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Titre :
Le front ouvrier
Journal officiel de la Ligue ouvrière catholique (LOC), à laquelle se joint la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Ces deux organisations sont issues d'un mouvement social et religieux pour l'amélioration des conditions de vie matérielles et morales des populations ouvrières.
Éditeur :
  • Laprairie :[s.n.],1944-1954
Contenu spécifique :
samedi 30 septembre 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Jeunesse ouvrière ,
  • Mouvement ouvrier (1939)
  • Successeur :
  • Jeunesse ouvrière (1955)
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Références

Le front ouvrier, 1950-09, Collections de BAnQ.

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"Lai ••ini ti facilat qu'offr* A low I'anarchla dti march*!, attirant •«a fonction! da I'Achanga trap da «an» dont la taal doiir act da réall-1er dai beneficei rapid*! par an travail imifnifiant at dont la ipécu-lotion affrenéa fait monter at boii-*or inccuammant taui lai pria au »rc do laur caprice at da laur avl-dite, déjouant par IA lot ••••* prévision! do la production." 1 Quodrogasimo Anno) Vol.6, No 44 MM— POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN 7 30 SEP .3&E 1950 L’ARBITRAGE DES PRIX PROTÉGERA LE CONSOMMATEUR L O.c lTu peu.beaucoup.par amour.Le Mouvement Ouvrier 1951 Une fois de plus la L.O.C.canadienne est heureuse de présenter son magazine annuel.Son édition 1951 est abondamment illustrée de photos et de caricatures.Ses articles variés touchent: L éducation, la famille et l’école, la délinquence juvénile, le sens social, l’épargne, l’habitation, etc.Le magazine est de plus agrémenté de contes, recettes, bricolages, mots croisés, jeux, devinettes, etc.En un mot le Mouvement Ouvrier 1951 renseigne sur tout en faisant passer des heures agréables à toute la famille.Il est en vente au prix de cinquante (.50) sous dans les principales villes de la Province.On peut se le procurer aux adresses suivantes: Secrétariats diocésains de la L.O.C.: Montréal .3443 St-Hubert Québec .3 Boul.Charest St-Hyacinthe .690 St-Joseph Trois-Rivières .1056 Ste-Julie Drummondville .211 Dorion Sherbrooke.37 Ouest King St-Jean .Centrale Catholique Wlouvement Oi uvner 1951 Pour les villes où il n’existe pas de secrétariat permanent on peut s’adresser aux sections locales de L.O.C.ou aux librairies. 1 PAGE 2 LE FRONT OUVRIER O Recrutement ù Arvida ARVIDA — La campagne de recrutement lancée par le Syndicat National des Employés de l’Aluminium d’Arvida au début de septembre bat son plein.Les recruteurs du Syndicat aidés par les or- f[armateurs Philippe Girard, Napo-éon Nadeau et Roger McGinnis de la C.T.C.C.ont réussi à augmenter la majorité de l'union d’environ 250 membres depuis la Ftte du Travail.Les ouvriers d’Arvida comprennent que le comité de négociations du Syndicat a besoin de leur appui.Les salles de cuves ont surtout progressé depuis quelque temps, et c’est normal puisque c'est surtout dans ce département que depuis un an les conditions de travail sont devenues de plus en plus pénibles.DEMANDES SYNDICALES Comme on s’en souvient, une des principales demandes faites par le Syndicat pour le renouvellement de la convention collective de tra vail est: que tous changements dans la fonction d'une tâche devront se discuter entre la compagnie et le syndicat, et qu’à défaut d'entente le syndicat pourra aller à la conciliation et à l’arbitrage.Actuellement quels que soient les changements effectués à l’usine, le syndicat, par la convention exis tante, ne peut rien faire.La compagnie a abusé de cette situation et il sera impossible pour le syn dieat de renouveler 1» convention sans que cette clause soit amendée.Il est de plus en plus évident que les ouvriers se rendent comp Chez les agents d’assurances Le conseil de la fédération na t tonale des agents d'assurance an nonce la fondation d'un nouveau local dans la ville de Québec La majorité des agents d'assurances de Québec et des environs sont entrés dans l'union, et ont deman dé leur charte.Les officiers du nouveau local sont les confrères J.-O Duval, pré sident; Jules Dumas, secrétaire; Edgar Samson, vice-président Le confrère Samson compte 28 ans de services dans la vente de l'as surance.i te que pour obtenir un contrat avantageux, avec des clauses qui psotègeront leurs intérêts, l’adhésion et l'assistance aux assemblées sont beaucoup plus efficaces qu’un drapeau, même fut-il américain.UNION RIVALE J1 est malheureux de constater que l’on essaie actuellement de diviser les ouvriers d’Arvida en prétendant que l’union locale, affiliée à la C.T.C.C.ne pourra jamais donner justice aux ouvriers.Les organisations nationales, prétend-on, ne pourront jamais rivaliser avec les organisations internationales.Pour réfuter cet argument qui blesse notre fierté nationale, nous nous contenterons auI jourd’hui de résumer ce que nous disions sur une dernière circulaire.MAITRE CHEZ NOUS Ouvriers d'Arvida, quand il s'agit de conduire les destinées de notre famille, allons-nous chercher le voisin?Ouvriers d’Arvida, quand il s'agit de nous choisir des hommes qui seront maire de notre ville, député de notre comté, allons-nous j chercher des candidats à Washington ou à Honolulu?Ouvriers d’Ar-] vida, quand il s'agit de conduire nos destinées professionnelles, irons-nous chercher des gens de New-York, ou de Pittsburg?Poser cette question en France, en Belgique ou en Angleterre, on ae ferait “tirer des roches”.Nous ne sommes plus des coloniaux.Nos ressources naturelles, nos forêts, nos chutes d'eau ont été livrées à l'étranger, mais il reste une richesse à nous, ouvriers d’Arvida, que nous ne consentirons jamais à vendre: c’est le capital humain, et il ne serait pas normal que nous allions chercher ailleurs des moyens de défendre nos libertés professionnelles.Nous voulons nous organiser, mais nous ne voulons pas “nous faire organiser”.Un dixième anniversaire MONTREAL — La loge 712 de l'Association internationale des machinistes vient de célébrer son dixième anniversaire de naissance par un grand banquet suivi d'une danse, au local du C.E.O.C, à Montréal.On a profité de l'occasion pour offrir un cadeau aux membres qui »?aàvV •rWPC?La F.A.T.