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Titre :
Le front ouvrier
Journal officiel de la Ligue ouvrière catholique (LOC), à laquelle se joint la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Ces deux organisations sont issues d'un mouvement social et religieux pour l'amélioration des conditions de vie matérielles et morales des populations ouvrières.
Éditeur :
  • Laprairie :[s.n.],1944-1954
Contenu spécifique :
samedi 29 novembre 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Jeunesse ouvrière ,
  • Mouvement ouvrier (1939)
  • Successeur :
  • Jeunesse ouvrière (1955)
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Le front ouvrier, 1952-11, Collections de BAnQ.

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1 V* fe ï S sa» k*?** K .a ?-i ^ Vfc&m Vol 8, No» 51-52 * 4911, Côte-des-Neiges, Montreal 26 — Tel.: EXdole 9391 n^E-* 29 NOVEMBRE 1952 “Nous comptons sur la J.O.C.pour rendre la jeunesse plus chrétienne” (par Mme Donat Drsthtws) QUEBEC (D.N.C.) — “Nous rompions sur la J.O.C.pour rendre plus chrétienne la Jeunesse d'aujourd'hui”, déclarait dimanche, à Québec, S.Exc.Mgr Maurice Roy, au souper de clôture des fêtes qui ont marqué» dans cette ville, le 20e anniversaire de la Jeunesse ouvrière catholique canadienne.Ces agapes fraternelles, groupant 450 jocistes d’hier et d'aujourd'hui, eurent lieu au Centre Durocher de la paroisse St-Sauveur, berceau du mouvement dans le diocèse.(S.Exc.Mgr M.Hot ) Québec célèbre le 20e anniversaire de la J.O.C.La journée du 20e avait débuté par une messe d’action de grâces I à la chapelle de Notre-Dame de ! Lourdes; M l’abbé Henri Giguère, aumônier diocésain de la J.O.C'., { célébra cette messe et y prononça j le sermon de circonstance.Dans responsables l'après-midi.77 jeunes donnèrent leur adhésion officielle au mouvement.lors d'une cérémonie groupant quelque 200 personnes au Couvent de Saint-Sauveur; les anciens et anciennes jocistes profitèrent de l'occasion pour exprimer leur réengagement apostolique.JUSQU'AU BOUT DU MONDE! “Le rôle de la J.O.C.est de faire ouvrir les yeux aux jeunes, déclara Son Exc.Mgr Roy à l’issue du souper.Nous comptons sur elle pour rendre plus chré tienne la jeunesse d’aujourd’hui j Il ne faut pas être de ces chrétiens qui ne vivent leur christianisme qu'une demi-heure ou une heure par semaine.” “Ne regrettez pas le bien que vous avez fait, ajouta-t-il, et recommencez.Il faut que dans la société, chaque chose soit Pouliot, trésorière diocé première jociste du dio- Mgr Roy montra ensuite la nécessité d'orienter les enfants vers des mouvements tels que la Croisade, la J.E.C.et le scoutisme, afin d'y apprendre à devenir des chefs.“Je voudrais que vous compreniez, conclut-il, qu'il ne faut pas avoir __ seulement le désir, la préoccupa- doit pas mourir,” déclara au nom tion, mais l'angoisse de susciter des des ancienne, Mme Paul Laberge | ™dirigeTnu”.fmVeVvënh' militants et d'exercer une action (Germaine Allard), première pré- ' bienfaisante; quand vous aurez sidente diocésaine.“La J.O.C., dit- Gilberte saine et cèse.donner du bonheur TOUS “Maintenez cette J.O.C qui ne l’élément qui essaie de détruire en nous tout ce qui est bon.” M.Daigle ajouta que la tâche commencée dans la jeunesse doit se poursuivre â l’âge adulte, particulièrement par la L.O.C., qui rend les foyers plus chrétiens.M.J.Conseiller, échevin et représentant du maire de Québec, assura les jocistes de l'appui et de’ ^encouragement de l'administration municipale."Jeunes ouvriers et ouvrières, dit-il.restez fidèles aux directives de vos aumôniers compris cela, la J.O.C.ira jus qu’au bout du monde!” DES FOYERS HEUREUX Plusieurs jocistes anciens et actuels adressèrent également la parole à l’issue du souper M.Maurice Guay, président diocésain.â sa place, que les époux, les flan- remercia les anciens d'avoir don cés, les ouvriers, etc., remplis- né leur temps et môme leur ar sent leur devoir.Nous sommes * 1 gent.“Les jocistes d'aujourd'hui, de ce qui nous entoure; celui qui voit plus clair, doit aider les autres.11 faut ouvrir les yeux, sentir du chagrin devant le mal.soulever la masse, atteindre tout le monde." dit-il, continuent votre oeuvre et formeront des foyers heureux." Mlle Raymonde Caron, présiden-I te diocésaine, rendit un hommage particulier aux anciens aumôniers et offrit une gerbe de roses à Mlle elle, a tenu sa promesse de donner du bonheur à tous.’’ LA SOLUTION N’EST PAS DANS LA HAINE M.Amédée Daigle, organisateur de la C.T.C.C.et premier président diocésain de la J.O.C., demanda aux jeunes de ne pas avoir peur d'aller chercher les âmes qui ont besoin d’être prises.“La J.O.C., dit-U, m’a montré que ce n’est pas dans la haine que l’on peut trouver la solution aux problèmes.Elle m'a montré â aimer et â servir; c’est un mouvement nécessaire pour combattre j une génération forte et heureuse.’ “Jocistes d'aujourd'hui et d'hier, , gardez la flamme allumée il y a 1 plusieurs années." demanda de son I côté le R.P.Jean Leduc, O M I, curé de Saint-Sauveur.M.l'abbé Giguère, aumônier jo-j ciste depuis 17 ans, remercia, pour sa part, les anciens qui ont contribué à l'organisation des fètea anniversaires.VEILLEE DE FAMILLE Les fêtes se sont terminées par une veillée de famille.M Jean-Baptiste Fortin, propagandiste diocésain, jouait le rôle d'ordonna- (Suite à la page 4) Quelque 450 jocistes anciens el actuels i pris part dimanche, au Centre Durocher la paroisse St-Sauveur de Québec, au sou| de clôture des fêtes qui eurent lieu di cette ville à l'occasion du 20e anniversaire la J.O.C.canadienne.S.Exc.Mgr Maur Roy, archevêque de Québec, était au noml; des invités d’honneur qui y .-dressèrent parole.