Le front ouvrier, 1 décembre 1951, vendredi 7 décembre 1951
< ne "Importante est mu douta l'élévation du traitement ot du salairo, quo le père do famille et peut-être auaai le* enfanta déjà grandi apportent à la maison chaque mois on chaque semaine; plus Important encore est le souci commun de l’employer sagement pour les vrais besoins de la famille." (Pie XII.* l’A.C.L.1., lo t» juin mit .FRONT c le numéro * •„ ^ m 7 (ministration : «*,-•* «tu du* Nuiuts, k a i ed .tréul (26) Ottowu.DECEMBRE 1 Vol.8, No 2 "POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN" 0 L apache Abbott fustigé par le Rév.E.G.HanselI Porlont devant loi membres de lo Chambre des Communes, le 26 novembre dernier, le Rév.E.G.Hansell, député de Maeleod, Alberta, a désigné le ministre des Finances du Canada, Thon.D.C.Abbott, comme étant "l'apache" qui avait enlevé $500.00 à une femme qui venait de retirer $1,000 d'une banque de la rue Sparks à Ottawa.Le député Hansell parlait olors de l'inflatfon, de la diminution de la valeur de notre monnaie qui ne vaut plus que la moitié de ce qu'elle valait il y a quelques années.Abordant ensuite le problème de ceux qui constatent aujourd'hui que leurs épargnes perdent de la valeur de jour en jour, le Rév.Hansell poursuivit en ces termes: UN EXEMPLE (.) “Je vais maintenant vous citer- un exemple, de continuer le Rév.Hansell.Les honorables députés n’ont peut-être pas lu cet entrefilet parce qu’il n’avait pas de manchette.Une certaine dame Agée est allée à une banque de la rue Sparks Ici à Ottawa, et a retiré $1,000 des économies qu’elle y avait placées 11 y a bien des années.Comme elle sortait de la banque, par la porte de devant, un gaillard de forte carrure la frôla près du trottoir.Elle se sentit touchée au côté et l’homme lui dit; “Haut les mains!” La femme fouilla dans son sac à main et l’apache»—c’est ainsi que je l’appellerai,—commença à s'énerver; il plongea la main dans la sacoche de la dame, en sortit $500.et s’enfuit.Evidemment, la dame poussa un petit cri nerveux et aussitôt le bruit se répandit qu'il y avait eu un vol à main armée.La mairesse de la ville, cela s’entend, apprit la nouvelle.Elle communiqua immédiatement avec le chef de police et lui demanda de capturer cet homme.Aucun homme, dit-elle, n’attaquera à main armée des femmes sans défense tant que je serai mairesse de la ville.La police établit un cordon autour de quelques p&tés de maison et l’homme fut capturé.“Je le répète, les députés n’ont pas lu cet incident dans le journal.Lorsque les agents de police démasquèrent l’homme, ils constatèrent, à leur grande surprise, que la figure cachée sous le masque n’était nulle autre que celle de Douglas Charles Abbott, ministre des Finances du Canada.Les agents ne pouvaient pas manquer d’être étonnés.Comment pon-vaient-ils arrêter un tel personnage ?Quand ils lui demandèrent de remettre son pistolet, il répondit: "Vous ne devex certes pas penser que je me suis servi d’un pistolet”.La police lui demanda: “De quoi vous êtes vous servi?” Je ne (Suite à la page t) Ce dernier, au nom de l'Union régionale et de la Caisse Centrale Desjardins de Montréal, propose de prêter une sonlme couvrant le coût de la construction Dans une entrevue accordée au représentant du Front Ouvrier, M.Ben Béland, président de l’Union régionale et de la Caisse centrale DesJardins de Montréal, a souligné le fait que la mise de fonds exigée de celui qui veut se construire est trop élevée et M.Ben BELAND, président de l’Union régionale et de la Caisse Centrale Desjardins de Montréal.qu’il faudrait prêter toute la somme couvrant le coût de la construction & celui qui veut se construire.UN PLAN QUI SOULEVE DE L’INTERET On se rappelle que lors du dernier congrès de cet organisme des Caisses populaires, M.Béland avait soumis un plan pour aider la construction et permettre aux petits salariés d’étre mieux logés et de pouvoir accéder i la propriété.Ce plan vient d’être mis à l’étude par la Société Saint-Jean-Baptiste, de Montréal, faisant suite à une reco*n—- - ••'•‘«en de rassemblée générale, D y a deux semai- nes.Par ailleurs, la Chambre de Commerce de Montréal vient de nommer deux comités peur l’étudier, plue à fend, et faire ensuite les recommandations nécessaires.C’est donc une preuve, nous dit M.Béland.qne les suggestions que nous avons faites possèdent une certaine valeur.—Pourquoi les Caisses populaires ont-elles proposé un plan de construction, avons-nous demandé à M.Béland ?—Notre organisme, de dire M.Béland, se rend parfaitement compte du manque de logements convenables et à bon marché pour les économiquement faibles.Je n’ai pas besoin de vous dire que cette déficience coûte énormément cher; maladie, construction d’hôpitaux.de sanatoria et même de maisons de correction.Si les sommes d'argent englouties pour soigner et guérir ces maux étaient dépensées pour les prévenii, les résultats seraient doublement bienfaisants et les initiatives doublement louables.QUE PEUVENT LES CAISSES POPULAIRES —Croyex-vous que les mesures législatives actuelles sont de nature à guérir le mal ?—Je ne le crois pas.Aujourd'hui, la construction est au point mort.Sans doute que nos gouvernements ont fait de louables efforts pour améliorer la situation du logement, mais il est évident que seuls ceux qui sont en moyen, seuls ceux qui peuvent faire une mise de fonds de $2,000 et plus peuvent se prévaloir des avanta ges de ces lois.D’autre part, les compagnies prêteuses semblent ne plus vouloir prêter.Quant aux Caisses populaires, dont notre Caisse centrale, elles ont peu d'ar gent à investir dans l'habitation, attendu que tout leur avoir liquide peu1 être réclamé à brève échéance.Tout de même, cela ne veut pas dire que nous nous désintéressons du problème de l’habitation.Nous fournissons souvent la finance temporaire à ceux qui veulent ae construire.D'autre part, notre déair de voir s'améliorer la situation nous a fait penser au I problème et proposer le plan que vous connaisses.POURQUOI EMETTRE DES OBLIGATIONS On tait que l'originalité du plan des Caisses populaires consiste dans l'émissioi d'obligations par des organismes responsables.Nous avons demandé à M.Béland pourquoi on mettait cette formule de l’avant.