Le Canada-français /, 1 juin 1937, Profil suédois
PROFIL SUÉDOIS S.A.R.le Prince Guillaume Parmi les figures que le monde offre actuellement à nos regards, l’une des plus remarquables est celle du Prince Guillaume, duc de Sudermanie et second fils du Roi de Suède.De haute taille, svelte comme son auguste père, il s’impose à notre attention par la noblesse de ses traits.Dans ce visage aristocratique, des yeux bleuis par la vision de la mer semblent parfois concentrer en leurs prunelles rêveuses tous les infinis qu’ils ont contemplés.Par moments, leur éclat spirituel trahit une ironie légère et douce qui rayonne aussi dans le sourire expressif au coin des lèvres au pur dessin.Poète, dramaturge, artiste, marin, explorateur et journaliste, le Prince Guillaume est dans la pleine maturité de son talent : sa puissante perspicacité, son esprit d’observation et sa sensibilité délicate ne laissent guère chômer une intelligence dont la curiosité s’étend à tous les domaines de l’art et de la pensée.Pour les fervents de l’histoire, son vivant portrait — reproduction d’une peinture de Goodwin — évoquera le souvenir de Jean-Baptiste Bernadotte, son aïeul, tel qu’il apparaît en uniforme rouge et perruque blanche dans la salle des maréchaux de l’Empire.Tout le monde sait que le maréchal Bernadotte fut choisi le 5 novembre 1810 comme prince héritier par les États suédois, et qu’en 1818 il succédait au roi Charles XIII sous le nom de Charles XIV ou Charles-Jean.Petit-fils du petit-fils de Bernadotte, Oscar II, le Prince Guillaume est né à Stockholm, ville claire, élégante, harmonieuse, élevée sur des grappes d’îlots entre la mer survolée de mouettes et le beau lac Malar parsemé d’îles pittoresques.Dans la Venise du Nord, palais, châteaux et villas sertis dans la verdure se profilent sur des eaux transparentes où pourtant ne glisse aucune gondole.Mais, le long des quais, 960 LE CANADA FRANÇAIS se balancent au bout de leur chaîne de petites embarcations de luxe et des canots laqués de blanc ; une légion de bateaux excursionne autour de l’archipel et suit les méandres du lac frangé de jeunes sapins ; des centaines de voiles blanches glissent sur les flots bleus entre le vert foncé des rives forestières, et cette flottille errante donne à la ville un aspect tout à fait inattendu et captivant.Il n’est donc pas étonnant que le Prince Guillaume soit né poète dans un tel décor de poésie naturelle et profonde.Son enfance ?En lisant ses livres, on devine un élève studieux et discipliné.De bonne heure, il fréquente l’école sans jouir de privilèges ; comme les autres élèves, il passe des examens, suit les cours universitaires, et se mêle à la jeunesse académique, dont il partage les liesses et les travaux.En un mot, il interprète fidèlement la devise si simple et si belle de la dynastie suédoise : Travailler avec le peuple pour la patrie.Le Prince Guillaume aime la mer et tout ce qui la concerne.Ballotté sur ses vagues neigeuses pendant un quart de siècle, il sait mieux que nul autre la vie rude du marin.Officier de la marine suédoise, il voulut jouer un rôle actif pendant la période troublée de la guerre mondiale.Commandant d’un torpilleur de haute mer, il se chargea de trois missions périlleuses : la surveillance des côtes, la pêche des mines flottantes et la protection des navires neutres de la marine marchande dans les zones dangereuses.Passionné de sciences naturelles autant que de littérature, le Prince Guillaume eut à diriger, en 1921, une expédition de zoologie au cœur de l’Afrique.C’est là qu’il recueillit plus d’un millier de fauves et d’animaux rares pour le musée de Stockholm.Sur ce voyage de chasses fabuleuses, de pêche et d’exploration, il écrivit un ouvrage où le pittoresque, les impressions vécues et les poèmes