Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Les livres
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

Le Canada-français /, 1924-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LES LIVRES G.Michaut.Lee Débuta de Molière à Paria.Les Précieuses-ridicules, Sganarelle— Dom Garcie de Navarre — L’École des Maris — Les Fâcheuses.L’École des Femmes.Petit in-8, 254 pages.Hachette, Paris, 1923.M.G.Michaut, professeur à la Sorbonne, s’applique depuis quelques années à mieux faire connaître Molière; il a jeté sur la carrière si mouvementée, et parfois si obscure, du grand auteur comique le plus de lumière possible.Il renouvelle, dans la plus grande mesure possible, à l’aide de tous les documents que la critique a pu mettre au jour, l’histoire du théâtre de Molière.Dans un premier ouvrage, M.Michaut avait traité de la jeunesse de Molière.On sait quels furent les obscurs débuts de Paquelin.Dans ce deuxième ouvrage, l’on voit Molière, rentré à Paris après treize années vécues en province, obtenant pour sa troupe le patronage de Monsieur, frère du roi, et s’assurant par une série de triomphes la faveur du public, la sympathie du roi lui-même, la gloire.Mais cette gloire de Molière à Paris fut le prix de bien des ennuis,des luttes incessantes contre la cabale et la jalousie.M.Michaut nous fait connaître par le menu toutes ces hostilités, et toutes ces intrigues, et comment Molière en triompha.Mais ce qui intéresse davantage encore, c’est d’assister dans ce livre, tout le long des chapitres, aux progrès du génie de Molière.Molière s’empare de la force, qui était dans la tradition du théâtre comique français, il lui emprunte tout ce qu’elle contient de force comique, et il lui donne la perfection de la comédie régulière ; il la fait capable de traduire des idées, de peindre des mœurs et des caractères, et même de faire vivre des types.Ce fut le grand mérite de l’art molièresque, et ce mérite atteste toute la puissance du génie de son auteur.M.Michaut consacre un chapitre de ce livre à la question du mariage de Molière ; il en examine toutes les légendes, et il en refute autant que possible toutes les calomnies.Au moment où se termine le livre, Molière vient d’obtenir le grand succès de Y École des Femmes.Il est devenu la maître, non pas alors incontesté, mais réel et pour toujours du théâtre comique français.C.R. Les livres 549 H.Gaillard de Champris.Les Héroïques et les Tristes.Nouvelles.In-12, 252 pages, Québec, Éditions du Soleil, 1924.Nos lecteurs connaissent bien M.Gaillard de Champris, qui a publié ici même quelques-unes des nouvelles recueillies, réunies sous le titre significatif Les Héroïques et les Tristes.Le distingué professeur de l'École Normale Supérieure de Québec n’est pas seulement le critique sincère, pénétrant, qui a publié Sur quelques Idéalistes, Emile Augier et la Comédie Sociale, Anniversaires et Pèlerinages, mais il est aussi un conteur charmant, qui emploie à pénétrer l’âme de ses personnages, l’esprit d’analyse qui fait si déliée et si subtile sa critique.M.Gaillard aime surtout les âmes grandes, dont la grandeur a pu fléchir ou demeurer insoupçonnée, et qui pour cela sont devenues tristes.Et c’est pourquoi la lecture de ses nouvelles, si elle laisse parfois un peu de mélancolie dans l’âme du lecteur, lui apporte aussi un réconfort moral.Qu’on lise, par exemple, la dernière nouvelle du recueil : la Mort de T Apostat.Rien n’est plus triste que la destinée de ce prêtre, Dominique Solignac, victime de son ambition, et peut-être trop visiblement de l’inintelligence administrative de l’Archevêché de Paris, victime tout de même de ses hardiesses d’esprit et d’action qui l’ont peu à peu entraîné hors des cadres de la discipline et de la vérité catholiques.L’auteur nous le fait voir sur son lit de mort, repris par tous les souvenirs pieux et attendrissants de sa jeunesse, par l’image si douce de sa mère mourant calme et consolée sous la main bénissante de son fils, mais d’autre part gardé par le sectarisme farouche de celle qu’il appelle sa femme, par le fanatisme intransigeant de son propre fils.La femme et le fils écartent du vieillard mourant le prêtre qui tente vainement de l’approcher.Et Solignac, repentant, ne peut plus que se répéter à lui-même les prières suprêmes dont l’Église accompagne la mort de ses fidèles.Il les récite avec sa foi retrouvée, avec une confiance invincible, et il meurt en faisant ce geste d’espérance que Dieu ne peut laisser inachevé.Cette scène est tragique ; elle remue profondément ; elle évoque de tristes choses, mais aussi elle fait mieux comprendre combien vaines sont les révoltes de l’esprit contre l’Église, et que Dieu, plus fort que l’orgueil, est aussi capable d’une miséricorde plus grande que toutes les ingratitudes.Mais qu’on lise les