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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Les livres
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1929-12, Collections de BAnQ.

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LES LIVRES Placide Lugano, O.S.B., Sancti Benedicli Vila et Régula.Édition manuelle pour la lecture quotidienne.Rome, Société Saint-Jean-1’Évangéliste (Desclée & Cie), 1929.In-18, XVII-170 pages.Prix : 10.20.Dom P.Lugano est un érudit très connu des milieux bénédictins.Appartenant à la branche olivétaine de l’ordre, il a bien mérité de son histoire.Nous lui sommes encore redevables de cet opuscule, publié à l’occasion du quatorzième centenaire de la fondation du Mont-Cassin (529-1929).Sur saint Benoît, en dehors de sa règle, nous n’avons, pour nous renseigner avec certitude, que les Dialogues de saint Grégoire le Grand, dont le deuxième livre traite uniquement “ de la vie et des miracles du vénérable abbé Benoît ” ; tous autres documents sont apocryphes ou suspects.Dom P.Lugano donne le texte de saint Grégoire, d’après deux éditeurs italiens, Cozza-Luzzi (1880), et Moricca (1924).11 y ajoute le texte de la règle, d’après les éditions de Butler (1927) et de Linderbauer (1928).Les textes sont donc les meilleurs qu’on puisse voir.Ils sont même accentués, pour faciliter la lecture publique.Mais il est dommage qu’on se soit abstenu de donner aucune note, pas même de référence à l’Écriture sainte.Ces deux petits chefs-d’œuvre de l’antiquité monastique nous sont présentés par les éditeurs sous un format commode, dans une impression artistique impeccable, à laquelle nous a d’ailleurs habitués la maison Desclée.F.-A.L.D.Cuthbert Butler.Sancti Benedict! Régula Monasieriorum.Édition critique-pratique.Editio altera.Fribourg en Brisgau.Herder & Co., 1927.In-12, XXIV-224, p.Prix : Mark.3.80.En 1912, Dom Cuthbert Butler, abbé de Downside en Angleterre, publiait un texte critique et pratique de la règle bénédictine, basé sur les conclusions de deux savants allemands, Traube et Plenkers.Rééditant son ouvrage, il y apporte quelques améliorations, dans le texte lui-même, dans les références et dans les tables. 281 Les livres Dom C.Butler est un docteur ès choses monastiques : qu’il s’agisse d’histoire ou de philologie, de doctrine ou d’ascèse : gradué d’Oxford, honoré des plus grandes charges de sa congrégation, auteur d’ouvrages fort estimés, il joint aux qualités de l’érudit de marque l’autcrité du maître de la vie spirituelle.Son travail se ressent de tout cela.Une introduction de vingt-quatre pages nous initie à l’histoire du texte de la “ régula monasteriorum ” ; nous savons comment l’autographe de saint Benoît étant perdu, il nous est nénamoins loisible de reconstituer son texte mot pour mot, à quelques détails près.Les principaux manuscrits passés en revue, étiquetés, classés, ramenés à leurs “ archétypes ” ; ceux-ci, à leur tour, rapprochés les uns des autres, témoignent de l’existence fort ancienne, non seulement d’un second texte modifié, vulgarisé dès le sixième siècle parallèlement au texte authentique, mais encore d’un autre remaniement, dû à des correcteurs prétendant ainsi rendre la règle plus lisible et plus compréhensible.Ce troisième texte a été appelé “ textus receptus ”, parce que, dans l’usage, il a fini par prévaloir sur tous les autres.11 ne faudrait pas cependant conclure de là à des divergences très importantes entre les différentes éditions manuscrites de la règle.Plusieurs d’entre elles, certes, intéressent le sens, mais en somme, sur des points secondaires ; elles ne le bouleversent