Le front ouvrier, 1 juillet 1951, samedi 14 juillet 1951
DG "Il faut bien constater que le régime du simple salariat, dans une économie Imprégnée de libéralisme économique, a une tendance à favoriser la lutte des classes, à creuser le fossé qui sépare le capital du travail, à porter les détenteurs de capitaux à la poursuite de profits abusifs, à diminuer rhex l'ouvrier le souci du travail honnête et compétent, en ne l'intégrant pas dans la vie de l'entreprise.” (Lettre pastorale sur le problème ouvrier) FRONT 7c le numéro Rédaction «t administration: 4911, Cota des Neiges, Montréal '26'.Publié à Ottawa.Vol.7, No 33 Ow£U-*) "POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN" 14 JUILLET 1951 2200 OUVRIERS SONT EN GREVE SAINT-JEAN (de notre envoyé spécial)—Depuis le 6 juin * > : ; : ¦ ¦ SPi £ | ï .Æ tF.* i: m Sous une tonte installée devant les usines de la Sinqer de Saint-Jean, quelques piquetaurs font paisiblement leur partie de cartes en attendant da relever leurs confrères sur la liane de piquetage.Groupe de grévistes faisant le piquetaqe devant les usines et les bureaux de la Sinqer Mfq.Co.de Saint-Jean.Les équipes de piqueteurs se relaient toutes les 6 heures.à Elizabeth, N.-J.et à Bridgeport.Conn.Cette année, qui marque le centième anniversaire de la fondation de la Singer, ce sont les ouvriers de Saint-Jean que la Singer veut mettre à sa main.” POURQUOI LA GREVE —Pourquoi les ouvriers de la Singer sont-ils en grève?avons-nous demandé à M.Lamoureux.—Au début, je dois vous préciser que la grève est parfaitement légale et qu’elle se poursuit dans l’ordre.Voici le récit de nos tractations avec la compagnie.Tous d’abord, nous avons passé par tous les moyens d’entente possible et par toutes les filières de la Loi des Relations Ouvrières: négociations directes, conciliation et arbitrage.| LA SENTENCE ARBITRALE Le représentant de l’Union sur le tribunal d’arbitrage a recommandé une augmentation générale de 20 cents l’heure, étant donné une augmentation de 22 points dans l’indice du coût de la vie depuis 1950.Le président du tribunal, le juge Herman Barrette recommandait de 11 à 16 cents pour les hommes et les femmes à l’heure et 11 cents pour les travailleurs à la pièce et 9 cents pour les plus jeunes; de son côté la compagnie offrait 7 cents pour les femmes; 9 cents pour les hommes i la pièce et de 9 à 14 cents pour les hommes à la journée.La Singer de Saint-Jean, poursuit M Lamoureux pale un salaire maximum moins élevé que le sa- laire minimum qu’elle paie actuel-Icincnt à ses ouvriers aux Etals-.Unis pour un travail similaire.L’EVALUATION DES TACHES La compagnie, après la déclaration de la grève a fait des offres de salaire plus avantageuses.Nous aurions pu nous entendre sur la question des salaires mais il est d'autres points sur lesquels la compagnie demeure intraitable; c’est celle de l’évaluation des tâches et de la séniorité.La fabrication d’une machine à coudre est très complexe et se fait en plusieurs opérations divisées en plusieurs mouvements différents.La compagnie veut se réserver le droit de remanier les tâches à (Suite â la page $) dernier, plus de 2,200 employés de la Singer Mfr.de Saint Jean font la grève.On sait que cette petite ville de notre province, à proximité de Montréal, est considérée comme l’une des plus prospères de notre province et qu’elle attire de nombreuses Industries tant & cause de facilités naturelles et géographiques que le caractère pacifique qui caractérise sa popu lation.(A CHANGE DANS I.E QUEBEC Si Louis Hémon a pu écrire que rien ne doit changer dans le Québec, il serait sans doute déçu aujourd’hui de constater les nombreux changements survenus chez nous.Pour sa part, la classe ouvrière, quoique disposée à faire son devoir, respecter son contrat (le travail, n'entend plus subir le joug que veulent lui imposer certains capitalistes.C'est ce qui arrive â Saint-Jean et c’est ce que nous avons pu constater après avoir entendu M.R -J Lamoureux, officier du CIO, nous raconter les difficultés des i employés de la Singer avec leurs | patrons.IA GREVE: UNE HABITUDE POUR I.A SINGER "Pour la Singer Mfg., la grève est devenue une habitude, nous dit M.Lamoureux.Cette compagnie, à caractère international, (quelle est la femme de maison qui n'a pas entendu parler des machines à coudre Singer?) se fait une spécialité de forcer ses employés à la grève.Ses usines en Ecosse et en France ont dû fermer l'an passé à cause de grèves; aux Etats-Unis, les ouvriers de la Singer se sont mis en grève IMQIJETA^K E»\BMHE E; PAGE 2 LE FRONT OUVRIER 14 JUILLÈT 1951 [ Vol VII 1 14 juillet le: FRi ON r KLD rJ No SB 1951 ' POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN Journal d éducation ouvrière indépendant de tout parti politique Propriété du Centre facial Ouvrier Inc.11 n'engage que sa direction.Le Front Ouvrier «911, Chemin de U Côte des Neigea.EXdale 9391 J*>prtm4 par 1* Syndicat d'Uwtnrw* Sociale* 1.14t.ICI, ru* Dalhouai*, Ottawa (Autorisé comme envoi postal de 2e classe.Mm.de* Postes, Ottawa) Directeur gérant .Marcel Charbonneau Rédacteur en chef Fernand Bourret ABONNEMENT, Canada 12.50 par an.Etats-Unis $3.00 La querelle des professeurs inquiète les parents Les leçons de la grève de la Singer Les grévistes de la Singer font la grève pour la défense de leur salaire.- L'application sincère et totale de la doctrine sociale de l'Eglise est loin d'être chose faite.• Il est peut-être encore trop moyen de déterminer le Juste en regard de la doctrine notât pour prévoir Tissue de la salaire par rapport à la tftche claie de l’Eglise", c ombien grève des 2,200 employés de la de l’employé; mais Justement, nous sommes loin de voir se Singer de Saint-Jean.La gré-[parce que l’évaluation des tâ- réaliser entre patrons et ou-ve dure depuis plus d’un mois ches sert à déterminer le sa- 1 vrlers, “une association qui les et, à l’heure actuelle, aucun lalre du travailleur, l’employé unira plus effectivement quo pas n’a été fait vers une solu- a le droit de dire son mot dans la formule actuelle du sala-tlon à ce problème.l’évaluation des t&ohes.rlat”, (.) “en leur per» Mais quel que soit le résul- ' Par exemple, si Je suis em- mettant de participer en quel-tat de la grève, nous pouvons, bauché et que J’accepte par que manière à la propriété de déjà mettre en lumière deux contrat de donner une telJe l’entreprise, à sa gestion et aspects que ne changera somme de travail pour une ré- aux profits qu’elle apporte ", certainement pas le règle- munération déterminée, Tern- et combien nous devons dément final: la nécessité des ployeur n’a pas le droit, par le plorer l’attitude de ceux qui organisations syndicales et la remaniement ou la réévalua- favorisent nettement la lutte résistance d’un certain patro-1 tion des tâches, de m’obliger des classes en accordant des nat à la promotion de la clas- de travailler davantage pour droits illimités aux détenteurs Les pères et mères de familles sont passablement Inquiets se ouvrière.LA DEFENSE DU SALAIRE .nécessaire pour obtenir une Juste rémunération aux travailleurs sous un régime où le de la tournure du conflit qui divise actuellement les professeurs des Ecoles catholiques de Montréal.La résistance des membres de l’Alliance à se rallier aux suggestions de Son Excellence Mgr Léger, archevêque de Montréal, vient compliquer davantage une situation qui semblait en voie de règlement.Le problème scolaire à Montréal est plus qu’une ques- ! travailleur Isolé est imputation matérielle, comme le prétendent quelques-uns qui Jugent san* devant un employeur qui l’intervention de Mgr Léger comme ’’inopportune’’.I dispose de la puissance de l’argent.Au contraire, à cause des questions d’ordre religieux et Majs ^organisation syndi-moral qui sont impliquées, parce que les problèmes qui tou- cajf est „*CMsairf non seujr_ chent l’éducation des enfants sont d’un domaine qui appartient d’une manière suréminente à l’Eglise, Mgr Léger a cru bon de faire des suggestions concrètes et pratiques pour hâter la solution du conflit.le même salaire ou de travail- : des capitaux.1er autant pour le même sa- Car la doctrine sociale de lalre.Un contrat qui contient l’Eglise va plus loin que le des stipulations précises ne juste salaire et elle recommande l’intégration des travailleurs à la vie même de l’entreprise en lui permettant L’organisation syndicale est peut étre unilatéralement amendé.C’est ce pourquoi les em- Cette intervention, il ne nous appartient pas de la discuter, mais de la considérer et de lui accorder notre appui purement et simplement parce que dans les questions où Tordre moral est en jeu, les suggestions d’un évêque doivent primer les autres considérations.Que reste-t-il à faire ?Réaliser tout simplement les suggestions de Mgr Léger avec confiance, avec générosité et avec le ferme espoir que “les exigences de la justice seront en parfait accord avec les devoirs de charité”, selon les paroles même de Son Excellence.Il est à souhaiter que tous les organismes qui ont & coeur de défendre les intérêts des familles, usent de leur Influence auprès des corps intéressés pour une solution rapide et Juste du problème scolaire actuel.ment pour obtenir ce juste salaire mais encore pour sauvegarder les positions acquises par les conventions collect!-1 ves.La grève des syndiqués de la Singer ne signifie pas autre chose: les ouvriers luttent collectivement pour la sauvegarde de leur salaire, lorsqu'ils réclament que l’évaluation des tâches ne soit pas du domaine exclusivement-patronal mais regarde l'ouvrier.ployés de la Singer sont en d'accéder â des droits que le grève et réclament que l’éva- ! libéralisme économique et le luatlon des tâches soit faite capitalisme actuel réservent non seulement par un expert exclusivement au plus fort, au de la compagnie, mais aussi capital.