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Titre :
Architecture - bâtiment - construction
Principale revue québécoise s'intéressant à l'architecture après la Deuxième Guerre mondiale. Elle s'adresse aux ingénieurs, aux entrepreneurs et aux agents immobiliers, en plus de constituer une solide revue professionnelle pour les architectes.
Éditeur :
  • Montréal :[Architecture - bâtiment - construction],1945-1968
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Architecture - bâtiment - construction, 1948-08, Collections de BAnQ.

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SSfcwljfe^ M l 'i ifcitnïW ir.llfty.t.r' T ¦>< LA BANQUE ROYALE DU CANADA Vue générale de la nouvelle succursale de la Banque Royale du Canada, au rez-de-chaussée de l’édifice Shawinigan, sur la côte du Beaver Hall.On remarquera les comptoirs au lignes aérodynamiques, les grilles artistiques des caisses, l’architecture sobre qui domine l’ensemble.L’éclairage provient de la lumière indirecte et du plafond acoustique, placé en retrait.Le marbre Botticino a été employé pour les comptoirs, l’acier inoxydable pour les grilles des caisses.Les comptoirs sont doublés de noyer à l’intérieur.Le plancher est de tuile terrazzo deux-tons, bordés de marbre belge.Les murs sont recouverts de marbre Botticino jusqu’à trois pieds du sol.Des tons pastels forment le thème de la décoration du bureau public.Le bureau du gérant est fini en noyer.EDIFICE SHAWINIGAN 22 ARCHITECTURE/AOÛT t ï ARCHITKTURE Directeur technique : Gérant général : PAUL-HENRI LAPOINTE, architecte * ALBERT TREMBLAY, éditeur Rédacteur en chef : REAL BENOIT ; Secrétaire de la rédaction : LUCETTE SENEGAL Rédacteur: PIERRE CHESNEL ; Photographie : GEORGES COUTURE CONSEIL D’AVISEURS EUGENE LAROSE, B.A.A., f.R.a.I.C.P.-H.DES ROSIERS J.-L.-E.PRICE, m.e.i.c.AIMÉ COUSINEAU, m.e.i.c.GABRIEL ROUSSEAU, B.sc.(M.l.T.) HENRI MAGNAN EMILE VENNE ROMEO VALOIS, I.C., b.s.a.CHS-E.CAMPEAU, • GEO.-E.DE VARENNES PAUL-E.GERVAIS M« RAYMOND EUDES, m.p.Me DANIEL JOHNSON, M.p.p « VOL.3 — N” 28 SOMMAIRE AOUT 1948 .Réal Benoît .D.C.Brown H.E.Greenspoon .Pierre Rinfret LE NOUVEL EDIFICE SHAWINIGAN UN COIN HISTORIQUE L'ÉDIFICE HOLLAND L'ÉDIFICE DU BOULEVARD, QUEBEC L'ANNEXE DE LA CIE DE TÉLÉPHONE BELL Barott, Marshall, Montgomery, Merrett LA BANQUE IMPÉRIALE ET L'I.C.A.O.UN BUREAU D’ARCHITECTES LES BUREAUX DE LA BRITISH OVERSEAS AIRWAYS L’ECLAIRAGE DES BUREAUX.Le français & Laflamme NOTRE PROCHAIN NUMERO Septembre présentera notre deuxième numéro annuel sur les hôpitaux, cliniques et centres médicaux de la province.La grande activité qui règne dans ce domaine sera soulignée d’une façon particulière dans « Architecture » de septembre.EDITEURS^: «Compagnie de Publication Canadienne», 3536 Chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal, Téléphone WEllington 5090.PUBLICITE : Marcel Byarelle, Stanley F.Stone ; National Advertising : J.-F.D’Entremont, Téléphone HArbour 5904.ABONNEMENT : Une année $4.00 (12 numéros).Autorisé comme envoi postal de la seconde classe, Ministère des Postes, Ottawa.DROIT D'AUTEUR_ : Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation, réservés pour tous pays.* TIRAGE CERTIFIE: Il a été imprimé 2,300 copies de ce numéro.(Membre de la «Canadian Circulation Audit Board».) ARCHITECTURE/AOÛT m 23 Iflcncqtopfiie duVeWc, POUR LES ETUDIANTS EN ARCHITECTURE NO 11 PROCÉDÉS AUXILIAIRES (LE BISEAUTAGE) DÉFINITIONS Le biseautage, la taille superfine des bords, et le polissage, sont des procédés par quoi le travail est exécuté presque totalement sur une ou plus d’une des surfaces d’une glace déjà polie (ou de glaces d’autres genres), afin de la rendre plus décorative au point de vue de l’esthétique, ou de l’affecter particulièrement à quelque fin utilitaire.Au cours de quelques-uns de ces procédés, la surface de la glace est enlevée par attaque à l’acide ou par un appareil à jet de sable ; dans d’autres, on dépose sur cette surface une couche mince de peinture, ou d’émail cuit ou lustré, ou encore divers métaux alliages ou composés.L’opération peut exiger que la glace passe par plusieurs ateliers (biseautage, taille, en brillant, attaque à l’acide, argenture, etc.).LE BISEAUTAGE Il y a trois méthodes de biseautage : le b.à la main, le b.