Le Canada-français /, 1 juin 1925, Les livres
LES LIVRES Abbé Émile Dubois.Le Petit Séminaire de Sainte-Thérèse.1 vol.de 400 pages, avec nombreuses gravures.Les éditions du Devoir, Montréal, 1925.En vente chez l’auteur.Broché, $1.50 ; relié toile, $2.00 ; relié basane, $2.50.Le petit séminaire Sainte-Thérèse célèbre ce mois-ci le centenaire de sa fondation.Cent ans pour une maison d’enseignement, et surtout pour un séminaire, cela veut dire cent ans de sacrifices obscurs, de dévouements sans bornes et même héroïques.Qu’on lise ces pages si objectives où on touche du doigt le souci de l’impartialité et de la vérité, et l’on se convaincra à nouveau que c’est le clergé chez nous qui a presque tout fait au point de vue de l’enseignement secondaire.Et le glorieux centenaire de Sainte-Thérèse rappellera à ses élèves actuels et à ses anciens la belle et noble figure de leur saint fondateur, M.l’abbé Charles-Joseph Ducharme qui, humble curé, vivant en un pauvre presbytère, fit de son humble maison l’école de latinoù commençèrent à étudier quelques petits campagnards, gauches d’allure, mais pétillants d’esprit et d’intelligence, lesquels, plus tard, firent grandement honneur à leur professeur.Ce sont là les modestes débuts de Sainte-Thérèse.Comme on peut en juger, la graine jetée en terre en 1825 a germé, a donné fleurs et fruits, est devenu ce grand arbre qui abrite à son ombre des miliers de rameaux transplantés dans tous les coins du pays et même des Etats-Unis.Sainte-Thérèse a bien mérité la reconnaissance de tout le pays et de toute l’Église canadienne.Le diocèse de Québec lui doit ses meilleurs sujets, tant laïques que prêtres, et entre autres, pour ne nommer que celui-là, S.G.Mgr L.-A.Langlois, évêque de Titopolis, l’auxiliaire distingué de Son Éminence le cardinal Bégin.A.R.Abbé Antonio Huot, Directeur de la Semaine religieuse de Québec.France et Italie, impressions de voyage.Troisième mille.Un vol.de 207 pages.Québec, 1925.Tous les voyageurs d’Europe, comme d'ailleurs, reviennent avec des impressions.Mais il y a impressions et impressions ! Celles que l’abbé Antonio Huot consignent dans ces pages ne sont pas les 798 Le Canada français impressions superficielles de quiconque se promène en pays étranger émerveillé surtout par la structure des ponts et la hauteur des cheminées ! Non, ce sont des impressions vécues, de quelqu’un qui s’est rendu compte de la situation et qui sous le flot mouvant des hommes et des choses de là-bas a découvert une philosophie dont il nous fait part.C’est dire que la lecture de France et Italie nous instruit.Elle nous charme et nous intéresse aussi, puisque l’abbé Huot raconte les choses d’une façon très personnelle où brille son talent d’observateur prime-sautier et spirituel.Et ce qui ne gâte rien, c’est que tout est jugé au véritable point de vue, qui est le point de vue catholique.On trouve dans cette troisième édition la conférence donnée par l’auteur, le 20 janvier dernier, à l’Université Laval, sur la Situation religieuse en France.France et Italie est précédé d'une courte préface de M.l’abbé Camille Roy, recteur de l’Université Laval.Il contient aussi des lettres adressées à l’auteur, entre autres, par S.É.le cardinal Bégin et Mgr L.-A.Pâquet.> _ Et pour terminer, ajoutons que les impressions de M.l’abbé Huot ne sauraient être celles de tout le monde.Mais l’auteur de France et Italie a le grand mérite d’appuyer les siennes sur des choses vues, de ses propres yeux vues, et sur des documents de première main.C’est pourquoi il a droit à nos félicitations, et c’est pourquoi aussi on peut expliquer le grand succès en librairie de son dernier- Bréiriaire du patriotF canadien-français.Sermon prononcé par Mgr L.