* par un expert de l'union qui A vojr dM entreprises com-fera ce travail en compagnie me la slnger M montrer as- de l’expert de la compagnie.En cas de désaccord, un arbitre neutre trancherait le litige.Comme on s’en rend compte les exigences de l’union sont justes à ce sujet et méritent notre approbation.UN PATRONAT RETARDATAIRE Le juste salaire et la sauvegarde de ce salaire de-aussi vralent être assurés aux tra-I vailleurs sans que ces derniers faire la La Singer a certainement ne soient obligés de le droit de faire l'évaluation grève.des tâches parce que c’est un A voir “le problème ouvrier sez imprégnées de libéralisme économique pour ne pas reconnaître aux travailleurs le droit de sauvegarder leur salaire, combieq nous nous trouvons loin de l'application sincère et totale de la doctrine sociale de l’Eglise ! Quand et comment, nous demandons-nous avec inquiétude, cette doctrine si claire, si libératrice sera-t-elle mise en pratique ?Souhaitons quelle le soit avant qu’il ne soit trop tard et pour les patrons et pour les ouvriers.On construit moins Les derniers chiffres publiés par la Société centrale d'Hypothèques et de Logement montrent que si Ton termine plus de maisons cette année que Tan dernier, par ailleurs on en commence moins.A Montréal, le département de l'inspection des bâtiments qui délivre les permis de construction vient de révéler que durant les six premiers mois de 1951, on n’a délivré des permis que pour 4.014 logements tandis que Tan dernier, ce nombre était de 6,059, soit une diminution de près du tiers.Les coopératives d'habitation que nous avons visitées depuis quelques semaines, vont construire moins cette année: Le Service de l'Habitation de Drummondville qui avait construit plus de 40 maisons en 1950, va en construire seulement 25 en 1951; le Centre Bleury d’Iberville qui avait construit La fin (le la guerre n’est pas la paix Même une victoire par les armes ne donne pas la paix.La victoire des Alliés sur les armées allemande et japonaise n’ont pas donné la paix au monde.La cessation des hostilités en Corée n'apportera pas nécessairement la paix.Depuis cinq années, les diplomates des Nations Unies ont beaucoup parlé et ont fait beaucoup parler d'eux.Mais ils n'ont pas réussi à établir la paix, à donner la paix au monde.Dans son encyclique Summi Moeroris, Pie XII a lancé un appel aux hommes de bonne volonté.Plusieurs discutent, écrivent ou parlent de la manière d’obtenir cette paix si désirée.Mais on néglige trop les principes fondamentaux qui doivent servir de base à cette paix.près de 60 maisons en 14 mois de 1949 et 1950 n’en entreprend fes^ïSS d/toète ll°&pâlx tant que huit cette année; et c’est la même chose un peu partout, désirée: “la vérité, la Justice et la charité ”.On manque d argent pour le financement et pour ache- Ceux qui négligent ces principes ou qui ter les matériaux.L'incapacité ou le refus des Institutions de les combattent même, ne pourront jamais prêts à avancer l’argent nécessaire ainsi que les restrictions donner la paix au monde.fédérales sur le crédit bloquent littéralement la construction; d'autre part ceux qui ont un peu d argent se montrent hésitants à cause de la cherté des matériaux.D’autre part l’esprit coopératif qui se manifestait il y a quelques années s'est sensiblement refroidi en plusieurs endroits.Que faire?Financer plus libéralement la construction de maisons familiales; accorder des priorités et des escomptes sur le prix des matériaux à ceux qui veulent construire leur pre maison; enfin réveiller l’esprit coopératif pas mal défaillant aujourd’hui par une campagne d’éducation de ceux qui veulent se construire en leur montrant les avantages de la coopération bien comprise.C’est pourquoi le Pape recommandait des prières publiques pour que les principes de la paix soient acceptés par tous.Nous, pauvres ouvriers, nous ne pouvons pas agir sur le plan international pour obtenir une paix juste.Mais si, par nos prières et par nos actes, nous faisons la volonté de Dieu; si par notre Influence sur nos voisins, nous parvenons à créer un sentiment de confiance, nous aurons fait notre part pour la paix.' Ne cessons de prier pour la paix, ne cessons de faire notre devoir.Comme le disait le cardinal Suhard: “continues de travailler Si tu savais.encore aujourd’hui.Il n’est personne de nous qui n’ait été ému au souvenir de cette scène poignante de Notre Seigneur pleurant sur les ruines de Jérusalem: "Ah! disait-il, si du moins en ce jour qui t’est encor.donné, tu savais ce qui peut te procurer la paix.Mais maintenant, tout cela est caché à tes yeux!” Et le Maître de prédire en détail le châtiment qui frappera la capitale juive parce qu’elle n'a pas su reconnaître le temps où elle a été visitée.Cet Evangile que nous relirons dimanche prochain résonne â nos oreilles comme un grave avertissement d’une actualité particulière.Avons-nous souhaité la paix davantage qu’en ces heures d’insécurité et d’inquiétude que nous vivons présentement.Et pourtant ne ressemblons-nous pas au peuple juif qui fermait les oreilles au message du Christ, qui semblait comme ignorer la visite de Notre-Seigneur?Tous les jours, quelque événement courant vient nous faire réaliser que nous sommes loin de savoir ce qui peut nousjipporter la paix.Toutes les audaces de l’immoralité publique ne réussissent même pas à provoquer en nous quelque réaction collective un peu efficace.Et comme il est difficile parfois de nous faire poser un geste de foi, de religion dans la vie, un geste peut être ardu, mais qui révélerait un esprit chrétien authentique.Ce ne son pas ceux qui crient "Seigneur, Seigneur! qui entreront dans le royaume des deux mais ceux qui font la volonté de mon père qui est dans le del’’.C’est l’heure plus que jamais de réaliser le temps où nous sommes visités pour prendre le langage évangélique.Le Christ vit encore au milieux de nous dans la personne de nos chefs spirituels: "Qui vous écoute, m’écoute, qui vous méprise, me méprise et méprise Celui qui m’a envoyé".Prenons garde de mépriser et sachons écouter en ce jour qui nota est encore donné.et la paix fera chez nous de grands et rapides progrès.comme si la prière était Insuffisante; continuez de prier comme si l’action ne valait rien.” LI FRONT OUVRIER 14 JUILLET 1951- PAGE 5 DU LAIT À .09 cents LA PINTE Mackenzie Moyen d'augmenter le pouvoir d'achat des familles.-La meilleure partie de la valeur nutritive du lait ne réside pas dans la matière grasse.M.Claude Jodoin élu au conseil d'administration de l'O.I.T.Les familles, surtout les familles nombreuses, peuvent augmenter le pouvoir d'achat de leurs piastres en consommant plus de lait en poudre, soit comme breuvage, soit dans la préparation des aliments.C'est ce qui ressort de certaines discussions entre experts à la der- j nière conférence des agronomes de la province, tenue A Montréal, la semaine dernière.DC I.AIT A • CENTS LA PINTE Les agronomes constatent que l'industrie laitière est à un tour-1 nant et qu'il (aul se rendre compte que le lait ne doit plus se payer selon sa teneur en matière grasse.Il est prouvé, en effet, "que U meilleure partie de la valeur nutri-1 tive du lait ne réside pas dans la matière grasse.Quand le ronsommateur se rendra compte qu'il peut payer 3fi cents pour quatre pintes de lait desséché non gras, quand il | paie actuellement It cents la pinte pour le lait ordinaire, pen-set-vous que les consommateurs vont continuer d’acheter le lait ordinaire, at-on demandé?UN LAIT AUSSI NUTRITIF les nutritionistcs à l'emploi du ministère de l'Agriculture à Ottawa, comme possédant d'excellentes qualités nutritives.La raison, c'est que l'on trouve dans le lait desséché non gras tous les éléments constitutifs du lait naturel sauf l'eau et les matu ii i grasses.Le lait desséché non gras se compose donc de lactose, de protéines, de sels minéraux et d’humidité (2%).COMMENT LE PREPARER Le lait desséché non gras se vend ordinairement en boite de une livre, au coût de .33 la livre environ.Avec une livre de cette poudre, on peut préparer un gallon de lait.La méthode de préparation est indiquée sur tous les récipients et elle est très facile: on verse tout d’abord la quantité d'eau froide requise dans un récipients et l'on répand à la surface de l'eau la proportion de poudre correspondante et l'on agite vigoureusement avec un fouet ou une fourchette.ECONOMIE DE S100 PAR ANNEE Le lait desséché non gras est un Le lait préparé à la maison avec aliment par lui même.Il peut tou-du lait desséché non gras, qu’on tefois servir à la préparation d'au-appelle improprement poudre de très aliments: pain, gâteaux, bei-lait écrémé, est recommandé par gnes, tartes, galettes, glaçages.L'argent des autres Tu vas le dépenser si je te le laisse! boissons au chocolat, dans la confiserie, avec les céréales, etc.Somme toute, le lait desséché non gras constitue un aliment nutritif aussi complet que le lait naturel â l’exception des matières grasses qui ne constituent que 3‘4 p.cent du lait entier.D’autre part, le lait desséché non gras est spécialement recommandé â ceux qui ont de la difficulté à assimiler les matières grasses, surtout aux vieillards.Pour conclure, les ménagères qui vont faire l'achat de lait desséche non gras vont certainement faire un bon marché car cela va leur permettre de réduire leur compte de lait de près de 50 p.cent par semaine.Une famille qui consomme environ trois pintes de lait par jour peut ainsi économiser une centaine de dollars par année.Nous croyons que cela en vaut la peine et que les familles ont tout intérêt à tenter l'expérience.Disette d'hommes Un jeune couple avait sollicité la faveur d'être marié immédiatement après l'office du dimanche matin.Quand l'office fut terminé, le, ministre se tourna vers les assis \ tants et dit: "Que ceux qui désirent être unis par les liens du mariage se lèvent ; et s'approchent!" Il se fit un grand mouvement j dans l’assistance et treire femmes ! et un homme s’approchèrent de l'auteur.