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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Pourquoi Rome a parlé
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1928-03, Collections de BAnQ.

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POURQUOI ROME A PARLÉ Beaucoup de catholiques de France et d’ailleurs se le demandent encore.Ici et là on ne cesse de faire la même question, écho prolongé aux réclamations des mécontents.On connaît déjà les douloureux événements qui ont motivé l’intervention du Saint-Siège.Et depuis lors les dirigeants de VAction française reviennent incessamment à la charge pour qu’on leur montre une bonne fois “ la consistance, l’exactitude et la justice des motifs ” du coup qui les frappe.Voici un livre écrit spécialement pour satisfaire à leurs exigences (1).Pourtant on leur a déjà maintes fois répondu.Puis la lecture attentive des documents pontificaux dit assez le pourquoi de la condamnation.Mais rien n’y fait.Et l’on ne veut point se rendre.Ce dernier ouvrage rencontrera-t-il leur approbation ?Après l’avoir parcouru, eux et les autres, admettront-ils la justesse des raisons invoquées par le Saint-Père ?Nous formons des vœux pour qu’il en soit ainsi.En attendant, feuilletons ce volume écrit à leur intention.Course très rapide, il va sans dire, à travers ces pages si doctrinales qui certes mériteraient une étude plus longue et plus approfondie.L’espace nous manque.Tout au plus donc quelques observations pour fournir aux lecteurs occasion nouvelle de se mieux renseigner sur ce problème, au fond pas compliqué du tout, mais que les passions, les intérêts se plaisent à obscurcir au grand préjudice de la religion elle-même.Pour donner une appréciation d’ensemble, disons immé- (1) Pourquoi Rome a parlé.1 vol.de 381 pages, Éditions Spes, Paris, 1927 Pourquoi Rome a parlé 459 diatement que ce livre est le triomphe de l’objectivité.Vraiment, auteurs ne sauraient traiter une question avec un sens plus aigu de la seule, de la pure vérité.Les personnes, ils en ont le respect, les circonstances, ils en tiennent compte.Mais,— et ce n’est pas un mince compliment,— celles-ci comme celles-là n’influent en rien sur leur jugement.Les théories, les systèmes, les doctrines, considérés froidement, pour en saisir la genèse, l’évolution et les résultats, voilà ce qu’ils se sont proposé avant tout.Aussi bien, leurs conclusions, elles s’imposent à quiconque a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre.Du reste, leur autorité, leur compétence, qui pourrait les contester ?Rédacteur aux Etudes, la grande revue française partout estimée et écoutée, le R.P.Doncœur, de la Compagnie de Jésus, a signé l’article liminaire.Puis viennent ensuite les RR.PP.Bernadot et Lajeunie, frères prêcheurs.On sait que le premier est directeur de la Revue Thomiste et de la Vie spirituelle.Quant à l’autre, c’est un professeur de théologie au couvent de Saint Maximin Garanties doctrinales, ce semble, plus que rassurantes.Ce sont encore MM.les abbés D.Lallement, professeur à l’Institut Catholique de Paris, et F.-X.Maquart, qui enseigne au Grand Séminaire de Reims.Et clôt la série, M.Jacques Maritain, philosophe bien connu, l’un des maîtres les plus brillants de l’université catholique de Paris.Eh bien ! ces théologiens, ces philosophes, qui, ils l’avouent eux-mêmes, eurent des sympathies marquées pour le mouvement d’Action française, ces prêtres, ces religieux, ce laïque, dont la haute valeur morale, le grand esprit de désintéressement et l’amour sincère de la France et de l’Église sont connus dans l’univers entier, ont entrepris d’apporter lumière aux intelligences, force aux volontés et calme aux consciences.Entreprise magnifique, et de prime importance, et d’urgente nécessité, c’est le moins qu’on puisse dire.Oeuvre aussi éminemment apostolique.Apostolat intellectuel on ne peut plus, le premier de tous, et qui reste bien dans 460 Le Canada français les cadres de leur activité propre.Dès lors, ce serait exigence outrée que de réclamer