pas.Toutefois, si ceux qui lisent le “ texte reçu ” peuvent encore se familiariser avec la pensée de saint Benoît, il faut savoir gré à Dom C.Butler de nous avoir restitué le texte authentique de la règle, dans un volume portatif et soigné comme sait le faire la maison Herder.Dans cette seconde édition, comme dans la première, on trouve au bas des pages, en trois étages de notes, les variantes de quelque importance, les références à la sainte Ecriture, les passages des écrivains ecclésiastiques utilisés par saint Benoît.A la suite du texte, en appendice, sont discutées les variantes intéressant spécialement l’histoire du texte ou sa reconstitution critique.Puis vient un résumé, fort bien conçu, de la doctrine spirituelle du saint Patriarche, et l’ouvrage se termine par des tables détaillées, extrêmement précieuses, des citations de la Bible, des auteurs connus de saint Benoît, de ses termes caractéristiques, et enfin des choses dont il traite, particulièrement des choses liturgiques.En somme, Dom C.Butler nous a donné là une œuvre de grande valeur, capable de satisfaire à la fois les érudits les plus scrupuleux, les curieux de choses monastiques, et plus spécialement les fervents de la spiritualité bénédictine.F.-A.L. 282 Le Canada français A.-Aug.Thierry.Un ménage d'aventuriers.Roman.Bibliothèque du Hérisson, S.F.E.L.T.Malfère, Paris, 1929.Odyssée lamentable d’un jeune malchanceux appelé Marsilly et de sa femme Anna.Prisons d’Espagne et de France sont la demeure à peu près permanente du couple extravagant et malgré tout sympathique.Belles perspectives ouvertes sur l’Algérie.Le livre se double d’une satire, d’une critique évidente de la justice étrangère surtout coloniale.Il n’y a rien comme les imbéciles pour faire souffrir les autres.L.A.Édith Girard.CroireI Roman.Maison Aubanel frères, Avignon, 1929.Tout sourit à Mlle Sévérac : amour, fortune, gloire.Cependant d’affreux malheurs viennent semer sur ce bonheur éphémère.Tandis que les autres trouvent leur appui en Dieu quand ils souffrent, elle, se désespère.frappée dans ses fils.Enfin, le cœur sourd s’ouvre à la foi.Scènes très dramatiques.L’auteur s’en est tirée avec un doigté, une habileté charmante.P.de L.Benjamin Constant.Adolphe.Texte établi et présenté par Jacques Bompard.Les textes français, Collection des Universités de France, publiée sous les auspices de l'Association Guillaume Budé.Éditions Fernand Roches, 150, Boulevard Saint-Germain, Paris, 1929.Benjamin Constant (1767-1830) n’a guère de portrait définitif.Aucune image précise ne peut être fixée de cet homme incertain et qui vécut par saccades, selon Maurice Barrés.L’impression générale est défavorable, et l’on ne se trompe guère en disant que ce pauvre Benjamin est un assez triste sire.Quoi qu’il en soit, on pourra lire simplement les soixante-trois pages d’introduction de M.Bompard.11 y a, dans ces pages, tout ce qu’il faut savoir de l’auteur d'Adolphe, de ses humeurs bizarres, ses aventures scabreuses en amour, ses palinodies en politique.Qu’est-ce que cet Adolphe?Adolphe est un roman triste où sont étudiées les souffrances peu méritoires “ de deux cœurs mal assortis ” et uüis par un amour illégitime.On assure qu’il faut voir dans Adolphe “ un livre de tous les temps, un livre sans date ”, qui décèle “ la misère du cœur humain ” livré aux passions débridées, et qui n’est pas médiocre parce qu’il est très malheureux.Ce qui ressort à travers l’ouvrage c’est la férocité d’égoïsme, l’amoralisme, la malhonnêteté de l’homme. Les livres 283 La lecture A'Adolphe laisse une impression pénible.Et, malgré qu’on en ait, on se lasse très vite de