(The Ligourian) i Lorgonisotion internotipnole du Travail vient de terminer sa 34ème Conférence à Genève par le choix de ses nouveaux officiers M.CLAUDE JODOIN, du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal et représentant des travailleurs canadiens à la Conférence, a été élu délégué titulaire au Conseil d'administration de l'O.I.T.Il est ici photographié à Genève en compagnie de M.PAUL GOULET, assistant du sous-ministre du Travail et représentant du gouvernement conodien.Un autre dur coup porté au budget familial Les augmentations de loyer et celle des tarifs ferroviaires A la Fédération Ce qui compte dans l’argent que vous gagnez.c’est ce que vous épargnez! Vtnet ouvrir un compte d’épargne LA BANQUI ROYALE DU CANADA Une banque vraiment royale Le 4 juillet dernier, on a publié l'indice du coût de la vie en date du 1er juin 1951.L’indice combiné atteint le sommet record de 184.1, soit une augmentation de 18.7 depuis un an, et de 2.1 comparativement au mois précédent.L’ALIMENTATION C’est l’alimentation qui a contribué le plus à cette hausse: l’indice de l'alimentation atteint au 1er join de 239.8, par suite de l’augmentation du prix des oeufs, du beurre, du porc et des légumes frais.La situation n’est pas rose pour les consommateurs qui doivent payer ces augmentations quand elles se présentent mais qui ne peuvent pas toujours augmenter leur revenu proportionnellement.D’AUTRES HAUSSES EN PERSPECTIVE D’autres hausses sont en perspective.Tout d’abord l'impôt sur le revenu est augmenté de 20 p.cent depuis le 1er juillet, ce qui diminue le pouvoir d’achat des consommateurs.D’autre part, l’augmentation des loyers qui va suivre prochainement d'après des décisions de la régie des loyers et par celle qui sont en vigueur pour ceux qui ont signé leur bail ou qui en signent présentement, | va contribuer â augmenter la près-sion inflationnaire.La commission féd raie des Transports en autorisant une hausse de 12% du taux du transport des marchandises permet le déclenchement d'une autre hausse dans le prix des denrées.Il est donc à prévoir que les travailleurs ne pouvant plus faire face à l'augmentation constante du coût de la vie vont réclamer d’autres augmentations de salaires.Le Courrier.(Suite de la page 4) Soeurs.2.Pourriez vous aussi me donner l’adresse complète des Soeurs de la Congrégation Notre-Dame, rue Gloucester, Ottawa, Ont.Grondmèrienne R.—Voici quelques noms et adresses de foyers d'Ottawa, dirigés par des religieuses et recevant des pensionnaires pour un prix convenable, tnstitut Jean-ne-d'Arc, 467, rue Sussex Ottawa.Ont.; Foyer Saint-Michel, rue Beechwood, Ottawa, Ont.; Sister of Service, rue Albert, Ottawa, Ont.2.Pour ce qui est de l'adresse des Soeurs de la Congrégation Notre-Dame, rue Gloucester, Ottawa, Ont.Cette adresse est complète ainsi.M.Paul G rouard, dont M.Eugène Thérien, DS P , président de la Fédération des Oeuvres de charité canadien-nes-françaisvs, vient d onnon* , cer la nomination a la présidence générale de la campagne 1952 de notre grand organisme de charité.Agé seu-| lement de 33 ans et de ce fait le plus jeune président de campagne de toute l'histoire de la Fédération, M Girouord compte de longs états de service au soin de cette organisation.Au cours de la dernière campagne, il était président de la section des paroisses, qui a recueilli la magnifique somme de $754,000.JEAN-L ARCAND CHIROPRATICIEN Consultations TOUS LES JOURS I à 4 p.m.et 7 à 9 P ».560, rua Alrd — CL.1008 MAISON FONDEE EN 1938 Une maison propre contribue à la personnalité de ceux qui l’habitent.En plus du choix complet de papier-tenture J.M.RAVARV, INC.vous offre ies peintures émaux PRATT LAMBERT dont il est l’agent exclusif pour l’est de Montréal aussi Assortiment complet de vaisselle, bibelots, etc.J.M.RAYARY Inc.Am.1525.4030 Est, rue Ste-Catherine, Montréal PAGE 4 Savoir être personnel, prendre ses propres décisions et tirer parti des situations qui nous sont faites, voilà le chemin de la sagesse et du bonheur Chère José, II me semble que je ne suis pas comme les autres.Ht en ne me réussit.Les gens ne semblent pas désirer ma compagnie.Ce n’est qu'en les comblant de cadeaux que je parviens à faire remarquer aux autres que je suis là.Je suis physiquement aussi bien que les autres Ma santé laisse à désirer, ceci me rend hésitante en face des invitations, est-ce la raison de l’oubli dont je suis l'objet?Quand j'accepte une sortie je voudrais bien qu’on s'occupe de moi, il se (route quelqu'un de plus intéressant qui yarde le haut du pavé.L'art de devenir intéressante peut il s’étudier?DITES-LE MOI Ma chère «mie, vous semblés dépenser le gros de vos énergies à vous comparer aux autres et même à les envier.C 'est à mon avis le bon moyen de n’étre pas naturelle en société et partant, de n'étre pas intéressante.La façon de devenir intéressante comme vous le souhaites est assez simple.Il faut d'abord savoir s’accepter telle que l'on est.Détruises en vous le préjugé qui veut que ce soit un défaut de n'étre pas comme les autres.Si tous les gens étaient semblables, soyez assurée que l'ennui s’installerait à demeure dans notre monde.Ne faites pas de comparaison.Personne ne peut soutenir la comparaison.Et si vous croyez vraiment qu'on ne va pas à vous naturellement, allez aux autres.La discrétion a toujours sa place II ne faudrait pas pécher par excès contraire et en arriver i vous imposer.Ce n'est pas agréable non plus.Si à l'occasion d'une sortie de groupe on vous laisse tomber un moment, ne vous en attristez pas, profitez-en pour observer ce qui se passe autour de vous et pour réfléchir.C'est un bienfait que d’étre seule une minute, où que ce soit.Les gens ont trop peur de la solitude.Nous vivons dans un siècle d'étourdissement, les gens n'osent plus penser parce que cela les forcerait i s'arrêter.Votre mauvais état de santé peut fort bien être à la base de votre état d'esprit actuel.Reconnaisses que vous n’étes pas bien portante et que cela peut vous rendre un peu plus sensible.Surtout.ne blâmez pas vos amies.Dites-vous bien que si vous étiez • en santé, leurs attitudes ne vous blesseraient probablement pas.Cessez surtout de combler les autres de radeaux.C’est une bien mauvaise tactique.Votre entourage se rend compte que vous offres vos cadeaux d'une manière intéressée, un peu pour gagner leur amitié et leur attention.Personne n'apprécie cette situation.Si on ne peut pas vous payer de retour, on vous en veut et on se venge en vous rabrouant ou en vous évitant.Ceci peut vous paraître ingrat mais Je vous assure que c'est le fait d'un reflexe bien, humain.En terminant, Je vous demande pour votre bonheur de cesser de vous comparer aux autres.Vous êtes différente, et c'est bien ainsi.Soyez personnelle, prenez vos propres décisions et tires parti de toutes les situations qui vous sont faites.C'est le chemin de la sagesse et du bonheur.JOSE Q— Je suis étudiante et j'aurai bientôt seise ans.Je voudrais correspondre avec une Fronçai-et une Italienne ou une Espa gnole parlant français.Où pour rais-je m'adresser pour obtenir ces adresses de catholiques de mon âge?Merci.Blondinette R.— Ma chère Blondinette, Je crois que la J E.C., 430 est rue Sherbrooke, Montréal, possède un service de correspondance avec les étudiants de divers pays.Vous aurez peut-être à attendre à la reprise des classes i pour avoir votre réponse.La J.E.C.organisant des camps de formation au cours do l'été, les dirigeants désertent naturellement les bureaux.Toutefois, vous pourries essayer de placer votre demande tout de suite.Maux do Tête, do Dents, DOULEURS Névralgies, Rhumes, la Grippe, Douleurs Rhumatismales, Refroidissements soulagés promptement avec les Captabs ANTALGINC.f ^ En vente partout SSj et 9SÇ ANTALGINE Q.— Depuis trois mois un jeune homme me fréquente.Il est bien gentil et je voudrais agir dans la note en toutes circonstances.J'ai dix-huit ans et c'est le premier jeune homme qui me fréquente.Voici mon peI tit problème.Nous avons été invités récemment au mariage de sa cousine.Il a offert un cadeau à cette parente et l'a marqué de nos deux noms.Dois-je fournir ma part?Je n’en ai rien fait, dois-je lui offrir quelque chose?Julia R.— Ma chère amio, vous n'avez rien de plus à faire.Vous ne manquez pas du tout au savoir-vivre.Une jeune fille n’a jamais à débourser pour un cadeau que son ami offre en leurs deux' noms.C'est son rôte à lui.Ne craignez rien, vous êtes tout • à fait dans la note.REPONSE A LISE: j Au sujet de votre trousseau, la belle broderie est toujours à la mode.Pour vous en convaincre, visiter les grands magasins où on fait étalage des trousseaux de mariés.Dans les circonstances que vous me décrivez, contentez - vous de l'essentiel au point de vue vêtements personnels et lingerie de maison.Quant aux cours de cuisine française qui vous intéressent, écrivez à l’Ecole centrale des Arts et Métiers, 1263, rue Saint-Denis, Montréal, Qué.Tous mes voeux de bonheur.* # # Q.