davantage.Avouons qu’ils sont dignes d’être entendus et surtout d’être suivis.Et, d’abord, rappelons, en guise de principe, en guise de maxime qui domine tout le débat, que l’acte du Pape, dans l’affaire de Y Action française, n’est autre chose que religieux.Car, c’est à montrer qu’il est politique que s’ingénient encore et toujours les insoumis.Puis l’on voit d’ici tout le spécieux sophisme et ses conséquences.Or le Saint-Père il agit dans son domaine propre.Par ailleurs, il pose un acte pontifical d’ordre disciplinaire, préparé par l’examen qu’il a fait lui-même des doctrines.11 va tout droit à soustraire des fils catholiques à une influence jugée dangereuse à leur foi.11 discerne un péril.11 commande de le fuir.11 mesure un dommage.11 veut le réparer.Aucune puissance au monde ne peut contre lui invoquer de compétence.En face de la décision du Pape toute voix d’appel est impertinente.Voilà qui est clair.Et la règle de fidélité commande tout simplement d’obéir.Hélas les faits abondent qui nous disent le contraire.Étrange conduite de trop de fils de l’Église ! Qu’ils se soient rangés du côté de Y Action française, on le comprend, on se l’explique.Amis de l’ordre, tout naturellement ils ont cherché la compagnie de ceux qui pouvaient le restaurer.Mais alliance jugée vite paradoxale et qui posait du coup un grave cas de conscience.Il y avait danger pour des catholiques de se mettre sous la direction de chefs dont les croyances étaient diamétralement opposées aux leurs.Car, ne l’oublions pas, Y A.F.n’est pas seulement un parti, elle est encore et surtout une école voulant instaurer “ un certain ordre français, intellectuel, sentimental, politique, un certain ordre humain ”.Charles Maurras, au surplus, ne se faisait aucune illusion sur le péril auquel s’exposaient fatalement ses amis catholiques.Parlant de cet accord entre les deux groupes, il a candidement écrit : “ Il n’est pas niable Pourquoi Rome a parlé 461 que ces interférences du politique et du religieux peuvent et doivent éveiller dans la conscience catholique, et en très grand nombre, les cas, les doutes, les questions, les scrupules, tant généraux que personnels.” Et alors ?Pourquoi reprocher au Pape de réclamer sépa* ration totale d’avec une école, un parti où ses enfants courent de si grands risques de perdre leur foi ?Oui, risques d’autant plus à craindre que les dirigeants de ce parti, de cette école, jouissent à bon droit d’une incontestable autorité.Au demeurant, ce que le Saint-Père demande, Charles Maurras l’exige depuis toujours des “ maîtres ” et “ écrivains ”.C’est donc rester dans les sentiers de la plus élémentaire logique que de suivre généreusement les directives de Rome.Écoutons-le à propos du Syllabus : Les “ maîtres ” et “ écrivains ”, ayant plus de droits que les autres, en ont aussi plus de devoirs.Si les simples ouailles peuvent se contenter d’adhérer aux dogmes définis par le “ jugement infaillible ” de l’Église, les “ écrivains ”, les “ maîtres ” doivent montrer, en outre, une prudence singulière dans les sujets où la définition dogmatique n’est pas intervenue.Prudence impliquant une déférence extrême envers les simples conseils, une stricte obéissance aux simples règles de discipline.Cet extrait de Maurras, extrait bien significatif, et qui dicte une règle de conduite dont le juste motif n’échappe à personne, conclut le beau travail que le R.P.Doncœur présente comme l’introduction de tout l’ouvrage.Il semble donc acquis que ce sont leurs maîtres eux-mêmes qui prescrivent aux adhérents catholiques de VA.F.le nécessaire et évident devoir de l’obéissance au Pape.Mais ce qu’ils paraissent moins comprendre, c’est l’ordre à ces mêmes catholiques, ordre émané de leur chef légitime, de ne plus adhérer à certaines doctrines, parce que erreurs manifestes.Ces erreurs, les RR.PP.Bernadot et Lajeunie les groupent “sous quatre chefs qui forment comme les quatre points cardinaux du système : 462 Le Canada français “ La pensée de M.Maurras est agnostique, elle est détournée du Christ ; son