à Joliette AL LILLY, le pilote en chef de ;la Canadair qui pilotait, dernièrement, au-dessus de Montréal le F-86, l'avion à réaction le plus rapide au monde.Cet ! appareil construit par Cana-doir fait 700 milles à l'heure.sont dans l’association depuis 1# ans.On a aussi procédé au tirage d’une automobile "Meteor”.La loge 712 a eu une vie très mouvementée.Elle fut dès le début, un très Important local, puisqu’elle est née de la guerre.Elle groupe actuellement à peu près 1,60S membres, employés à la Canadair.En décembre 1945, elle a dû procéder à l’expulsion de gens de la gauche qui tentaient de l’utiliser à des fins politiques.Cette période de difficultés a eu un effet désastreux sur la loge, qui est restée avec seulement 1C membres.Mais sans perdre courage, quelques hommes décidés ont recommencé an bas de l’échelle et rebâti l’union actuelle.Parmi les produits que fabriquent les membres de la loge 712, nommons les avions North Star 145.ainsi que le F-M, l’avion à jet le plus rapide au monde.A la loge 712, nos plus sincères félicitations à l’occasion de cet anniversaire.Salaires égaux DRUMMONDVILLE - La seule succursale de la compagnie Dennison Mfg.qui n'était pas organisée dans l'association internationale des pressiers ne fera plus, désor mais, exception à la règle.Cet atelier, situé à Drummondville, en trait récemment dans l'union et demandait sa certification, qui devrait lui être accordée vers la fin de septembre.Le crédit de ce bon travail revient tout particulièrement à MM.Bill Breen et Roger Gagnon, ainsi qu'à Lucien Tremblay de la F.A.T.On notait à cette succursale de la Dennison Mfg des différences de salaires allant j«squ'à 65c l’heure avec ceux des autres succursales de la même compagnie.JOLIlTTE — Une organisation-éclair avai* lieu récemment à la I Vandesca Pottery Ltd., de Joliette.Le confrère Lucien Tremblay, de la Fédération américaine du I Travail, qui passait un dimanche dans cette ville, en a profité pour faire certains contacts dans la place.Comme résultat, l'usine ci-dissus, comptant 27 employés, a été organisée en une journée.Le nouveau local a fait application pour sa certification, qui devrait lui être accordée bientôt.Ce local sera selon toute pro habilité le premier local de la F.A.T.organisé à Joliette.Votre in format ion liebflfHiiadaire • sur la sauté Par la Ligue canadienne de Santé Il faut consulter sans retard le médecin de famille dès que quelqu'un attrape un rhume qui commence par un frisson, suivi de fièvre et de malaises.Ce n’est pas toujours un rhume ordinaire.Ce peut être de l’influenza ou.chez les enfants, le début d'une maladie contagieuse.10e convention du C.C.T.WINNIPEG—La dixième Con vention annuelle du Congrès canadien du Travail a lieu cette semaine dans cette ville du Mani toba.Une cinquantaine de délégués de la province de Québec, participent à cette importante convention.La délégation québécoise est sous la direction de M.Philippe Vaillancourt, directeur régional du Congrès canadien du j travail pour la province de Qué bec.Parmi les principales questions | discutées, on remarquera la grève des cheminots, un système national de pensions, la question du logement et la mise au point d'une autre ronde générale d’augmentation de salaire.Les délégués réitéreront sans doute leur foi en l’évangile socialiste.La ligue de santé annonce la date de la semaine d'immunisation La huitième Semaine nationale annuelle d’immunisation au Canada aura lieu du 15 au 21 octobre, vient d’annoncer Mlle Mabel Fer ris, secrétaire du Comité national d'immunisation à la Ligue Canadienne de Santé, qui prend chaque année l’initiative de cet important événement pour l’éducation de la santé.Son but est de donner un stimulant aux campagnes permanentes de la Ligue de Santé et des services de santé publique afin d’éliminer les maladies contagieuses qu'il est possible d'éviter La Semaine nationale d’immunisation s’adresse aux parents et aux gardiens des enfants qui n’ont pas donné une sauvegarde adéquate I par l’immunisation contre des ma- i ladies comme la coqueluche et la diphtérie “La nécessité constante d'une initiative comme la Semaine na tionale d’immunisation, déclare Mlle Ferris, est démontrée par les morts causées en 1649 par la coqueluche et la diphtérie.Ces deux Pour *05 impreisiont, voyez LAURENT HERVIEUX IMPRIMEUR 499Î, tue Jeanne d Arc TeL CLairval 4301 MONTREAL -30 SEPTEMBRE 1950 Meilleurs salaires pour les typos dans les journaux anglais Les typographes de tous les principaux journaux de langue anglaise de la métropole jouiront d'avantages fort substantiels en vertu du récent contrat signé entre l’Union typographique de Montréal, local 176, et la direction des journaux Contrat signé à Continental Can.Les étnployés de la Continental Can Company Limited de Montréal signaient récemment, avec leurs employés un contrat très avantageux pour ces derniers.C’eat le local 23908 de l'union des travailleurs de la botte de conserve qui représentait les employés au cours des négociations, qui furent brèves et très amicale.Les employés ont obtenu une augmentation générale de 10c l'heu re, dont 5c rétroactif à 5 mois, et l’autre 5c rétroactif à 12 mois.Ils jouiront également d’un fonds de pension garantissant $55 par mois à tout employé ayant 25 ans de service et ayant atteint l’âge de 65 ans.Ce plan est entièrement payé par la compagnie, ainsi qu’une assurance-groupe couvrant le travailleur et ses dépendants, et accordait les deux tiers du salaire en maladie: le contraCaccorde éga lement aux employés 8 jours d'hospitalisation jusqu'à $150.pour fraia médicaux: huit fêtes statutaires payées et tempe double et demi ci ces fêtes sont travaillées; trois semaines de vacances après 15 ans de service, et 4 semaines après 25 ans.Le contrat a été signé le 18 septembre.Le comité des négociations de l’union était composé de MM.Victor Vincellette, président; B.Deschamps et F.Henley, vice-président, ainsi que du confrère Lu cien Tremblay, représentant de la F.A.T.Pour la compagnie, les négociateurs étaient MM.James Stewart, gérant, et H.Colleen, gè rant du personnel.Meilleur salaire chex Jutras VICTORIA VILLE — Le Syndi cat catholique nationale des Employés de la Métallurgie qui représente ut les employés de la Cle Jutras à Victoriaville, vient de signer avec cette compagnie un contrat de travail qui assure aux employés nne augmentation générale de 15 l’heure.L'agent négociateur pour le Syndicat était M.Marcel Pépin, orge nlsateur pour la Fédération de la Métallurgie, tandis que l’agent né gociatenr était M.Roger Régim-bald, directeur dee relations ouvrières à l’Association professionnelle des industriels.maladies qui ne sont pas fatales ont entraîné 281 décès, une perte inutile de petits Canadiens.On insistera aussi pendant cette Semaine sur U nécessité de se protéger contre la variole et le tétanos.” “The Star”.