— Je voudrais continuer mon cours commercial en anglais dans l’Ontario dès septembre prochain.Pourriez vous me donner des adresses de maisons de pension à prix modiques, dirigées par des LE FRONT OUVRIER 14 JUILLET 1951 Crème glacée et gâteaux Un large plat de crème glacée, entourée de délicieux petits gâteaux au fudge, constitue un dessert des plus succulents.PETITS GATEAUX AU FUDGE 14 tasse de farine tamisée 1 tasse de sucre *4 tasse de lait 'i tasse de beurre mou 2 c.à thé de poudre à pâte 1 c.â thé de vanille 4 c.â thé de sel 2 oeufs battus 3 morceaux de chocolat pur fondu Tamiser la farine, la poudre â pâte et le sel.Défaire le beurre en crème, y ajouter le sucre graduellement.Incorporer les oeufs et battre.Verser dans le chocolat fondu.Ajouter les ingrédients secs en alternant avec le lait.Ajouter la vanille.Remplir au 2/3 de petits moules â gâteaux beurrés (ou moules en papier).Cuire 20 minu tes dans un four à T* modéré (350*F).CREMAGE AU CHOCOLAT 14 tasse de sucre en poudre 2 c.â table de lait chaud 1 c.â thé de vanille 2 cubes de chocolat pur Noix pecan.Faire fondre le chocolat au-dessus de l'eau chaude.Ajouter le lait chaud, le sucre et la vanille.Battre pour que la sauce épaississe en crème.Ajouter plus de sucre si nécessaire pour que le crémage refroidisse rapidement sans couler.Placer une noix sur le dessus de chaque gâteau.TOUT LE MONDE AIME LES GATEAUX SERVIS AVEC LA CREME GLACEE -i ii* > al Quand se brosser les dents La pratique commune à bien des gens de se brosser les dents ou lever le matin et le soir avont de se coucher, a peu d'effet pour combattre la carie dentaire, viennent de déclarer trois scientistes américains dans le journol de l'American Dental Association.x .Ces scientistes prétendent que les dentifrices pour être efficaces, doivent être employées immédiatement après avoir mangé des aliments riches en carbohydrates, tel que le sucre.Même les dentifrices contenant des substances ammoniacales auront peu d'effet si on les emploie seulement le matin et le soir.’ Ces trois savants qui ont fait des recherches spéciales sur l'emploi des dentifrices pour combattre la carie dentaire sont des professeurs d'universités américaines; l’un notamment, le Dr C.W.Schantz est en charge du Service dentaire de l'Armée américaine.Le seul antibiotique qui adhère assez longtemps â l’émail des dents, ont-ils découvert, est un composé de pénicilline.C'est pourquoi ils concluent que les autres substances qui n’adhèrenl pas à l'émail des dents et qui sont employées le matin ou le soir, ne produisent aucun effet et ne protègent nullement de la carie dentaire quand l'on mange des aliments sucrés.' POUR ETRE CHIC .MADAME EXIGEZ LA MARQUE JUNIOR CLASSIC MODES Quand vous achetez MANTEAUX COSTUMES Fabriqués pur J.-C.MAHL’IL, Mfg.1199 Fabre FAIkirk SMS MONTREAL Pour éviter lo carie dentaire, se brosser les dents de préférence après les repas, surtout quand on a mangé des aliments qui favorisent la carie.(.LAMOND & FILS LIMITEE Manufacturiers de bijouterie Aussi insignes et boutons émaillés 1065, Bleury.MA.716* Trousseaux de baptême, brodés, prêts ft porter, 915 en montant.Parures de lingerie et voiles de mariées, faits sur commande.Modèles exclusifs.Prix modérés.RAOUL YENNAT ENRG.9773.rue ST-DENIS Tél.LAneaater 1129 (Suite ft U page 9) 14 JUILLET 1951 Les syncopes de l'amour conjugal 10,000 personnes entendent au Colisée Québec, le R.P.Marcel-Marie Desmarais parler des "Syncopes de l'amour conjugal".- Magnifique réussite de la Fête des Pères.Le foyer chrétien, a’11 veut être heureux, ne doit pas être fondé exclusivement sur le plan du charme, des attraits physiques, des qualités Intellectuelles ou sur les convenances.Le foyer chrétien ne trouvera son équilibre que s'il est fondé sur une attraction mutuelle découlant de solides qualités morales et religieuses.LE CHEMIN DU BONHEUR Telle eit la conclusion qui se dégage de la causerie du R P.Marcel-Marie Desmarais, O.P., devant un auditoire de plus de dix mille personnes au Colisée de Québec, à l'occasion de la fête des pères Le R.P.Desmarais qui avait intitulé si causerie “les syncopes de l'amour conjugal” parlait sous les auspices de la L.O.C.de Québec et la réunion était sous le patronage distingué de Son Eve.Mgr Maurice Roy, archevêque de Québec et du Comité diocésain d'Action catholique.Pour trouver le chemin du bon- heur, dit le conférencier, l'amour conjugal doit être fortement imprégné de bon sens, de charité i et de cet amour évangélique qui réside dans la grâce sacrementelle du Mariage.LES SYNCOPES DE L’AMOUR CONJUGAL L'amour conjugal est particuliè rement exposé aux syncopes quand les sentiments des époux sont su perficiels.mal assurés, quand le dévouement total et la compréhension n'existent pas dans le coeur et l’ftme des époux.Tous ceux et celles qui projet tent de s’unir ou qui sont déjà liés l’un à l’autre et qui s’écartent ou veulent délibérément ignorer ces principes sont voués tôt ou tard à ces “syncopes de l'amour conjugal” .Mme René Armstrong, présidente diocésaine de la L.O.C.F.souhaita la bienvenue au conférencier qui avait attiré plus de 10,000 personnes à l’immense Colisée de Québec Le R.P.Desmarsis fut présenté par M Amédée Daigle, président diocésain de la L.O.C.et fut remercié par M.Lucien Côté, président du Syndicat de Qué- bec.2,200 ouvriers sont en grève à Saint-Jean Une maison unifamiliale de $7,200.— Cette maison unifamiliale salle à diner, deux chambres de bain, un salon, cinq chambres à < son s’est élevé à quelque $7,1 logements.On part sur des bases soli Les matériaux s'accumulent.— Deux employés du Service de l'Habitation Ouvrière sont en train de décharqer un camion de briques qui serviront à la construction de l'une des maisons actuellement en construction.Il y a près d’une centaine de coopératives d'habitation dans la province.Les unes construisent, les autres marquent le pas.les unes se financent d’une façon, les autres en préfèrent une autre.A •**(**¦,~yA'A'A'*-A-«^^ ^ 14 JUILLKT 1951 *• PAGE 8-LI FRONT OUVRIER LE COIN DES JEUNES Quel beau paifA ! Les grands dont parle Anne >ont les aînés des deux faQill-|«s: Alain, Chantal.François C*.Hughes.Philippe, Bernadette et Aline ne se quittent pis, aussi Hughes les a-1-11.surnommés les Inséparables.i ucapables de suivre les cj.ands, dédaignant les petits, iis s'amusent à collectionner timbres ,ou papillons, à composer des herbiers et ainsi de viite.Ghislaine, Claude, Gérard et Solange forment le nioupe des petits.Quant à Anne, moins active que les Grands, plus âgée que les inséparables, elle est de tous les groupes par l’affection que chacun lui porte.Sans le rechercher ostensiblement, la fillette a une préférence pour François.Un secret partagé crée entre les cousins une sympathie que les autres ne soupçonnent même pas.En ce moment, Installé devant la fenêtre de sa chambre le garçonnet écrit à son grand-père.Cher grand-père.Malgré le regret de ne pas être auprès de vous et de grand’mère Je crois que nous passerons de fameuses vacances ! Oncle Louis est très chic pour nous et le pays est de toute beauté.Ce qui est très amusant c’est d’être si loin de France, dans un décor tout nouveau et de se sentir un peu en France quand même! Jusqu'ici je n'ai entendu que du français.A la T.S.F.nous ne prenons que des postes français, canadiens-français Je veux dire.Bolsclalr.le Jardinier, est absolument le type du paysan normand.Ici, on dit 'cultivateur" ou "habitant” pour paysan.(Sl’ITE) Le lac Vert est dans le cratère d’un ancien volcan.Comme les Laurentldes sont les plus anciennes montagnes du monde et ont été nivelées par le passage d’un glacier, l’altitude moyenne de la chaîne est très faible, nous sommes & 100 mètres seulement.La villa est Joliment bien située; par derrière, on a abattu assez d’arbres pour donner une vue splendide sur la vallée avec le village dans le fond.C’est ce que je vols en ce moment.Par devant, la propriété s’étend Jusqu'au lac.La pente est douce pendant une cinquantaine de mètres environ puis tout & coup ça dégringole A pic; on a, alors, le choix entre un raidillon ou des marches de pierre.Auprès de la maison 11 y a des pelouses bordées de plates-bandes.Tout de suite après les plates-bandes, des bouleaux, des sapins, des mélèzes, des fleurettes sauvages poussent dans une herbe drue, parsemée d’énormes rochers moussus dont le pittoresque a déjà tenté le crayon habile d’Anne.Elle vous enverra sûrement de Jolis croquis.Le contraste est frappant entre la nature, absolument sauvage, et la ville ultra-moderne.Le confort ne manque pas: électricité, téléphone, eau courante chaude et froide; eau du lac avec un système de filtre.Il n’y a pas de gaz.mais une cuisinière électrique, puis un fourneau à bois, en cas de panne! Oncle Louis parle de faire installer un réfrigérateur, pour l'instant il y a une glacière ordinaire.Ce matin nous nous sommes amusés à voir entrer la glace.Bolsclalr se rendait au garage avec une hache, alors nous l'avons suivi.A côté du garage, 11 y a une grande pièce spécialement aménagée pour garder tout l'été, dans de la sciure de bois, d’énormes blocs de glace enlevés du lac en hiver.Quand la provision baisse & la cuisine, le Jardinier va couper ce qu'il faut et rapporte les morceaux entre de grosses pinces qui ont beaucoup amusé les petits.C’est rudement pratique! avec la chaleur qu’il fait ici et l’éloignement du village, il faut bien pouvoir conserver les aliments au froid.Tante Bernadette nous fait goûter toutes sortes de plats canadiens et nous nous régalons.Ce gourmand de Hugues a demandé A maman de ramener une cuisinière canadienne A l’automne.Papa lui a fait remarquer que ce ne sont pas seulement les qualités de la cuisinière, mais encore et surtout les mets du pays qui nous plaisent.Nous