Le Canada-français /, 1 janvier 1925, Les livres
LES LIVRES Au service de l’Eglise.Ordres religieux et congrégations ecclésiastiques du Canada Français.Avant-propos par le R.P.Archambault, S.J., 1 vol.de 316 pages.Imprimerie du Messager, Montréal.1924.Les lecteurs de la Vie nouvelle connaissent déjà les pages de ce beau volume.Elles ont été en effet publiées dans cette méritante revue durant plusieurs mois.Edifiantes, attachantes, signées toutes par des membres des communautés dont elles racontent brièvement l’histoire, ces monographies constituent un monument de premier ordre élevé à la gloire de la religion chez nous.Oui, ces ordres religieux, ces congrégations qui fleurissent sur nos bords, elles sont preuve nouvelle que plus peut-être que n’importe où, la race canadienne française est entièrement dévouée au service de l’Eglise.Il faut féliciter le distingué directeur de la Vie nouvelle d’avoir cédé aux instances de ceux qui lui demandaient de réunir ces monographies en volume.Les jeunes gens, dans ce bel ouvrage, trouveront probablement la voie qu'ils cherchent depuis longtemps.Au spectacle de tant d’abnégation, ils se sentiront épris des grandeurs de l’apostolat et quitteront tout pour suivre le divin Maître, La moisson blanchit, et les ouvriers sont trop rares.A.R.Almanach de l'Action Sociale Catholique, 1925, 112 pages.Des presses de l'Action Sociale, Ltée, Québec, 1924.Rendu à sa neuvième année, cet Almanach est toujours nouveau tant il cause d’agréables surprises à ses très nombreux lecteurs.Ce dont il faut le féliciter, avant tout, c’est qu’il est de plus en plus canadien.A la bonne heure ! Il y a tant de belles et bonnes choses chez nous qu’il n’est pas toujours besoin d’aller emprunter à ses voisins pour intéresser et instruire nos gens.Et ceux-ci en parcourant attentivement ces bonnes pages si abondamment et si artis-tement illustrées s’apercevront à nouveau que les talents ne manquent pas parmi les canadiens français.Et de plus, ils verront combien d’oeuvres de toutes sortes, aussi fécondes les unes que les autres, fleurissent dans notre Province.Et tout spécialement je leur recommande de lire, les yeux bien ouverts, ce qu on y lit sous la rubrique de l’année de l’Action Sociale Catholique.Ils seront Les livres 391 certainement édifiés, et ce qui mieux est, portés davantage à ouvrir leurs bourses en faveur d’une œuvre de capitale importance et dont les excellents bienfaits ne sauraient être contestés, h’Almanach sort des presses de l’Action Sociale Ltêe.Il leur fait grand honneur.A.R.Abbé Arm.Beauregard.L’art ménager, une brochure de 32 pages.L’École Sociale Populaire, No 129.Montréal, 1924.L’enseignement ménager est à l’ordre du jour.Depuis septembre 1923 il a sa place dans les programmes des écoles élémentaires et complémentaires.Qu'est-ce qu'il est en réalité ?Est-il une science ?Son opportunité ?Voilà autant de questions auxquelles 1 auteur répond clairement et sobrement dans ces quelques pages déjà parues dans la Revue dominicaine.Suiventles règlements des Ecoles Classico-Ménagères.Brochure à répandre dans nos milieux, parce qu elle est de nature à résoudre bien des objections.J.M.Abbé Ivanhoe Caron, M.S.R.C.La capitulation de Québec (18 septembre 1759).Travail présenté à la Société Royal, 32 pages.Ottawa, 1924.Abbé Élie-J.Auclair.Les Sœurs de Miséricorde de Montréal, une brochure de 16 pages.L’œuvre des tracts, No 66, Montréal, 1924.E.S.P.Vapprentissage, faits sociaux, brochure de 32 pages, No 125, l’École Sociale Populaire, Montréal, 1924.M.l’abbé I.Caron a présenté un travail, à la réunion de mai 1924 de la Société Royale, sur la capitulation de Québec, 18 mai 1759.Comme toujours il raconte ce grand fait historique d’une façon très objective en s’appuyant sur les documents de meilleure source.Il trouve que Garneau, notre historien national, est un peu sévère pour Ramsay.Et il tente, avec succès, de faire le partage des responsabilités.M.l’abbé Elie-J.Auclair nous trace rapidement ît élégamment l’histoire des Sœurs de Miséricorde de Montréal.Cette