“The Standard ’ “The Herald”, “The Family Herald and Weekly Star” et “The Gazette”, nous apprend le confrère R M.Bennett, agent d’affaires du local.Lea négociations ont duré d'avril à septembre de cette année, et se sont déroulées dans une atmosphère harmonieuse.Les typographes ont finalement obtenu un contrat de 18 mois qui leur accorde une augmentation de $6.par semaine pour 12 mois, et de $2.additionnel* pour les six mois restants.H y a aussi une révisions des taux payé* aux apprentis, ascendante il va sans dire.Rétroactive Ces augmentations sont rétroactives au mois de mai de cette Aînée, et les relations amicales entre les parties en cause se continuent.La paye hebdomadaire à ces divers journaux est maintenant de $72.pour la semaine de jour, $74.pour la semaine de nuit, et de $77.pour la semaine de nuit tardive., Le comité de négociation était composé des confrères John Scol-lan, Herbert Johnson, Ed.Borland ainsi que du confrère Bennett.Grève évitée à Granby La grève qui s'annonçait comme imminente à la Miner Rubber d* Granby a été évitée d* justesse, grâce à une entente signée à la dernière heure entre la compagnie et ses employés représentés par le local 209 de l’union des travailleurs du caoutchouc.La compagnie a finalement décidé d’accepter le rapport du tribunal d'arbitrage et l'on en est arrivé à une entente sur 1a rétroactivité.Les employés reçoivent une augmentation de 7c l’heure pour les hommes et 5c pour les femmes, ainsi qu’une augmentation de 10c l’heure sur le salaire de base pour les hommes, et de 7c pour les femmes.Le salaire rétroactif s'applique sur une période de 4V4 mois.Le nouveau contrat contient aussi une clause accordant 2/3c d'augmentation par heure pour chaque point d’augmentation dans l’indice officiel du coût de la vie.Les employés avaient précédent ment refusé à l’unanimité deux offres de 1a compagnie qui étaient respectivement de 2c et de 4e l’heure.L’entente a finalement été signée à la auite d’une réunion entre la compagnie, M.Max Swer-dlow et le conciliateur Cyprien Miron, qui a duré une journée entière.C’est après cette réunion qu’on a pu constater que la compagnie, impressionnée par la solidarité de _ ses employés, avait changé son fusil d’épaule.Les deux parties se déclarent hautement satistaites des termes du nouveau contrat.# Voici un vieux missionnaire qui a passé plusieurs années dans lea province* de rouetl à travailler â la Santé spirituelle des âmes et à étudier la botanique une grande partie de sa vie.a pensé i faire des remèdes pour la santé corporelle de l’humanité * See remèdes se sont annoncés d’eux mêmes?et ils sont maintenant connus d'un bout à l’autre du Canada et même aux Etats-Unis.Nous avons tellement de lettres de références que nous pourrions en faire un gros volume.Pour faire connaître ces bons remèdes à un plus grand nombre de malades, nous consentons à donner des agences dans différentes parties du Canada.Toutes les personnes désireuses d'avoir des renseignements supplémentaires concernant les remèdes ou d’avoir une agence, n'ont qu’à s’adresser au; Laboratoire Bio-Chimique d'Âmos Amos, Abitibi, P.Q. 30 SEPTEMBRE 1950 PAGE I LE FRONT OUVRIER Belle initiative du Patronat français En travaillant à créer une véritable association capital-travail.le “Centre des Jeunes Patrons”, une organisation française composée de 2,MO industriels, a réussi à changer, dans ses rangs, le climat de l’entreprise et à enrayer la marche du communisme.Un article du numéro d’octobre de SELECTION du Reader’s Digest explique le fonctionnement de cette formule.tre des Jeunes Patrons ont beaucoup fait pour le bien-être de leur personnel: service-médical assuran-cechômagê, garderies d'enfants, coopératives, terrains de Jeux, fonds de vacances, etc.Ces avantages sont financés en partie par l'employeur et en partie par les employés.Les Jeunes Patrons sont profondément convaincus qu'on ne pourra instaurer une authentique entreprise humaine que si les patrons et ouvriers, employeurs et employés, entrent franchement en relation et collaborent, animés d’un esprit de confiance réciproque, à promouvoir une véritable justice sociale., On y cite comme exemple les résultats réalisés dans une fabrique de pressoirs dirigée par Gaston Bernier de Chalonnes-sur-Loi-re.Le programme des travaux, dans cette industrie, est fixé par un comité de direction composé de M.Bernier et de trois représentants élus: un actionnaire, un ouvrier et un ingénieur.Ce comité se réunit plusieurs fois par an et discute des questions concernant l'achat du matériel, la production, la vente, «te.Les revenus, une fois les gages et salaires payés, sont répartis de la façon suivante: un dividende fixe de 4% aux actionnaires, un versement de 5% au fond de réserve (prévu par la loi), et le solde divisé entre les actionnaires et les ouvriers.Comme résultat, ces dernier sont touché un boni de 45% par rapport aux salaires légaux pratiqués dans l’industrie métallurgique française.Au début de l'expérience, presque tous les ouvriers étaient inscrits à des syndicats dominés par les communistes.Les leaders communistes.déclarant que la formule de M.Bernier était contraire au principe de ‘‘solidarité de classe”, ordonnèrent aux ouvriers de dénoncer le plan et de se mettre en grève.Sur les 62 syndiqués de l'usine.10 seulement votèrent dans ce sens.11 est douteux qu'un seul d'entre eux accepterait aujourd’hui de le faire.L'article de SELECTION cite de nombreux succès du même ordre.Certaines entreprises du Cen- Les Canadiens français et l’économique Le problème économique est un de ceux qui doivent le plus préoccuper les Canadiens français.Il est Intimement lié à la survivance de notre culture, tellement qu'on a pu dire que la question nationale chei nous éUlt présentement une question économique.Encore est-il nécessaire de posséder des idées Justes sur les rapports qui doivent exister entre l’économique et le national.M.Esdras Mlnville vient de préciser ces rapports dans un travail dont on ne saurait trop recommander la lecture.Que faut-il entendre par Indépendance économique ?Pourquoi, du point de vue natlonaL est-il si Important que le Canada français possède une large mesure .d’autonomie économique?Selon quelle formule les Canadiens français réaliseront-ils leur aspiration à l’autonomie économique ?A ces questions, M.Mlnville répond d'une façon lucide et ferme.Il faut lire L’aspect économique du problème national canadien-français, par Esdras Mlnville, en vente aux Editions Ouvrières, lélt St-Denis, Montréal , au pris de to sous l’exemplaire.La C.T.C.C.a confiance en ses chefs actuels L’EXECUTIF DE LA C.T.C.C.EST REELU EN BLOC ,1 Le dernier Congrès de U .T.C.C.s’est terminé à Sherbrooke, par la réélection do tout l’exécutif sortant do charge.M.Gerard Picard reste dono président général.M.Jean Marchand est confirmé au poste de secrétaire général et M.Roméo Ethier à celui do ! trésorier.Les six vice-présidents sortant de charge ont aussi été réélus.Ce sont: MM.Gaston Ledoux, de Granby; Horace Laverdure, de Montréal; Lucien Dorion de Québee; Louis-Philippe Boily, de Chicoutimi; F.X.Légaré, de Rimouskij Rodolphe Hamel, d’Asbestos.I Les («opérateurs en congrès à Québec les 12 et 13 octobre Les coopérateurs de la province tiendront leur onsième congrès général annuel en la Salle paroissiale de Limollou, à Québec, les 12 et 13 octobre prochains.Ces importantes assises sont organisées chaque année par le Conseil supérieur de la Coopération et elles groupent habituellement plusieurs centaines de représentants des divers types de coopératives qui existent chex nous ainsi que des Institutions universitaires et des