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Titre :
Bulletin du parler français au Canada
Organe de la Société du parler français au Canada qui y publie des études de linguistique et des réflexions sur les conditions de l'évolution de la langue française au Québec et au Canada.
Éditeur :
  • Québec :Société du parler français au Canada,1902-1914
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Parler français
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Bulletin du parler français au Canada, 1903-03, Collections de BAnQ.

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MARS 1903 N° 7 Yol.I BULLETIN DU / SOMMAIKE Le parler français dans nos collèges.L’abbé E.Chartier.Note sur le mot cheniquer.Ch.Guerlin de Guer.Le Bulletin en France ( Revue des Parler s populaires).Le parler canadien-français.Observations.Le Comité du Bulletin.Terminologie: Les chemins de fer.J.-E.Prince.Lexique canadien-français : Archaïsmes, Néologismes, Barbarismes, etc.Le Comité du Bulletin.Sarclures.Le Sarcleur.Compte rendu.—Gilliéron et Edmont.Atlas linguistique de la France, 2e fascicule.A.R.-Laglanderie.Echos et nouvelles : Nouveaux membres de la Société du Parler français au Canada.—La .Société Saint-Jean-Baptiste de Waterloo.— “Arriviste”.— L’amour des procès.Etc.Le Comité du Bulletin.RÉDACTION ET ADMINISTRATION LA SOCIÉTÉ DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC ALPHABET PHONÉTIQUE (Signes conventionnels pour la figuration de la prononciation) a=a ouvert (avis) â=a fermé («me) à=a nasal (an) e = e muet (le) é = e fermé (de) è = e ouvert (mer) è = e nasal (pm) i = i (nid) o = o ouvert (port) ô = o fermé (dos) ô = o nasal (boit) œ = eu ouvert (leur) te=eu fermé (eux) k=k moui rê=eu nasal (un) u = u (lu) û = ou français (cou) ü=u semi-voy.(nuit) w = ou “ (oui) y—i “ (yeux) b = b (beau) c = ch français (chou) d = d (dent) f = f (fin) g=g dur (grant) h=aspiration (Mte) lié—g = g mouillé—r j=j (M) k = k (À épi) 1 = 1 (fa) 1=1 mouillée (aiiieurs) m=rn (mat) n = n (natte) n=gn français (agneau) p = p (/ms) r=r dentale (dru) s=s dure (soie) t = t (tôt) v=v (vent) z=z (zéro) = r grasseÿée [ ] = Deux signes qui se suivent, et dont le second est entre crochets, représentent un son ou une articulation intermédiaire, le son marqué par le premier participant au son marqué par le dernier.' = Le point supérieur indique que le son précédent est relative- ment bref.: = Les deux points indiquent que le son précédent est relative- ment long.’ = L’apostrophe marque la liaison.(Ces trois derniers signes ( ‘ : ’ ) ne sont employés que dans certains cas, où ces indications paraissent nécessaires pour la lecture de la prononciation figurée.) Rem.— La prononciation, figurée, entre parenthèses, après le mot qui forme la tête d’un article lexicographique, est la prononciation canadienne-française populaire.La prononciation d’un mot, correcte ou défectueuse suivant le cas, est aussi figurée dans le corps de l’article, s’il est besoin.Il n’y a pas de lettres muettes dans la prononciation figurée; chaque son n’est représenté que par une lettre, et chaque lettre ne représente qu’un son.On remarquera, pour les voyelles, que a, o, et ce non accentués, ainsi que è, sont ouverts, que l’accent aigu est le signe diacritique des sons fermés (â, ô, é, oé), que le tilde est le signe des nasales (à, ô, è, œ) que u accentué (û) a la valeur de l’on, français, et que e non accentué représente Ve muet ou l’eu mi-ouvert très bref. IZ.PAQUET 8 ^ MAGASIN A RAYONS ^ Arrivage quotidien de HAUTES NOUVEAUTÉS M COSTUMES TAILLEUR, MANTEAUX, COLLERETTES, JUPES DE ROBES, TOURS DE COU, é | K 1 I I I % FICHUS pour Dame^, U I Etc., Etc.