Le front ouvrier, 1 août 1948, samedi 14 août 1948
Administration Montréal It OTTAWA, 14 AOUT 1948 — No 38 msn uû * \ "Z * EN PAGES CEN i KALES I ¦ ov (Par Paul Goertin) Lea déclaration» de Gérard Côté »ur le moral de» concurrents canadiens aux Olympique» ont fait couler énormé- • • ___ /I______r JLwmmmA «Aiwma lin of Kl At O oA.ment d'encre.Connaissant Gérard comme un athlète sérieux, nous avons de la difficulté à croire qu’il ait parlé * trivers »on chapeau.Nom svouons toutefois avoir de la difficulté à comprendre pourquoi Côté a fait cette déclaration.Il faut dire que les journalistes savent quelquefois vous tirer les verres du net, comme on dit De toute fiçon, avec les jours qui viennent les commentaires de ce» premières déclarations pourraient devenir encore plus nombreux.L’un des admirateurs du coureur de St-Hyacinthe, le plus grand peut-être de ses admirateurs, Elmer Ferguson, écrivait lui-même qu’il ne comprenait pas beaucoup le sens des paroles de Côté.Nous n'avons pas eu la chance malheureusement de causer avec Gérard, nous-même, et nous devons nous contenter comme tout le monde, d’attendre plus ample information avant de nous prononcer .U brillant capitaine à l’esprit combattit, au courage indomptable que fut Tee Blake devra donc dire adien à son rêve d’abaisser le record de Bill Cowley.Plusieurs en seront peinés pour celui qu’ils ont si souvent applaudi.On se fait mal à l’Idée de ne plus le revoir jamais dans l’uniforme du Bleu Blanc Rouge .Nos meilleur voeux de succès i Toc dans sa nouvelle fonction.Armando Vega de l’équipe de la'coupe Davis du Mexique a fait si belle figure contre l’Australie, en triomphant du vétéran Adrian Quist et en forçant le brillant Sidwell à cinq longs sets que Henri Rochon a dû se sentir moins humilié de sa propre défaite aux dépens du Mexicain quand il l’a appris .Ce sera donc encore une fois la semi-finale entre l’Australie et t la Tchécoslovaquie .- , .Notre correspondant de St-Jean et celui de St-Hyacinthe se réjouissent du changement opéré par le président Durivage dans le domaine des arbitres.Nous nous faisons un plaisir de rapporter immédiatement ici le texte, en particulier, de notre correspondant de St-Hyacinthe.Arbitre* de la Ligue Provinciale ST-HYACINTHE, 11.(par M.Beauregard) — Une chose qui aurait dû être faite depuis fort longtemps, est certes la nomination de nouveaux officiels pour la présente saison.Les anciens arbitres, tels que les Lamoureux, Hébert et autres, en plus d’être les arbitres fort incompétents, détruisaient tout le beau baseball présenté cette année au sein du circuit Durivage.Ces nouveaux officiels mériteront leur salaire et seront ainsi en mesure de bien voir et rendre des décisions justes.Le règne des “aveugles” est fini.De nombreuses scènes disgracieuses seront évitées.S’il en avait été ainsi plus tôtrWpley n’aurait pas souf fert d’une attaque et le "garçon” Hébert n’aurait pas eu la peur de sa vie et aurait conservé toute sa couleur et sa fratcheur.Debs serait encore avec son .équipe, tandis que les Creeden,* Blumette, Dufort et sutres n’auraient encaissé des punitions Injustes, Imméritées de la part du président Durivage.Celul-d n’en est pas à ses premières décisions défavorables aux Saints.A preuve l’an dernier, dans (Suite i la page 1») M et les ouvriers M.Soint-Lourent, chof d« porti.— La politique sociale du parti libéral.— Il ne faut pas perdre la tête.— La politique et nous.Ça y est.M.Saint-La rent, un Canadien français, a été élu chef du garti libéral.On nous laisse entendre qu’il sera notre futur premier ministre: c’est possible.Mais U ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.Le parti libéral a le tour de jouer ses cartes.Il est menacé dans l’Ouest par le C.C.F., d ns l’Ontario par les conservateurs; dans Québec, U a passablement perdu la face lors des erniè-res élections provinciales.Comme tous les partis qui ont détenu le pouvoir s Ottawa, depuis la Confédération, le parti libéral ne peut absolument pas gouverner sans Québec.Et voilà que Québec menace de lui tournerle dos.Comme U faut à tout prix garder Québec, on lui offrira d’élire un premier ministre Canadien français.En un mot, on fait appel aux sentiments des Canadiens français.De tous les Canadiens français, y compris les ouvriers de la province.Les ouvriers du Québec ne sont pas amputés du , côté du sentiment.Mais il» aiment bien, avant de tomber en .amour, voir un peu le long et le large de l’aventure.Au point de vue ouvrier, que nous vaudrait l’arrivée au pouvoir de M.Saint-Laurent?Si on se fie au programme qui a été adopté à la convention d’Ottawa, il faut s’attendre à peu près à la même chose que sous M.King.Le gouvernement King, par exemple, nous a donné des contrôles pour nous protéger contre la hausse des prix.Mais il ne nous les a donnés que tout juste le temps qu’il a fallu pour mener à bien l’effort de guerre.Avec la.paix, 11 a fallu nous rendre compte que “si” pljss rien n’impoite sauf la victoire”, un.tas de choses Importent plus que le bien-être des familles des petits salariés.Au point de vue législation ouvrière, le gouvernement fédéral n’avait pas grand’chose à faire, puisque cela relève en grande ortie des provinces.Quant au problème du logement, M.Saint-Laurent lui-mè me nous a déclaré l’an dernier qu’il n’est pas du tout question pour le gouvernement fédéral d’aider au financement de maisons à bon marché.Il n’y a donc pas là de quoi perdre la tête.Les ouvriers Canadiens français sont flattés de l’honneur qui est fait à l’un de leurs compatriotes.Ils sont pourtant bien déterminés à insister auprès de ce compatriote, comme auprès de tous les premiers ministres passés et h venir, pour que le gouvernement fédéral adopte une politique conçus nettement en fonction de la Justice et le bien être sociaux”.4 5 la grève des marins .page Oui, les jeunes.! .page Secrets du Front Ouvrier .pp.10.et 11 Vacances, vacances, vacances .page 16 Les oiseaux c est., t .page 17 Paul (alvert se dit.1 “.page 19 iim Les vacances s’écoulent rapidement.Encore quelques semaines seulement pour profiter du soleil, de l’air pur.Ces écoliers, qui ont passé l’été au camp Saint-Louis, dans la région outa^uaise, entendent bien ne rien laisser perdra ia temps «al leur resta.I fmààà LE FRONT OUVRIER 14 AOUT I Past-DEUX certificat d« A Sfa-Thèda A Grand'Mère «radicale.Sur de ce certificat, Congrès de la Fédération Nationale de vêtements Shawinigan Falls, S août IMS.La Fédération National* du vêtement de 1a province de Québec groupant les syndiquée de la robe, de la fourrure et de manufactures de vêtement, tiendra son congrée annuel dans la ville de GrarnTMère du 6 au 8 août prochain.Une soixantaine de délégués des différentes parties de la province sont attendus à cette occasion.Us viendront étudier les problèmes de leurs métiers ci tracer le programme de leurs revendications pour l’année 1948-49.La Fédération du Vêtement sera l’Hôte du Syndicat National du Vêtement de Grand’Mère (Empire Shirt) et le congrès sera sous la {présidence de M.Donia Hamel, président de ladite Fédération.Les travailleurs du Bois Ouvré trer les officiers nêgocùtesn Ion d’une La raison sociale du syndicat sera connue sous le nom de ‘’Syndicat National des Travailleur! du Bois Ouvré de Ste-Thècle Inc" (C.T.C.C) Un* résolution fut adoptée dans la but de demander à la Commission dan Relations Ouvrières, un CERTIFICAT de reconnaissance syndical* poor représenter tous let salariés à l’emploi de l’employeur, à l’exception dee em ployé* de bureau, anx fins de négocier et conclure un* convention collective de travail sembla ble à celles présentement en vigueur dies lea trois employeurs de Shawinigan Falls, Painehaud k Frère, Baril & Cie et Albert Cigaire Limitée.Officiers élan M.Cyrille Lachance, président.M.Armand Marcotte, vice-pré-aident M.Pierre Trottier, sec archivis- M.Arthur Cessette, directeur.M.André Trottier, directeur.M.Albert Déaaulniers, dfarec- II y a quelques Jours, les organisateurs du conseil central dea Syndicats Nationaux de la Mauri-cie (C.T.C.C.) MM.Sylvain Thibodeau et Albert Sénécal, organisateurs, as sont rendus à Ste-Thècle A la deaiande dee ouvriers travaillant pour Pierre Naud Enrg., marchand de Bois de construction, dans le but de fermer un syndicat professionnel et qui a pour objet, l’étude, la protection et le développement des intérêts économiques, sociaux et moraux tes membres.Après avoir exposé aux ouvriers les droits et les obligations de l’employeur et des salarié* à son emploi, l’on procéda à la fondation officielle de ce nouvean syndicat.le tout en conformité de U L des Syndicat* Profemoiucb < de la Loi des Relations o«tt Le nouvean syndicat a adopté un* résolution pour être affilié anx copra supérieurs da mouvement syndical catholique cans dien, c’est-à-dire, au conseil «astral des syndicats nationaux de la Mauride lac.et à la fédération nationale du Bols Ouvré et à la Confédération de* Travailleurs Catholiques du Caneda (C.T.C.C.) Noue tenons à souligner, déclarent les organisateurs des syndicats nationaux, que c’est la quatrième manufactura dans l’ki-d as trie du bois de construction où les ouvriers s'organisent avec les syndicats nationaux.La rédaction d’un projet de convention collective de travail a déjà été comamreée.Cette convention aéra soumise à l'employeur, aussitôt que 1a Commission dea Relations Ouvrières é- Sur votre prochain apparel R ema.vfi R marque "VOLCANO" (7a rroduu* de Chn N ou fou ic vuafot* tu Iruurj^u,^ Ventes et Admin istnteur 148 Do La Maatagaa Lettre à la rédaction Qué.Mistrial M.Jean-Paul Robitaille, tréso- Nous avons reçu d'un marin la lettre suivante.Noua ne croyons pas qu’elle rende parfaitement compte de la situation dans les Grands-Lacs, mais elle nous parait commander assez d'intérêt pour que nous la publions.Monsieur le Rédacteur Le Front Ouvrier, - Montréal, Cher Monsieur, La “Canadian Lake Seamen’s Union”, l’union de Pat Sullivan, est une union contrôlée par quatre compagnies bien connues.Ses fonds sont fournis par les compagnies et non pas par les membres de l’union.La majorité des membres de la dite union ne sont pas des marins.Lorsqu’il y a une demande de marins expérimentés, Pat Sullivan emploie dea membres d’une union américaine, la ‘‘Seafarer’s International Union”, au lieu d’engager des membres d’unions canadiennes.Le contre signé entre la C.L.S.U.et les compagnies ne protège pu les marins.On attire les marins par une hausse temporaire de salaire, mais on néglige les conditions de travail, lu conditions sanitaires et autres.De plus, lu dirigeants de cette unfbn ne sont pu élus par 1er marin*.Ces dirigeants ni sont pu du marins et ne connaissent pu ce métier.Ce n’est pas une union démocratique, car lu officiers de l’union, lu agents d'affaires ne sont pu élus pu lu membres mais imposés pu J.A.Pat Sullivan.L’union n’ayant pu déni su rangs de marins expérimentés lu officiers du différents bateaux se voient forcés de donner du emplois nécessitant de l’expérience à du ouvriers qui n’y connaissent rien.Ceci est très dangereux et peut entrai^05 est.ONTARIO — Montréal AMherst 3272 sommateur moyen (ce qui veut dire, le consommateur-qui-n’a-pas-les-moyens selon l’expression consacrée) ne profitera guère de l’abolition du 25%.Dans nos familles moyennes, on n’achète pas de bijoux à l’année, ni des fourrures.Car presque tous .les objets touchés par cette taxe, à l’exception des accessoires électriques, entraient dans la catégorie des objets de luxe, ce qui a donné son nom i la taxe de luxe.Les consommateurs dans le genre de Tit-Jos Latrémouille doivent encore payer l’impôt sur un petit salaire et la taxe au détail sur les achats quotidiens.Tant pouf le vêtement, tant pour ceci ou pour cela, les quatre sous dans la piastre s’additionnent encore assez vite, et si on ajoute que la famille la moins riche achète le plus souvent par petits achats, et qu’ainsi se multiplie la taxe de détail, on comprend parfois c’est six, sept ou huit sous dans la piastre qui sont versés en impôts, au lieu de quatre.Tit-Jos à qui j’essayais de faire comprendre que l’une est imposée par le gouvernement fédéral, l'autre par le gouvernement provincial, a essayé de me faire comprendre i son tour son idée à lui.“Puisque les impôts, taxes, etc., sont nécessaires, je ne dis pas qu’il faut les abolir.Mais je dis qu’ils doivent être répartis de façon i ne pas toujours “taper” sur.le même.Dans le moment, c’est le petit salarié qui est le plus visé par l’ensemble du système.” Et il a ajouté sur un ton plus optimiste: “Peut-être que les nouveaux aspects de la politique provinciale et fédérale vont nous amener des changements .• Au moins dans le Québec, peut-être, que le populo va pouvoir expri mer son opinion même en dehors du scrutin ., .En tout cas, je l’espère, car moi, Tit-Jos Latrémouille, j’en suis encore au programme d’austérité n’est pas fini trictions ne portent pas seule ment sur les objets de luxe, mais sur les nécessités de la vie quotidienne.” Les Tit-Jos Latrémouille sont nombreux.On en trouve dans toutes les familles moyennes.Le programme d’austérité n’st pas fini pour •»»•< "SALADA AMherst GERARD FOREST Contracteur électricien >/[)}] 4504, MENTANA MONTREAL ____________ HISTOIRE SANS PAROLE FJS Til Bureau: 984 J.-P.MORIN, Enrg.ENTREPRENEURS GENERAUX Spécialités: Edifices publics, construction en béton, location machinerie i, NOTRE-DAME — CAPrDE-LA-MADELEINE J La BANQUE CANADIENNE est la banque du public aussi bien que la banque des hommes d’affaires.Le gérant de la succursale se tient k votre entière disposition, ’qu'il s’agisse de dépôts, d’emprunts personnels, de remises, de recouvrements ou de toute question d’ordre financier au sujet de laquelle vous désireriez le consulter.Actif, environ $380,006,000 531 bureaux au Canada 65 succursales à Montréal ¦mm 46 f1 * rig# QUATRE ri-, POUR UN MONDE 'OUVRIER PLUS CHRETIEN Journal d'éducation ouvrière Indépendant de tout parti politique.Propriété du Centre Social Ouvrier, 0 n'engage que aa direction.Membre de 1'A.B.C 1*37, rue SAINT-DENIS, MONTREAL 11 LA.4134 ¦¦Pria* P« to Syndicat d'OcuriM Sr.iaiM.LM* MO HM OalhouM* Ottawa MM)* (autort»# iommt rnroi postai de U classa Min des Postas, Ottawa) Rédacteur en chef , , n-r.Réglnald Boisvert Mrectrtco dru pages féminines Etale Roblndalne Circulation limud landais ABOHNLMtNT: Canada $2.50 par 9 an; Etau Unis $3.00 LA GRÈVE DES MARINS Les lecteurs les moindrement attentifs aux nouvelles qui paraissent quotidiennement dans les Journaux au sujet de la grève des marins des Grands Lacs sont au courant des faits.Voici une grève qui dure déjà depuis douze semaines.Elle a été marquée par des actes de violence nombreux et révoltants.Les marins de deux unions rivales, la C8U d’une part dominée par des agents communistes et la C8LU d’autre part dirigée par Pat Sullivan, se livrent à des manoeuvres qui ressemblent étrangement à 1a guerre.On s’assomme à coups de matraques, on s’ébouillante avec de la vapeur, il y a eu des coups de fusils.Et tout cela se passe dans un pays qui passe pour civilisé.On pourra penser que ces tristes événements ayant pour théâtre l’Ontario et les rives des Grands Lacs ne peuvent guère nous Intéresser.Il reste pourtant que beaucoup de ces marins sont des Canadiens français de Montréal et de d’autres points du Québec et que quelques-uns de ces.marins, pour une cause Juste ou Injuste, assomment et se