Le front ouvrier, 1 décembre 1944, samedi 9 décembre 1944
I SOMMAIRE .v.vv.vW* it-vsl Ă.V.VA M'x:\ O *' 18fX aVV.VuV.âPour un monde ouvrier plus humain" fag⏠amp Je concentration.2 tit olation nĂ©cessaire.3 quil ne toit trop tard .4 i lâĂ©ternel fĂ©minin .# et eontcription .,.7 rttomr i la vie civile.I âą âąâąâą>âą4.«MM*»" 37 charme personnel .18 ou dĂ©mon .19 i Major MacLellan.22 Ă©lections municipales .23 | le luxe pour les phis vieux tandis que les plus jeunes I.1 LAPRAIRIE, QUE., 9 DECEMBRE 1944 ŠUOrtioa H XlmtaWnUM 1031.W DnOi.Mo«»«*«l 0UR0U0I AVONS-NOUS LA CONSCRIPTION P âą (Voir page 4>! U AND on COMPREND MAL ses DROITS (Voir pages 8 et 13) SAINE DEMOCRATIE (Voir dim 5) » N PACE 2 L, FRONT OUVRIER 9 dĂ©cembre 1944 MANIFESTATIONS AMTIC0NSCRIPT10NNISTES Les journaux et la radio ont fait connaĂźtre les manifestation anticonscriptionnistes qui ont âąu lieu ici et IA i travers le pays.Il y en a eu d intelligentes, comme celle des Ă©tudiants de MontrĂ©al.Du parc Lafontaine au carrĂ© Philipp, ils ont marchĂ© dans un ordre parfait et dans le plus grand silence, un silence de deuil.Seules leur* pancartes parlaient.Quelques femmes les ont insultĂ©s en an glais.sans recevoir d autre rĂ© ponse quâune pancarte qui s'est abaissĂ©e devant leur visage.D'autres groupes se sont montrĂ©s moins avisĂ©s.Ce n est certes pas en dĂ©chirant des drapeaux, en cassant des vitres et en criant des injures que l'on servira une idĂ©e En ce moment critique de notre histoire, sachons rester calmes et nous servir de notre tĂȘte QU'EST-CE QU'UN FASCISTE' âą .* l ' r/inlm nn« rlaK# ou Un flrĂŽ Augmentation de salaires Les EmployĂ©s civils de la I temporairement suspendues et Province de QuĂ©bec, par l in | une majoration substantielle termĂ©diaire de leurs associations de QuĂ©bec et de MontrĂ©al, ont prĂ©sentĂ© ,1a semaine derniĂšre, un mĂ©moire Ă I Hon.Maurice Duplessis.Ils dĂ©sirent le maintien de la Commission du Service Civil ou un organis de l'Ă©chelle des salaires de 1925 encore appliquĂ©e aux fonctionnaires L'Hon.Duplessis a dĂ©clarĂ© que son gouvernement ferait » S2i?Ăź des augmentations statutaires1 bleme- EN DEUX MOTS Les rĂ©centes dĂ©clarations de chefs catholiques montrent clairement que la franco est Ă Ă©difier son ordre social et Ă©conomique sur une basse nouvelle: 1â Mgr, SaliĂšge, archevĂȘ- que de Toulouse, dans un sermon Ă lâoccasion de la liberation: Que 1944 reste gravĂ©e dans votre mĂ©moire; le monde du travail a atteint sa maturitĂ©.Il est capable par lui-mĂ©me de rĂ©aliser ses dĂ©sirs lĂ©gitimes.I ne se laissera plus duper.Il sait voir clairement.Il a dĂ©couvert que le mensonge ne peJt nourrir lâesprit ni le corps.2â Mgr.ThĂ©as de Montau-ban, dans une allocution Ă son retour dâAllemagne oĂč il Ă©tait captif: âLibĂ©rĂ© de la dictature nazie, nous voulons libĂ©rer la i classe ouvriĂšre de lâesclavage capitaliste.Telle est la volontĂ© de Dieu et de l'Eglise.ââ prĂȘtre et chef du Maquis dans le sud-est de la France, a dĂ©clarĂ© au correspondant du CIP Ă rome:" Les gens du Maquis ont rĂ©flĂ©chi, et ils savent que le prolĂ©tariat doit disparaĂźtre.Il ne faut pas que les hommes dĂ©pendent du marchĂ© et soient engagĂ©s Ă la semaine.Il faut quâon reconnaisse que lâindustrie et le commerce dĂ©pendent d'eux, et il doit leur ĂȘtre possible dâaccumuler des rĂ©serves modĂ©rĂ©es, de possĂ©der leur propre maison e» de participer en quelque sorte, comme copropriĂ©taires.i lâentreprise ou ils travaillent." 