“La chaire de vérité n'est plus la seule tribune d’où l’Evangile doive être prêché.La radio, le tournai sont des moyens indispensables aujourd’hui pour répandre la vérité, enseigner la religion, ("est â l'Action catholique de faire la conquête de ces posies de commande." (S.Exc.Mgr Léger, le 25 janvier 1952), FRONT 'Pour un moi C ® m ai ro — — * O * r* Journal d'é ouvrière, indé| tout parti | e* «¦ o — ?r -«o O « (A - O sec plus chri Pa* 2-1-1- NOS COMMENTAIRES ¦ ¦ .' ' Québec et l'ouvrier Les ouvriers de chez nous ont peu à peu perdu confiance dans nos institutions politiques.On en a une preuve dans la proportion de ceux qui exercent leur droit de vote, proportion beaucoup plus faible dans les villes.Il n’est pas donc inutile d’attirer l’attention de la classe ouvrière sur les projets de loi et les débats parlementaires susceptibles de l’intéresser de façon particulière.C’est dans cette perspective que LE FRONT OUVRIER veut commenter la session de Québec, comme celle d’Ottawa d’ailleurs.LES MERES NECESSITEUSES A l’Assemblée législative, le chef de l’Opposition a affirmé la semaine dernière que le gouvernement n’était pas assez généreux pour les mères nécessiteuses; le député libéral de Québec-Est, M.Antonin Marquis, ainsi que le député libéral de Wolfe, le Dr Gérard Lemieux, ont fait la même remarque.Ce dernier a affirmé qu’une mère avec un enfant reçoit $50 en Ontario et $40 dans Québec; une mère avec deux enfants, $60 en Ontario et $41 dans Québec; et une mère avec six enfants, $100 en Ontario, et $46 dans Québec.La situation des mères nécessiteuses est vraiment tragique dans notre province.Il n’y a pas de raison pour que les allocations qu’elles reçoivent soient plus basses ici qu’all-leurs.La faible amélioration apportée avant les élections de cet été est loin d’être satisfaisante.LES CONDITIONS DE TRAVAIL M.Marier a fait aussi remarquer que l’ouvrier du Québec gagne, en moyenne, $5.33 de moins que l’ouvrier de l’Ontario.Le député Marquis, qui a également traité du problème du travail, a noté que les ouvriers attendent encore un code du travail, la mise au ban des unions de compagnies et des modifications au sujet de la Commission des relations ouvrières.Ce sont autant de questions qui sont loin d’être vidées.Il faudra qu’au cours de la session, les députés des deux côtés de la Chambre prennent position là-dessus et étudient sérieusement les revendications des syndicats ouvriers dans le but d’établir une législation du travail Juste pour tous.• LF.PROBLEME DU LOGEMENT L Assemblée législative a adopté à l’unanimité et presque sans discussion le bill 6, prolongeant jusqu'au 1er Juin 1955 les pouvoirs accordés en 1948 aux corporations municipales pour leur permettre de contribuer au règlement de la crise du logement.Cette mesure est bonne, mais insuffisante à l'heure actuelle.Espérons que les représentants du peuple saisiront une autre occasion de vider le problème du logement.Cette occasion leur sera probablement fournie bientôt, car la Commission d’enquête nommée à ce sujet en 1948 a enfin fait rapport au gouvernement.Il faudra que l'Assemblée législative y mette le nez ! Pas de crédit à l’ouvrier! La Commission d’enquête sur le problème du logement dans la province a rejeté la solution du crédit urbain.Mesure socialisante, disent les commissaires ! Et le crédit agricole ?Y aurait-il donc deux poids et deux mesures ?L’ouvrier ne serait pas aussi solvable que le cultivateur ?Le président de la Société des Artisans affirmait pourtant récemment, chiffres à l'appui, que le prêt aux ouvriers constitue un excellent placement.On peut aussi s’étonner de ce que les commissaires n’aient pas trouvé grave le problème des taudis.Dans la seule ville de Montréal, il y a 200,000 personnes qui vivent dans des taudis ou des quasi-taudis.Les enquêteurs ont-ils tout vu ?Le rapport ajoute que le problème n'en est pas un de crédit, mais de pénurie de matériaux et de main-d’œuvre.A ce sujet, tous ceux qui veulent se bâtir, diront que le manque de crédit est le grand obstacle.Encore récemment, l’Association canadienne des courtiers en immeuble affirmait que la rareté des logements n'est pas attribuable au coût de la main-d’œuvre, et des matériaux, mais au régime inadéquat d'hypothèques.La Commission suggère plutôt la création d'un Office de l'habitation familiale, des mesures d’urbanisme et d’encouragement à l’épargne.L’office suggéré pourrait certes rendre de grands services, mais sa mission devrait être plus vaste que celle que lui indique la Commission.L'urbanisme est une bonne chose, mais il ne faut pas oublier que le grand problème est le manque de logements.Le nécessaire doit passer avant l’utile.Quand une famille n’a même pas de toit, elle ne passe pas des années à se demander si elle bâtira sa maison au coin d’une rue ou ailleurs, et s’il y aura une porte ou deux dans la cuisine.Quant à l’épargne, il est louable de trouver des moyens pour la faire fructifier, mais encore faut-il que la famille nombreuse ait les moyens d’épargner; tel n'est pas le cas actuellement.En résumé, le rapport de la Commission d’enquête contient de bonnes suggestions, mais il faudra en ajouter de meilleures.Nos députés pourraient y aller de leur imagination et de leur sens pratique.Germain BRIERS.llE'WONT OUVRIER- 2) une âemaine a 29 NOVEMBRE 1952 l’autre Coups d'ecil sur les événements récents qui offrent un intérêt narfieulier nour la famille ouvrière .La session à Ottawa Une semaine après celle de Québec, la session s'est ouverte à Ottawa.Le discours du Trône n’offre pas un intérêt palpitant.On peut y relever cependant un projet consistant à modifier la Loi nationa’e sur l’habitation.D’après d’autres sources d’information, il s'agirait de mesures visant à hâter la construction de logements à bon marché et à pousser de l'avant le programme de disparition des taudis.Il n’est pas encore question.cependant, d’augmenter les possibilités d’em prunt en vue de diminuer le paiement initial sur l’achat d'une maison.1) faudrait étudier la chose quand le projet de loi sera présenté en Chambre.Qui.de Québec ou d'Ottawa, aora le premier à offrir une législation complète en matière de logement h Diminution d'impôts ?Le discours du Trône ne parle pas de diminution des impôts.Nombre d’observateurs prétendent cependant que cela viendra avant les élections fédérales prévues pour l’année prochaine.Cette diminution d’impôts ne pourra venir d’un affaiblissement des mesures de sécurité sociale, car le peuple canadien en demande toujours davantage; le parti C.C.F.veut même y ajouter l’assurance-santé nationale.Elle pourrait venir, toutefois, d’une diminution des dépenses “pour la défense”; le gaspillage dans ce domaine est le grand cheval de bataille du chef progressiste-conservateur, M.George Drew.Si le danger de guerre a diminué, ainsi que le note le discours du Trône, pourquoi ne mettrait^n pas la pédale douce dans ces dépenses qui doublent à peu prés le budget du pays.Voyage de M.Filion A propos de cet effort de guerre — qu’on présente comme un effort de psix—les impressions que M.Gérard Filion du DEVOIR, a rapportées de son voyage en Chine, montrent bien