associations professionnelles ou autres qui enseignent ou propagent la coopération.M.Gérard PICARD, réélu à l'unanimité président de la Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada."L'organisation ouvrière est nécessaire" (Mgr Desranleau) LA COORDINATION Le thème des délibérations de cette année sera: "La coordination dans l’éducation coopérative” En choisissant un tel sujet d'étude, on a voulu fournir l’occasion aux congressistes d’analyser une fois î ATTENTION ! REFRIGERATEURS 7 — 74 — 8 aux prix de liste, pas de surcharge LIVRAISON IMMEDIATE comptant ou i termes faciles ATTENTION SPECIALE AUX LECTEURS du “FRONT OUVRIER’’ R.H.BEAULIEU 4487 DeLaRoche, Montréal FR:5524 Un autre témoignage éloquent en faveur du #/KINO" FATIGUE SOULAGEE écrit M.A.G.d« Sherbrooke “En réponse à votre lettre me demandant si je suis satisfait de mon KINO, j« puis vous dire que je ne trouve rien de mieux au monde.C’est une merveille.Quand je suis fatigué le soir, Je me sers de KINO; ça me dégage les poumons.Le matin je me lève reposé comme un jeune homme”.Le mode d'emploi du “Kino” est fourni avec chaque achat d’appareil.Adresse: KINO ENRG., 3, rue Frontenac, Sherbrooke, P.Q.de plus le rôle qui a été assigné au Conseil supérieur de la Coopération, lors de sa fondation en 1939, soit: préciser et diffuser la doctrine coopérative, coordonner les forces coopératives dans le Québec, conseiller et guider les coopérateurs.Les délégués au congrès seront appelés également à se prononcer sur l’opportunité de modifier la structure actuelle du Conseil tout comme à formuler leurs suggestions touchant le développement de ses différents services., CODIFICATION DES LOIS COOPERATIVES Le projet de codification des lois coopératives provinciales, dont le travail de rédaction a été confié par le Conseil supérieur à son conseiller juridique, Me François Jo-bin, sera soumis une dernière fois aux coopérateurs pour adoption définitive avant qu'il aoit présenté aux autorités gouvernementales.Il y a déjà plus de deux ans que ce projet fait l’objet d'études sérieuses et tout porte à croire qu’à l'issue du congrès du mois pro- Mgr Desranleau, évêque de Sherbrooke, qui avait prononcé une allocution au banquet de la C.T.C.C., dimanche dernier, a voulu rencontrer les congressistes dans la salle de leurs délibérations mardi soir dernier.I.A CENTRALISATION INDUSTRIELLE “Ayei la certitude, dit-il, que je suis tout entier avec vous, parce que vous êtes sur la voie de la vérité: le Pape, la sainte Eglise approuve les mouvements ouvriers qui veulent mettre en pratique la doctrine sociale catholique.” “Le Saint-Père sent que l’organisation ouvrière est nécessaire à cause de la centralisation industrielle.” L’industrie, en effet, grossit pendant que les campagnes se vident; les usines elles-mêmes deviennent plus grosses, anonymes, inhumaines.Dans ces usines, l'homme, l'Individu, est faible, désorienté, impuissant.Le syndicalisme lui fera retrouver sa dignité et le fera respecter.Le désordre, dit-il, ne commen- chain, il exprimera vraiment les vues de tous les coopérateurs.Il comporte quatre parties: la première consacre les principes essentiels de la coopération et fixe lea dispositions devant s’appliquer à tous les types de coopératives; la seconde traite des centrales et des fédérations; la troisième contient les stipulations particulière! à chacun des secteurs; la quatrième partie, enfin, définit le rôle et les pouvoirs du Conseil supérieur de la Coopération.ce pas dans les faits, mais bien dans les idées.Il importe donc que les ouvriers aient des idées claires pour construire une Cité ordonnée, une Cité qui respecte les valeurs humaines.C’est pourquoi l’Eglise catholique, les évéques vous exposent les principes, les idées qui doivent vous éclairer dans la recherche d’un ordre social meilleur, meilleur pour les ouvriers, meilleur pour toutes les classes, car on ne peut concevoir une société harmonieuse si l’ordre ne règex pas partout.Pour avoir des idées claires, il faut donc étudier, comprendre la doctrine sociale de l’Eglise.J» dois féliciter votre mouvement d’avoir accepté les directives de nos Evêques, de ses efforts pour diffuser la doctrine sociale de l’Eglise.Votre formation sociale fait du progrès et nous pouvons envisager le jour où la classe ouvrière sera une des causes du mieux-être de toute la société.Cette société meilleure ne s'établira pas tout de suite.L’Eglise a dû lutter pendant des siècles pour l'abolition de l’esclavage.La promotion ouvrière ne saurait être obtenue en l’espace de quelques années, continua Son Excellence, mais que de chemin parcouru depuis Rerum Novarum ! Souvent, ce ne sont pas ceux qui luttent qui obtiennent les résultats qu’ils recherchaient mais ce sont les générations qui suivent qui bénéficient de ce travail des pionniers.Celui qui sème ne récolte pas toujours, mais ceux qui récoltent lui sont reconnaissants.“Soyez donc des semeurs de vérité pour récolter la paix, U justice et la charité.” AROME CONSERVE AU VACUUM PAGE 4 LE FRONT OUVRIER 30 SEPTEMBRE 1950 Vol.No VI 44 LE FRONT MTATirJI=td BO septembre 1950 POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN Journal d'éducation ouvrière Indépendant de tout parti politique Propriété du CAtre Social Ouvrier Inc.Il n’engage que sa direction 101», RI E SAINT DENIS.MONTREAL 11 lait nui* pu la Syndical d'ilaarraa Sociales Lié» (Autorisé contint envoi pottai de 2e classe.Le Rosaire et la vie chrétienne Par Mgr PHILIPPE DESRANLEAU, évêque de Sherbrooke LA.Mil IU.ma Dalheuale Ottawa.Min des Postes, Ottawa) Rédacteur-en chef Fernand Bourre! Directeur gérant Marcel fharbonnrau Directrice des pages féminines .Circulation Publicité ÿi ABUNNLMUrf, Canada S2SC par an.Etau Unis $3.00 Le contrôle des profits L'inflation, voilà l'ennemi ! C'est le cri de guerre lancé à travers le Canada, les Etats-Unis.De quoi s'agit-il exactement ?Les consommateurs ont-ils trop d'argent ?SI c’est le cas, les gouvernements connaissent un moyen efficace pour denonfler le porte-monnaie des contribuables: les taxes.Mais non !! Quand les unions ouvrières, les familles, les consommateurs tonnent contre l’Inflation, on sait bien que ce n est pas à cause de l'Inflation de leur porte-monnaie, de leur enveloppe de paie.Au contraire, c’est de l’inflation des prix qu’ils se plaignent: les prix sont enflés, grossis démesurément, trop élevés.Mais comment les prix peuvent-ils enfler, grossir, devenir trop élevés ?Quand l’un des facteurs du prix des produits finis réclame -pour lui une trop large part de la rémunération offerte aux agents de la production.Or le prix d’un produit fini comprend principalement le salaire des travailleurs en salopettes ou en collet blanc, le coût de la matière première, le salaire du capital investi, les taxe> directes ou indirectes et enfin le profit de l'entrepreneur Donc, si tous les facteurs ou même un seul facteur grossit son importance, prend