à la machine, et le b.continu à la machine.Une partie du verre est enlevée par abrasion la surface des bords étant disposée de façon quelle porte, à l’obliquité voulue, sur la machine ou le dispositif utilisé.LE BISEAUTAGE A LA MAIN surtout de l’habileté de l’opérateur à exécuter un travail ordinaire, ou des cercles, des ovales ou des figures de fantaisie, y compris les onglets intérieurs.Il en est de même touchant le travail en bordure, exécuté sur des meules de pierre verticales, et qui ressemble fort au procédé déjà expliqué.Les bords ne sont laissés parfois que doucis et finis si l'on ne veut rien de plus qu’un finissage plus complet qu’une taille brute.Dans le fait, un bord de ce genre a l'apparence d’un demi-polissage ou brunissage.Les contours de ces bords sont obtenus par la concavité ou la convexité d’une rainure pratiquée dans la surface de la circonférence de la meule en pierre, s’ils sont arrondis ou ogivaux, et la circonférence unie de la meule s’ils sont plans et polis.C’est l’opérateur lui-même qui, avec grand soin, pratique ces rainures dans la meule, et il doit, conséquemment, savoir piquer et rhabiller les meules selon le travail qui lui est confié.Avant de presser le bord de la glace dans ces rainures, et de la mouvoir le long de la rainure sans y créer des creux ou dépressions, les deux angles à 90° formés par le bord des deux surfaces sont meulés grossièrement pour parer au risque de "mordre” (couper) le bord de la glace, si, par inadvertance, la glace et la meule sortaient d’alignement et aussi pour empêcher de faire deux rainures dans la rainure d’application de la meule, ce qui en détruirait le contour.Ces bords travaillés sont en vogue depuis 1920 environ ; le commerce de l’ébénisterie s’en est ressenti à cause de la fabrication des miroirs sans cadre.La glace est d’abord dégrossie sur une meule de fer, garnie de sable ou de carborundum et tournant horizontalement ; on y dirige un débit d'eau continu pendant que la glace est pressée, de haut en bas, sur cette surface de fer, et en sens inverse de la course de la meule, la glace, pendant ce temps, étant mue sur la surface de la meule avec un mouvement de va-et-vient.Le stade suivant est parfois l’emploi d’une meule de carborundum, pour le doucissage et le finissage.Cela fait, le doucissage est parachevé sur une pierre à doucir, puis sur une meule de saule, à l’aide de pierre ponce et d’un débit d’eau ininterrompu durant l’opération.Tous ces procédés furent nécessaires pour doucir la surface plus ou moins rugueuse ou rayée laissée par le meulage au sable ou au carborundum exécuté sur la meule de fer.Finalement, on polit à l’aide d’une meule de liège, avec du colcotar et de l’eau.La glace a donc traversé cinq stades : 1 —sur du fer (avec sable ou carborundum, et de l’eau) ; LE BISEAUTAGE A LA MACHINE On se sert de machines pour la taille droite ordinaire, le travail des bords, les cercles, ovales, etc.Ici, la glace est maintenue solidement par des tampons à succion, de façon qu’on puisse l’appuyer étroitement sur les meules-biseaux, etc., pendant quelles sont en mouvement.On se sert, dans l’ordre indiqué, de carborundum pour le meulage, d’aloxite pour le doucissage, et de feutre et de colcotar pour le polissage.L’axolite est de l’alundum, ou alumine fusionnée (oxyde d'aluminium), préparée en fusionnant à 3500° Fahr., de la bauxite, minerai qu’on exploite en grande quantité dans tous les pays du monde, mais surtout en France et en Amérique.LES MACHINES AFFECTÉES AU TRAVAIL EN BORDURE 2 — sur une meule de carborundum ; 3 — sur une pierre à doucir ; 4 — sur une meule de saule (avec de la pierre ponce et de l’eau) ; 5 — sur une meule de liège (avec du colcotar et de l’eau).Les 1er, 3e et 4e stades sont essentiels ; les 2e et 5e sont facultatifs, selon la nature du travail à exécuter.Le carborundum est du siliciure de carbone, obtenu en fusionnant du carbone et du sable (oxyde ou silicium) dans un four électrique (car sa fusion exige une température beaucoup plus élevée que celle du verre).Quant au biseautage à la main, on comprend aisément que l’apparence de la pièce travaillée, de même que son finissage, dépend Il existe à cette fin plusieurs machines différentes — elles mettent les plaques de verre en contact avec des meules tournantes, portant les rainures voulues pour donner le contour indiqué au bord de la glace.Les stades sont analogues à ceux du travail-main : d’abord, une meule de carborundum, puis une «pierre universelle» (semblable à l’axolite), enfin, un polissage, à l’aide de pierre ponce et d’eau, sur une meule en grosse toile et caoutchouc.Règle générale, pour le travail en bordure, la pierre ponce procure un polissage satisfaisant, mais il faut du colcotar pour le polissage surfin des pièces spéciales — biseaux larges, bords épais et transparents de cendriers, presse-papiers, petits plateaux à épingle, etc.(A suivre prochainement) Publié par la société PILKINGTON GLASS LIMITED HALIFAX MONTREAL KINGSTON HAMILTON ST.CATHARINES FORT WILLIAM Symbole d’excellence TORONTO WINNIPEG REGINA CALGARY EDMONTON VANCOUVER 24 ARCHITECTURE/AOÛT © • e AOUT 1948 i MJ mm Le nouvel édifice Shawinigan.4 «?; ^ *4 I ,4 E Tf ' *4 « .i 1' ^ -i i i» dF**"**,^ • f.ti.¦ i)!.'ï ARCH ITECTURÉ PERRY ARCHITECTES ARCHITECTURE/AOÛT ARCHIBALD & ILLSLEY A .