que les blancs n’ont rien à gagner à se mettre le nei dans %s affaires de l’Extréme-Orient, et que l’opération de "police” des Nations Unies en Corée n’a pas le succès auquel la propagande veut bien nous faire croire.M Filion publie actuellement une vingtaine d’articles de grand intérêt sur son voyage de 5 semaines derrière le Rideau de fer.Ses articles paraissent également dans un grand nombre de quotidiens de langue anglaise.Familles sur le pavé, rue Dorchester Une centaine de personnes seront dans la rue, le 1er décembre, i moins que les autorités montréalaises ne remettent à plus tard leur projet d’élargiwtement de la rue Dorchester.Les familles en cause ne peuvent trouver de logis à prix abordable et protestent contre l’avis d’éviction, la ville doit y voir.Elle ne peut jeter ces familles dans la rue.surtout à l’approche de l’hiver.On dira que l’avis d’éviction n’a peut-être pas été pris au sérieux, que cet gens n’out peut-être pas fait tout leur passible pour se loger ailleurs, etc.Cela ne rhange rien à la situation.La ville doit aider ces gêna, qu’elle oblige à déménager, eu remettre ton projet d’urbanisme à plus tard.Elle est d’autant plut responsable qu’elle persiste à ne rien faire pour résoudre le problème du logement sur son territoire.Quand les familles n’ont pas de toit sur la tête, ce n’est pas le temps d’élargir les rues.COUPS DE CISEAUX ieS Ji A • enreeS périssables LL Cette rubrique nous permet de mettre nos lecteurs au courant de ce que pensent d’autres journaux sur des problèmes qui intéressent particulièrement la classe ouvrière.Le» opinions exprimées dans les éditoriaux cités ne sont pas nécessairement les nôtres.Si des unions sont teintées de communisme, à qui la faute ?L’AMI DU PEUPLE, hebdoma daire de Sudbury Ont., a publié au cours des derniers mois une enquête sur l’unionisme dans cette ville.L’auteur de la série d’articles a pratiquement accusé les catholiques de Sudbury de s’étre désintéressés de la question ou i vrière dans la région.Voici une bonne partie de l’éditorial que le journal lui-même a fait paraître 1 à ce sujet.Pendant que notre classe dirigeante s'occupe du patriotisme, le plus gros de nos forces ouvrières tombe dans la propagande othée ! en matière sociale.Et nous ne pouvons pas les blâmer! De qui ! ont-ils reçu des directives intelligentes?Les seules lumières qu’ils ont reçues, étaient teintées d’opportunisme et de conservatisme social du plus mauvais aloi! S ombreux sont nos catholiques qui ignorent complètement que l’Eglise approuve cent pour cent le syndicalisme ouvrier; mime que certaines encycliques révolutionnaires en matière sociale, sont absolument lettre morte pour un trop grand nombre d’entre nous! Cette ignorance faisait dire à un communiste; “Nous ne vous reprochons pas vos encycliques, mais nous vous reprochons de ne pas les appliquer".N’est-ce pas un peu l’accusation que nous pourrions porter contre ceux qui ont pour mission d’éclairer?Ils sont trop nombreux ceux qui, parmi les nôtres, se croient la conscience dégagée de tout reproche lorsqu’ils disent pour leur défense: "L’union est teintée de communisme?Nous le savons, nous l’avons dit aux ouvriers.Ils le savent, à eux d’agrr maintenant.”’ L’esprit de l’enseignement de l’Eglise au IXe siècle n’est pas, d’après noms, d’attendre que les ouvriers viennent d’eux-mémet chercher le vérité.Cest aux militants catholiques, malgré l'incompréhension, les rebuffades des ou- vriers eux-mêmes, d’aller leur porter.Ce n’est pas là, non plus, simple affaire de goût; c’est un devoir.Si nous voulons former une génération d’ouvriers en rupture de ban avec l’Eglise, nous n’avons qu’à continuer notre politique d'autruche! Le Christ est absent des mines, des moulins et fonderies de Sudbury, et la doctrine sociale de l’Eglise, si riche et si consolante pour l’ouvrier, reste lettre morte! A qui la faute?N'est-ce pas à tous et chacun d'entre nous?L’entreprise .mastodonte éloigne les patrons des ouvriers Sous le titre: ‘Témoignage à retenir”, L’ECLAIREUR de Beauce ville publie l’éditorial suivant: Qu'ils soient gros ou petits, les patrons ont le devoir de contribuer i l’établissement de la paix sociale, devoir conditionné par l'importance de leurs fonctions.En d'autres termes, ils sont les principaux artisans du progrès social et, à ce titre.Us doivent travailler en collaboration avec les ouvriers et les consommateurs.Cette idée a été indirectement mise en relief récemment par M.C.Lynden, gérant général .des usines “Moore Business Forms", devant les membres de la Chambre de commerce de Beauceville.“Moore Business Forms", est une entreprise capitaliste, au sent où l’entend aujourd’hui le vocabulaire économique, mais les antécédents de ce vaste conglomérat démontrent que dans l’esprit des propriétaires, la primauté de l’entreprise et le respect du travail sont deux choses tout i fait conciliables.M.Lynden a brièvement mais clairement démontré que la structure actuelle de l’entreprise mastodonte tend d éloigner patrons et ouvriers, alors que seule une collaboration de tous les instants est en mesure d’assurer la paix sociale recherchée par la communauté.Cette collaboration, elle est mise en danger par la nature même , de l’entreprise, son ampleur, qui risque de faire de l’ouvrier un tnl instrument de travail.Un aqglo-! mérat de la taille de “Moore Business Forms" n'a pas été sans le constater et c’est en vue de retrouver cette intimité indispensable que la direction a amorcé la division du travail.M.Lynden, : qui doit s’y connaître, puisqu’il dirige des entreprises employant quelque sept mille ouvriers, rap-\ pelait le temps où, en raison de ses proportions, l’usine permettait au patron et à ses employés de se sentir les coudes et d’avoir ainsi .l’impression très .nette d’être des collaborateurs plutôt I que des individus isolés, occupés t uniquement à poursuivre des fins ] différentes: l’un le profit l'autre le salaire.Lorsque patrons et employés auront la conviction que le but médiat de leur raison d’étre est d'assurer la paix sociale, les relations ouvrières ne seront plus considérées comme un problème insoluble.le: F ROOT Journal d’éducation ouvrière indépendant de tout parti politique.— Propriété du Centre social ouvrier Inc.—Il a’engage que sa dirertien.Rédaction et adminMre-4911, chemin de la Côte^es Neiges.Montréal 24.ré|: EX dale 9391 Ivpriwé I* SmSIrai 0*Oaa*raa Sadalaa LUa.MS.raa Oalbaaala.Ottawa (Salariat laaaa aaiat aaatal «a Sa riaaaa, Mla Oaa Paataa.Ottawa » Abonnement.Canada.