H évoques et les Tristes, et l’on y trouvera soi-même toute la psychologie pénétrante et toutes les leçons que l’auteur y a accumulées.Le Canada Français publiera bientôt sur l’oeuvre si intéressante de M.Gaillard de Champris, une étude spéciale.C.R.ptre. 550 Le Canada Français Rapport de VArchiviste de la Province de Québec pour 1922-1923.In-4, 470 pages, Québec, 1923.M.Pierre-Georges Roy, le diligent archiviste de la Province de Québec vient de publier son troisième Rapport adressé à l’honorable Secrétaire de la Province.Ce volume compact est riche de documents de toutes sortes que M.Roy a eu la bonne idée de mettre au jour, de faire connaître au public qui s’intéresse à notre histoire.Parmi les pièces les plus précieuses du recueil, il y a celles qui se rattachent à la Capitulation de Québec, et qui sont devenues récemment la propriété des Archives de Québec.L’original de l’Acte de la Capitulation, et les nombreuses lettres échangées entre les chefs de la colonie, du 13 septembre 1759, date de la bataille des Plaines d’Abraham au 18 septembre, date de l’entrée des troupes anglaises dans Québec, constituent un butin précieux pour nos archives, et M.Roy a eu l’excellente pensée, non seulement de les faire connaître, mais de les reproduire en fac-similé dans son Rapport.M.Roy fait observer à l'honorable L.-A.David, secrétaire de la Province, que déjà les salles mises à la disposition des Archives sont trop petites, encombrées, et que l’on manque d’espace pour cataloguer des documents non encore classés.Espérons que Québec verra bientôt son palais des Archives.La ville, historique entre toutes, où se sont accumulées tant de richesses documentaires doit avoir une maison digne de son passé, où l’on puisse recueillir et mettre à l’abri de toutes destructions les pièces authentiques de son histoire.En attendant, remercions et félicitons M.Pierre-Georges Roy pour l’œuvre excellente qu’il accomplit.C.R.Mgb Amédée Gosselin.Olivier Leta.dif, juge-prévôt de Beaupré.In-8, 16 pages, tiré à part des Mémoires de la Société Royale du Canada, 1923.Olivier Letardif, venu ici dès les premières années de Québec, au temps de Champlain, vécut plus de quarante ans au pays, y mourut en 1665 après avoir été intreprète, sous-commis, commis de la traite, colon, coseigneur, juge-prévôt de la seigneurie de Beaupré.Sur ce personnage dont Champlain et les Relations des Jésuites parlent souvent avec éloge, Mgr Gosselin, l’érudit archiviste du Séminaire de Québec, donne des informations précieuses qui corrigent certaines erreurs commises à son sujet par les historiens.Cette monographie, faite avec tant de soin et d’autorité, fera la joie des fervents de l’histoire du Canada.C.R. Les livres 551 Pierre Charles, S.J.La Robe sans Couture.1 volume in-8 de XII-190 pages, Chez Giraudon, Paris, 1923.Quand un fil se brise dans un tricot on peut détruire lentement tout le travail déjà effectué.Il suffit de tirer incessamment sur ce fil et de le faire revenir de tous les endroits où il a passé.Selon la pensée de Saint Augustin : “ La robe du Christ est sans couture afin que jamais elle ne se défasse.Elle se termine tout entière par une seule maille, parce qu’elle ramène tout l’ensemble à un seul terme.Elle est l’Église catholique ”.Mais si l'on casse un fil de ce tissu, la robe pourra être défaite tout entière.Tout le Protestantisme a senti l’effet de cette brisure.Depuis qu’ils ont rompu le fil de la soumission à Rome, les Réformés ont vu leur Église s’en aller maille à maille comme une robe sans couture.Aussi, que de préoccupations et d’inquiétudes dans les consciences honnêtes et les esprits vraiement religieux.On se groupe pour enrayer la destruction et des mouvements se font pour ressaisir l’unité.Le R.P.Charles nous dit les efforts de la Haute Église allemande vers cet idéal.Attestant leur fidélité aux doctrines de Luther et leur invincible détournement de tout ce qui est Rome et le Pape, les Hochkircher empruntent néanmoins à l’Église Romaine ce qui peut satisfaire leurs besoins pieux.Tout ce que Luther, dans sa Réforme exagérée, a proscrit comme idolâtrie et sacrilège reprend lentement sa place.Ces Luthériens ont une messe et un bréviaire, un autel orné de cierges et parfumé d’encens, un ministre revêtu de l’aube et de l’étole et des enfants de chœur.Même la vie religieuse et la confession sacramentelle ne leur paraissent plus si détestables ; ils semblent prêts à suivre celui qui aura la hardiesse de les rétablir.Et cela, c’est le vœu de la masse et la volonté des chefs exprimés dans les assemblées, les congrès, les synodes.Cette Haute-Église allemande ressemble à la High Church anglaise et son but avoué est de catho-liciser le Protestantisme.Dans les pages du distingué jésuite on voit comment ces esprits sont inquiets de lumière