cette analyse assez cynique de la passion, de cette atmosphère d’adultère—d’amour acharné, furieux.11 y a des limites, enfin.! Le texte d’Adolphe suit l’édition de 1824.Les lettres M.indiquent le manuscrit ; L : l’édition de Lourdes ; P : l’édition de Paris ; D : la quatrième édition.Rien n’a été épargné pour rétablir le texte définitif.Ji-E.B.Victor Magnien, professeur à l’Université de Toulouse.Les Mystères d'Eleusis, leurs origines, le rituel de leurs initiations.Un vol.in-8 de la Bibliothèque scientifique, Payot, 106, Boulevard Saint-Germain,Paris.Les mystères jouaient un grand rôle dans la vie des Anciens.On a vu leur écho dans l’histoire, dans la littérature, et on aborde à peine l’étude du grec que l’on se heurte tout de suite à cette question obscure.Le savant professeur aborde allègrement le problème.C’est dans les textes grecs — qu’il traduit à notre intention — que l’auteur va chercher la lumière.11 étudie les allusions aux Mystères dans les textes plus anciens et plus récents, aux époques d’Eschyle, de Platon, de Démosthène, de Callimaque, aux premiers siècles de l’ère chrétienne.La comparaison des textes permet de tirer les conclusions les plus satisfaisante^.On s’attache ainsi à l’origine des Mystères éleusiniens et à leur importance, leurs rapports avec la philosophie et le gnosticisme ; puis on s’intéresse aux Initiations : principe des initiations, degrés d’initiations selon que l’on se fait initier aux petits ou aux grands mystères, rituel des initiations.Étude des plus sérieuses, poussée avec une fine intelligence des religions anciennes, et aussi complète qu’on pouvait le souhaiter sur une question hérissée de tant de difficultés.Nous n’hésitons pas à recommander toute la valeur d’un pareil ouvrage, et son utilité pour ceux que les choses anciennes intéressent encore.J.-E.B.Georges GkandJean.L’Épopée jaune.Missionnaires et Marins en Indochine, Paris, Malfère, 1929.11 n’était pas mauvais de présenter au monde emporté par les pires épopées de dévergondage et de plaisirs, l’histoire des .missionnaires français dans l’Annam, de leurs compagnons laïques les 284 Le Canada français marins vaillants occupés à d’autres croisières que le transport des “ liquides ” prohibés.C’est l’épopée des martyrs comme le P.Marchand, Théophane Vénard, des commandants Lévêque, Garnier, Rivière et Courbet.Et cette épopée est faite de gestes vécus que la fiction essayerait en vain d’enjoliver tant ils sont grands.L’auteur a vu les héros à l’œuvre ; il a été frappé de la grandeur de leur vie, de leur mission infiniment plus haute que les missions politiques les plus huppées.Et il s’est mis à la décrire cette vie extraordinaire, avec la seule vérité comme ornement, d’une simplicité sublime, avec le merveilleux divin comme premier acteur.Livre qu’il faudra faire lire à notre jeunesse qui commence à s’ennuyer dans son sport factice, ridicules gambades de muscadins, et dans son désœuvrement stérile.Tant de feu couve chez elle qu’il s’agit d’allumer pour la seule cause intéressante, la cause de Dieu.J.-E.B.Marcel Dupont.Le Général Lasalle.Collection “ les grandes vies aventureuses ”.