$2 50 par en.Etale-Unie.$3 Le numéro, 7 cento.Directeur gérant LOUIS LAMONTAGNE Réducteur en rhef GRRMAIN BRIERR à * 29 NOVEMBRE 1952- Pour régUr U problème du logement L’urbanisme et l’épargne au lieu du crédit urbain Mission qu« pourrait avoir l'Office de l'habitation familiale Au lieu du crédit urbain qu’elle s écarté, la Commission d’enquête sur le problème du logement dans lu province u recommandé la création d’un Office de l’habitation familiale.Cet office pourrait avoir pour maisons à prix modique- mission, en résumé: 1 i2._D’élaborer une politique du hanüJ?.*erV1C* ^‘ logement dans le sens familial, en banisme pour la province dans] * * Î.E FRONT OUVRIER th- Poge ,3 son ensemble; 2.—De recruter un conseil d’architectes.de techniciens te de spécialistes en bâtiment, qui agirait auprès des organismes ou des particuliers à la manière des agronomes dans le domaine agricole; 3.—De suivre le développement des procédés nouveaux dans la fabrication des maisons, en vue de les signaler à l'attention des in-1 téressés; 4.—De recueillir de l'informa» lion à propos des matériaux nouveaux, d'en faire l'essai et d’en j publier les résultats; • 5.—D'organiser un laboratoire i aux deux fins précitées; 6.—De rechercher les moyens à prévoyant des avantages particu liers pour la famille nombreuse; 13.—D'aider de façon particulière les coopératives dont les sociétaires travaillant comme bâtisseurs.pourvu qae les coopératives aient déjà commencé leurs activités; 14.— D'encourager les associations syndicales, selon le mode paritaire, et sur le plan professionnel et interprofessionnel, à construire des logements familiaux pour la vente ou la location; • 15.—De préconiser l'épargne, en vue de l’accession à la propriété d'une maison, par le moyen de caisses d'établissement recevant des dépôts à long term* et payant -— -———' - prendre pour empêcher que de ; un taux d'intérét un peu plus éle n /k ¦ , lin 1 I np nI ¦ - —O O - _ _ O O ¦ ¦ « a .m nouvelles agglomérations urbaines s'établissent sans ordre; 7.—De surveiller et de contrô- vé que celui des dépôts d'épargne ordinaire; 14.—D’étudier la possibilité d'un .v‘ u -« xiuuiiti tm (lutwiuillic U U II 1er au besoin les lotissements en mede de certificats d'épargne im vue de la construction de mai- mobilière, qui seraient émis et sons: vendus par la province, en coupu- 8-—De faire l'examen des co- res de petites dénominations, à des des de bâtiment et des règle- échéances variant de 5 à 10 ans, ments de construction, en vue d’en et qui porteraient un tait) d’inté-conseiller l'amélioration; rêt plus élevé que celui des dé- 9.—De prendre les moyens d'en- pots dans les banques; rayer la centralisation dans les 17.—De chercher le moyen de villes et de procéder plutôt à la mettre à la disposition de ceux qui décentralisation en favorisant le économiseraient ainsi, un avanta-progrès industriel dans toutes les ge équivalent à l’abattement de régions; 10—De Les étonnantes trouvailles de la Commission d’enquête sur le problème du logement Le credit urbain conduirait au socialisme d'Etat.-D'ail-leurs, le, problème du logement n#en est pas un de crédit :t le bobo des taudis n'est pas si grave qu'on le dit.Depuis u De semaine, les nombreux individus et associations qui dans U province de Québec, se plaignaient de la situation du logement, se demandent a II* ont fait tout simplement un mauvais rêve ou bien sus ne feraient pas bien d’aller consulter un oculiste afin de voir en rose ce que, jusqu’ici, ils voyaient en noir.préconiser l’établisse- l’intérêt; 18.—De rechercher un mode de pixvwiuaxri i çiqutiaac- AO.-LfT ICWIICIUICI Ull IIIUUC Uf ment familial de l’ouvrier, même ( coopération par lequel les coopé-des grands centres, dans les péri- [ ratives de construction pouraient phéries rurales; [ s’entendre avec les coopératives 11.—De préparer pour le public, ! de bûcherons et s’assurer la four-gratuiteme.t ou à des prix nomi- j niture du bois dont elles ont be-naux, des plans et devis pour des I soinl Le cadeau tout indiqué & à l'occasion des Fêtes.At Voulez-vous faire un cadeau uti-Vïï le ?Un cadeau qui non seulement ÉJ fera plaisir une fois, mais se re-vj nouvellera chaque semaine au AT cours de l’annte ?Jg Offrez un abonnement d’un an U au FRONT OUVRIER En effet, la Commission d’en quête sur le problème du logement a présenté au gouvernement de la province un rapport de 178 pages qui renverse tous les jugements portés précédemment.On croyait que le problème des taudis était vraiment sérieux, que le principal obstacle à la coméruction d’habitations était le manque de crédit, que les ouvriers pouvaient désirer des prêts tout aussi bien que les cultivateurs, que la Loi nationale de l’habitation avait tout de même rendu service fà où on avait eu l’idée de s’en servir, etc.Or, tout cela est faux.Les “experts” de la Commission l’ont affirmé.Et il faut croire qu’ils ont raison, puisqu'ils ont commencé leur enquête en 1948 et dépensé quelque $125.000.Les conclusions d’un travail long de 4 années et accompli dans de bonnes conditions financières, valent certainement mieux que les utopies de tous ceux qui ne connaissent rien et qui.de plus, n'ont pas de subsides pour mener leur propre enquête.Mais revenons à nos moutons et voyons ce que la Commission a trouvé! “L’établissement d'un crédit urbain, dit le rapport, conduirait an socialisme d’Etat et forcerait le gouvernement de la province à assumer de trop lourdes obligations financières.“Ce crédit urbain n'est pas nécessaire parce que le problème ne réside pas nécessairement dans le manque de crédit, mais dans la pénurie de la main-d’œuvre el des matériaux.” Vous n'avez qu'à remplir le coupon ci-dessous et à nous le faire parvenir avec un chèque ou un mandat-poste de $2.50.Nous enverrons gratuitement an nouvel abonné une carte de souhaits de votre part.Le problème des taudis n’est pas grave Le rapport affirme aussi que le problème des taudis ne parait pas offrir le caractère de gravité que certains lui prêtent, et qu’il n'y a pas lieu, étant donné la déficience présente dans le nombre des logis de location, étant donné aussi la pénurie de matériaux et l’effectif insuffisant de la main- d'œuvre, d'entreprendre la démo lition en masse des maisons vétustes et leur remplacement par des maisons neuves.Il y aurait lieu plutôt de procéder à l’application des réglements municipaux d’ordre sanitaire, en vue de l’amé lioration des habitations existantes.Le fédéral ne fait rien de bon Quant aux lois fédérales du logement.elles n’ont pas été avantageuses psur la province de Qué bec, au dire des commissaires.Pourquoi?Parce qu’elles ont sou vent permis la construction de maisons ne répondant pas aux besoins des familles qui ont des enfants.Bien plus, la Loi provinciale de l’habitation, qui a donné d'excellents résultats, aurait fait beaucoup mieux si la politique fédérale n'avait pas entraîné la rareté, parfois même la pénurie et la cherté des matériaux et de la main-d’œuvre.Cette commission d'enquête se composait de Me Joseph Gingras.C.R.président; MM.Osias Filion.J.