—Comme vous le save'., il y a des sommes énormes qui sont cachées, dissimulées.Certains, pour échapper à l’impôt, d’autres pour des raisons quelconques n’osent pas déposer leur argent à la banque ni l’investir quelque part.Cet argent dort enfoui dans des coffres de sûreté des banques, des Caisses ou ailleurs.Comment sa fait-il, par exemple, que certains aient pu se faire dérober des sommes de $50,000 et plus dernièrement à Saint-Jérôme ?Si l’on attirait cet argent en dehors, selon le plan que nous proposons par exemple, en exemptant de l’impôt sur le revenu les intérêts que cet argent rapporterait, ces capitaux s’investiraient dans la construction et ainsi, cet argent jouerait un rôle social, conclut M.Béland.LE FONCTIONNEMENT DU PLAN —Voici, ajoute M.Béland.comment fonctionnerait le plan que nous préconisons; Le gouvernement fédéral permettrait à des sociétés responsables, comme la Société Saint-Jean-Baptiste, la Société des Artisans ou autre d’émettre des obligations so- la garantie de l’Etat.Le risque ne serait pas grand, étant donné que les maisons construites constitueraient une garantie par elles-mêmes.Mais la garantie de l’Etat rassurerait les acheteurs d’obligations.Le gouvernement provincial, lui, paierait l’intérêt de 4% de ces obligations; ce ne serait pas beaucoup lui demander étant donné qu’il paie déjà 3"r d’intérêt.D’autre part, les municipalités fournil aient les terrains et accorderaient dea exemptions de taxes de (Suite à le page 3) PAGE 2 Vol.VIII 1 No 2 A i: FRI ÏNT [•lViS nid 7 décmbt r 1951 * POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN “ Journal déducation ouvrière Indépendant de tout parti politique Propriété du Centre Social Ouvrier Inc 11 n'engage que sa direction.Le Front Ouvrier 4911, Chemin de la Côte des Neiges.EXdale 9391 Imprimé par I* Srntficét 4‘Oéuvréé Social* LUé 4M rat Oélbooélé.Ottawa (Autorué comme envoi postal de 2e classe.Min.des Postes.Ottawa) Directeur gérant .Marcel Charbonseaii Rédacteur es chef Fernand Bneurel ABONNEMENT.Canada $2M par on.Etats Unis 23 00 Une résolution à prendre pour lannée 1952 1951 tire déjà à sa fin; dans trois semaines, ce sera 1952.A la fin d’une année, on fait d'habitude le bilan de ses activités, on note les gains et les pertes, on regrette telle ou telle attitude et l'on prend des résolutions pour la prochaine année.Aujourd'hui, nous voulons suggérer aux chefs de famille ouvrière, aux pères et mères de famille une résolution à Inscrire dans leur programme pour l'année 1952: faire son budget familial.Nous avons d'ailleurs d’excellentes raisons de faire cette suggestion.On parle souvent de la restauration de la condition des ouvriers.Tous les ouvriers d’ailleurs aspirent à l'amélioration de leur sort, soit individuellement, soit collectivement.Mais cette amélioration ne sera possible que si les travailleurs sont disposés à s’aider, à travailler eux-mêmes à améliorer leur propre sort.Ce sont d’ailleurs nos Evêques qui, dans leur Lettre collective sur le problème ouvrier, posent comme première condition à la restauration de la condition des ouvriers, “L’action nécessaire des premiers intéressés”.Tout d'abord, les ouvriers doivent prendre ‘‘la religion comme leur guide" et faire "pénétrer dans leur vie les vrais principes du Christ" par la pratique des vertus chrétiennes: “l'amour chrétien, la tempérance et l’épargne”.“L'épargne est une obligation pour tous, disent-ils; elle forme à la prudence et à la sagesse, elle concourt à la maîtrise de la vie.C'est pourquoi les familles ouvrières se plient aux exigences d’un budget familial”.Aucun gouvernement ne peut se passer d'un budget équilibré et l’une des tâches principales des députés, c’est Justement de contrôler les recettes et les dépenses du gouvernement.Une entreprise qui opérerait sans budget préalable, sans avoir prévu recettes et dépenses, serait vite vouée à la faillite tandis que les entreprises prospères sont celles qui savent prévoir.Pourquoi en serait-ll autrement de la famille ouvrière ?La famille ouvrière dépend pour bien vivre, de son revenu et de ses dépenses.Les réclamations ouvrières portent surtout en ces temps de vie chère sur un salaire plus élevé.Mais comme le dit Pie XII, "Importante est sans doute l’élévation du salaire et du traitement; PLUS IMPORTANT encore est le souci commun de l’employer sagement pour les vrais besoins de la famille".Plus le salaire est “petit”, plus les dépenses doivent être contrôlées et plus grande doit être la prévoyance.Pour faciliter la tâche des familles ouvrières, la L.O.C.mettait en 1943 le cahier du budget familial à leur disposition.Cette année-là, 600 copies furent imprimées.Peu à peu, les demandes se firent plus nombreuses à tel point que le tirage de 1951 s'est élevé à 40,000 copies.C’est là une preuve non équivoque de la popularité du Budget familial de la L.O.C.Cette année, la L.O.C.veut faire davantage.A l’occasion de la grande campagne en faveur du budget familial en décembre courant, elle a mis sur pied un organisme permanent: LE SERVICE DU BUDGET.Il ne s’agira plus de simplement placer un cahier du budget dans une famille mais bien d’aider cette famille à faire son budget.Les responsables de ce service vont se tenir en contact avec les familles, organiser des cercles d'études sur la façon d'organiser son budget pour finalement faire acquérir la vertu de l’épargne.L’acquisition de cette vertu et l’amélioration du bien-être matériel de sa famille devraient faire prendre à chacun la résolution de faire son budget en 1952.LE FRONT OUVRIER 7 DECEMBRE 1951 Les médecins n’ont pas à choisir entre la vie de la mère ou de l’enfant Précisions de Pie XII sur sa récente allocution trai tant des devoirs et droits conjugaux “Jamais et dans aucun cas l’Eglise n'a enseigné que la vie d’un enfant devait être préférée à celle de la mère’’.