“ TWEEDS ” ANGLAIS et ECOSSAIS, H SERGES DE HAUTE VALEUR POUR MESSIEURS.Jv) TJ •> Ç* OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOCOOOOOCOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO Le ravon /71InilCICMinr Dour Enfants.Dames et Messieurs.IV v.Le rayon 'À de la pour Enfants, Dames et Messieurs, est à lui seul un grand magasin.o- NOS PRIX SONT DES PLUS BAS -e f, yy lette = vive.Endorer.sortir, passer vite par une porte.Norturo = petit cochon.Je couserai — je coudrai.(Saint-Edouard-de-Lotbinière).Précipite = précipice.Ferveur — maréchal-ferrant (Saint-Henri-de-Montréal).Aras (ara) = près, près de (Comtés de Portneuf, Dorchester, Bellechasse, Beauce, Mégantic, Lévis, Lotbinière, Montmorency, Mont-magny, L’Islet, Kamouraska, Témiscouata, Rimouski, Matane, Lac-Saint-Jean) .Auras (ôrâ, orâ) = m.s.(Comtés de Joliette, Berthier, l’Assomption, Montcalm ; Saint-Henri-de-Montréal).Oiseau de pré = oiseau de proie.Fonçure de chapeau, = coiffe.Cornas = cadenas.Bébelleries = jouets.Une bossuse = une bossue.Aïaux = noyaux (Chateauguay).Rossignaux —- i-ossignols, pl.(Saint-Edouard-de-Lotbinière).Bretter — se faire attendre (presque partout dans la région de Québec) ; = pénétrer là où l’on n’a pas affaire (Saint-Romuald) ; = faire : qu’est-ce que tu brettes là l = qu’est-ce que tu fais là ?(Joliette).Pigras = boue gluante.Pigrasser = patauger, marcher dans la boue (Région de Québec).Le Comité du Bulletin .(à suivre) TERMINOLOGIE LES CHEMINS DE FER ( suite) Réexpédition (reshipment).— On entend par là le transport des marchandises en dehors de la limite du factage et du camionnage auxquels les compagnies sont tenues.Mais ces services prennent plutôt le nom de correspondance pour la grande vitesse et de réexpédition seulement peur la petite vitesse.Ce mot de réexpédition désigne aussi le fait de renvoyer un colis.Ainsi, sur ordre de l’expéditieur, la compagnie arrêtera une marchandise en cours de route et la lui retournera.—De la part de la compagnie, c’est expédier une deuxième fois.Les manœuvres par lesquelles les employés d’une compagnie font passer un wagon de la ligne d’un réseau sur la ligne d’un autre reseau se nomment encore réexpédition (transfer J.—Sarrut, Para a.C’est une nouvelle expédition qui s’opère.Registre des arrivages (inward freight register).—On y inscrit tous les colis arrivés, qu’ils soient livrables en gare ou à domicile.Remises à machines (round houses).—Ce sont des bâtiments construits pour dépôt des machines.—Palaa.Les rotondes à machines locomotives sont des remises.On dit : remiser une machine, une Voiture.Rail (rail).—Expression universellement employée.Bien entendu, on doit prononcer à la française.—Le mot, du reste, est d origine anglo-normande.Nous avons repris notre bien simplement.Sabot d’enrayage ou sabot tout simplement.A deux acceptions : ' 1° Plaque de fer qu’on met sous l’une des roues d’une voiture, (le camion, par exemple, ou tout autre charriot) dans les descentes, afin d’augmenter le tirage en substituant le glissement au roulement.— Mt;B Guérin.Les cochers, à Québec, connaissent bien le sabot d’enrayage.2° Appliqué aux wagons du train, le sabot est cette partie du frein qui touche à la roue et produit le frottement.Bâcle (Les voies ferrées).(à suivre) J.-E.Prince. LEXIQUE CAN ADIEN-FR AN ÇA1S ( suite) Archaïsmes, Néologismes, Barbarismes, etc.Acmoder (pron.akmodé) v.tr.|| Accomoder.H Cette syncope se fait dans le centre de la P r a n ce ( J a U BE RT), et dans la Normandie (Moisy, Du Bois).Montesson (Haut-Maine) donne : aquemoder.Adonner (pron.adoné, var.: adè’né) v.intr.|| Convenir, s’ajuster, se prêter à, être à sa place.Ex.: Ces deux morceaux de bois adonnent bien l’un sur l’autre — s’ajustent bien.— La pendule adonne bien sur ce meuble = paraît bien sur ce meuble.—Cette pièce de bois n ’adonne pas pour cet ouvrage = ne convient pas, n’a pas la forme ou la dimension voulue.