en prose s’entremêlent délicieusement à la documentation scientifique.Intitulé Parmi les Nains et les Gorilles, ce livre attachant a été réédité en anglais plusieurs fois.Psychologue averti, le Prince prend ses sujets à même la vie, et c’est avec passion qu’il étudie de visu les êtres et les choses.Son esprit s’applique à pénétrer les mœurs et la mentalité des races africaines avec lesquelles il s’est trouvé en contact, à vouloir sonder « ces âmes mystérieuses », comme il l’écrit lui-même, « ces âmes le plus souvent fer- PROFIL SUÉDOIS 961 mées pour nous ».De là ses Contes Noirs : les uns tragiques, d’autres pleins d’humour et d’une finesse d’ambre.Sa langue sobre, claire, élégante se refuse à tout pédantisme.En outre, il possède le don de transmettre à ses lecteurs la vision nette de tout ce qui est descriptible.Et quelquefois dans certaines de ces histoires amusantes, il évoque au milieu des Noirs des personnages de race blanche.Vous allez voir comment Jim Collingdale partit pour l’Europe.Propriétaire d’un petit lopin de terre au Congo, où il cultivait le chanvre, Jim Collingdale venait de mourir.Il avait légué sa chênevière et son argent à son neveu Pat McGregor.Légataire universel, oui, mais à la condition expresse de ramener les cendres de l’oncle Jim en Irlande.Laissons plutôt la parole au conteur : Allons ! dit Pat en apprenant la tragique nouvelle, que la volonté du vieux soit faite ! H pourra dormir dans son île Verte, et moi, je toucherai cinq cents livres dans une banque à Londres.Mais que signifie cette histoire de cendres ?.En voici l’explication : Après avoir incinéré le vieux solitaire selon ses dernières volontés, les gens de son entourage en avaient ramassé avec soin les cendres et les avaient déposées dans une boîte carrée sur laquelle on avait écrit en grosses lettres : JIM COLLINGDALE.— Oncle Jim, continuait Pat à mi-voix, avais-tu bien pesé les conséquences de ton testament ?Avais-tu songé que tu retournerais en Irlande dans une boîte à biscuits enveloppée de toile cirée, ficelée de ton propre chanvre ?Naturellement, Pat arrosait son chagrin de copieuses libations ; mais Mulengi, le serviteur noir, veillait, montait la garde auprès du vivant et du défunt.Dans son regard un peu triste, le Noir avait quelque chose de la fidélité du chien et de l’affection naïve d’un enfant de la nature.Enfin, après mille et une périgrinations, Pat et Mulengi s’embarquent sur un bateau de moyen tonnage, emportant avec eux le lugubre colis, dont ils ne se sépareront qu’en Irlande.L’héritage est à ce prix : le retour de Jim dans son pays.Et le récit se clôt sur ces réflexions piquantes : L’océan Indien s’étalait tout bleu à l’horizon libre.Le soleil flambait.Les albatros aux ailes pointues décrivaient de larges 962 LE CANADA FRANÇAIS cercles autour des mâts.La fumée montait par épaisses bouffées.Deux hommes heureux — un blanc et un Noir — voguaient vers l’Europe.Quant au troisième, l’instigateur du voyage, il ne disait rien ; selon son habitude, il se taisait dans sa boîte de fer-blanc.Publiés dans la Petite Illustration, les Contes Noirs ont été très goûtés en France.Sollicité par la magie d’un Orient mystérieux, dont il a recueilli la lumière, l’infatigable explorateur va la transposer dans ses Contes Orientaux, où vous trouvez des descriptions si ravissantes qu’il vous semble soudain être devant quelque toile coloriée par un peintre féerique.Une croisière en Amérique Centrale a fait le thème de son livre Entre deux Continents.On dirait que la science l’a conduit à la poésie : il demeure vibrant d’admiration devant la végétation luxuriante de cette formidable nature tropicale, devant cette flore gigantesque en plein épanouissement ! Comme d’une source profonde, abondante, enchantée jaillit