une proportion démesurée, le prix du produit fini s'enfle, grossit, s'affolle.Mais aujourd’hui, les salaires sont presque tous fixés par des contrats, des conventions entre employeurs et employés et ne peuvent varier sensiblement dans de courtes périodes.Le coût de la matière première ne peut non plus varier sensiblement à moins que des spéculateurs ne cpéent une rareté artificielle;, la rémunération du capital, l'intérêt est une charge fixe et quant aux taxes, on ne peut dire qu elles varient sensiblement dans le cours d une année.Par élimination, il ne reste qu'un seul facteur important de la composition du prix du produit fini qui peut varier librement sensiblement, c'est le profit.L experience vient confirmer cet avancé et nous montre que les profits industriels accaparent une partie de plus en plus giande du revenu total tandis que la part réservée aux autres facteurs ne cesse de diminuer.Un seul entrepreneur, une seule grosse corporation qui augmente indûment son profit peut déclencher l'inflation des prix dans tous les autres secteurs parce que les consommateurs du produit dont on a augmenté le prix vont vouloir se rattraper en demandant des augmentations de salaires dans les industries où ils sont employés.Où se trouve la solution ?Dans le gel de tous les prix dans le contrôle de toute l’économie ?Pourquoi imposer un carcan à tout le monde quand 11 serait plus simple de mettre à la raison le seul responsable, celui qui veut réaliser des profits excessifs ?Dans les conditions actuelles, nous croyons un seul contrôle nécessaire: celui du profit.Le tribunal d’arbitrage que propose la C.T.C.U.constituerait certainement un appareil efficace pour màter le profiteur qui provoque l’inflation.Fernand BOURRET.Demandons-nous d’abord ce que c'est que la vie chrétienne.— Ce n’est pas seulemen* de ne pas faire de mai.de ne pas violer 1a loi naturelle, de ne pas désobéir aux dix commandements de l'Ancien Testament, — la vie chrétienne ns peut pas être seulement une absence de mort.La vie chrétienne vient de Jésus-Christ, elle est quelque chose de Jésus-Christ, elle consiste k penser et i aimer comme Jésus, à “avoii en soi les sentiments du Christ”, elle consiste à imiter les exemples surhumains de Jésus-Christ, "je vous al donné l’exemple afin que vous fassiez de même" elle consiste à prendre sa croix et à marcher à la suite de Jésus-Christ — Mieux que cela, la vie chrétienne est Jésus lui-méme, "JE SUIS LA VIE”, comme 11 Ta dit et comme saint Paul Ta bien compris, "POUR MOI, VIVRE C’EST LE CHRIST".La vie chrétienne est la vie du Christ continuée en nous, comme la vie du tronc ae continue dans let branches.C'est pourquoi je puis dire à U suite de l’Apôtre.en parlant comme lui de la vie chrétienne, "Je n’ai voulu connaître autre chose que Jésus, et Jésus crucifié”.' Or, cette vie du Christ noua vient |lar Marie.C’eat elle qui Ta transmise au monde, de Bethléem au Calvaire, et c’est elle encore qui continue ft la distribuer à toutes les âmes dans l’Eglise du bon Dieu.Tout au long de l’Evangile, on peut voir comment les grâces viennent aux hommes par l’intermédiaire de Marie.Les premières grâces, les grâces d’appel et de vocation, lea grâces qui préviennent tout désir humain, les première! démarches, viennent toujours de Dieu par Marie.On peut le voir dans la sanctification de Jean-Baptiste; s’il reçoit 1a visite du Fils de Dieu, s’il est purifié de 1a tache originelle, s il est rempli du Saint-Esprit, c’est parce que Marie apporte la Vie jusqu’à lui.Et E en est ainsi pour tous les chrétiens, — pour chacun de nous.Si nous avons ttt baptisés et confirmés, si Dieu dans sa miséricorde nous*a choisis pour faire de | nous ses enfants, — ces grâces nous sont venues par les mains de Marie.Les grâces qui transforment, qui améliorent, qui sanctifient, viennent aussi par Marie Dans l’histoire évangélique, c’est par son intervention que se fait le miracle de Cana, et que les disciples voient pour la première fois la puissance divine.et ae mettent à croire en Jesus: saint Jean nous le dit clairement, “Il fit son premier miracle à Cans de Galilée, et ses disciples crurent en Lui.” li en est ainsi pour tous les chrétiens, les grâces qui les transforment, qui les améliorent, leur vien-.vent par la médiation et la prière e1 les mérites de Marie.Enfin les dernières grâces qui achèvent les Saints viennent aussi par Marie, ia reine de tous tes Saints.C’est elle, le jour de U Pentecôte, qui avait aupplié le plus fort et le plus effiracement le Saint-Esprit, et c’est â elle surtout après Jésus, que nous devons les merveilles de l’Eglise naissante.Les apôtres sont devenus des saints par la prière de Marie, et cette maternité ae continue tout au long de l’histoire de l’Egliw ratholique romaine.Dieu a voulu que nous ayons par elle la vie.la source de la vie.et toutes les graces qui augmentent et perfectionnent la vie chrétienne en noua.Or notre temps a un très grand besoin de cette vie chrétienne.Le souffle d’enfer qui déferle sur la pauvfe humanité, "le flot de noir paganisme qui nous inonde”, la "perte du sens du péché”, les guerres horribles et injustes qui se succèdent à intervalles de plus en plus rapprochés, le fanatisme diabolique des ennemis de Dieu, 1a plus cruelle persécution contre l’Eglise qu’on ait jamais vue dans l’histoire, — tout nous oblige à un douloureux examen de conscience, tout noua invite â un renouveau de vie chrétienne, tout noua prêcha le retour à Jésus-Christ.Il aat le Sauveur, il est le secours, le prince de la paix, ia lumière, la résurrection et la vie.Sans lui tout est perdu, "sans moi vous ne pouvea absolument rien faire ", — •ans lui nous ne savons pas même où aet la vérité, parce qu”‘Il a seul lea paroles de la vie éternelle." Notre salut eat en Jésus, et le meilleur chemin vera Jésus eat Marie, la médiatrice de toutes lea grâces.Elle a au “vaincra toutes les hérésie»", elle peut encore vaincre l’enfer.Il faut bien constater que Lucifer travaille dans le monde actuellement, contre l’Eglise de Jésus-Christ, at qu’il "rôde cherchant qui il pourra dévorer", — tout en ayant bien soin de sa dissimuler habilement dans lea choses du monde, dans les trois grandes passions qui mènent le monde, “l’amour de l’argent, l’amour des plaisir* sensuels, et la recherche désordonnée de la gloire humaine".Seule Marie est asses puissante pour endiguer cette vague d’enfer qui roule sur noua, seule Marie est assez puissante pour écraser de nouveau la tète orgueilleuse de Lucifer.Si 1a vie chrétienne consiste â penser at â aimer comme Jésus-Christ, et ai cette grâce immense s'obtient par Marie-Médiatrice, — il est extrêmement facile de voir comment le Rosaire, avec la méditation des quinze mystères, est une merveilleuse école pour parvenir â une abondante vie chrétienne.Le Rosaire nous fait regarder longuement les actes de Jésus, les principales scènes de la vie de Jésus notre modèle, — 11 nous étale longuement sous les yeux L'ESPRIT MEME de Jésus, la mentalité de Jésus, sa façon de voir et d'aimer, ae a goûts et ses dégoûts, — le Rosaire nous montre pratiquement ce que c’est que la vie chrétienne dans sa SOURCE PURE, dans un Dieu incarné tout exprès pour nous faire voir ce que c’est qu'un chrétien.Et ce qui est admirable, c’est que le Rosaire nous fait regarder Jésus avec les yeux et le Coeur de Marie, — il nous fait méditer en notre coéur ces choses que “Marie conservait dans son coeur” â elle, après comme avant l'Ascension de son Fils bien-aimé.