-Aimé Fortin et J.R.Latter, commissaires; Emile Benoist, secrétaire.Elle dit avoir enquêté dans toutes les villes qui connaissent la pénurie de logis et fait une étude approfondie de la situa tion dans toute la province.Recommandations Alors qu'elle reproche aux lois fédérales du logement d'avoir été désavantageuses pour la province en permettant la construction de maisons qui ne répondent pas aux besoins de la famille, la Commission suggère de modifier la Loi provinciale de l'habitation de façon à en faire bénéficier ceux qui construisent des maisons â plus de deux logis.Enfin, à la place du crédit urbain, la commission recommande au gouvernement "provincial d'établir un Office de l’habitation fa- miliale, distinct de l'Office du crédit agricole, et de le charger d'élaborer dès maintenant, dans l’espoir que des temps plus favorables se présentent bientôt, un programme à longue portée destiné à améliorer l'habitation, selon les meilleures données de l'urbanisme.ur te feront ndicat Après plusieurs séances de négociations, l'Aluminum Company a Shipshaw et le Syndicat national des employés des pouvoirs électriques de Shipshaw et de Chute à-j Caron ont conclu une convention ! collective de travail, qui accorde plus d'importance à l'ancienneté, remplace l’arbitrage prive par l’arbitrage public en cas de griefs, et j accorde des augmentations de sa-[ laire d'environ $15 par mois en ! moyenne * * » Le différend survenu entre 1 Aluminum Company à Arvida et le Syndicat national des employes de l'Aluminium d'Arvida en est au stage de la conciliation.La Compagnie consent à améliorer la clause de l’ancienneté, à incorporer les bonis dans l'échelle des salaires et à laisser la formule de retenue syndicale entre les mains des représentants du Syndicat.Cependant, ses offres d'augmentations de salaire — 8 cents l'heure I— paraissent inacceptables au Syndicat.« * * Le chef de la Fédération américaine du travail depuis 28 ans, M.William Green, est décédé à l'âge de 82 ans.Sa mort suit de 12 jours seulement celle de M.Philip Murray, président du CJ-O .* # * Une délégation de la Fédération du travail du Québec, dirigée par MM.Roger Prévost et Adrien Villeneuve, s'est rendue â Québec (Suite à la page 6> LE FRONT OUVRIER, 4911, Côle-des-Neiges, .Montréal 26.Veuillez ajouter à votre liste d’abonnés ; _tî I NOM ADRESSE .•.Et envoyer’ une carte de souhaits de la part de : NOM .ADRESSE Attention ! Attention ! ' Renseignez-vous sur • "L'AVENIR DU QUEBEC" Coopérative de protection mutuelle, vraie merveille d’économie * en assurance-vie.Sans nbligation de votre port, demandez dépliant.Agent propagandiste: Alfred Laçasse, 4,090, rue Parc-Lafontaine, Montréal.Les hommes d'aiiaires chez M.Duplessis JI Une imposante délégation de la Chambre de commerce du district I de Montréal s'est rendue à Québec I ' mercredi et elle a présenté au I premier ministre Duplessis un I mémoire concernant la question des I relations fédérales provinciales eu I matière d’impôts.Cet organisme a demandé, avec -* les autres Chambres de commerce de la province, la création d’une , commission d'enquête pour établir I la situation générale du Québec en j ce qui regarde l'organisation et i le fonctionnement du système fiscal et financier des municipalités, ! des commissions scolaires et de La j province.La décentralisation des pouvoirs fisesuz.selon la Chambre, tel que l'exigent l'esprit et la lettre de la constitution canadienne, est une condition nécessaire du pacte de 1867 et l'arme la plus puissante contre la monté* du socialisme au Canada.- /ej e/eur MfttetéÛcieuz THÉ ET CAFÉ SALADA AUJOURD'HUI devenez membre de : IMafde.Laurenlienne DEMAIN Paus posséderez votre maison IS44, est rue Sherbrooke.jél: AM 3691 058 V » 1 l »fo*« 4 * ïtk*/PR0NT'0 *.: ' .>* .'¦«#"* - fmçï y».s » ¦/>¦ .;.- ¦ < • .' .fj&g‘ 4*%?.: ' : ¦ K- ^i >V>.,*;¦ .¦«: : ÿ M SÈ ¦ m ¦ C'est une histoire dont vous pouvez être fier, parce quelle *e rapporte à l'argent que vous avez en dépôt à la B de M.Pendant toute l'année, votre Banque tient cet argent à l’oeuvre, le fait concourir sans relâche à l’expansion, au perfectionnement et à la création d’entreprises canadiennes de toutes sortes et de toutes dimensions .au financement des Canadiens de toutes professions, à l’édification du Canada dans tous les sens.Vous ne tous aidez pas seulement vous-même en confiant vos économies à la B de M .mais tous aidez aussi votre pays.tus* p~î ^¦'î&sr.ïï ÇàSrs , -M»***» .£ pfX«.u« de boi, « «* pétrole, »ux mineur», * » P , , |t> milieux.?Ttv«un-.ux .mp« „ .ux ainsi qu aux provinces ci » „ t j u.nritt tourna CarAaanarla watora.U, IM Wattlaataa NarO, TH U4II FERNAND PION Assurances générales U4.rue Cudillac, Montréal TéL: TU.2139 Ex-dirigeant Jecista d'obtenir la coopération de la Société des Artisans pour les prêts hypothécaires.ARDENTS A LA TACHE Les coopérateurs ont pour principe: “Dix hommes, dix maisons”.Chacun doit fournir 12 heures de travail par semaine; on donne souvent davantage.Lei autres coopérateurs qui possèdent déjà des terrains, même des amis qui ne sont pas membres de la coopé rative ont, à, plusieurs reprises, offert leurs services, offrant ain si le spectacle des “bis" d'autre fois.Quelque 50 membres possè dent déjà leur terrain.ON A SUIVI DES COURS Les futurs coopérateurs ont suivi des cours, donnés par la coopérative elle-même, avant d’y être admis.Qj\ a travaillé deux ans j dans l’ombre, en vue de donner ! d'abord l'éducation nécessaire; on constate que ce ne fut pas du temps perdu.Ces cours ont commencé en février 1950, alors qu'un groupe d’amis, de locistcs, d'ouvriers de trois paroisses s'est constitué dans ce but.A cet endroit comme