l’inspiration en rimes enthousiastes : des recueils de vers assurent la renommée du poète et marquent dans l’histoire des lettres Scandinaves une date mémorable : Phares éteints, Noir et Blanc, Séléné sont pleins de l’élan d’une jeunesse ardente et tout empreints d’une fraîcheur lumineuse.Ses Impressions de Provence révèlent à quel point le barde suédois connaît la France, patrie de son ancêtre béarnais.Le Prince écrit comme l’oiseau chante, et sa production littéraire s’enrichit encore de deux recueils de nouvelles aux couleurs locales, précises et étincelantes.Dans l’idylle sentimentale ébauchée à l’ombre du Vieux Pin, certains lecteurs croiront trouver des nuances d’autobiographie délicatement voilées ; d’autres n’y verront que l’expression généralisée des sentiments humains, les mêmes sous toutes les latitudes.Et l’on sent sa pensée méditative tendue vers l’infini et le troublant mystère des destinées.Rien de plus émouvant que le dialogue entre deux êtres qui se comprennent et dont la vie doit s’orienter dans des directions opposées.D’un commun accord, ils acceptent la vie comme elle est et non comme ils l’avaient rêvée.Au moment de l’adieu, Lolo dit à l’amie qu’il va quitter : Si la surdité doit un jour m’accabler, jamais elle ne pourra changer en silence la voix de mes souvenirs.Toujours, j’entendrai la divine chanson dans les ramures veloutées du vieux pin solitaire ! PROFIL SUÉDOIS 963 Ceux qui connaissent la souplesse et la diversité de ce talent ne seront pas étonnés d’apprendre que le Prince est aussi dramaturge à ses heures.Quelques-unes de ses pièces sont une peinture animée de la vie du colon et des Indigènes dans la brousse.Un Drame à Bord et la Mélodie du Port sont des documentations romancées à la gloire de la mer et des marins.Excellente idée de révéler ainsi la vie dure des pilotes chargés de guider les navires à l’entrée des havres et dans les passes difficiles pour les navigateurs inexpérimentés.Aux moments perdus, le Prince Guillaume alimente en chroniques savoureuses les périodiques de son pays et particulièrement le Svenska Dagbladet.N’y a-t-il pas un jour consigné ses impressions sur un pèlerinage dans la ville de Pau, berceau de sa dynastie ?Un résumé succinct suffit pour mettre en relief le reportage princier.Le Prince s’arrête un instant près d’une maison à deux étages et trois fenêtres mansardées, et il lit une inscription gravée sur une plaquette de marbre : « Ici, maison Balagué, où naquit Bernadotte en 1763.» Il sonne.Une femme d’un certain âge ouvre la porte et, apprenant le but de sa visite, elle le fait entrer, l’introduit dans une chambre aux murs tendus de fleurs violet foncé : « Voici la chambre de Bernadotte ! » A peine le distingué visiteur a-t-il placé quelques mots dans la conversation que la dame avenante se remet à causer avec animation, vitupère contre les socialistes de son pays, et va jusqu’à souhaiter un nouveau Napoléon pour sauver la France et faire monter le change.Comme elle reprend un instant haleine, le Prince en profite pour la renseigner sur son identité.Tout interloquée, elle continue néanmoins : Vous autres, dans vos glacières, vous nous avez « chipé # Bernadotte, qui a fait la Suède ce qu’elle est.Ce ne serait que justice si vous nous en fournissiez un autre.Pourquoi pas vous ?.Comme cela, nous serions quittes, dit-elle en éclatant de rire.Le Prince partage sa gaîté méridionale, mais il l’assure que ces échanges de héros entre les nations ne sont plus guère de mise ; d’ailleurs sa visite ne concernant que l’endroit où naquit Bernadotte, il prend congé de ce guide féminin et file aux archives de la bibliothèque publique de Pau. 964 LE CANADA FRANÇAIS Ses recherches sont fructueuses : au fond d’un tiroir, il découvre une feuille de papier, jaunie