais Philandrine, une jeune fille savante et laide, déplait souverainement au jeune Ligure, un sot qui n'a d'autre profession que celle d'héritier.En outre, Ligure est amoureux de la servante, Isabelle, une fille qui écoute aux portes.Le docteur Garumcl, qui ne veut pas entendre parler du mariage de Ligure avec Isabelle, coupe les vivres à son fils et par ce geste met la pièce en branle.Voici la distribution du Naïf : le docteur Garumel, François Rozet; Ligure, son fils, Jean-Louis Roux; Mme veuve Groslevant, Jeanne Maubourg; sa fille Philandrine, Marjolaine Hébert; Isabelle, la servante.Olivette Thibault.On demande un homme à quatre mains, chacune pouvant fonctionner indépendamment des trois autres; un homme d'initiative et d'imagination, bonne mémoire, réflexes instantanés, nerfs d'acier, bon caractère et possédant, de surcroît, une connaissance suffisante du théâtre et de la musique.Emploi : bruiteur.Le bruiteur ne veut pas qu'on l'appelle bruiteur, encore moins technicien.Il se réclame d'être un artiste du bruit ou, encore mieux, un artiste du son.Le bruiteur — ou bruitiste, au gré de chacun — est né du sketch radiophonique, il y a une quinzaine d'années.Sa race ne compte donc que trois générations, puisqu'on estime qu’il faut de quatre à cinq ans pour atteindre la perfection du métier.C'est dire que les bruiteurs d e Radio-Canada sont des spécialistes : ils comptent une moyenne de six à sept années de service.Certains d'entre eux sont même à l'emploi de la Société depuis treize et quatorze années.Si l'on veut définir le bruiteur, on peut l’appeler le créateur d'atmosphère.C'est lui qui fournit le contexte sonore dans lequel évoluent les interprètes.L’artiste du son et le technicien aux commandes sont les deux bras du réalisateur.Voyons un peu où commence et où finit le travail du bruiteur.Quelque temps avant l'émission, il reçoit du réalisateur le texte où sont indiqués tous les bruits qu'il doit produire.Certains sont d'un usage courant et ne demandent aucune recherche.Quant aux autres, qui sortent de l’ordinaire, le bruiteur doit faire appel à son imagination.Croit-il avoir trouvé l'effet voulu, il soumet alors le résultat, le bruit, au réalisateur.Les recherches se poursuivent jusqu’à ce que le bruit désiré corresponde à s'y méprendre à la réalité.Et, mon Dieu, que ne ferait pas un bruiteur pour obtenir le réalisme le plus complet ! Il n'est qu’à demander au bruiteur en chef de Radio-Canada, Alphée Loiselle, de nous narrer sa dernière expérience.Beaucoup de personnes ont lu The Lost Weekend, trois jours de la vie d'un alcoolique.Il y a quelque temps, Radio-Canada en présentait une version radiophonique, au Trans-Canada Theatre.Les auditeurs ont dû plaindre l'interprète du rôle de Don Birnam, l'alcoolique, en l'entendant dégringoler les escaliers.Eh bien ! c’est notre bruiteur en chef qui affiche encore les bleus et les contusions de ces dégringolades, qu'il a dû vivre quelques jours avant l’émission.Dans l'immeuble Radio-Canada, à Montréal, un étroit escalier mène à la cafétéria des employés.C’est dans cet escalier que Alphée Loiselle s’est laissé tomber à plusieurs reprises, se tenant à peine à la rampe.C’est ainsi que la dégringolade fut enregistrée, au risque de nous faire perdre pendant quelques jours notre expert bruiteur.Ses compagnons de travail n’auraient sans doute pas montré moins d'abnéga- tion.Qui nous dira jamais les héroïsmes cachés de la vie radiophonique des Pierre Normandin, Roger Langlois, Adrien Godu, Jean Conjusteau, Fernand Quirion, Maurice Hébert, Jacques Hardy et Maurice Gingras ?Aujourd'hui, la plupart des bruits — il en est une multitude — sont enregistrés, et pour cause.Qui s'aviserait, en effet, de faire chanter un serin au moment voulu par l'action radiophonique ?Faudrait-il encore amener un bébé au studio et le battre pour le faire pleurer au bon moment ?Tous les bruits sont dans la nature, comme dit la chanson, et ils peuvent être enregistrés.Mais tous ne l’ont pas encore été, et c'est pourquoi Alphée Loiselle dégringole les escaliers.Que penser des temps — ils ne sont pas si loin — où le pauvre bruiteur, pour obtenir des effets d'eau, devait pratiquement s'ébattre dans une cuvette.Le studio était vite transformé en mare et le pauvre artiste du son devait se faire sécher avant de retourner chez lui.Heureusement qu’il dispose aujourd’hui d'une luisante cuvette de zinc, montée sur roues et munie de tout un assorti- ment de robinets.Une pompe refoule l'eau dans les robinets.Elle est ensuite-recueillie au fond de la cuve, pour recommencer son circuit.Tout récemment, l'action d'un roman-fleuve bien connu demandait le bruit d’une explosion dans un poêle.Nos bruiteurs ont eu vite trouvé : l'explosion mécanique d’un pétard anglais dans une boîte de métal.Mais la fumée que dégage ce pétard, demandez aux artistes où elle s'en va ?Sans doute adaptera-t-on bientôt à la boîte à explosion un dispositif qui absorbera émanations et fumée.Chaque bruiteur se rend compte de l'importance de son travail.Il sait bien, cependant, que rien ne remplace un bon texte, pas même des bruits merveilleux.Sa tâche est de préciser et d'intensifier l'action et l'atmosphère radiophoniques.C'est un des artistes les plus versatiles de la radio.En raison des perpétuelles contraintes imposées à sa patience par les demandes du réalisateur, le bruiteur a acquis un< jovialité d’humeur qui le fait un des personnages les plus agréables à ren contrer à l'immeuble Radio-Canada.UNE RÉPÉTITION A RADIO-CANADA i ** * Une émission dramatique ne se prépare pas sans de nombreuses répétitions et nom h d'auditeurs seraient étonnés de connaître la quantité de travail que suppose la nu en onde d'un radio-théâtre d'une heure.Notre cliché leur en donnera une tdi voici une douzaine de comédiens réunis dans un studio de l'édifice Radio-Canada Montréal.Le bruiteur surveille ses tourne-disques, ses robinets et autres machins infernales.A travers la vitre isolante de la cabine de contrôle (au fond, en haut on aperçoit le réalisateur, l'opérateur et l'auteur.Comme la photo a été prise pen dant une répétition des Grands Romans canadiens, le réalisateur est ici Guy Beaulnt T opérateur, Fernand Laniel, et l’auteur, qui est debout entre eux, c’est Mme G e> mai ne Guèvremont.Au même moment, on aurait pu voir au travail d’autres rêah sateurs d'émissions dramatiques du réseau Français, tels Bruno Paradis, qui dirty le radio-théâtre du jeudi soir, ou Lucien Thériault, Noël Gau vin et d'autres encon Quant à la série des Grands Romans canadiens, elle nous permettra d'entend' encore des oeuvres importantes de notre littérature, dont Marie Calumet de Rodol phe Girard, Le Chien d'or de William Kirby et Les Elus que vous êtes de Clémc Lockquell.Ces oeuvres suivront celles de Ringuet, Robert Charbonneau, Bertram Vac, Harry Bernard et plusieurs autres. 