congrégation si méritante et si florissante a été fondée à Montréal “ il y a quatre-vingts ans, par le grand Mgr Bourget et par Marie-Rosalie Cadron, en religion Mère de la Nativité ”.Comme toutes les œuvres de Mgr Bourget, lequel s’appuyait avant tout sur le surnaturel, celle-ci est extrêmement féconde en fruits de salut.La crise de l’apprentissage, fameuse crise qui sévit partout.On se plaint qu'il n’y a plus de bons ouvriers.Tout cela est l’aboutissement fatal de la peur bien moderne, la peur de l'effort.On tâche 392 Le Canada français de réagir ici en fondant des écoles spéciales.Il est à souhaiter que notre peuple comprenne davantage l’absolue nécessité d’une préparation pour n'importe quel métier.C’est ce qu’expose avec clarté cette nouvelle brochure de l’E.S.P.Les quatre dernières pages, sous le titre général de faits sociaux, donnent un passage de la Rente où il est question de la création d’une école typographique, chez nous.Elles contiennent aussi l’extrait d’un article de M.Babson, économiste américain, qui parle de l’importance, pour le Canada, du maintien de l’équilibre entre l’industrie et l’agriculture, ainsi que quelques lignes du Devoir, 14 juin 1924, où l’on parle des progrès de l’Ecole technique de Montréal.A.R.Georges Bouchard, M.P.Le domaine rurale canadien, une brochure de 32 pEges.L’École Sociale populaire, No.130, Montréal, 1924.Le domaine rural canadien, c’est le sujet traité avec grande autorité par M.Goerges Bouchard, député à la Chambre des Communes et professeur à l’École d’Agriculture de Saint-Anne de la Pocatière à la Semaine sociale de Sherbrooke.L’auteur continue sa belle campagne d’éducation qu’il mène si crânement dans toute notre province.Cet apostolat agricole ne peut manquer d’avoir d’excellents fruits, parce qu’il est le seul capable de faire rester nos gens sur leur terre, car, en les instruisant, on les convaincra de la nécessité et de la noblesse de leur profession.Ce travail mis en tract atteindra certainement un plus grand nombre.Ecrit avec clarté et élégance, il sera compris par tous ceux qui le liront, et en même temps il les intéressera.Deux conditions nécessaires pour que les lecteurs mettent en pratique le précieux enseignement qu’il contient.A.R.Mgr Lelong.Catéchisme de la vie religieuse, 3e édition, revue et corrigée d’après le nouveau Code canonique.Un petit vol.de 215 pages.P.Téqui, Paris, 1924.L.Rouzic.La Mère, petit volume de 254 pages.P.Téqui, Paris, 1924.L.Rouzic.La Maison, petit volume de 319 pages.P.Téqui, Paris, 1924.Ce catéchisme de la vie religieuse de Mgr Lelong est réédité pour la troisième fois.Cette nouvelle édition est conforme au nouveau Code canonique.La sûreté de doctrine, le coup d’œil juste, le bon sens et l’esprit surnaturel du saint évêque de Nevers, on les retrouve Les livres 393 encore dans cette petite brochure que toute religieuse devrait se procurer.La mère, notre mère, l’abbé Rouzic la chante, en fait l’éloge dans ces pages savoureuses.Certes on ne saurait trop les louer celles à qui nous devons tout.Et cet amour filial pour nos mères, tout le long de nos existences, il nous est d’un incomparable secours.Qui oserait en douter ?La lecture de ce petit volume confirme à nouveau cette vérité.Et la maison, là où l’on nait, là où l’on meurt ; notre maison dans l’eau-delà.Voilà, avec encore bien d’autres choses, ce dont parle cet auteur dans ce nouvel ouvrage qui devrait être dans toutes les demeures.Bourré de citations appropriées, ce volume est une sorte d’apothéose de la maison.J.M.R.P.J.Huby, S.J.Verbum Salutis II.Evangile selon saint Marc traduit et commenté, 1 vol.de 428 pages.Gabriel Beauchesne, Paris, 1924.C’est le deuxième volume de la série Verbum salutis.On l’a déjà dit ici même, ce qui caractérise ce commentaire, c’est la simplicité qui, tout en n’excluant pas les apports d’une exégèse scientifique, laisse pourtant de côté toutes les discussions qui souvent encombrent le texte quand elles ne l’obscurcissent pas.C’est donc l’eau pure, nullement contaminée, et combien