4___âTemps PrĂ©sent", heb- domadaire catholique Ă©ditĂ© par Stanislas Fumet, dit en Ă©ditorial: âIl nây a pas de doute qu'une rĂ©volution est en voie d'accomplissement.La classe ouvriĂšre est en majoritĂ© absolue.Une âRĂ©publique du Travail" Est en train de naĂźtre, et notre civilisation bourgeoise se transforme profondĂ©ment, si- Rome »CIP) â On rapporte que l'une des principales raisons de la chute du gouvernement Bonomi est qu'on n a pu sâentendre sur la mĂ©thode Ă suivre pour ' purger I Italie de la corruption fasciste.On ne doute pas quâune âpurge" sâimpose, mais on s accorde trĂšs peu sur les moyens Ă prendre.La difficultĂ© sâest accrue du fait que le mot fasciste est devenu un terme de mĂ©pris pour toute personne que lâon n'aime pas.La controverse qui a lieu dans les journaux italiens montre bien combien on diffĂš re d'opinion.De lâavis de "Voce Republi-cana".en date du 2 novembre, tout monarchiste est ipso facto un fasciste.Lâattitude de la gauche, en gĂ©nĂ©ral, n'est pas aussi naĂŻve.On est plutĂŽt de lâopinion de Mauro Scoocima-no comme il sâest exprimĂ© dans Propagande nazie Londres (CIP) â Le principal nazi, le âVoelkischer Beo-1 bachter", publie maintenant une Ă©dition spĂ©ciale de plus petit format.Les aviateurs allemands en jettent des exemplaires au-dessus des territoires allemands de l'Ouest occupĂ©s par les AmĂ©ricains.Les Nazis apparemment prĂ©voient qu ils vont bientĂŽt perdre beaucoup de trrain dans ce secteur.Ils nâiraient pas autrement se don ner tant de peine pour imprimer et distribuer cette Ă©dition spĂ©ciale du journal mĂȘme d Adolf Hitler._____ le tournai communiste âUnita contre une classe ou un grĂŽu > ___:i â Ranoelarvt au il y avat dĂ» 29 octobre oĂč il indique trois Ă©lĂ©ments dans le fascisme: 1-un nafionalisme im pĂ©naliste identifiĂ© aux monopoles industriels et financiers; 2âune constitution monarchique qui permet Ă lâautoritĂ© suprĂȘme de lâEtat dâagir d'une maniĂšre complĂštement arbitraire contre lâintĂ©rĂȘt du peuple et de la nation sans aucune possibilitĂ© dâintervention et de dĂ©fense populaires; et 3âla perte de la libertĂ© et de lâindĂ©pendance.Tout Ă lâopposĂ© est lattitude prĂ©sentĂ©e par le philosophe Benedetto Croce dans âRisorgimento Liberale â4* postolat de lâOpinion Publique" __Prix : fl- P»r I* Pos,t Pour la libertĂ© Ă©conomique Savez-vous que le Pape u dit au .ouvriers du monde entier devra," cours dâune audience us chef ou-lentrer dan.leur syndicat sis vr vrier anglais, T.OâBrien: "Les | lent la libertĂ© Ă©conomie.3âLe commandant Fraisse, Achetez vos Cadeaux des FĂȘtes 865 est, rue Ste-Catherine MontrĂ©al TOUIOURS A VOTRE SERVICE JOS.H.DELABARRE ReprĂ©sentant de la Compagnie d'assurance-Vie La Sauvegarda Agent spĂ©cial SOCIETE NATIONALE DâASSURANCES CONTRE LâINCENDIE Compagnie affiliĂ©e i l'association des Assureurs Canadiens Assureur-Conseil 1176 Ouest, rue Dorchester MONTREAL 2 TĂ©l.MA.: 4488 Jâai beso-n de collaborateur» â Demandez dĂ©tails » «Cffftfci* 1*44 La FRONT OUVRIER FACE I CH0,X Ll PLĂS COMPLET DI CADEAUX A votre service depuis 60 ans CR ATI S Jtli emballage Soi Ă a Toil*#* ft partir d* *3'** Ă *37â** SERVICES ia VAISSELLE pear I âą I âą 11 K«««n d, *8 ** « *49 ** LAMPES TorchĂšre* et de Table âą partir Ig M COUTELLERIE ROGERS ŠH M mare.$20.50 M««l «wlHIf-rif ou more.Ă partir H plu* dr IS', VERRERIES ('««HMn (ravĂ©ae Ă la tr.ln vendu*, au verrait ou Ă la domaine ft partir de JPr 11 .M I» 3 J * âą verre ***** T UNE REVOLUTION NĂCESSAIRE par GERARD FORCI ER Collaboration spĂ©cial du centra social d'Ottawa, Mais pas dans la sang.â Construira at non dĂ©truira.â Avant d'agir, il faut sa ransaignar.â La Cantra Social dalâUnivarsita dâOttawa vaut vous y aidar.âą VERRES A LIQUEURS FLEURIS hPM IAI.10,1.M' » limon Ă©tiihlie depuis to uns V 'ft Gratis joli emballage des fttes LtnlMa rapide daae le* limitĂ©e de la ville ft am frai» aa-d*»eue de |i.N 1371 est, nie STI-CATHERINI â TĂ©l.: CH.2105* neiiiiSitiSitimnitiririririTTriTTii-*â»âąâŠŠ*⊻*»Š»Š»*»Š« DOCTRINE SOCIALE POUR TOUS /?Les cours par correspondance.magnifique occasion pour vous instruire uie leçons sur I CoopĂ©ration |Nous vous donnons la liste leçons destinĂ©es Ă faire finaitre la nĂ©cessitĂ©, la no-et les principes de la Co- (jration.NĂ©cessitĂ© dâune reconstruction sociale; Etapes de la reconstruction sociale; MĂ©thode de la reconstruction sociale; Notion de la coopĂ©ration; CoopĂ©ration et idĂ©al chrĂ©tien; Premier principe: un homme, un vote; 7.DeuxiĂšme principe: location du capital aux taux dâintĂ©rĂȘt courant; 8.TroisiĂšme principe: rĂ©partition des bĂ©nĂ©fices au prorata des affaires; 9.Principes secondaires; 10.Comment assurer le succĂšs de la coopĂ©raient; 11.Causes de la faillite des coopĂ©ratives ; 12.EtaMissement dâun plan national coopĂ©ratif.