Éditions Berger-Levrault, Paris, 1929.11 ne sera plus permis d’ignorer la vie du comte Charles Lasalle, grand officier de la Légion d’honneur, général commandant la cavalerie légère de l’Armée française, sous Napoléon, mort au champ d’honneur à Wagram, dans la trente-quatrième année de son âge.Dès sa dix-huitième année, Lasalle ne songe plus qu’à la gloire.11 est capitaine à vingt ans, à vingt-deux, colonel ; à vingt-neuf, il sera général de division.11 monte d’une ascension à la Lagardère, dans un hourvari de coups de sabre, d’amours extravagantes, de beuveries à la Rabelais, d’exploits dignes des vieux paladins.L’auteur des Bouches closes aime son héros.11 s’attache à ses pas, à sa randonnée dans la gloire.11 nous le décrit avec une “ furia ” qui prend le lecteur lui-même et le pousse sans désemparer jusqu’à la fin de l’homme et du volume.Plaira infiniment à ceux que l’Empereur hypnotise encore, par-delà son tombeau.J,LE.B.Jean Bruchési.Jours éteints.Les Gerbes.Librairie d’Action canadienne-française, Montréal, 1929.Les Jours éteints sont ici des jours de France.L’auteur a voulu, le long de sa route fixer quelque fait, quelques paysages, quelques Les livres 285 figures.11 a risqué même des silhouettes heureuses 1 Maurice Barrés, Mgr Baudrillart, Firmin Roz, Paul Claudel.La jeunesse chante dans ces pages charmantes.On a laissé voir partout la joie de vivre, de partager avec les fils de France certaines gloires communes et qui ne paraissent pas ternies.Le frontispice du livre et son titre sont un peu bien romantiques ! M.G.Sœur Marie du Rédempteur, S.S.C.La Femme canadienne-française.L’Œuvre des Tracts, Montréal, 1929.A cette époque de féminisme où dans presque tous les pays la femme est attirée vers un nouvel idéal, il est bon de dresser sous les yeux de tous le type admirable de la vraie Canadienne française telle que l’a faite l’histoire.C’est la tâche qu’on s’est donnée dans ce tract.Et il est inutile de dire qu’elle a été remplie avec le talent qu’il fallait.Plaquette jolie ; ne se vend que 10 sous l’exemplaire, $6.00 le cent, port en plus, à l’Action Paroissiale, 4260, rue de Bordeaux, Montréal.X.X.M.A.Vigoureux de Kermorvan.Soleil de France.Poésies.Librairie de la Revue Française, 11, rue de Sèvres, Paris-Vie, 1929.Vers bien féminins, fluides, berceurs, aux contours de nuages soyeux, et veloutés comme les bavures de la lune sur la nue d argent, scintillants comme le rayon de soleil qui glisse à travers la ramure en faisant danser les poussières de terre et d’or.D’inspiration française, catholique, aux allures mystiques.Tout cela peut faire oublier qu’il s’agit ici d’une première échappée de ce Soleil, qui ne demande qu’à briller sans éclipse.J.-E.B.L’abbé Tb.Laroche, curé de Souain.Principes traditionnels d'exécution du Chant Grégorien d’après l'école de Solesmes.Un vol., de 331 pages.Desclée & Cie, Paris, Tournai, Rome, 1929.Les mélodies grégoriennes bien interprétées ont le don de toucher les coeurs et d’élever les âmes vers Dieu.Pour exercer cette pieuse influence, les chanteurs doivent posséder une connaissance au moins élémentaire des règles d’exécution ; le Directeur ou le Maître de 286 Le Canada français choeur ne peuvent s’imposer, à moins d’une érudition assez complète de la théorie.Depuis une trentaine d’années, de nombreuses méthodes ont été publiées ; les unes, trop savantes, ne peuvent aider les débutants, les autres, moins fouillées, supposent déjà faite l’étude du solfège.Ce manque de sources pratiques est une difficulté assez grande pour les élèves d’une Schola, mais elle l’est bien davantage pour les Communautés religieuses, les Collèges et les Séminaires où l’on doit faire de l’étude du chant grégorien une matière des études classiques.Les principes traditionnels d’exécution du Chant Grégorien, récemment publiés par l’abbé Th.Laroche, curé de Souain, ne justifieront plus semblable reproche.L’auteur s’est fait un devoir de condenser les préceptes et de les mettre à la portée de tous.11 consacre un chapitre à la prononciation romaine du latin et à la bonne articulation des syllabes ; puis, le