sommes bien loin de l’église mais avec la course quotidienne du Jardinier 11 y aura moyen de s'organiser pour y aller de temps A autre.Les inséparables ont déjà commencé trente-six collections: on trouve des feuilles, des écorces, des pierres, des Insectes dans tous les coins.Oncle Guy s'est fAché ce matin et a menacé de tout Jeter au feu: 11 y avait de quoi! Toute une famille de chenilles se promenait sur sa commode! Bernadette a avoué les Roman du Front Ouvrier MADAME SOUS-CHEF par COLETTE YVER no 40— — De qui?prononça Geneviève, horriblement blessée; tu demandes de qui?Est-ce que tu n'as pas à côté de toi une compagne qui s'est toujours crue le miroir de tes pensées, la soeur même de ton esprit, un esprit accordé au tien et qui est allée plus profond dans ton Ame que n’importe lequel?Est-ce que je n’étais pas là, moi, ton associée la plus intime, moi la responsable de ton bonheur, moi “ta moitié de ménage”, comme on dit chez nous; moi ta femme, Denis, ta femme! Rousselière ne méconnut pas la plainte sourdement pathétique, l’accent passionné qui frémissait, mal contenu sous ces mots.L’amour de Geneviève, qui lui avait refusé jusque-là tout sacrifice, toute satisfaction de ses volontés, toute adaptation à ses vues, se manifestait ce soir, à contretemps, mais bien émouvant chez une si fière créature.Ses paupières battirent un peu.H n’avait probablement jamais reçu de cet amour une expression aussi directe, aussi intense.C’étaient de tels mots qu'il avait tant de fois désiré entendre.Ils venaient, hélas! aujourd’hui à retardement et résonnaient dans un coeur qui n’avait plus d'échos à leur prêter.— Mais non, ma petite Geneviève.répondit-il assez cruellement.Tu n'étais jamais là, justement! Et si ta forme extérieure se trouvait piésente, d’aventure, c'était pour le diner rapide du soir où je te retrouvais enfiévrée encore de tes combats administratifs du jour, soulevée par des questions litigieuses qui occupaient trop ton esprit pour que mes modestes peines de coeur de pauvre homme tourmenté pussent l'atteindre.Je savais d’avance que cela arriverait.J’ai tort de me plaindre puisque j’avais consenti, afin de t’obtenir, qu’il en fût ainsi dans notre vie conjugale.C’était accepté.J’aurais dû me contenter du peu de tôi-même que tu me donnais, m’estimer heureux d'une fraction de ta vie.Mais plus nous vivions ensemble, plus je mesurais ce qui, de toi-même, me manquait.J’en ai pâti pour moi.J’en ai pàti pour les enfants.Ce n'est pas de cette manière que j'aurais voulu les voir commencer leur petite vie.Pierre a déjà connu de grands chagrins.On désire le bonheur total pour ses enfants plus que pour soi-même.Ah! pardonne-moi, Geneviève! C'est une faiblesse de ma part de retomber dans ce sujet, puisque les choses se sont passées comme j’avais admis qu'elles fussent Mais justement, ces choses que Je ne puis ni te reprocher à toi, ni confier à ma mère qui doit à tout prix me croire heureux, ni cependant garder au fond, de moi-même parce qu'elles m’ulcèrent à la fin j’éprouve un peu de douceur à les cacher — au gré de ma mélancolie, comme un pauvre trésor lamentable mais cher — dam un coeur ami.Ne va pas chercher autre chose, Geneviève, dans ce qui m’attache à Denise.Je ne t’ai pas trahie, ma chérie.Je n’ai pas d'amour pour elle.C’est une petite fille pleine de raison Je l’ai nommée Notre-Dame du Bon Conseil.Elle est beaucoup plus qu'un enfant et beaucoup moins, — si ce n’est bien davantage, — qu’une femme.Sa science de la vie est inconcevable.Elle me dicte toujours la conduite la meilleure à tenir.Il s’en est fallu d'un ordre d'elle opur qu'au printemps dernier je ne me fasse nommer en Algérie.Le visage de Geneviève s’était lentement décomposé.Il portait toutes les traces de son angoisse qui s'accusaient à mesure de cette cruelle confession.Jusqu’ici elle n'avait pas interrompu Denis une seule fois; mais, enfin, elle ne put se contenir: — Tu as songé à me quitter?Tu es allé jusque-là, toi Denis?— Oui, j’y ai songé.—Et c’est un ordre de Denise Charleman qui t’a retenu?—C'est un avis de Denise, comprends-moi bien, Geneviève.Si je suis resté, ce ne fut pas pour obéir à Denise, ni pour lui complaire, ni pour lui témoigner une soumission amoureuse.Mais parce qu'elle m’a démontré qu’on ne défait pas ainsi son foyer; qu’il faut maintenir à tout prix son foyer, même précaire.—Denise a donc déclaré notre foyer précaire?—Non, c’est moi.Elle, Denise m’a fait comprendre la vérité, à savoir que, a priori, je serai toujours beaucoup plus malheureux loin de toi que, même privé de toi dans un foyer que tu présides toujours.Geneviève éprouvait un effondrement total de l’orgueilleux bonheur connu jusqu'ici.La confession de Denis, d'une si cruelle sincérité, ravageait toutes les illusions sur lesquelles cette jeune n rrn 10 11 U HOMZONTALEMENB | — Sur*elU»oce ettenUve.S — Colère — Hameau jeun* •» flexi-bit.M .g-.Régit nécMMlrt ét obllgitotr# — IllIffB « — Pronom personnel — Organisme dee Nations Ualee — VUle de Ch aidée._______________________ Solution du problème de U semaine dernière BQBHQUQBaCiy U dULJ UU ü UUÜU lElR|A|T|E|R IRENES PIE |R ARE • Ce qui échoit à chacun par le sort — Choisir.-la plue nie populace — Planche de bols pour soutenir lee tonneau» — Un dee Jugea d'iaraél.-OonJutaUon — Possédé — See.etétlle.-Manche, au tennla — Verbe qui exprime de le gaieté.-Orne — Deux eonaonnee.- Une dee cinq partie# du monde — Cube à jouer.Il — Venue an monde — Entreprendra.•m*r«r ____ VKH TIC ALXMIN» t — Ace arancé.I — conjugaison — Hlvlére de Prance — Adjectif numéral S — Oelée dae eaux — Equerre — Amé-nt à toi.4 _ voyelles Jumelle* — Une de* Oy- S-é- T — • — DémonatraUf — De verbe rtr* — Pronom Indéfini.j t —Epoque — Bramer, su parlant du ont.10 —Peut poème lyrique — Btui ée métal.U —Métal Jaune — PU du rleege — TroU foie.Grand éloignement ___ Carte à Jouer — Un dsa santon» suisses — Propre.Dit qu’une chose n’existe pas — Nom du phamoU dans lu rjn- avoir posées IA pour un Instant, puis les avoir oubliées! Voici Hugues et Alain avec qui je partage la chambre; finie la correspondance pour ce soir.Bons baisers à grand’mère et un Joyeux souvenir aux cousins.Votre petit-fils affectueux, — François.Lac Vert, province de Québec.Canada.A suivre femme entière et avide avait fondé sa tranquillité béate.Cette domination amoureuse sur Denis qu’elle croyait détenir par les habitudes de la vie conjugale et de l’amour, c’était une autre femme qui l’exerçait.Et quelle femme! Denise Charleman, cette cervelle d’oiseau! Voilà près de qui il allait chercher ses directives, les décisions maîtresses de sa vie! Elle eut à ce moment une minute de tel accablement qu’elle lança vers la porte un regard de prisonnier qui cherche une issue.Quelque chose d'intolérable pesait sur elle à quoi elle avait l’anxiété de ne pouvoir échapper.Elle se raidit cependant pour marquer beaucoup de sang-froid, de calme, de sérénité et prononça: —e dois beaucoup de reconnaissance effectivement à Denise Charleman gràcg à qui j’ai conservé un mari qui voulait me fuir.—Ma pauvre chère femme, repartit Denis, témoin du bouleversement de Geneviève et qui cora-mençaait à craindre d’être allé trop loin dans l’absolue sincérité,—sans doute, même sans Denise, n’aurais-je jamaais eu le courage de te quitter.Car je ta demande, après tout ceci, de retenir une chose: c’est que je n'aime pas Denise et que je t’aime toujours.—La seule femme qu'on aime, murmura-t-elle d'une voix sourde, c’est celle à qui l’on ouvre tout son coeur.—Tu as raison, dit Denis.Et c’est bien pourquoi, ce soir, je t'ai fait lire dans le mien en pleine lumière.Désormaias tu as ma vérité tout entière.Oui, je t’ai confessé ma confiance dans la femme de notre ami, et le besoin que j’ai de as douce sagesse, et même l’apaisement que j’ai souvent goûté près d'elle quand j’avais de grosses révoltes d’homme contre toi.Ce n’était rien de mal, mais j’ai voulu que tu ne l'ignores pas.—Je t’en ai beaucoup de reconnaissance, dit la jeune femme toute tremblante et qu'en un pareil moment rien n’aurait su apaiser.Mais pourquoi, avant d’aller à Denise Charleman, n'es-tu pas venu à moi d’abord, tout naturellement comme à ta seule confidente?—Geneviève! inconsciente Geneviève! Tu oublies que bien des fois j'ai eu la faiblesse en effet de reprendre avec toi ce sujet,— cette pierre d’achoppement qui, avant notre mariage avait déjà fait buter nos projets d’union.Non! je ne pouvaais plus passer ma vie à te supplier pour une grâce que tu étais formellement résolue à ne jamais me consentir.J'ai décidé de te laisser jouir en paix des satisfactions que ta donne ta brillante carrière.Pourquoi insister davantage?Ne trouve pas mauvais, en revanche si, dansa la société d'une autre femme—une femme que je vois d’ailleurs le plus souvent en compagnie de son mari,—j’apaise quelquefois mon coeur un peu.agité.A un entretien si redoutable et qui avait conduit cette femme et.ce mari au fin rebord d'un abîme, U ne pouvait être donné dt conclusion, si ce n'est l’affreux silence de leur nuit blanche qui suivit.Dira un mot de plus» vain et Inutile, ils se le défendirent Le mari, lui, avait soulagé aa rancu-nées.Maaig Geneviève sombrait dans cette noire confidence d'une trahison larvée daana laquelle, uns faute apparente, même, avec une certaine innocence virtuelle, c’était à une autre femme que Denis avait apporté le plus intime de son coeur.Leur sort, au cours de cette nuit où leurs deux personnes immobiles et muettes, semblaient s'ignorer mutuellement, mais où un oraga roulait dans leurs deux poittynei, était bien inégal.