Le Canada-français /, 1 mai 1942, Pages d'histoire
PAGES D’HISTOIRE L’année 1942 eût été pour les Canadiens français une année de jubilation si l’Allemagne n’avait pas mis le feu aux quatre coins du monde.Notre grande ville, Montréal, aurait célébré avec éclat le trois-centième anniversaire de sa fondation par le Sieur de Maisonneuve.Les nuages de la guerre obscurcissent l’éclat projeté.Cependant Montréal a déjà fait beaucoup pour sa célébration.Nous mettrons en premier lieu les publications de toutes sortes qui ont placé en bonne lumière 1 epopee mystique de Ville marie, et, parmi ces écrits, nous donnerons volontiers la palme à l’ouvrage Ville, o ma T ille 1 publié par la Société des Écrivains Canadiens.Parmi les excellents travaux de cette Société, celui-ci constitue une réalisation magnifique, à tous points de vue.Du côté matériel: choix du papier, qualité de la typographie, disposition et ordonnance du texte, illustration sobre et du meilleur goût.Choix d’auteurs et d’articles, aussi.Les auteurs sont Mgr O.Maurault, les Révérends Pères Leon Pouliot, Gustave Lamarche, Georges Simard, M.1 abbe Lionel Groulx; parmi les laïcs, des membres de la Société Royale: MM.François-J.Audet, Edouard-Fabre Surveyer, Jean Bruchési, Marius Barbeau, Victor Barbeau; puis MM.Harry Bernard, Roger Brien, Léo-Paul Desrosiers, Philippe Panneton (Ringuet), Raymond Tanghe, Roger Duhamel; les femmes: Cécile Chabot, Marie-Claire Daveluy, Fadette, Rina Lasnier, Michelle LeNormand, Madame E.-P.Lé-veillé, Reine Malouin.Parmi les articles quatre sont des poèmes: La Folle Entreprise, par R.Malouin, Deux Ames de Lumière, par R.Lasnier; Notre-Dame de Montréal, par R.Brien, Legende mystique, par C.Chabot.£*Dans les études en prose certaines sont de caractère historique; ce sont ou des biographies (Le Père Charles Lalemant, Wolfred Nelson, Mgr Paul Bruchési), ou des monographies 1.Un volume broché, 406 pages, Montréal, 1942.Le Canada Français, Québec, vol.XXIX, n° 9, mai 1942. 746 LE CANADA FRANÇAIS (la Société de Notre-Dame de Montréal, les origines de Villemarie, la justice sous Maisonneuve, la chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours, Rocheblavc et Lécuyer, Montréal sous la domination des Américains, l’émeute de 1849, St-Pierre de Montréal).L’atmosphère religieuse de Villemarie est bien reconstituée dans divers travaux, notamment celui de M.Desrosiers, l’Évangile d’amour et d’amitié, celui de Michelle LeNormand, Montréal, printemps sacré.On a réuni, à la fin du volume (pp.297-380), des textes bien choisis, des documents où se dessinent les traits de Montréal.Au nombre des institutions remarquables de Montréal, le Collège Sainte-Marie, tenu par les Jésuites, occupe un rang élevé.Le Père Paul Desjardins, jésuite, en a retracé l’histoire dans un volume 1 très substantiel.On apprend d’abord (pp.5-16) qu’il fut question d’établir un collège des Jésuites à Montréal sous le régime français.Projet qui est à l’honneur de la Compagnie, comme la réalisation de Québec.On assiste, ensuite, à la fondation du Collège; on voit les travaux d’approche, de 1842 à 1848 (pp.17-58), l’établissement du « petit collège », de 1848 à 1851 (pp.59-106), et le
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