par le temps, mais si précieuse pour l’histoire de la Suède : l’acte de naissance et de baptême de Jean de Bernadotte.Voici le texte du document : L’an mil sept cent soixante-trois, le ving-six janvier est né et a été baptisé le vingt-sept, Jean fils légitime du Sieur Henry de Bernadotte, Procureur au Sénéchal, et de demoiselle Jeanne de St-Jean, habitans de cette ville, parrain le Sieur Jean Bernadotte, Procureur au Sénéchal, et demoiselle Marie Betbeder, son épouse.En présence des sieurs Jean Borda, Procureur, et Bernard Luc, huissier-audiencier du dit Sénéchal, qui ont signé avec le Procureur et nous pour la marraine pour ne faire.J.Bernadotte, Luc, Borda Pr Poeydavan vie.de Pau.Ému et fier de son aïeul, le Prince relate ses souvenirs en ces termes : Grand-père de mon grand-père, tu n’étais qu’un gamin de Béarn, mais tu avais le cœur bien placé, et une volonté dont le ressort profond s’appelait : Ambition.Voilà pourquoi ton regard d’oiseau de proie scruta l’horizon lointain derrière les collines de Pau, et voilà pourquoi l’on put voir ton profil d’aigle frappé sur les grosses pièces d’argent d’autrefois.Tu étais le surhomme, devant lequel on se découvre.Ton épopée fait encore vibrer l’imagination, car elle possède à la fois la forme rêveuse du poème, et la sonorité puissante de la réalité ! Tu vis encore par ton œuvre, quoique tes cendres reposent sous le porphyre de l’église de Kiddarholmen, aux côtés des Charles et des Gustave.Le Prince Guillaume n’ignore aucun des chemins rapides ou détournés par lesquels on pénètre dans l’esprit et le cœur des humbles.Voyez-le maintenant assumer la fonction de rédacteur en chef d’un journal illustré où figurent les plus célèbres signatures du royaume.Il dirige en même temps la publicité d’une kermesse dont les recettes annuelles assurent deux mois de vacances à douze mille enfants, sur l’île des Enfants, au nord de Stockholm.Les enfants malades ou anémiques sont envoyés aux « colonies solaires » sur les côtes suédoises dans une atmosphère saturée d’émanations résineuses et ils y reçoivent une alimentation reconstituante.N’est-ce pas admirable ? PROFIL SUÉDOIS 965 A ses qualités de journaliste bénévole, le Prince joint celle de conférencier.Il sait conquérir le public par sa parole chaude et vivante, son débit abondant et facile.Lors d’un voyage dans la grande république américaine, en 1927, il eut l’occasion de donner une série de conférences couronnées de succès, dont la presse nous a transmis les échos.Et quoi donc pourrait échapper à cet esprit infiniment électrique ouvert à tous les arts ?Le Prince aime la musique, la peinture, le bon théâtre et le cinéma.Animateur enthousiaste, il est aussi l’un des principaux réalisateurs de films suédois.Un journaliste 1 l’a vu à l’œuvre : Vêtu d’un pantalon de toile, d’une chemise brune et d'un chandail de laine blanche, le Prince dirige avec une belle assurance une prise de vues ou bien il prépare la scène suivante avec une simplicité qui n’exclut pas la distinction naturelle.Au studio, il veut que l’on oublie son rang et ses titres.Il se repose du protocole de la Cour et renouvelle son inspiration à Eze, près de Nice, le séjour le plus enchanteur de la Côte d’Azur.Il y revient chaque hiver.Ce qui lui plaît davantage, c’est la campagne niçoise avec son ciel sans nuage, ses flots de tous les bleus, du plus clair au violet sombre et sa végétation sans cesse renaissante.Ne croirait-on pas que la baguette des fées a fait surgir ce pays merveilleux ?Un auteur belge 2 a croqué sur le vif certains faits typiques, originaux et même intimes de l’existence du Prince Guillaume et j’ai plaisir à les citer dans toute leur saveur.Le Prince avait acheté la maison ancienne d’une vieille Provençale borgne dont l’œil étincelant d’intelligence et de malice brillait dans l’ombre de son chapeau rond.La vieille dame regrettait son logis, oubliant dans quel délabrement elle l’avait vendu.De bonne foi, elle s’imaginait que sa maison avait toujours été telle que voulait la voir son œil.