12 AU 18 AOÛT 1951 Pag* 3 Geoffrey Waddington prolongera sa série de concerts du dimanche L'émission Concerto, entendue le dimanche soir à 10 h.30, à Radio-Canada, avait été inscrite à l'horaire pour le mois de juillet, mais vu sa grande popularité, la direction des programmes a décidé de la maintenir à l'affiche durant le mois d'août.Ces concerts sont dirigés par le populaire chef d'orchestre Geoffrey Wad-dington qu'on voit ici dirigeant une répétition dans un des studios de Toronto.Depuis le début de la série, Geoffrey Waddington a fait entendre plusieurs solistes canadiens.Dimanche soir, 12 août, Beth Lipkin, pianiste, interprétera avec l’orchestre le Concerto en La majeur, de Mozart.Geoffrey Waddington est né à Angleterre, mais il vint au Canada avec ses parents à l’âge de trois ans.Il reçut son éducation à Lethbridge, Alberta.A douze ans, il dirigea un petit ensemble dans un cinéma et à 11 ans, le jeune violoniste fit une tournée de concerts.En 1922, Geoffrey Waddington entra au Conservatoire de Musique de Toronto, où il rencontra Mildred Baker, pianiste de concert qui devint son épouse.Durant son séjour à Toronto, il joua à plusieurs reprises avec lOrchestre symphonique de Toronto, sous la direction de Luigi von Kunitz.Geoffrey Waddington fut l’un des premiers chefs d'orchestre à la radio.Il était directeur musical de CKNC quand la Commission canadienne de la Radiodiffusion acquit ce poste en 1932 et le nom de Waddington était aussi populaire que celui du poste.Il a joué un rôle important dans le développement de la musique à la radio.Des mélodies de Duparc, Debussy et Poulenc Alain Grandbois tel que le voit André Roche par le petit bout de la lorgnette André Thériault, soprano, qui a déjà participé au concours Nos futures étoiles, sera l'artiste invitée aux Belles mélodies françaises le vendredi 17 août, à 8 heures du soir.Mademoiselle Thériault est originaire de Saint-Hyacinthe, mais elle a suivi sa famille à Québec à l'âge de sept ans.C'est dans la vieille capitale qu elle a fait ses premières études de chant.Elle a, depuis, donné plusieurs récitals.Andrée Thériault Pour son programme de vendredi elle a choisi d'interpréter Phydilé et Au pays où se fait la guerre, de Duparc, et une série d'/f/r.r chantés, de Poulenc, rarement entendus.Ce sont: Air romantique.Air champêtre, Air grate et Air vif.Comme d'habitude, l'orchestre, dirigé par Jean Beaudet, alternera avec l'artiste invité.Monsieur Beaudet a inscrit à son programme Carillon, de l'Arlésienne de Bizet, l'adagio de la deuxième symphonie de Saint-Saëns et la Deuxième arabesque de Debussy.L'oeuvre littéraire d'Alain Grandbois est peu connue de ses compatriotes et il n'y a là rien de surprenant.Dans le monde entier, excepté au pays de M.Staline où les Muses sont filles du peuple, le divorce est irrémédiable entre le grand public et la poésie moderne, ou la musique ou la peinture modernes.Cela n'empêche pas, heureusement, Picasso de peindre, Stravinsky de composer, et Alain Grandbois d’écrire.Il travaille actuellement à un recueil, troisième volet d'un triptyque comprenant déjà les lies de la nuit et Rivages de l’homme, qui s'intitulera Le poète enchaîné.Il travaille également à un livre de poèmes canadiens, d'une formule moins ésotérique, dit-il.— Où demeure Alain Grandbois ?— Il habite à Montréal, juste derrière le Forum, une belle maison dans une petite avenue paisible qui porte le nom d'un président des États-Unis.De grosses voitures silencieuses y passent, et il n'y a pas d'enfants qui jouent et piaillent toute la journée.Bref, une oasis de quiétude entre les cohues de Sherbrooke et de Sainte-Catherine.Son appartement de célibataire compte deux pièces, une chambre monacale et un bu-uau, et une salle de bain.Il existe bien une cuisine, entouie au fond d'un placard, mais le poète n'a ïamais trouvé le temps d'y faire cuire un oeuf.Il n'a jamais, non plus, trouvé le temps de se marier .— Connaissez-vous les lectures d’Alain Grandbois ?— Ii lit beaucoup de choses, beaucoup trop de choses, dit-il.Un peu tout ce qui lui tombe sous la main, mais sans aucun résultat pratique.Il dévore, et il oublie.Un de ses préférés reste Frederico Garcia Lorca, comme poète dramaturge.Il aime aussi Paul Valéry, plus comme essayiste que comme poète; et Gérard de Nerval.Dans le roman, les Anglais : Aldous Huxley et Charles Morgan.Mais, bien sûr, il y en a d'autres dont Alain Grandbois, à la minute où je l’interroge, ne se souvient pas.— Comment Irai aille-t-il ?Par ANDRÉ ROCHE Ce portrait d'Alain Grandbois a été lu récemment à Carte blanche, l'émission fantaisiste que l'on entend le samedi soir, à 7 h.30.André Roche nous avertit qu'il fait ses observations “par le petit bout de la lorgnette".tandis que les autres auteurs de Carte blanche, Fernand Seguin et Eloi de Grandmont.nous parlent en souriant de la science et de la vie quotidienne.Alain Grandbois — Il travaille chez lui, la nuit, parce que tout est plus calme.Et puis aussi parce que, selon sa propre expression, il est un vieux noctambule.Il fume à la chaîne, quand il travaille.Il écrit ses textes de radio au crayon, sur de petits feuillets de papier.Mais il tape à la machine tout ce qui est poésie.Alain Grandbois dit que la machine à écrire l’aide à créer : d’abord, comme il tape avec deux doigts, très lentement, il peut corriger en même temps qu’il écrit.Ensuite, le bruit de la machine lui plaît.Le bruit constitue pour lui une sorte de petit mur, une démarcation qui le sépare du monde vivant, et derrière lequel se cache l'univers mystérieux de la poésie.Quant à son décor, c’est celui, classique, de l'écrivain ; une table encombrée de papiers, deux ou trois bibliothèques emplies de livres et de papiers, une cheminée dont I’âtre regorge de manuscrits, des livres partout, sur le divan, sous les chaises, dans les placards.Sur les murs, même, les livres poussent comme du lierre.Il y a aussi, chez Alain Grandbois, des objets précieux comme des boudhas, la photographie dédicacée d'Henry Pu Yi, empereur du Mandchoukouo et dernier roi de Chine, des jonques miniatures.de vieux instruments de musique, des bibelots précieux de bronze ou d’ivoire.