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Titre :
Le front ouvrier
Journal officiel de la Ligue ouvrière catholique (LOC), à laquelle se joint la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Ces deux organisations sont issues d'un mouvement social et religieux pour l'amélioration des conditions de vie matérielles et morales des populations ouvrières.
Éditeur :
  • Laprairie :[s.n.],1944-1954
Contenu spécifique :
samedi 25 février 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Jeunesse ouvrière ,
  • Mouvement ouvrier (1939)
  • Successeur :
  • Jeunesse ouvrière (1955)
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Le front ouvrier, 1950-02, Collections de BAnQ.

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( "On n'épargnera aucun effort an vu* d'assurer aux pérts de ?amilla un# rétribution suffisamment abondant# pour fair# foc# oux charges normales du ménoae.Si l'état présent de la vie industrielle ne permet pas toujours de foire face A cette exigence, la justice sociale commande que l'on procède sons délai A des réformes qui garantiront A l’ouvrier adulte un salaire répondont A ces conditions." PII XI, Qnedregesime Anne.FRONT JOURNAL HEBDOMADAIRE 7c le numéro Rédaction et administration: 103 l -taux Publ M o m 14» gnn »¦ fc VOL.6, No 13 MS5N “ Pour un ordr* social plut chrétien " ¦se *“ «= « 25 » u Xkta 950 P0UR0U0I GE ï ENFANT EST- L MORT DE FAIM?La police clôt rapidement une enquête qui aurait peut-être démontré la responsabilité de la société tout entière.UN CAS DE MISÈRE Il y a deux semaines, un enfant mourait de faim dans la région du lac Blanc, A *50 milles au nord d’Ottawa.Le jury du coroner qui a fait enquete sur la mort du petit André Laurin a déclaré que l’enfant a succombé A la malnutrition, aux mauvais soins et aux conditions antihygiéniques dans lesquelles il vivait.Après l’enquête, le Dr Jacques Cartier, le coroner du district de Mont-Laurier a déclaré que les parents de l’enfant, M.et Mme Hector Laurin éUient très pauvres.M.Laurin était souvent sans emploi et lui, son épouse et ses trois enfants ont vécu Jusqu’ici avec leur chèque d’allocations familiales de S17 par mois."M.Laurin, dit-il ne travaille que très rarement.Leur nourriture est extrêmement pauvre et manque de vitamines.Ils ne mangeaient guère que du pain et du lait".L'ENQUÊTE On a raconté au cours de l’enquête tenue A Nominingue dans quel les conditions de malpropreté sordide vivait cette famille.Le mercredi midi, Mme Laurin quittait son domicile près du lac Blanc avec ses trois enfants pour se diriger vers la maison d’un voisin A quatre milles de IA pour lui confier son enfant malade.A mi-che min, elle s’aperçut de la mort de son enfant.Affolée, elle laissa ses enfants dans le bois et courut avertir le voisin de ce qui s’était passé.Celui-ci revint avec elle et, constatant 1a mort de l’enfant, amena la famille chez lui et appelle la police.A ce moment, le père travaillait dans le bois à environ trois milles de là.Un examen mental fut ordonné dans le cas de 1a mère et elle fut internée à St-Jean de Dieu.A la suite de cet internement et du placement des autres enfants dans une institution, HU police déclare que l’affaire est close”.» limit"' 1 »»».* QUE CACHE-T-ON L'internement de la mère ne règle pas ainsi cette affaire.La femme Laurin souffrait-elle de débilité mentale avant cet accident ou ne devint-elle malade qu'à la suite de la mort de son enfant dans les circonstances que l’on sait?Dans le premier cas, ne peut-on pas tenir les personnes qui étaient au courant de cet état de chose, responsables de cet accident?Le mari, au courant de la maladie de sa femme, n’est-il pas responsable d’avoir ainsi laissé ses enfants entre les mains d'une irresponsable?Et les autres voisins, au courant de cette misère n’auraient-ils pas dù prévenir les autorités?Par ailleurs, avant