- L E S L I E 25 LE NOUVEL EDIFICE SHAWINIGAN L’imxneuble de la Shawinigan Water and Power qui s'élève, place Beaver Hall, est le plus récent des immeubles à bureaux de la métropole.De lignes sobres, mais imposantes, cet édice de 14 étages contribue à mettre en valeur ce secteur Dorchester-Beaver Hall qui connaîtra de plus grands développements encore avec la construction des grands immeubles des Chemins de fer nationaux.Le nouvel immeuble de Shawinigan Water and Power renferme les bureaux de cette compagnie et de ses maisons associées et subsidiaires.Seules trois maisons étrangères à la famille Shawinigan ont été acceptées comme locataires.En principe, cette politique simplifiait le travail des architectes, puisqu’ils connaissaient d’avance quelles compagnies occuperaient les locaux et quels seraient les besoins de ces compagnies.Aussi, ont-ils atteint un résultat qui se traduit concrètement par l’utilisation rationnelle de l’espace et un rendement maximum en efficacité.Les architectes ont toutefois prévu que des changements pourraient bien être indispensables, un jour, et ils ont conçu les partitions de telle façon quelles puissent être déplacées sans pour cela endommager les plafonds ; ces partitions sont en blocs de plâtre et de terre cuite, et, partant des planchers de ciment, s’élèvent jusqu’à la hauteur des plafonds.La construction a pris environ un an et demi.La façade mesure 86 pieds rue Dorchester et 130 rue Belmont.La partie inférieure de la façade est en granite noir de Suède (Bonnacord).Au-dessus de l’entrée principale les armoiries de la compagnie'sont sculptées dans le granite, de même que la devise de la maison « Servir le peuple ».Les murs extérieurs sont en pierre Indiana.Comme particularité de l’aspect extérieur, signalons la ligne brisée aux quatre coins du dixième étage.Dans ces retraits sont installés des terrasses pour les employés, de même aussi qu’au onzième.Aux treizième et quatorzième, sont installés les appareils de ventilation et la machinerie des ascenseurs.Les portes de l’entrée principale sont en acier inoxydable et les murs en marbre.La partie sud du hall est décorée d’une peinture à l’huile de l’artiste montréalais, Robert Pilot, représentant les chutes de Shawinigan.Immédiatement après se trouve le petit hall qui donne accès aux ascenseurs.La compagnie a installé trois ascenseurs de haute vitesse pourvus de portes de sécurité permettant de passer de l’un à l’autre en cas d’urgence.Les planchers qui font immédiatement face à l’entrée des ascenseurs sont recouverts de tuile de vinylite d’une épaisseur d’un-huitième de pouce, ce matériel ayant une résistance 14 fois supérieure à celle du linoléum ordinaire.Ailleurs, les planchers sont recouverts de linoléum ( Battleship ) de trois-seizième de pouce.Autour des murs une base de bois concave d’une hauteur de six pouces relève le linoléum, éliminant les coins difficiles à atteindre et faisant ressortir davantage les couleurs (brun avec bordure noire).En général, les plafonds sont blancs, mais les murs sont de tons variés.Le jaune clair domine, mais dans les petits bureaux donnant sur l’ouest et le sud, où la lumière du soleil est la plus forte, les murs sont de vert pastel.Autre détail intéressant, dans les bureaux où le gros du travail s’accomplit à la machine, les murs sont en mile acoustique.Différents types d’éclairage fluorescent ont été installés dans l’immeuble.Chaque étage contient deux salles de toilette en miles.Deux chaudières alimentées à l’huile fournissent la chaleur (8000 livres de vapeur par heure).Deux circuits de lignes téléphoniques ont été installés : celui de la compagnie Bell et celui, privé, de la compagnie Shawinigan.Le standard se trouve au 12e.C’est également au 12e que sont le restaurant, l’infirmerie et la salle de projections.26 ARCHITECTURE / AOÛT 1*11 «pÉS v., La construction est terminée.A gauche du nouvel immeuble de la Shawinigan, on voit l’édifice de la C.I.L., et en arrière celui de la Compagnie de téléphone Bell.NOTES HISTORIQUES D.C.BROWN, Dépt des Relations Extérieures et de la Publicité The Shawinigan Water and Power Company.C’est au cœur de Montréal, au carrefour de la haute et de la basse ville, au point de rencontre de l’ancien et du moderne, que s’élève le nouvel édifice Shawinigan, centre nerveux de la compagnie Shawinigan Water & Power et de ses vastes ramifications.L’emplacement qui porte le no 600-ouest, rue Dorchester, voit la côte du Beaver Hall s’élargir à son sommet pour former la place du même nom.Depuis près de quatre siècles, ce coin de terre a été le témoin du développement de Montréal, de la province de Québec, du Canada tout entier—en fait, de la culture dans toute l’Amérique du Nord.Depuis les débuts de la civilisation sur notre continent, ce plateau au pied du Mont-Royal a été un magnifique poste d’observation.Tout autour s’étendait la bourgade indienne d’Hochelaga dont les éclaireurs virent approcher sur le St-Laurent, en 