• Si notre monde eat empoisonné par les propagandes mensongères et les publicités Sensuelles, si le chrétien a besoin de respirer chaque jour l'air pur des sommets de l'Evangile, — quelle meilleure formule que celle du Rosaire?Les mystères du Rosaire, leur méditation douce, et quiiue fois variée, au rytJme des Ave et des grains de chapelet qui glissent entre les doigts, les mystères du Rosaire présentent au cœur du chrétien tout le principal de ce qu’il faut CROIRE et de ce qu'il faut FAIRE dans la religion ae Jésus-Christ.9 % & % I 10 SEPTEMBRE 1950 LE FRONT OUVRIER PAGE 5 Dans un jugement rendu public samedi dernier, l'hon.juge Savard, 0 de la Cour supérieure a ordonné à la Commission des Relations ouvrières de Québec de remettre à l'Alliance des professeurs catholiques de Montréal sa reconnaissance syndicale et condamne la Commission des Relations ouvrières à payer les frais du litige.On se rappelle que les professeurs avaient perdu leur reconnaissance syndicale à la suite d'une grève au début de 1949.Voici let considérants et les conclusions de cet important jugement: Considérant que le 21 janvier 1949.la Commission des écoles catholiques de Montréal a demandé à la Commission des Relations ouvrières de la province de Québec la révocation de la reconnaissance syndicale de l’Alliance des professeurs catholiques de Montréal.Considérant que le même jour, la Commission des Relations ouvrières de la province de Québec a accordé cette demande Considérant que la décision fut communiquée par dépêche transmise au président de l’Alliance des professeurs catholiques de Montréal.Considérant qu'aucun avis de la demande de la Commission des écoles catholiques de Montrésl n'avait été donnée à la requérante, ni par les intimés ni par la mise en cause, et qu'il avait été procédé en l'absence de la requérante et de ses officiers.Considérant que la décision versée su dossier ne laisse pas voir où les intimés ont siégé pour rendre leur décision, s’il y avait quorum; Considérant que Je siège social de la Commission des Relations ouvrières de la province de Québec.est à Québec, et qu’> la Commission peut siéger ailleurs; Considérant que l'exhibit 1-4, soit la lettre de M Eug.Simard, C.R.président de la Commission des Ecoles catholiques de Mont- réal, est en date du 21 janvier 1949, et qu’elle est adressée à M.le juge L.-C.Pelletier, président de la Commission des Relations ouvrières de la province de Québec, au No 7080, de la rue Hutchison à Montréal; Considérant qu’il appert à l'ex-hibit 1-3, que le même jour la Commission des Relations ouvrières de la province de Québec a révoqué la reconnaissance syndicale de la requérante; Considérant que l’avis de révocation a été donné à Léo Guindon, président de la requérante, par sieur P.-E.Bernier, secrétaire de la Commission des Relations ouvrières de la province de Québec, su moyen d’une dépêche datée de Québec le 1er janvier 1949 et expédiée dans la soirée; Considérant qu'il parait étrange que la demande de révocation de la mise en cause ait été faite le 21 janvier 1949, que la convocation des intimés ait eu lieu le même jour, que l'assemblée des intimés ait eu lieu le même jour, à Montréal, et que la décision ait été transmise de Québec tout comme si le tout s'était passé à Québec; Considérant que si l’on réfère à l'exhibit R-5, l’on voit que la décision est émise à Québec le 21 janvier 1949 et signée au nom de la Commission des Relations ouvrières de la province de Québec; Considérant que la décision de révocation rendue par les intimés M.G E.GINCE, président du Comité d'orgonisotion des cent mariages jocistes de 1939 occueille son père, M.Oscar Gince, représentant Son Honneur le moire de Montréol, M.Comil-lien Houde, à l'occasion du festival annuel des cent mariés, Il y a quelques jours, à l'île Sainte-Hélène.FERNAND PION Assurances générales 114.rue Cadillac, Montréal Tél: TV: 2339 Ex-dirigeant jociste OMER BLANCHARD Distributeur d’huile i chauffage.IMPERIAL no 1 CL: 45*2 .13 le galloa .174 Psé IN gallons.SPECIAL ! 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Quelle lutte effroyable de classes se livrera s'il faut en venir à considérer pareille éventualité! Ne serait-il pas plus important que les financiers, que les politiciens examinent plutôt s'il ne faudrait pas travailler 24 heures par jour à l’édification d'un monde meilleur, d'une paix générale entre les nations que de courir le risqua de ne pas avoir des abris antibombe pour tout le monde?Leur sécurité future est à c# prix.Telle est, en résumé, la mandation que vient de faire un savant américain, en prévision d’une guerre atomique.Il a proposé, en effet, qu’advenant une guerre atomique, on choisisse les personnes les plus Importantes des Etats-Unis pour les admettre dans les- abris contre la bombe-A, vu que l’on ne peut pas construire des abris pour toute la population.Il ajoute que cette sélection est nécessaire.parce que, dit-il, certains citoyens sont plus Importants que d’antres.Voilà sans doute un savant qui doit se classer parmi les personnes les plus importantes- des Etats-Unis et qui pense à sauver sa peau.américain passe des commandes d’armements aux industries canadiennes (nous laissons aux Américains le soin de s’en prendre à leur gouvernement), quoi qu’il ne soit pas très moral de vouloir réaliser (Suite à U page 15) Exiges toujours Ion Produits "BOYEX MATELAS MEUBLES REMBOURRES Bovpi* Limitée 3761, rue Ruskin, Montréal.TA.4006 COURS DE COUTURE.Apprend à coudre et à tailler.Méthode rapide, par Mlle C.Legault, DO.OPTOMETRISTE BXAMEN DI U VUI Emile Briére, O.D.Consultation 4s » • • 7MU.8t-Hebert DO.ISM MAISON FONDEE EN 192$ Une maison propre contribue à la personnalité de ceux qui l’habitent.En plus du choix complet de papier tentures j.M RAVARY.INC.vous offre les peintures émaux PRATT LAMBERT dont U est l’agent exclusif pour l’est de Montréal aussi Assortiment complet de Vaisselle, Bibelots, etc.J.M.RAVARY Inc.Am.1525.MM Est, rua Ste-CathertM, Montréal ' ’ "¦ des professeurs catholiques de Montréal recouvre sa reconnaissance syndicale 0335 LE FRONT OUVRIER t 30 SEPTEMBRE 1950 M* 6 Surent LA ÇTA T/0\ he a&scnr.BALD/rmS-iOuS R S les lisent ?oui .non .5—Etes-vous intéressés à ce qu'ils lisent de vrais livres ?oui .non .6—Savent-ils que la lecture est un moyen de former leur coeur et leur intelli- gence ?.oui .non .7—Les aidez-vous dans le choix de leurs livres ?oui .non .un X vis-à-vis votre réponse) .