l'accident si la femme Laarin possédait toutes ses facultés mentales, comment se fait-il que la famille vivait dans de telles conditions?Est-ce parce que le mari n’avait pas de travail que la famille se (Suite à la page 2) ?1 .J., ¦ o — EFFORT DE LA PRODUCTION ANGLAISE aedb ^béi—iii M .WfcV -S.J r-v TF JET - * C'est un fait que si les travailleurs anglais n'ont pas plus de bien-être qu'avant la guerre, du moins, leur production a considérablement augmenté ainsi que leurs exportations.En voici un exemple: du mois de juin 1948 à juin 1949, l'Angleterre a fait cadeau de produits pour une valeur de $244,000,000 à des pays voisins.On voit ici une machine à arracher les betteraves et tirée par un tracteur de 20 c.v.Ces machines ont été données à la France, à la Hollande et eu Danemark.Depuis trois ans, l'Angleterre a exporté plus de 300,000 tonnes d'équipement agricole dans divers paya de l'Europe.SA LIRE DANS CE NUMERO' Page 3-La question du vice à Montréal Page 5-Comment disposer de nos surplus agricoles Pages 8-9-Des femmes de maison "dépareillées'' PAGE 2 Où prendre l’argent pour \enir en aide aux chômeurs Alors qu'on discutait des moyens de venir en aide aux chômeurs, l’éi-hevin Joseph Matte, de la ville de Québec, a émis une idée qu’il ne faut pas rejeter.Il y a beaucoup de chômeurs actuellement; par ailleurs, toutes les municipalités ont d'importants travaux à effectuer.Une seule chose les arrête: elles n’ont pas d'argent.Si les municipalités, les corporations, les gouvernements avaient de l'argent, il serait possible d'entreprendre de grands travaux qui sont d’ailleurs très urgents; du coup, le problème du chômage trouverait une partie de sa solution.Ou prendre l’argent?L'échevin Matte demande rémission de “Bons de paix” comme pendant la guerre on émettait des bons de la victoire.e En 1039, c’est connu, le gouvernement fédéral n'avait pas d’argent Du jour au lendemain, après la Déclaration de la guerre, il trouvait l'argent nécessaire pour construire des usines de guerre, des avions, des navires, fabriquer des munitions, habiller, nourrir, équiper des centaines de mille soldats L’argent coulait à flot Ou le gouvernement a-t-il trouvé cet argent?Il s simplement émis des Bons, vendu des Obligations qui sont basées sur les richesses réelles et les capacités productives de notre pays.En vendant ces obligations, le gouvernement eut tout l’argent nécessaire pour I effort de guerre.Cet argent est venu dans la peine; pourtant il servait à détruire.Pourquoi ne serait-il pas possible de faire la même chose pour des oeuvres de paix?Si les Obligations canadiennes valent quelque chose même quand on détruit les richesses qui constituent leur garantie, comme ce fut le cas pendant la guerre, combien ne vaudraient-elles pas si elles servaient à des fins bonnes, utiles, comme la construction de maisons pour les citoyens canadiens, l'amelioration des services publics et pour le bien-être des Canadiens?Le député de Joli» tte, M.Geo.E.Lapalme proposait, l’an dernier, l'émission de tels Bons pour la solution du problème de l’habitation au Canada; M.Matte reprend cette idée aujourd’hui, pour résoudre le problème du chômage.Nous sommes d'avis que les gouvernements devraient considérer ces suggestions pour avoir l'argent nécessaire quand il s’agit d'oeuvres de paix aussi bien que lorsqu’il s’agit dé faire la guerre.Immigration et production Le Financial Times du 17 féVrier dernier ramène sur le tapis le problème de l'immigration afin que le Canada dispose d'un marché national capable d'absorber une plus grande partie de la pro- i duel ion nationale.Faisant ressortir que pas moins de 260 nouvelles industries se sont établies dans notre pays depuis 2 ans, il montre que notre marché j national n’a pas augmenté de pair avec notre production et notre ca- | pacité de produire II résulte de | cela une surproduction