— Si vous nous parliez des voyages d'Alain Grandbois ?—¦ Vous n’écoutez pas Visages du monde, une émission de Radio-Canada, qui passe le mardi, à 7 h.45 ?Le poète y raconte ses tours du monde, quinze années pendant lesquelles il a joué à cache-cache avec trois continents.Il est même allé à Moscou, en 1928, alors que l'IN-Tourist appelait les étrangers à visiter l'Eden soviétique.Mais Grandbois s’est affreusement ennuyé, là-bas.Il garde un souvenir morne de la capitale communiste, avec ses foules silencieuses, ses casquettes grises, sa désespérante monotonie.Il se rappelle que les gens ne faisaient pas seulement la queue pour se procurer du pain ou des chaussures, mais aussi pour se marier ou pour divorcer.Les rassurantes notions de famille et de patrie n’avaient pas cours à l'époque.Quand deux jeunes gens se plaisaient, il leur suffisait d'aller se faire inscrire au bureau des mariages, sans plus de formalités.Quitte à se séparer, le lendemain, en se présentant au bureau des divorces.— Le poète n’en a pas profit( pour se marier ?— Il n’y est resté que huit jours.Par contre, il a passé deux longues années en Chine.Il a voyagé en Mandchourie (Suite à la page 4) Page 4 LA SEMAINE À RADIO-CANADa , 7îV' Sir EDWARD ELGAR est l'un des maîtres de la renaissance musicale eu Grande-Bretagne.On entendra au prochain concert symphonique du mardi soir son ouverture Cockaigne, une neutre brillante et colorée que Londres a inspirée.Sir John Barbirolli dirige un concert de musique anglaise Alain Grandbois tel.(Suite de la page 3) au moment où les trains sautaient trois fois par semaine.Il a remonté le fleuve Yang-Tsé.Il est allé aux marches Thi-bétaines contempler le toit du monde Il s'est même fait éditer à Hankéou un livre de poèmes, son premier, sur un papier de soie extraordinaire, avec une couverture de soie rouge, soigneusement cousue à la main.Une édition rarissime, puisqu'il n'en reste qu'un exemplaire.Je ne sais pas si la Chine a déteint sur Alain Grandbois, mais je trouve qu'il a de faux airs orientaux : ses yeux obliques.son sourire, bouche fermée, serein et énigmatique, son exquise politesse, le raffinement de ses manières et de sa parole.Il m'a dit lui-même qu'on s'en-chinoise très rapidement.Il a rencontré un jour, sur un bateau, un magnifique mandarin, robe noire, trois poils de barbiche au menton, qui était en réalité un missionnaire belge.On peut, ajoute Grandbois, à force de vivre là-bas, finir par avoir les yeux bridés : la qualité de la lumière est telle qu'elle fait cligner l'oeil et il suffit, en somme, de quatre à cinq ans, pour faire de vous un Fils du Ciel — Grandbois a vécu aussi à Paris ?— Je crois que Paris reste pour lui la terre promise.Il y a connu entre 1925 et 1939, beaucoup de grands écrivains : Cendrars, Thérive, Paul Valéry, Alexis Léger.Il prenait un crème et des croissants avec Jean Giraudoux, au café des Deux Magots, le matin, à 9 heures 30, juste avant que Giraudoux rejoigne son Ministère.Il faisait de mémorables tournées à Montparnasse avec Léon-Paul Fargue.Il fréquentait beaucoup, aussi, la Biasserie Lipp, où l'on boit la meilleure bière de Paris, et où toute l'intelligentsia avait pour habitude de se réunir.Grandbois trouvait charmant d'y retourner après un périple aux Indes, et d'y retrouver des amis qui lui souhaitaient la bienvenue-tout comme s'il les avait quittés la veille.Personne ne lui posait de questions et cet homme discret l'appréciait hautement.— Lui avez-vous posé des questions quand vous avez été le voir ?— Oui.Mais comme Grandbois est d'une politesse raffinée, il a répondu à toutes.D'ailleurs, il a, lui aussi, fait du journalisme, et l'interview est un genre qu'il connaît bien.Il ne croit pas à l'interview : celui qu’on interroge a forcément un complexe, et s'il sait que ses déclarations vont paraître, il adopte des attitudes fausses.J'espère, en tout cas, ne pas vous avoir révélé des aspects erronés de la personnalité d'Alain Grandbois.D'ailleurs, il dit lui-même que la seule erreur qu'on ait faite sur lui était typographique.Il y a deux ans, un service de presse adressa à tous les journaux de la province une biographie de Grandbois, dans laque!Icon disait qu'il était "un poète éclectique".Un journal de Mont-Joli imprima textuellement : un poète électrique.Naturellement Alain Grandbois nie catégoriquement cette affirmation.Sir John Barbirolli dirigera l'Orchestre Hallé de Manchester au prochain Concert symphonique, mardi, à 8 h.30 du soir.Radio-Canada présente ces programmes avec le concours de la BBC.Des oeuvres de Tchaïkowsky et détruis compositeurs anglais seront entendues : des extraits du ballet Le lac des cygnes, l'ouverture Cockaigne, d'Elgar, A Song of Summer, de Delius et Rhapsodie No 2, de Moeran.L'ouverture Cockaigne est une pièce descriptive de la ville de Londres en pleine activité.A sa création, en 1901, à Queen's Hall, elle fut l’objet de chaudes discussions.Plusieurs reprochaient au compositeur d'avoir tenté de décrire "dans la forme de la sonate" la capitale anglaise.Elgar a écrit une oeuvre brillante et colorée.On y entend la fanfare qui marche de Knightsbridge au palais Buckingham, le carillon de Westminster et le bruit de la foule dans les parcs et les rues."Don Juan ou la dissolution punie", tel est le titre que Mozart avait inscrit en tête de la partition musicale de cet opéra en deux actes.Don Juan sera entendu au réseau Français de Radio-Canada le samedi 18 août, de 2 heures à 5 heures de l'après-midi.Il y a 164 ans qu'eut lieu la première