-A.Paquet le 23 juin 1902, à l’occasion des noces d’or de la Société de Saint-Jean-Baptiste de Québec, commenté par M.le chanoine Emile Chartier, doyen de la Faculté des Lettres, Université de Montréal.Brochure de 59 pages.Bibliothèque de Y Action française, Montréal, 1925.Ce sermon qui, avec raison, eut un grand retentissement, traite de la vocation de la racefrançaise en Amérique.M.le doyen de la Faculté des lettres de l’Université de Montréal, en a fait un judicieux commentaire qu’il présente surtout à la jeunesse étudiante de notre pays.Et les pages qui contiennent ce commentaire avec le texte du sermon, on les a intitulées, Bréviaire du patriote canadien français.On ne pouvait choisir meilleur titre, puisque ce sermon, surtout commenté pour les jeunes, est vraiment un bréviaire, c’est-à-dire le livre où chaque jour notre jeunesse ira chercher les règles directrices de son patriotisme Elle ne sera pas exposée à faire fausse route, en suivant un guide aussi sûr que l’est Mgr L.-A.Pâquet.Oui, ce sermon, en le Les livres 799 méditant, en se l’assimilant, elle apprendra quelle mission véritable doit jouer sa race, la race française en Amérique.Avant tout, cette mission est une mission d’apostolat.Et si Mgr Pâquet, conclut son distingué commentateur, “ne développe la mission que d’un seul des deux peuples, on sent que l’orateur a la fonction de l’autre sans cesse présente à l’esprit.Le discours revient en définitive à ce deux propositions : Pour rester fidèle à sa mission, l’Anglais de chez nous n’a qu’à suivre le tempérament que révèlent ses origines américaines.Pour ne pas dévier de la sienne, le Franco-Canadien n’a pareillement qu’à maintenir son caractère d’apôtre, tel qu’il se manifesta chez nos premiers colons’’.La distinction ne saurait être mieux marquée.M.le chanoine Chartier l’a parfaitement soulignée.Aux jeunes de s’en souvenir.L’Action française reste bien dans son rôle en publiant ce commentaire.Toutes nos félicitations.A.15, G.-E.Marquis.Vers Vémancipation économique, quelques moyens d'y arriver.Une brochure de 32 pages.L’Ecole Sociale Populaire, No 135, Montréal, 1925.J.-Camille Pouliot, juge à la Cour Supérieure de la Province de Québec.Glanures historiques et légales.Une brochure de 141 pages.Dussault & Proulx, Enr., Québec, 1925.Vers l’émancipation économique, c’est le titre d’une conférence donnée par M.G.-E.Marquis, chef des statistiques de la province de Québec, à un dîner-causerie offert par la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec et qui obtint le plus vif succès.Sans doute, a dit le conférencier, il ne faut pas oublier le passé, mais il faut aussi envisager l’avenir, il faut nous émanciper économiquement.Et les principaux facteurs qui nous conduiront à ce résultat, c’est d’abord le capital humain qu'il est besoin d’acquérir et de conserver jalousement, ce sont ensuite nos ressources naturelles, ce sont enfin nos moyens de production.Mais ces trois facteurs seraient inutiles sans les trois vertus indispensables qui sont le patriotisme, la fierté et la probité.On ne saurait mieux dire.Aussi bien ces pages devraient être lues, méditées par tous nos compatriotes.Il y a eu un ans le 10 juin de cette année que l’honorable Juge J.-Camille Pouliot, de la Cour Supérieure, était l’invité à un dîner-causerie donné par le Jeune Barreau.Et aujourd’hui il vient de mettre en brochure, y ajoutant plusieurs appendices, le travail lu en cette circonstance.Comme l’indique le sous-titre de l’ouvrage, 800 Le Canada français c’est de l’ordonnance de la marine de 1681 qu’il a entretenu ses auditeurs.Le savant juge se demande si cette ordonnance a encore force de loi dans la Province de Québec.Appuyé sur des textes lumineusement commentés, il conclut à l’affirmative, “à savoir que l’Ordonnance la marine de 1681, ou tout au moins certaines de ses dispositions, sont encore en vigueur dans