relative si ' l'on veut et du chômage quand nous sommes incapables d’expor ter nos surplus.Un marché national plus grand pourrait-il résoudre le problème ?Il ne semble pas puisque les immigrants.en si grand nombre qu'ils arrivent dans notre pays, doivent, a leur tour, s'embaucher, trouver du travail quand ils arrivent, à moins qu'ils ne soient fortunés.S'ils produisent, ils vont mettre sur le marché des quantités proportionnelles de produits aur le marché national, dans l’augmentation de pouvoir d’achat cher les autres, ce qui revient à dire que le standard de vie des Cana diens n’augmenterait pas par l’immigration.A l’heure actuelle, l'augmentation de notre production nationale sans augmentation correspondante de notre population devrait se traduire par un standard de vie pins élevé.L'augmentation du nombre des travailleurs devrait aussi donner le même résultat.Mais il n’en est pas ainsi et cette anomalie durera tant que nous ne réformerons pas le système de la distribution qui devrait écouler les produits aussi vite qu'ils sont produits.—— Pour avoir ilroit à raasuranee-chômace Dans les 24 mois qui précèdent sa demande de prestations, l’assuré doit avoir contribué au fonds de prestations au moins pendant 180 jours.Des crédits de prestations sont alors établis en sa faveur pour un nombre déterminé de jours.Pendant les 12 mois à venir, on puisera dans ces crédits jusqu'à épuisement.Une fois ces crédits épuisés, le léclamant pourra établir de nouveaux crédits aux mêmes conditions pourvu qu'il ait contribué 60 jours depuis sa réclamation précédente et qu’il soit encore capable de démontrer 180 contributions dans les 24 derniers mois.Vient de paraître un ouvrage qui fera sensation: SCANDALES DE 1037, rue St-Denis, | Montréal (18) L'ECONOMIE Introduction à l’économie de demain LA.4131 lUprfsêRialiens : Edition* par Fernand BOURRET rédacteur en ehef du "Front Ouvrier'* ’ Ouvrières de Parie Préfar* *• Thràphilr BERTRAND é* la rrrar •I.ECTUEE8” • 248 pages: 91.56 (par la poste: 91.80) Economie et Humanisme “UN OUVRAGE DENSE ET RICHE” (DulaUbpi) LE FRONT OUVRIER 25 FEVRIER 1950 L’éducation syndicale est en marche Les .“ * catholiques s'occupent de l'éducation de leurs membres et ne rien pour la promotion ouvrière.— (e que la C.T.C.C.fait à Jolieffe, au Lac St-Jean et à Sherbrooke.Le but des syndicats n'est pas seuleipent de réclamer des augmentations de salaire, des réductions de la durée du travail ou de signer, une fois par année, un contrat collectif.Si nous connaissons les syndicats du seul côté revendicatif, c'est qua lo classe ouvrière est si menacée dans ses aspirations légitimes d'un salaire convenable et des conditions de travail humaines, qu'on oublie souvent le rôle constructif que jouent les syndicats dons la formation d'une classe ouvrière consciente de ses devoirs et de ses responsabilités.ÉTUDE DE LA COOPÉRATION A JOLIETTE Ainsi une récent* communication de M Jacques Archambault, secrétaire du Conseil Central da Jollette nous fait voir les quelque 100 officiers du Conseil Central da Jollette en train da discuter du problème de la coopération.Les officiers réunis à Jollette ont tout d’abord assisté à la représentation d’un film sur les réalisations dana le domaine des coopératives de consommation an Suède.Le deuxième film, intitulé “Marée montante” racontait comment les pécheurs des provinces maritimes ont réussi à sortir de leur misère en se groupant en des coopératl-ves qui valent aujourd’hui des millions.Ces films furent suivis d’un forum dirigé par M.l’abbé Henri Pichette, aumônier général de la C.T.C.C.et auquel prirent part tous les officiers présents.M.l’abbé Pichette montra à ses auditeurs en Le chômage augmente Les derniers rapports émanant du gouvernement fédéral font voir , que durant le mois de janvier, le j chômage a augmenté de 55,000 et que le nombre des