âą LâEDUCATION EST LA BASE DE LA COOPERATION Douze leçons sur lot caisses populaires Pour lâun ou lâautre de ces deux cours vous recevez une premiĂšre leçon.Vous letĂčdiez Câest pour vous, ouvriers, travailleurs manuels avec ou sans mĂ©tier, employĂ©s de toutes catĂ©gories, fonctionaires, cultivateurs que nous Ă©crivons ces lignes.Elles s'adressent Ă vous exclusivement.Vous devez les lire attentivement, les j mĂ©diter, communiquer aux I autres le fruit de vos rĂ©flexions et essayer de rĂ©aliser chez-vous et autour de vous ce qu'elles pourraient vous | suggĂ©rer de pratique.La guerre et le formidable effort de production qui l'ac-l compagne ne doivent pas vous* faire oublier lâavant-guerre, ni vous empĂȘcher de prĂ©voir lâaprĂšs-guerre.La cuisante leçon que la crise et le chĂŽmage ont infligĂ©e Ă lâĂ©conomie capitaliste produira des rĂ©sultats Ă condition que son souvenir persiste.La pĂ©riode de prospĂ©ritĂ© relative dans laquelle vous vivez actuellement ne doit pas vous faire remettre Ă plus tard, au temps des mauvais jours, l'application des remĂšdes qui guĂ©riront la sociĂ©tĂ© des infirmitĂ©s fonciĂšres dont elle souffre.II faut absolument que dĂšs maintenant, sâĂ©bauche un monde Ă©conomique et social nouveau, il faut que dĂšs maintenant, au sein mĂȘme de la guerre, se dessine et se prĂ©pare la restauration dâun ordre social et Ă©conomique construit sur des fondations solides.Il se peut, il est mĂȘme trĂšs probable, que les AlliĂ©s gagneront militairement la guerre.Mais ne lâoubliez pas.cette guerre ne sera vraiment gagnĂ©e que si elle est aussi rĂ©volutionnai rement gagnĂ©e.Lâorganisation sociale et Ă©conomique qui dominait la sodĂ©- S'habille bien qui s'habille CHEZ ALBERT LEFEBVRE Inc.Confection pour hommes Chapeau* et me retries â 3 MAGASINS â 1.141 SI.-Catherine K.(angle Panel> *K.t*»7 I.IM-H4 Nutre-Dame O- arti au rang de ligne de conduite.Fatalement les reves dâun nouvel Ăąge dâor qu a vaient nourris ces systĂšmes se sont transformĂ©s en autant de tideux cauchemarsâ Le remĂšde Partant de ces faits incontestables que le premier venu e«t Ăą mĂȘme de constater tous les jours, lâĂ©piscopat amĂ©ricain Ă©nonce dâabord quelques principes fondamentaux pour assu rer ia securitĂ© internationale future : Pour la mise en vigueur ces principes, lâĂ©piscopat amĂ© ricain accepte lâidĂ©e Ă©mise { Dumbarton Oaks dâun organi* me international, mais il t.corrige las attributions et I: complĂšte.Trois corps distinct «ont proposĂ©s: un organisme ir ternational, un conseil de 1 curitĂ© de cet organisme et tribunal international.Organisme international Câest la nouvelle sociĂ©tĂ© nations.â11 doit tendre Ă if dure toutes les nations et respecter l Ă©galitĂ© des droits chacune .Il doit disposer res«ources nĂ©cessaires afi.dâuser de coercition, au besoi, par la force des armes, Ă 1er contre des nations rĂ©calcitrar tes.Il doit prĂ©venir le m nopole Ă©goĂŻste des matiĂšr indispensables Ăą la stabilit Ă©conomique des autre* tions.â Une nation, pour y entre doit remplir cette conditi: prĂ©alable: âgarantir par les I; et respecter en fait le* dro naturels de lâhomme, de la f mille et des groupes mino taires, dans leur vie civile religieuse.â Car la tyranm dans nâimporte quelle natic constitue une menace pour paix du monde.â Avant de prescrire un traite ment, le mĂ©decin cherche d a bord la cause du mal.Ecoutons lâĂ©piscopat amĂ©ricain dĂ©finir les causes de la guerre.Câeit un texte Ă citer en entier.