font assommer A Toronto et à Cornwall.Il apparaît entrêmement difficile d’obtenir sur ces événements une information claire et objective.L’organe du Q8U, le Journal Searchlight, prétend jeter une lumière éblouissante sur l’affaire et dépeint en des couleurs fort sombres le rôle Jot * par l’union de Sullivan.Mais les textes et les documents que publie Searchlight ressemblent trop à une publicité sys-té tique en faveur de l'union CSU pour nous convaincre tout à fait.Par contre, tous les quotidiens anglais et capitalistes ont dénoncé la CSU comme étant un Instrument entre les mains des communistes et l’ont accusée des pires méfaits.On peut difficilement contester la vérité de l’affirmation qui veut que la CSU soit dominée par les communistes.Les preuves ne manquent pas pour l’établir d’une façon certaine.Mais quand le Financial Post de Toronto écrit: “La seule question en cause dans la grève des lacs est le communisme.Les salaires, les heures de travail et les conditions de travail ne sont pas en cause”, nous haussons les épaules.Si seulement le dixième des accusations portées contre les compagnies Canada Steamship Lines et Mlsener Lines étalent vraies , — et les chances sont grandes qu’elles aient quelque fondement — l’affirmation du Financial Post cesse d’êtrê vraie et il n’y a plus que le communismè qui soit en cause, mais le bien-être d’hommes dont le métier est déjà très pénible.H en va de même des accusations portées par la CSU contre l’union de M.Sullivan.On a accusé la CSLU (Pat Sullivan président) d’être "vendue” aux compagnies et de faire le Jeu de celles-cl au grand détriment des marins.Nous ne nous rendrions pas responsable de pareilles accusations avant plus ample Informé, mais certains bruits courent avec une persistance agaçante.Le public almçralt bien savoir ce qu’il en est « xactement.Le gouvernement devrait se presser d'agir dans cette affaire.Au dernier congrès du parti libéral, des voix se sont .élevées du sein même de la délégation pour demander aux hommes du gouvernement de prendre leurs responsabilités et de ne pas s’en remettre à la “bureaucratie” pour gouverner le pays.La grève des marins est une occasion favorable.Que les ministres en profitent et qu’ils montrent leur savoir-faire./ QV CORMIER Attache ça, ton cheval va trop vite.Contrôles LE FRONT OUVRIER D'APRES TEMOIGNAGE CHRETIEN 14 AOUT 19 J Voici pourquoi Staline a renié Tito Les Français ne s'y reconnaissent plus.Selon certains Journaux, Tito aurait été "excommunié” par le Comlnform parce qu’il se serait montré plus communiste que Staline lui-même.Selon d’autres, “L’Aube” par exemple, ce serait au contraire son nationalismo qui l’aurait fait condamner.“La résolution du bureau d’information sur la situation dani lo Parti communiste yougoslave “dont* l’Humanité” publiait mardi le texte Intégral, reprochait aux dirigeants yougoslave* d’estimer "qu’ils pourraient gagner la bienveillance dee Çtats Impérialistes c’est-à-dire de l’Amérique) par des concessions laites à ces Etats”."Combat”, de son côté, prétendait que Tito n’avalt été mis aussi brutalement en accusation que parce qu’il risquait d’empêcher 1a désentente internationale visiblement souhaitée par l’URSS.En réalité, cea affirmations, en apparence contradictoires, sont toutes exactes.Toutes elle*, rendent partiellement compte d’une situation fort complexe et qu’il importe de débrouiller, .On connaît les faits.Le 29 Juin dans la soirée éclatait une bombe : le Comlnform, qui s’était réuni en Roumanie, venait, avant de se séparer, de publier un communiqué qui constituait un réquisitoire en règle contre le maréchal Tito, chef du gouvernement yougoelave.Or, jusqu’alors, celui-ci pansait pour l’un des conseillers les plus écoutés de Staline.Tito nourrissait de vastee ambitions.Ne désirait-il pas, en effet, constituer une fédération dabutienne ?Le Danube, on le sait, traverae l’Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Yougoslavie, la Bulgarie, la Roumanie, avant d’aller se perdre dans la mer Noire.Le dictateur yougoslave désirait unir la plupart de cea pays par des liens d'abord économiques, ensuite politiques, de plus en plus étroits.En dépit de l’oppoeition du leader communiste bulgare Dimitroff, l’U.R.S.S.paraissait favorable à ce projet qui avait l'incontestable avantage de rendre à l’Europe balkanique un équilibre économique durable.01, depuis quelque temps, Dimitroff, manifestement, gagnait du terrain.Actuellement, le bruit court que" l’Union soviétique se préparerait à annexei>purement et simplement la Roumanie, afin de s'assurer le contrôle exclusif des bouches du Danube.Une pareille opération minerait définitivement les espoirs de Tito.On comprend qu’il n'ait pu l’accepter.En tout eu, il semble bien que pour éviter une mainmise complète de l*U.R.S.8.sur la système danubien, il m soit efforcé de Jouer la carte américaine.Tito paye l'échec des grèves de novembre en Fronce En effet Jonque lei E.-U.proposèrent, il y a quelque temps, qua 1a Conférence danubienne m tienne à Belgrade, lu dirigeants yougoslaves marquèrent leur satisfaction.O y avait là l’amorce d’une négociation directe entre lu deux pays.L’U.R.S.S.ne s’y trompa d’ailleurs pu.Sans attendre la réponse yougoslave, la radio soviétique affirma que faute de "place”, la proposition américaine ne pouvait être prise en considération.Par contre, sur tous lu autres points, la politique étrangère yougoslave heurte les intérêts américains.Lu Rusus ont eu beaucoup de peine à empêcher Tito de lancer ses troupes sur Trieste.Il cherche à annexer la Macédoine que Mark os dispute au gouvernement d’Athènes D affirme ms prétentions sur la Carinthie autrichienne.Cu visées territoriales n’ont point cessé, depuis trois ans, d’envenimer lu rapports russo-américains.Or, actuellement PU .R.S.S.Joue à Berlin une partie difficile.Elle sait parfaitement qu’une imprudence yougoslave mettrait le feu aux poudres.En reniant Tito comme elle vient de le faire, elle rend done possible une éventuelle détente diplomatique.D’ailleurs, l’échec en France des grèves de novembre, puis les élections italiennes, lui ont prouvé que le communisme occidental n’était pu en mesure de soutenir la violente offensive antiaméricaine préconisée lors de la fondation à Varsovie du Comlnform.L’abandon de Tito n’est en définitive, que la conséquence de la tactique de prudence que les événements ont Imposé tant au parti communiste français qu’au parti communiste italien.Tito faisait surveiller per se police les instructeurs soviétiquei Pourtant d’autres raison, d’ordre intérieur celles-là, ont Joué.En efist 1*U.R.S.S , deptfc environ six mois, s’inquiète d, plu en plu de la politique qui mène Tito à l’égard de limée, dee paysans et du parti communiste yougoslave.C'EST PAS UNE COURSE 1) L’armée yougoslave, forgée au cours des combats de libération, bien tenue en main pi, Tito est, après celle de ttJnioa soviétique, U plu solide d’Eure, pe.Or, cette armée, conscients de u force, héritière dei tradition militaires urbea, supporta avec une Impatience croissanti la présence d’instructeurs toril tiques.Elle aurait même obtaaa que ceux-ci soient surveillés di très près par la police secréta Selon la résolution du Comiu-form “ils ont été suivis par des agents.” Une pareille attitude a dt paraître d’autant plus dangeeu-se aux dirigeants du Kremlia que ceux-ci n’ignorent pas combien l’armée de Tito, livrés è elle-même, [laquait de se laitier entraîner dans des aventurai nationalistes, soit à Trieste, leH en Macédoine, soit surtout ea Carinthie.2) La question agraire n’est pu moins grave.Alors qui dt l’Ukraine à l’Allemagne se développe une immense plaine qui se prête admirablement à l’exploitation