chômeurs offi- : ciels atteint actuellement 400,000.C’est la province de Québec qui est la plus attelnie.Dans certai-nés villes, le nombre des chômeurs atteint 40 pour 100 des familles.C’est ce que révèle une enquête conduite dans la ville de Dolbeau.Dans cette ville, 187 chômeurs ne retirent aucune prestation d’assurance chômage Le total des chômeurs chex les hommes atteint 300, ce qui représente une forte proportion de la main-d’oeuvre j masculine.Le nombre des familles, à Dolbeau, dépassant légère- [ ment 750, il arrive qu’il y a deux j chômeurs par 5 familles dans cette petite ville.Pourquoi.(Suite de la page 1) trouvait forcée à vivre dans la mi sère?Est-il paresseux, malade ou chômeur?Paresseux, il est coupable d’avoir manqué à subvenir aux besoins de sa famille; malade, la société est coupable de ne pas avoir veillé atax soins de cette famille; chômeur, la société se devait de lui procurer le travail nécessaire pour subvenir aux besoins de sa famille ou bien de lui fournir les vivres nécessaires, surtout dans un pays où l’on se lamente de la trop grande abondance de vivres.La police, en déclarant si rapidement cette “enquête clooe” ne veut-elle pas dissimuler un crime collectif, un crime de la société qui condamne des êtres à mourir de faim parce qu’elle ne peut plus leur fournir du, travail?, , .quoi les entreprises coopératives diffèrent des entreprieea capitalistes en ce sens que les coopérateura participent réellement à la vie de leur entreprise at ne se sentent plus isolés socialement et économiquement.Cette séance est un prélude aux cours de coopération qui se donneront chaque mercredi soir, à 8 heures, au numéro 15, rue St-Charles Borromée, à Jo-liette.Invitation est faite à tous ceux qui ¦’intéressent à la coopération.MÊME SUJET AU CONSEIL RÉGIONAL SAGUENAY-LAC-ST-JEAN C’est dimanche le 26 février Su’aura lieu la première journée ’études sur les relations entre l’organisation professionnelle et le mouvement coopératif à St Joseph d’Alma.On étudiera d’abord comment les deux mouvements sont nécessaires et se complètent merveilleusement.On verra ensuite, sous la direction de M.Louis-Philippe Boily, président du Conseil Régional Saguenay Lac St Jean comment il faut procéder pour fonder une coopérative de consommation, comment fonctionne une coopérative de crédit et le rôle que lee syndicats peuvent jouer dans ces fondations.Enfin M.l’abbé Phi- lippe Bergeron, le nouvel aumônier diocésain des Syndicats Nationaux qui vient de remplacer M.l’abbé Orner Genest, parlera de l’éducation que l’organisation professionnelle et le mouvement coopératif doivent donner à leurs membres.Tous les syndiqués se feront un devoir d’assister à ces journée* d’études qui leur seront certainement profitables.LA PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS A LA VIE DE L'ENTREPRISE A SHERBROOKE Le 9 mars prochain, les délégués des différents ayndicats catholiques de la région de Sherbrooke discuteront un projet de participation à la vie de l’entreprisa, c’est-à-dire.participation directe à la gestion, à l’administration at aux bénéfices de l’entreprise où ils sont employés.C’est M.l’abbé Pichett# qui dirigera la discussion sur ce sujet; il sera accompagné de M.Jean Marchand qui traitera du problème du chômage.Et, paralt-il, cela ne fait qu* commencer.Bientôt tous les syndicate affiliés à la C.T.C.C.