âLa guerre actuelle," disent-ils, âprovient surtout dâune mauvaise Ă©ducation.Elle n a pas Ă©tĂ© dĂ©clanchĂ©e par des peuples primitifs ou illettrĂ©s.Au contraire, la philosophie contemporaine qui pose en srincipe le droit de lâagression est le fruit de la culture occi- â Mise en pratique des principes de la Charte de I Atlantique, sans rĂ©serve et «ans Ă©quivoque.__Aide aux nations Ă©pui sĂ©es pour reconstruire leur vie|Consei| Ă©conomique .sociale et politique.__Pas de concessions ex cessives Ă la force brutale.La force doit re*ter soumise au droitâ.â RĂ©pudiation des principes âtragiquement faux " de la politique de la force, de I Ă©quilibre des puissances, des sphĂšres dâinfluence rĂ©alisĂ©es Ă lâaide de gouvernements fantoches.et du recours Ă la guerre comme seul moyen de rĂšglement des conflit» internationaux._____ Ouvert Ă quelques membr «eulement, il ne doit pas dev nir un instrument de domin tion impĂ©rialiste.âDevant conseil, chaque nation ne d aire valoir que ses droits non sa puissance .Surtout ne doit pas tolĂ©rer quâune n tion y soit juge dans sa prop cause.Il doit pourvoir Ă la r vision des traitĂ©* dans I intĂ© de la justice et du bien c mun international et pou aussi au cas oĂč un peuple vient Ă lâĂąge adulte EVENEMENTS MILITAIRES Quand, en 1939, nous avons pris partie pour la cause des Nations-tlnies, priant pour lu cause de T Angleterre, nous nous engagions dâabord dans une guerre dĂ©fensive.Les Nations-Urnes n *«*"**Š*; dans le temps, en mesure de livrer une guerre offensive.L prenait les devants.Ses attaques Ă©taient couronnĂ©es de succĂšs.La tache du Canada se confinait dans la production des armements, des vivres, dans le ravitaillement et lâentraĂźnement de ses soldats.Le beso dâhommes pour outre mer nâĂ©tait, alors, ni nĂ©cessaire, ni urgent.Depuis plus dâun an, les Nations Unis livrent une guerre offensive Les soldats alliĂ©s combattent en France, Belgique, etc.Les La mort fauche surtout dans l'infanterie.LâEtat ma,ar rĂ©cUmedes renforts.Ce nâest pa, sans raison,.VoilĂ pourquoi cription.Nous avons dĂ©clarĂ© la guerre et la guerre a besoindâhommes sur les champs de bataille.Câest du moins ce que mal placĂ© de certains chefs politique, ou militaires.Les MM» des Honorables Cardin et Power sont lumineuses su, leurs, la loi de conscription pour le Canada votĂ©e en ""âąPerms au gouvernement dâavoir les recrues necessaires qui maintenant scant envoyĂ©es outre-mer lorsque les besoins militaires l .Le peuple canadien français, en PRINCIPE et en FAIT ^ irrĂ©vocablement OPPOSE i toute conscription.Telle Ă©tait ,fl 1917; telle est encore sa position en 1944.Nous n «non* pas fier le, raisons.Câest un fait historique.Une fois de plus, nous avons Ă©tĂ© vaincus, nous tomme dans tant dâautres domaines.Dans an article subsequent, nous ĂŒZonsdâeXuer les causes de cette dĂ©faite ettiĂ©nuncerU.«.S.mm.HmU, â«»« *T(i»ntrnar t3tt 1314 on** RESTAURANT Mme A.DUPUIS ni RLAV de rosir.DĂ©taillante det Produit» Avon 3543.rue Adam FR.0529 TĂ©l.FA.8#5Ă 3748 Est On torts a DUPUIS BOUCHER-EPICIER SALON DE COIFFURES Mlle Dsneault, prop Ondulation Ă l'eau, Marcel, Papier.Komol.Permanente de toute» sorte» Assurance* GĂ©nĂ©rale* GEO.-H.DUPUY Commissaire de la Cour BupĂ©iieiir» I4M.rue Joltetie.TĂ©l.CH.«7*d Quincaillerie J.-R.GREGOIRE Lâendroit oĂč I on achĂšte tout 3605 a*t, pub Ontario FA.1167-1168 avocat RAYMOND GODIN Domicile: 3469 cet, Bte-Catlierine Human: 4 Mt, Notre-Dame CH.IMS KKontenac «973 3dl# rue Mue MAURICE LANDES | NOTAIRE 1582.rue Valol* CH.PAUL DOZOI8 K PICIER-RE3T A URATKUR QUAND COMMIE COMFORT ?LUXE â COMFORT ?LUXE i OU EST LE PETIT JACQUES.Le petit Jacques Ă©tait encore absent de lâĂ©cole aujourd'hui.C Ă©tait au moins la quatriĂšme fois dans le mĂȘme mois.Mademoiselle Dupuis, son Pr°fÂźs,s^r* avait bien remarquer sa santĂ© debile, nVn r^r*^^icsait pas la raison.Apres cette quatriĂšme