en bien d'autres, le problème des familles qui désiraient avoir une maison bien à '¦lies et cherchaient le moyen d'y parvenir a fait naître l’idée d'étudier la formule coopérative.Le président de la coopérative eat M.Alfred Bornais.CEREMONIE DE BENEDICTION j M.l'abbé Grégoire Leblanc, eu-j ré de l’Assomption et aumônier de la Coopérative Saint-Georges, a bé- ; ni les terrains et les travaux, lors d'une manifestation qui eut lieu le 24 août dernier, alors que le creusage des cgves était terminé et que, dans certains cas, les fondations étaient déjà coulées.Les travaux ont marché bon train depuis, car la moitié des maisons, prévoit-on, seront terminées d’ici peu de temps.En cette circonstance, M.l’abbé (Suite à la page à) ' Am.1525 h Exigez toujours les Produits "BOYEX" MATELAS MEUBLES REMBOURRES Boy»i* Limité» 3761, rue Ruskin, .Montréal.GR.8226 OUTILLAGE COMPLET Menuiserie — Outils de précision Cadeaas — Bibelots MAISON FONDEE EN 192« Une maison propre contribue à la personnalité de ceux qui l’babitent.En plus du choix complet de papier-tenture J M.RAVARY.INC.vous offre les peintures émaux PRA n LAMBERT dont il est l'agent exclusif pour l’est de Montvéal aussi assortiment complet de vaisselle, bibelots, etc J.M.RAVARY INC.4939 Est, rue Ste-Catherine, Montréal J.R.GREGOIRE QUINCAILLIER AGENT DISTRIBUTEUR PEINTURE C.I.L.3605 EST, ONTARIO — FA.1167-8 «s* foot 8 -^'rt'rkoNtWvkiEit ¦^¦*9 KwfVEMBfc! ï'952 Gagnants du 3e concours fôpCHAe à "Çati-tu Ü ANIilllA Ü*a4« I I ic« PI « »AIM«W«|4a«4 I A* Monique Martel et Lise Plonte remportent les premiers prix de notre concours de novembre, auquel étaient invités è participer les élèves des 8e, 9e et 10e années PREMIERS (ex aequo) Monique Martel, 15 ans, 7344, rue Casgraln, Montréal, élève de Se année "A” à l'école Notre-Dame de la Défense.PRIX: Un abonnement d’un an au FRONT OUVRIER et le volume “A la lueur du feu".Lise Plante, 14 ans, 411, rue Chapel, Ottawa, élève de 9e année au Couvent Notre-Dame du Sacré-Cœur, rue Rideau.PRIX: Un dictionnaire Larousse et le volume "A la lueur du feu".DEUXIEME Henriette Daigle, 14 ans, 4970, rue Drolet,' Montréal, élève de 9e année à l’école Notre-Dame de la Défense.PRIX: Une boite de cartes illustrées pour la correspondance., TROISIEME Gloria Spaxiani, 14 ans, 6959, rue Henri-Julien.Montréal, élève de 9e année à l’école Notre-Dame de la Défense.PRIX: Une boite de cartes de souhaits pour Noël.TRIX DU COUPON Le prix de participation tiré au sort parmi les coupons du journal utilisés pour les réponses au encours, est allé à Charles Steben, 11 ans, 3615, rue Adam, Montréal, élève .de 6e année “B" à l’école Baril.PRIX: Le volume "Philippe s’est battu".| LES BONNES RÉPONSES j Voici les réponses du troisième concours, paru dans cette page le 1er novembre.Notes bien que les renseignements donnés à 3, a) et b), ne prétendent pas être complets.On pourrait en dire encore beaucoup, ceci n’est que l’essentiel.Les métiers énumérés correspondent aux illustrations que nous faisons paraître de nouveau aujourd’hui.I — 1) Dactylo; 3) carrière féminine; 3) a—une santé moyenne; b—avoir lait sa onzième année d'école et un cours commercial d’au moins six mois.II — 1) Peintre; 2) métier masculin; 3) a—une santé moyenne; b—A la Commission d’apprentissage des métiers du bâtiment de Montréal, on prépare des apprentis dans la peinture et autres métiers du bâtiment.Pour y être admis, il faut avoir fait sa Be année.Le cours dure six mois; après quoi l’apprenti est placé et ses progrès surveillés jusqu’à ce qu’il devienne un ouvrier qualifié.III—1) Institutrice; 2) profession féminine; 3) a—une excellente santé, une humeur égale, beaucoup de patience et de fermeté, et surtout un grand amour et une parfaite compréhension des enfants; b—avoir fait au moins sa onzième "année (en certains endroits on exige le baccalauréat) et un an, minimum, d’école normale.Dans les villes on demande de 3 à 4 années d’école normale.Pour réussir dans cette belle carrière, il faut aussi savoir enseigner aux autres ce qu’en sait soi-même—ce qui demande des aptitudes toutes spéciales.IV — 1) Garagiste; 2) métier d'homme; 3) a—santé moyenne; b—certaines écoles techniques ou écoles spécialisées d’industrie donnent des cours qui aident le simple employé manuel à acquérir des connaissances dans la peinture, la mécanique, l’électricité, en rapport avec l'automobile, et ainsi à se spécialiser dans son métier.V — 1) Cordonnier; 2) métier d'homme; 3) a—santé moyenne; b—des cours de cordonnerie se donnent à l’Ecole technique de Québec, à l’Ecole centrale des arts et métiers de Montréal et au Patronage Saint-Charles des Trois-Rivières.VI — 1) Infirmière; 2) carrière féminine; 3) a—une excellente santé, beaucoup de tact, de patience et de dévouement; b—onzième année au moins.Le cours de garde-malade est généralement de trois années, dans une école d’infirmières attachée à un hôpital.VU — 1) Coiffeuse .on a donné la réponse, comme Voici une réponse au dernier "Sais-tu", donnée par Bernard Parent, 7054, rue Drolet.J'y ai ajouté, en caractère gras, quelques précisions.1— Ss Majesté: Titre que l'on donne aux rois ou aux empereurs et à leurs épouses.2— Sou Honneur: Titre que l'on donne à un juge, à un maire ou à un homme d'Etat.(Cet usage est particulier à l'Angleterre et, probablement aux pays du Commun wealth.Ou appelle ainsi le vlce-rhancrlier, en Angleterre.) 3— Eminence: Titre d’honneur des cardinaux.4— Vota* grâce: Titre que l'on donne aux ducs.(Es Angleterre seulement.Ou le donne aussi aux évé- aglicaas.) 5— Sa Sainteté: Titre d'honneur qui ae donne au Pape.6 Monseigneur: Titre d’honneur que l’on donne aux princes et aux évêques.7 Excellence: Titre d’honneur qui se donne â de hauts dignitaires : (particulièrement au chef de l'Etat, aux ministres, aux ambassadeur* et aux évèquea).8—Seigneurie: Titre que l'on donne portais à un seigneur.Seigneur, celui qui a l'autorité d'un pays ou d'une terre.