étudieront, sous la direction de M.Fernand Jolicoeur du service d’Education de la C.T.C.C.les moyens de réaliser 1a véritable promotion ouvrière.REPARATIONS GARANTIES S?TOUTES MARQUES , .te • ap«* V ( t e Easy • Connor • 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tout à la fols.Rien de bien spectaculaire ne semble devoir marquer cette nouvelle série de débats de nos députés.Le gouvernement annonce, en premier lieu, qu'il va apporter des amendements en vue d’élargir la portée de la loi de l’assurance-chômage.On croit qu'il se propose d'augmenter les prestations et d’accroître le nombre des bénéficiaires de cette loi.Un.tel projet serait dans l'ordre.La foule des chômeurs ne cesse d'augmenter.Elle atteint maintenant prés de 400,000.Comme nous l'avons déjà fait re marq" , il est impossible à un hoir, ne marie de vivre avec une allocation d'à peine $18 semaine.Les condition* de vie ont changé considérablement depuis la fixation de ce* taux par Ottawa Sans compter qu'ivec les $600.000,000 qui se trouvant actuellement dans la cais.M de l'ass-irance-chômage, le gouvernement peut certainement se montrer plus généreux.Un deuxième point d> discours du Trône indique clairement que l’adniinist ation entend continuer sa poliliqu de soutien des prix pour l’agriculture et les pêcheries.Cette méliî.ide de maintenir les prix éLvés grâce à 4*s subsides prélevés à m, me le .evenu des taxes de tous les contribuables peut certainement constituer un emède immédia', mais nous doutons fort quelle soit de nature à assainir vraiment l'économie canadienne.On l'a pratiquée et on la pratique encore aux Etats-Unis avec les résultats plus ou moins probants que l'on sait.Il est certes bien beau d'épauler le travail de l’agr'cul-teur et du pécheur—ces derniers ont droit autant que qpi conque à être protégés—mais nous nous demandons sérieusement si cette politique, à la longue, ne finira pas par les desservir.Une telle façon de précéder nous parait trop man- quer de réalisme pour être vraiment efficace.La production, dans l’ordre naturel des choses doit être ordonnée à la consommation.Or, celle ci, pour absorber la production, doit posséder un pouv iir d'achat adéquat.Si l’oi hausse les prix agricoles et que la consommation baisse, sera • t on vraiment plus avancé •'nsuite?Non, c’est au problème du pou voir d'achat, problème plus fondamental, que l'on devrait s’attaquer en premier lieu.Notre économie dépend aussi, en grande mesure, des fl’letua-tions du marché étrangei.Il nous faut absolument vendrr eu dehors du pays.La que* tlon des marchés extérieurs est actuellement l’une des plus sérieuses qu’ait à résoudre notre gouvernement.Le discours du Trône souligne qu'Ottawa est parfaitement au Mirant des difficultés suscitées par la perte partielle des marchés britanniques et qu’il entend prendre des mesures remédiatrices.‘‘Le gouvernement.explique-t-on.met .en oeuvre un programme dont l'objet est d’assurei de nouverux débouchés à nos produits et de faciliter à nos clients d'outremer l'acquisition de devises canadiennes.Mes ministres vont poursuivre leurs efforts afin d’obtenir la LA Banque D’Epargne 1846 DF.LA Ci rL ET DU DISTRICT DF.MONTRÉAL 1949 Cent-troisième ^Q^Rapport Annuel BILAN GÉNÉRAL AU SI DÉCEMBRE 1040 fASSIF Au Publie ; 0^,? attendait.Heureusement que le gouvernement de Québec semble réellement prêt pour parer à toute éventualité possible.Mais il est une question à laquelle le discours du Trône no fait aucune allusion et c’est celle des travaux publics comme moyen d'enrayer le chômage.Plusieurs associations sérieuses les ont réclamés en ces dernier* temps.Le nombre des sans travail augmente.Ottawa a des projets de travaux tout préparés pour remédier à de pireils états de chose.Il préfère pourtant ne rien faire.Serait-il trop optimiste au sujet de la reprise des affaires avec le retour de la basse saison?Cest ce que plusieurs croient.Nous souhaitons, en tout cas, que personne n’ait trop à souffrir de cet excès d'optimisme.Les effectifs des chômeurs sont déjà assez considérables.A quand l’enquête sur le vke et le jeu à Montréal ! Le "Devoir" de samedi dernier contenait une nouvelle liste de maisons de jeu et do prostitution.Les noms cités s’ajoutent è un grand nombre d’autres.On a demandé des précisions, le journal en fournit.Qu'attend-on de plus pour agir ?Mais pendant que s’allonge et