absence, elle se dit: * j nai a >Ă maison de Jacques .Câest lĂ que nous la trouvons le mĂȘme soir aprĂšs sa classe.Dans le salon de la famille Brisebois, elle cause avec la maman.TrĂšs sympathique, mademoiselle Dupuis a vite fait de gagner la confiance de la mĂšre de Jacques.Il y a bien eu quelques dĂ©tours au dĂ©but, mais depuis un moment on cause bien simplement, sans aucune contrainte.CE QU'APPREND MADEMOISELLE DUPUIS Madame Brisebois sâouvre Ăą cette institutrice quâelle nâavait pourtant jamais vue dâaussi prĂšs.Elle ne se rend pas compte de tout ce quâelle peut dire Ă travers la conversation habilement menĂ©e par son interlocutrice.__Ma famille compte huit enfants, dit-elle.Jacques a dix ans.Il est le septiĂšme.__Jacques a-t-il toujours Ă©tĂ© malade comme il lâest?demande son professeur.__Non, mademoiselle.Au contraire, Il promettait dâavoir une bonne santĂ©.â Alors, quest-ce qui explique ?Le mĂ©decin ne vous a jamais dit ?â Ah bien voici, le mĂ©decin avait Et câest pour parler Ă personne tu te dĂ©mĂšnes tant depuis cinq rri tes._ Ah! mais ça, tu mâagaces Ă la Disons que je me parlais toute seul Dans ce cas, tu devais te dire choses difficiles, reprend Claire, quine.V1 OĂč nous mĂšne une vieux et les plus confort.â Un c\ dĂ©jĂ laissĂ© entendre que les poumons Ă©taient Ă surveiller Ă la suite d un rhu- â â .v, me que Jacques avait pris il y a prĂšs de ?LUX| deux ans._ - Š â Š __Alors je suppose que Jacques joue dehors, quâil couche avec sa fenetre ouverte .__Jouer lehors, ça ne lui dit jamais rien.Quant Ă sa fenĂȘtre, câest difficile.Ils sont cinq dans sa chambre et ses frĂšres ne sont pas toujours dâavis que la fenĂȘtre soit ouverte.Vous comprenez, câest difficile ._____Câest difficile en effet, se dit lâinstitutrice qui ne comprenait pas que dans une maison qui paraissait grande et qui comptait un salon intĂ©ressant quant Ă la dimension, on soit forcĂ© de faire partager la mĂȘme chambre aux cinq plus jeunes.Elle apprit en causant que des choses absolument anormales se passaient dans cette maison.Les enfants plus ĂągĂ©s avaient convaincus les parents du fait quâils avaient des droits.Ils prenaient ces droits au dĂ©triment des plus jeunes.La maman avait bien luttĂ© au dĂ©but, mais devant lâinutilitĂ© de ses efforts, elle avait fini pas cĂ©der.Elle nâosait plus discuter et lâĂ©goĂŻsme sâĂ©tait emparĂ© des plus vieux.Mademoiselle Dupuis le constata, mais nây pouvant rien, elle prit congĂ© de la bonne mais trop faible maman, se disant quâelle essayerait dâaider le petit Jacques de tous ses moyens.POUR EBLOUIR LES LES COMPAGNES DE TRAVAIL Pour comprendre le sens des choses anormales qui se passent dans la famille Birsebois, il faut se rendre Ă la manufacture de munition oĂč travaille Jeannine, la soeur aĂźnĂ©e de Jacques A qui parle-t-elle dans son coin de travail ?â Oui jâai raison, Ă la fin, câest dĂ©cidĂ© .non, non, non, je ne changerai pas dâidĂ©e .câest ma chance, puis câest mon droit.Tant pis, câest mon argent et câest moi qui le gagne.__A qui parles-tu donc Jeannine?demande en riant Claire, la compagne de travail de cette derniĂšre.A personne, rĂ©pond vivement Jeannine.- -Non, je faisais des projets cnat.â Encore ! Oui, encore.Et aprĂšs?â Oh, rien.Mais, quels achats' tu faire?ajouta Claire, curieuse.LâintĂ©rĂȘt de sa voisine amena nine Ă parler de son dĂ©sir.Elle n mandait pas mieux au fond.Sa pagne qui la connaissait trĂšs bien! le savait aussi.Jeannine lui parlai* chats nouveaux Ă tout bout de cr Elle attendit donc.La rĂ©ponse ne pas attendre.___Câest bien simple dit orgi sement la premiĂšre, je voudrais mi ter un manteau dâhiver.___Mais ils sont affreusement lança Claire, et tu en as un neufl ne le trouve pas assez chaud r II pas Ă ton goĂ»t ?â Ce nâest pas cela, ma chĂšre, tu oublies quâil date de lâan derme iji _nw~i'iiâ 1 **' âą* * ' â **" LE COMFORT.SOIT! MAIS m T TAQM 11 U FRONT OUVRIS* 9 IkMiWt 1*44 .'