solfège, la manière de chanter, le mouvement dans le chant, la mélodie, la psalmodie, la mesure et le rythme sont étudiés avec beaucoup de soin.Ce livre, de format très acceptable, nous laisse en dernière page un précieux conseil qui met en garde contre la “ moindre exagération ” et une “ recherche quelconque d’effets ”.Les règles et les explications données sont courtes et plus faciles à retenir, aussi de nombreux exemples viennent illustrer chaque leçon.Directeurs et chanteurs sont assurés d’une méthode hautement recommandée et capable de satisfaire les plus exigeants.P.C.Racine.La Thébaide, Alexandre, Andromaque.Texte établi et présenté par Gonzague Truc.“ Les Textes Français ”, Collection des Universités de France, publiée sous les auspices de l’Association Guillaume Budé, Éditions Fernand Roches, 150, Boulvard Saint-Germain, Paris, 1929.Une note biographique ouvre le livre.Cette note s’en tient à peu de nouveau près aux plus intéressantes Vies de Racine, y compris l’ouvrage récent de François Mauriac.On fait à la suite de cette note une revue des historiens de Racine.Ses premiers biographes, les fils de l’auteur d’Athalie, ont sensiblement fondé la vérité sur les phases les plus tourmentées de sa vie.Dans Masson-Forestier, Racine n’est plus le saint de tantôt mais une sorte de monstre admirable dont les terribles héros ne seraient que la copie.L’ouvrage d’Ernest Jovy est plus sérieux.Le livre de M.Mauriac est-il plus à la page ?Quoi qu’il en soit, les renseignements sur les faits et gestes de Racine peuvent se trouver facilement. Les livres 287 Le texte.11 est publié d’après la dernière édition parue du vivant de l’auteur, en 1697.On lui a conservé son orthographe et sa ponctuation, telles que les contemporains pouvaient les voir.Ce texte est enrichi de notes et appendices complexes, groupés par pièces et rejetés à la fin du volume.Nous ne dirons rien des trois tragédies du présent volume : tout le monde les connaît, surtout Andromaque, premier chef-d’œuvre racinien.On se plaira, nous espérons, à relire les premiers ouvrages de Racine.Y luisent déjà des éclairs annonciateurs de la gloire future, de la gloire qui demeure, victorieuse du romantisme et des siècles.- J.-E.B.M.-J.Pinet.La Vie ardente de Oerson.“ Ars et Fides ”, Librairie Bloud et Gay, Paris.1929.Avec un talent, une autorité qui ne se démentent pas, l’auteur nous donne “ la vie ardente ” de l’illustre Chancelier, depuis son baptême dans l’église champenoise d’un village qui n’était pas le sien, jusqu’à l’éclat de l’âge mur, jusqu’à sa mort, dernière étape glorieuse d’une ascension qui fut continue.Oeuvres de Jehan Jou-venel, œuvres de Christine de Pisan, d’Eustache Deschamps, de Villon, œuvres de Gerson lui-même, vieux documents, tout a été mis à contribution pour faire resplendir l’admirable figure.Et l’on ne s’étonne plus qu’à travers les années, l’on se soit pris à attribuer au Chancelier si pieux, si mystique, le chef-d’œuvre humain qu’est l’Imitation de Jésus-Christ, puisque sur tous les théâtres de son activité, Gerson réalise l’idéal, souhaité par le ivre merveilleux.Livre à répandre partout, surtout chez les jeunes.Ils trouveront, ces jeunes, dans Gerson, le modèle rêvé de la très grande science alliée à la très grande foi, que dis-je, foi et science nourries et soutenues l’une par l’autre.J.