“Il est erroné de poser la question comme ceci: soit la vie de la mère, soit celle de l’enfant.Non, ni la vie de la mère, ni celle de l'enfant ne peuvent être soumises à un acte de suppression directe.Dans un cas comme dans l’autre, U ne peut y avoir qu’une seule obligation : faire tous les efforts possibles pour sauver les vies des deux, celle de la mère, celle de l’enfant.” Telle est l’Importante piê-cLson apportée lundi dernier par Sa Sainteté Pie XII à l’allocution faite précédemment aux .sages femmes d’Italie.On sait qu’à la suite de cette première allocution, on avait prétendu dans certains milieux, notamment dans les milieux anglais, que si un choix devait être fait entre la vie de la mère et celle de l’enfant, même encore dans le sein de sa mère, c’était l’enfant qui avait le droit de vivre.ATTENTAT DIRECT Le Saint-Père apporte donc des précisions à un discours qu’on avait mal interprété dans les milieux protestants, alors qu’on lui avait fait dire qu’attenter directement ou indirectement à la vie de l'enfant était défendu.Dés lors on avait conclu qu’il fallait sacrifier la mère pour faire vivre l'enfant.Lundi dernier le Pape a rappelé que dans sa directive, Il avait insisté sur l'expression “atteutat direct’’ à la vie d'une personne innocente ou “mise à mort directe”.C’est que dans aucun cas, il n'est permis d’attenter directement à la vie de qui que ce soit pour en sou- ver une autre.La fin ne Justifie pas les moyens.Pour sauver la mère, on ne peut directement provoquer la mort de l’enfant ni attenter à la vie de la mère pour sauver celle de l’enfant.L'EQUIVALENCE DES VALEURS Pie XII a répondu i l’objection de ceux qui prétendent que la vie de la mère, principalement de celle d'une grande famille, a incomparablement plus de valeur que celle d’un enfant non encore né.“La répense à cette objection, dit Pie X1L n’est pas difficile.L’inviolabilité de la vie d’un être humain innocent ne dépend pas de sa valeur plus ou moins grande".Ce qui veut dire que la vie de n’importe quelle personne innocente a autant de valeur, aux yeux de Dieu qui dispense la vie, que la vie de toute autre personne.Tous et chacun ont droit, un droit inviolable à la vie et personne ne doit être sacrifié à un autre."De plus, ajoute Pie XII, qui peut juger avec certitude laquelle des deux vies (celle de l'enfant ou celle de la mère) est en lait plus précieuse que l'autre ?Qui peut connaître la voie que l'enfant suivra et prédire i quel degré de perfection il atteindra.” En d’autres termes.1a valeur de la vie de la mère est connue tandis que celle de l'enfant est inconnue.S’il a des chances de vivre, peut-être atteindra i il un degré de perfection qui en fera l'une des gloires de l’Eglise par exemple?Nul ne le sait.C'est pourquoi l’on ne peut prétendre que la vie de la mère a plus de valeur que celle de l'enfant.BENEDICTION A LA FAMILLE NOMBREUSE Pie XII a rendu hommage aux parents de nombreux enfants.“Notre paternelle gratitude va à ces pères et mères généreux qui, pour l'amour de Dieu et avec confiance en Lui, élèvent courageusement une famille nombreuse ’’ Pie XII note aussi les difficultés réelles de l’état marital aujourd’hui et la nécessité de se rapprocher de Dieu dans les difficultés."Pour surmonter les multiples éprouves de la vie conjugale, ce qui a la plus grande valeur, ce sont une foi vivante et une réception fréquente des sacrements d’où coulent des torrents de force et dont l’efficacité ne peut apparaître clairement è ceux qui n’ont pas le bonheur de vivre dans le giron de l’Eglise.” "L'apache" Abbott fustigé par.(Suite de la page I) .sais ce qu’il a remis; mais, de fall, c’est aa programme financier du Gouvernement qu’il a eu recours.Voilà exactement ce qui s’est passé.” LE REV.HANSELL S’EXPLIQUE Poursuivant son discours, le Rév.Hansell appliqua cet exemple à la politique lnflatlonnalre du gouvernement: “C’est évidemment une allégorie, dit-U, mais Je suis persuadé que si l’Incident dont j’ai parlé s’étalt effectivement produit, les gens seraient tout en émoi.Et pourtant, c’est ce qui est arrivé.C’est ce qui arrive à toute personne qui va à la banque aujourd’hui pour retirer les $1,000 d’épargnes qu’elle a péniblement accumulées pendant de longues années.SI cette personne utilise cet argent pour se procurer les objets fabriqués dans notre riche pays, elle se rend compte qu’elle ne dispose que de $500.” (.) (Le Hansard, page 1378) Lettre à la rédaction “Pour qu'ils passent un Noël comme les autres" (Ci-dessus une lettre pathétique d'un ouvrier qui voudrait que sa famille passe un Noël comme les outres.) Montréal, le 28 nov.1951.Monsieur, Je prends la permission de vous écrire pour savoir si vous ne pourriez pas faire quelque chose pour nous.Je suis marié et père de cinq petites filles de huit ans à 17 mois.Je ne travaille pas depuis à peu prés cinq mois, j’essaie de me placer un peu partout mais il faudrait que quelqu’un qui a de linfluence puisse parler pour moi.- Dans le moment, je retire de l’assurance-chômage 812 90 par semaine.Au prix où en sont les denrées, je vous dis que ce n’est pas beaucoup pour nourrir cinq jeunes enfants.J'en ai trois qui vont à la classe et qui auraient besoin d’être chaussées.Ce que je viens vous demander, ce serait si vous pourriez me faire avoir une place comme gardien ou autre chose pourvu que ce soit régulier pour que je puisse faire vivre ma famille et essayer de leur faire passer un jour de Noël comme les autres, avec quelques jouets et des douceurs, si ce n’est pas trop vous demander.Si vous pouviez nous venir en aide, je vous serais tris reconnaissant de'tout ce que vous ferez.J’espère que j’aurai de bonnes nouvelles bientôt.J’ai 44 ans.Bien à vous, X.Montréal.