Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Échos des réunions d'octobre et de novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (14)

Références

Le Canada-français /, 1940-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
ÉCHOS DES RÉUNIONS D’OCTOBRE ET DE NOVEMBRE La Société canadienne d’Histoire de l’Église Sherbrooke a été témoin des assises annuelles de cette Société, et nous en avons parlé dans notre livraison d’octobre b Deux raisons, en particulier, nous incitent à revenir sur le sujet.D’abord, nous devons offrir des remerciements aux personnes, laïques, prêtres, religieux et religieuses, qui ont bien voulu, par notre entremise, faire parvenir au trésorier leur cotisation.Ce n’est donc pas en vain que nous avons fait appel au public.Et nous sommes persuadés que ces notes-ci produiront à leur tour de bons effets.Les personnes qui paieront leur contribution (deux piastres) avant le 25 décembre recevront le Rapport de 1940, qui contiendra les travaux du congrès de Sherbrooke 2.Ensuite nous croyons devoir signaler à nos lecteurs une très intéressante initiative prise par ceux qui, à Sherbrooke, ont assumé la tâche de préparer le congrès ; et voici en quoi elle consiste.Le Comité d’organisation — en l’espèce il s’agit surtout de M.l’abbé O’Brady — a voulu intéresser au congrès les grands écoliers et écolières du district de Sherbrooke.Pour y arriver il a préparé, pour chacun des travaux à lire au congrès, une série de questions et une bibliographie ; le tout, polycopié sur deux grandes feuilles, a été distribué dans les écoles ; les enfants ont pu se poser à eux-mêmes les questions, chercher à y répondre, interroger leurs parents et leurs maîtres, consulter tel ou tel livre ; les maîtres ont donné des dictées, des rédactions, des compositions sur les divers sujets.De cette façon les auditeurs sont venus aux séances avec une curiosité bien éveillée, avec un goût d'apprendre, avec 1.Voir Le Canada Français, octobre, pp.145-147.2.Le Rapport sera offert en vente au public chez les libraires.Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 ÉCHOS DES RÉUNIONS 395 une sorte d'état de grâce propre à faire pénétrer et rester dans l’esprit les considérations et les conclusions que présentaient les auteurs des travaux.Excellente méthode, applicable à beaucoup d’autres congrès, non seulement pour le bénéfice des jeunes, mais aussi pour celui des adultes : on tient tant de congrès qui ne laissent rien après eux, qu’un vague souvenir.La Société s’est occupée de la conservation des (( archives de guerre », du point de vue catholique.Nos confrères de langue anglaise en ont pris l’initiative.Le comité spécial a tenu séance, à Sherbrooke, le 2 octobre dernier.M.J.F.Kenney, secrétaire, a relevé la liste des documents à conserver : ceux qui intéressent l’armée, la marine, l’aviation, le service de chapelains, les munitions, les oeuvres, telles les chevaliers de Colomb, l’oeuvre des Huttes, la Ligue des femmes catholiques.On préparera des questionnaires à envoyer aux curés, pour obtenir leur collaboration ; on demandera l’appui des évêques et archevêques ; Son Éminence le cardinal Villeneuve, Patron de la Société, a approuvé l’entreprise.Le soussigné a été chargé d’assurer la liaison, à ce point de vue, entre les sections française et anglaise.Réunions de la « Canadian Historical Association » Les directeurs se sont assemblés le deux novembre à Kingston, dans la salle du sénat de l’Université Queen’s, sous la présidence de M.Gustave Lanctôt, directeur des Archives nationales à Ottawa.étaient présents : MM.R.G.Trotter, directeur du Département d’Histoire, et Gerald S.Graham (de Queen’s, Kingston) ; MM.Brown, Riddell et Flenle (de T orcnto) ; M.Adair (de McGill), M.Talman (de London) ; M.l’abbé A.Maheux (Laval, Québec) ; M.Corey (Canton, N.Y.) ; MM.S.Marion, secrétaire français et M.Norman Fee, secrétaire anglais et trésorier.On a entendu et discuté a) le rapport de M.Riddell, en charge de la « Canadian Historical Review )) ; b) de M.Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 396 LE CANADA FRANÇAIS Trotter, pour le Comité des Services au gouvernement ; c) de M.Riddell, du comité des relations avec Radio-Canada ; d) de M.Talman, sur le programme des travaux pour la réunion prochaine en mai.La revue (Canadian Historical Review) mérite une bonne mention pour le travail qui s'y fait, articles de fond, informations, listes des publications historiques ; cette revue devrait être dans la bibliothèque de tous nos collèges classiques ; nos professeurs d’histoire du Canada y trouveraient de très utiles renseignements.Le comité de la radio s’applique surtout à préparer une série d’émissions radiophoniques, pour célébrer, en 1942, le 75ème anniversaire de la Confédération.Nos Sociétés historiques pourraient s’inspirer de cette idée et préparer une série française du même genre ; leur défaut est peut-être de rester trop individualistes ; si elles se groupaient en une grande association — ou fédération — il leur serait possible, grâce à un organe central, de pousser d’un commun élan tel ou tel projet débordant le cadre d’une région.M.Talman a présenté, au nom d’un comité, une liste d’environ vingt sujets pour la réunion de mai 1941 ; une dizaine ont été retenus, comme plus propres à commémorer le centenaire de l’Union des deux Canadas.On a aussi discuté l’opportunité de publier une table des matières des brochures contenant le rapport annuel et les mémoires présentés chaque année ; la collection de ces brochures — la dernière contient 134 pages — est vraiment importante ; une table des matières en rendra la consultation plus facile.Nous conseillons aux collèges de se procurer, pour leur bibliothèque, la collection de ces rapports.Une question intéressante, qui fut aussi étudiée de nouveau, c’est celle de la conservation des documents relatifs à l’effort militaire du Canada dans la guerre présente.Un article sur ce sujet avait paru dans la Canadian Historical Review de juin 1940 ; on en a fait un tiré à part pour distribution.On y lira le texte d’une lettre, adressée au Premier Ministre fédéral par le comité spécial, pour lui signaler cette oeuvre particulière de la Société, pour lui exposer comment la Société veut intéresser à cette oeuvre les diverses sociétés Le Canada Français, Québec, YTol.XXVIII, No 4, décembre 1940 ÉchOS DES RÉUNIONS 397 historiques, les bibliothèques, les individus, les gouvernements, les municipalités.Tout document devrait être conservé, au moins temporairement, jusqu’à ce qu un organisme central fasse un triage avec garantie de compétence.Les archives nationales, à Ottawa, les archives provinciales font leur part, mais beaucoup de manifestations et de documents peuvent échapper à leur attention.Nous avons signalé 1 cette oeuvre de la Canadian Historical Association ; nous avons invité les sociétés historiques de langue française à s’intéresser à la cueillette des « documents de guerre )) ; qu’on nous permette d’y revenir encore une fois ; nous invitons de nouveau les journaux de langue française à presser leurs lecteurs de collaborer à l’entreprise.Le lieu et la date des séances de mai restent à fixer, probablement en fonction des réunions de la Société Royale du Canada.Celle-ci a choisi Kingston, vu le centenaire de l’Université Queen’s ; en effet, le Collège Queen’s reçut sa charte royale le 16 octobre 1841.La lutte à la tuberculose Le comité provincial de défense contre la tuberculose a réuni ses membres à Montréal le 12 novembre.Le travail avait été préparé avec un soin intelligent : rapports nombreux, abondants, polycopiés pour distribution.Environ vingt personnes se trouvaient dans le « salon bleu » de l’Hôtel Windsor.Notons, en passant, que ce salon n’a de bleu que le « Blue Boy » de Gainsborough, que l’on voit, copie réduite, accroché au mur.Ce comité achève la troisième année de son existence.En ce court espace de temps il a accompli un bien considérable ; grâce à l’expérience acquise, les membres et les officiers sont maintenant en état d’assurer, contre la tuberculose, une lutte aussi efficace que nécessaire.Le procès verbal de l’assemblée de 1939 (à Québec, le 7 novembre) est très instructif.Cependant les rapports pour la dernière année écoulée, 1939-1940, le sont encore davantage.1.Voir Le Canada Français de juin 1940, pp.1037-1038.Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 398 LE CANADA FRANÇAIS La publicité dans les journaux quotidiens et hebdomadaires a été fort bien entretenue ; les journaux de Québec, ^’Evénement-Journal, L’Action Catholique, Le Soleil, le Chronicle-Telegraph, ont fourni ensemble 31% des articles, et 35% des lignes agates.La Presse vient au premier rang avec 60 articles, et VEvénement-Journal, avec 11,158 lignes agates.Les journaux ont ainsi mis à la disposition du Comité l’équivalent de fortes sommes d’argent et une puissance énorme de persuasion ; en trois années ils ont fourni environ 250 grandes pages.On a donc eu raison de leur voter de chaleureuses félicitations.Les « séances éducatives » ont marché avec un extraordinaire entrain : soirées, séances de propagande, conférences, projections de films, ont, au nombre de 910 en une année, atteint 339,648 personnes, en majorité des enfants d’âge scolaire.Les collèges classiques ont donné à plein coeur dans ce mouvement ; le rapport cite les institutions suivantes ; dans le district de Montréal : Brébeuf, Externat Ste-Croix, Joliette, l’Assomption, St-Jean, St-Hyaeinthe, Valleyfield ; dans le ressort de l’Université Laval, les séminaires de Québec, Trois-Rivières, Nicolet, Chicoutimi ; les collèges St-Antoine et Marie de l’Incarnation (aux Trois-Rivières), Lévis, Charles Garnier, Ste-Anne de la Pocatière, St-Alexandre.Et ce n’est là qu’un commencement, car on n’a atteint encore que la dixième partie de la population.Les collèges et séminaires, les