du Don Juan mozartien.C'était à Prague, le 29 octobre 1787.Le livret, inspiré à Lorenzo da Ponte par un ancien écrit espagnol de Tirso di Molina (qu'utilisa aussi Molière) comprend deux longs actes composés d'une multitude de scènes, toutes chantées, mais dont certaines n'utilisent que le récitatif, d'autres se développant c-n airs, duos, trios, quatuors et ensembles extrêmement variés.A Song of Summer est l’une des sept compositions que Delius termina en 1924, alors qu'il était complètement aveugle et à demi-paralysé.Le compositeur vivait à cette époque dans sa villa près de Fontainebleau et composait à l'aide de son ami.Eric Fenby, qui I aidait à transcrire sur papier ses idées musicales.Plusieurs des grandes oeuvres de Delius furent ainsi écrites.Le compositeur dicta également à son secrétaire des articles sur l'esthétique musicale qui sont aujourd'hui très précieux.A Song of Summer fut joué pour la première fois sous la direction de Sir Henry Wood, aux Concerts Promenade de Londres, le 17 septembre 1931.Ernest John Moeran, né en 1894 et qui mourait à Londres au début de la présente année, a laissé peu d'oeuvres mais toutes très intéressantes.Il n'est encore que très peu connu en dehors de l'Angleterre.C'est, en bref, l'histoire de l eternc-l séducteur qui, ayant invité à souper, par bravade, la statue funèbre de sa victime, la voit répondre à son appel et l'entrai ner dans l'abîme.Voici la distribution : Don Juan .John Brounlee Donna Anna .Ina Souez Donna Elvira.Luise Helletsgruher Masetto .Roy Anderson Le Commandeur .David Franklin Don Ottavio .Koloman von Pataky Leporello .Salvatore Baccaloni Zerlina .Audrey Mildmay Roger de Vaudreuil écrit les textes de l’Heure de l’Opéra.Helmut Blume au “Concert estival" L'oeuvre principale au prochain Concert estival, que dirigera Alexander Brott, dimanche, à 8 h.3 du soir, sera le Capriccio brillant, en si mineur, Op 22, de Felix Mendelssohn.Dans cette oeuvre, écrite pour piano et orchestre, le soliste sera Helmut Blume, pianiste-européen établi au Canada depuis plusieurs années.Ce dernier est également commentateur d’une série d'émissions du réseau Trans-Canada, sous le titre Opera Stars and Stories.M.Blume a fait ses études à Berlin et à Londres.Il étudia également la composition avec Paul Hindemith.A son arrivée au Canada, il s'inscrivit au Conservatoire de Toronto et fit plusieurs tournées de concerts au Canada et aux États-Unis.Il donne actuellement une série de conférences sur la musique à l'Université McGill.Ce concert de Radio-Canada comprendra également quelques danses roumaines.de Bêla Bartok.Récital de piano Mercredi soir, à l'émission Les Artistes de Renom, l'artiste invité sera un jeune pianiste de 18 ans.Glenn Gould, qui à l'âge de 12 ans était déjà membre associé du Conservatoire de Musique de Toronto.Ce jeune artiste fut invité comme soliste à jouer avec l'Orchestre du Conservatoire et avec l'Orchestre sympho nique de Toronto.Il a en outre donné plusieurs récitals à Radio-Canada.Il a inscrit à son programme Pavane and Galliard for the Earl of Salisbury, d'Orlando Gibbons, deux sonates de Scarlatti (en Si mineur et en Fa mineur) et la Partita No 5 en Sol majeur de Jean-Sébastien Bach.John Newmark Une oeuvre peu souvent jouée de Mozart figurera au programme de John Newmark, vendredi, à 10 h.30 du soir, alors que le pianiste canadien donnera à Radio-Canada le troisième d'une sérielle cinq récitals sur piano Clementi, fabriqué à Londres en 1810.Cette oeuvre est une Ouverture dans le style de Haendel et porte le No 399 au catalogue Koechel.Elle comprend un andante, un allegretto et une gigue, et date de 1782.On entendra également une Sonate eu sol majeur, de Grazioli (1750-1820) et une Romance et Rondo, du composi teur français Marin Marais (1656-1728) qui fut un élève de Lully.La Semaine A RADIO-CANADA Publiée chaque semaine par la SOCIÉTÉ RADIO-CANADA Service de Presse et d'information C.P.6000 Montréal (UNiversity 6 - 2571 ) Directeur : Robert Élie Abonnement : $2 par année (États-Unis, $3 50) Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa.LE “DON JUAN" DE MOZART 12 AU 18 AOUT 1951 Page 5 LA SEMAINE AU RÉSEAU FRANÇAIS La Semaine à Radio-Canada donne le programme complet du réseau Français et elle indique les émissions locales de postes de Radio-Canada : CBF, CBV et CB].Le réseau Français met la plupart de ses émissions à la disposition de ses postes affiliés.Des circonstances imprévisibles peuvent entraîner des changements après la publication de cet horaire.Le dimanche, 12 août 4.30—Mélodies du Studio de Londres Le lundi, 13 août j.00—Radio-Journal 9.06—Musique légère CBJ—CBC News 9.30— L’Heure du concerto Concerto Grosso, opus 6, No 9 (Corelli): l'orchestre de Vienne, direction Rudolf Munit.— Concertino de printemps (Milhaud): Louis Kaufman, violoniste, et quelques membres de l'orchestre national de la Radio-diffusion française.— Concerto No } en ré mineur (Rachmaninoff): l’orchestre de Philadelphie, direction Eugène Ormandy; le compositeur au piano.10.30— Récital 11.00— Moment musical 12.00— Tableaux d’opéra 12.30— Jardins plantureux, jardins fleuris M.Bruno Landry, agronome spécialisé en horticulture, sera le conférencier de l'émission de la Radiophonie rurale.12.45—Radio-Journal 12.55—Intermède CBJ—CBC News 12.59—Signal-horaire 1.00— Concert populaire 2.00— Vous aimez la chanson?2.30—Musique sud-américaine 3.00— Chefs-d’oeure de la musique Ouverture ''Manfred'' (Schumann): l'orchestre de la NBC, direction Arturo Toscanini.— Ouverture pour l'inauguration d’un théâtre à Vienne (Beethoven): l'orchestre de la NBC, direction Arturo Toscanini.— Symphonie No 3 en mi bémol majeur (Schumann): l'orchestre de New York, direction Bruno Walter.-t.00—L'heure du thé 5.00— Musique d’Europe Le programme d'aujourd'hui est con-saché à l'Italie."Intermezzo" ext.de "Madame Butterfly" (Puccini): l'orchestre de l’Opéra Royal de Rome.— "Una Voce Poco Fa” ext.du "Barbier de Séville" (Rossini): Janine Micheau, soprano.— "Che Gelida Manima", ext.de "La Bohème" (Puccini): Jussi Bjoerling, ténor.