«ŠOAs» odMĂ©adAs* Section IllustrĂ©e illllllllllllllllllllllllHlllllllllllllillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllHIIHIIIIIIII ALFRED LE GRAND U *»rt de l'Angleterre est entre les mains da Jeune prlnre, Alfred conduisit ses hommes sur le» hauteurs, en pleine armĂ©e danoise.armĂ©es se rencontrĂšrent, les Danois vinrent par la montagne et I armĂ©e d'Alfred dans la vallĂ©e Suives-mol Ces Anglais ne savent pas combattre.Nous allons .leur donner ça.A l'attaque ! Le roi dit marcha sur Marcel les poings menaçants.Ce dernier bondit la tĂȘte en avant et donna dans le ventre de son adversaire.Il le prit ensuite par le flanc, le monta au bout de ses bras et le lança *ur un tas de sciure.Un midi on diacutait et voilĂ que la conversation sâengage sur les collĂšges.)os Pelletier, un grand gaillard que tous craignaient, injuria les jeunes qui sortent des collĂšges.â Quelques annĂ©es de collĂšge t auraient au moins appris Ă parlerâ rĂ©torqua Marcel. IvftlM PACK 1$ [lâĂ©cole.â Les plus Si le luxe devient jjntitĂ©s d'autres.SES DROITS ! COMFORT ?LUXE â COMFORT ?LUXE semaine.Elle regrettait dâavoir Ă dormir ' dans le boudoir Ă cause de lâentĂȘtement _ .irrtnT .|ve de sa soeur jeannine.mais elle ne sâen "Q^AFORT ?LURE plaignait pas trop pour Ă©viter du chagrin Ă sa mĂšre.Elle se demandait souvent pourquoi jeannine avait oubliĂ© si vite le chĂŽmage et tous les problĂšmes quâil avait créés pour sa famille.Le pĂšre qui avait manquĂ© de travail., Louis et jeannine qui gagnaient trĂšs peu.Les assurances auâon avait dĂ» vendre pour cacher la misĂšre matĂ©rielle.Les comptes qui sâĂ©taient accumulĂ©s, etc., etc.Comme ThĂ©rĂšse Ă©tait naturellement bonne, elle pardonnait Ă sa soeur.Elle rĂ©alisait quâĂ©tant la plus ĂągĂ©e, cette derniĂšre avait dĂ» souffrir plus quâelle-mĂȘme des privations imposéÚs par la situation.Et le mien, et ceux des autres?Claire en sâĂ©loignant, car les ca-__ et les fantaisies de sa compagne travail la choquaient toujours et elle (voulait pas en dire davantage.Elle lit combien câĂ©tait inutile, jeannine ait tellement* les vĂȘtements neufs ['en lassait si vite ! Claire supposait jlement que la famille de jeannine lait en souffrir mais comme elle ne [naissait personne de la parentĂ© de (compagne, elle arrĂȘta vite ces rĂ©-lcions et oublia lâincident.IENT CELA ARRIVE IFIN DE SEMAINE.ila fin de la semaine, jeannine don-un fort acompte sur le manteau die enviait, mais omit de servir sa ion Ă sa mĂšre.Pour Ă©viter ses reIs de reprochĂ©s affectueux, elle se a dans sa chambre.Chambre quâelle ipait seule, ne voulant plus la par* avec sa soeur depuis quâelle tra-lait.Ăa faisait partie des droits que s son milieu on avait fini par lui jnnaĂźtre.IAVAIT UN PEU DE MEMOIRE! ĂšrĂšse, moins exigeant* que sa soeur âtine, faisait sa part pour la maison.[ s* rappelait lâavant-guerre et cral-beaucoup lâaprĂšs-guerre.Sage-t, elle Ă©conomisait un peu chaque LOUIS COMPREND MAL LE CONFORT.Louis Brisebois, le deuxiĂšme de la famille occupait lui aussi sa chambre seul.Il ne faisait en cela quâimiter sa soeur qui avait sur lui toute influence.Il ne considĂ©rait jamais le fait que ses jeunes frĂšres Ă©taient forcĂ©s de sâentasser dans une autre piĂšce.Sorti tous les soirs, il avait prĂ©tendu au dĂ©but que la maison nâĂ©tait pas assez âbien montĂ©eâ pour y demeurer et y amener ses amis.Sa soeur aĂźnĂ©e lâavait approuvĂ©, et les parents sâĂ©taient vu dans lâobligation de transformer leur chambre Ă coucher en salon et de se retirer dans une chambre en arriĂšre, enlevant ainsi une autre chambre aux enfants.A sa maniĂšre, Louis aimait pourtant les siens, sa mĂšre surtout Ă qui il avait achetĂ© les cadeaux les plus exagĂ©rĂ©s, oubliant quâune pension un peu plus Ă©levĂ© payĂ©e rĂ©guliĂšrement, aurait mieux servi toute la famille.La maman portait une bague qui lui venait de son gars, elle qui ne se rappelait pas