(Os appelle ainsi les Pairs de France.) Bravo! Bernard.tu as fait une excellente réponse.J'aurais voulu que de nombreux garçons et filles répondent à ce Sais-tu.EUlt-il trop difficile?Alors, il fallait écrire et le dire., Bernard a répondu magnifiquement! Je l'en remercie de MOLETTE ARDENTE.LE FEUILLETON DU "FRONT OUVRIER" Pat tette et pat eau Par Claude Mélancon e«Mi« MI UMm Jmmiw, *71», ru OrMan*.SI ont ml «.UonroSnctlon ouloriooo eor l'oolonr.CHAPITRE III PERCE Une locomotive géante entraîne maintenant l‘"Océan Limité”, le rapide Montréal-Halifax du Canadien National, dans lequel est couché un jeune garçon que sa victoire sur le "coq" Corriveau a affermi dans ses goûts aventureux.La nuit a baissé son rideau noir devant les fenêtres du wagon, mais au réveil le paysage commence à défiler sous les yeux de Jacques, comme un film sans titres sur un écran immense.De sa couchette, en levant le store, il aperçoit pour la première fois cette rive du Saint-Laurent où des processions de fleurs sauvages mènent à de belles plages sablonneuses, à de criquet» villages fon dès sous Louis XIV, à de petits plateaux du haut desquels l’on regarde passer sur.le grand fleuve les paquebots qui relient Montréal et Québec à l’Europe- Rien de heurté ou de violent dans ce paysage immense et lumineux.La côte vient en pente douce rejoindre le Saint-Laurent et les champs étroits, bornés par des clôtures de cèdre, paraissent vouloir mesurer l’effort aux habitants.Pendant que Jacques débat en lui-mérae s’il préfère les attraits des plages du Saint-Laurent à ceux des Laurentidea, le train file entre des montagnes vertes, frôle des groupes de maisons grises au milieu desquelles ae dresse, ici et là, le clocher pointu d’un> - église de planches qui sent encore la résine; et, pendant deux heures, le rapide obéit à tous les caprices de la rivière dont il suit là rive.11 finit par s’immobiliser devant la gare de Matapédia, le point de raccordement où l’on passe de 1’ “Océan Limité” à un train minuscule, un "train de quéteux" dit-on là-bas, car il s’arrête, tel un mendiant à chaque porte, devant tous les petits villages de pèche qui jalonnent l’étroite bande de terre comprise entre la Baie des Chaleurs et la chaîne des monts Notre-Dame.Comme l'express de la chanson qui / Mettait cent ans (à suivre) exemple, en même temps que le concours, dans le numéro du 1er novejnbre.VIII — 1) Plombier; 2) métier d'homme; 3) a— et b—, voir ce qui a été dit au sujet du peintre.IX — 1) Briqueteur; 2 et 3, a— et b—, voir aussi le No II.X — 1) Sténographe; 2) carrière féminine 3) a—santé moyenne; b—onzième année et un cours commercial d'au moins six mois.Por rinstifuf culturel Jeunesse 29 NOVEMBRE 1952 —' -U FRONT OUVRIER Un chef ouvrier chez les patrons Associations patronales et syndicats ouvriers s'inspirant de la même philosophie sociole chrétienne pourraient, par leurs relations harmonieuses, contribuer à la paix industrielle M.Gérard Picard, préaident général de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada, a été nvité i donner une confé-ren, la semaine dernière, à la régionale de Montréal de l’Association professionnelle * des industriels.C’est là un fait de collaboration qui mérite d’être souligné."Des relations ordonnées et harmonieuses entre associations patronales et syndicats de travailleurs peuvent contribuer beaucoup à l'établissement et au maintien de la paix industrielle, surtout lorsque ces associations et syndicats s’inspirent de la même philosophie sociale chrétienne et conviennent bien le milieu où s'ercercent leurs activités professionnelles”, a dit notamment M.Picard.LE PATERNALISME Le conférencier a fait également observer que le patronat, tout comme l'Etat d'ailleurs, doit réaliser que le paternalisme est une formule dépassée."Pendant longtemps, dit-il, on a voulu en faire un substitut de la charité; il n'a été que le linceul de la Juatice.Sous un autre angle, le paternalisme a été une sorte de valet service imposé à une clientèle qui l'a subi.” NECESSITE DU SYDICALISME La très grande majorité des salariés, scion M.Picard, doivent envisager leur avenir comme salariés; l’expansion du syndicalisme — environ le quart des travail- leurs sont syndiqués dans la province comme dans l'ensemble du pays — indique que les travailleurs comptent sur le syndicalisme pour étudier, défendre et promouvoir leurs intérêts professionnels, économiques et sociaux.VERS LES HORIZONS PLUS VASTES Le conférencier a noté que les conventions collectives de travail et la législation sociale occupaient une bonne partie du temps des associations patronales et des syndicats ouvriers, mais que ces groupements devraient se préoccuper davantage de la situation économique du pays, des Industries et des entreprises, qu’ils devraient aussi étudier sérieusement les réformes qui s’imposent pour assurer 1 chacun l'exercice de ses droits sans perdre de vue le bien commun.LEGISLATION A AMELIORER M.Picard a enfin fait des ob servations sur la législation actuelle, sur la nécessité d'un véritable code du travail et sur l’importan j ce de la représentation des asso- ! ciations .patronales et des syndicats ouvriers dans les organismes chargés de l'application de la législation.La réunion était sous la prési-1 dence de M.Aimé Laplante.Le président général de l’A P.I., M P.-H.Frigon, a présenté le conférencier et M.Lauzon, ex-président, l'a remercié.I .EM PLEIN ESSOR.ou service de sa patrie! L'svîinur-chrf Rial Danaaa, il an», elbanilla.Qui., «il rhoiognrh* airian dam la ( ARC.Mainttnant auai M au quarnrr finirai d* l'Atianon i Ottawa, il faisait autnfoia partie de l'cscadrilla did à Dorsal.Son travail consiste a capter du haut des airs le visage de la terre, aidant le ( anada i mieua connaître aa propre phvtionomie et sa pleine valeur industrielle.En temps de guerre, il ioue un rôle plus importun encore; une grande partie de [a vtratigie de l'aviation, de l'armie, de la manne mime, repose sur les photos qu’il prend AüÙlTA: R É Al DA NI A U 471 ouest, rua Ste-Colhevuie.Monlriel, P.Ô.TM.UN.i-jae» I Edtfke duCupPel.14*, rue St-Jeen.Ouihee, I Til.2-1527 I if.rue Metcalfe, Ottowo, Ont.TM 4-2196 raovMCi OfOgi O'INST g U CT ION Jf *//.Corps iTAviation Royal Canadien MMSrW §g KjiÆÊ I.