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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Le deuxième Congrès de la langue française au Canada - Chronique de l'organisation
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1937-05, Collections de BAnQ.

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Le coin du Congrès LE DEUXIÈME CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE AU CANADA Chronique de l’organisation (Suite L) Au début de mars le Comité central a ouvert un Secrétariat permanent, dans une salle de l’Universite Laval.Le chef du Secrétariat, Me Louis Langlais, a maintenant deux aides pour y expédier la besogne.Tous les jours il faut dépouiller une grande quantité de lettres concernant l’organisation, la propagande, la souscription, les travaux, les séances de sections ou les séances publiques du Congrès ; il faut communiquer les choses importantes aux officiers du Congrès ou aux autres personnes intéressées; puis il faut rédiger la plupart des réponses reçues pour les envoyer ensuite à destination.De tous les coins de l’Amérique française arrivent ainsi au Secrétariat des demandes de renseignements, des plaintes et des critiques,— légitimes ou non,— des suggestions et des vœux de toutes sortes.Certains jours c’est un feu roulant de lettres, de téléphones et de télégrammes ! Il suffit de passer une heure au Secrétariat pour se rendre compte de l’envergure de notre prochain Congrès, et de l’importance qu’on lui donne partout.Depuis le 19 avril nous avons un Comité de publicité, composé de M.l’abbé Rosario Benoît, M.l’abbé Paul-Émile Gosselin et Me Louis Langlais.Nous ne l’avons pas constitué plus tôt parce que le gracieux concours des journalistes nous dispensait de cet organisme spécial ; à vrai dire les journalistes de Québec forment 1.Voir les numéros de janvier, de mars et d'avril. 908 LE CANADA FRANÇAIS depuis un an, un véritable comité de publicité: articles, comptes rendus, nouvelles, on nous donnait tout cela, et on nous le donne encore avec le plus belle générosité.Nous n’avions donc pas besoin d’un comité spécial.Mais du dehors on nous demande une littérature officielle ; les Comités régionaux, et d’autres aussi, veulent être mis par nous au courant du travail qui se fait pour préparer le Congrès : « Ce n’est pas seulement Québec, nous dit-on, qui s’intéresse au Congrès, c’est tout le Canada, c’est toute l’Amérique française.» Les journalistes de Québec, dit-on encore, peuvent se renseigner à la source, mais les autres, comment pourront-ils faire « de l’actualité » si le Comité central ne leur fournit la matière ?C’est juste ; et c’est pour répondre à ce besoin que nous avons formé un Comité de publicité.Notre Comité des finances est en pleine activité : l’heure des souscriptions a sonné, il faut mobiliser toutes les troupes et les lancer à l’assaut avec les armes du sourire et de la persuasion.Dès le 1er mars il a adressé aux Comités régionaux une lettre circulaire contenant les instructions et les avis necessaires ou utiles au succès de la campagne ; puis il a ajouté les suggestions d’ordre pratique destinées à faciliter la tâche aux organisateurs particuliers.Enfin il a laissé à chaque Comité régional le soin de déclencher l’assaut bénévole à la date qui lui conviendrait le mieux.Dans ses instructions aux Comités régionaux le Comité reproduit l’article septième du Règlement, qui détermine les diverses catégories de membres, et les avantages attachés à la souscription ; ainsi tous ceux qui versent au moins deux piastres recevront gratuitement (( un exemplaire du compte rendu des actes du Congrès ».Ajoutons que le Comité central décerne à chacun des membres protecteurs et bienfaiteurs un diplôme d’honneur qui se lit comme suit : Le Président du Congrès atteste avec reconnaissance que M.a versé la somme