rafraichissante! Et n’allons pas croire que cette simplicité voulue n’est capable de satisfaire que les gens peu au courant des livres saints.Oh ! non, ce commentaire, parce que saturé d’une érudiction contenue et de bon aloi, répond certainement aux plus légitimes exigences.Magnifique tâche dont U faut savoir gré aux Pères de la Compagnie de Jésus.Vraiment, ils ont pris un moyen infaillible de faire mieux connaître et accepter le Verbum Salutis.A.R.René Macaigne.La création, préface de M.Pierre Termier.1 vol.de 109 pages.Gabriel Beauchesne, Paris, 1924.Voici un petit livre où l'auteur tâche d’établir un lien d’entente entre savants purs et simples croyants.On pourrait l’intituler la métaphysique de la Création, parce que c’est à ce point de vue surtout, c’est-à-dire, métaphysique, que la création y est considérée.Vraiment, cette question de la création nous préoccupe tous.Des 394 Le Canada français savants, peu raisonnables, prônent souvent la contradiction flagrante entre le récit de la Genèse et la science.Mais en parcourant cette brochure on s’aperçoit vite que leurs prétentions s’appuient seulement sur des hypothèses fort improbables.Livre sérieux, livre à jour, que nous recommandons tout spécialement aux gens cultivés et à la classe des étudiants universitaires.A.R.Elie Blanc.La synthèse des connaissances humaines, 1 vol.de 165 pages Librairie catholique Emmanuel Vitté, Paris, et Lyon.1924.L’auteur a voulu prouver dans ce volume que l’ordre social est tributaire de la classification des sciences.Et celle-ci, pour être bien faite, doit remonter aux principes de la philosophie rationelle, laquelle donne à chaque connaissance humaine sa place normale.Et cela est tellement vrai que tous les jours on s'aperçoit facilement que l’enseignement public est de plus en plus conforme à la synthèse des positivistes et des agnostiques.Pages intéressantes qui ne manquent pas d’originalité et cpii montrent encore une fois tout le rôle fondamental de la philsophie traditionnelle, c’est-à-dire, thomiste.A.R.Dom S.Louismet, O.S.B.Le mystère de Jésus, 1 vol.de 441 pages.P.Téqui, Paris, 1924.C’est le cinquième volume de la série.Dans les quatre premiers, et surtout dans le précédent, l'auteur a traité d’une façon générale de la divine contemplation qui est une première et très importante fonction de la vie mystique.Ici, il passe de l’abstrait au concret ; il parle de l’objet de la divine contemplation.Cet objet est tout d’abord Jésus considéré dans sa sainte humanité.On connait déjà les qualités de Dom Louismet.Encore dans ce nouvel ouvrage on les trouve: ce sont une maitrise incomparable du sujet, une connaissance vécue, affective, exposée d’une façon qui s'adapte merveilleusement à toutes les classes de lecteurs.A.R.L’abbé Joseph Adloff.La confession et la direction, avec une Lettre-Préface de Mgr Ruch, évêque de Strasbourg.1 vol.de 260 pages.P.Let-trielleux, Paris, 1924.Les trois premières éditions de cet ouvrage étaient en langue allemande.C’est donc la première fois qu’il est publié en français.Aucun doute que les éditions françaises se succéderont rapidement* Les livres 395 car cet ouvrage témoigne les qualités maitresses que l’auteur exige pour les directeurs d’âmes : science, piété et prudence.En effet, en parcourant ces pages on se convainc facilement que M.l’abbé Adloff possède son sujet parfaitement, et l’exposé clair, méthodique, judicieux qu’il en fait, nous révèle aussi qu'il a cette prudence, cette piété qu'il recommande tant aux confesseurs.Ouvrage de première valeur dans sa brièveté et qui mérite d’avoir une place de choix dans la bibliothèque de tout prêtre.A.R.M.le chanoine P.Feige.Hâtons-nous de devenir des saints.Un petit volume de 59 pages.P.Téqui, Paris, 1924.Mgr Tissier.Les femmes de bien, leurs influences, leurs prières, leurs vertus.Uhe brochure de 125 pages.Paris, 1924.M.le chanoine Feige continue son apostolat si surnaturel et si nécessaire.Dans cette nouvelle brochurette il nouâ rappelle avec autorité et conviction cet important devoir si négligé malheureusement