et de vérité, et combien ils sentent l’incohérence de leur doctrine luthérienne.Celles dont se compose le chapitre : “ Qu’est-ce qu’un catholique ?” sont fortement apologétiques ; elles montrent par opposition la quiétude de ceux qui vivent dans la lumière et la vérité de Rome.Le volume fait partie de la collection Museum Lessianum.On sait que les Pères de la Compagnie de Jésus, en souvenir du Père Lessius mort à Louvain après une existence entièrement consacrée 552 Le Canada Français à l’enseignement de la théologie, ont entrepris, sous ce titre, une série de publications ayant trait aux sciences religieuses et philosophiques.F.G.Paul Gontieb.Vie admirable de Pierre Berthelot.1 volume in-8 de 240 pages, chez Charles Amat, Paris, 1923.“H y a.dit saint Jean, douze portes à la Jérusalem céleste ; et quantité de sentiers aboutissent à chacune d’elles, divers, tous lumineux.” Ces mots de la préface ressemblent à une thèse que 1 on veut démontrer ; et si des faits peuvent servir de preuves, c’est ici qu’ils en ont toute la valeur.Pierre Berthelot est fils de Normandie, et gamin de Honfleur d’où partaient les bateaux de Champlain.Il était enfant et jouait sur les quais quand ceux-ci appareillaient.Il aimera donc la mer et ses voyages de périls.Dès l’âge de douze ans, il s’embarque avec les pêcheurs qui viennent quérir leur fortune sur les côtes de Terre-Neuve, et il se forme à la carrière où il deviendra si vite un maître.Passant au service du Portugal, il est fait Pilote-Major et Cosmographe du Roi.Mais poursuivi depuis longtemps par d’autres soucis, cet homme d’entreprise se change en homme de Dieu ; fait prêtre chez les Carmes de Goa, on lui confie une mission difficile auprès d’un nouveau chef des musulmans dans les terres qu’il avait explorées au service du roi.La mort y fut son partage comme ambassadeur et comme prêtre, et des miracles ont confirmé la vérité de son martyre.De cette vie, un romancier d’aventures aurait fait des volumes, et cependant elle eut paru moins belle.Paul Gontier n’a rien du genre de ces écrivains ; nous serions tenté de le lui reprocher en face d’un tel sujet, n’était-ce son intention unique de faire connaître l’homme et la foi du martyr en Berthelot.Ces deux notes se dégagent bien dans la sobriété du récit et rien n’en diminue l’impression chez le lecteur.L’ouvrage est couronné par l’Académie et a obtenu le prix Montyon.- F.G.Joseph Boütet, oblat O.S.B.Saint Cyprien, évêque de Carthage et martyr.1 volume in-8, de XIV-280 pages, chez Aubanel Frères, Avignon, 1923.Tome I.Ce livre qui porte en exergue : La vie chrétienne à l’école des Saint-Pères, a pour but de mettre à la portée des âmes pieuses, désireuses de les mieux connaître, les écrits et les gestes des Pères, Les livres 553 apologistes de plume et d’action.Il veut s’adresser et etre accessible à tous ; si les Pères ont écrit pour l’élite quelques fois, ils ont abondamment parlé aux foules.Les maîtres en doctrine ont à leur usage des éditions patristiques adaptées à leur mesure ; pourquoi les simples fidèles n’en auraient-ils pas ?Boutet a choisi Saint-Cyprien pour des raisons qu’il donne, et semble vouloir ne s’en tenir qu’à lui.Ne pourrait-il pas doter nos bibliothèques de travaux plus nombreux du même genre ?Les fidèles y trouveraient cet avantage de constater combien la doctrine de l’Église est immuable, et comment elle s’adapte dans son identité aux besoins des temps différents.Ce genre de travail contient une notice biographique du Saint, le texte de ses œuvres ou leur analyse substantielle.Les annotations marginales permettent au lecteur de retrouver facilement ce dont il a pris connaissance une première fois, et classent le livre au rang des meilleurs sources de références.Un tome deuxième suivra la présente publication.André Bellessort.Reflets de la vieille Amérique.1 volume in-16 de 313 pages, chez Perrin, Paris, 1923.On a écrit qu’un moment suffit au peintre de paysage pour crayonner un arbre ou dessiner une ruine, mais que des années sont trop courtes pour étudier les mœurs des hommes.Les Reflets de la Vieille Amérique peuvent être ajoutés au crédit de cette opinion.Envoyé en terre d’Amérique, en 1913, par l’Alliance Française, M.Bellessort s’y est promené de ville en ville, au gré d’un itinéraire qu’il a dû suivre, nous croyons, sans l’avoir tracé lui-même.Dans la rapidité des étapes il ne peut qu’effleurer les réalités de l’âme américaine.L'empressement de la rue n’est pas le tout de ce peuple, et le puritanisme de quelques-uns ne saurait expliquer à lui seul la tenue officielle de plusieurs.C’est une bonne fortune que Monsieur Bellessort ne se soit pas enfoncé davantage dans cette description de mœurs.Bien que la vie des romans soit factice, il se rapproche mieux de la vérité lorsqu’il puise aux