de .dollars, et lui décerne le titre de Membre protecteur (ou bienfaiteur) du deuxième Congrès de la Langue française au Canada.A Québec, la campagne bat son plein.L’objectif à atteindre est de dix mille piastres, et déjà plus de la moitié de cette somme a été versée au trésor ; LU DEUXIÈME CONGEES DE LA LANGUE FRANÇAISE 909 l’optimisme règne partout, nul ne doute du succès complet.Le Comité des finances et la Société Saint-Jean-Baptiste en auront tout le mérite.Le Gouvernement de la Province a souscrit quinze mille piastres, et le Premier Ministre, l’honorable Maurice Duplessis, a bien voulu ajouter : « Le Gouvernement aura à encourir d'autres dépenses à l’occasion de ces grandes assises (du mois de juin).Nous sommes heureux de faire notre part pour en assurer le succès.» Nous disons tout de suite au Gouvernement de Québec nos remerciements les plus sincères.Nous disons aussi au Conseil municipal de Québec et à Son Honneur le Maire J.-E.Grégoire notre bien vive gratitude pour l’octroi de cinq mille piastres, et pour la faveur de l’usage gratuit du Colisée et du Palais Montcalm pendant les jours du Congrès.En dehors de Québec l’organisation est prête un peu partout; en certaines endroits, comme à Chicoutimi, lasouscrip-tion elle-même est très avancée, et tout indique qu’elle sera généreuse.Le Comité de Montréal a voulu consacrer le mois de mai à l’œuvre du Congrès ; il a demandé à tous les Montréalais de pratiquer au cours de ce mois « la charité nationale » et de faire t un geste généreux ».Nul doute que son appel sera entendu, et que l’objectif qu’il s’est proposé — quinze mille piastres — sera atteint sinon dépassé.Le Comité ontarien annonce que la campagne de souscription se fera partout du 1er au 15 juin ; elle est précédée d’une belle campagne de publicité et paraît d’avance assurée d’un franc succès.Bref tout va bien dans ce domaine comme dans les autres.Nous aurons, semble-t-il, les ressources nécessaires à notre vaste entreprise.Avec les nouvelles de la souscription nous arrivent, en plus grande abondance encore, les nouvelles des concours organisés, à l’occasion du Congrès, dans les écoles, les couvents, les collèges, et même en dehors des institutions d’enseignement.On peut dire que ces concours ne se comptent plus, tant ils sont nombreux.Ils créent partout une émulation du meilleur aloi.Ainsi, le Comité régional de Ville-Marie, dans le Témiscamingue, écrit au Secrétariat : « Le concours de rédaction française, fixé au 15 mars, a reçu Vappro- 910 LE CANADA FRANÇAIS bation generale ; et plusieurs copies sont déjà entre les mains du Président pour correction.On constate beaucoup d’émulation dans les écoles de la région, surtout à l’École Normale de 1 ille-Marie., au Collège et dans les écoles de St-Bruno de Guigues.» Et nous pourrions citer des douzaines de témoignages semblables.Outre les prix et récompenses décernés par le Conseil de l’Instruction publique, le groupe vainqueur-école ou classe — recevra du Comité central un magnifique diplôme, où l’on peut lire : Deuxième Congrès de la Langue française au Canada Concours scolaire Diplôme d’honneur Le Président du Congrès, sur le témoignage que lui a rendu la Direction de.Atteste que la classe de.s’est distinguée dans un grand concours préparatoire au Deuxième Congrès de la Langue française au Canada et lui délivre le présent Diplôme d’honneur.Le même diplôme est envoyé aux couvents, aux académies, et aux collèges où sont organisés de semblables concours.A Québec l’Association des Instituteurs a institué un concours spécial pour ses membres ; ceux qui ont moins de cinq ans d’enseignement disserteront sur la langue maternelle à l’école primaire; les autres, sur le patriotisme à l’école.L’association donne des prix de vingt, de dix, et de cinq piastres aux vainqueurs.Beau geste, certes, et digne