se précise le réquisitoire, les autorités municipales continuent de ne pas trop bouger.Le nombre d’associations qui ont demandé la tenue d’une enquête sur ces accusations est pourtant fort imposant.Va-t-on se décider à tenir compte de la demande populaire?Il nous semble qu’on fait plus attention que cela pour ne pas négliger l’opinion publique en période d’élections.De toute façon, les chefs de l’administration municipale semblent avoir le mauvais rôle dans 'cette (Suite I I» page f)1'* ’ La Croix de Lorraine* lait de Fexcellente besogne! L’Association de la Croix de Lorraine nous adressait récemment le premier numéro d’un bulletin qu’elle vient de lancer dans le public.Ce bulletin Intitulé: “Nouvelles de l’A.C.L.” paraîtra environ tous les deux mois et ira apporter des nouvelles de l’association tant aux U,„er's sommes là avec nos espoirs, nos besoins.Il dira ce que nous faisons, nos expériences et nos réalisations.” Ce bulletin prend naissance avec le dixième anniversaire de fondation de l’Association de la Croix de lorraine.Mais qu'est-ce que cette Association de la Croix de Lorraine ?C'est une association dirigée par d'anciens tuberculeux qui vise à re-tflre tous les services possibles à ceux qui, à leur sortie de l’hôpital, doivent passer par une période de réadaptation, ou a ceux qui sont momentanément immobilisés au sana.On s'est beaucoup occupé de pré ve.ir la tuberculose, on a aussi voté d'imposantes sommes d’argent pour soigner les tuberculeux, mais on n'a peut-être pas pris assez soin de ceux qui guérissent, de ceux qui re-viet nent et qui ont besoin do réadaptation.Devant l'apathie de ceux qui auraient pu leur aider, les ancien' tuberculeux se sont rendu compte qu’lis devaient eux-mêmr faire quelque chose.Ils ont fondé l’Association de la Croix de Lorraine.Cette association a servi de canal puis-sa t pour faire valoir les revend cations communes de ro groupe.Elle a éveillé l’attention publique sur ses problè mes particuliers et aujourd'hui elle peut proclamer avec fier U qu'elle a déjà obtenu de beaux résultats.Les tuberculeux, à la lecture de re bulletin, apprendront que leurs anciens compagnons on* pu réussir dans la vie malgré tout, que quelqu'un s'ortu pera d'eux à l-ur sortie, qu'il y aura donc lieu de faire les plus beaux projets d’avenir.mèm> sur un lit de sana.C'est pourquoi nous disions de r« (Suite à la page 7J La Croix Rouye THE SAIADÀ Organisés pour vous mieux servir nous agissons comme EXECUTEURS TESTAMENTAIRES ADMINISTRATEURS FIDUCIAIRES AGENTS FINANCIERS etc.Conftez-nous vos problèmes.FIDUCIAIRES DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL LIMITEE 262 rue St-Jacques ouest, MONTRÉAL PLateau 3834 • x ' ' ' PAGE 4 Vol.VI No 13 LE FRONT OUVRIER 25 FEVRIER 1950 LE FRONT aiwaiis 25 février 1950 Nos législateurs à l'oeuvre Aidons la Croix Rouge POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN Journal d'éducation ouvrière indépendant de tout parti politique.Propriété du Centre •Social Ouvrier Ine.Il n'engage que M direction.I.a semaine dernière, nos dépu-1 La campagne annuelle de sous tés, tant fédéraux que provinciaux cription a la Croix Rouge aura ont bouclé leurs malles pour Ot lieu du 24 février au 9 mars pro- tawa et Québec.Le besoin de ses-1 chain.Pas besoin de rappeler tous sions se fait évidemment sentir: les services que rend la Croix Rou le chômage augmente, les affaires ge à l'humanité souffrante.S'il vont au ralenti et de nombreux arrive que, malade, vous avez be-problèmes immédiats demandent soin d'une transfusion de sang et des solutions.! que vous soyez patient d'un hôpital A l'heure actuelle, il est encore desservi par la Croix Rouge, il ne 1037, RI E SAINT DENIS.MONTREAL 10 LA.413* trop tôt pour juger de l'efficacité vous en coûtera pas un seul sou.imprimé p«r i« 8yn.ii
de

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