bibliothèques où des hasards obligent •es hôtes à le laisser attendre, et aux livres que ses courses en chemin de fer lui donnent le loisir de parcourir.Ce sont ces livres remplis des sujets d’Amérique qu’il nous présente surtout, et à le faire il éveille si bien notre curiosité que nous l’estimons heureux de les avoir lus. 554 Le Canada Français Prenant contact pendant quelques heures avec la terre canadienne, à Québec et à Ottawa, M.Bellessort ouvre devant ses lecteurs Les Anciens Canadiens et Les Lettres de la Mère Marie de l’Incarnation.Ces sources sont bonnes où puiser les choses de notre histoire, et l’auteur leur consacre plusieurs pages de son volume ; celles-là ne manquent pas d’être intéressantes.F.G., Brou.Le dix-huitième siècle littéraire, avant VEncyclopédie.1 volume in-12, de XXIII-460 pages, chez Téqui, Paris, 1923.Les critiques et les études des œuvres littéraires du dix-huitième siècle ne manquent pas.Le Père Brou avoue qu’il en est d’excellentes qu on ne se lasse pas de consulter.On a jugé à la lumière de nombreux principes les travaux de ce siècle, on a jugé le siècle lui-même ; mais on n’a pas suffisamment fait rayonner sur lui les principes chrétiens.Ce que le Père Longhaye avait fait pour le dix-septième et le dix-neuvième siècle, le Père Brou veut le faire pour le dix-huitième.Une admirable floraison du catholicisme se manifeste dans l’élite intellectuelle de la jeunesse française ; il importe qu’elle puisse se rendre compte de l’attitude des esprits cultivés des autres siècles à l’égard de la doctrine dont elle s'est fait une conviction.Le Père Brou veut faire servir à cette fin son esprit de critique.Le volume se présente comme le premier d’une série.Il couvre la période qui s etend de la mort de Louis XIV à l’apparition de 1 Encyclopédie.La philosophie et le théâtre y sont particulièrement traités.Dans ces pages se trouve une intéressante étude sur Montesquieu et l’Esprit des Lois.La vivacité du style et la manière de présenter les choses font de l’ensemble un livre charmant.F.G.Ernest Denis.Du Vardar à la Sotcha.1 volume in-8 de 350 pages chez Bossard, Paris, 1923.Ce sont des articles déjà publiées en différentes revues par l’auteur, Monsieur Ernest Denis, professeur à la Sorbonne et fondateur de 1 Institut des Études Slaves.Aux Slaves, M.Denis a donné son affection et une part de l’activité de son intelligence.Ce volume reconstitue au complet le texte où la censure avait jugé bon de faire des coupures, pour des raisons de circonstance.La philosophie Les livres 555 de l’histoire et une réelle valeur littéraire le pénètrent de partout.Il fera l’agrément de ceux qui s’intéressent aux problèmes européens et au droit des nations.F.G.Maurice Blondel.Léon Ollê-Laprune.L’Achèvement et l’Avenir de son œuvre.1 vol.in-16.Paris, Bloud et Gay.Prix : 10 frs.Ce livre d’un philosophe sur un philosophe convient pourtant à tout lecteur cultivé .La doctrine d’Ollé-Laprune n’avait rien d’un système purement intellectuel, à plus forte raison d’un système isotérique.Pour lui, la philosophie ne se séparait pas de la vie, et la vérité était source d’action.Or l’action s’imposant à tous, la formule de la vérité doit être accessible à tous.D’où la simplicité, la clarté de son œuvre, où les pédants n’ont voulu voir qu’un manque de profondeur.Et cette œuvre fut aussi une œuvre d’amour, car Ollé-Laprune était un apôtre.Maurice Blondel le montre admirablement, pour avoir été l’ami intime de son maître, et pour partager sa foi et son zèle.Dans ce livre, il a mis plus que sa rare compétence, il a mis tout son cœur.Enfin, en évoquant auprès d’Ollé-Laprune, la figure de son gendre et de son fils, il a composé l’admirable tableau d’une admirable famille.Que de distinction, que de science, que de générosité ! Et si peu qu’on ait connu de tels hommes, quelle fierté de les avoir approchés, même un court instant.Grâce à M.Blondel le lecteur pourra vivre près d’eux de longues heures émouvantes et bienfaisantes.H.G.C.Éditions Spes, 17 R.Soufflot, Paris-Ve.Entreprise nouvelle, intelligente, catholique.Les hommes d’œuvres devront suivre son développement et recourir à elle.A signaler dès maintenant.S.le Paslieh.Un homme.Pièce en un acte pour hommes et jeunes gs n .Prix : 2.50.Sujet un peu exceptionnel, pour ne pas dire invraisemblab e Mais du mouvement, de l’esprit, de l’observation et de beaux sentiments. 556 Le Canada Français S.Perrot.Si on savait.Roman.Prix : 3 frs.L’intention morale est un peu trop visible.Mais le récit reste vivant, parfois pathétique, et il s’en dégage une si belle leçon.Action Populaire de Reims Que votre règne arrive ! Causeries à de jeunes travailleurs sur Les Devoirs Sociaux.Sommaire : La leçon de la Forêt.— La loi des communautés humaines.— Dans la Famille.-— Dans la Corporation.