d’être imité.Dans l’Ontario, dans les Provinces de l’Ouest, et dans la Nouvelle-Angleterre les concours ont une vogue plus grande encore, semble-t-il ; chacun veut prendre part à la croisade nationale.En plusieurs endroits les vainqueurs seront délégués au Congrès et cela, certes, est la plus belle récompense qu’on puisse leur offrir.Ainsi dans l’Alberta les LE DEUXIÈME CONGEES DE LA LANGUE FRANÇAISE 911 Avant-Gardes sont en lice, et le groupe vainqueur viendra à Québec pour y figurer à la journée des enfants.C’est, on le voit, un moyen fort pratique de stimuler les enfants au travail et d’entrer dans les vues du Congrès.Ceux qui se demandaient quelle portée pratique aurait notre Congrès feraient bien de pousser une petite enquête dans les écoles françaises du continent.Depuis des mois déjà nous recueillons, par anticipation, des fruits du Congrès.En même temps nous poursuivons notre propagande.Au cours du mois d’avril, M.l’abbé Alexandre Vachon a visité les Acadiens des Provinces Maritimes, et Mgr Camille Roy, les Franco-Américains.Les deux délégués ont été accueillis partout avec la plus fraternelle sympathie, et les assemblées où ils ont parlé ont constitué une série de succès ininterrompus.M.l’abbé Vachon, parti le 3 avril, a visité les principaux centres acadiens du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Ile-du-Prnince-Édouard.Il a tenu des assemblées à Petit Rocher,à Bathurst, à Chatham, à Memramcook, à Shédiac, à Moncton, à Sackville ; puis a Halifax, a Pubnico, à Church-Point, à Meteghan; puis à Eymond Bay, et finalement à New-Waterford, au Cap Breton.Grâce à l’initiative des officiers de l’Assomption, la grande Société Nationale des Acadiens, grâce surtout au dévouement de son secrétaire, M.C.-F.Savoie, et des curé acadiens, le travail de notre délégué fut facile et agréable, car l’itinéraire et l’organisation des assemblées étaient préparés d’avance avec le plus grand soin ; et les auditoires se faisaient de plus en plus nombreux pour l’entendre et l’applaudir.A Egmond Bay, dans l’Ile-du-Prince-Édouard, le retard du train et le mauvais état des routes — c’était en avril — ont retardé l’orateur de plus de deux heures, mais l’auditoire est resté impassible jusqu à son arrivée, à dix heures et quart du soir, pour l’acclamer et lui dire son attachement à la cause française.M.l’abbe Yachon est rentré à Québec le 25 avril, enchanté, ravi de sa tournée chez nos frères de l’Acadie.Il a, nous dit-il, constitué dans chaque centre qu’il a visité, soit un Comité régional, soit un Comité local.M.Vachon partira de nouveau le huit mai pour Saint-Boniface, Régina, Gravelbourg, puis poussera jusqu’à Vancouver en passant par les centres français de l’Alberta. 912 LE CANADA FRANÇAIS Aux États-Unis, Mgr Camille Roy, du 13 au 30 avril, a revu les succès de sa tournée triomphale en Ontario.Les journaux franco-américains sont débordants d’enthousiasme dans leurs rapports d’assemblées publiques ou de séances scolaires ; notre Président, en effet, demandé partout, s’exécute de bonne grâce, et multiplie les discours pour ne contrister personne.Dans le jour il parle aux élèves des écoles et des couvents, et le soir il harangue les foules qui se pressent pour l’entendre.Il a visité successivement Berlin, Manchester et Summers-worth dans le New-Hampshire ; Lewiston, Biddeford et Waterville dans le Maine ; Lowell, Boston, Marlboro, Worcester, Holyoke, Fall River et New-Bedford dans le Massachusetts ; Woonsocket, Central Falls et Pawtucket dans le Rhode-Island ; Hartford et Putnam dans le Connecticut ; St-Johnsbury et Burlington dans le Vermont.Le 2 mai, Mgr Roy a parlé à Sherbrooke devant une foule nombreuse et pleine d’enthousiasme.Vraiment le Congrès sonne le réveil de toute la race.Cyrille Gagnon, pire.
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