1535, les petits navires de Jacques Cartier.C’est à l’intérieur de la palissade que le grand découvreur, le soir même, lut aux sauvages des passages de l’Evangile.ARCHITECTURE / AOÛT De cette colline dominant le fleuve, les Peaux-Rouges purent voir, 76 ans plus tard, Samuel de Champlain débarquer et ériger un petit fort qu’il appela Place Royale.Cet endroit près de la rue des Commissaires et à l’ombre d’un immense élévateur à grain conserve toujours le même nom.A cette époque, le fort s’élevait à l’embouchure d’une petite rivière qui se repliait vers l’ouest (où se trouve aujourd’hui la rue Craig), s’élargissait en un étang marécageux qui occupait ce qui, de nos jours, ,est la place Victoria au pied de la côte du Beaver Hall, et faisait un méandre avant de se jeter dans le St-Laurent.Du même poste d’observation, l’Histoire vit en 1642 le sieur de Maisonneuve débarquer à la Place Royale et fonder le premier établissement permanent, qu’il appela Ville-Marie, brave petite colonie de 72 âmes, poste avancé au milieu de tout un continent d’ennemis.Malgré ses modestes débuts, cet établissement était destiné à devenir l’une des plus grandes villes et l’un des principaux ports de mer du monde, avec une population vingt mille fois plus nombreuse.27 \ Pour Maisonneuve et ses colons ainsi que leurs successeurs, la colline où s’élève aujourd’hui l’édifice Shawi-nigan devint bientôt un point de repère.Ici finissait la montée du sentier qu’ils avaient battu pour aller de Ville-Marie aux avant-postes établis à l’ouest par les ordres religieux et les premiers seigneurs.Pour éviter le marais, on avait jeté un pont sur la petite rivière, à l’endroit où se rencontrent maintenant les rues Craig et Bleury, et l’on se dirigeait vers l’ouest par la montée qui est aujourd’hui la rue Dorchester.Pour se reposer de cette marche exténuante, on faisait halte à l’endroit où nous sommes actuellement.Ville-Marie grandit.Pour contenir les Iroquois, les colons érigèrent des fortifications le long de la petite rivière jusqu’au marais.Une porte ouvrait juste au pied de notre colline.De son piédestal, l’Histoire continua pendant des dizaines et des centaines d’années à sourire aux messagers de la religion et de la civilisation.Elle admira le courage indomptable des colons français en face des Iroquois, des éléments et aussi de l’indifférence de la mère-patrie.Elle les vit non seulement garder leurs biens les plus précieux, leur vie et leur foi, mais aussi étendre leur action bienfaisante à tout le continent.Elle vit partir de Ville-Marie les expéditions qui fondèrent Chicago, Duluth, la Nouvelle-Orléans, Détroit et une douzaine d’autres grandes villes modernes.Elle vit la foi, les sentiments humains et la charité déborder de la vieille église paroissiale de Notre-Dame, de l’Hôtel-Dieu de Jeanne Mance et des demeures des pauvres colons.Un rayon de soleil sur cette colline était de bon augure pour les nombreux colonisateurs qui y passaient canot et sac au dos en direction de l’ouest.Un jour, en 1760, notre colline vit des soldats étrangers en habits rouges assaillir la porte de l’autre côté du marais.Us enlevèrent la ville et entrèrent.Le drapeau britannique flotta au-dessus des fortifications, mais il semble que ce fut à peu près le seul changement.Le clergé continua à gravir la côte pour aller dans les missions de l’ouest et le français resta la langue de la grande majorité de la population.Il y a deux ans, les maisons qui occupaient le site actuel de l’immeuble Skawinigan.Quinze ans plus tard, des étrangers de nouveau emportèrent le même porte d’assaut.L’Histoire, en baissant les yeux, reconnut le général Montgomery et l’armée révolutionnaire américaine.Le drapeau britannique fit place à la bannière étoilée (elle n’avait pas encore ses rayures) de la jeune République.Mais cette fois les choses ne se passèrent pas comme auparavant.La population continua de résister aux envahisseurs, et les avances de Benjamin Franklin, deux prélats éminents et d’un publiciste de langue française n’y purent rien.En moins d’un an, les envahisseurs avaient tous repassé la frontière, sauf le publiciste qui resta pour fonder la Gazette de Montréal que nous connaissons encore aujourd’hui.Des troupes ennemies devaient passer une fois encore par la même porte, en 1812 : des prisonniers de guerre arrivant de Détroit.A la fin du ISième siècle et au début du 19ième, la petite ville se rapprocha graduellement de notre colline.La terre qui dévalait vers l’est (vers le nord, en réalité, car à Montréal les points cardinaux sont faussés) et qui traversait ce qui est aujourd’hui la côte du Beaver Hall, avait été concédée par Maisonneuve lui-même à Simon Richomme.Biaise Juillet, qui l’acheta de Richom-me se noya en vue de sa terre, près de Elle des Sœurs, en se rendant prêter main-forte en 1660 à Dollard des Ormeaux et à