¦ (à suivre) t H JUILLET 1951 LE FRONT OUVRIER PAGE ! Voilà encore rot animal plu* insignifiant que Jamais ! Quelle comédie ! Un chat de ruelle qui chasse les papillons ! Je pourrais me passer de vos remarques ! (fuM-ToM-fUrt * tiooty.uM % K Pourtant, Je vais réussir ! Viens voir I Apprend que Je m'en vais capturer une tarte ! Comment capturer une tarte avec cela?! Ça me dépasse ! De plus en plus ridicule ! Nous voici en face de la patisserie Schnoogle.Vois ce qui va se passer ! J mas Habituellement, il répond plus rapidement que cela! Peut-être ne ra’a-t-11 pas entendu ! Tout d’abord Je grimpe sur la elàture et.I Le propriétaire ennuyé par mes Q miaulements va me lancer une tarte L nu# te mais saisir ! En ce ras, que Je mais saisir tout est perdu! J’aurais tout vu dans ma vie ! Yi.IPE / J'ai quelque peu manqué mon coup, mais au-dessus de mon oeil droit, il y en a un bon morceau ! ^ Non ! Je vais me reprendre ! Ne serait-il pas plus simple de t’en acheter une?P 9 * mm mm, FOXO REARDON fiOZO — Le levage doit sécher ! LI FRONT OUVRIER PAGE 10 -14 JUILLET 1951 Poussée victorieuse du Sherbrooke Il remporte sept gain* en huit jours — Bon rendement de* lanceurs de Gladu — Shapiro, le lanceur malchanceux ! (par PAT ROY) SHERBROOKE, 9 (D.N.C.)—Tel que- prévu, le Sherbrooke a commencé sa poussée victorieuse.Depuis le 1er juillet, nos porte-couleurs n'ont pas subi la défaite, remportant sept victoires pour monter en 3e position.Il est à prévoir qu’à notre prochaine chronique, ils seront ra 2e place, mais il faudra que les Cubs de Drummondville perdent à leur tour pour que nous puissions espérer la première place.Pendant que nos gars remportaient sept victoires, les Cubs accumulaient huit triomphes, portant à cinq parties et demie la marge qui les sépare des Athlétiques.|,es artilleurs qui ont remporté nos sept gains sont: Brown, Roche, Parker, Gosselin, Shapiro, McDonald et Flanagan.Voilà une des raisons de nos succès; nos lanceurs se sont partagé l’ouvrage et ont pu tenir le coup L’étoile No 1 de cette série, croyons-nous, fut le vieux vétéran Brown qui, en plus de remporter une populaire victoire sur les Cubs, a réussi un circuit et un double dans trois parties consécutives pour conduire son équipé trois fols à la victoire.La télévision dans les salles de cinéma serait mise à l’essai par le baseball Une expérience de Mike Jacobs reprisa par N.B.C.pourrait profiter, croit-on, au sport du baseball — Les droits de télévision vendus à des milliers de théâtres signifieraient des sommes fabuleuses — Autres aspects envisages (par PAUL GUERTIN) Il faut dire que ai Dame Chance était avec nous.Dame Malchance l'accompagnait, car Gladu, Balles-(er et Brown furent blessés et Montâtes dut remplacer Garcia au 3e but, celui-ci jouant à l’arrêt-court.Mantaras s’en tira très bien.Shapiro est l'un des lanceurs les plus malchanceux de la ligue; il lance des parties de toute beauté et n’accorde que de maigres coups •ûrs Ses parties de 3, 4, 5 coups sûrs ne sont pas rares, pourtant son record n’indique pas sa valeur et la raison est la suivante: chaque fois qu'il est au monticule, les frappeurs tombent dans une léthargie; le cas s’est de nouveau présenté, samedi, alors qu'il a blanchi Trois Rivières 1-0 II n’ac- corda que 2 coups sûrs, et nos hommes n’en ont cogné que 7, tout en se permettant de commettre 4 erreurs.Le lendemain, ses équipiers ont rogné 18 roups sûrs bons pour 17 points.Et si l’on regarde le retord de Lou Shapiro, on verra qu’il avait accordé moins de coups sûrs que ses adversaires.L’on dira ce que l’on voudra, Lou Shapiro est notre lanceur no 1.Il fait bon de voir qu’il a eu l’honneur de remporter les honneurs de la partie d’étoiles, ce soir, à Drummondville.Comme nous avons maintenant plusieurs bons lanceurs,- Shapiro pourra remporter plus de triomphes.Lorsque l’International Boxing Club fit téléviser le combat Lee Savold-Joe Louis sur circuit fermé pour le bénéfice de huit théâtres américains en dehors de New-York, la succès de cette expérience fut tel que d’autres sports se dirent immédiatement intéressés à adapter cette initiative à leur champ d’activité.La télévision également sur circuit fermé du combat Roblnson-LaMotta ne fit que corroborer les conclusions de l’expérience antérieure.Les magnats de la boxe furent évidemment les premiers enthousiasmés.On ne parle plus maintenant que des possibilités illimitées qu’offre ce nouveau medium de communication.On souligne, avec raison, que si la télévision était en train de tuer la boxe, la solution qu’on vient de trouver est le remède tout désigné pour parer à la situation.Le circuit fermé assure, en effet, un auditoire payant en dehors de la ville où a lieu le combat et ne prive pas le promoteur de la rencontre d’une Intéressante assistance à son aréna.De plus, contrôlant ainsi les vil- expérience déjà en 1941, et si la loppements ouvrent évidemment les qui peuvent capter la télévision guerre n’avait pas dérangé ses i de nouveaux horizons, d’un programme, on pourra s’ar- plans, il est probable que cette mé* i Certain* dirigeants du baseball ranger pour que la description thode serait aujourd’hui perfection-1 croient que la télévision de la d’un grand combat à New-York, née et d’application générale Ja- prochaine série mondiale 1991 sur Détroit ou Chicago, ne viennent cobs avait lui-même puisé cette ! circuit fermé dans les théâtres rap-pas nuire aux recettes d’un autre combat de moindre importance qui pourrait avoir lieb, le même soir, dans un plus petit centre.On ne peut nier que la solution soit ingénieuse.D’ailleurs le grand idée en Angleterre, où un combat porterait d’intéressants dividendes, de boxe avait été télévisé pour les même ai la télévision générale se- théàtres un peu auparavant.CONTRAT DE 5 ANS C’eat le baseball actuelle! eut Montréal virtuellement assuré du championnat Leur avance nous justifia de les saluer déjà comme les champions de 1951 — Les frappeurs auront la partie moins facile avec les lanceurs à leur meilleur — Faiblesse contre les clubs de deuxième division (par PAUL Gl’ERTIN) Après avoir pris une avance qui leur assure virtuellement le championnat du circuit Shaughnessy les Royaux de Montréal ont subi en fin de semaine deux cuisants échecs aux mains des Cubs de Springfield, apparemment désireux de se venger des humiliants revers subis depuis le début de la saison aux mains de ce même club.Même s’ils occupent la dernière place du classement, sans espoir apparent d’améliorer leur situation, les joueurs de l’instructeur Kelly ont remporté samedi et dimanche deux victoires impressionnantes, toutes deux dans la quatorzième manche, au moment où deux hommes étaient retirés et que la partie semblait devoir se prolonger indéfiniment.Ces deux défaites ont été débitées aux lanceurs gauchers Torn LaSorda et Chris Van Cuyk, qui avaient brillé au monticule depuis la première jusqu'à la dernière manche.Mike Jacobs avait tenté pareille; qui ae montre le plus intéressé à la nouvelle méthode de télévision.Déjà l’on parle d’utiliser partiellement ce moyen de communication pour les séries mondiales majeures de l'automne.On sait que.Il y a quelque tempe, le commissaire du baseball “Happy” Chandler a vendu les droits de télévision générale pour les séries mondiales à la compagnie Gillette Safety Ra-sor et à la Mutual Network, à raison de $6,000,SOS pour une période de cinq ans.Mais le contrat stipule que le baseball peut vendre les droits de télévision aux théâtres à sa guiae.Impressions de voyage Notre chroniqueur de Québec, M.Fortin, nous parle de son voyage à New-York.NEW-YORK, 5 — Vous me permettrez.M.Guertin.de venir vous communiquer quelques impres -sions du voysge que je viens do faire ici avec quelques amis de Québec.Je vous parlerai surtout du baseball que j’ai vu dans Is grande métropole américaine.Comme vous l'imaginez bien, un bon sportif ne saurait aller à New-York sans se rendre au Yankee Stadium.Nous n’y avons pas manqué.Une importante série était rait alors permise.LE BASEBALL MINEl'R Les possibilités entrevues sont surtout pour les années à venir, quand lea cibles nécessaires pour une telle télévision à circuit fermé joindront l'Atlantique au Pacifique.ce qui pourrait bien être le cas pour le début de l’année 1952.Plusieurs experts soulignent également que cette invention permettra de résoudre bien des problèmes créés actuellement par la radiodiffusion et la télévision des joutes des circuits majeurs.En reproduisant sur circuit fermé les joutes importantes, comme la partie d'étoiles, la série mondiale et certaines joutes d’intérêt particulier, les ligues mineures n'auraient plus à se plaindre qu'on leur en- En 1949.lors de la série mon- **** *n**l«urs diale Yankees vs Dodgers, six théâtres déboursèrent la somme de GAIN POUR LE CINEMA Fait qu’il est bon aussi de noter: $33,000 pour reproduire la télévi- |e cinéma a lieu de se réjouir de sion de ces joutes sur leurs écrans.ces nouvelles expériences et des La télévision générale dans les nouveaux horizons qu’elles ouvrent, maisons et les tavernes n’était pas Le cinéma se plaignait que la té-interdite.Ce fut un succès assez lévision lui nuisait: voilà que la à l’affiche entre les Yankees et les ordinaire, mais les récents déve-, télévision veut coopérer avec lui.Red Sox de Boston.Pas moins de 150.000 spectateurs assistèrent aux trois joutes.DUELS DE LANCEURS Nous aurions aimé voir quel C'est encore un bon point en fa- qu’ils ont remporté hier contre les veur de la nouvelle formule Giants, leurs principaux poursui-vantÿ En tout temps les partisans des "Bums’’ furent considérés ques bon, coups de bâton, mais ,aMtiiqUeS Potinns et.Au moment où ces lignes