romanisme est païen ; sa doctrine politique est naturaliste.” Ce ne sont point là de gratuites affirmations.Les nombreux passages empruntés au chef intellectuel de VA.F.nous convainquent facilement que pour lui les problèmes essentiels, ¦entre autres, la conception de la vie, ressortissent à la seule raison indépendante des lumières de la foi, voire “des indispensables clartés des premiers principes de l’intelligence •C’est, sans conteste, lui fermer le chemin qui conduit à l’Être Suprême, partant, la condamner à l’athéisme.Et tout d'abord, Y athéisme défait, car pratiquement, M.Maurras ne peut admettre cette dépendance de la raison envers un Dieu qu’il ignore.Tous le savent, il a perdu la foi, et depuis longtemps.Athéisme méthodique aussi.Comme Jundzill, personnage de l’un de ses livres, il éprouve “ un besoin rigoureux de manquer de Dieu ”.Il essaye de “ tout reconstruire sans l’Absolu ”.Au vrai, agnostique avéré, après avoir dénié à l’intelligence la possibilité de scruter les natures, d’atteindre l’essence des choses, forcément il place une barrière infranchissable entre la Première essence et l’esprit humain.Cette méconnaissance, ou mieux, cette négation de Dieu admise, acceptée comme point de départ, rien d’étonnant ensuite que la pensée maurrassienne soit dans sa marche détournée du Christ.En effet, “ que pourrait bien dire le nom sacré de Jésus à quelqu’un qui n’entend même plus la voix de la création chantant la gloire du Créateur P ” Les enseignements du christianisme, pour M.Maurras, se ramènent à des rêves, sans doute inofîensifs en soi, tant qu’ils ne menacent pas “ l’ordre de la cité humaine ’’.Toutefois, ils peuvent devenir très dangereux pour la société ! La Bible, l’une des sources de la Révélation chrétienne, il la considère comme “ un livre en lui-même pernicieux contre lequel c’est miracle qu’on se défende ”.Quant au Christ Jésus, il ne le comprend guère mieux.Puis, que dire de sa conception anti- Pourquoi Rome a parlé 463 chrétienne de l’homme P Les “ dons suprêmes ” dont nous avons été gratifiés, M.Maurras les tient en sombre defiance et c’est à leur sujet qu’il parle de “ fol amour propre Ici une sorte d’antinomie se présente tout naturellement à l’esprit.D’une part, une aversion méprisante pour celui qu’il nomme le “ Christ Hébreu ”, et de l’autre, de l’exaltation pour l’Église.Comment concilier ces deux extrêmes ?Nous y arrivons par l’analyse du concept qu’il se fait du catholicisme.Voir dans l’Église, et donc, dans le catholicisme, du naturel seulement, le vider de tous ses ingrédients ultra-spirituels, pour en faire un simple auxiliaire de la civilisation temporelle, voilà la petite opération pratiquée et qui le met à l’aise pour rendre compte de certaines contradictions embarrassantes.Aussi bien son romanisme veut-il dire avant tout “ civilisé, organisé, solide, durable, ordonné ”, toujours cependant selon les directives de la raison indépendante.Vraiment il ne faudrait point lui trop chercher noise de ce paganisme très authentique.C’est l’aboutissement fatal de son agnosticisme.Même conception païenne de la politique.Toujours l’effet nécessaire de sa philosophie agnostique qui “ l’amène à confondre pratiquement le point de vue divin du gouvernement spirituel de l’Église avec le point de vue tout humain de la civilisation temporelle, telle qu’il l’entend.” D’où l’exclusion de la loi surnaturelle qui règle directement l’action religieuse de l’Église et indirectement son action politique.Toutes ces erreurs, quoi qu’on en ait écrit, ne restaient pas particulières à quelques-uns des chefs du mouvement d’Action française.Elles descendaient dans le domaine des faits quotidiens et ainsi faisaient tache d’huile.A preuve, les protestations soulevées lors des premiers avertissements de Rome.M.l’abbé Lallement montre bien tout cela, au chapitre tioisième de l’ouvrage.Mouvement politique que celui 464 Le Canada français del A.F.Qui le conteste ?Mais mouvement politique, lequel, au témoignage du Pape lui-même, nie toute dépendance envers