—Viendrez-vous nous voir ?Oui, si ça adonne — oui, si les circonstances s’y prêtent, si l’occasion s’en présente.ü En franç., adonner est un terme de marine, sign,: être favorable, se présenter favorablement, venir dans une direction favorable, en parlant dp vent: le vent adonne (Darm).Nous ne faisons qu’étendre l’application de ce verbe : la marée adonne, etc.—En Normandie, on emploie s’adonner avec le sens de convenir, s’ajuster (Robin).Affiler (pron.afilé) v.tr.1° || Amadouer.Ex.: Pour m’amener à son but, il a commencé par m’affiler avec de belles paroles = m’amadouer par de belles paroles.2° || Préparer.Ex.: Il ne craint pas la discussion là-dessus, il est bien affilé = il est bien préparé, il est ferré, ferré à glace sur ce sujet- if On trouve s'afiler au sens de se préparer dans le vx franç, (Bonnard).—Dans le Haut-Maine, s’afiler se dit de la tournure que prend une affaire: ça s'affile bien ou mal (Montesson).Dans la Normandie, afilé = qui va bien (Bull, des P.iV., p.467). 128 Bulletin du Parler français Agrès (pron.agrè) s.m.Acc.dét.1° || Engin, accessoires.Ex.: Des agrès de pêche = des engins de pêche.—L’agrès d’une voiture = les coussins, le fouet, etc.—h’a grès d’une maison = le mobilier.H Agrès, en franç., est un ternie de marine qui sign, l’ensemble des objets nécessaires pour équiper un navire; les agrès comprennent donc les cables, les vergues, les voilas, les avirons, les ancres, la barre et, en général, tout ce qui n’est pas la coque, les mâts seuls, les armes ou les munitions (Lar.).Les engins de pêche ne sont pas compris dans les agrès, et c’est pir extension de sens qu’on dit, au Canada: agrès de pêche.2° || Outils, outillage (l’ensemble des outils de divers métiers).Ex.: Emporte tes agrès = tous tes outils.Il C’est encoie une extension de sens.3° il Importun, personne incommode, désagréable.Aigrette (pron.é'grèt) s.f.Acc.dét.|| Fétu de chanvre ou de lin.Nous appelons aigrettes des morceaux de l’écorce du lin.La chènevotte, en franç., est le chanvre dépouillé de son écorce.—Aigrette a le sens de fétu de chanvre dans le Maine (Dottjn, Montesson).—“ Le fermier sortant doit employer les égrettes à faire des litières ” (Renault, Notice sur Saint-Christophe-en-Champagne).—Aigrette, en franç., sion.: faisceau de crins, de plumes, dont on orne une coifiure (Darm.) Air (pron.è:r) s.m.et f.Arch.|| Erre (s.f., t.de marine), élan, vitesse, train, allure.Ex.: Avoir de l’air = avoir de l’erre (t.de m.), avoir pris son élan, aller vite.— Donner de Yair = donner de l’erre (t.de m.), accélérer le mouvement d’une machine, l’allure d’un cheval.—Donner un air d'aller = donner de l’erre (t.de m.), mettre en mouvement, faire partir, chasser loin.— Prendre de l’air = accélérer son train, son allure, prendre de la vitesse.__Prendre un air d’aller = prendre son élan, s’élancer.Il C’est une faute que d’écrire air en ce sens, bien que les grammairiens aient longtemps hésité entre air, aire et erre, pour dire l’allure, le train, la vitesse (Besch.); aujourd’hui, on écrit erre (Acad., Darm.).Mais erre est plutôt aujourd’hui un terme de marine, sign.: vitesse d’un navire en marchant (Darm.) : diminuer l’erre d’un vaisseau (Acad.) ; ce bâtiment n’ayant pas assez d’erre, le gouvernail ne fonctionne plus (Littré).Prendre de l’erre, c’est prendre de la vitesse, quand un navire appareille ou se remet en route ; donner de 1 erre, c’est donner une grande vitesse à une embarcation.Erre est cependant Lexique—Archaïsmes, etc.129 usité dans les locutions suivantes: aller belle erre, aller grand erre, pour marcher ou courir très vite, et au fig.aller grand train dans une voie quelconque (Lar.); pour prendre la fuite, on dit aussi bien prendre de l’erre (Lar.), que: se donner de l’air (Littré).Autrefois, erre (-
de

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