-9 Le salut de l’infirme par l’infirme Il existe dans la province une association d’infirmes dont les réalisations sont déjà considérables.C’est ITnion canadienne des infirmes, qui groupe tout prés de 5,000 Infirmes, répartis dans toute la province.Fondée en 1941, cette association recevait sa charte provinciale en 1947.Elle est administrée par un conseil de 50 directeurs, dont 80 p.100 au moins doivent être infirmes.Tous les membres de l’exécutif en sont, d’ailleurs.LES R I TS Sauver l'infirme par l'infirme, tel est le principal principe de cette association.Les autres sont les suivants; Procurer du travail aux infirmes; Accorder de l’aide financière a ceux qui ne peuvent travailler; Coopérer à régler les problèmes individuels des membres.REALISATIONS Depuis deux ans notamment, l’Union canadienne des infirmes a procure à ses membres de nombreux appareils orthopédiques, jambes et bras artificiels, corsets, cannes, béquilles, chaussures spéciales, chaises roulantes, etc.Elle leur a également procuré de l’emploi, des bourses deludes et (les allocations mensuelles.En octobre 1950, le gouvernement québécois reconnaissait l'Union comme une oeuvre éminemment sociale et assurait la permanence de son secrétariat par un octroi particulier.En juin de cette année, Québec accordait à IT’nion un bureau de placement.Ce bureau est dirigé par des infirmes et s'occupe uniquement de placer des membres de IT'nion.Il est situé à 515, rue Saint-Gabriel.Montréal, et se lient en relation étroite avec les 27 autres bu reaux de placement disséminés dans la province.PROJETS L'Union se propose maintenant de; Construire un centre convenable, qui permette aux infirmes de se réunir, de se connaître, de sympathiser et d'offrir des spectacles au public; Fonder un bulletin mensuel qui permette à l’Union de se tenir en contact étroit avec tous ses membres; Obtenir une exemption au moins partielle de taxes fédérales sur Ica salaires des infirmes; Etablir l'assurance-groupe à des conditions exceptionnelles; Organiser solidement un service social, y compris un refuge pour les membre» nécessiteux; Obtenir des services médicaux et légaux gratuits; Visiter ses membres à domicile et à l'hôpital.BESOIN D'AIDE L’Union fait remarquer qu'en général l'infirme adulte n'est pas protégé.Elle demande à la population de penser aux infirmes et à ceux qui peuvent le devenir, et elle accepte avec reconnaissance les souscriptions de ceux qui voudraient soutenir ses oeuvres.Notons que les infirmes sont admis gratuitement dans celte association; il leur suffit d'en faire la demande par écrit.L'adresse ue l'Union canadienne des infirmes est: Casier postal 170, Station Delorimier, Montréal M. 29 NOVEMBRE 1992 Poq« 10- Pete Morin malchanceux; Canadien Jr à surveiller |,e Royal Senior est le meilleur club du circuit Slater, mais les blessures ont nui à son rendeemnt.— Roger Lt|*r se fait valoir.— l.’expérlence du Canadien Jr, atout précieux.(Par J.P.LEBI'IS) MONTREAL.24.(DNC) — Pete Morin est aussi sérieux comme pilote qu'il était bout-en train comme joueur.Il sait maintenir son autorité sur ses joueurs, autorité qui sait se faire aimable mais ferme, et surtout il s’applique à infuser à tous un grand esprit com battif Morin pilote un club qu'il sait de calibre et veut le mener à de glands succès Malheureusement, Pete n'est pas chanceux.Le Canadien est venu chercher Paul Masnick sur lequel Morin comptait énormément.Et les blessures ont atteint quelques uns de ses meilleurs joueurs, comme Burchcll, Rousseau et Douglas Malgré tout, le Royal senior est encore tout près du sommet et pourrait bien s’y hisser au cours de celle semaine.Sans entrer dans les détails, disons qu'à notre avis, aucune arrière garde ne peut se comparer avec celle du Royal Roger Léger, l'ancienne étoile du Canadien, a peut-être mi peu ralenti, mais il est toujours tlficace, sait passer à ses avants, et surtout, il sait éviter les puniti.rs inutiles.C'est un joueur gentilhomme dans la force du mot, à qui !e hockey semble comme une .seconde nature.S'il était plus rapide et un peu plus combattit, ce serait un joueur parfait et le Royal dél iait le passer au Canadien.Dans notre dernière chronique nous disions que même si les Citadelles avaient eu le dessus FOYER liCORDAIRE FOYER HEUREUX Cercles Locordaire 1)14 Clierbrooke E.Giffird : 330» sur le Canadien junior, nous avions plus ronfianee en ce club, en raison de son expérience.Nous le croyons encore.Le Canadien n'a pas subi la défaite dans ses 5 Joutes en Ontario.Dans set deux premières joutes contre lea clubs ontariens, les Citadelles ont dû se contenter d'une victoire et d’une défaite.C’est que l'expérience compte beaucoup quand vous jouer des parties inter ligues comme celles-là.De toute façon, nous abon dons dans le sens de M.Frank Byrne, président des Citadelles, ! lorsqu'il disait dans une entrevue, que la coupe Memorial re- i viendrait cette année dans le 1 Québec.M.Byrne n’a pas voulu prophétiser que cet exploit serait réalisé par ses Cita, même a'il a prétendu que ses jeunes protégés | avaient de bonues chances de mériter cet honneur.Le Royal Jr qui ne pouvait ga gner avec Swartzack ne pourra apparemment faire grand’chose, maintenant que celui-ci est blessé.Et pour comble, tout indique que le fameux joueur de défense qu'il comptait aligner, soil Jack Durston, ne pourra recevoir sa libération.»'o rr EAL 1 v.BRADING O \ O U» STi BIBLIOTHÊQ aj EJFæ Gifler • A 5 h.sa — OUVERTS ’WA • H.LE VJf.K .ÏDl SOIR — BT M)f'A 5 H.30 LE SAMEDI Plateau 3151 29 NOVE** CAOUTCHOtf COUVRE-CHAUS DUPUIS, deuxième, St-Christophe DUPUIS, rez-de-chaussée, St-Christophc 1 pour: 0J .JEUNES FILLES ' - « HOMMES JEUNES GENS GARÇONS TIPPET rouvi e-cha tissure en caout- iouc rrOTw.*» t)run .d*u- “ 't de blure de lame >C.collet fourrure .Pointu- çj NYLACE \ Nylon noir ou brun .>*doubiu re do laine de nylon - > - sur le dessus du pied r“**x#*»toui »e prolonae t Ouverture itourant la chevilW-.tant tout le long1* l’ouverture .t à fl.^ COSY Caoutchouc brun ou noir .fermeture éclair .doubly re de laine de mouton .g collet de fourrure .pu tures 4 à 9, la paire .pv 12.50 COUVRE- „ CHAUSSURES Pour hommes et jeunes gens Caoutchouc noir doublé de molleton .fermeture éclair -__ 5.45 pointure^# è - I* Paire j.B.E.X.STORMTITE Couvre - chaussure en Caoùt -chouc brun doublé de laine .modjNe à 3 boucles .semelles solides .pointures 7 A 12, la paire, .5.45 BOTTES DE CUIR Pour hommes .cuir brun huilé à 1 epreuve de la neige.doublure de laine d'agneau., pieds de caoutchouc 13.95 PRESTO -y Pour ^grçonnets .,.\y chouc b#un doublé ' |e lain# épaisse .semelles résis ta n- îf,' tometure éclair .3 6.45 112 7.45 5 CAOUTCHOUCS Première qualité poth hommes _ .Eidpeign# cil jersey de laine .doublure mmlatonnée brun, 6 à 11, la paire POUR GARÇONS -me qualité, (1 à •>, la pair# .- mê- 5" ^Ôupiût, %i.onc s | Nnit^etlTement .l/anteur moyenne La A il.Ht pair* .> > -P* a, BOTTES CAOUTCHOUC pour hommes .Brun seul* ment .doublure de lÿp d'agneau .fermeture ,4T ' .6 à 11, |¦4
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