le dogme et la morale catholique.Dans cette école, L autorité de Dieu, principe de tout ordre, de Dieu auteur et conservateur de la société comme de l’individu, et leur fin dernière à tous deux, n’est pas connue comme clef de voûte nécessaire de toute ordonnance politique.L’Église n’est pas considérée,lorsqu’il s’agit des choses de la ¦cité, dans sa réalité surnaturelle de corps mystique du Christ que l’Etat doit aider à poursuivre ses fins surnaturelles, non seulement en reconnaissant son autonomie et en lui accordant toutes les marques de respect, mais par une législation chrétienne sanctionnant le droit chrétien.Elle est considérée avant tout, dès qu’on s’occupe de politique, dans la discipline qu’elle donne à la conscience et aux élans intérieurs, et comme suprême garant de l’ordre rationnel.Et quand on songe qu’un mouvement comme celui-là entraîne à sa suite beaucoup de jeunes gens catholiques en quête d’une formation à la vie politique ! Bien triste encore de savoir qu’un si grand nombre de fils de l’Église aient commis la grande erreur d’accepter pour leurs enfants un enseignement politique d’où sont bannis les grandes vérités et les principes moraux qui ont le droit de commander et d’être respectés.Plus que susceptible il faudrait être alors pour reprocher au Saint-Père d’avoir appelé ces théories une “ particulière espèce de modernisme politique, doctrinaire et pratique.” Puis l’on connaît l’attitude de VA.F.devant le Souverain Pontife.Toutes sortes de raisons invoquées pour se justifier! Le Pape aurait été mal informé ! Et c’est ce spectacle scandaleux, attristant, que les chefs du mouvement donnent au monde depuis les premiers avertissements du Saint-Siège, et surtout, depuis la condamnation.Ne soyons pas trop surpris de cette conduite qui fait de la peine.Ont toujours agi de même ceux que Rome a condamnés au Pourquoi Rome a parlé 465 cours des siècles.Protestations d’abord, avec des promesses de soumission et d’obéissance.Après, des explications pour dire qu’ils n’ont pas été compris ou même encore qu’on a été mal informé en haut lieu.Finalement la résistance.Toutes les étapes connues qui nécessairement se succèdent comme causes et effets.Oui, c’est bien toujours la même histoire, celle aussi de VA.F.que IVT.l’abbé Maquart raconte à larges traits, mais rapportant tout l’essentiel.Comme leurs devanciers, révoltés contre l’Église, Ils désobéissent gravement, et ils sont convaincus d’être des fils soumis.Ils outragent le vicaire de Jésus-Christ, et ils sont persuadés avoir pour lui tout le respect qui lui est dû.Ils déforment odieusement les intentions de la cour de Rome et ils s’imaginent de défendre les intérêts les plus sacrés de leur pays.Ils limitent, en fait, le pouvoir spirituel du Pape, et ils tiennent pour évident qu’ils ne font qu’user d’une liberté qui leur a été reconnue.Ils mêlent des questions purement politiques à leurs déviations doctrinales, et jettent ainsi le désarroi dans les consciences, au grand dommage de la paix nationale dont ils pensent néanmoins être les meilleurs ouvriers.En fin de compte, cette attitude a ceci de paradoxal qu’elle est, chez des catholiques, l’attitude même d’un positiviste qui se croit déférent.Du positiviste, ils ont revêtu, sans s’en rendre compte, la mentalité.C’est que, sans en avoir conscience, ils se sont laissé pénétrer par le naturalisme de leur chef ; et quand le Pape, avec une clairvoyance dont on doit lui être reconnaissant, a jeté le cri d’alarme, ils se sont trouvé avoir au cœur les sentiments qu’aurait pu avoir un incroyant à qui échappe le sens divin de P Eglise.C’est l’œuvre patiente, sûre, des infiltrations ! Un bon matin on se réveille avec des idées, un état d’esprit, insoupçonné jusqu’alors, faute d’occasion de se manifester.Et l’occasion se présente.le voile tombe.Déformation qui les a tout naturellement portés à voir dans l’acte pontifical des motifs strictement politiques.Sophisme que l’on propage ici et là.On ne peut en douter, le sens de la condamnation n’a pas du tout