(Le Front Ouvrier se fera un plaisir de A travers nos lectures L'Adulte des Milieux Ouvriers Essai de Psychologie sociale (Par Simon Ligier, D.Pb., D.es.L.) Le livre de Simon Ligier, L’Adulte des Milieux ouvriers se propose de répondre à cette question: Quels sont les traits et les attitudes que l’on retrouve dans le psychisme sinon de tous, du moins du plus grand nombre des adultes des milieux ouvriers ?L’auteur y réussit d’une façon intéressante.Il décrit ces traits communs qui dérivent de l’appartenance à divers milieux dont font partie les adultes ouvriers.Ils sont membres à la fois d’une classe, d’une profession, d’une ville, d’un syndicat, d’une famille, d'un mouvement, du groupe des hommes ou de celui des femmes.Chacun de ces aspects est scruté longuement.Cette étude de psychologie sociale peut rendre de grands services.Même si l’ouvrage étudie l'adulte des milieux ouvriers français, 11 est assez facile de faire les distinctions nécessaires.Tous ceux qui travaillent dans les milieux ouvriers: journalistes, militants syndicalistes, assistantes sociales, instituteurs, Ingénieurs, chefs de personnel, militants d'Actlon catholique ou aumôniers ont Intérêt à connaître plus exactement les adultes qu’ils rencontrent dans les milieux ouvriers.L’ouvrage de Simon Ligier ne veut simplement que les aider.Cet ouvrage, un fort volume in $’ carré de 588 pages, avec index, est en vente aux Editions Ouvrières, 1019 St-Denis, Montréal, au prix de $5.75 (Par la poste, ajouter 10%).remettre à cette famille tout ce que la générosité de ses lecteurs voudra faire parvenir.) LE FRONT OUVRIER 7 DECEMBRE 1951 PAGE 3 Les armoiries de Pointe-Gatineau U UT AQU£ NOSTftt C0NJUN6AMUR L* cliché cidestut.cowrtonio 4m l'Institut Drouin, 4m Montréal, montre le dessin gravé dei armoiries dm Foin te-Gatinaau: la chef-pal symbolise le confinent des rivières Gatineau et Ottawa; l'éca est ans couleurs des armes de Soint-Franfeis de Sales, patron de la paroisse; les trois b i Nettes couchées sont entra it es des armoiries de la famille Gatineau, et représentent en outre le flottage du bais, première industrie de Fomte-Gatineau; le cloche est celle de l'église, donnée par le comte d'Aberdeen, Gouverneur général du Canada, en témoignage de reconnaissance pour l'héroïsme des villageois gui sauvèrent son épouse des eaux de la Gatineau.Le dépistage précoce combat efficacement la tuberculose” Entrevue de M.Charles-O.Monat, président de la Ligue Antituberculeuse avec le représentant du Front Ouvrier - 254,000 examens au Rayon X en 1950 -L'appui du public sollicité Le meilleur moyen à prendre pour combattre efficacement la tuberculose, c’est le dépistage précoce, une oeuvre à laquelle s’emploie depuis 1942 la Ligue antituberculeuse.Telle est, selon M.Charles-O.Monat, président de cet organisme.l’une des raisons pour lesquelles le public devrait répondre généreusement à l’appel que lance la Ligue durant le mots de décembre.LX TRAVAIL DE LA LIGUE M.Monat qui a bien voulu accorder une entrevue au repré-aentant de notre journal, eat le président de la Ligue antituberculeuse depuis octobre 1942.“C’est après avoir étudié sérieusement les buts de cet organisme que J’ai accepté de le diriger”, dit-il.Le premier appel lancé au public, le (ut en 1942, avec la promesse expresse que les fonds recueillis seraient dépensés dans le district métropolitain.Six mois b* w La mise de fonds.(Suite de la page 1) 90% tant que ces obligations ne seraient pas remboursées.L’argent obtenu aérait ensuite prêté à des particuliers désireux de se construire ou à des sociétés de construction, comme les coopératives, par exemple.Les coopératives prépareraient leurs plans de construction et sur preuve de leurs bonnes intentions, obtiendraient l’argent nécessaire pour la construction de maisons familiales.M.Augustin FRIGON, nommé ou poste nouvellement créé de directeur des projets de Radio-Canada.tioa incluses, amortirait l’obligation en 25 ans —Qui aérait le propriétaire de la maison louée et amortie au bout de M am?—Vous posez là une question intéressante et qui devrait être résolue par ceux qui vont étudier le problème et le mettre à point.Une solution possible, c’est que la société qui vendrait les obligations puisse vendre ensuite ce logement à un prix excessivement bas.Les maisons pourraient être i Toutefois, la question mérite d’ê-vendues ou louées.Dans le cas tre étudiée.d’une maison de $10,000, un loyer de $35.00 amortirait l’obligation en 50 ans.Dans le cas d’une vente, la remise serait un peu plus élevée: une remise de $50 par mois, taxes, assurances et administra- M.Jean Désy à Radio Canada Le premier ministre, le T.H.Louis Saint-Laurent, vient de communiquer Id nouvelle suivante: Le gouvernement a consenti à détacher auprès de la Société Radio-Canada pour un temps limité, à partir du 1er janvier, Son Excellence Jean Désy, actuellement ambassadeur du Canada en Italie.La Société a confié à M.Désy le nouveau poste de directeur général du Service international qu'elle administre au nom du gouvernement.M.Désy est l'un des pionniers du service diplomatique canadien.Après avoir été pendant 11 ans conseiller à la légation du Canada en France, il a établi de nouveaux postes canadiens à Bruxelles, à La Haye, à Rio de Janeiro et à Rome.Tout en remplissant ses nouvelles fonctions, M.Désy conservera le rang d'ambassadeur au ministère des Affaires extérieures.La compétence et l'expérience qu'il a acquises dans le domaine international, pédant ses 27 années de service au pays et à l'étranger, ont été des facteurs déterminants dons sa nomination à cet important nouveau poste.Ul fc f OUTILLAGE COMPLET Menoiseri* — Outils de préctxtoo Cadraox — Bibelots J.R.GREGOIRE QUINCAILLIER AGENT DISTRIBUTEUR PEINTURE C.I.L.3605 EST, ONTARIO — FA.1167-8 —Ooyez vous que les programmes de réarmement soient un obstacle à la mise au point de votre plan ?