— Musique de ballet de "Aida" (Verdi): l'orchestre de Boston.5.30— Le 5 hres 30 Avec Guy Mauffette 6.00— Fantaisie CBJ—La Moisson "Pour que la moisson nous apporte du pain".6.15— Radio-Journal 6.25—Intermède CBF—Chronique sportive 6.30— Les plus beaux disques 7.30— Match 8.00— Musique romantique Direction : Lucio Agostini 8.30— Concert estival Direction Alexander Brott.Soliste : Helmut Blume, pianiste : "Capriccio Brillant" (Mendelssohn).— Danse roumaine (Bartok).9.00— Les grands romans canadiens "Les Plouffe" de Roger I.emclin.10.00— Radio-Journal 10.15— Chronique de France Lettre de Mme Jean Brillié, lue par Judith Jasmin.10.30— Concerto Direction : Geoffrey Waddington.Soliste : Beth Lipkin, pianiste : Concerto en la majeur (Mozart) 11.00— Adagio CBJ—CBC news et intermède 11.30— Orchestre de danse CBJ—Fin des émissions 12.00— Fin des émissions 7.00— CBF—Radio-Journal 7.05— CBF—L’Opéra de quat’sous 7.30— CBF—Radio-Journal CBV—Badinage musical CBJ—Réveille-matin 7.35— CBF—L’Opéra de quat’sous 7.50—CBV—Bonjour les sportifs Avec Charles Dussault.7.55—CBF—CBJ—Musique choisie 8.00— Radio-Journal 8.10—CBF—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC News 8.15— Elévations matutinales 8.30— Rythmes et mélodies CBJ—Ici Philippe Robert 8.35— CBJ—Sur demande 9.00— Radio-Journal 9.05— Chansonnettes 9.15— CBJ—Çà et Ut 9.30— Comédies musicales 10.00— Sur nos ondes Renseignements sur les émissions, interview, courrier des auditeurs, avec Jean-Maurice Bailly et Jean-Paul Nolet.10.15— Qui aura le dernier mot?Emission questionnaire mettant en vedette Lucile Dumont.10.30— Entre nous, Mesdames Avec Michelle Tisseyre.10.4 5—Chansonnettes 11.00— Francine Louvain 11.15— Tangos, rumbas, sambas 11.30— Divertissements 12.15— Rue principale 12.30— Le Réveil rural Causerie de Georges-Nocl Fortin, agronome, la revue du marché agricole, bulletin météorologique, musique.12.59—Signal-horaire 1.00— Quelles Nouvelles?1.15— Radio-Journal 1.25—L’Heure du dessert CBJ—CBC News 1.30— Tante Lucie 1.4 5—Chansonnettes 2.00— Grande Soeur 2.15— Maman Jeanne 2.30— L’Ardent voyage 2.45—Lettre à une Canadienne Commentaires et interview de Marcelle Barthe.3.00— Chefs-d’oeuvre de la musique "Sinfonietta" (Albert Roussel): l'orchestre à cordes de la NBC, direction Franck Black.— "Daphnis et Chloé” (Ravel): l'orchestre de Philadelphie, direction Eugène Oimandy.¦— Quatuor en sol mineur, opus 10 (Debussy) : l'orchestre à cordes de Budapest.4.00— Notre pensée aux malades 4.30— L’Heure du thé 5.00— Mélodies populaires CBV—En marge de nos émissions et intermède CBJ—Musique 5.30— Le 5 hres 30 6.00— Yvan l'intrépide CBJ—Le Progrès du Saguenay 6.15— Radio-Journal 6.25—Chronique sportive Avec Jean-Maurice Bailly.CBV—Intermède CBJ—CBC news 6.30— La Revue de l'actualité Des correspondants de toutes les pro vinces du Canada et de tous les continents commentent les événements du jour.6.45— En Dinant ou Interview 7.00— Danses Musette 7.30— Deux - zéro, sonnez quatre Texte de Guy Dufresne.7.45— Dans la coulisse Reportage de Michelle Tisseyre et Noël Gauvin sur les sociétés dramatiques et musicales.8.00— Orchestre à cordes dirigé par Jean Deslauriers "Love is Sweeping the Country” (Gershwin).— "Indian Summer" (Victor Herbert).— "When Day is Done" (Katscher).— "Beyond the Blue Horizon" (Harling).— "Bar carolle” (Offenbach).— "Somebody Loves Me" et "Love Walked In" (Gershwin).— Green Eyes" (Menendez).8.30— Le Capitaine Fracasse Adaptation radiophonique de l’oeuvre de Théophile Gautier.9.00— Lucien Dorval, détective privé Texte de Philiipe La Ferrière.9.30— Sociétés chorales canadiennes Les Chanteurs de la Poste.Montréal.10.00— Rad io-Journal 10.15— Paris, au cours des siècles, vu par ses poètes M.Pierre Nardin nous parlera re soir de "La Gazette de Paris, d'un siècle à l'autre".10.30— Récital d'orgue 11.00— Adagio CBJ—CBC News et intermède 11.30— Musique de danse CBJ—Fin des émissions 12.00— Fin des émissions Page 6 LA SEMAINE À RADIO-CANADA Le mardi, 14 août 7.00— CBF—Radio-Journal 7.05— CBF—L’Opéra de quat'sous 7.30— CBF—Radio-Journal CBV—Badinage musical CBJ—Réveille-matin 7.35— CBF—L'Opéra de quat’sous 7.50—CBV—Bonjour les sportifs 8.00— Radio-Journal 8.10—CBF—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC News 8.15— Elévations matutinales 8.30— Rythmes et mélodies CBJ—Ici Philippe Robert 8.35— CBJ—Sur demande 9.00— Radio-Journal 9.05— Chansonnettes 9.15— CBJ—Çà et là 9.30— Comédies musicales 10.00— Sur nos ondes 10.15— Qui aura le dernier mot?10.30— Entre nous, Mesdames Avec Odette Oligny.10.45—Chansonnettes 11.00— Francine Louvain 11.15— Tangos, rumbas, sambas 11.30— Divertissements 12.15— Rue principale 12.30— Le Réveil rural Georges Bernier et ses chansons.12.59—Signal-horaire 1.00— Quelles Nouvelles?1.15— Radio-Journal 1.25—L’Heure du dessert CBJ—BBC news 1.30— Tante Lucie 1.45— Le Quart d'heure de détente 2.00— Grande Soeur 2.15— Maman Jeanne 2.30— L’Ardent Voyage 2.45— Lettre à une Canadienne 3.00— Chefs-d’oeuvre de la musique Ouverture "Light Cavalry” (Von Suppe) : l'orchestre de la BBC, direction Sir Adrian Boult.— Prélude "Oedipus Tyrannus" (John Knowles Paine) : l’orchestre de Rochester, direction Howard Hanson.— "The Arkansas Traveller" (Harl McDonald) : l'orchestre de Philadelphie, direction Léopold Stokowsky.— Suite "Grand Canyon" (Ferdr Grofe).7.00— CBF—Radio-Journal 7.05—CBF—L’Opéra de quat'sous 7.30—CBF—Radio-Journal CBV—Badinage musical CBJ—Réveille-matin 7.35—CBF—L’Opéra de quat’sous 7.45—CBJ—Midweek Meditation 750—CBV—Bonjour les sportifs 7.55—CBF—CBJ—Musique choisie 8.00— Radio-Journal 8.10—CBF—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC News 4.00— Notre pensée aux malades 4.30— L’Heure du thé 5.00— Mélodies populaires CBV—En marge de nos émissions CBJ—Musique 5.30— Le 5 hres 30 6.00— Yvan l’intrépide CBJ—Le Progrès du Saguenay 6.15—Radio-Journal 6.25—CBF—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC news 6.30— La Revue de l’actualité 6.45— En dînant ou Interview 7.00— Les plus belles valses 7.30— Chansonnettes Colette Delisle interprète : "Amour”, "Sous une ombrelle à Chantilly", "Le bonheur vient en dormant" et "Lune d'Espagne”.7.45— Visages du monde Texte d'Alain Grandbois.8.00— Tzigane Yolanda et l'orchestre d'André Du-rieux: "Spanish Gypsy Danse" (Dent Mowrey).