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Titre :
Le parler français
Organe de la Société du parler français au Canada qui y publie des études de linguistique et des réflexions sur les conditions de l'évolution de la langue française au Québec et au Canada.
Éditeur :
  • Québec :Société du parler français au Canada,1914-1918.
Contenu spécifique :
Revue des revues
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin du parler français au Canada
  • Successeurs :
  • Nouvelle-France ,
  • Canada français
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Références

Le parler français, 1917-11, Collections de BAnQ.

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REVUES DES REVUES Dans L'Action française, de Montréal, numéro d’octobre, M.Orner Héroux reproduit une partie de l’article de notre collaborateur Louis de Maizerets, sur l’œuvre de la Société du Parler français, et l’utilité du glossaire qu’elle prépare, et il ajoute aimablement : “ Le travail de recherches que poursuivent avec une si méritoire ténacité, les “ bons ouvriers de l’œuvre entreprise par la Société du Parler français ”, ne peut laisser indifférents que ceux qui ne réffê-chissent point à la complexité du problème qui se pose devant nous.Il ne suffirait pas, et ceux qu'il intéresse le plus seraient les derniers à le prétendre, à résoudre ce problème, mais il a sa place, sa bonne place, dans l'ensemble de l'œuvre qui sollicite notre effort à tous.” Dans le même numéro de l'Action française, M.Eugène Rouil-lard, publie un article où il réclame avec à propos une Carte française du Canada.Nous souhaitons que les efforts tentés par la Société de Géographie de Québec, et renouvelés souvent depuis 1912, pour obtenir du gouvernement fédéral une carte française du ( anada, soient le plus tôt possible couronnés de succès.Il serait bien désirable que dans les écoles de notre province, dans les écoles du Canada où fréquentent les petits Canadiens français, il y eût une carte générale du pays, rédigée dans notre langue française. 138 LE PARLER FRANÇAIS Enfin, nous signalons à nos lecteurs qu'intéresse la bonne diction française, et qui regrettent tant le parler paresseux et inarticulé de trop de nos gens, l’article à la fois grave eït humoristique, Bouches molles, du R.P.Louis Lalande, dans le même numéro de la revue.Il y dit son fait au petit Canadien qui maltraite sa langue, et “ qui s’appelle Neuf-sur-Dix “ C’est l'enfant qui n'articule pas ; à qui on n'a pas appris à articuler.C'est le demi-muet dont les mots sont des paquets de voyelles ; dont la langue et les mâchoires sont restées au maillot, si on peut dire ; qui continue de faire heu, heu, a-e-i-o-u, et dont les parents, initiés, croient qu'il parle très bien parce qu'ils le devinent, comme la chèvre devine les chevrotements de ses biquets." Le Père Lalande mêle la psychologie à la phonétique ; il rappelle comment la façon de prononcer sa langue peut révéler telle ou telle modalité du caractère de celui qui la parle.Ce sont les consonnes qui marquent le trait distinctif des mots, et " un langage ainsi marqué à coups de consonnes doit être parlé à coups de volonté, et ces coups répétés de volontés développent l’énergie et affermissent le caractère.” Un enfant qui marque nettement la différence entre un p, un d, un v, un 1, et un m, manifeste déjà de la fermeté, de la décision.Il prend parti.Ce n’est pas ceci, c'est cela qu’il veut dire ! Il impose sa volonté aux mots ; il l'imposera bientôt aux choses, il Vimposera aux hommes.C’est un caractère.C’est lui qui veut mener, qui mene, qui mènera partout tous ces êtres de gélatine, camarades informes dont la bouche s’ouvre pour ne laisser échapper que des bruits, qui parlent, interpellent leurs parents, répondent et crient avec des syllables de jeune corneille affamée.*** L'Action catholique, du 3 novembre, reproduit le sommaire du Parler français d’octobre, et ajoute cette appréciation toute sympathique.“ Le Parler français est une de nos meilleures revues ; sa rédaction est aussi variée qu’instructive.Il est l'organe d'une œuvre qui intéresse tous les amis de la cause française au Canada.*** La Revue canadienne, octobre 1917, publie une leçon donnée par le R.P.Charette, du Séminaire de Joliette, aux derniers cours de vacances de Montréal, sur 1 enseignement de la grammaire historique du français.Il y signale l’utilité d’un tel enseignement REVUES ET JOURNAUX 139 pour bien établir l’identité de notre parler canadien-français, avec celui des gens de France.“ Mettre dans Venseignement de notre langue une dose convenable de grammaire historique, ce n'est pas seulement faire l'œuvre du savant et du pédagogue soucieux d'appliquer les méthodes les plus efficaces ; c'est encore agir en patriote sage et résolu de ne rien négliger pour tremper fortement l'âme de notre jeunesse canadienne-francaise.Que l’enseignement du français dans nos classes fasse de nos élèves des Canadiens français plus fiers de leur race et de son verbe si pur, c’est notre ambition à tous.A cette œuvre, à la fois éducatrice et patriotique, la grammaire historique peut apporter un précieux appoint.” * * * La Revue des Indépendants, organe de l’Association des Littérateurs indépendants, publiée à Paris, continue de paraître tous les trois mois pendant la guerre.Le numéro d’octobre nous est arrivé, chargé de prose et de poésie, et aussi d’espérances pour l’avenir.On sait que l’Association des Littérateurs indépendants compte parmi ses délégués à l’étranger, notre secrétaire général, M.Adjutor Rivard.% * * * L'Univers, qui a repris sa publication, sous forme de fascicule hebdomadaire, publie dans son numéro du 7 octobre, une excellente étude de Dom Resse, sur la basilique de Saint-Denys-en-France.Il y montre le rôle et la place considérable de ce monument historique dans la vie de la France, L’article se termine par une invitation opportune.Le tombeau de Saint-Denys est le foyer de toute l’histoire qui vient d'être esquissée rapidement-, la basilique avec ses richesses d'art en provient, comme Veau sort de sa fontaine et le chêne naît de son gland.Le tombeau est la source d’où la vie déborde sur le monu ment, sur Vabbaye, sur tout leur passé.C'est un sépulchre glorieux-,celui dont il garde la dépouille mortelle n'est pas un mort.Denys est un saint -, son âme vit près du Seigneur.La puissance que cette vie lui donne a eu son exercise treize fois séculaire dans notre vie nationale.Elle n'a rien perdu de son énergie.Ses effets de jadis peuvent se renouveler dans des conditions tout autres.S’ils sont lents à se produire, que les Framais s'en accusent eux-mêmes.Ils oublient les Saints, pères de la patrie ; ils se détournent trop souvent de leurs basiliques, les plus sacrés des sanctuaires nationaux.Que les catholiques de France fréquentent de nouveau les chemins qui conduisent à la basilique de Saint-Denys.C.R.
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