—Aucunement, à moins que nous n’entrions en guerre totale.Actuellement, nous avons des matériaux de construction en abondance et si les prix en sont si élevés, ce n’est pas à cause de la rareté, mais à cause des profits élevés qu’on préfère retirer de cette façon.LE PRf* POURRAIT ETRE MOINS ELEVE Pour conclure, M.Béland nous fait remarquer que le coût des mai sons pourrait être moins de $10,000.On obtiendrait ce résultat par la construction en série, par les économies sur les gaspillages de temps et de matériaux qui se font actuellement.Si on pouvait abais ser le coût d’une maison familiale de 7 pièces à $8,000, une remise de $40 par mois paierait la maison en 25 ans.Ne croyez-vous pas que ce serait là un moyen pour loger et rendre propriétaires la grande majorité de ceux qui doivent vivre actuellement dans des taudis.Nous croyons que notre plan per mettrait de réintégrer dans la so ciété ceux qui en sont aujourd’hui bannis ! —L’enjeu vaut certainement qu’on étudie sérieusement votre plan avant de le rejeter définitivement, avons-nous conclu.Qu’en pensent nos lecteurs ?après, la Ligue passait à l’action directe., Comme le seul moyen pratique de dépister 1a tuberculose, c’est par le Rayon-X, ajoute M.Monat, nous achetions notre premier appareil au début de 1943 et durant cette première année, nous pouvions faire subir 20,000 examens.254.H4 EXAMENS EN 1950 Aujourd'hui, outre l'appareil •'fixe” qui est attaché au Centre de la Ligue même, nous possédons 4 appareils mobiles qui parcourent le district métropolitain, les paroisses de Montréal.Ces appareils nécessitent un personnel expert et nombreux.Actuellement, nous avons à notre service, quatre médecins, trois ex perts radiologistes et 18 infirm iè res en plus du personnel sdmi nistratif En 1950, ajoute le Dr Monat, la M.C ho rie j -O.président de lo tituberculeuse.MONAT, Ligue An- de tuberculose peu avancée; nous j n’avons rencontré que 38 cas très avancés.En plus de la tuberculose, le Rayon X a révélé d'autres maladies Ligue antituberculeuse a fait subir dans 874 cas: maladies de coeur, 254,000 radiographies; en 1951, en tumeurs, voire même cancer pul-dix mois.237,000 personnes ont , monaire, maladies bronchiques, été radiographiées et le total dé- etc.passera 285,000 à la fin de l'an- ! La preuve que ce travail est née.1 utile, c’est que chaque année, dans Sur ce total, 3.000 cas ont réagi la grande et la petite industrie, le positivement, la plupart souffrant I (Suite à la page 4) Des pannes TEMPS PERDU de neige ïaK-sag BREVETS D’INVENTION MARQU8S DB COMMERCE Dmiaa 4* IiMsm aa tau put MARION * MARION R*t«»4-A BaMc - J.-AtfrW Butin 1111, m Dnaml.Tfl.i LA.IlU-SISa — MONTREAL J.A.PIGEON Enrg.UWM at A Mart Mcaaa.»ra».VALISXS — 8ACOCHKS al ARTICLES OR CUIR Chaaaaaraa "Slatar" pair h.narra CarAoanarla madarna U.ru WalUaflaa-NarS.Bharbraaka TA S-S1J4 et votre MOTEUR «*»* ta Vos pneus usés sont un danger et une source de retard en hiver.Faites poser des semelles antidérapantes dès maintenant.Nous donnons un service rapide aux meilleures conditions Service de Pneus Stadium LIMITEE 1871, rue Delorimier, Montréal FA.1177 4 LE FRONT OUVRIER 7 DECEMBRE 1951 PAGE 4- Le dépistage .(Suite de la page t) nombre de cm douteux va en diminuant, ajoute M.Monat.En 1850, la Ligue an.iiubercu-leuae acceptait la tâché de faire bénéficier les comtés avoisinants Montréal de son trayal.parce qu’elle pouvait accomplir ce travail durant les mois d'ettiet qu’elle désirait coopérer avec le gouvernement provincial qui fait actuellement beaucoup pour enrayer le fléau de la tuberculose.A l’extérieur de Montréal ce travail est accompli en collaboration avec les Unités Sanitaires et les dépenses encourues sont aux frais de ces dernières et du public de ces endroits.Chaque examen coûte environ $1.00 à la Ligue.Pour le public en général, l’examen est gratuit et c’est pourquoi, chaque année, on fait appel à la générosité de la population.Quand la Ligue visite les usines, on charge $1.00 par radiographie.Ce coût constitue une dépense d’opération de l’entreprise.DES EXAMENS POUR LES NOUVEAUX EMPLOYES La Ligue a aussi *nis sur pied un service qui voit à l’examen des nouveaux employés dans ces usines.Cette mesure constitue une protection pour les employés qui ont déjà subi l’examen, précise M Monat.L’on peut donc juger de l’efficacité de la Ligue quand on songe qu aujourd’hui son travail, tant dans le district métropolitain que dans 23 comtés environnants.couvre plus de la moitié de la population de la province de Québec.Il n’est pas exagéré de dire, ajoute M.Monat, que la baisse de la mortalité due à la tuberculose dans la province de Québec, est attribuable en grande partie, au travail de la Ligue.APPEL DANS LE PUBLIC Pour toutes ces raisons, la Ligue antituberculeuse demande le soutien du public.Quand on sait que le coût d’une radiographie revient à $1.00 pour la Ligue, on peut dire que son travail de dépistage est conditionné par la générosité du public.A l’heure actuelle, $179.541.00 ont été souscrits; cela veut donc dire que nous ne pourrons pas faire autant de travail que l’an dernier à moins que le public ne se montre plus empressé.Ceux qui veulent aider la Ligue peuvent le faire en achetant des timbres de Noël lesquels sont en vente dans toutes les succursales des banques du district métropolitain ou en souscrivant directement à la Ligue dont l’adresse est: 3446, avenue de l’Hôtel de Ville, à Montréal.En terminant, M.Monat souhaite qu’un jour, le nom de la Ligue antituberculeuse figure parmi les oeuvres qui reçoivent l’aide de la Fédération des oeuvres de charité.Quelle sera.