sont écrites les Royaux disposent encore d'une avance de neuf parties sur le Buffalo et de 11 partie, complètes sur le Syracuse, l'adversaire le plus redouté des équipiers de Wally Allstoh.Il est généralement admis que la club qui devance de quelques parties le 4 juillet l'équipe qui se rapproche le plus de lui décroche le championnat de sa ligue.Dans le cas de l’Internationale le Montréal domine dans presque tous les domaines et rien ne semble devoir arrêter sa poussée triomphale.Avec les Rodriguez, les Gilliam, les Russell et les Shuba les nôtres devraient facilement se ptaintenir en première position jusqu'à la fin de la saison et dé- J.A.PIGEON Enrg Ifhald «t Albert Pif»»", prop.VA IISES — SACOCHES *» ARTICLES DE CHIE CKaaonioo ‘‘Slator” CarSoanorto rnSaraa M.rao WaMaflaa-NarS, - TM.t-llli Shark raoka crocher éventuellement les honneurs de la petite série mondiale.Du peint de vue moyenne au bâton la fin de semaine a été peur ainsi dire désastreuse pour les nôtres.Quelques uns de nos Joueurs les plus réputés n'ont pas frappé un seul coup sùr en dix présences au marbre, d’autres en ont frappé un seul et rare sont ceux qui en ont obtenu deux.Evidemment il faut s'attendre à des revers de ce genre à un moment ou l'autre dans la saison, même si les coups de bâton opportuns seront moins fréquents d'ici septembre en raison du fait que les lanceurs seront à leur meilleur.11 faut dire que les Royaux ne sont pas les seuls à éprouver des difficultés lorsqu’ils viennent aux prises avec des équipes de deuxième division.Les autres meneurs jdu circuit, le Syracuse et lo Buffalo notamment, remportent rarement des victoires faciles en ce moment et cette situation se répé-1 tera plus ou moins fréquemment durant le reste de la saison.des lanceurs et les clôtures du Yankee Stadium ne furent pas du tout avariées, croyez moi! Ted Williams, par exemple, ne réussit que deux maigres coupa sûrs en 11 présences au marbre; Joe DiMaggio en frappa trois en 12 apparitions au bâton, mais son double à la 8e manche de la 1ère partie donna la victoire aux Yankees Vie Raschi et Ed Lopat des Yanki, démontrèrent beaucoup de classe pour remporter leur douzième et onzième victoire respectivement, tandis que Dom DiMaggio accomplissait quelques beaux arrêts aux applaudissements de la foule.• Toutefois, malgré le manque de sensations, nous fûmes fort impressionnés de nous trouver dans cet immense amphithéâtre qu'illustrèrent les Babe Ruth, les Lou Ghe-rig, les Bill Dickey, dont de larges photographies rappellent ici et là les exploits.D’ailleurs les Américains savent frapper l'oeil du visiteur et tout est fait avec grande solennité.Un grand nombre d’endroits publics sont dotés de la télévision de sorte que des millions de gens suivent les péripéties des parties presque malgré eux.LE CHAMPIONNAT AUX BUMS J'allais oublier de vous parler de la Ligue nationale! ?Une autre série fort importante ae déroule actuellement à Brooklyn et tes Dodgers sont presque un choix unanime pour passer dans (Suite de la page 11) pour leurs oons .cu> , comme la plus grande surprise de et leur enthousiasme ne connaît j l'snnée 1951 dans la boxe.______Pour pas de bornes.Quand les Bums 1 ceux qui ont déjà vu Robinson à l'oeuvre et qui ne connaissaient point Turpin, cette défaite du champion noir, considéré comma le meilleur pugiliste livre pour 11» vre actuellement, a quelque chosa d'incompréhensible.Quoi qu’il en aoit, cette victoire de l’Anglais, prouve que les Européens ont raison lorsqu'ils réclament que les Américains ne s'arrogent point le sont en ville, beaucoup de gens “oublient’’ leur travail et filent tout bonnement au Ebbets Field.Bon! Je m'aperçois que j’ai pas mal bavardé, d’ailleurs il se fait tard et nous avons beaucoup de chemin à parcourir demain.Je vous laisse donc le bonjour et j’ai bien hâte de revoir Québec afin de constater comment vont nos monopole de créer les champions.Cette victoire de Turpin rehaus- Braves.Sportivement vôtre, Charles-Henri FORTIN sera également fort le prestige de l'Angleterre dans le monde de la boxe.OMER BLANCHARD Distributeur d’huile à chauffage IMPERIAL No 1 $0.18'i le gallon CL.43B2 MEDICAMENT » Un traitement efficace en quelques jours.Pour faire disparaître voe taches de rousseur, employez ROU-GAX, $1.55.Pour taira disparaîtra voe rides, appliques R1DEX, $1.25 (C.O.D.accepté).Praduits Moder la série mondiale, après le double aes, 444 Brune, Drummeodvillo.Cours PAR CORRESPONDANCE — Enseignons Français.Anglais, Arithmétique.Comptabilité, Sténographie.Dactylographie.Diplôme accordé pour chaque matière.Propectus gratuit sur demande.Adressez: COURS PRATIQUES B 1LI N G U E 8 Enrg., Casier: 65, ST HYACINTHE, P.Q.FERNAND PION Assurances générales 5S4 rue Cadillac, Montréal Tél: TU: 2*39 Ex-dirigeant jocisto PAGE U 14 JUILLET 1951- LE FRONT OUVRIER La Ligue Provinciale à l’honneur Sa joute d'étoiles attire plus de 4,000 personnes — Populorité du président Molini — Belle hospitalité du club Drummondville et de Frank Silva — De véritables étoiles (par V.P.) DRUMMONDVILLE, 10 (spécial au "Front Ouvrier’’)—Nous avons assisté, hier soir, à la troisième joute annuelle des étoiles de la Provinciale, disputée dans cette ville.Nous avions voulu voir à l’oeuvre la crème des joueurs de ce circuit, vérifier personnellement si la réputation du circuit n’était pas surfaite, et nous n’avons pas été déçu.Cette classique fut k tous points de vue un triomphe.* • Une douxaine de journalistes des diverses villes du circuit et de l’extérieur ont semblé de notre avis.Tous ont suivi la partie avec un intérêt visible, applaudissant souvent discrètement aux coups d’éclats des porte-cou eurs des deux camps en présence.On a vu là de fameux lanceurs en Gomez, Shapiro et Stem.Gomez a particulièrement impressionné, blanchissant ses adversaires pendant les trois manches qu’il a lancées.Au champ, plusieurs ont effectué d« beaux arrêts, des arrêts comme on en peut voir dans l'Internationale.N'importe lequel de ces deux clubs d'étoiles aurait certainement fait la vie dure à des clubs de classe "A” et peut-être même trois "A”.Les arbitres aussi ont été à la hauteur de la situation.Les quatre que nous avons vus à l'oeuvre, Scotty Morrijon, Charles Larente, Desjardins et Mitchell connaissent bien les règles du jeu et savent te faire respecter C'est un atout important pour le succès d'une ligue.La foule de plus de 4,000 personnes qui a vu les as de la section sud l'emporter sur ceux de la section nord par le compte de S à 3, était sûrement enthousiaste.De nombreuses délégations étaient venues de plusieurs centres du circuit.Les applaudissements n'ont pas manqué aux joueurs et chaque bon coup était "sportivement'’ souligné.On nous dit que l’enthousiasme est grand dans toutes les villes de la ligue.C’est que, dans l’ensemble, la ligue est bien balancée.N’importe lequel des cinq clubs pourrait déloger les détenteurs actuels de la première position d’ici une dizaine de jours.Comme nous le disait Frank Silva, gérant d’affaires des Cubs, on peut se faire une idée de la force à peu près égale de ces clubs, quand “une équipe comme la nôtre remporte 21 de ses 24 dernières parties et pourtant «e peut devancer ses plus proches rivaux que par 4 parties et demie”.Les directeurs du circuit sont largement responsables de ces succès.Ou a pu ae rendre compte que les amateurs de baseball apprécient hautement ce beau travail.Quand Moiiui a fait ma apparition sur le terrain, H fut grandement ovationné.SI nous nous fions aux témoignages que nous avons recueillis ici et là, au cours de ce voyage, Molini mérite cette admiralieq.Il ne compte ni son temps ni ses fatigues pour assurer au circuit une direction éclairée, sage et fer-aae.On a fait les choses en grand à cette classique d’hier.Les Cubs de Drummondville ont reçu les représentants de tous les clubs, de même que les journalistes, au nom de la ligue.Frank Silva, en particulier, a vu à ce que tout le monde fut satisfait.Un petit fait que nous ne pouvons nous empé cher de souligner, à l’honneur de M.Silva, vaut d'être rapporté ici.Un journaliste de Montréal, ayant manqué l'automobiliste qui devait le ramener dans la métropole, M Silva voulut bien mettre un taxi à la disposition de ce dernier pour lui permettre de réintégrer son domicile.Il n'y avait plus, à cette heure tardive, ni train ni autobus.M.Silva nous déclarait que son club avait déjà attiré plus de 50,000 personnes à ses joutes locales de puis le début de la saison.Il espère que les assistances à Drummondville dépasseront les 100,000, cette année.Ici et là.John Davis et Stan Bréard sont évidemment les deux joueurs les plus populaires des Cubs auprès des amateurs de leur ville.Au cours de cette partie d'étoiles, une gentille demoiselle, Mlle Denise Fréjeau, a été couronnée "Mlle Ligue Provinciale”.Elle a été choisie pour cet honneur par les journalistes présents, dont votre humble serviteur.Roland Giada va toujours bien avec les Athlétiques de Sherbrooke.Un des arbitres du circuit avec qui nous avons causé, nous déclarait: "Roland est encore meilleur, cette année, qu’il l'était l'an dernier.Gladu ne semble pas vieillir.”.Des amateurs de Drummondville nous ont confié qu’ils aimeraient voir Jean-Pierre Roy s'aligner pour leur club.