* .|.REPONSES 8— Qu est-ce qui fait la voleur d un livre à vos yeux: le fond ou la présentation ?1 .2 .9— Ont-ils leur propre bibliothèque à la maison ?.10— Fréquentent-ils une bibliothèque scolaire, paroissiale ou publique ?11— Sont-ils heureux de recevoir un livre comme cadeau ?.12— Aiment-ils à varier leurs lectures ?.13— Parmi ces différents genres: 1) biographie; 2) documentaire; 3) fiction: drame ou comédie; 4) histoire; 5) religion; 6) science, où vont leurs préférences ?14— Connaissez-vous les Ecrivains pour la Jeunesse ?.OUI oui oui oui non non non non 1 .4 j oui 2 5 3 6 non Découpez la Le Coin des page et retournez-la à l'adresse suivante : Jeunes, Le Front Ouvrier, 1019, rue St-Denis, Montréal, Il Qué.Roman du Front Ouvrier MADAME SOUS-CHEF par COLETTE VVER No 5 Il l'avait en quelque sorte épousée dans cet avenir.Il avait vécu ce long mariage II s'était vu merveilleusement heureux jusquà la vieillesse dans ce beau foyer qu’ils allaient fonder tous les deux.L'époque serait paisible, sans guerre dévastatrice comme celle qui luî avait pris son père; leur maison, différente de celle qu’il avait con nue auprès d'une mère veuve et solitaire toute bruissante déniants rieurs et chanteurs Filles et gar çons appelés par eux à «la vie y seraient des sources intarissables de joie, d'intensité dans l'existence.Leur maison serait tout un monde, et eu\.ses créateurs Et ce miraculeux programme était dépendant d'un mot sorti des lèvres qu’il voyait présentement devant lui, peintes d'un carmin bien discret, à peine allongées d'une esquisse de sourire, retenant encore, dans leur fragilité de fleur, l’immense sécret d'une âme de jeune fille.Mais comme toujours en pareil cas.ces deux êtres, si tenaillés qu’ils fussent par le désir de s’af (router enfin directement et une fois pour toutes, recouraient à des biais comme pour se leurrer l’un l’autre, se dépister l’un l’autre, camoufler leurs intentions véritables, se donner le change.— Vous savez la nouvelle, Rous selière?demanda Geneviève, les yeux rieurs, en piquant de la four chette dans un gâteau rose.— Non.je ne sais pas la nouvelle.— Eh bien! mon cher, Denise, la “fille aux cheveux de lin", la dactylo qui travaille dans mon bureau — vous la connaissez bien, tout le monde 1a connait; elle vient de m’apprendre son mariage — Avec Charleman?— Avec Charleman.Vous le saviez?— Charleman m'avait parlé d’el le.— Ça reprit Geneviève, c’est une affaire! — Pas une affaire d’argent, en tout cas! • — Je suis si contente pour Denise! continua Geneviève.Cette pauvre gosse n'avait pas deux sous d’esprit administratif.Elle était tombée dans le bureau comme un oiseau abattu par l’orage.Mais en tre nous, elle avait un bien mauvais typing.— Charleman en est fou, reprit Denis rêveur.Il y eut un petit silence.Quelque chose d’indéfinissable entre eux.Geneviève vit palpiter les cils de son jeune collègue sur des yeux de velours qu’elle n’avait jamais connus dans cet émoi.Elle-même ne savait au juste pourquoi l’amour de Charleman pour une dactylo la touchait si fort.Peut-être du fait que c’était Denis qjii parlait de cet amour.Elle réagit contre le trouble qui les prenait tous les deux: — Pauvre gosse! Il était temps qu’un chevalier vint la délivrer de cet enfer que représentait pour elle l’administration! C’était pitié de la voir faire ses pensums! Car vous savez, elle va quitter le bureau.¦ — Cela va de soL-dit Rousselière.Charleman ne l’entendait pas autrement.Ces deux étres-li ne vont plus vivre que l’un pour l’autre.Geneviève but une gorgée de thé pour masquer son émotion, car elle n’avait pu méconnaître le sens du regard dont le jeune rédacteur l’en- veloppait en prononçant cette banale formule de l’amour absolu: “Vivre l’un pour l’autre”.Elle se débattait contre un pouvoir insi dieux qui s'emparait d'elle, un fluide qui venait plutôt de ce regard que de» mus dm* 1 usage a affadi le sens.Pour y échapper, elle affecta une sorte de poussée de sens critique: — Rousselière, croyez-vous que deux êtres puissent vivre toute une vie l’un pour l’autre?— Chèrè Braspartz, c’est tout le programme du vrai mariage.Et sachez bien que pour l’ensemble de notre pays, ce programme vaut.En France, derrière quelques scan dales illustres qui créent une illusion parce qu’ils accaparent l’attention, compte tenu de la statistique judiciaire qui fait état d'un nombre assez élevé de divorces, il y a la masse immense de la société française composée des ménages dont personne ne parle, parce qu’ils ne présentent aucun intérêt de scandale.Des époux qui vivent l’un pour l’autre, dans les campa gnes, dans la classe ouvrière des villes, dans la classe moyenne, dans la bourgeoisie petite ou haute, ils pullulent.Braspartz, ils pullulent! Il y faut avant tout un bon départ.Partir loyalement, la main bien dans la main, sans arrière-pensoe d’égoïsme, et zou! comme on dit chez nous, on va ainsi, on fait son voyage appuyé l’un sur l’autre.C'est la vie profonde, ardente.qiA le monde ne connait pas plus que les sources souterraines, mais qui, comme ces sources la (art dise le sol, fait la richesse morale de notre peuple.Denis Rousselière s’était animé en parlant de tout son en rain méridional jusqu’à vibrer de ses pro pres paroles.Genevièv» l’écoutait, bouleversée, parce qu’elle voyait bien, à ne pas s’y tromper, que c’était à elle que s’adressait cette “invitation au voyage”.Mais ce coup de surprise la prenait trop au dépourvu.Elle était trop jalouse de ses secrets intérieurs pour avouer, pour laisser seulement supposer à ce garçon l'enchsntement qu’étaient pour elle ces aveux inexprimés.Et si elle s’illusionnait?Et si c'était une simple théorie à laquelle ga personne, à elle, Geneviève demeurait étrangère?Elle regarda l'horloge inscrite dans une glace irradiée des feux du magasin, vit qu’il était sept heures.Son compagnon suivit ses yeux: r — Demeurez encore un peu, Geneviève! pria-t-il d’un ton qui n’était pas équivoque.On est bien ici, ne trouvez-vous pas?.— Je trouve: mais je ne veux pas inquiéter mes parents.' — Bien des fois le travail vous a retenue plus tard au Ministère.Ils ne peuvent se tourmenter.— Cinq minutes encore! accorda t-elle, et son coeur battait malgré son visage impassible.— Voulez-vous que nous revenions ici quelquefois après le bureau?— Peut-être, dit-elle, réticente et comme si elle redoutait le définitif I Il lui versa du thé chaud, la for ça de choisir un autre gâteau.Il ne disait plus rien, la regardant comme dans un ravissement.Et ce silence instruisait bien plus sa camarade de cet orage insidieux de l’amour qui naissait en lui que toutes les plus claires allusions du monde.Ce furent ainsi de longues minutes qu'ils passèrent sans rien dirè.Puis, brusquement, Geneviève se leva.— Cette fois.prononça-t-elle sans finir sa phrase.