notre Province.” _ Même un profane comme nous lit ces pages avec un vif intérêt tant elles sont écrites en un style incisif, rapide et qui ne manque pas de coloris, tout en étant bien adapté à la sévérité de la matière.Il faut savoir gré à l’honorable Juge de l’heureuse pensée qu’il a eue de publier ce travail dont les membres du jeune Barreau de Québec avaient entendu la lecture avec un si visible plaisir.Ce plaisir ils pourront le goûter à nouveau en se procurant la brochure qui doit avoir une place marquée dans leur bibliothèque légale.Le P Aloys de Moulins, O.M., Cap.Ma vocation à l’ordre séraphique.Une brochure de 72 pages, publiée par l’Echo de Saint-François, Ottawa, 1925.Une religieuse.Mère Marie des Sept-Douleurs, fondatrice et première Supérieure générale des Sœurs de Sainte-Croix et des Sept-Douleurs.bamt-Laurent, près Montréal, 1818-1900.Une brochurette de 16 pages, 1 Œuvre des Tracts, Montréal, No 70, 10 sous.Le P.Aloys de Moulins, capucin, écrit une série de lettres à un jeune homme qu’il appelle son cher Gabriel.Ces lettres, comme l’indique le titre de la brochure, ont trait à la vocation à l’ordre séraphique.On ne saurait imaginer meilleur moyen de renseigner comme il faut sur le grand Ordre fondé par le séraphique saint François Et ce qui plait avant tout dans ces lettres charmantes de simplicité, c’est leur caractère de désintéressement.Ajoutons que l’auteur de ces missives explique à peu près toute la doctrine vraie concernant la vocation religieuse et met en garde son Gabriel contre bien des objections courantes de nature souvent à paralyser les plus fermes courages.Nous souhaitons à cette brochure toute la diffusion possible, car elle le mérite.Voulez-vous connaître la vie, les travaux et les vertus de la fondatrice des Sœurs Ste-Croix, de Saint-Laurent, près Montreal, lisez le tract No 70 qui vient de paraître et signé par une religieuse.Vous serez édifiés.Et pour compléter votre bonne action, faites-le lire par d’autres.Jamais on ne pourra être assez au courant des faits et gestes de nos communautés religieuses et les apprécier a^leur juste valeur. Les livres 801 F.-A.Vuillermet.Les jeunet gens et les sports.Un vol.de 126 pages.Chez.P.Lethielleux, Paris, 1925.Ce livre est fait pour les jeunes gens, mais il fournit aux parents et aux éducateurs une foule de renseignements utiles.Sans ignorer les dangers et les abus des sports, l’auteur en vante la pratique et en démontre les bienfaits.Il définirait volontiers le sport un “Exercice méthodique et hygiénique du corps humain, en vue d’accroître sa force, son adresse et sa beauté, et de développer l’énergie de la volonté tout en délassant l’esprit.’ Ainsi conçus et pratiqués les exercices physiques doivent être encouragés, car ils favorisent la santé, aident la formation de la volonté et le développement de l’intelligence.Si l’on veut savoir comment, qu on lise le livre fort instructif Les jeunes gens et les sports.M.L.P.René Moreau, S.J.Saints et Saintes de Dieu, lectures quotidiennes, deux tomes, 804 et 843 pages.Maison Alfred Marne & Fils, Tours, agence à Paris : 6, rue Madame (Vie).A tous les fidèles désireux de s’instruire et de se sanctifier, ces livres rendront de précieux services.Us donnent la série complète des fêtes de saints et embrassent en entier le cycle de l’année liturgique.Deux tables, l’une chronologique et l’autre alphabétique, permettent au lecteur de trouver sans recherche inutile l’époque où ont vécu les saints et le jour où l’Église célèbre leurs fêtes.Comme le disait Fénelon: “Le meilleur moyen de louer le saint, c’est de raconter ses actions louables.Voilà ce qui donne du corps et de la force à un éloge ; voilà ce qui instruit, voilà ce qui touche.Il faudrait.peindre le saint au naturel, le montrer tel qu’il a été dans tous les âges, dans toutes les conditions où il a passé.” L’auteur s’efforce d’appliquer les principes posés par Fénelon.Il raconte simplement les faits, convaincu qu’ils aideront le lecteur à imiter quelques traits de la vie des saints.