de devenir des saints.Trois conférences adressées aux dames de sa ville épiscopale sont toute la matière de cette jolie brochure de Mgr de Châlons.Clarté, élégance, ton doctrinal qui ne choque pas, vérités très opportunes, telles sont les qualités maîtresses de ces pages que devraient lire et méditer les mères et les épouses de chez nous.A.R.Henri Merlier.Mgr Godin, doyen d’Albert (Somme).1 vol.de 459 pages.Tome premier.P.Lethielleux, Paris, 1924.C’est l’histoire d’un prêtre, curé modèle pendant de très longues années de l'une des grandes paroisses de France.Ce premier volume nous raconte ses débuts dans le ministère à St-Jacques d’Amiens.Mgr Godin, à Amiens comme à Albert, fut toujours l’homme d’une franchise imperturbable, d'une rondeur à décourager les timides, mais d’un surnaturel à toute épreuve.C’est ce qui a rendu sa longue carrière sacerdotale si féconde.Disons que l'auteur, qui a vécu longtemps à ses côtés, parle de choses vues.Il en parle avec un charme et une abondance d’informations scrupuleusement contrôlées qui font de son ouvrage un livre qui se lit avec un intérêt palpitant.Nous attendrons avec impatience le tome deuxième.A.R. 396 Le Canada français P.Bonnetain.Officier et apôtre, le Leiutenant Marcel Antoine (18931918).1 vol.de 320 pages.P.Téqui, Paris, 1924.Quelle vie édifiante ! Mort à vingt-cinq ans, avec le rêve caressé depuis toujours, mais sans pouvoir le réaliser, de devenir prêtre, Marcel Antoine a exercé dans différents milieux un apostolat des plus féconds.Quel prêtre de feu il eflt été ! Il fait du bien au coeur de penser qu’en fait, au milieu des vilenies de notre époque, il y a encore plusieurs âmes élevées, éprises de l’amour de Dieu et du prochain.Ce jeune lieutenant appartient à cette catégorie qu’il honore grandement.M.Bonnetain raconte tout cela avec une joie visible.Aussi bien son livre est charmant.Ouvrage à répandre parmi les jeunes, ouvrage qui prêche l’énergie et la guerre à la médiocrité.A.R.F.Tkochu.Sainte Philomène.vierge et martyre.La “petite sainte” du curé d’Ars.1- vol.de 324 pages.Emmanuelle Vitte, Paris, Lyon, 1924.On sait que sainte Philomène était la chère “ petite sainte ” du curé d’Ars.En effet, par l’entremise de cette vierge et martyre il a fait des choses étonnantes et miraculeuses.Dans ce volume très documenté, l’auteur dit comment les reliques de la sainte ont quitté Rome pour Mugnano, au diocèse de Noie, il raconte aussi Ventrée en relation de la “ chère petite sainte ” avec le curé d’Ars.De plus, il montre avec un plaisir non contenu toute la grande dévotion du bienheureux pour cette sainte qui certes l’a généreusement payé en retour.C’est une histoire à lire, car elle ne peut qu’augmenter notre culte pour le bienheureux et sa “ petite sainte ”, De ce chef, livre qui porte à aimer Dieu davantage dans ses saints.P.S.M.Constantin Weyek.Manitoba, 1 vol.de 135 pages.F.Rieder et Cie, Paris, 1924.L’auteur de ce volume a vécu dans l’Ouest canadien durant quelques années.Son arrivée, son départ, son séjour là-bas, voilà, en bref, ce qu’il raconte en huit chapitres.Si nous faisons la part, assez large à son impressionnisme nécessairement de commande, on peut dire que son livre contient d’excellentes choses, réelles, vraies, de nature à intéresser, voire édifier les lecteurs d’outreocéan.Nous ne voudrions pas lui être désagréable ni lui trop chercher noise pour quelques détails ici et là, mais, tout bonnement, Les livkes 397 nous lui dirons que le chapitre intitulé Jean-Baptiste est pour le moins chargé ! Où M.Constantin-Weyer a-t-il pris ses renseignements pour faire une caricature telle du canadien français de la Province de Québec ?Les “ messieurs prêtres ” dont il parle sur un ton étrange, et notre parler qu’il croit venir “ d'une source un peu trouble ” et dont naturellement il conteste la pureté, sont loin d’être ce qu’il en dit.C’est ce que nous relevons principalement en passant.Manitoba n’en reste pas moins un livre bien écrit et vivant.Si l’auteur veut bien se renseigner sur notre langage, qu’il lise les Zigzags autour de nos parlers que vient de publier M.L.