ses compagnons dans leur combat héroïque contre les Iroquois, sur les bords de la rivière Outaouais.Le domaine devint ensuite une ferme et fut vendu, après l’invasion américaine, à Nicolas Hubert et à F.M.Conague.Ils le cédèrent en 1781 à un Anglais, John Franks, qui en fit entre autres choses un parc d’attractions.Aménagé sur le modèle des jardins Vauxhall de Londres, le parc était entouré de tavernes, de salles de danse, de cafés et du premier jardin zoologique de Montréal.La population restreinte de Montréal fournit pendant un certain temps une clientèle suffisante, mais l’entreprise finit par faillir.Le domaine passa à Richard Dillon, propriétaire célèbre d’un café à la Place d’Armes, qui le revendit à l’un des citoyens les plus marquants, Joseph Frobisher.Ce Fro- • suite à la page 42 Une fois les travaux de démolition terminés.HïïSJ.!Ml / ùïTmi 28 ARCHITECTURE / AOUT ¦ Î »! "?SIK*5F pm ;£tf^9Su gjnfHtë :vS&»i/.,J| |||||§§|| I ,.i i^Mimmam » —:-.«•- .y.jMtgat •rsuaaaatt «ekie Qirud ^ S£LL TELEPH0N£ COMPANY OF^ÇANADA pfGàâco' .¦-/ "Va.' t* ri¥:>l L'EDIFICE HOLLAND L’immeuble Holland est situé sur la rue Sainte-Catherine entre les rues Peel et Stanley.L’annexe qui nous intéresse ici est le résultat d’études poussées de la part de l’architecte et de ses associés en vue d’atteindre à un maximum de confort pour les locataires.La façade de la rue Sainte-Catherine est particulièrement intéressante avec sa ligne continue de fenêtres.Autres avantages offerts aux locataires : ventilation et climatisation ; éclairage fluorescent ; plafonds traités spécialement pour réduire le bruit dans les locaux bien fréquentés ; canalisation des fils électriques et téléphoniques enfouie dans les planchers : radiateurs dissimulés.Le nouvel immeuble est de cinq étages ; entièrement à l’épreuve du feu, construit sur caissons de ciment, en acier structural.La façade extérieure est de pierre Indiana.A l’intérieur les divisions sont en terra-cotta.Les planchers sont en dalles de béton supportées par des poutrelles à treillis en acier.L’architecte, enfin, à prévu l’érection de deux autres étages, à une date plutôt rapprochée.ARCHITECTURE /AOUT Vue de l’intérieur du nouveau bureau d’affaires de la Compagnie de Téléphone Bell du Canada situé dans l’édifice Holland.3518 Vue du hall central de l’édifice du Boulevard.leaf*sa fssnrs i=sgp^ £7/7 bureau de l’édifice du Boulevard.Vue vers les ascenseurs du hall central.Autre bureau à un étage supérieur.30 ARCHITECTURE / AOUT LÉDIFICE du BOULEVARD• QUÉBEC L’immeuble « Du Boulevard » est l’immeuble le plus considérable qui ait été construit ces dernières années à Québec.Il est sis au numéro 400 du Boulevard Charest, soit en plein centre du quartier des affaires de la vieille capitale.Sa charpente est en béton armé et sa construction, affirment les architectes, fut terminée dans le temps record de huit mois.L’immeuble Du Boulevard loge cinquante locataires : compagnies d’assurances, avocats, architectes, etc.Il renferme également un restaurant, un salon de coiffure et divers magasins.La superficie de l’immeuble est de 6400 pieds.La longueur de la façade principale, en pierres synthétiques, est de 80 pieds.Les autres façades sont en briques « Belden ».Tous les étages sont finis en plâtre avec planchers de linoléum.Les matériaux qui entrent dans la composition du hall d’entrée, que l’on voit dans les photos ci-contre, sont le marbre pour les murs, le verre pour le plafond et le terrazzo pour le plancher.Le système de chauffage est à l’eau chaude, avec radiateurs dans les murs.ARCHITECTURE/AOÛT 31 rf ¦Et rrrrr irrrrrrrrr JT JET c Ce croquis 'donne une idée des dimensions de l’immeuble de la Compagnie de Téléphone Bell dît Canada, rue Belmont, et de la superficie qu’il occupera lorsqu’on aîira terminé Vagrandissement de la bâtisse actuelle qui loge le centre interurbain de Montréal.Celle-ci s’arrête à l’extrémité gauche de la nouvelle entrée, l’autre partie constituant le prolongement de la façade, rue Belmont./ / / L'EDIFICE ANNEXE du BELL TELEPHONE La compagnie de téléphone Bell fait actuellement agrandir l’immeuble qui loge son central interurbain, rue Belmont.La bâtisse contiguë à l’édifice actuel de la côte Beaver Hall s’étendra désormais de la rue Belmont à la rue Lagauchetière sur le prolongement de la rue Université.Cet édifice comptera sept étages, avec rez-de-chaussée et sous-sol.Les plans prévoient l’addition ultérieure de six autres étages.Le nouvel immeuble est érigé sur remplacement occupé jusqu’ici par la Crèche St-François d’Assise, rue Belmont, la Lyons Tea Company et le service d’outillage de la compagnie Bell, rue Lagauchetière.Il mesure 217 pieds de long avec façade rue Belmont sur une profondeur de 172 pieds.La charpente est en acier structural et le revêtement extérieur en pierre de taille .Les devis prévoient une superficie de 100,000 pieds pour les bureaux en général.Le rez-de-chaussée logera des bureaux et l’usine d’énergie ; le sous-sol abritera les systèmes de chauffage et de ventilation, et servira également de garage pour les voitures et camions de la compagnie.H| t ¦ I I ,l‘ TTTT* ¦% 2 » • =r : % ARCHITECTES • BAROTT, MARSHALL, MONTGOMERY & MERRETT 32 ' architecture/août * imàm 'JS mmmmMM •\v.