écoles normales ont aussi intéressé leurs élèves au problème des relations de la tuberculose avec l’alcool par un concours auquel ont participé 58 institutions avec 104 travaux.Le travail de résistance à la tuberculose se lie, partout mais spécialement dans les pensionnats, à l’alimentation.Le comité n’a pas négligé de considérer un problème si délicat.Une rédaction, faite à la hâte et due à un nouvelliste sans doute mal impressionné par son séjour de collège, a présenté les vues de l’assemblée sous une forme propre à faire croire au public que l’on condamnait en bloc l’alimentation des jeunes gens pensionnaires.Rien de plus erroné.On a eu soin, en effet, de noter le bel effort accompli, dans les collèges, pour améliorer la condition des élèves ; on a Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIH, No 4, décembre 1940 ÉCHOS DES RÉUNIONS 399 signalé les maisons qui, comme Joliette et Bourget, par exemple, procèdent chaque année depuis assez longtemps à l’examen médical complet des élèves et envoient un rapport écrit aux parents ; on a loué l’attitude des collèges qui fournissent gratuitement à tous leurs pensionnaires le lait, aliment essentiel des jeunes en croissance ; on a constaté, avec une particulière satisfaction, l’exemple du Séminaire St-Joseph (aux Trois-Rivières), qui, pendant quelques années, a reconnu aux services d’une personne compétente, pour préparer des menus bien balancés, pour les faire passer dans la pratique et dans les traditions de la maison.La question du lait, comme on l’a dit avec raison, dépend toujours de sa pureté ; il ne faut servir, en effet, que du lait pasteurisé ou du moins certifié ; autrement le risque serait terrible à courir.Mais les experts sont en train de se rallier à la pasteurisation, estimant que ce procédé est celui qui élimine le mieux les risques.Quant à l’alimentation, on n’en fait pas une affaire de quantité ou de gourmandise, mais une affaire d’équilibre, de « rationalisation », puisqu’on emploie aujourd’hui ce grand mot ; il s’agit de donner aux enfants, non pas seulement des rations d’entretien, mais des rations de croissance.Le collégien, surtout le pensionnaire, forcé de demeurer assis, en classe ou à l’étude, pendant neuf heures chaque jour ordinaire, mène une vie sédentaire, très sédentaire pour son âge ; on ne peut donc pas lui donner une nourriture lourde, difficile à digérer et à éliminer ; il y faut plus de légumes et de fruits que de viandes ; il y faut des légumes crus, pour leur apport en vitamines et en déchets.Il y faudrait, aussi, une surveillance quotidienne ; l’examen médical lui-même, fût-il fait à la perfection, n’est qu’une indication ; il convient d’y ajouter la pesée régulière, pour voir si la croissance est normale ; on surveille aujourd’hui si bien les voies respiratoires, que les rhumes sont tués dès leur apparition — et les vacances supplémentaires en même temps ; mais il est de certaines voies éliminatoires que l’on ne surveille pas et qui s’atrophient dans une paresse nuisible et dangereuse.Le public s’intéresse énormément à cette question : les rapports des journaux, bien que mal présentés, ont fait Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 400 LE CANADA FRANÇAIS surgir quantité de commentaires.Les parents ont écrit, téléphoné, fait visite au soussigné, pour exprimer leur contentement de voir soulevé par un ecclésiastique le problème de l’alimentation des écoliers.Aucune malveillance dans leurs commentaires ; on n’a en vue que le bien commun.Tous comprennent l’importance, capitale pour notre survie et pour notre influence, de combattre la mortalité et la morbidité chez les jeunes, d’accroître notre population, de la rendre plus saine et plus forte.Les éducateurs, assurément, partagent les vues des parents et sont bien résolus à les faire passer dans la réalité.Et déjà se sont produites de magnifiques réalisations.Certains estiment que les améliorations se font trop lentement.Cela est vrai.Mais c’est le propre des mouvements d’opinion, que de s’accélérer avec le temps.Ayons donc soin de cultiver l’opinion publique : c’est exactement ce que veut le Comité de défense contre la tuberculose et le soussigné aussi.La Société de Géographie de Montréal Une réunion régulière de cette Société a été tenue, mardi soir le 12 novembre, à l’École des Hautes Études Commerciales.M.Jacques Rousseau, de l’Institut Botanique de Montréal, y a fait une causerie intéressante et pratique sur les tourbières ; les transparents, qu’il avait préparés sur le sujet, sont fort bien faits et ils ajoutent beaucoup de clarté à un texte déjà simple et clair.On a échangé, entre Montréalais et Québecquois, des vues sur les relations qui peuvent et doivent unir les deux Sociétés de Géographie, celle de Québec et celle de Montréal.Un Bulletin périodique présentera au public les travaux des deux groupes.Arthur Maheux, pire.Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.