collective, la Yougoslavie, pays montagneux et, di ce fait, compartimenté, est au contraire un pays de petite propriété.Tito, afin de s’assurer li concours du paysans, a longtemps permis l’achat et la venu du terru ainsi que l’utilisitioi par lu fermiers d’une main-d'œuvre salariée.Cette politique rurale l’a enfin, amené i prendre une position plus proche de celle des “partis paysans’ pourchassés en Pologne et ea Roumanie que de celle des par tia communistes du autres ré publiques popuUires.Certes, es Yougoslavie aussi, les anciem dirigeants "populistes" (c’est-à-dire paysans) furent éliminés: nuis beaucoup plus en tant qui concurrents qu’en tant qu’opposants.Cette situation provoqua da vives critiques de la part da Cominform.Aussi, Tito et set collaborateurs, renversant brutalement la vapeur, entreprirent-ils la liquidation des propriétaires ruraux.Mais ces mesures radicales, que le Comin-form qualifie de “démagogiques” paraissent avoir eu dei effets désastreux, désorganisant d’une part l’économie yougoslave et d’autre part provoquant ea Pologne, en Hongrie, en Roumanie, l’inquiétude d’une paysannerie qui en est encore au stade intermédiaire des coopératives (qui doit progressive ment, dans l’esprit des communistes, préparer la collective-tion).3) Le parti communiste yougoslave comptait 17,000 membres avant la guerre, 80% furent tués pendant la guerre.L'actuel parti communiste ns donc aucune formation politique.Aussi, a’est-il révélé lncapabl* de dominer, comme dans le* autres républiques populaires le “Front national”.Bien plu*-U s’est laissé absorber par lui Or, alors que le parti communiste est, su moins-partiellerntul contrôlé psr le Comlnform, 1* “Front national” ne dépend que de Tito.out vivre que don» une démocratie.Notre but est l’om-bauchage Intégral avec la sécurité peur tous.Avec dn conditions de travail raisonnables vos ouvriers idht du meilleur travaiL Vous aviet raison.Nous taisons plut d'argent depuis que nous avons signé votre contrat d'union.‘ Comment iaire?I le ne gagne I que quelques * sous par vêtement.Nous avons déjà travaillé 15 heures.avid Dubinsky, pre .J"1* ’ Ledit* Cannent, A.F.L.nisa £ Aid en StOnî Pag# SIX LE FRONT OUVRIER M AOUT Le roman d’Elisabeth L'ÂGE DES AILES De Berthe BERN AGE (suite du Matin d’un Beau Jour) no 14 —Dépêchez-vous! Noua ne rentrerons sûrement pas avant la nuit, ei Florent conduira encore comme un foi.Tu as donc perdu ton ruban, Elisabeth?Il était si joli! Maman te grondera.Tu es coiffée en sauvagesse.—Ça lui va joliment bien, dit Catherine.Je la trouve trop correcte, d’habitude.Au grand ahurissement d Elisabeth, Jean-Luc sautait comme un jeune chien autour de Florent.Sa soeur demanda discrètement à Noëlle: —Je croyais qu’ils s’étaient battus, ces deux-là! —Bien sûr, répondit Noëlle rieuse.Florent a fait un si beau knpck-out que ton frère l’admire éperdument.Tu ne connais donc pas les garçons?Knock-out.et le même Florent aux poings rudes gardait comme une relique le ruban de velours bleu glissé des cheveux d’une jeune fille?Pour ce soir-là, Liseron renonça à comprendre le coeur des hommes.CHAPITRE XI BELLE, ENTREZ DANt LA DANSE Florent, deux gros bouquins sous le bras, s’assit sur la balustrade en pierre qui ourlait la terrasse.Et il rega: ua.Jeunesse.Dans le beau Luxembourg aux larges ombres vertes, Mai épandait ses parfums.Là-bas, cette épine rose, était-ce elle qui embaumait?Jeunesae.Les étudiants passaient, en bandes ou par couples.On discutait: “Mon cher, le prof.On riait.On écornait un croissant.La bras (’’un jeune homme pesait, tendre, sur le bras d’une jeune fille.Ils avaienl des gants, mais les cheveux au vent.Des marronniers prêts à défleurir tombait une neige de pétales.Cela roulait sur les épaules des statues, cela fleurissait les boucles des étudiantes, cela semait les pétés de sable des bébés contents.Jeunesse.Florent était jeune comme tout cela: dix-neuf ans.Un beau grand garçon: de l’élégance, profil volonta -e, teint frais; regard brillant et direct.Intelligent, bien noté.Heureux en famille.Mais Florent, vêtu d’un costume dont plus d’v« passant jalousait le chic anglais, Florent était triste.Tout pour lui, ce garçon-là?Non: pas ce qu’il désirait.Puisqu’il désirait deux choses: des âiles; le coeur de Liseron.Et que son père disait: “Pas de bê lises.Tu ne voleras pas, mon garçon”.Et que Liseron était charmante pour d’autres que L’Amérique est le fruit d’une collaboration entre des races multiples.Un Chinois, un Allemand, un Polonais, un Irlandais n’est plus un Chinois, un Allemand, un Polonais, un Irlandais quand il est aux Etats-Unis.Il est un Américain, voilà tout.Il .est intéressant de noter que toutes les races ont collaboré dans la lutte qu’ont poursuivie depuis des années les ouvriers américains.Et on peut dire aussi que cette lutte même' a cimenté davantage ces liens.Les Juifs comme les autres ont été dans la lutte pour 1m ouvriers.Jm t’ouvricr-témom de l>M l« è(M ï pour lui.Pouvait-on l’empêcher d'être charmante, cette petite-là?Non, le charme rayonnait d’elle comme ça, tout naturellement.Mais en surplus, elle aimait à se sentir charmante.Florent avait fait cette ennuyeuse découverte le dimanche précédent, le jour des dix-huit ans de Noëlle.Noëlle avait demandé t,u’on dansât, en l'honneur de ses dix-huit ans.Bonne idée.Florent s’était réjoui comme les soeurs.Et gaiement avais mi» ses bras, son cerveau inventif de garçon à la disposition de la famille.Sans lui, on pouvait l’avouer, tout aurait marché de travers.Mais très content qu’on s'amusât, il s'était débrouillé pour que la maison fût jolie.Fleurs par-ci, savant éclairage par-là, jus-iue dans le jardin, puisqu'on devait Janser de cinq heures à minuit.Les jeunes filles en étaient folles de joie.—Ma chère, cela ressemble à un conte.Ma robe est Jolie.Y aura-t-il clair de lune?Pour un peu, on l'eût .ommanaé à Florent, metteur en scén;, le clair de lune.Lui, au fond, s’il soignait les choses, c'était \ cause de Liseron.Aurait-elle une robe d'organdi?Florent aimait l’organdi et ses grâces légères.Cela faisait pétale de fleur.Tandis qu’il plantait les clous et combinait les raccords électriques, il chantait donc tout ce qui lui passait par la tête.—Tu nous assommes! criaient les quatre soeurs.Assez.Alors il chantait davantage.Sa,mère, plus habile et plus clairvoyante, se con-entait de l'embrasser au p ssage, ce grand fils chéri.—Chante, mon Florent, pe:.sait-elle.Chante sous mon toit Bientôt ‘ partiras: le régiment.le carrière.le mariage.Un garçon quitte si vite sa maman! Il lui ressemblait, par le visage et par l’âme.Et il était son seul fils.Elle l’aimait.Elle l’aimait tant r.Telle lui eût permis d'être aviateur, elle: afin qu’il réalisât son rêve, ce rêve comprimé qui le meurtrissait en dedans.Ainsi arriva le soir de la fete.Elisabeth apparut eh robe d’organdi bleu pâle, toute légère, avec un bouquet rond à la ceinture.Depuis les Petites-Dalles, elle avait appris à danser.Ce n’était plus par instinct mais avec un exquis raffinement d'art que ces longues jambes gainées de soie claire prenaient le .ythme.Qu’elle était proche lorsqu'elle dansait! Sa robe avail le parfum frais des robes de mousseline.Mais ses cheveux noirs sentaient la jacinthe: “le matin d’un beau jour”.» —Cofome le bleu vous va bien! dit Florent.Reprodncflon autorisée par la Société des Gens de Lettres de Frantt de sa boutique, et Phanette m’cn » tout ui) flacon à goulot doré, raviu Sais-tu comment il s’appelle?’’’ “ie ***' d'un beau Jour”.Rose prétend qü’n ressemble.u —Je demanderai à K se un parfUm me ressemble.Mais ça doit coûter t ment cher.D’ailleurs, maman ne * mettra pas que je me parfume t/1 un vaporisateur?Oh! tu es u.e fill* gâtée, toi.Tu fais tout ce qui te niait Elisabeth répondit: “C’est vrai” tout en dansant avec la cravate verte™ se demanda si une vraie maman iUj' Serait autant de liberté que Jeanine sa vie de jeune fille, il manquait qUeT| chose.Tout à-coup, elle se senti $ei petite et désira s’appuyer.Elle soupinl —Fatiguée?demanda genti nent lt * vate verte.Ça la fit rire: “Danser ne fatigue, Je pensais à des choses compliquées" —Au bac, sans doute.Moi, je le ] cette année.Je vais encore sécl„, , suis nul en latin.Mais nul à un point' ' Elisabeth oublia son sou i.Et on p| de Virgile.Avec le Saint-Cyprien, on parla ten Tous deux la trouvèrent charmante u prit rendez-vous pour une autre sortie i Florent de rager, voyant son Liseron i appréciée par ces garçons, et sembla les apprécier, ce qui était plus grave, | sourire.Sourire de coquetterie?Heureusement, il y eut le souper, sabeth s'assit à côté de lui, comme rt, de 1a jeunesse.Oh! son parfum.Q, savait pas que c’était une trouvaille i Rose Martin, cette harmonie e:.tre l’i, sence délicieuse et la jeune Mie, et | s’étonna qu’Elisabeth eût de tej raff ments auxquels ses soeurs à lu?ne „ geaient même pas.—Serait-ce l’exécrable Claude quj conseille?Mais il s’interdit d’évoquer, en .heure si charmante, la personne de l'« crable Claude.Hélas! Elisabeth en | d’elle-même: —Florent, vous irez voir la noir pièce de papa?Elle passera en oeti Jamais Claude Ariel n’a aussi bien pris son rôle, dit papa.—Ah! Très bien.Parfait.En hanté,, Votre père devient un homme céM Ça vous plaît d’être la fille d’un homme?—Oui et non.Oui, parce que.,, s’étire.Il sort de la grisaille où il is fonçait.Il révèle enfin ce qu’il vaut, i qu’il est.Seulement.quand tout! monde l’admire, je l’ai moins à moi.V« comprenez?Oh! je me rappelle not f licieuscs promenades aux Petites “ “ Elle le savait, dansa plus lanternent, pour se donner le temps de sourire; .—A propos de bleu, avez-vous toujours mon ruban de velours?Il dégagea une main pour la poser sur la poche intérieure de son veston: • —Il est là.J'en ai besoin tous les jours, avec mon sale caractère.Et je vous assure qu’il produit son effet! —Maman m’a grondée au retour de la forêt: "Un si joli serre-tête!” Et Mariette a trouvé ma coiffure pas du tout correcte.On s’était amusé, ce jour-là, Florent! Vous rappelez-vous le chant du coucou, un chant qui bougeait si vit* qu'il avait l'air de jouer à cache-cache avec le printemps?—Comment ne m’en souviendrais-je pas?.Vous dansez joliment bien.La prochaine danse sera encore pour moi?—Mais non, Florent.J’ai amené mes danseurs, ainsi que Noëlle le désirait.Deux jeunes gens dont les mères sont amies de maman.Le Saint-Cyprien, là-bas et le garçon à cravate verte.Ils attendent leur tour.—C’est juste, répondit sèchement Florent.D’ailleurs j'ai deux laiderons à faire danser: la grande fille au nex pointu et la petite boule en robe crevette.Noëlle m’a chargé d’assurer le plaisir de ces deux indésirables.Mission de confiance.Allez retrouver vos danseur*.Ils sont chics.Mme MorlainvRle a bien choisi.Elisabeth senti qii’il frémissait de colère.Elle dit gaiement: —Le ruban! le ruban! Alors il rit et plonges deux doigts dans sa poche: —Ça y est: ma colère tombe! Liseron, je suis vraiment insupportable.A.ausex-vous à votre gré.Seulement, rappelez-vous que pour le souper, voue présidez ma table, vous, la meilleure amie de mes soeurs.Maman approuve.Alors .—Vous me ferez encore danser, supa-rsvant?—Tant que vous voudrez: un peut signe et je viens.Les laiderons, Je les laisse sur leur chiise.Sont-elles affreuses! —Je te défends d’être grossier, toi, murmura la voix de Catherine.Hop! va chercher les jeunes filles qu* ne dansent pas.Il faut que tout le monde déclare demain qu’on s’amuse chez les Morot-Léandre et que tu es un garçon épatant.—Tu as raison Catherine, dit Elisabeth quand Florent se fut éloigné avec un héroïque sourire mondain.Cela doit être triste pour une Jeune fille de se sentir laide et de rester sans danser.Catherine leva vers son amie un regard de feu: • * .^ —Oui.Vivre, c’est merveilleux.Comment peut-on supportër de vivre au ralenti?Tu comprends ça, toi?Elle réfléchit: —i» crois qu’on peut tr uver son bonheur ailleurs que dans la danse et le plaisir d’être jolie.Vois donc: Mariette est laide, pauvre, en service, et si heureuse! Cristal et sa soeur, toutes seules et qui travaillent, ont une paix extraordinaire.—La paix, ce n’est pas le bonheur, dit l’ardente Catherine.Et puis .flûte, nous n*y connaissons rien.Allons danser.J’aime ta robe.Et comme tu sens bon, Elisabeth! —Grâce à Stéphanette et à Rose.Rose ” a choisi ce parfum-là parmi tous ceux Nous étions tellement amis, tous contents de nous trouver ensemble.E riions de tout.Florent, Je ne ret nais ce pè^e-la.— Encore du foie gras?proposa ül i ci parce que l’autre couple pouvait | ter l’oreille.Elizabeth, nous irons au j din, tout à l’heure, voulez-vous?Pouri la nuit.Le jardin sent tellement boa cette heure! Les parents veulent qu’ai couche tôt, tous les soirs, et papa venu' le la porte à dix heures.Mais il y ai soirs où je sors par une fenêtre et I mon tour de jardin.C’est épatant.T vous ne mangez rien.tà suivre) U PRURI UUVRIII AM«********M*à* Il.~ ^ LES JOYEUX COPAINS MMI I IN • 4 • plisez le bain?Tu as oublié Tu as bleu enlevé ¦'a de- Au secourt ! 4s mettra 4s l’eau ! Ou me noie! male ta aa oublié quelque choee.rais, a*raaf LE CAPITAL ET LA "BUSINESS Et tu veux me donner la moitié de rtntérét dans mon propre commerce?Naturellement J’acheterai le stock avec ta demi-piastre ! Quelles \______ pommes, > poires, pAtisserles ?le Et les demi-piastre, Je les pot- to vends la moi- est-il ton tes, les pâtisse- tlé de l'Intérét de nies vols pas! ries, sont énor- Je démissionne t I'-*)-*'# LA PATIENCE EST D'OR Dommage, p’tlt gu ! Je Plie! Enfin Un dix pute accepter ee dix «a fate le «lWème ai Js vais 1’éco- sous, B est trop usé.! Je m’achète malté! va CERVEAU ACTIF Non, Js lu Quelqu’un Js veux lu coller ensemble pour en faire une nouvelle marque: les suçons Hebdomadaires ! J’en al Quelle belle poignée de suçons Quotidiens ! garde pour re-t-il t'aider à faire des Iss manger?— expériences.vé NOS ANNONCEURS SONT À VOTRE DISPOSITION i' t .! ¦KSTRCir LE FRONT OUVRIER QUAND VOUS ACHETEZ CHEZ NOS ANNONCEURS AYEZ SOIN DE MENTIONNER "LE FRONT OUVRIER ¦., TT) “1 ¦ 1 1 MJ ü i ¦ m rî 1 M 1 ¦ i_l "Tl ?¦ ?i i M 1 ¦ ?Ü ¦ Di 1 1 1 C ?i a 1 1 1 ¦ i r l~ II i UNI ¦ L.Travaillez le richelieu annonces # / * ^ n ftinomunnT I -lUXOtlt 4* ytallMT* aartM O* Ti«ndM rtebuifféca.I_promt bras Httrea 4’"«!lV* — Niera da saura».a_Ktt« samel I* «datra- »—Palhnaa êplquoa du Moyen Kg* — A notas*.auoeba T—Pronon Indéfini—VI»* do Cbnl-déa — Hôte.— I—Simple, nlala — L’oalar, dan* quelque* département».»—DlrlnlU fabtrtouae du r* mJnln — PrtmlBrts lattra* r-anpnn”.lt—Termlnnlaon — Paratraipmoa.I U—Kzploltatlon d'un ma*»i* *»Unfc w r~ Il y a qualqut cho»8 pour vous dans nos Annoncts Classifié*» Tarif mtelmam : U aaata.25c, t coûta ta mot additionnel.U FROM OUVRIER 1037 St-Denis, Montréal-lt Dépt.Publicité • LA.4134 PHOTO — Air» Dn Provinciale, du 3 au 12 septembre, sont ouverts à tous; les concurrents doivent soumettre des oeuvres originales, signées, dont la réalisaGon est due à l’esprit d’invention et d’initiative.Aucun droit d’inscrip tion n’est exigé et les formules doivent être retournées au directeur de l’Exposition, avant le 25 août; les oeuvres soumises seront jugées le lundi 30 août.Les divers prix que se partageront les concurrents en photographie, peinture, dessin, 'ravure, sculpture et modelage, art* décoratifs, dessins d’enfants, ouvrages naître veto* horoscope?Envoya* , adresse date d* aataaaac* *1 38 eeaa et ave* votr* horoscope veea recevra am boo trills da par» fum, à votr* choix.Adressa At 8533 F ember Montréal 18.F.Q.taaaaur de Dktteo, Tét.Cl 7281 Mlle CLAIRE ALLARD, dlplêmé* de ta Société da Boa Parler Français en Elocution Française ri en Phonétique.Cours privé, cours d’ensemble, enfants, adultes.4378» rue St-Deals, près Beaubien de patience et d’adresse, concours spéciaux, l’élèvent à $675.00.Le» eunes qui a’inacriront â ces concours y trouveront donc un encouragement mérité.Quant au 5e Salon National d* Photograph e, présenté en collaboration avec le Photo-Clunn de Québec, il attire de nouvelles inscriptions chaque jour, avec des participants de tous la coins du pays, voir même des Etats-Uni.,.La data ultime pour la réception des photos est fixée au 21 août.L’Exposition de 1948, dédiée en "hommage à nos industriels’, s’annonce sous la auspices les plus favorabla.La vente des billets à l’avance est t.