&HMM3NI «ft! LA BANQUE IMPERIALE Ci-dessus, le nouveau bureau principal de la banque Impériale, rue St-Jacques et McGill, à Montréal.La décoration intérieure de ce bureau est particulièrement à noter.Tous les sujets sont d’inspiration canadienne et montréalaise.La banque Impériale est à construire plusieurs succursales à Montréal.Ci-contre, croquis de l’architecte de l’édifice de l’Aviation internationale, construit par les Chemins de fer nationaux sur l’emplacement de la Gare Centrale, rue Dorchester ouest, à Montréal.Cet édifice fait partie d’un groupe d’ensemble comprenant les bureaux généraux des chemins de fer et un grand hôtel.ARCHITECTURE AOUT UN BUREAU D'ARCHITECTES ¦ ; • if - ( Il jrapHf* % M iMM§à Parmi les bureaux d’architectes de la province, celui-ci est à noter pour le bon goût et l’agréable agencement des bureaux, salle de réception, salle des dessinateurs.Aménagé dans un ancien edifce d’un style conventionnel, l’intérieur n’en est pas moins des plus modernes.Ci-dessus, grille de la salle de réception.34 ARCHITECTURE AOUT :: ¦ * Ci-dessus, vues des bureaux des dessinateurs et de la salle de réception.Décoration moderne de la salle de réception.Ci-contre, vue partielle du bureau privé, montrant quelques oeuvres d’art de la collection qui orne les diverses pièces des bureaux.ARCHITECTURE AOUT 35 Les bureaux de la British Overseas Airways Corporation sont situés en plein centre touristique de Montréal, soit au rez-de-chaussée de l’hôtel Laurentien, à l’intersection des rues Dorchester et Windsor.B.O.A.C.a voulu faire de son agence à Montréal la plus moderne qui soit en Amérique du Nord.Pour le travail de décoration intérieure, elle s’est a-dressée à l’artiste américaine Pamela Colgate, lui recommandant de penser surtout au confort des clients.Montréal est un terminus aérien d’une importance considérable et une agence doit pouvoir résoudre les problèmes se rattachant au confort des passagers, au service des informations, à la vente des billets, au transport des baggages, à la réception et à la transmission des dépêches avec un maximum de souplesse et d’efficacité.Pour cela le décorateur a disposé les comptoirs le long des murs, laissant beaucoup d’espace libre pour la circulation des clients.LES BUREAUX BRITISH OVERSEAS DE AIRWAYS /T* Le décorateur est à louer pour a-voir percé ainsi une grande fenêtre en saillie qui donne une excellente vue de l’intérieur.B.O.A.C.se rend compte que la vue de clients à l’intérieur en train de discuter de leurs voyages constitue vis-à-vis des passants la meilleure publicité possible.Les couleurs dominantes de l’intérieur sont les couleurs mêmes de la compagnie : bleu, gris et or.* Le plancher se compose de bandes de caoutchouc bleu qu’on a dû faire venir d’Angleterre.La murale, représentant une carte du monde avec en pointillés les lignes desservies par B.O.A.C., est due au peintre canadien T hurst an Topham, A.R.C.A.Miss Colgate qui a réalisé cet intérieur est actuellement occupée à créer les intérieurs des futurs Boeing Stra-tocruisers que B.O.A.C.mettra bientôt en service.ARCHITECTURE/AOÛT L'ECLAIRAGE des BUREAUX Par LEFRANÇOIS & LAFLAMME INGENIEURS-CONSEILS Imaginons que par un bel après-midi d’été nous transportions notre bureau, pupitre ou table de dessin dans le parc d’en face et que là, à l’ombre d’un gros arbre nous accomplissions ou plutôt essayons d’accomplir notre travail.A peu près impossible direz-vous et pour plusieurs raisons : vent, bruits, pluie éventuelle, température, distractions, etc.Vous avez parfaitement raison et la preuve, c’est qu’on ne voit pas de pupitres dans les parcs.Il est une raison cependant que vous ne pourriez pas invoquer ; celle d’un mauvais éclairage.En effet, l’éclairage à l’ombre de notre gros arbre est de qualité exceptionnellement bonne : pas ou peu d’ombrage, pas de sources lumineuses brillantes et de faibles contrastes ; cet éclairage est aussi d’une intensité très élevée : plus de 500 pieds-bougies.Cette intensité est difficile à obtenir à l’intérieur, mais il est des niveaux qu’il est économique de réaliser comme nous le verrons tantôt.Dans tout travail visuel, il faut considérer les trois facteurs suivants : les yeux, le travail lui-même et l’éclairage.L’absence de l’un rend tout travail impossible.Les yeux : Nous avons tous deux yeux qui sont dans un certain état, bon ou mauvais.S’ils sont bons, tant mieux et efforçons-nous de les garder comme tels.S’ils sont plus ou