— Dans la Société.—Dans la Patrie.— Dans l’Église.— Vers l’Éternité.— Prix 2 f.H.G.C.H.Bordeaux.Yamité sous les Cèdres.1 vol.in-12.—- La Vie est un sport.1 vol.in-12.Paris, Plon.Deux volumes très différents, montrant les aspects très divers d'un beau talent.Dans la Vie est un sport — recueil de trois longues nouvelles — H.Bordeaux demeure fidèle à la montagne, qu’il découvre de plus en plus riche de joies saines, d’émotions tragiques et aussi d’enseignements.Avec Yamité, il nous transporte dans ce Liban tout plein de souvenirs français, et il fait revivre l’héroïne, à la fois touchante et coupable, d’un grand drame d’amour.C’est un de ses beaux livres.H.G.C.Le Florilège contemporain ; Théodore de Banville.Contes, Souvenirs et Portraits, Poésies, Théâtre.1 vol.in-12.François de Cured.Théâtre choisi (1 vol.in-12).Paris, G.(Tès.Naguère nous avions éprouvé quelque embarras devant la Bibliothèque de l’Adolescence, inaugurée par la maison Crês.La comtesse de Noailles, Collette, ne nous semblaient pas des auteurs très indiqués pour des adolescents.Aujourd’hui, sous la très habile et très sûre direction de F.Strowski, la collection change de caractère, où une autre collection remplace la première.Le Florilège contemporain s’adresse au grand public, et, pour ses débuts, lui présente un Banville et un Curel.C’est de la variété, de la diversité même.Pour l’un et l’autre, d’ailleurs, le choix des morceaux m’a paru judicieux, et l’on doit bien augurer de cette collection nouvelle.H.G.C, Les livres 557 H.Gh£on.L’Homme né de la guerre.Témoignage d’un converti.Nouvelle édition, revue et augmentée de fragments inédits d’un carnet spirituel.1 vol.in-12.Paris, Bloud.Ne dites pas : Encore un livre de guerre ! C’est tout autre chose et beaucoup mieux.Le drame psychologique dont Ghéon nous livre la confidence, garde tout son intérêt, intérêt humain, intérêt religieux, et j’en connais peu d’aussi pathétiques.Il ne renseigne pas d’ailleurs sur un seul individu.Quelle que soit la personnalité de l’auteur, son cas ne demeure pas unique ni même exceptionnel.Aussi le lecteur impartial y trouvera-t-il avec plus d’un motif d’édification individuelle, plus d’une raison d’espérer en la France chrétienne.H.G.C.F.Strowski.Histoire de la Nation Française.Histoire littéraire, du 16e siècle â nos jours.Grand in-8, avec hors-textes en couleurs, et nombreuses gravures sur bois.Paris, Plon.Le livre de M.Strowski est, avec toute sa science, si agréable, si séduisant qu’on le voudrait vraiment mieux illustré.Si les “ bois ” qui représentent des paysages, des monuments, des intérieurs sont presque toujours fort bien venus ; trop de portraits se présentent avec un aspect bien désagréable, et les hors-textes sont bien déconcertants.Mais, encore une fois, quel texte charmant! Érudit autant qu’homme de France (qui connaît mieux que lui Montaigne, Pascal, Montesquieu et.Verlaine?), M.Strowski parle de tout avec élégance, avec finesse, avec esprit.Ce professeur de Sorbonne est un homme du monde (comme quelques autres d’ailleurs, en dépit de René Benjamin).Et il trouve moyen de renouveler les sujets les plus rabattus.Lisez son chapitre sur Racine, vous verrez.Ou plutôt lisez tout le volume.Vous ne le regretterez pas.H.G, C.G.Lanbon.Histoire illustrée de la Littérature française.Deux forts vol.in-8, avec 800 illustrations, 20 planches hors-texte.Paris, Hachette.Quand un ouvrage sérieux en est à son 180e mille, il serait inutile, sinon ridicule, de faire son éloge.Nous ne rappellerons donc pas quelles qualités,— solidité, finesse — ont imposé le Manuel de M.Lanson à l’estime de ceux-là mêmes qui ne partagent pas toujours ses opinions, littéraires ou philosophiques.Mais ce livre — d’ailleurs complété çà et là (chapitre sur Molière, par exemple) — nous appa- 558 L; Canada Français raît aujourd hui sous une forme nouvelle, et de quelle richesse, de quel éclat ! On ne saurait souhaiter iconographie plus complète, plus variée, plus exacte, ni parfois plus amusante.Bref un très beau livre de bibliothèque.H.G.C.Wilfrid Lucas.Marie de Magdala.Pièce sacrée en trois actes.1 vol.in-16.Paris, deMonté-Levis.J.Lemaître, qui, même au fort de son dilettantisme, avait le respect de certaines choses, fit, on se le rappelle, grise mine à la Samaritaine de Rostand.Avec la meilleure volonté du monde, je ne puis sourire à la Marie de Magdala de M.Lucas.Ce n’est pas seulement qu’il professe pour l’orthographe un mépris excessif même chez un poète “ exhorbitant ”, “ moi qui tend ” sans s, et songe avec un s à la 2e personne de l’impératif) ; ce pourraient être misères de grand seigneur.Ce n’est pas même que le prosaïsme alterne chez lui avec l’amphigouri.Mais je me fais mal à certaines déformations même involontaires, et je me refuse à connaître la parole du Christ dans ce