è* encourageante, les acheteurs étant stimulés par l’appât de $3 000 dollars en prix spéciaux.La gagnants ne seront pas tenue d’être présents lors da cette distribution de prix, le 12 septembre au soir, au Parc d* l’Exposition.Reposez-vous La hygiénistes do ta Santé nationale savent depuis longtemps que tous la Canadiens ont abao-lument besoin de .écréatlon.Récréation signifie occupations durant la heures de loisir, dont les soirées, les fins da semaine et une vacance complète chaque année.La plupart da patron» concèdent que la vacances annuelles contribuent à rendre la employes ilus heureux.Cependant, nombre Je professionnels et de techniciens négligent de prendre, au moins une fou l’an, le temps nécessaire â la détente complète.Pour mieux travailler il faut se bien se poser.Vitamine C Depuis trente ans, la hygiénistes alimentaires recommandent couramment les oranges et autres agrumes, ainsi que les tomate», comme sources de vitamine C, quoique les légumes peuvent fournir toute la vitamine C nécessaire à la santé.En effet, le* agrumes ont une richesse particulière et peuvent se manger cru* facilement La cuisson dissout beaucoup de la vitamine C qui se perd dans l’eau.La perte s’élève parfois â 100 pour cent: donc, si on ne mange pas de fruits ou de légu- d’une iveuvov» w—— «fl vitamine contnu 9'* et professionneli LA CIE PAULA Ltée Agent LEONARD DUTil Tél: 222 239 Belvedere Sherbrooke, Qaé.BREVETS D’INVENTION MAMUtS OS COMMCDCB D*uln> *« Pakriam M t*n P»7» * MARION * MARION RarmoaS-A.Dabi* — 1-UlhO SmOm Vil MHt r**8*lat*-Catb*rta* MONTREAL BOUCHER - EPICIER Servie# courtois ches J.-Hertor Labergef 4346, RIVARD BE 38D1 Montréal notaire RS*.: «*.CL.HIST 4180 ntt ' 8 n imté" S[£ .EU* b* M nssewhls pal KmI kFL Plus tard Allons-y I O ?• Wall Disney présente L'Oncle Remus et ses contes de Jean Lapin toujours! Moll «'oubli* m s On dirait m*m* que non grand-pto» «• Jourait phi* *'«ar*tofl i L*l «ouBws appartenaient autgnt_ù qrandplr» qu’au Chien ! Chien commençait à * inquiéter .• B Rtrltm arec m«* soulier» I 11 roi* mes souliers I Poeeeder quelque MumJ c’est |A * BuiTTO) * *’.• M.V+Umm9mi -^ Nautrollemant.il oubliait qui louait l'autre! Chian comprit onfin l ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS 14 AOUT 1948 LE FRONT OUVRIER D’un écran à l’autre € I Marcel Pagnol a souvent été tenté par le même thème.En effet, l’enfant illégitime, le drame familial qu’il entraîne, le besoin de lui trouver un père, et, enfin, la réunion de la mère et du vrai père, toutes ces intrigues emmêlées font le sujet de la trilogie MARIÜS, FANNY, CESAR, et plus tard de LA FILLE DU PUISA- du vrai type de Marseillais, exubérant, menteur, '‘coléreux’’, mais avant tout un coeur d'or.Quel magnifique tableau de moeurs! Certes, la situation irrégulière de l’intrigue n'est pas sans demander de sérieuses réserves au point de vue moral.Cependant, la conclusion nous satisfait.(Rappelons-nous que l'écran nous expose une mentalité qui diffère complètement de la nôtre; certaines paroles ordinaires là-bas, choqueront parfois notre oreille.) A la longue, les traits d'esprit de Parnol autour de l’alcôve fatiguent et alourdissent le dialogue tellement on les sent forcés.Au demeurant, ces trois films resteront inoubliables dans les annales du cinéma, par le sujet très humain, la splendide interprétation à laquelle se rattachent les noms maintenant immortels de Raimu, Charpin, Pierre Fres-nay, Orane Demazis, la valeur documentaire.Jacques GIRALDEAU Francesca et Marius Flock vous parlent tie LA RADIO TIER.En deux mots, voyons l’histoire.Marius, le fils de César, propriétaire d’un bar dans le porj de Marseille, donne un enfant à Fan ny.Sans savoir cela, Marius part pour un voyage de cinq ans, en Australie.Mais il faut donner un nom à l'enfant, il faut sauver la famille du déshonneur.Panisse, étant parfaitement au courant de la situation de Fanny, s’offre à l’épouser et à donner un nom à son enfant.Vingt ans plus tard, Panisse meurt.Ce n’est qu’après la mort de celui-ci, que Fanny apprendra à son garçon, Césario, qu’il n'était pas son vrai père.L» jeune homme veut connaître Marius, son véritable papa.Il le juge d'abord mal, mais, à la fin, il exprime le voeu que Marius épouse régulièrement Fanny.Ce résumé, nécessairement trop court, ne saurait rendre justice à ‘Tâme” de l’oeuvre de 'Pagnol.Toute l’intrigue est déployée pour mettre en relief le personnage le plus attachant du film: César (Raimu).C’est l’illustration Autour de Radio-Canada CBJ CHICOUTIMI La direction de Radio-Canada nous fait part que l’inauguration officielle du nouvel émetteur de CBJ à Chicoutimi, aura lieu le jeudi 26 août courant.Il s’agit de remplacer un appa reil’ de 1,000 watts pour un émetteur de 10,000 watts dont le rayon nement pourra satisfaire la popu lation toujours croisante de l’im mense territoire formé par les régions du Saguenay et du lac St-Jean.Le poste CBJ sera en mesure de desservir un auditoire d’er/*t-ron 200,000 personnes.« A la même occasion, le poste CBJ célébrera son 15ème anniversaire.Fondé en 1933 pap la Can adian Marconi, sous l’indicatif CR CS, il est par la suite dévenu la porpriété de Radio-Canada et l’un des quatre postes à ondes longues que la Société exploite dans la province de Québec.Sa fréquence est de 1580 kilocycles.JULES TRUDEL FORGERON Réparations générales — Aiguisage de lames de clippers Ouvrage garanti 36, rue Windsor Sherbrooke, Qué.IMPRIMERIE LUXOR PRINTING Impressions personnelles et commerciales.Cartes de visite et d’affaires, enveloppes, faire-part, etc.144, rue Galt — SHERBROOKE — Tél.4130-J Pour un vrai régal, demandez toujours les briques de CRÈME GLACÉE SHERBROOKE „ Prix: 30c chacune — Chez votre vendeur S.P.M.le plus rapproché LA CIE SHERBROOKE PURE MILK Ltée LE VIEUX QUEBEC M.Charles Miville-Deschênes poursuit chaque semaine le mercredi à 10 h.15 du soir, une série de causeries destinées à nous faire mieux connaître la vieille capitale.Ses sites historiques et ses monuments anciens sont trop peu connus.Non seulement le touriste les ignore mais toute la population résidante aussi les méconnaît.Pour connaître le type canadien, il ne faut pas ignorer l’habitant de Québec.C’est lui qui est le détenteur de nos plus chères traditions.Il a lutté bravement pour la propriété du sol et il est aujourd’hui lé fidèle conservateur de notre foi, de notre langue et de nos moeurs RECITAL DU DIMANCHE SOIR Radio-Canada contribue génèreu sement à l’essor de la musique au Canada.De plus les interprètes sont très souvent des artiste#ca-nadiens.Les nombreux récitals sur les ondes nous permettent de goûter les oeuvres immortelles et de connaître les oeuvres de nos compatriotes.Voici la liste deé vedettes des prochains Récitals du Dimanche Soir, émission radiodiffu- sée de 8 h.