moins mauvais, il y a très peu que nous puissions faire pour les rendre meilleurs.Les verres optiques aideront à corriger certains défauts d’adaptation ou de mise au point, mais c’est tout.Pour toute fin pratique on peut considérer le facteur œil comme invariable.Le travail visuel aussi ne peut être changé.La sténo qui prend ses notes ou tape son clavigraphe accomplit un travail qui ne varie pas en soi, de même que l’ouvrier qui est à sa machine.Quoique certaines améliorations puissent faciliter le travail, le travail visuel demeure ce qu’il est.Le facteur éclairage seul peut varier à volonté, en quantité et en qualité.Et c’est ce facteur que l’on doit faire varier selon le genre ou la difficulté du travail visuel à accomplir.Le travail visuel dans un bureau est généralement très ardu.Le travailleur doit, 3e longues heures durant, astreindre ses yeux à des tâches aussi difficiles que diverses : lectures de toutes sortes, correspondance originale ou en copie, factures, livres de comptabilité, notes sténogra-phiques, écritures, classification, dessins, etc.Ce travail, de plus, se fait habituellement à courte distance et entraîne une fatigue additionnelle due à la convergence trop prononcée des yeux.On ignore trop souvent cette fatigue et ce travail et l’on néglige de fournir au tra- vailleur de l’éclairage en quantité suffisante et de qualité appropriée.De nombreux essais et tests ont démontré que l’intensité d’éclairage a un effet très prononcé sur l’acuité visuelle, sur la facilité à déterminer des contrastes et sur la résistance à accomplir un travail prolongé, avec le résultat que, à qualité égale, une augmentation d’intensité se traduit par un rendement supérieur, par une diminution des erreurs et par une amélioration du moral de l’employé.La nature nous fournit des intensités lumineuses très élevées.A l’heure du midi au grand soleil de juin, on enregistrera de 5000 à 8000 pieds-bougies avec un maximum de 10000 par temps exceptionnellement clair.A l’ombre d’un arbre on aura encore plus de 500 pieds-bougies.Il est économiquement impossible de créer de telles intensités à l’intérieur.Il est cependant certains minimums que l’on devrait toujours respecter dans un bureau et qui sont indiqués au tableau suivant : Travail visuel difficile ; a) fins détails b ); pauvres contrastes c) travail continu et prolongé Exemples : Audition de livres et comptabilité.Opération de machines à comptabilité.Transcription.Tabulation.Tenue de livres.Dessins et calculs.50 pieds-bougies.Travail visuel ordinaire : a) détails moyens b) contrastes ordinaires c ) travail intermittent Exemples : Travail ordinaire de bureau ( excepté ci -dessus).Bureau privé.Correspondance.Conférences.Filière.Courrier.Travail facile : Voûtes.Salles de réception.Escaliers.Toilettes.Travail simple : Passages Halls.Corridors.30 pieds-bougies.10 pieds-bougies.5 pieds-bougies.37 ARCHITECTURE /AOÛT Eclairage naturel : Il est très rare que leclairage naturel soit suffisant dans un bureau.Cependant les nombreuses heures où il permet de se dispenser de l’éclairage artificiel justifient l’architecte d’y apporter une attention toute particulière.De toute évidence les fenêtres devront être aussi grandes que possible.Comme c’est de la partie supérieure d’une fenêtre que vient la lumière qui éclairera le fond d’une pièce, il faudra que le haut de la fenêtre soit aussi près du plafond que possible.Un rapport de 0.5 entre la distance du plancher au haut de la fenêtre et la distance perpendiculaire de la fenêtre au fond de la pièce est à recommander.Un rapport supérieur à 0.6 n’apporte presque plus d’amélioration dans l’uniformité de l’éclairage, laquelle diminue rapidement pour un rapport inférieur à 0.5.La superficie totale des fenêtres devrait être entre 15 et 25% de la superficie du plancher.Il ne faudrait pas d’ailleurs oublier que la fenêtre qui laisse pénétrer la lumière doit aussi permettre au travailleur de se reposer les yeux en regardant à l’extérieur.L’effet moral de ce détail est très important.Le verre des fenêtres sera clair, de préférence aux verres, corrugés, ou aux blocs de verre.Ces verres ont pour but de diffuser la lumière solaire jusqu’au fond de la pièce, mais le résultat pratique est que trop souvent ils deviennent excessivement brillants sous les rayons du soleil.Il va donc sans dire que la fenêtre sera aussi équipée de stores afin de protéger le travailleur de ces mêmes rayons.De l’avis de tous, les stores vénitiens donnent le meilleur rendement.Bien ajustés, ils permettront le jour de réfléchir au plafond de la pièce une bonne quantité des rayons solaires.En autre temps, un nouvel ajustement permettra de réfléchir vers l’intérieur de la pièce le lumière artificielle qui autrement serait perdue.Eclairage artificiel : Presque tous les genres d’éclairage peuvent être employés dans un