— Je vais vous accompagner jusque chez vos parents.' — Non, Rousselière, non; merci.Je suis en retard déjà.Nous nous attarderions encore.Et puis nous avons fait ce soir déjà beaucoup de chemin l’un vers l’autre.Voyez-vous, il ne faut rien précipiter.Réfléchir beaucoup.Ils se quittèrent devant la bou-! che du métro voisin.Une poignée de main rapide et Rousselière murmura: — Braspartz.vous avez corn-pris, n’est-ce pas?— Je vous en supplie! ne nous hâtons pas.Réfléchissons.Autour d’elle, tout prenait un aspect irréel de songe.Le métro glissait vers la Butte sans, plus de ! bruit qu’un ascenseur.Les voyageurs étaient des ombres.La maison de la rue du Mont Cenis, toute perforée de lumières, un décor de théâtre.Quand Mme Brapartz ouvrit la porte, Geneviève entendit sa mère murmurer: — Quel dommage, ma fille! tu arrives en retard, tu n’as pas été présente à la belle surprise préparée par ton père! Mais, va voir la chambre des garçons! De cette pièce noble^de l’appartement venait eir effet un charivari.Les quatre frères de Geneviève y étaient rassemblés avec leur pe-re.Le lustre y était allumé et un magnifique tapis marocain de haute laine, tout neuf arrivé, déroulé au beau milieu des quatre lits, rendait à ce salon désaflecté son ancien air luxueux.Ses couleurs ivoirines, le moëlleux de son po.nt créaient ici une nouvelle atmosphère douillette, et le bon M Brapartz y enfonçait gravement so s deux pantoufles, arrachant à a vieille pipe du grand-père de Concarneau ses bouffées odorantes.Jean, le lycéen de quatorze ans, se précipita alors la tète la premiere au milieu du tapis neut, s'y dressa sur ce chef bien rond et tout le corps s'y déroula dans une cabriole experte.Marc, son aîné, celui qui travaillait son premier bachot, voulut en faire autant et s v prit de travers, de sorte que les grands, Henri qui travillait l’art dentaire et Pierre qui préparait Saint-Cyr, vociférèrent, lancèrent des cris sauvages et se précipitèrent pour le rosser.Impassible et la pipe toujours aux dents, le vieux clerc de notaire déclarait à sa fille: — C’est grâce à une affaire de l’étude: une affaire de succession de mineurs très embrouillée que j’ai réglée ici, le soir, et qui m'a valu un peu d’argent.Il fallait un tapis ici.J’y songeais depuis longtemps.Tu comprends, à cause du bruit des garçons qui incommode les locataires, en dessous.Ces gaillards-là, il faut pourtant les laisser s'amuser.,.— C’est un trop beau tapis pour eux, papa! (A suivre.) SO SEPTEMBRE 1950 PAGE U LE FRONT OUVRIER Il est embarrassant! Je sais le rendre Il vaut au moins |2.M! Il y a su moins une tonne de cuivre! Je me demande si Je pourrai repartir?t'apporte la fortune! Que me veuvtu?> voyage vaut certainement plus e les |LN que .Hé! peut-être is-je pouvoir en disposer tout de Un peu d’énergie! Je Voici mon marché! Cet instrument t’appartient pour lit.Le cuivre devient rare et les Joueurs de contre-basse auui! Tu pourras faire de l’argent, peut-être — .des millions! //" TUM-TUMTUM TWDDLY TUM poisson! Est-ce vrai- suis convaincu! Je le prends! ment un bon m a r Plus tard Que signifie cette foule chei lui?Je me demande sL.Un bon verre de Je ne peux plus me retenir! Il fait que J'aille me moquer de lui! punch, l’ami?TOUS LES DIMANCHES, DE 12.55 À 1.00 P.M.LE POSTE C.K.A.C.PRÉSENTE LES NOUVELLES DU FRONT OUVRIER » .* V • PAGI 12 LE FRONT OUVRIER 30 SEPTEMBRE 1950 La femme et la vie * _____________ Ou aller cet hiver.A l’Ecole des Parents L’école Québec L’ECOLE ET NOUS INTRODUCTION 27 sept.: Auxiliaires bien conjurés: — Collaboration entre la famille et l’école.— Quelle est la Lorsque l'été s'éteint et que nous refermons noso portes sur les vents froids d'automne, tout de suite avec le claquement de la porte nous nous demandons: "Que ferons-nous cet Hiver?" Cela veut dire tout simplement "Est-ce que je m'abonnerai à un spectacle régulier?Est-ce que je suivrai un cours?Quel cours?" "Tiens si nous, suivions tel programme public de la radio ça ne coûte rien." Et voilà comment la plupart des femmes organisent la seule soirée qu'elles passeront en dehors de leur foyer.Qu'en retireront-elles?Des connaissances, du plaisir, de la formation?Quoi?Et bien moi j'ai une suggestion à vous faire.Suivez de très près les activités de l'Ecole des Parents du Québec.Vous rappelez-vous les sketches de la radio de l'an dernier?Et la clinique de l'après-midi, où nous nous retrouvions tour à tour avec nos problèmes et nos difficultés que nous pose tous les jours l'éducation de nos enfants.Le programme que nous propose l'Ecole des Parents, cette année, est brûlant d'actualité puisqu'il nous parlera de l'École et nous.Avons-nous le droit d'ignorer ce que fait l'Ecole “ pour nos enfants?Pourquoi l'on paie des taxes sco- n œt; laires?.qui organise notre système scolaire?.que vaut le professeur?Mais je n'ai pas à répéter tous les sujets contenus dans le programme.Prenons le temps d'étudier les sujets de conférence que nous publions dans cette page et nous serons convaincus de leur intérêt et de leur côté pratique.Toutes les mères de famille, tous les pères de famille sérieux qui veulent le bien de leurs enfants et qui désirent marcher les yeux ouverts sur leurs responsabilités feraient bien de se retrouver à l'Ecole 1 ^V des Parents du Ouvre sa saison Lo nécessité d'établir des liens d'amitié antre la famille et l'école, de même que la besoin, pour les parents, da sa renseigner en ce qui regarde l’instruction, l'hygiène publique, mentale et morqle de leurs enfants, ont déterminé la programme da cette année è l'Ecole des Parents du Québec.3e partie — LA SANTE, ; UN EQUILIBRE 10 janv.: Confidences d’un médecin: — Interactions physique et mentale.— Enfant négligé, — Sketch.— Textes de Alex, et Gérard Pelletier.Les sketches, dont les auteurs sont Alex, et Gérard Pelletier, seront suivis d’une discussion dans part de l’Eglise, de l’Etat, de la élève déficient; enfant déficient, u «iL iT h.i ££ fôrumaôù r.n,me.50 PREMIERE LEÇON DU COURS GRATUITE Pour recevoir notre prospectus en couleurs et la première leçon du cours, remplisses le coupon suivant! bTl UT TECCART r ?TOURS DUJO! ruefelochelara — Tél: FA.3095-96 SPONDANCE Ç TELEVISION -laUiwt 1 tm cran J* frai* f«-Sail»*» M S-upMItl».N.m __________________ Adr*M* ___________ Pour votre paletot d’automne, suivez la foule de clients satisfaits.Rendez-vous chez DUPUIS.Vous y trouverez un paletot Gabardine à votre goût, à votre taille et surtout à un prix qui vous conviendra .41-502®% COMPTANT solde par mensualités — supplément équitable.N'ATTENDEZ PAS .VENEZ CHOISIR VOTRE PALETOT AUJOURD'HUI! • TISSUS: gabefrdine anglaise ou domestique, tout laine, "Cavalry Cord".• MODELES: "Slip on" à devant droit, pochas appliquée* * et do biais.• NUANCES: gris, brun, faon ou gris-bleu.• TAILLES: 44 à 46.r.: J *$Xupuî« * irrznm PAYmOND DUPUIS p'fl.drnt DUPUIS — Rei-de-c haussée —StChristophe A J DUGAL viff pu tid rtf
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