-E.B.Mgr Antoine Racine, premier évêque de Sherbrooke.Principaux dit-Cùurs, publiés par l’abbé Charles-Joseph Roy, curé de Saint-Gérard.Un volume de 311 pages.Lévis, 1928.Ceux qui ont connu S.G.Mgr Antoine Racine, ancien curé du faubourg Saint-Jean-Baptiste et premier évêque de Sherbrooke, s’accordent à dire qu’il possédait toutes les qualités qui font les grands orateurs : sonorité et puissance du verbe, prestance de la taille, dignité du maintien, autorité du geste.En outre, Mgr Racine savait se servir des ornements de la rhétorique ; mais 288 Le Canada français il le faisait avec la discrétion qui convient à l’orateur de la chaire.M.l’abbé Charles-Joseph Roy a eu l’heureuse inspiration de réunir en un volume quelques-uns des plus importants discours du grand évêque.Ce volume sera bien vu non seulement des vieillards d’aujourd’hui qui ont connu Mgr Racine et conservent encore le souvenir de sa belle éloquence, mais aussi de tous 'ceux qui s’intéressent aux choses oratoires, et surtout des élèves de nos collèges classiques.r p I.— P.Beaufort.A l'aube d’une vie.Un volume in-8° de 128 pages.P.Lethielleux, 10, rue Cassette, Paris, 1929.Prix : 6 francs.II.—¦ J.Millot, vicaire général de Versailles.Une histoire pour chaque jour du mois de Marie.(1ère série).Un volume de 252 pages.P.Téqui, 82, rue Bonaparte, Paris, 1929.1.— Ces pages évocatrices de la première enfance naïve et douce, où l’on assiste à l’éveil d’une âme, s’adressent non seulement aux mères selon la chair, mais aux mères selon l’élection par le coeur et par l’âme, à toutes celles enfin qui ont au cœur la flamme chaude de l’amour maternel.Les mots qu’on y rencontre, semés comme des perles par une bouche d’enfant, ne sont pas seulement jolis ou touchants, ils sont suggestifs : il se dégage de ce charmant petit livre une leçon d’éducation chrétienne, la meilleure des leçons et la moins ennuyeuse, celle de la vie.H.— Récits de conversions, de guérisons miraculeuses parfaitement authentiques.Le lecteur se sent ému, car il constate l’intervention constante de la Vierge Immaculée dans la vie de ses fidèles serviteurs.Un pèlerinage à Lourdes, une visite même de simple curieux, un regard jeté à la Grotte en passant, “pour voir ”, en voilà assez pour exciter sa pitié et son amour de l’homme et lui faire répandre de ses mains larges ouvertes des trésors de grâces.Les chrétiens qui ont l’habitude de faire les exercices du mois de Marie devraient se procurer ce livre : les récits qu’ils v liront ravivront leur confiance en la Vierge.J J.G.Charles éegdal.Odilon Redon: Un volume in-4° pot, 64 pages de texte avec 60 planches en héliogravure.Collection des maîtres de l'art moderne.Les Éditions Rieder, 7, Place Saint-Sulpice, Paris, 1929.Prix : 16 fr.50.L’auteur écrit la vie d’Odilon Redon.D’une plume alerte, qu’on suit avec plaisir, il met en juste lumière les angoisses du “ peintre Les livres 289 symphonique ”, ses idées, ses luttes, la lente création de son œuvre, la joie d’être enfin compris, apprécié et admiré.M.Charles Fegdal ne s’appuie que sur des documents de première valeur.11 tient du fils même de l’artiste les détails les plus divers.Les écrits de Redon sont largement cités et commentés.L’âme sensible et ardente de l’artiste est présente dans toutes les pages de ce livre : le lecteur l’aimera cette âme éprise de l’idéal et du beau ; il s’y attachera et saura comprendre davantage l’œuvre si suggestive et si curieuse de Redon.Enfin les 60 reproductions d’œuvres de Redon aideront à pénétrer son talent et son originalité.J.G.Rapport de VArchiviste de la Province de Québec pour 1927-1928.Lin volume de 536 pages.Québec, 1928.Le présent rapport de M.Pierre-Georges Roy, le patient archiviste de la Province de Québec, fournira les renseignements les plus importants aux amateurs d’histoire canadienne.Nous possédons d’immenses trésors dans nos archives publiques et privées.M.l’archiviste