“Car les Saints, s’ils sont la gloire de l’Église, sont aussi les maîtres de ses enfants, leurs pédagogues.Us prolongent l’action par laquelle ils ont glorifié Dieu, en poussant leurs jeunes frères à l’imitation de leur héroïsme ou du moins de leurs vertus.’’ L’ouvrage Saints et Saintes de Dieu est une mine pour les prédicateurs et les catéchistes qui y trouveront nombre de traits et d’exemples capables d’illustrer leurs leçons.U sera un aliment sain et substantiel pour toutes les âmes désireuses de bonne lecture et de perfection.M.T 802 Le Canada français Louis Perrot, Le Dieu Terme, un romaD de 238 pages, chez P.Lethiel-leux, Paris, 1925.Librairie Garneau, Québec.Ce livre contient trois nouvelles sous le titre général de la première : Le Dieu Terme.Les deux autres ont pour titre, V Imitation de ma grand’mère et le Poids du sang.Ce ne sont pas des thèses sèches et savantes, mais des récits qui ont la saveur du vrai et du réel.On peut leur appliquer le mot de Faguet: les choses “y sont présentées de manière que nous ayons bien la sensation que nous les voyons et non pas qu’on nous les récite.” Le Dieu Terme raconte en termes délicats les saines amours de Mouche d’or et de Fernand Beaugars et l’heureuse influence d’une jeune fille pieuse sur l’âme égarée de son ami.De Y Imitation de ma grand’mère se dégage une impression d’intimité des plus touchantes.Le Poids du sang, dans son décor sauvage de la Corse, évoque une histoire des plus tragiques.Le livre est écrit d’un style rapide, vif, coloré, classique et moderne à la fois.M.L.Alfred Fabre.En butinant Virgile.Imprimerie de Nazareth (Société des Missions Étrangères de Paris).Hongkong, 1924.316 pages.Prix : $0.70.M.Alfred Fabre, ancien professeur du Séminaire de Canton, nous donne ce livre comme le fruit de méditations rêvées et écrites pour ses séminaristes chinois.Son but est de les édifier et de les élever : mettant en parallèle les idées païennes du poète avec nos idées chrétiennes, il leur montre la supériorité de l’Evangile sur la sagesse antique et les fait monter insensiblement de la beauté naturelle et humaine qui trouve son expression dans Virgile à la beauté surnaturelle et divine du Christianisme.Nous devons nous aussi former l’âme de nos élèves d’après un modèle plus haut ; pour cela, nous devons exhausser notre enseignement du latin et du grec, nous devons le christianiser.Cette noble tâche que tout bon professeur s’efforce d’accomplir dans nos collèges, nous sera facilitée en butinant Virgile.Tous n’aimeront pas peut-être les divisions liturgiques du livre, ni l’emploi de tel mot, genuine, par exemple, qu’à tout le moins nous ornerions de guillemets ; mais tous admireront la belle teneur typographique, tous goûteront la finesse d’analyse, la clarté et la vicacité du style (n’y a-t-il pas cependant abus de métaphores ?), les considérations Les livres 803 souvent neuves et les applications modernes qu’on peut tirer d une page de Virgile.Je sais particulièrement gré à M.Fabre d avoir débordé le cadre de son titre et d’avoir osé butiner quelques fleurs ovidiennes.Ovide, en effet, dédaigné de plusieurs, a pourtant sa place aux côtés de Virgile : si celui-ci est plus artiste, celui-là ne serait-il pas plus P0ète?E.B.Alphonse Mulders.La vocation au Sacerdoce.Un vol.de 217 pages.Imprimerie Excelsior, 21, rue St-Trond, Bruges, 1925.Voici un ouvrage qui se recommande tout spécialement.Il comprend deux parties, dont l’une historique et l’autre, thêologique.Celle-ci se subdivise à son tour en trois sections successivement intitulées comme suit : de l’appel au sacerdoce, des appelants au sacerdoce et des appelés au sacerdoce.Division très logique et très clair qui ne laisse nullement de côté aucune place aux questions obscures et que certains auteurs traitent par trop sommairement.M.Mulders est un théologien doublé d’un psychologue.Il a aussi une grande expérience de la question qu’il traite.Au courant de tous les décrets et des principaux travaux concernant la vocation, c’est dire que son ouvrage est au point.Aussi nous le recommandons très fortement aux prêtres qui dans nos séminaires et nos collèges classiques sont appelés à diriger les âmes.En le suivant pas à pas ils seront sûrs de marcher dans la vraie voie, et les solutions qu’ils donneront, en s’inspirant de ses enseignements, seront marquées au coin de la plus sage et de la plus authentique doctrine.A.R.Abbé Charles Grimaud.L’épouse attrait du foyer, deuxième édition, un vol.de 312 pages, chez Téqui, Paris, et chez Garneau, Québec.En présence des multiples devoirs de la vie conjugale, grand nombre de jeunes épouses sont embarrassées.La jeune femme n est plus fiancée, mais épouse; “elle ne salue plus le foyer de loin comme Moïse jetant des yeux ardents vers la Terre Promise, mais elle y a été introduite comme une reine dans son royaume.’’ Il faut quitter le rêve pour la réalité, bien diriger le nouveau royaume.Aux jeunes épouses, ce livre fournira une foule de conseils nécessaires que bien 804 Le Canada français peu de personnes sont en état de donner.L’épouse doit être le charme du foyer l’aimant qui attire vers lui, le lien qui y attache les coeurs.Après une étude sur l’état des âmes au lendemain du mariage, l’auteur commence par exposer les motifs d’attraction.Ces motifs sont les dons naturels de l’épouse, ses talents acquis, ses vertus.L’auteur passe ensuite en revue les causes de répulsion, qui sont la mondanité, le mauvais caractère, la mauvaise administration.Il montre enfin comment l’épouse obtiendra la royauté du foyer.Ce sera par sa piété personnelle, par son influence auprès de son mari, par son apostolat social.Ecrit dans un style chaud et coloré, ce livre contient une suite de tableaux et de conseils de la plus parfaite réalité et d’une portée tout à fait pratique.Nous conseillons fortement aux époux de se procurer cet excellent volume, pour le faire lire à leur épouse qui apprendra l’art d’être l’attrait de son foyer.Les hommes eux-mêmes trouveront beaucoup à glaner dans ce précieux volume.M.L.Jean-Paul Aubriat.Le Chaînon.Un vol.de 255 pages.Librairie Plon, 8, rue Garancière (VU) Paris.Napoléon prétendait “que le mariage n’est pas toujours la conclusion de l’amour.” Il est malheureux que souvent des mariages se concluent pour des motifs trop étrangers à ce sentiment.L’auteur, dans un roman intéressant, s’efforce de démontrer les véritables joies de la famille et le bonheur créé par la présence des enfants au foyer.“Car l’enfant, disait Mgr Dupanloup, c’est l’homme lui-même avec tout son avenir renfermé dans ses premières années, c’est l’espérance de la famille et de la société, c’est le genre humain qui renaît, la patrie qui se perpétue.” Ce roman, écrit dans un style simple et vivant, mérite d’être lu.M.L.Jean Dorval.L’Eternelle Conquérante.Un roman de 206 pages.Chez Gabriel Beauchesne, 117, rue de Rennes, Paris, 1925.U Eternelle Conquérante est un livre qui nous montre les beautés de Rome et la vie bienfaisante de l’Église.La scène se passe au temps du grand pontife Léon XIII.L’intrigue du roman est des plus captivantes.Les amis de l’art et les artistes devraient lire ce livre écrit dans un style net, précis et agréable.M.L. Les livres 805 Gustave Guiches.Au banquet de la vie.1 vol.de 239 pages.Editions Spes.Paris, 1925.La vie est un banquet où tous doivent s’asseoir, mais où tous n’ont