(Suite de la page 5) faut s’adresse à vous avec .confiance pour obtenir une permission ou demander un conseil ?Quelle différence d’atmosphère régnerait dans la maison si au contraire vous disiez: "Une crèche, mais c’est une magnifique idée, il faut bien loger le petit Jésus, il faut la faire belle; en quoi, la construiras-tu ?en gros carto.:?Je pense que j'en ai dans le hangar, viens, on va aller voir ça — et puis, il te faudra de la colle, et des couleurs.Veux-tu aussi y mettre des animaux ?” Quelle joie se répandra sur le visage et dans le coeur de votre enfant; il aura l’impression que son père c'est un type épatant, un ami, un vrai.Et vous ?Vous serez encore le plus heureux des deux en vous rapprochant de votre fils, et vous réaliserez qu’au fond, il n'y a pas si longtemps vous étiez vous aussi un petit garçon qui aurait bien aimé avoir un père.formidable ,.tel que vous.Christine SAINT-AUBERT \ m—-?• ,ooo ’ EXAMENS OU* RAYONS-X Iàil â&jcoâcL dont jon* pmi êbuL ^Wl! LES GENS DE TOUTES CONDITIONS ONT PROFITÉ DES RADIOGRAPHIES PULMONAIRES DE LA LIGUE ANTI-TUBERCULEUSE DE MONTRÉAL INC.LES PERMETTENT LA DETECTION PRECOCE NON SEULEMENT DE LA TUBERCULOSE MAIS DES TUMEURS MALIGNES ET DES TROUBLES CARDIAQUES QUE RÉVÈLENT LA RADIOGRAPHIE PULMONAIRE (pAOjtég&fr VatASL J>ojjjul cojüajl Lcl JubutlCuloASL Vous le ferez .en envoyant une contribution directement à la Ligue ou en achetant des Timbres de Noël aux succursales de toutes les banques du 19 novembre au 22 décembre.FAITES PARVENIR VOS CONTRIBUTIONS 8ÈS MAINTENANT À LA ANTITUBERCULEUSE DE MONTREAL rc ’çii poste pour tonte ((, i tri lull on 3446 AVENUE DE L’HÔTEL-DE-VILLE, MONTRÉAL V 7 DECEMBRE 1951 LE FRONT OUVRIER PAGE 5 Propos féminins* Partout, il n’est plus question que de l’époque tris prochaine des fêtes.Tout let magasins ont cette atmosphère de galti et de fébrilité des grands fours; les décorations multicolores forment’partout des farandoles de lumière et de foie.Déjà, le Pire Noil fait son entrée triomphale dans les rues de la métropole, et dans les plus beaux magasins s’installe A une place d’honneur, entouré d'une cour de fées et gnomes, afin de recevoir le plus gentiment possible les jeunes visiteurs.C'est l’époque merveilleuse entre toutes pour les tout petits.Les “grands” eux, les "savants" qui font de leur mieux en classe, ont d’autres désirs et d'autres rêves.Ils veulent bûtir, réaliser quelque chose, prouver aux autres qu'ils sont des hommes et qu’ils peuvent construire avec l'imagination et l’habileté manuelle dont la Providence les a pourvus.QUELLE SERA VOIRE ATTITUDE?LES PROFESSEURS C’est pour répondre A ce besoin qu’un concours de cri ches sera tenu cette année encore dans plusieurs écoles Félicitons et remercions les professeurs d’accepter ainsi de diriger, de conseiller, d’aider les enfants dans l'élaboration d’un travail, plutôt d’un feu, extra-scolaire.Ils le font avec la foie de découvrir dans nos enfants le goût, las idées bien personnelles qui les feront mieux connaître et apprécier.ET VOUS, PARENTS ?Et vous parents, quelle sera votre attitude lorsque votre enfant viendra vous demander conseil T Vous, maman, si l’enfant, VOTRE enfant vous demande une approbation : "Maman, le trouves-tu beau mon dessin ?C’est une crèche’’; avant de vous éclater de rire ou de vous exclamer “mon doux que c'est laid", il faudrait peut-être vous y arré- / L Immaculée • "Elle t’écrasera la tête.” Marie a triomphé du serpent Infernal.Le venin du péché ne devait pas empoisonner son &me.Le Christ ne pouvait pas faire autrement.Il fallait que sa mère fât toute belle.Et l’ange a pu lui dire en toute vérité: “Je vous salue pleine de grâce, vous êtes bénie entre toutes les femmes.” • Marie s'intéresse à nous plus que Jamais.Lourdes et Fatima restent des terres privilégiées parce qu’elles ont eu sa visite.Et aux deux endroits, n’est-ce pas son titre d’immaculée qu’elle met de l’avant."Je suis l'immaculée Conception”, dit-elle à Bernadette, qui lui demande son nom."Consacrez-vous à mon ooeur Immaculé”, dit-elle à Fatima • La vierge victorieuse se présente à nous comme une guerrière pleine d’assurance.Elle nous voit en lutte contre le Prince des ténèbres qui déploie tant de puissance pour nous asservir.Mais, avec le secours de l’immaculée notre Reine, nous avons confiance de triompher.Que “la Notre-Dame” apporte en 'chacun des foyers plus de Joie et de paix véritable.A l’occasion des fêtes.OFFREZ UN LIVRE A VOTRE MERE O LA VIE CONJUGALE AU FIL BBS JOUES—P.Dufoyer.»1.75 O MARIAGE, ROUTE DE SAINTETE—Robert Matetriaux, |1.54 • PARLONS A NOS ENFANTS—Ronéo Mélodie .W.75 • MAMANS AVEC LE SOURIRE Merle France .f*.4S • MAMANS AVEC ENERGIE—Marte-France -M O • MAMANS AVEC TENDRESSE—Marie-France .S445 • MAMANS AVEC MOIN8 DE FATIGUE—Marie-France M« • AVEC LE CHRIST, minai qnetldiem—Rellnre ordinaire, $3.M Se ta», M M Ea vente AUX EDITIONS OUVRIERES ter an peu, regarder attentivement et donner quelques conseils: "A ta place, mon trésor, j’allongerais les oreilles de l’Ane et puis fe mettrais le berger debout, ü sera ainsi plus facile A dessiner, etc.” De se sentir encouragé, l’enfant vous an aura une reconnaissance infinie.Et vous papa, quand votre fiston vous demandera la permission de prendre tel bout de planche, quelques clous ou encore le fond du seau de peinture qui sèche dans la cave ou le hangar, lui direz-vous tout grognon: “Laisse mes affaires tranquilles.Je ne veux pas te voir faire de saletés dans ma cave”, ou bien encore: "As-tu fini de cogner du marteau ?Qu'est-ce que tu fais là ?Quoi, une crèche ?Voyons, tu sais bien que tu ne seras jamais capable — et puis, fe ne veux pas entendre de bruit, fe veux la paix dans la maison quand j’arrive !” Pourquoi cette attitude négative, cette mauvaise humeur chronique quand un ensuite à la page 4) Pour posséder une crèche Et notre crèche, maman, l'aurons-nous cette année ?de dire Pierre et Jacques, les yeux remplis de convoitise devant an panneau-réclame d’un grand magasin.Quel embarras et quel chagrin aussi de devoir refuser A ses petits un plaisir aussi légitime et depuis si longtemps rêvé.Pensez-donc, avoir dans la maison, en place d'honneur, tout comme chez leurs petits cousins, an beau Jésus entouré de Marie et Joseph, de bergers adorateurs, abrités sous an toit de chaume ! Maman a beau scruter son budget, calculer, impossible de prélever la motndre somme.Soudain, elle pense: Pierre et Jacques, eux, ont des sous.Ils font la livraison des journaux, ils rendent de multiples services aux voisins qui récompensent généreusement.Elle propose A ses gars l’arrangement saluant; en sacrifiant quelques sorties ou quelques liqueurs, vous pourriez vous-mêmes acheter un petit Jésus et les principaux personnages de la crèche.Maman les conservera précieusement et, chaque année, on complétera la crèche.Ces choses précieuses auront leur petite histoire.Les petits gars pourront dire qu'ils ont eux-mêmes Installé le petit Jésus chez eux.Et quelle joyeuse atmosphère flottera dans la maison ! C’est Noël t a.l.Maman nous reçoit, et comment! Franchement elle n'a pas sa pareille.Elle seule sait flatter notre palais sans déranger notre estomac, satisfaire notre appétit sans gêner notre ceinture.Et quel coup d’oeil sur la table! Pas d’encombrement qui donne un haut-le-coeur rien qu’à le regarder, mais nous savons bien que des réserves n’attendent qu’un signal pour augmenter le service.J’ai une envie folle de vous décrire le menu.D’sbord, pour se mettre en appétit, un cocktail ., aux tomates, fleuri d une tranche de perail.Puis une pointe de tourtière avec marinades, cornichons sucrés, betteraves vinaigrées que l’on dégusta tout en admirant 1a M.Richard Bergeron IM», Si-Demis — Montréal Ajouter 14% poor frais de peste roua etre chic .MADAME EXIGEZ L\ MAEOl'B JUNIOR CLASSIC MODES Quand vous achetée MANTEAUX COSTUMES J.-C.MARC IL, Mfg.SU* Fabre FAIkkk 2988 MONTREAL Depuis quelques années.L’INSTITUT CULTUREL JEUNESSE met A la portée de l’écrivain pour enfant et du public en général, différentes séries de cours portant sur: la syntaxe pratique, la stylistique, la psychologie de l’enfant, l'initiation è la poésie, une méthode de culture personnelle par l‘histoire littéraire.M.Richard Bergeron, directeur de l’Institut, a donné des cours de syntaxe pendant le premier semestre se terminant avec décembre.Ses cours sur la stylistique française inaugureront les séries du deuxième semestre, le mardi I janvier prochain à 1 h.30, à l'école Cherrier, rue Saint-Hubert.Pour foui renseignement concernant cet cours, on peut s'adresser au directeur lui même, en téléphonant à DO 5653.belle dinde farcie, dorée, qui troue sur le bout de la table.La farce au pain épicée, odorante, jaillit de l'oiseau tandis que les farces, les mots d'esprit et les rires qui fusent de tous cétés, témoignent du bonheur de se retrouver en famille.Les patates en riz, gelée d'alo-cas, aspics ajoutent au fumet de la volaille un goût de revenez-y.Les olives, céleri, carottes et radis frisés présentent en plus de l’effet décoratif leur part de vitamines.Maman a pensé même à cela.Les raisins secs, les amandes salées font le trait d'union entre le service principal et le dessert.Les chsnsozu, histoires et calembours, souvenirs d antan font partie du menu puisqu’ils font dilater la rate et activer la digestion.Crème glacée, salade aux fruits, petits fours couronnent ce festin.Qu’en dites-vous ?Je vous en souhaite autant I MENU POUR LEE FETES Cocktail aux tomates Tourtière avec marinades Diode farcie Patates en riz Gelée d’atocas Aspics Olives Céleri ( Carottes (Irisés Radis ( Raison sec Amandes (mêlés) Crème glacée / (ou) Salade aux fruits Petits fours G.L.FERNAND PION Assurances générâtes Tét: TU: tSJ» Ex-dirigeant jocutè nuca ELANCI1AH0 Distributeur d’hune à chauffage IMPERIAL Na 1 CL.46*8 Cours PAR CORRESPONDANCE - Enseignons Français Anglais, Arithmétique Compta hiUté, Sténographie.Oectylegra phie DigiIAme accordé peut chaque matière.Prapeetas gratuit sw demande.Adressai: COURS PRATIQUES BILINGUES Enrg., Caster: M, STBYAC1N THE, PA i / D6A 6 PAGE 6 LK FRONT OUVRIER 7 DICEM /wvvwwwywwvv., • ' I '¦' ¦¦ TRAVAIL EN COLLABORATION M.et Mme Poul-Emile Desmarais, du Cap-de-la-Madeleine qui font leur budget depuis sept ans.Grâce ou budget, ils ont pu ocheter une maison qui sera complètement libre d'hypothèque d'ici 1953.DcsmaraLs.Pendant ce temps-)à, Mme Desmarais aervalt à manger au petit dernier.Soudain, une question jaillit de noa lèvres: —Vous devez gagner un bon salaire, M.Desmarais ?—Mon salaire n’est ni dérisoire, ni élevé.Juste un salaire moyen.D’ailleurs, Je puis voua donner des chiffres.8ur ce M.Desmarais ouvrit un petit secrétaire et en sortit une liasse de papier.C’étaient les coupons que l’on détache de la feuille d’impôt sur le revenu, chaque année.Il y en avait sept.En 1944, M.Desmarais gagnait fl.486.71; en 1945.$1,638.97; en 1946.$1,830 98; en 1947, $2,141.36; en 1948, $2,483.30; en 1949, $2.619.98; et en 1950, $2.672.02.On constate donc qu’en 1944, soit la première année de son mariage, M.Desmarais gagnait moins de $30.00 par semaine; en 1947, l’année de l’achat de la maison, moins de $41.00 par semaine et aujourd’hui un peu plus de $50.00 par semaine.Le chat sort du sac —En effet, M.Desmarais, vous avea gagné un salaire m’apporta une pile de cahiers.Trois cahiers comme se servent les enfants dans les écoles et 4 cahiers du Budget Familial de la L.O.C.