— "Vent et pluie" (Jean Decousser).— "Ungarischer” (M.Hauser).— "L'eau grise" (Henri Leca).— "Czardas” (Strauss 1.— "Légende de la czardas" (H.Nivc-lon).— "Ton regard” (F.Friedl).8.30— Les Concerts britanniques L'orchestre Hallé, direction John Barbirolli : Ouverture "Cockaigne” (Elgar).— "Song of Summer” (Delius).— Rhapsodic No 2 (Moeran).— Extraits du "Lac des cygnes" (Tschaikowsky).9.30— Micro-reportage 10.00— Radio-Journal 10.15—Les provinces anglaises M.Rooney Pelletier nous parlera ce soir du Yorkshire.10.30— Chansons d'hier Lucille Dumont reprend les grands succès d'avant-guerre, avec le concours de Germaine Janelle, à l'orgue, et d'Aurette Leblanc, au piano.11.00— Adagio CBJ—CBC News et intermède 11.30— Orchestre de danse CBJ—Fin des émissions 12.00— Fin des émissions.8.15— Elévations matutinales 8.30— Rythmes et mélodies CBJ—Ici Philippe Robert 8.35—CBJ—Sur demande 9.00—Radio-Journal 9.05—Chansonnettes 9.15— CBJ—Çà et là 9.30— Comédies musicales 10.00—Sur nos ondes 10.15—Qui aura le dernier mot?10.30—Entre nous, Mesdames Avec Michelle Tisseyre.10.45—Chansonnettes 11.00—Francine Louvain 11.15— Tangos, rumbas, sambas 11.30— Divertissements 12.15— Rue principale 12.30— Le Réveil rural M.Gabriel Renaud, agronome.12.59—Signal-horaire 1.00— Quelles nouvelles?1.15— Rad io-Journal 1.25—L’Heure du dessert CBJ—BBC news 1.30— Tante Lucie 1.45— Chansonnettes 2.00— Grande Soeur 2.15— Maman Jeanne 2.30— L’Ardent voyage 2.45— Lettre à une Canadienne 3.00— Chefs-d’oeuvre de la musique Variations sur un thème de Tschaikowsky (Arensky): La Sinfmietta de Philadelphie, direction Fabien Sevitz-ky.— Symphonie moderne (Max Reiner 1: l'orchestre de Los Angeles, direction VC’erner Jansson.— Suite "Lieutenant Kije" (Prokofieff) : l'orchestre de Boston, direction Serge Koussevitzky.— Mélodies élégia-ques (Grieg): l'orchestre de Londres, direction Eugène Goossens.4.00— Notre Pensée aux malades 4.30— L’Heure du thé 5.00— Mélodies populaires CBV—En marge de nos émissions 7.00— CBF- -Radio-Journal 7.05— CBF—L’Opéra de quat’sous 7.30— CBF—Radio-Journal CBV—Badinage musical CBJ—Réveille-matin 7.35— CBF—L’Opéra de quat’sous 7.50—CBV—Bonjour les sportifs 8.00— Radio-Journal 8.10—CBF—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC News 8.15— Elévations matutinales 8.30— Rythmes et mélodies CBJ—Ici Philippe Robert 8.35— CBJ—Sur demande 9-00—Radio-Journal 9.05— Chansonnettes 9.15— CBJ—Çà et là 9.30— Comédies musicales 10.00— Sur nos ondes 10.15— Qui aura le dernier mot?10.30— Entre nous, Mesdames Avec Odette Oligny.10.4 5—Chansonnettes 11.00— Francine Louvain 11.15— Tangos, rumbas, sambas 11.30— Divertissements 5.30— Le 5 hres 30 6.00— Yvan l'intrépide CBJ—Le Progrès du Saguenay 6.15— Radio-Journal 6.25—CBF—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC news 6.30— La Revue de l'actualité 6.45—En dînant ou Interview 7.00— Tangos, rumbas et sambas 7.30— Paris, deux mille ans de chansons 8.00— L’Express de Bombay Adaptation radiophonique du roman policier "Bombay Mail” de Laurence J.Blochman.8.30— Les chansons de Baptiste et Marianne 9.00— "Fabuliste La Fontaine à Montréal”, de Robert Choquette 9.30— Fête au village Ce soir, Roland Lelièvre visitera St-Zacharic de Beauce.10.00— Radio-Journal 10.15— Les Habitants du Grand Passage M.Jean Michéa nous parlera de Napoléon, explorateur polaire.10.30— Glen Gould, pianiste "Pavane and Galliard for the Earl of Salisbury" (Orlando Gibbons).— Sonates en la mineur et en fa mineur (Scarlatti).— Partita No 5 en sol majeur (Bach).11.00— Adagio CBJ—CBC News et intermède 11.30— Musique de danse CBJ—Fin des émissions 12.00— Fin des émissions.12.15—Rue principale 12.30—Le Réveil rural Un invité ou un représentant du ministère provincial de l'agriculture 12.59—Signal-horaire 1.00— Quelles nouvelles?1.15— Radio-Journal 1.25—L’Heure du dessert CBJ—BBC news 1.30— Tante Lucie 1.45— Le Quart d’heure de détente Le* chansons de Rolande Désormeau» et de Robert L'Herbier.2.00— Grande Soeur 2.15— Maman Jeanne 2.30— L’Ardent voyage 2.45— Lettre à une Canadienne 3.00— Chefs-d’oeuvre de la musique “Tapiola" (Sibelius).— Extraits du "Prince Igor” (Borodine) : l'orchestre de Londres, direction Sir Thomas Beecham.— "Le lac enchanté" (Lia-dow : l'orchestre de Boston, direction Serge Koussevitzky).— "Le Cygne de Tuoncla” (Sibelius).— Ouverture "La Grande Pâque russe" (Rimsky-Korsakoff) : l'orchestre de la NBC, direction Léopold Stokow-sky.4.00— Notre Pensée aux malades Le mercredi, 15 août Le jeudi, 16 août 12 AU 18 AOÛT 1951 Page 7 4.30— L’Heure du thé 3.00— Mélodies populaires CBV—En marge de nos émissions CBJ—Musique 5.30— Le 5 hres 30 6.00— Y van l’intrépide CBJ—Le Progrès du Saguenay 6.15—Radio-Journal 6.25—CBF—Chronique sportive CBV—Le Calendrier du pêcheur CBJ—CBC news 6.30— La Revue de l’actualité 6.45—En dînant ou Interview CBJ—Ce que racontent les merles Texte sur la petite histoire par Mme Marguerite Aubin.7.00— Nouveautés du jazz américain 7.30— Chansonnettes Les Collégiens troubadours interprètent : "Les filles de Rio", "Bozo”, "Les maris, les papas et les chats".7.00— CBF—Radio-Journal 7.05— CBF—L’Opéra de quat’sous 7.30— CBF—Radio-Journal CBV—Badinage musical CBJ—Réveille-matin 7.35— CBF—L’Opéra de quat’sous 7.50—CBV—Bonjour les sportifs 7.55—CBF—CBJ—Musique choisie 8.00— Radio-Journal 8.10—CBF—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC News 8.15— Elévations matutinales 8.30— Rythmes et mélodies CBJ—Ici Philippe Robert 8.35— CBJ—Sur demande 9.00— Radio-Journal 9.05— Chansonnettes 9.15— CBJ—Çà et là 9.30— Comédies musicales 10.00— Sur nos ondes 10.15— Qui aura le dernier mot?10.30— Entre nous, Mesdames Avec Michelle Tisseyre.10.45—Chansonnettes 11.00— Francine Louvain 11.15— Tangos, rumbas, sambas 11.30— Divertissements 12.15— Rue principale 12.30— Le Réveil rural Muriel Hall et ses chansons.12.59—Signal-horaire 1.00— Quelles nouvelles?1.15— Radio-Journal 1.25—L’heure du dessert 7.45—Conte d'Eloi de Grandmont lu par Jean Gascon 8.00— Musicale Simone Quesnel et l'orchestre de Jack Bristowe.8.30—Deux pianos Jean Beaudct et Jeanne Landry.9.00— Le théâtre de Radio-Canada 10.00— Radio-Journal 10.15—Souvenirs d’une époque pittoresque 10.30— Récital conjoint Jean-Marcel Turgeon, ténor, et Pierre Beaudet, pianiste : "La Violette" (Scarlatti).