-P.Geoffrion, 125 rue Claire-Fontaine.Québec.Cette lecture lui apprendra que Jean-Baptiste parle la même langue que son consin de France.A.R.An drI! Maurois.Dialogues sur le Commandement, 1 vol.de 183 pages, 19e édition, Bernard Grasset, Paris, 1924.C’est un philosophe et un lieutenant qui causent de commandement.Leurs idées qui sont loin d’être à l’unisson nous renseignent fort bien sur la façon de penser des deux.Il y a certes exagération d’un côté comme de l’autre.Mais comme le civil et le soldat de carrière ne sont pas loin de s’entendre parfois ! Pages fort instructives où, en toute rigueur, on pourrait discuter quelque points, pages tout de même qui nous montrent que la force morale, la puissance de volonté, le vouloir vaincre chez un chef sont encore les éléments essentiels du commandement.En présence de la ténacité du lieutenant, le philosophe se départit un peu, et même beaucoup, de son idéologie creuse du début du dialogue.C’est bien tant mieux ! P.S.Ph.Gobillot.Un apôtre: A .Limagne, L’éducateur, l’homme d'œuvres, l’aumônier militaire.Un vol.de 590 pages.J.de Gigard, Paris, 1924.Biographie attachante et édifiante au suprême.Le P.Limagne dont elle raconte la vie, fut, en effet, un prêtre incomparable, un apôtre et un éducateur de premier choix.Sur les champs de bataille il fait montre des mêmes qualités, au point qu’un commandant n’hésite point à déclarer: “Il est certainement la plus belle figure de prêtre que j’ai vue dans cette guerre”.Ce n’est pas un mince compliment, car ils ne manquent point les prêtres de France qui 398 Le Canada français ont fait preuve d’héroïsme à cette occasion.Ce que nous aimons dans cette vie qui connut à un si haut point la multiplicité et la variété des situations, c’est le grand rôle qu'a joué le surnaturel.Prêtre avant tout, prêtre partout, prêtre en tout, voilà qui fait la force et la beauté de cette vie toute entière dépensée pour la plus grande gloire de Dieu.Nous conseillons beaucoup la lecture de cet ouvrage aux prêtres éducateurs.Ils y puiseront le courage de bon aloi, cet esprit de sacrifice ainsi que le goût de la bonne humeur qui leur sont si nécessaires pour être toujours à la hauteur de leur noble tâche.P- S.Picard, Émile, membre de l'Académie française, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences.Mélanges de mathématiques et de physique, Paris, Gauthier Villars.Cet ouvrage du premier^Itlrématicien français contemporain constitue, avec La science moderne et son état actuel ainsi que Discours et melanges, une sorte de trilogie, à peu près dégagée de l’appareil analytique, dont la lecture intéressera au plus haut point, non seulement ceux qui s’occupent de façon plus directe, des sicences mathématiques et physiques, mais encore toutes les personnes versées dans les études d’histoire ou de philosophie scientifique.Qu’il suffise de citer les pages sur Halpshen, Sylvester, Her-mite, Abel, Marc Séguin, Hippolyte Fizeau et les deux magnifiques études sur Pascal mathématicien et physicien et sur Pascal et l’École Normale Supérieure.L’érudition est parfaite et la langue brille constamment par une pureté et une clarté qui suffiraient à expliquer le geste imposant de l’Académie française invitant l’auteur à venir, à la suite de Ber-thelot et de Henri Poincaré, prendre place dans son sein.A.P.Sierpinski, W., professeur à l’Université de Varsovie.Problème concernant les fonctions continues.Quelques théorèmes fondamentaux sur les fonctions mensurables.Varsovie, “ Fundamenta mathematicœ ”.C’est sur les traces de M.Banach, dans le premier cas ; sur celles de MM.Borel, Frécnet, Vitali et Lusin, dans le second, que M.Sierpinski dirige ses pas, dans le double dessein de donner des démonstrations simples et naturelles des théorèmes çonnus et d’établir dans le même ordre d’idées des résultats nouveaux et fort intéressants. Les livres 399 Nos remerciements à M.Sierpinski d’avoir bien voulu, par une correspondance qui fait grand honneur à sa modestie personnelle et à son estime pour Québec, nous donner la primeur de ses résultats intéressants, en même temps que nos plus sincères felicitations.A.P.Andrade, Jules, membre correspondant de l’Institut, Horlogerie et chronométrie.Paris, J.