avoir eu dâautres bagues que celle qui avait marquĂ© ses fiançailles.Elle possĂ©dait une balayeuse Ă©lectrique, un petit radio pour sa cuisine .et pourtant, le budget ne bouclait pas toujours.Un Jour, elle avait timidement essayĂ© de le faire rĂ©aliser Ă ce grand gars qui ne voulait au fond que son confort et qui rĂ©ussissait si mal Ă le lui assurer.Il sâĂ©tait fĂąchĂ©.Il croyait si bien avoir prouvĂ© Ă sa mĂšre quâil I aimait.UN CAS QUI N'EST PAS UNIQUE.Nous avons brossĂ© ici le tableau dâune famille qui est loin dâĂȘtre unique en son genre.Les Jeannine et les Louis se font nombreux Ă travers les familles ouvriĂšres.On croit assurer le confort et en rĂ©alitĂ© on donne un peu de luxe.On se paie du luxe Ă soi-mĂȘme au dĂ©triment de toute la famille.ĂŻ Les nĂŽtres nâont-ils pas plus besoin de sĂ©curitĂ© que de luxe ?La maman ne se passerait-elle pas de bague et dâun tas dâautre chose pour avoir la certitude de pouvoir compter sur un montant fixe de salaire toutes les semaines.Le jeune homme et la jeune fille qui prĂ©parent sĂ»rement leur avenir ne sont-ils pas un Ă©lĂ©ment de sĂ©curitĂ© pour les parents ?UNE QUESTION DE DEFINITION.âą Notre gĂ©nĂ©ration est si mĂȘlĂ©e quon ne comprend plus le sens de certains mots.Câest ainsi quâon a facilement mĂȘlĂ© le luxe et le confort.Il faudrait pourtant quâon reprenne notre Ă©quilibre avant quâune autre crise de chĂŽmage nous mette en face dâune situation qui nous ferait perdre p:ed pour de bon.Laurette LARIVIERE â 1 ; * JXJ-IJLUJâ.n.VLT C" Š*Š**«*Š Š âĂŻ Š Ă© Š Ă© «*Š Š TOUT.LA SĂCURITĂ! PAGE 16 E« FRONT OUVRIER t dĂ©cĂšsssbre 1t44 LlV»Ÿs LA PENIBLE ASCENSION par Ceneviivt dt FranchevHIe Câait dm la fraichaur d« U Paar lr«p«r une laaçue .lUa ferĂŽt laersatkaae, au c.mr.dâua.»« ft aa dout* cn.il, U jaaai fill* pro.ia.di sur U lac Ă 1'Eqe.rr.estr.«chat la.g^a.a.a^i.P-«.aar commeace la belle histoire de assoiffĂ©e de servir, elle J Š Colette Be.uch.mp.et de Je.a biea uae eatrepn.e «riaHaaN# Paul Aube, deu.type.trĂšs att.- elle construit at dirige uae b.blio-cbaat.de jeuoeye uouĂrĂŽalaise.thĂšque e.f.atiae qui arrache uae ' ._ , feale de petit, aux daager.de la A peine Colette et Jeaa-Paul eat- r(J( ^ ,jeg compagnie, pei I.fait co.aai.ia.ee qje, *J*.j u d ÂŁ)wur d< Col.«amorce un grand et bel amour, * U.E||, a Att «iâ .de,.au.« U âąâą-|j#c|0M d*abord |e rĂ©jouir, mai.voici sanglante quâil a relevĂ©e an cour» ^ |oafteu»ps pri.oa- de la promenade, la luit et parvint nier |B; reTieBt> La [i,i«on renouĂ©e * lâendroit oĂč gĂźt .on ennemi mor- ,#| 'coadiit raate| it ma.tel.Ce dernier meurt bientĂŽt.De.^ _ Mae .plendiele, pui.soupçon, planent .ur Jeaa-Paul un voyĂ ft ^ aocel at lac de lâE- qut doit te .oumettre aux humilia tioa.dâun procĂš.eu cour criminelle.AisĂ©ment acquittĂ©, il retrouve Colette, grĂące Ă de.ami.obligeant., et la douce liaison .e renoue.Le couple, entourĂ© de toute use jeunesse aimable d bourdon-mante vit de» semaine» heureuse» que vient bru»qument terminer un avis de mobilbatiou.Jean Paul chai.it lâaviation, parce quâoa y plane haut.Lâeatraiaeaaeat pui» lâenvol vers le combat le sĂ©parent de Colette attristĂ©e mais courageuse.querre oĂč naquit leur amour ! Lâanalyse ac donne quâune pĂąle idĂ©e de cette belle histoire oĂč Ă©volue uae jeuae.se ardente et sym pathique qui est bien la meilleure jeunesse de autre temps, avec son entrain, sen esprit dâentreprise et de dĂ©vouement.Cest uae longue sĂ©rie de petits tableaux Ă©crits eu un style nerveux, rapide, frais et colorĂ©, parfois Ă©mouvant.Oa saut que lâauteur aime profondĂ©ment la jeaaesse et quâeHe attend un grand bien de nos mouvements de jeunes.++++^4.++++++++++++ 1 t < ?< M I l »»t ?»?»?»?»»? donnait Ă la plus ĂągĂ©e un aid lue revĂȘche, Ă la plus jeune une Ă©yiionomie dure et fermĂ©e.La datation quâen fit GĂ©rard lui Plut.Il murmura tris moqueur: I-Peut-on savoir-la cause?.