* Le terrain du Drummondville doit être l'un des plus beaux du circuit.Sa surface est bien unie.La construction de bois est moderne et l'éclairage ne laisse pas à désirer.On sait que ce stade a été inauguré l'an dernier.Quand on aura semé du gazon sur le losange, ce terrain aéra à peu prés parfait.La pelouse, au fait, serait prête pour 1052 .Il est toujours question, à Drummondville, de la possibilité de bâtir un aréna à glace artificielle Le projet n’est pas mûr encore évidemment, mais on en discute assez librement.Peu de clubs dans la Provinciale joueront les 126 parties régulières Déjà plusieurs parties ont dû être remises et il faudra terminer lo cédule en temps — Des statistiques — Seul Québec a figuré ovec avantage contre les Cubs (par NOEL SYLVAIN) DRUMMONDVILLE » (D.N.C.) Plusieurs parties furent remise* par la mauvaise température.Nous doutons fort que chaque équipe puisse cpmpléter sa cédule de 120 parties.De nombreux programmes .doubles devront être joués dans les prochaines semaines pour reprendre le temps perdu.Nos Cubs se maintiennent au haut du classement de la Provinciale avec la plus forte marge obtenu à date par une équipe sur celle de deuxième position, soit 4Vk parties.Dans nos 25 dernières parties, nous avons connu la victoire à 22 reprises.Nous jouons actuellement pour une moyenne de .880 et si nous continuons à ce rythme nous devancerons nos adversaires par une assez forte marge le 5 septembre prochain.Nous nous demandons ce que pense actuellement le confrère • Goyette de Granby qui soutenait, il n’y a pas si longtemps, que les Red Sox termineraient la saison, 20 parties en avant de tous leurs adversaires.Toujours suivant M.Goyette, l’équipe de Granby devait être tellement formidable que la course au championnat perdrait de son attrait tant le club Granbiea était supérieur à toutes les autres équipes dp circuit Molini.Nous vous parlerons encore statistiques cette semaine.Voici au 1er juillet le travail des Cubs contre les sept autres clubs: a.p.p.».c.«.e.__ S 4 *7 SS S _ « S 87 SI 11 Farnham s 8 27 81 8 Drummond ville 8 8 r 48 10 Granby s 4 !» 47 18 Drummond villa 4 8 28 82 « Troi»-Rivi*rw s 8 88 «s 18 Drummond villa s t 48 •9 12 Sharbrookc t B 88 U 11 Drummond vil la « 1 t 88 88 12 Qufbat t 8 44 72 16 Drummond villa , „,t .8 8 42 •9 10 Ces chiffre* démontrent que seul Québec s eu plus de triomphes que de revers contre nos Cubs.C’est donc jusqu’à date notre bête noire cette saisqn.Si nous réus-pissons à.obtenir plus de victoires que de défaites contre ce club nous aurons d’excellentes chances de décrocher la première posi tion.SUR LE FRONT DI) | BASEBALL JUNIOR Par Léo SURPRENANT La Ligue de baseball Montréal Royal Junior, du président Gérard Thibault fait toujours parler d'elle dans la ville de Montréal comme dans la province de Québec.Nous sommes toujours très heureux d'aller voir évoluer les clubs de celle Ligue car ce sont des clubs de jeunes qui ont réellement à coeur le sport du baseball.Inutile de dire que tous cet jeunes jouent au baseball pour rien, (Implement par amour du sport et aussi pour se faire un nom pour pouvoir plus tard se lancer dans des ligues plus fortes et plus rémunératrices.Mais franchement je crois que l'entrain est souvent plus grand chez ces jeunes que dans les ligues majeures et à voir l'enthousiasme des spectateurs qui ae pressent sur les losanges de Montréal nous nous demandons parfois si cette Ligue n'est pas aussi populaire que la Ligue provinciale.Presque 200.000 spectateurs ont vu à date évoluer les jeunes étoiles de cette ligue et la saison n’en est qu'à la moitié.Je crois que les pronostics faits par le président Gérard Thibault au commencement de la saison vont se réaliser et que le total des spectateurs va certainement atteindre les 500.000 d'ici la fin de la saison.La grosse manchette tie la semaine su moment où nous allons saut presse est sans contredit la suspension possible du gérant Fred Spada, du Maisonneuve et du jeune Frigon, du même club.Nous sommes à nous demander si cette manoeuvre de la suspension de Spada — menace heureusement écartée — n'était pas une manoeuvre un peu en-dessous de la part de certaines personnes pas trop contentes de la belle tenue du Maisonneuve depuis le commencement de la saison.Il ne faut pas oublier que le Maisonneuve détient la tête depuis un bon bout de temps et nous savons que ça ne fait pas l’affaire de plusieurs de voir ce club qui n'était pas classé parmi les meilleurs, su début de la saison, renverser les pronostics de presque tous pour se tenir à une partie en avant des autres Nous nous réjouissons que les dirigeants de la Ligue aient été impartiaux et pas trop sévères pour ce gérant qui a quand même fait ses preuves dans le pas-é avec d'autres clubs.Le classement des clubs, au moment où nous allons sou* presse, est le suivant: Maiaonnouve V.Mont-Ha »?al PI.Mchl'Mal Kone-niont Verdun p.Bbrmném (.a val Saint-Henri Ville»-Mii i ta Vi liera > r.N M» \ Wff.17 6 ( 78! i 16 4 r .714 î U • i .8*1 8'4 12 8 i .871 4 1k 8 i .871 4 8 II 6 881 8 k U 2 881 8 * 18 t .871 8«; f 12 2 Mil.• H » MM 1*1.•es sur les événements du sport * Casey Stengel doit se voiler la face — Un espoir anglais qui élimine l'invincible Ray Robinson — Le tennis canadien — Robinson vaincu ILS ONT DEÇU ! ïî’YÏVi “ ” SX ¦*».RAY ROBINSON CASEY STENGEL iR(»NrwiRth« .nd villa £ §«int-J.an Dr villa lien 14 t S M IM 1 CASEY STENGEL et ROBINSON ont causé de fortes déceptions dans le domaine sportif, cette semaine.Stengel, en étant impuissant à conduire à la victoire ses porte-couleurs de 1a ligue Américaine contre ceux de la Nationale, bien que son circuit ait été grandement favori pour l’emporter.Robinson a encore plu* déçu se* million* d’admirateur*, en allant se faire vaincre par Randolph Turpin, à Londres.Déjà l’on parle d’un combat-revanche entre “Sugar” Ray et Turpin.Cette fois, Robinson ne négligera sûremeat rien pour prendre une donee et incontestable revanche.Casey Stengel qui avait été fort critiqué pour son choix de lanceurs, avant la joute d'étoiles, a dû se voiler la face devant les 52,075 amateurs de baseball qui ont assisté, à Détroit, mardi, à la déconfiture de ses étoiles aux mains des étoiles de la Nationale.Ce sont, en effet.les lanceurs qui n'ont pas su tenir le coup contre les puissants cogneurs de la Ligue rivale.Hutchinson, qu'il avait préféré à Newhouser.et Ed Lopat de son propre club, ont particulièrement fait piètre figure.11 faut dire que les frappeurs de l’Américaine n'ont pas fait fureur et que les Hodges.Kiner.Musial.Robinson et Elliott étaient en gpande forme.* * * Laurent Dauthuille n’a pu guère impressionner dans sa victoire contre Tony Janiro, au Forum, lundi soir.Nombre d’amateurs ont été déçus par ce combat que la publicité avait annoncé comme quelque chose de premier ordre.On avait dit que Janiro, jadis un athlète bon viveur, était redevenu sérieux.Son record n’a sûrement pas été rehaussé par sa tenue contre le Français.A-t-il donné son plein rendement?Plusieurs ea dou- j tent, mais même ceux qui a'a-valent jamais prévu une victoire pour l'Américain.* * * Gene Hairston, le boxeur silencieux, s’est-il laisser monter la tète par ses premiers succès.Sa défaite aux mains de Castellani pourrait le laisser supposer .Charley Fusary décline évidemment , Le Forum sait bien monter sa publicité.A preuve, cette co I médie de la comparution de Ro gers devant la Commission athlétique de Montréal.Voulant utiliser j le stade de baseball et susciter suffisamment d'intérêt autour du combat Robert - Rogers.Eddie Quinn devait graduer sea "com | muniqués" aux journaux.Quinn est sans contredit un maître.Rogers, l'un des nombreux champions du monde, ne veut pas.puis il consent, se montre intransigeant dans ses conditions, veut un officiel neutre, etc., et finalement, c'est décidé, il va monter dans le même arène qu'Yvon Robert.Comme plan de publicité c'est parfait .Yvon Robert qualilie son deuxième combat contre Henri Pfglane, au Palais des sports de Palis, le 9 janvier 1939, comme celui qui lui a procuré la plus grande sensation de sa carrière * * *.On entend souvent discuter la clause de réserve dans 1rs contrats des joueurs de baseball.On la qualifie, à l’occasion, de vestige du régime esclavagiste.Il reste pourtant que 1rs joueurs eux - mêmes, que l'on veut défendre, sont les premiers à approuver la rlause, comme on l'a'vu, cette semaine .Yvon Robert est toujours en tête du concours international organisé par la revue “Lutte” pour découvrir le lutteur le plus populaire du monde.Il domine pour l'Amérique du Nord avec 5,258 points, tandis que Félix Miqurt vient en tête pour l'Europe avec 1,820 points .» * « Le Canada, à la suite de sa brillante tenue en exhibition contre la France, est favori pour l'emporter sur Cuba dans ses rencontres avec ce pays pour la classique de la coupe Davis.Rochon et Main ont brillé dans ces joutes amicales contre la France et on espère qu'ils feront aussi bien contre Cuba Les Etats-Unis remporteront sûrement la coupe Davis, cette année.- » La défaite de Sugar Ray «4.tin son aux maino de Randolph Turpin pasera sûrement à l'histoire (Suite à la page Jû) mm PAGE 12 LE FRONT OUVRIER 14 JUILLET 1951 % .Ouverts de » h.30 à 5 h.30 - Ouverts jusqu'à 9 h.le vendredi - Fermés les samedis durant juillet et août.Plateau 51S1 DUPUIS suggère LES JOUETS SUR ROUES pour /es jeux des enfants qui permettra à bébé de suivre maman partout.Fabrication supérieure .ch&ssls, essieus, roues et guidon en métal émaillé bleu.Siège de bols émaillé Ivoire .roues disques de 9" de diamètre encerclées de caoutchouc .pare-choc caoutchouté à l'avant.SPECIAL DUPUIS Ç 89 TRICYCLE pour le bambin Métal solide peint en rouge .siège de bois verni .roues disques encerclées de caoutchouc .pédales caoutchoutées .clochette.398 DUPUIS — quatrième TROTTINETTE (pii s'en donneront à coeur joie tout l'été durant.au grand air à la ville connue a la campagne! 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