galimatias prétendu humanitaire et poétique : Va donc convier l’Homme au triomphe de l’Ame, A l’oubli glorieux des temps circonvenus Pour qu’il laisse bientôt leur esclavage infâme Lentement disparaître à l’appel de la Femme, Dans les brûlants désirs de nos droits reconnus.Car ma loi généreuse a le cœur des amantes, Elle sait tenter l’homme en lui montrant qu’Amour N’est pas dans les bijoux qui brillent sur les mantes, Dans les cheveux portant la fraîche dorure des menthes r C’est le clair abandon des vertus au grand jour ! Et pour qui sait sonder sa course maternelle Où chaque homme épuré de toute iniquité Retrouve, avec ma foi, sa gloire originelle, Ma doctrine de vie apparaît éternelle : Elle est l’appel suprême à la fraternité ! ^Monsieur W.Lucas a connu, paraît-il, les honneurs de la représentation au théâtre de Verdure du Pré-Catelan, le 25 septembre 1921.L’automne, c’est bien la saison des choses fanées.H.G.C. Les livres 559 jKR.P.Morice, O.M.I.Histoire de l’Eglise Catholique dans l’Ouest Canadien.Montréal, Granger Frères.Poursuivant avec persévérance et succès ses recherches historiques, le R.P.Morice, O.M.I., a fait paraître le Me volume de son précieux travail sur L’Eglise catholique dans l’Ouest canadien.Historien consciencieux et toujours bien renseigné, l’auteur expose dans le présent volume les résultats d’une enquête instructive sur cette période si mouvementée des luttes scolaires dans les provinces de l’Ouest canadien, de la fin du siècle dernier.Écrit avec vigueur, orné de gravures, ce nouveau volume agréera •ans doute à tous ceux qui cherchent dans le passé des raisons d’espérer pour l’avenir.G.S.Jean-Léon.Allusions et Vérités.Billets hebdomadaires.Première série.In-8, 272 pages.Québec, 1924.Jean-Léon aime les hommes, et il veut les corriger, il veut les rendre meilleurs.Il procède quelquefois par allusions : et ces allusions rappellent suffisamment à l’esprit le fait à signaler, le travers à redresser.Quelquefois il procède aussi par l’expression claire et franche d’une grosse vérité méconnue ou trahie.Ces allusions et ces vérités forment la matière variée des billets hoddomadaires que Jean-Léon publie dans L’Action Catholique.Et ces billets réunis font le joli volume, couleur lilas, et titre pourpre, que nous présentons au lecteur.Le genre billet est difficile : Jean-Léon réussit d’ordinaire à enfermer dans le billet court une pensée bienfaisante et piquante.Publier en volume ces billets, est une tentative dangereuse.Il y a le danger que ces choses si courtes, si menues, si fragiles, ne puissent retenir longtemps le lecteur.Nous croyons pourtant que le lecteur s’instruira toujours, et s’amusera quelquefois à parcourir ces pages alertes, d’une langue excellente, saine, sobre, solide, dans laquelle s’exprime avec élégance un moraliste apôtre.- C.R.Le R.P.Basile-Antoine Moreau, fondateur de la Congrégation de Sainte-Croix.Sermons, publiés par ordre du Chapitre général de la Congrégation de Sainte-Croix.Montréal, Oratoire St-Joseph.In-quarto, 608 pages, 1923 ; prix : $2.50.F.n vente à Québec, au Scolasticat Sainte-Croix, rue Ste-Famille.Les membres du clergé accueilleront avec faveur, nous en sommes sûr, ce volume considérable et plein de substance.Il y a là en effet pieusement rassemblés et judicieusement édités, par un des 560 Le Canada Français membres les plus distingués de la Congrégation de Sainte-Croix, plus de quarante sermons et conférences où éclatent la science, la piété et le zèle ardent de l’auteur.On y trouve, comme le dit l’aimable éditeur dans l’avant-propos “ l’esprit vraiment surnaturel qui animait ” leur auteur, “la piété, l’onction communicative, l’émotion contenue, la conviction profonde ” Ce sont là des qualités qui comptent dans un ouvrage de ce genre.La forme sans doute est moins riche que le fond, mais elle est toujours agréable, parce qu’elle est simple, naturelle, et sans prétention oratoire.Le pieux orateur a traité les sujets les plus variés, devant des séminaristes, des religieux et des laïques.L’on trouvera surtout un réel profit à lire et à méditer les sermons ou conférences sur la vocation, l’esprit de foi, l’abnégation, et tous les sermons de la troisième partie sur les grandes vérités.Nous félicitons cordialement le Père Philéas Vanier qui a su par un travail d’intelligente ordonnance présenter au public un volume aussi intéressant qu’utile, et nous souhaitons à l’ouvrage lui-même la plus large diffusion.C.G.Xavier Mercier.Souvenirs de ma Carrière artistique.Plaquette, petit-in-8, 46 pages, Québec, 1923.Monsieur Xavier Mercier, l’artiste bien connu qui a porté sur les grandes scènes de Paris et de la France son talent et la bonne renommé du Canada, a voulu ramasser en quelques pages écrites avec bon goût et sincérité les souvenirs principaux de sa carrière.Ces pages se lisent avec intérêt.Elles apprennent au lecteur quel travail considérable suppose l’art musical, quels procédés pratiques soutiennent le talent et les forces de l’artiste.Et puis l’on suit l’auteur sur les scènes de France et d’Angleterre où il a fait tant honneur au nom canadien, et les anecdotes qu’il raconte illustrent avec agrément les principes d’art qu’il expose.Il faut remercier M.Mercier d’avoir confié au public ces utiles souvenirs.C.R.Abel Hermant.Xavier ou les Entretiens sur la Grammaire française.In-18, 275 pages.