—Les trois premiers cahiers ont été faits avant de connaître le Budget de la L.O.C.Voyea ! notre premier cahier date du mois de juillet 1044.Ça fait plus de sept ans que nous avons notre budget 1 —Nous n’étions pas riches quand nous avons commencé à tenir notre budget.Mon mari gagnait moins de $30.par semaine.Et puis, nous n’a-vlons pas l’habitude du budget.• Au début, nous avons commencé par enregistrer nos dépenses et nos recettes de la semaine.Des fols ça balançait.D’autres fois ça ne balançais pas.H fallait réajuster souvent, ajouter des item imprévus.Nous ne savions pas non plus calculer à l’avance.Par exemple, les taxes d’eau, le chauffage pour l’hiver, les choses lmprévues; Mais avec le temps, c’est venu.—Le budget de la L.O.C.vous a-t-il aidé?—Je vous crois I II est bien divisé.11 comprend à peu près tous les item prévisibles, Jour budget.Si, f chauffage vc année, il vo de côté $2.00 taxes fondé calculées de ainsi que U dime, la ta; phone, la m Un acc ça c —Dans ne prévoyons r chements.C rons une ad notre famille culer combi économiser Jusqu’à l’évé argent écon à la caisse ] Pour les c sibles, les rép son, par exi achète une t chaque anm $6.00 par se: dire en quel prévoir les ( venir et s’or quence, de n’est jamais Pas d —Vous dei tout pour ai tats ?Le budget familial nous déclare un foyer—I “Le budget, nous dit M.Paul-Emile Desmarais du Cap-de-la-Modeleine, c'est le sauveur de la famille".— “Quand la paie arrive, je sais ce qui me restera, la semaine suivante", commente son épouse.Ces deux phrases peuvent résumer toute l'entrevue que nous avons eue avec le foyer Paul-Emile Desmarais du Cap-de-la-Modeleine, à la fin de novembre dernier.Du coup se trouvent aussi bien les effets bienheureux du budget fomilial que la technique du budget familial.Propriétaire de leur maison En Juillet 1947, le foyer Paul-Emile Desmaras était en mesure de profiter d’une aubaine qui s’offrait et achetait une coquette maison à deux logements dans la Cité du Cap-de-la-Madeleine.A cette époque, le couple Desmarais avait $1,000 en économies et il dut payer la maison $4,000 comptant.Cependant grâce au bon crédit dont il jouissait, il put emprunter $3,000 et acheter la maison.La remise de l’hypothèque s’accomplit au* rythme de $50.00 par mois plus un intérêt de 3%.ce qui veut dire qu’en six ans, soit en 1953, le couple Desmarais sera le propriétaire d’une maison bien à lui, libre de toute hypothèque.Ajoutons que l’autre logement rapporte un loyer d’une vingtaine de dollars par mois.Toutes les commodités Ce n’est pas tout.Depuis l’achat de la maison, le couple Desmarais a eu à faire face à d’autres grosses dépenses.En effet, ils ont pu se payer l’achat d’un réfrigérateur de plus de $300 ainsi que d’un poêle de cuisine des plus modernes.D’autre part, le mari ajoute qu’il s’est aussi acheté un coffre d’outils qui lui per- mettent de faire toutes les réparations nécessaires à la maison.Une belle famille Le couple Paul-Emile Desmarais est marié depuis huit ans, en Janvier prochain.Depuis cette date, le foyer Desmarais s'est augmenté de quatre unités.Le plus Agé des enfants a actuellement 4Vj ans; le second 3Vi ans, le troisième 17 mois et le benjamin est âgé de 5 mois.C'est donc dire que le foyer Desmarais accepte ses responsabilités et que, malgré la cherté de la vie, réussit magnifiquement à tirer son épingle du jeu.Ajoutons qu’à ces responsabilités, M.Desmarais trouve le temps de suivre des cours à l’Ecole technique des Trois-Rivières tandis que Mme Desmarais prend une part active à l’action de la Ligue ouvrière catholique au Cap-de-la-Madeleine.Un salaire moyen Nous écoutions ces confidences que nous faisait M.bien "moyen” depuis votre mariage.Mais voulex-vous bien me dire comment il se fait qu’en 1947 alors que votre salaire n’était que de $49.par semaine, vous ponvies acheter une maison et donner un aceompte de $1,999?—La raison, c’est que nous faisons notre budget familiaL —Vous prétendes que c’est à cause du budget familial que vous aves pu acheter votre maison et faire des économies?—Parfaitement ! Le budget familial, d'uj outer M.Desmarais, c’est le sauveur de la famille.Ma femme est capable de vous en dire un mot.Enfin, me dis-je, voilà des gens qui vont m'éclairer au sujet du budget familial dont on parle si souvent.Sept ans de budget —Voulez-vous me dire que vous faite votre budget depuis votre mariage?—En effet, répond Mme Desmarais, nous avons commencé à faire notre budget dès notre mariage.Je peux vous donner la date exacte.Ce disant Mme Desmarais par Jour, semaine par semaine, mois par mois.En outre, U est peu encombrant.Ce fut une grande découverte pour mon mari et moi quand nous l’avons découvert à la suite d'une campagne de la L.O.C.en faveur du budget familial I D faut prévoir —Quelles sont les conditions essentielles pour réussir son budget ?—Il y en a plusieurs, mais selon moi, la plus Importante c’est de prévoir.Cela ne sert à rien d’écrire dans une page les revenus et dans une autre les dépenses au fur et à mesure.Ce qu’il faut faire, c’est se pencher sur ces chiffres et tâcher d’adapter ses dépenses à ses revenus.Pour cela, il faut prévoir les dépenses qui vont survenir.Par exemple, si vous receves $40.00 par semaine et qu’au bout de la semaine, vous aves dépensé vos $40.00, cela n’avance pas à grand chose.Vous aurez une Jolie surprise, quand l’hiver sera venu, vous devrez entrer votre chauffage ou payer vos taxes ou être obligé de recourir aux soins du médecin.Ce sont toutes ces choses qu’il faut prévoir dans son La budg Cap-de-l plut dot /VWVVV*VwVN**VWVV*WVV>^VW*WVVW*VVV**VV*VVWVVVVVVV*VV*VWVV**VV**^^VVVVVV*»»VWVVW*¥VV*VVVV**VV^V^^ArWV>A*
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