-B.Baillière.Voici le chef-d’œuvre d’un grand savant ; M.Andrade, qui est un mathématicien de premier ordre et un expérimentateur hors ligne, a découvert, grâce à des calculs fort pénibles, qu’il sut cependant mener à bonne fin, un système de chronomètre, de précision fort supérieure à tout ce qui a été imaginé jusqu’à date ; puisse M.Andrade (qui a passé quelque temps chez nous, l’an dernier, et a conservé une sympathie sans réserve pour les canadiens français), poursuivre son œuvre et démontrer au monde entier la suprématie dans tous les domaines, de la pensée française! A.P.Dr A.Marchand.Trente guérisons.1919 1922, faits de Lourdes.1 vol, in-8 de XX 300 pages, chez Téqui à Paris, 1924.L’apologétique chrétienne s’appuie sur la raison et les faits ; la littérature et les arts y contribuent ; la science en ce livre y apporte ses fortes et lumineuses conclusions.Président du bureau des consultations médicales de Lourdes, écrivain et apôtre, le Docteur Marchand relate sans théorie trente guérisons dont il est par devoir le plus proche et le plus véridique témoin.Il est dit dans la préface que le succès de ce livre ne lui viendra pas des éloges qu’on lui adresse, mais de l’attrait qu’il ne manquera pas d’exercer sur les esprits de bonne foi et les âmes de bonne volonté.F.G.Chanoine Champault, Une possédée comtemporaine, 1824-1914, (Hélène 1 oirjpr de Coulions), d apres les notes journalières de trois prêtres Orléanais.1 vol.in 8 de 540 pages, chez Téqui à Paris, 1924.Ceux qui furent témoins des faits racontés en ce livre doivent ne plus douter de la possibilité des possessions diaboliques.Hélène Poirier fut possédée par Grappin,— c’est ainsi qu’elle nomme son 400 Lb Canada français démon,— pendant près de huit ans.Ce récit sans commentaires fera comprendre ce que peut être une volonté dans la résistance aux suggestions mauvaises.Les catholiques convaincus pourront en déduire que le démon en ces tentations n’a pas tout pouvoir.Nous croyons juste de souligner ces mots d’une lettre préface : “ Je crois que le récit de ces faits préternaturels ne peut qu’éclairer et édifier.Ce que les diables font si visiblement avec les possédés, ils le font invisiblement avec le commun des mortels.Il est fort utile de le savoir pour mieux reconnaître leur perfidie et se protéger contre eux.” A lire.F.G.Claude de Mesnil.Le livre de VAmour.1 vol.in-8 de XX 310 pages, chez Téqui à Paris, 1924.* .-Toute la physionomie de ce livre se réflète en sa dédicace : “jA ma maman qui m’a appris à aimer le bon Dieu ”.Claude du Mesnil a voulu remplir quelques pages de la louange de ces amours.Les amours que du Mesnil célèbre sont ceux qui ne se nourrissent point de choses sensibles ; et la louange qu’il en écrit n’a rien du dythirambe ; les poètes n’y trouveront donc pas leur plaisir mais les philosophes et les mystiques.Il est à remarquer que plusieurs pages expriment avec goût une pensée forte et une conviction communicative.Les caractères, les fruits et les symboles de l’amour font le sujet de ce livre ; l’esprit dont il est animé nous le fera mettre au rang des écrits mystiques.On le goûtera en le lisant page à page et avec refléxion.F.G.Payret.Fleur d’Ajonc, la Korrigane, roman, 1 vol.in-8 couronné, de 160 pages, chez Aubanel, Avignon, 1924.Les adolescents liront ce livre tout d’un trait et bien des hommes feront de même.Il s’y agit d’une fée des landes bretonnes au temps de la Révolution.La Korrigane, fille de royaliste, protège six enfants orphelins qui ont sauvé la vie de son fiancé en s’exposant à la guillotine.“Ils se marièrent et furent heureux.” mais le livre est captivant jusqu’à cette conclusion.F.G.Directeur-gérant: M.l’abbé Arthur ROBERT.Imprimerie de L’Action Sociale, Limitée, 103, rue Sainte-Arme, Québec.
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