à 8 h.30 : 1er août : Arthur Davison, violoniste, Edna Marie Hawkin, soliste et accompagnatrice.8 août : Gérard Desmarais, bastv, Jean Belland, violoncelliste, John Newmark, accompagnateur pour les deux.Tel: 2664 R.Rés.3890 J La Métallurgie Moderne Enrg.cirnitmrf TKD0 ni a /limit STRUCTURES D’ACIER 266, 10e Avenue Sherbrooke, Qué.L.BLAIS 26, Gellespie SHERBROOKE Tél.3296 Protégez votre santé, consultez PUITS ARTESIENS "CANADIEN" Enrg.Pompes électriques — Nous demandons des représentants dans les paroisses des Cantons de l’Est — Ecrivez pour renseignements 15 août : Rolande Dion, soprano, Doris Killam, soliste et accompa gnatrice.22 août : Marguerite Lalibertè, mezzo-soprano, Jeanne Gauthier violoniste, Edna Marie Hawkin, accompagnatrice pour les deux.29 août : Anna Malenfant, contralto, Renée Morissette, soliste et accompagnatrice.A.LEDOUX ENTREPRENEUR PEINTRE Structure d’acier pour intérieur d’église M» me Dorval SHERBROOKE, QUE.Québec est un des endroits au monde le plus riche en cours d’eau magnifiques.Des cours d’eau qui peuvent produire de l’énergie hydroélectrique grace à cette houille blanche qui a été chez nous la cause de notre révolution industriele.Or à l’intérieur même de la province, il est peu de régions où l’on produise autant d’électricité que dans le Saguenay.Tel est un des points que souligne le documentaire cinématographique SAGUENAY, une réalisation de l’Office National du film.* # * NoVe pays est le plus grand producteur au monde de papier journal.Québec pour sa part fabrique chaque année plus de 800,000 tonnes de papier dont une forte proportion est ensuite exportée aux quatre coins du monde.Cette seule industrie vaut à la provincs un revenu annuel de $150,000,000.Les principaux aspects de cette grande exploitation forestière nous sont démontrés dans le do imentaire SAGUENAY, une réalisation de l’Office national du Film.Page QUINZE Notre concours La gagnante est madame Orner Ouilbeault, 16, rue Ihibeault, Cap-de-la-Madeleine, P.Q.Nous espérons que le REPERTOIRE GENERAL ILLUSTRE DES FILMS lui sera d’un précieux secoùrs dans le choix des films qu’elle Ira voir.SOURDS 1 Le pionnier des appareils pour la surdité ’’Acousticon’’.Vente et service.Impression et moules d’oreille.Batteries.Cliniques dans les principales villes des Cantons de l’Est.(Informations quant aux dates fournies sur demande Clinique à Sherbrooke tous les lundis, de 1 hre à 5 hres de l’après-midi.à 41-B, rue Brewster, Sherbrooke.Téléphone 4239-W C.-E.HEON, représentant.A.GILLMAN Le Magasin de l’Ouvrier Vêtements — Ferronnerie — Plomberie Marchandise — Surplus de guerre Téléphone: 455 92, rue Wellington-sud — Sherbrooke, Qué.MAGOG SHOE STORE Enrg.Chaussures de haute qualité.MAGOG - SHERBROOKE 222, rue Main.Tél.2911 76, rue Galt.Tél.6178 J LEON LABRIE Tél: 4405 Manufacturier de PORTES, CHASSIS et MEUBLES aussi REPARATION 149 Short Sherbrooke J.A.PIGEON Enr.Ubald rt Albert PI«*on.prop.VALISES — SACOCHES et ARTICLES DE CUIR Chamoiire, “SLATER" pour homme*.CORDONNERIE MODERNE SS, rmt Wellington-Nord — Tel.IIS» Service d'autobus ED HAMÀN MAGOG, SHERBROOKE, via STE CATHERINE 3 voyages par Jour régulièrement 496, King-O.— SHERBROOKE, P.Q.STUDIO LUC1NE Chocolats et bonbons de choix — Gros et détail.80A, rue Galt SHERBROOKE Sherbrooke 480, King O., 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Une grosse somme! J'ai aidé ma soeur à avoir soin de ses enfants et en retour, elle m’a montré comment faire des gâteaux et des tartes, car à la maison, Je n'avais pas le temps de faire la cuisine.C’est difficile d’avoir du temps à sol quand on travaille.Je suis allée cueillir des fraises et nous avons fait des confitures, elles sont bien bonnes; et enfin, une des belles-soeurs de ma soeur étant malade, nous sommes allées lui faire son petit ménage, J’ai lavé son plancher et J’étais bien contente de le faire.Quant à cette pauvre femme, elle n’en finissait plus de nous remercier.Vous demandez si on a pu embarquer bien des Jeunes dans nos vacances, comme vous voyez, ce n’est pas mon cas.Mais Je suis quand même bien contente de ces Journées qui ont été un demi-repos en même temps que J’al pu rendre service.Une qui aime beaucoup le Front Ouvrier Simonne — 0 — Nous avons aussi reçu un long texte fort intéressant d’une lectrice de Chicoutimi qui nous raconte en détail ses vacances.Nous attendons son autorisation pour en faire paraître un résumé dans nos pages.A toutes celles qui ne sont pas parties encore, nous souhaitons de bonnes vacances, pleines de détente, d’air, de soleil et de Joie.Tireur de joints Ouvrage général de peinture.Satisfaction garantie RENE DUFOUR 50, ave Ruel, Ville Montmorency (.IAM0ND & FILS LIMITEE Manufacturiers de bijouterie Aussi insignes et boutons émaillés 1065 Bleury MA.7769 Encourage ont Je préférence «eux qui affichent cette carte.parce qu'ils! font leur part# La politesse n’a pas de vacances Je prend* des vaconces, tu pars en vacances, elle revient de vacances, nous partirons etr vacances .mais la politesse ne prend pas de vacances, elle! Lucette a donc passé quinze ter à cause de son travail, Lucet-jours la semaine dernière chez te a été un peu plus hésitante, sa tante Mina.Elle a été reçue Dois-je écrire ou pas?Je dois comme une enfant de la maison: tante Mina a tout organisé pour qu’elle ne trouve pas le temps long, elle avait même dressé ut plan qu elle n’a révélé qu’au jour le jour et qui contenait des surprises vraiment délicates: visites à tel endroit intéressant, billets pour une occasion spéciale, petites rencontrer avec des amis de son âge.enfin, Lucette a vécu des jours très intéressants et est revenue chez elle pleine d’entrain.Qu’allait-elle faire pour remercier la bonne tante Mina ?Elle s’est mise devant la table (sans remercier, dit-elle, la plus sim-attendre huit jours après son re- Ple délicatesse le veut.Et comme tour) et elle a laissé courir sa Lucette est une fille pas com-plume sur un joU petit papier i pliquée, elle lui a écrit le plus ses initiales.simplement du monde.Ma bonne tante Mina, ., .Devine ce que je fais dans le Le retour dans la ville pleine .,,,__¦ .- ., , .moment, en plus de t écrire évi- de fumee et de bruit ma fait da- ._ .' ._ .detriment ! Je croque un de tes vantage réaliser comme on était ., ____.excellents chocolats qui ont fait bien chez vous, dans la grande .• .• .j • paraître bien court le voyage de maison pleine de fleurs, de vie \ „ ._ .- .1 .la gourmande que je suis.Mar et de chaude affection.Les qmn- ., , .man affirme qu’ils sont délicieux, te jours passés chez vous ont été " , ,, _ , ., , f „ ., .car elle m’en a volés pendant que les plus belles vacances que j aie , ., .savais fermé les yeux.exprès, vécues et je ne les oublierai pas.\ _ .* * Je garde un excellent souvenir Tous ceux que jy ai rencontrés .„ .__de cette vacance, des promenades et connus ont été si gentils pour .___ .___.amicales et de tous les amis que mo,.Maman voua ,n ,«n,,ere ,ljmMril « ^ avac mot, .1 tout,, la, dm* voua ^ ^ ^ ^ anvotiom no, afUctuauu, "Into, ^ ^ T|uWj< „ , Aljn< ,, Uo™' .leur écrirai tris bientôt.La carte Quand aurons nous le pUnarr d.^ „„ K»» /«.r, connaur, i noir, lour ^ M t»a.t, d.notre petrt, Ma ^ h „ *, ,u ,.maltrt„>tumé„,d.lon, d< ^ ^ ,olu corn,, „ une matron ou Un, ^ ^ e„„ K< pent mua atUndmt d bras Amlcotannt, Lucette.Lucette me confiait, après sa soirée passée à sa correspondant Mais quand 11 s’agit d’écrire à ce: ce n’est pas par devoir que François, un jeune ami rencontré J’al écrit ces “bread-and-butter* chez sa tante et qui lui a écrit notes”, comme disent les Améri* un mot bien aimable dans une cains.C’est toujours un plaisir de boite de chocolats remise à son remercier quand les gens ont été départ auquel 11 n’avait pu assis- aimables pour nous.