Éditions Le Livre, 9, rue Coetlogon, Paris, 1923.M.Abel Hermant a versé dans ces Entretiens sa science incontestable, subtile et juste du français.Ce livre est une fiction, une Les livres 561 nouvelle grammaticale.M.Hermant s'en va passer ses vacances à Port-Royal.Il y a rencontré un voisin charitable Claude Lancelot, qui est vraisemblablement un descendant de Claude Lancelot, l’auteur du Jardin des racines grecques et de la Grammaire générale et raisonnée.Ce second Claude est lui-même, quoi qu’il dise, l’héritier grammatical du premier.La conversation s’engage entre les deux.Et l’on cause grammaire avec infiniment d’esprit de savoir et d’ironie.Bientôt vient se joindre à eux le jeune Xavier de Marais, aviateur héroïque, avide de gloire littéraire, qui a du talent, mais dont le style est fort incorrect.Xavier, visiteur lui aussi de Port-Royal, se place au centre du groupe.M.Lancelot se félicite de pouvoir lui apprendre la grammaire en trois semaines.M.Abel Hermant se mêle à la docte conversation ; il y introduit ses questions pertinente* à la manière d’un Socrate curieux et inquisiteur.Il n’est pas question de jansénisme entre ces visiteurs de Port-Royal.M.Abel Hermant n’a pu se retenir de laisser paraître dans ces entretiens un peu et beaucoup de ce dilettantisme, de ce scepticisme qui est trop souvent sa manière séduisante et dangereuse.Mais combien sa langue y est bonne, et toute pleine de la sève qui la faisait si forte au dix-septième siècle, au temps de Port-Royal.Il s’applique à reproduire ce parler classique des maîtres, et l’on goûte un délicat plaisir à lire ou écouter cette prose d’un âge qui fut si glorieux pour notre langue.Et les observations sur la grammaire s’enrichissent d’une érudition qui déborde avec mesure et avec à propos.Ce livre sera goûté assurément de tous ceux qui ont gardé le culte de la grammaire et de la langue françaises.C.R.A.de Chateaubriant.La Brière.Collection “ Le roman ”.In-12, 424 pages.Chez Bernard Grasset.Paris, 1923.L’Académie française a décerné le Grand Prix du roman, à cet ouvrage.L’auteur avait publié en 1911 Monsieur des Lourdines, qui lui avait valu d’être couronné par l’Académie Goncourt.La Brière est une œuvre de patriotisme local et de psychologie.Le pays de Brière, pays de tourbières, d’étangs et de canaux, qui appartient aux dix-sept villages riverains, fait effort pour recouvrer son indépendance menacée par des entreprises étrangères.Aoustin, le héros du roman, reçoit la mission de retrouver les titres de 562 Le Canada Français propriétés qui permettront à ce petit pays de conserver sa vie propre.Mais cette action patriotique est dominée par la destinée d’Aoustin lui-même, qui incarne l’âme vigoureuse et rude de la Brière.Et la psychologie d’Aoustin est développée surtout par les scènes de sa vie de famille où se rencontrent sa fille Théotiste et Jeanin, le prétendant qui n’est pas de la Brière, et qui pour n’être pas tout à fait briéron n’est pas agréé d’Aoustin.Le personnage d’Aoustin est fortement sculpté ; la vie de la Brière est largement et avec précision décrite.Le style vigoureux, pittoresque de l’auteur n’est pas sans défauts ; il n’a pas toujours la grâce facile et si française que l’on souhaite.C.B Henri Massis.Jugements.Seconde série.Un vol.in-16, 295 pages.Plon-Nourrit, Paris, 1924.M.Henri Massis prend une place de plus en plus large parmi les juges les plus autorisés, les plus fermes, de la littérature contemporaine.La première série de ses Jugements avait déjà attiré sur lui l’attention : il y jugeait Ernest Renan, Anatole France, Maurice Barrés.Cette fois, continuant son œuvre de discernement, il juge André Gide et son immoralisme, l’anarchiste religieux Romain Rolland, et le pseudo-mystique Georges Duhamel.A propos des Chapelles littéraires de cet autre judicieux critique, M.Pierre Lasserre, Henri Massis définit lui-même le but de la critique, son rôle urgent aujourd’hui : remettre de l’ordre dans les choses de l’esprit, faire la police des lettres.Ce fut le dessin de Pierre Lasserre, c’est celui de M.Henri Massis.La critique faite du point de vue du vrai, et des vérités catholiques, est une œuvre nécessaire.Trop d’anarchie envahit le domaine intellectuel quand on n’y tient pas compte