bureau : indirect, semi-indirect, semi-direct et direct et dans tous ces cas on peut se servir de lampes à incandescence ou à fluorescence.Chaque système a ses caractéristiques propres.Un système indirect par exemple produit un éclairage de très bonne qualité mais le coefficient d’utilisation ou le rendement est faible tandis qu’un système direct donne un bon rendement mais dû à la brillance des luminaires et des reflets, il faudra prendre des précautions spéciales pour assurer une bonne diffusion.L'éclairage par le système de lumière continue, qui donne une lumière régulière d’un bout à l’autre des pièces.38 ARCHITECTURE / AOUT k : ÏIÉliP1"’ rw; ihmh«i L’éclairage des bureaux par les appareils ordinaires disposés en nombre requis pour donner une lumière régulière par tout le bureau.* Il serait bon en général de restreindre l’emplie des lampes à incandescence pour les systèmes indirect ou semi-indirect.La lampe fluorescente étant moins brillante dû à son plus grand volume, son emploi se prêtera mieux à tous les systèmes.Bureaux privés : Ce bureau étant de dimensions petites, le coefficient d’utilisation sera faible et le wattage par pied carré sera plus élevé que dans un grand bureau.Les systèmes indirects et semi-indirects donneront un bon rendement.Pour éviter les reflets directs ou réfléchis d’un système direct, il sera bon de déterminer l’un par rapport à l’autre la location du bureau et du luminaire.Le travail visuel dans un bureau privé n’étant pas toujours ardu, il serait utile de prévoir différentes intensités d’éclairage au moyen de deux ou trois commutateurs au lieu d’un seul.Bureau général : Ce bureau étant de grandes dimensions, la presque totalité des luminaires sera dans le champ visuel des employés.Il arrivera aussi fréquemment que ces mêmes employés feront face dans plusieurs directions.Il faudra donc vérifier soigneusement la brillance des luminaires.Dans le cas des luminaires fluorescents, il faudra les orien- ter dans une direction perpendiculaire à la direction générale des pupitres.Dans la plupart des cas cette direction sera parallèle au mur où se trouvent les fenêtres.A remarquer aussi que c’est dans un bureau général que le travail visuel est habituellement le plus ardu.Il faudra donc que l’intensité lumineuse y soit plus élevée.Finis : Dans un système indirect ou semi-indirect, le plafond et la partie supérieure des murs devenant actuellement source lumineuse, il faudra assurer à ces endroits un coefficient de réflexion aussi élevé que possible.C’est pour cette raison que le plafond et une bande d’environ 15 à 18 pouces au haut des murs devront être finis blanc mât, d’un coefficient de réflexion de 75 à 85%.Les teintes pastels, ayant un coefficient de réflexion de 50 à 60% seront appropriés pour les murs.Le dessus des pupitres devrait être aussi clair que possible afin d’éviter les trop grands contrastes de brillance tel que papier blanc sur fond brun ou vert foncé.Un coefficient de réflexion de 30 à 40% est acceptable.La couleur du plancher a aussi son importance.Une couleur neutre avec coefficient de réflexion de 20 à 30% est à recommander.ARCHITECTURE / AOÛT 39 TIMÆ-TEX e monde acco eJt le me il-leux achat! C'est la ménagère qui, en définitive, a le dernier mot lorsqu'il s'agit d'un recouvrement de plancher.En effet, elle a très souvent la tâche de l'entretenir.Lés ménagères conviennent que les recouvrements TILE-TEX ont une teinture si douce et sont d'un tissage si fi-n et si résistant qu'ils conservent indéfiniment toute leur fraîcheur.Les couleurs du TILE-TEX sont en grande demande.Il y a à votre disposition un modèle et une teinte s'harmonisant avec toute décoration intérieure.Le coût d'installation des tuiles TILE-TEX est relativement peu élevé.De plus, la teinte traverse l'épaisseur totale de la tuile, ce qui signifie des années supplémentaires d'usage.Votre mari sera donc enchanté d'un tel achat.Pour un rendement excéllent à tout point de vue.mentionnez TILE-TEX, une tuile d'asphalte durci.La tuile TILE-TEX est un des nombreux produits de qualité fabriqués au Canada par la Flintkote Company of Canada, Limited, 30ième rue.Long Branch, Toronto, 14.Nous avons des bureaux de ventes à Vancouver, Calgary, Winnipeg, Toronto, Montréal, Sackvil-le, N.B., Charlottetown.1n ^ s d&tû c*o gdaa'tcug- A FLINTKOTE PRODUCT .MADE IN CANADA L’ÉCHAFAUDAGE d’acier SAFWAY remplit toutes les exigences requises En matière d’économie et d’efficacité — SAFWAY est choisi par les principaux entrepreneurs comme l’échafaudage de tous les genres.Son montage rapide, sa sécurité absolue, sa souplesse et sa facilité d’adaptation lui confèrent un usage universel — pour épargner en retour de l’argent, des heures de travail et du temps.Pour échafauder en longueur comme en hauteur, pour des tours ; 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