pas la même portion.Les uns ont plus, les autres ont moins.De quoi dépend cette différence qui choque parfois ?De bien des causes dont, nous-mêmes, ne sommes pas les moindres.C est cette vérité banale que rappelle à nouveau Georges Guiches dans ce volume dont les leçons à tirer peuvent être profitables à plus d un.Il donne de l’existence le sens vrai, et sa philosophie, pour paraître superficielle et badine, va tout de même au fond des problèmes qui intéressent et passionnent et en donne la vraie solution.P.S.Lucien Roure.Au pays de Voccultisme ou par delà le catholicisme.1 vol.de 340 pages.Gabriel Beauchesne, Paris, 1925.Le R.P.Roure poursuit ses études sur l’occultisme.Bien que dans cet ouvrage on trouve des doctrines qu’il a déjà exposées ailleurs, on y rencontre cependant bien des aspects nouveaux et l’explication de faits extraordinaires mis au crédit de prétendus thaumaturges, tels que Émile Coué et Antoine le guérisseur.L’auteur traite aussi du panfreudianisme et des superstitions du front de guerre.Comme toujours, tout est marqué au coin de la plus pure et de la plus authentique doctrine.Les férus des sciences occultes, et tous ceux qui croient plus souvent qu’à leur tour à la vérité de ces phénomènes qui étonnent devraient lire et méditer ces pages si pleines et si attrayantes.P.S.L.Lavaud.Saint-Thomas, guide des études.Notes et commentaires sur l’Encyclique Studiorum ducem de S.S.Pie XI.1 vol.de 277 pages.Pierre Téqui, libraire-éditeur, Paris 1925.Cette encyclique de Pie XI a donné lieu à bien des interprétations.Le commentaire de M.l’abbé Lavaud est certainement l’un des meilleurs, et, pour ce motif, un guide sûr que tous les professeurs de philosophie et de théologie devraient suivre dans leur enseignement.Sans doute, dans la doctrine de l’Ange de l’École il y a des points secondaires laissés à la libre discussion des hommes, 806 Le Canada français mais là n’est pas le problème sur lequel le pape attire l’attention; non, ce qu’il veut, le Souverain Pontife, c’est que tous se rallient autour du Docteur angélique dans ces questions où la raison, et donc la foi, sont engagées.P.S.Gaston Sortais, S.J.Traité de Philosophie, tome premier, 876 pages : Introduction, Psychologie Logique.Tome second, 981 pages: Morale, esthétique, métaphysique, vocabulaire philosophique.Ve édition, revue et augmentée.P.Lethielleux, Paris.Cinq éditions, tirage de quinze mille, pour un ouvrage de philosophie, et de philosophie scolastique, voilà qui en dit beaucoup sur la valeur du Traité de philosophie du R.P.Sortais.Au fait, ce manuel servant de texte dans beaucoup de maisons depuis bon nombre d’années, a conquis la confiance et l’estime de tous les professeurs.Composé en vue des programmes des universités françaises, et aussi dans le but d’obvier autant que possible aux dangers certains de l’enseignement philosophique officiel, ce traité, il ne faut pas s’en étonner, ne suit pas en tout point la rigneur de nos méthodes.N’empêche qu’il nous faut toujours tenir mordicus à ces dernières.Nous conseillons fortement le manuel de Gaston Sortais aux professeurs de philosophie de chez nous.Il les aidera puissamment à illustrer leur enseignement parfois un peu sévère, sans compter que leur formation saura à temps leur dire ce qu’il faut penser de telles théories chères à l’auteur, et d’ailleurs assez déscutables.H faut prêter une attention particulière aux leçons de philosophie dans nos séminaires et nos collèges.De ces leçons, bien ou mal données, dépend en grande part l’avenir intellectuel et moral des générations nombreuses éduquées dans ces foyers de science et de vertus.P.S.Directeur-gérant: M.l’abbé Arthur ROBERT, Des ateliers de I’Action Sociale, Limitée.103, rue Sainte-AnDe, Québec.
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