des données essentielles du catholicisme, qui sont les données de la Vérité.Il faut donc louer M.Henri Massis qui, avec une langue excellente, forte et nette, avec un style solide, plein, savoureux aussi, se fait de notre temps, au domaine de la critique, le penseur et le défenseur de l’idée religieuse, de la morale et de la philosophie catholique.Ses Jugements sont à lire.C.R. Les livres 563 '• Jacquet archevêque de Salamine.Prœlectionea Historiœ ad Utum scholarum.Turin (P.Marietti).Deux vol.in-8 ecclesias- L’auteur de ce récent manuel d’histoire de l’Église ne présente qu un résumé bien sommaire des grandes lignes de l’histoire II laisse de côté les faits d’ordre secondaire qui, si brièvement racontés qu’ils puissent être, permettent toutefois de mieux faire comprendre les grands événements dont ils forment partie intégrante.Le plan général diffère de celui déjà connu des manuels précédents ; il y a autant de chapitres que de siècles et dans chaque siècle toujours le retour des mêmes subdivisions ; il n’y a d’exceptions que pour quelques questions spéciales, les persécutions, les croisades Ce travail appartient plutôt au genre éphéméride qu’à la véritable histoire.t*.».Pierre-Charles, S.J.La prière de toutes les heures, 3e série de trente-trois méditations, 12e mille.Charles Beyaert, Bruges, 1924.Dans les deux premiers volumes de cette série l’auteur a démontré comment on peut aller vers Dieu ; comment Dieu vient vers nous.Et ce Dieu à qui nous allons et qui daigne venir vers nous à quel terme définitif nous conduit-il.C’est le sujet traité dans la 3e série de la Prière de toutes les heures.Ces trente-trois méditations nouvelles présentent les mêmes qualités que leurs aînées • sûreté de doctrine, sobriété et élégance du style, et surtout, psychologie vraie du cœur humain, de ce pauvre cœur qui se débat sur cette terre, qui lutte ici-bas et, pour cause, a besoin non pas d’envolées lyriques lesquelles finissent toujours dans le ridicule mais d aliments sains, substantiels.On ne saurait trop remercier le R.Père Charles non pas d’annoncer, mais d’avoir remis sur pied le traditionnel enseignement de l’Eglise.Et ne soyons pas surpris de voir son ouvrage atteindre un chiffre plus que respec table.C’est dire que les âmes ont besoin de réalisme en mystique comme en philosophie.La vraie vertu est là, et pas ailleurs La prière de toutes les heures fait partie du Museum Lessianum, section ascétique et mystique.A.R.F.Lavallée, recteur des Facultés catholiques de Lyon.Solitude et union PaS“i9^4 6 francs1’8668- L‘bralne Cath°htlUe ElDmanJel Vitte, Lyon" Monseigneur Lavallée a réuni en volumes les entretiens spiri tuels qu’il a donnés dans la chapelle de l’Œuvre des Vocations " Lyon.L’éminent recteur a voulu démontrer que le but nécessaire 664 Le Canada français de nos prières, de nos dévotions, bref, de toute notre vie chrétienne est de nous unir de plus en plus à Dieu.Cette doctrine, celle de l’Evangile, l’opposée de celle du monde, est dure souvent pour notre égoïsme qui se contente d’un rôle plutôt négatif, c’est-à-dire d’éviter les excès, les gros -pêchés et pas plus.Quant au travail positif, quant à ce travail qui consiste à se libérer des biens qui nous attachent trop à la terre, que d’âmes apparemment soucieuses de leur perfection ne semblent pas en saisir toute l’extrême importance.Qu’elles lisent le dernier livre de Mgr Lavallée, et elles en reviendront, il faut l’espérer, de l’illusion qu’elles caressent à leur détriment.A.R C.Tèzenas de Montcel.Vinstitutrice et l’éducatrice dans les écoles libres.1 vol.de 196 pages.Librairie catholique Emmanuel Vitte, Lyon, Paris, 1924.L’auteur de ce volume, une institutrice expérimentée et une éducatrice de haute valeur, s’adresse aux maîtresses d’écoles libres de France.Elle leur livre, en une langue charmante et simple, les fruits de sa longue expérience.C’est vraiment un traité de pédagogie marqué au coin du plus pur et du plus authentique catholicisme.On sait qu’au “ beau pays de France ” il y a les écoles neutres, subventionnées par l’État, et les écoles libres, soutenues par les parents catholiques qui comprennent le mensonge, l’absurdité et les dangers de la prétendue neutralité.Les maîtresses des écoles libres sont épiées, souvent tenues pour suspectes.Il est bon qu’elles soient irréprochables à tous les points de vue, et qu’elles soient des institutrices et des éducatrices de haute valeur.Eh bien ! ces pages leur permettront d’accomplir comme il faut leur belle, leur noble tâche.Ce petit volume devrait se trouver entre les mains de toutes les institutrices de chez nous, religieuses ou laïques.A.R Le Directeur Gérant, Camille Rot, pto» Imprimerie de L’Action Sociale, Limitée.103, rue Sainte-Anne, Québec.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.