de la Province de Québec et ses actifs collaborateurs se sont donné la tâche de les produire au grand jour et de les mettre ainsi à la disposition du public.11 faut féliciter de leur travail ces chercheurs qui facilitent la besogne de nos historiens et contribuent en une si large mesure à répandre la connaissance et l’amour de notre glorieux passé.Voici les pièces que contient le présent recueil : elles sont bien choisies et renfermant une foule de détails inédits et peu connus.1.Première partie de la correspondance échangée entre la cour de France et le gouverneur de Frontenac pendant sa seconde administration.2.Première partie de l’inventaire de la correspondance de Mgr Plessis.3.Mémoire sur les postes (militaires) du Canada du chevalier de Raymond.4.Journal de Joseph-Gaspard Chaussegros de Léry, officier dans les troupes du détachement de la marine, au cours des années 1754 et 1755.5.Journal de MM.Baby, Taschereau et Williams, qui ont parcouru nos campagnes laurentiennes après l’invasion des Bos-tonnais de 1775.J.G. 290 Le Canada français La Collection Kelsey, avec introduction par Arthur G.Doughty et Chester Martin, publiée par les Archives Nationales du Canada et le Public Record Office de l’Irlande du Nord.Un volume de 128 pages.Ottawa, 1929.La publication des mémoires de Kelsey aidera beaucoup à l’étude de l’histoire du Nord canadien.En 1694 à peine âgé de 14 ans, Henry Kelsey s’engagea pour le compte de la Compagnie de la Baie d’Hudson.11 passa sa vie dans les solitudes du Nord qu’il parcourut en tous sens dans les intérêts de la Compagnie.J.G.Le Canada-Français accuse réceptions des publications suivantes : Annuaire statistique de Québec.Québec, 1928.Rapport général du Ministre des Travaux Publics et du Travail de la Province de Québec.Québec, 192S.Rapport sur l’Aviation Civile, Ministère de la Défense Nationale.Ottawa, 1929.Sixième Recensement du Canada, 1921.Vol.IV, Occupations.Ministère du Commerce, Ottawa, 1928.E.Gasc Desfossés.I : La Convention (La Révolution Française, Vol.III.Gabriel Beauchesne, éditeur, à Paris, rue de Rennes, 117.vol, in-8 écu (814 pages) avec illustrations hors-texte.II : Le Directoire et le 18 Brumaire.320 pages.1.— Ce troisième volume présente en une magistrale synthèse l’œuvre épouvantable, formidable, tragique et farouche de la Convention.Abolition de la royauté, règne de l’échafaud, guerre contre l’Europe coalisée, voilà tout le fond de ces pages puissantes.L’histoire de la Révolution est difficile à écrire.11 y a des mots d’ordre interdisant à l’écrivain la lumière, la vérité ; il y a l’histoire officielle où les faits sont systématiquement déformés par les thuriféraires du bloc intangible de la Révolution : il y a les exégètes farouches des textes en bagout de 89.M.Desfossés s est dégagé avec une belle indépendance de toutes les cangues et de toutes les “ muselières ”.Tout en cherchant l’impartialité, il ne se croit pas tenu à l’impassibilié d’un timide chroniqueur.Non.Ses jugements, il les exprime avec vigueur et ne recule pas devant des interprétations contraires aux doctrines des historiens officiels.Il faut lire et relire ses portraits brossés énergiquement, avec toute la sérénité possible à un honnête homme qui veut respecter la vérité.Et on lui sait gré de ne pas dorer l’immonde Marat, le Les livres 291 truand et braillard Danton doublé du petit homme d’État, le reptile Robespierre et toute la séquelle satanique, effroi légitime, nausee justifiée de Joseph de Maistre.Et les drames affreux des massacres, des horreurs de la déesse Raison, on nous les écrit sans pitié, sans fard comme sans faiblesse.Ouvrage de premier ordre, et d’une richesse de documentation qui le recommande fortement à ceux que l’histoire intéresse.LL Le quatrième volume nous fait assister aux événements de cette période curieuse, apaisante malgré quelques soubresauts, si frivole du Directoire.Bonaparte domine cette époque, lui donne sa gloire au moins extérieure.Vues originales sur le 18 brumaire.J.