— "Jardin Nocturne" (Fauré).— "Dein Ange-sicht" (Schumann).— Fantaisie en do mineur (Bach).— Menuet du "Tombeau de Couperin" (Ravel).— "Nocturne" (Poulenc).11.00— Adagio CBJ—CBC News et intermède 11.30— Orchestre de danse CBJ—Fin des émissions 12.00— Fin des émissions.CBJ—BBC news 1.50—Tante Lucie 1.4 5—Chansonnettes 2.00— Grande Soeur 2.15— Maman Jeanne 2.30— L’Ardent voyage 2.45— Lettre à une Canadienne 3.00— Chefs-d’oeuvre de la musique "La Cathédrale engloutie" (Debussy): l'orchestre de Philadelphie, direction Léopold Stokowsky.— Sonate pour piano (George Antheil ) ; Frédéric Mcrvin, pianiste.— Trio élcgia-que (Arnold Bax): Martin Rudcr-man, flûtiste, Milton Thomas, altiste, Lois Adèle Craft, harpiste.— "Syrinx" (Debussy): Martin Ruder-man, flûtiste.— “Shéhérazade" (Ravel): Suzanne Danco, soprano, et l'orchestre du Conservatoire de Paris.— "La Valse" (Ravel) : l'orchestre de San Francisco, direction Pierre Monteux.4.00— Notre pensée aux malades 4.30— L’Heure du thé 5.00— Mélodies populaires 5.30— Le 5 hres 30 6.00— Yvan l’intrépide 6.15— Radio-Journal 6.25—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC news 6.30— La Revue de l’actualité 6.45— En Dînant ou Interview 7.00— Des chansons, toujours des chansons 7.30— Edmond Assaly, pianiste 7.45—Chansons de l’Amérique latine Avec Julita Garzon.8.00— Les belles mélodies françaises Direction : Jean Beaudet.Soliste : Andrée Thériault, soprano : "Phy-dily" (Duparc).— "Carillon" (Bizet).— "Au pays où se fait la guerre" (Duparc).— "Adagio" de la 2e symphonie (Saint-Saëns).¦— "Airs chantés" (Poulenc).— 2ème Arabesque (Debussy).8.30— J’ai rêvé cette nuit Texte d'Eugène Cloutier.En vedette: Robert Gadouas.9.00— Aux rythmes de Paris Muriel Millard et l’orchestre de Maurice Durieux.9.30— Nouveautés dramatiques Reprise du conte "Le Naif” de Lo-mer Gouin.En vedette : François Ro- 7.00— CBF—Radio-Journal 7.05— CBF—L’Opéra de quat’sous 7.30— CBF—Radio-Journal CBV—Badinage musical CBJ—Réveille-matin 7.35—CBF—L’Opéra de quat’sous 7.50—CBV—Bonjour les sportifs 8.00— Radio-Journal 8.10—CBF—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC News 8.15— Elévations matutinales 8.30— Rythmes et mélodies CBJ—Sur demandes 9.00— Radio-Journal 9.05— Fantaisies 10.00— Tante Lucille 10.15—Les plus beaux contes 10.30— Musique variée 11.30— La Boîte à musique 11.45—Mélodies 12.00— Musique légère 12.30— Le Réveil rural Le Commandant Lucien Baugé nous parlera de la maison française : le manoir familial.12.59—Signal-horaire 1.00— Piano CBJ—La Voix agricole du Saguenay 1.15— Radio-Journal CBJ—CBC news 1.25—Intermède 1.30— Chansonnettes 2.00— L’Heure de l’opéra "Don Juan" de Mozart 5.00— L’Heure du thé zet, Jeanne Maubourg, Marjolaine Hébert, Jean-Louis Roux et Olivette Thibault.10.00— Radio-Journal 10.15—La chronique littéraire Mlle Jeanne Lapointe analysera une oeuvre récente.10.30— John Newmark John Newmark, pianiste.Série de cinq récitals sur un piano dementi, fabriqué en 1810, Romance et Ronde (Marin- Marais).— Sonate en sol mineur (Giovanni Battista Grazioli).— Ouverture (Mozart).11.00— Adagio CBJ—CBC News et intermède 11.30— Musique de danse CBJ—Fin des émissions 12.00— Fin des émissions 6.00— Beau temps, mauvais temps 6.15—Radio-Journal 6.25—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—Le Progrès du Saguenay 6.30— Concert populaire 7.30— Carte blanche Textes de Fernand Seguin, Eloi de Grandmont et André Roche.8.00— Scènes canadiennes 8.30— Pastorale Direction : Giuseppe Agostini.Soliste Jean-Paul Major .flûtiste."Valse Elizabeth" (W.Ewins).— "Hora Staccato" (Dinicu-Heifetz ).— "Dans l'AouIe”, ext de "Images caucasiennes” (Ippolitov Ivanov).— "Burlesque" (Alfredo Casella).— "Hora Spiccato" (Maurice Zbrigcr).— "Idylle" (Goddard).— "Sérénade de Mandoline" (Lacôme).— "Down South" (Middleton).9.00— Radio-Journal 9.10—Le Magazine des sports 9.30— Soirée à Québec Chansons et danses de folklore avec les Chanteurs du Cap Diamant, les "Vive la joie” et l'orchestre de Germain Gosselin : "Descendez à l'ombre jolie blonde", "Petit cordonnier”, "Souvenirs du temps passé", "Perrine était servante", "Under and Over”, "La soyotte”, "Paul Jones”, "Tantoli”, "Reel", "Danse de campagne", "Gigue", "Partie de quadrille”.10.00— Domaine anglais "Avant le bombardement" d'Osbert Sitwell 10.30— L’orchestre de Max Chamitov 11.00— Adagio CBJ—CBC News et intermède 11.30— Orchestre de danse CBJ—Fin des émissions 12.00— Fin des émissions.Le vendredi, 17 août Le samedi, 18 août LES POSTES DU RÉSEAU FRANÇAIS Le réseau Français est formé des postes suivants (un * astérisque indique ceux qui appartiennent à Radio-Canada) : *CBF Montréal 690 Kc/s CHAD Amos 1340 Kc/s *CBV Québec 980 Kc/s *CBJ Chicoutimi 1580 Kc/s CHGB Ste-Anne-de-la- Pocatière Kc/s CHLT Sherbrooke 900 Kc/s CHNC New Carlisle 610 Kc/s CJBR Rimouski 900 Kc/s CJEM Edmundston N.B.1230 Kc/s CJFP Rivière-du-Loup 1400 Kc/s CKCH Hull 970 Kc/s CKLD Thetford-Mines 1230 Kc/s CKLS La Sarre 1240 Kc/s CKVD Val D’Or 1230 Kc/s CKRN Rouyn 1440 Kc/s (fréquence modulée) *CBF-FM Montréal 95,1 Mc/s CJBR-FM Rimouski 99,5 Mc/s (ondes courtes) *CBFW Montréal 49 m.26 •CBFZd) Montréal 19 m.75 (1) ou l’un des postes suivants: *CBLX Montréal 19 m.88 •CBFA Montréal 25 m.51 *CBFL Montréal 25 m.60 *CBFR Montréal .31 m.51 *CBFO Montréal 31 m.15 •CBFX Montréal 31 m.22 *CBFY Montréal 25 m.63 De plus quelques-unes des émissions du réseau Français sont enregistrées et retransmises par les postes : *CBE Windsor, Ont.1550 Kc/s CHNO Sudbury, Ont.1440 Kc/s CKSB St-Bonifacc, Man.1250 Kc/s *CBK Saskatchewan 540 Kc/s CHFA Edmonton, Alta.680 Kc/s Page 8 LA SEMAINE À RADIO-CANADA "Les Plouffe" de Roger Lemelin On entendra une adaptation d'André Giroux de ce populaire roman, dimanche soir, à 9 heures.e Le second roman de Roger Lemelin, les Plouffe, sera à l'affiche de l'émission Les Grands Romans Canadiens, dimanche soir à 9 heures.L'adaptation de ce roman, comme celle il'Au pied de la pente douce, est l'oeuvre d'un autre romancier de Québec.André Giroux.Le succès de son premier roman ne fut sans doute pas