— Une si belle maison ! soupirait-elle.Le Prince pour ne pas la désillusionner, abondait dans son sens.— C’est bien vrai, Tatalie, lui disait-il, elle est jolie votre maison.Vous viendrez la voir aussi souvent que vous le désirerez.Tatalie sentit que l’invitation était sincère et elle revint.Et parmi les fleurs vives des terrasses, souvent l’on vit errer le chapeau noir de la vieille dame ; et, par dessus le mur du jardin, l’on entendit le babil de sa voix sonore.1.Cari Vincent.2.L.Jeanclair. 966 LE CANADA FRANÇAIS Un jour, le Prince Guillaume lui dit : — Votre maison, nous allons la baptiser « Villa Tatalie ».Comme cela elle sera encore un peu vôtre.Trait charmant qui peint la bonté profonde du véritable propriétaire de la villa niçoise.Le Prince Guillaume sait se servir lui-même ; il conduit son automobile, dactylographie ses manuscrits, fait lui-même ses achats et, à l’occasion, il porte secours aux autres, comme le raconte l’écrivain belge b Il est midi, le Prince grimpe la dure côte qui mène au village avec un fagot sur l’épaule.Une vieille femme le suit, gémissante mais si heureuse ! car le « grand Anglais » — comme elle l’appelle — l’a soulagée de son fardeau.Il s’en va lestement, lui.On parle encore du geste de Louis XIV saluant sa blanchisseuse.Que dira-t-on de la charité fraternelle de Guillaume de Suède lorsqu’elle aura pris place dans l’histoire ?.Ah ! la jeunesse ! Et la bonté ! Le Prince aime les bêtes.Il fait l’acquisition d’un chien magnifique, un « berger » d’Alsace.Tout fier de son choix, il annonce avec un sourire malicieux : Quelle chance ! Désormais, je pourrai me promener à Nice, parfaitement à l’aise : on n’aura plus d’yeux que pour mon chien.Un chien de race, pensez donc ! et si beau ! On ne me regardera plus Épris de solitude et de paix dans lesquelles l’esprit se recueille et l’imagination vagabonde, le Prince décida de quitter la maison « Tatalie » pour monter plus haut.Il se laissa tenter par un petit village en ruines autrefois fortifié, qui, aux siècles lointains, dut subir l’attaque des Sarrasins.Sur ce rocher qui domine la mer, il a fait édifier la villa de ses rêves.Suspendue entre le ciel et la « grande bleue », cette demeure est un lieu de beauté, d’harmonie et de simplicité avec ses murs blanchis à la chaux, ses vieux meubles provençaux et ses terrasses fleuries de lis embaumant un cabinet de travail, où, tard dans la nuit, on entend cliqueter une machine à écrire.le dactylographe du chantre inspiré de la Suède.1.L.Jeanclaib. PROFIL SUÉDOIS 967 Lorsque le Prince Guillaume fit monter de la vallée l’eau et l’électricité, sa première pensée fut d’en faire bénéficier les vieux paysans du village.Geste magnifique d’une générosité à la fois princière et fraternelle ! Ami de la France, le Prince Guillaume aime avant tout son pays et surtout sa chère province : la Sudermame.Lorsque le printemps le ramène à ses fonctions officielles, Son Altesse réunit ses gens à la fête de Stenhammar et leur fait la lecture des meilleures pages de ses plus récentes œuvres.Ses sujets comprennent que, pendant l’absence, leur prince ne les oublie pas, puisqu’il leur réserve la plus belle part de ses travaux, de ses expériences et de ses voyages d’études.Prince de légende, Guillaume de Suède est grand par sa naissance, son esprit et son ardeur au travail, mais il est encore plus grand par son cœur finement compréhensif et généreux, son cœur très noble et très humain.Renée des Ormes.
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