- 14 AOUT 1948 Nos jeunes filles modernes ! ! A tort ou à raison, on accuse la jeune fille moderne de légèreté, de manque de sérieux, du peu d’intérêt dans la préparation à son futur rôle de "femme de maison”.La guerre qui a bouleversé tant de choses n’a pas amélioré U situation.Plus que jamais l’exode des jeunes campagnardes vert la ville a contribué à empirer un problème déjà aigu.Plus que tout autre la jeune fille souffre du manque d’espace vital au logis, des conditions économiques qui ont changé notre mode de vie si rapidement.Les jeunes gens et jeunes filles ne sont plus les mêmes.La vie moderne exige d’eux plus de débrouillardise, d’audace et de connaissances.De plus, les foyeri sont de moins en moins des centres de formation et d’éducation.Il y a des problèmes qui se régleront seulement quand la majorité des jeunes se préoccupera d’apprendre •t de s’initier avant de prendre leurs affaires en mains.Les jeune* ouvrières qui ont adonné si souvent l’exemple d'un ré.ritable sens pratique nous reviennent aujourd’hui avec une initiative des plus heureuses par son sens des réalités.L’Ecole de formation Sociale de la J.O.C.F., vient à son heure avec son programme qui tend à faire de nos jeunes filles des femmes de maison dépareillées.Il assure i la Jeune ouvrière une formation complète allant de la tenue de la maison à la question syndicale en passant par des sujets moins austères comme le maquillage, la mode.Une cinquantaine de jeunes travailleuses de la région du Saguenay viennent d'inaugurer la première série de coure.Elles se sont réunies près de Chicoutimi.Outre des conférences sur la "mission de la femme”, l’amour, le mariage, le bonheur et autres, elles ont consacré une journée à l’étude de la question syndicale.La discussion ouverte qui suivit l’exposé de la question prouva que les jeunes travailleuses savent s'intéresser à leurs problèmes d’une façor des plus pratiques pourvu qu’on sache leur en donner l’opportunité.Elles ont pu réaliser davantage combien actuellement toutes doivent se préoccuper de se grouper sur le plan professionnel et se faire un devoir d’y jouer un rôle actif, et cela pour leur plus grand bonheur et celui de toutes les autres travailleuses.Le beau travail “en équipe” qui fut réalisé au cours de ces jours pouf la tenue du camp, le service des tables, l’organisation des loisir^ prouva que ça va beaucoup mieux quand chacun est solidaire des autres./ .LA MAISON GEORGES ST-GERMAIN Chaussures de tantes sorte*, caoutchoucs, feutres, valises, articles de sports, bas de soie poor dames 252 Richelieu Tél.2401 Bt-Jean, P.Q.LE BISCUIT • Un nourrissant petit déjeuner • Une délicieuse collation • Un savoureux dessert V V V CHARBONNEAU LIMITEE Bonbons, Biscuits, Pâtes alimentaires 1800 ne Nicole!, Montréal — FAIkirk IM ouverts.Votre nièce affectueuse, Lucette.rnr a- w u a E^J NATiONALE UM,r“ ¦ r .V 1 14 AOUT 1948-*-— BUDGET - BUDGET - BUDGET 1RES UfLIE.* POUR COUDRE LES PIASTRES ENSEMBLE Le Budget familial Lea foyers qui n’ont paa encore le budget familial manquent de grosse* chance* d’étirer le salaire du papa.On peut ae procurer le Budget Familial aux Editions Ouvrières, 1037, rue St-Denis, Montréal 18, au prix de .25.Par poste: JO.* Toutes les familles devraient faire leur budget./ BUDGET-BUDGET-BUDGET LE FRONT OUVRIER Page DIX SEPT m Coeuvs icjcwww 8e coeuv Penchées sur nos enfants Les oiseaux, c’est des bêtes, ma tante?Le petit Jean a une têt* ron- simple que ça! lui dis-je.Je ne —Raconte-moi la belle histoire et blonde, et les deux plus puis pas risquer d’aller trop vite re, ma tante! me dit une petite beaux yeux bleua du monde.On et je ne pourrai peut-être pas at- voix pleine du mystère pressenti, dirait qu'ils sont lavés tellement tendre qu’il me pose dea ques- ils sont clairs et on peut voir jus- Pour leur sucrer le bec.POUDING AU PAIN AUX V4 tasse de farine à toutes fins Faites tremper la chapelure et PETITS FRUIT** tamisée l'avoine roulée dans du lait sûr pen- % tasse de fine chapelure 1% cuillerée à thé de poudre à dant 1102 heures.Mettez >n crè- % tasse d’avoine roulée à culs- Pète.me le saindoux et le sucre.Tarai- son rapide % cuillerée à thé de soda sez ensemble la farine, 1 poudre i .1 tasse de lait tûr % cuillerée à thé de sel pâte, le soda et le sel.Ajoutez 1er Vs tasse de aaindoux 1 tasse de petits fruits (fraises, fruits aux ingrédients secs et ajou -—-:- tez alternativement avec le mêla».ge de chapelure au mélange en crème de saindoux et de sucre.Mêlez parfaitement.Remplissez les moules individuels jusqu’aux 2/3.Faites-le cuire dans un four modérément chaud de 375° F., pendant 25 à 30 minutes; un moule à pain de 8” x 8’’ pendant 40 à 45 minutes Servez froid avec des fruits sucrés écrasés.Six portions.qu’au fond .excepté quand il est fâché.Alors aes petites paupières de bonhomme de cinq ans se plissent obstinément et refusent de regarder sa maman.Quand j’ai rencontré le petit Jean, il était loin d’ètre fiché.II souriait de toutes ses dents et me tenait fort bien par la main pendant que «nous passions au travers d’un grand champ de mar-' guérites.Ses petits pieds essayaient de faire des grands pas pendant que mes longues jambes faisaient de toutes petites enjambées pour ne pas fatiguer mon petit camarade.Nous avons marché jusqu’au pied d’un grand arbre où nous nous sommes assis gravement pendant que j'effeuillais avec distraction un* marguerite cueillie “au hasard’’.J’étais distraite .car j'avais quelque chose à dire au petit Jean.La veille, sa maman m’avertit avec un peu d’embarras: Mon petit garçon commence à poser des questions et je ne sais vraiment pas comment m’y prendre.Toi, tu as de l’expérience, tu pourrais peut-être essayer de lui faire comprendre.- Cette soif de vérité Je commence alors un peu émue i lui raconter cette belle histoire: l’histoire de la venue au monde d’un petit enfant.Puisque le Bon Dieu savait que les petits enfants étaient trop petits et trop faibles pour vivre tout seuls quand ils venaient au monde, le Bon Dieu lea avait placés près du coeur de leur maman, bien au chaud, presque dans ses bras.—Comment petit, ça commence d’abord?m’interrompit-il.—Ça commence petit comme la graine d)une fleur, et ça devient de plus en plus gros.Quand Jean est venu au monde, il_£tait grand comme ça.Et je lui mesure la taille d’un bébé.Puis, je change un peu de sujet, le temps est venu de lui parler de la petite soeur ou du petit frère qui s’en vient .sujet dont la maman de Jean a bien hi te de savoir son petit informé, mais qu'elle se sent gênée d’aborder.J’aurais préféré qu’elle en parle elle-même, cela aurait pu créer une telle intimité entre elle et son enfant.Devant son refus, j’ai alors accepté d’amorçer le sujet seulement.Elle devra faire face i toutes les autres questions.—Le Bon Dieu va t’envoyer un petit frère ou une petite soeur .J.LORENZO DESSERT Bibelots et articles do cuisina GROS ET DETAIL Des peinture* Glidden ferronnerie et tapisserie, etc Entrepreneur peintre IS3 bouL Mercure.TéL 2277 DrummondvilJe, P.Q.—Si tu penses que c’est aussi tioni i moi aussi, car j« dois dis-je.Et il l’a déjà placé dans la -partir demain soir.Surtout si tu coeur de ta maman.C’est un as déjà refusé de lui répondre, fardeau précieux et tellement dé-C’est bien mal ce que tu as fait licat, qu’elle doit faire bien at-U.Car tu risques de le fermer tention pour ne pas le briser.Vol-pour la vie, car c’est d’une il là pourquoi maman reste long-grande sensibilité, ces petits temps assise à faire des travaux coeurs d’enfants.• tranquilles, à coudre pour le pe- Mais j’avais promis de guetter ^t
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