-E.B.pierre Lippert.Cœurs inquiets.Traduit par Maria Gruter, adapté p r ' ™sse- Edihons Beyaert, Bruges.Dépôt à Paris, chez Giraudon, 56, rue N.-Dame-des-Champs.1929.Série de lettres de direction motivées par divers états de conscience.Les directions de ce livre n’ont rien de janséniste ni d’étouf-fant.Idées larges sans laxisme, pensée toujours haute.C’est en somme le livre d’un maître que la vie ne peut surprendre.Le style plaira beaucoup avec ses sourires indulgents, un peu moqueurs, toujours doucement charitables.J.-E.B.édifié viïï£:t?:£Jsad'Évinai-Avignon’Aubanei Fiis aîné t ^ jiiteUr s adresse à ses fiHes.dans la note paternelle, très fine très délicate.A ses enfants il raconte ses Noëls de guerre, il redit les chemins qu’il a courus pour devenir poète, il chante Mistral, le culte de 1 ideal dans le culte des choses du passé.Images qui n’ont rien de violent.Leur ton glisse dans la gamme douce des sentiments les plus élevés.J.-E.B.ïy___ Lucien Forges.La Panique sentimentale.Roman.Hérisson,TV E.L°TMaffTre" Paris^mg.'^' R°“' Bibliothèflue du I.Mathilde aime Michel et Michel aime Mathilde.Rien de mauvais à ce commerce.Mais la vie méchante sépare les deux jeunes 292 Le Canada français gens.Mathilde seule, s’ingénie à se faire souffrir, à croire que Michel va l’oublier.Une dernière entrevue augmente le trouble de Mathilde.A force d’analyse orgueilleuse, elle rompt avec Michel, et meurt à temps, ma foi, avant un mariage banal avec un grand dadais.Une nouvelle : avant-jeunesse, suit le roman.Le tout est d’une plume alerte qui se plaît aux analyses aiguës et peut-être un peu exceptionnelles.11 — Onagan représente ici toute la race rouge que la civilisation américaine atroce a broyée, anéantie.Lamentable histoire des “ Réserves ”, de l’avilissement des libres enfants de la forêt.Faits et gens sont pris sur le vif, avec netteté, crudité même.On sent chez l’auteur une tendresse marquée pour les “ disparus ” des déserts.11 y a bien de quoi aussi, surtout quand la tueuse est cette civilisation anormale, frénétique des marchands de l’oncle Sam.- J.-E.B.Th.Fauré-Frémiet.Gabriel Fauré.Collection “ Les Maîtres de la musique ancienne et moderne ”.100 pages de texte et 60 planches en héliogravure.Les Éditions Rieder, 7, Place Saint-Sulpice, Paris.1929.“ Gabriel Fauré ” est le 3e volume de la collection précitée et la première biographie complète du maître musicien.Comment le fils pouvait-il écrire la vie de son père sinon avec amour et veritable piété filiale ?Aussi nous raconte-t-il avec un art délicat l’existence toute simple de Fauré, sans intrigue, sans violence, existence qui offre les plus beaux exemples d’idéalisme, de confiance, de résignation, de grandeur et de goût.Les planches constituent un ensemble de documents intimes d’une rare valeur.En somme, livre prenant par plus d’un côté et oui devra faire partie des bonnes bibliothèques.J.-E.B.N.B.— Conformément à la tradition, et dans 1 intérêt d’une juste liberté, il est entendu que les articles de la Revue y sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs.Directeur-Gérant : M.l’abbé Arthur ROBERT.Desfateliers'de I’Action Social®, Limitée “ 103, rue Sainte-Anne, Québec.
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