sans influence sur la décision de Lemelin de reprendre dans son second ouvrage l'étude du milieu ouvrier où il avait grandi et où il continuait de vivre.On retrouve dans les Plouffe les meilleures qualités d’Au pied de la pente douce sans les défauts de la première oeuvre.L'auteur a réfléchi à son métier, le succès lui a donné de l’assurance, les deux bourses américaines que lui ont valu son célèbre roman lui ont accordé des loisirs; en un mot, les Plouffe ont été écrits dans des conditions exceptionnelles au Canada et il y paraît.Le ccntie du roman, c’est la famille Plouffe, typiquement canadienne française.L'action se déroule pendant la guerre et les problèmes qui se posent aux personnages sont ceux qui passionnent toute la province de Québec.La conscription n'est pas oubliée et Lemelin a pu déclarer, en marge de son livre, qu’on sent dans les Plouffe, pour la première fois, les Canadiens français prendre conscience de leurs responsabilités internationales.Il ne faudrait pas en conclure que l'auteur soutient une thèse.Il est avant tout observateur et peintre fidèle.Il se contente de faire ressortir ce qu'il voit, entend autour de lui.ROBERT G ADO U AS qui interprétera le rôle de Denis Boucher dans Les Plouffe, à l'émission des Grands Romans canadiens.Il avait incarné le même personnage dans Au pied de la pente douce.La critique a été unanime à saluer les Plouffe comme un grand roman canadien et un critique de langue anglaise a même été jusqu'à écrire que c'était là le livre le plus important de la littérature canadienne.Si Roger Lemelin, à l'instar de son émule au théâtre, Gratien Gélinas, ne s'est pas vu décerner de doctorats, il n'en est pas moins classé, aussi bien à Toronto que dans la province de Québec et aux Etats-Unis comme le plus représentatif romancier canadien.On retrouvera dans les Plouffe, à Radio-Canada, le sympathique Denis Boucher, personnifié par Robert Gadouas."Avant le bombardement" de Sitwell Domaine anglais, émission hebdomadaire inscrite durant la saison estivale à l'horaire du samedi soir, à 10 heures, fournit aux auditeurs de Radio-Canada, en même temps qu'un divertissement agréable, l'occasion de se familiariser avec un certain nombre d'ouvrages typiquement anglais, pour la plupart peu ou mal connus en Amérique.L'Auberge de la Jamaïque, de Daphne du Maurier.les Contes de l'Abbé Brown, de Chesterton.Scoop, d'Evelyn Waugh nous ont montré certains aspects du caractère anglais.Voici maintenant une oeuvre d'Osbert Sitwell, Avant le Bombardement.Enregistrée comme les précédentes de la série par le Service fran- çais de la BBC à Londres, elle passera le 18 août.Avant le Bombardement, nous dit la note explicative de la BBC, "retrace la vie d'une petite ville anglaise au bord de la mer pendant les quelques années qui ont précédé la guerre de 1914.Mais ce n’est pas seulement la peinture d'une petite ville, c’est aussi une peinture de toute une partie de la société anglaise, et cette peinture est si fine, si subtile, si spirituelle, qu elle arrive à la fois à détruire et à faire vivre."Avant le bombardement est la reconstitution fidèle et parfaite d'une époque depuis longtemps révolue.” Un rêve vieux comme le monde Le vendredi soir 17 août, de 8 h.30 à 9 heures, à l'émission J’ai rêvé cette nuit, Eugène Cloutier traite un sujet qui a passionné les hommes depuis que le monde est monde.Il s’agit du problème de la souffrance.Les héros de J’ai rêvé cette nuit de supprimer tous les malheureux désire instaurer le règne du bonheur sur la terré.Dans l'impossibilité de supprimer le malheur lui-même, il a décidé d épurer l'humanité en supprimant tous les malheureux.Il commence son action chez les bêtes puis il l’étend aux hommes.Il entraîne dans son aventure inhumaine des êtres dont le destin se contredit tout au long d'une série de développements extraordinaires.Cette émission vise à fournir une somme des principales images de bonheur et de malheur, une somme que l'auditeur composera lui-même selon son propre tempérament.Ce n'est pas un sketch à idée ou à thèse, c’est avant tout une demi-heure de théâtre d'imagination.La vedette de cette émission est Robert Gadouas.Chez les amateurs de trains modèles On joue aux trains à tout âge, et peut-être avec plus de plaisir à 70 ans qu'à 10 ans.Raymond Laplante nous le prouvera par une visite au Club de trains modèles Papineau.Il nous expliquera les étonnantes réalisations de ces amis passionnés des locomotives dans son prochain Microreportage, mardi soir, à 9 h.30.Départ de M.Weir E.A.Weir, bien connu dans les cercles financiers et radiophoniques du Canada et des Etats-Unis, a pris sa retraite le 1er août de son poste de gérant commercial de la Société Radio-Canada.M.W.E.Powell, gérant commercial adjoint, lui a succédé, lui-même étant remplacé par M.W.R.Johnston, contrôleur des textes et de la réalisation des émissions commanditées.M.Weir continuera de remplir des fonctions consultatives auprès de Radio-Canada pendant une période indéterminée.Il s'occupera particulièrement de poursuivre des sondages d’opinions et d'auditc’res en rapport avec les émissions de Radio-Canada, un projet qui intéresse la Société depuis quelque temps.Un sextuor d'instruments à vent L’image est trompeuse ! Ce sextuor d’instruments à vent peut en arriver à la plus rassurante harmonie, même pour une oreille délicate, comme en témoignent les concerts qu'il donne au réseau Trans-Canada, dans la série des Wednesday Nights.Ces instrumentistes, dont quelques-uns jouent avec l’orchestre symphonique de Toronto, se font les interprètes de la musique classique et leurs programmes se composent souvent d'oeuvres que l’on a rarement l’occasion d'entendre.Le directeur du groupe, Nat Goodman, est debout à l’extrême gauche.L’hautboïste Elver Wahlherg, qui est assis, ne peut plus supporter l’avalanche de sons, mais l’auditeur qui écoute le sextuor le mercredi soir, à 8 heures, est toujours agréablement surpris.LA SEMAINE A RADIO-CANADA DU 12 AU 18 AOÛT 1951 SERVICE DE PRESSE ET D'INFORMATION C.P.6000, MONTRÉAL MAITRE DE POSTE : Si non rèdamée, s'il vous plaît retourner après cinq jours.
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