un caractère religieux ! M.Jacques Maritain n’a pas de misère à démontrer ce faux présupposé de VAction française.Les soixante et 466 Le Canada français quelques pages qui terminent l’ouvrage sont consacrées à cette preuve.Ce n’est pas trop long, puisque la résistance tourne autour de cette fausseté.Et vous voyez la mauvaise posture du Saint-Père devant l’univers ! Lui, avant tout, chef spirituel, s’appuyer principalement, pour ne pas dire uniquement, sur le caduque politique pour porter une sentence devant laquelle tous ont le devoir de s’incliner ! Ce “ présupposé,” le profond philosophe l’examine de sang-froid.La condamnation de l’Action Française doit être considérée en elle-même : c’est-à-dire dans ses motifs intrinsèques et dans son objet propre.Elle est un acte d.j Pape, c’est lui qui l’a prononcée, qui en assume toute la responsab.lité, de qui dépend sa force juridique : est-ce qu’en le prononçant le Pape n’a pas donné de motifs, assigné d’objet.Nous avons rappelé plus haut les textes pontificaux, ils ne laissent plus aucun doute.Les motifs que la condamnation porte inscrits en elle, qui font corps avec elle et lui donnent d’exister, sont des motifs essentiellement religieux, son objet propre est essentiellement religieux.Pour admettre le présupposé de l’Action Française, il faut violer la nature des choses, admettre, ce qui est absurde, qu’un décret religieux, de par tout ce qui le constitue en propre, est un décret politique, et non religieux.Mais il faut bien compter avec la casuistique ! Aussi la résistance s’en est-elle servie, et à souhait ! Mon Dieu, des objections, on peut toujours en faire ! Et elles pleuvent dans toute cette triste affaire.Les unes plutôt faibles, d’autres assez spécieuses, toutes enfin partant d’un principe faux, inadmissible.Et sans vouloir suspecter les intentions de qui que ce soit, on serait tenté de rappeler ici l’aphorisme pascalien : le cœur a des raisons que la raison ne connaît pas / Il est juste d’admettre que M.Maritain se meut facilement à travers le dédale de ces doutes, de ces oppositions, de ces paralogismes.Et ses réponses, pour tout esprit droit, sont des plus péremptoires. Pourquoi Rome a parlé 467 Franchement, Pourquoi Rome a parlé devrait faire ouvrir bien des yeux.Certes que les amis de VA.F., que ses adhérents, aient eu un sursaut de mauvaise humeur à la nouvelle des avertissements puis de la condamnation de Rome, cela s’explique.Qu’ils aient même, de prime abord, cru que toute une campagne s’organisait pour tuer une œuvre, un journal, craint avec raison par tout les férus des idées ultra-libérales, ultra-républicaines et laïques, cela se comprend encore.Mais en présence de tous les événements qui se sont déroulés depuis l’intervention de Rome, en présence des preuves irréfutables de l’opportunité, de la nécessité du coup qui a été porté, on est comme interdit de cette résistance qui s’obstine.Ce livre dont nous venons de donner une bien pâle analyse est rendu à son 27e mille.Signe non équivoque qu’il répond à un pressant besoin.Espérons qu’il continuera d’apporter la lumière à tant d’intelligences victimes inconscientes “ d’une insubordination faite de protestantisme individualiste, laïciste et démocratique.» Notre intention en écrivant ces pages n’a pas été de chercher querelle d’allemands.Nous avons tout simplement voulu contribuer dans la mesure de nos pauvres moyens à faire connaître un ouvrage dont le Saint-Père lui-même a parlé en termes très élogieux.C’est dire que Pie XI y a trouvé l’expression exacte de sa pensée.Ça le dédommage un peu de tant d’avanies dont son auguste personne est trop souvent l’objet dans des milieux où elle a normalement droit à plus d’égards.L’Université Laval, fière de suivre à la lettre les moindres directions pontificales, est heureuse, dans les pénibles circonstances actuelles, de dire respectusement au Pape glorieusement régnant qu’elle comprend plus que jamais pourquoi Rome a parlé.Arthur Robert, ptre
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