[ - De quoi?demanda la jeune dâun ton raide.I - Mais.» de votre tristesse.I -Nous ns sommes pas tristes; songeons! | -Cetts songerie s pour objet cousine blonde ou brune laide Jolie, qui nous srivera tout Ă re par le train de B h.4?âTais-toL GĂ©rard, fit la dude Servana ImpatientĂ©e; quoi traiter si lĂ©gĂšrement un sujet qui nous est Ă tous trĂšs pĂ©nible?â NĂ©cessitĂ© fait loi! Nous ne pouvions refuser dâaccueillir auprĂšs de nous cette enfant sans famille! â Elle pouvait avoir une dame de compagnie; elle set riche! rĂ©plique ThĂ©rĂšse durement.â Lâaffection ne sâachĂšte pas! â Oh! sâil lui faut de lâaffection, je te garantis, GĂ©rard, quâelle nâen trouvera pas Ici! |Son pĂšre nâĂ©talt quâun cousin germain de notre pĂšre; son mariage avec cette fille de commerçant enrichi a rompu aisĂ©ment ce pauvr» lien familial, que je ne lui conteste pas, sh! certes non!.Pour es que ce titre lui donnera Ici! La voix glaciale de la jeune fille rĂ©sonnait encore dans la piĂšce quand elle se tut; st U semblait que ses paroles avaient remuĂ© les coeurs trop fiers de sa mĂšre st de son frĂšre; un eilence sâensuivit: ThĂ©rĂšse avait une telle maniĂšre de redresser sa belle tĂȘte brune, de dire des mots durs avec une dĂ©daigneuse lenteur qui touchait plus que la colĂšre! , Puis, comme son pĂšre entrait, elle alla Ă lui et inclina un peu sa taille de reine pour se laisser embrasser : â Nâest-ce pas pĂšre, que vous mâapprouvez?Il nâavait pas entendu la conversation prĂ©cĂ©dente; mais, en entrant, il avait vu ThĂ©rĂšse debout, frĂ©missante, les yeux trĂšs noirs.Alors 11 avait devinĂ© tout.et approuva.Sa fille le lut dans ses yeux et triompha.â Cette petite en verra de dures Ici! Quelle contenance prendra-t-elle devant nos airs peu engageants, avouons-le?â Bah! fit sĂšchement le duc; ma pupille est sans doute une petite pensionnaire trĂšs timide Ă laquelle nous en imposerons beaucoup.â Et qui ne pourra que ce soumettre Ă ce rĂ©gime.ou partir! Le sujet Ă©tait Ă©puisĂ©; ThĂ©rĂšse reprit sa broderie; sa mĂšre ferma les yeux dâun sir lassĂ©, appuyant au dossier du fauteuil armoriĂ© une tĂȘte blonde encore admirable, que des sourcils allongĂ©s au crayon faisaient un peu dure, mais quâadoucissait, heureusement, le deesin dĂ©licat des lĂšvres.Dâun commun accord, polir fuir une seconde conversation aussi pĂ©nible que la premiĂšre, le duc et son fils passĂšrent sur la terrasse.% Les deux hommes ne se ressemblaient pas: les cheveux du duc Ă©tait tout Ă fait grisonnants; sa figure rasĂ©e trop anguleuse; ses lĂšvres trop minces! Le marquis avait de son pĂšre le front haut, lâair parfois autoritaire, mais il tenait de sa mĂšre ses yeux dâun bleu profond qui, sous lâempire de la colĂšre, se faisaient presque noirs, ses traits rĂ©guliers quâadoucissait encore une fine moustache brune, ses maniĂšres Ă la fois hautaines et sĂ©duisantes, qui faisaient de lui lâhomme le plus charmant, et que le Tout-Paris se disputait, tant Ă cause de son nom quâĂ cause de sa rĂ©putation de sportsman accompli.A Servans aussi, on lâadmirait; quelques-uns pourtant le craignaient: le paysan qui nâa pour fortune que son coeur et ses mains en veut aisĂ©ment Ă celui qui ignore le travail et qui semble incapable dâaimer.GĂ©rard et ThĂ©rĂšse lâavaient-ils devinĂ© quand ils passaient trĂšs fiers, dans le village?.Peut-ĂȘtre, car Ils accentuaient encore leur dĂ©daigneuse indiffĂ©rence pour ceux qui attendaient dâeux le mot qui sait calmer les peines, ou lâencouragement qui allĂšge le travail si rude de la terre., â.Voici lâauto! fit soudain le Avec un peu de fermetĂ© aussi et faisant comprendre aux enfanta que sâils donne des jouets, câest lĂ© papa et la maman qui les choisi», ssnt st Iss achĂštsnt.Que dans ee choix et cet achat, Us ont mis un grand amour, le grand amour dee parent* que rien nâĂ©gale.0 0 0 II ajouterait: mon petit, câest grĂące au travail de ton papa, si tu as des jouets st des bonbons.0 0 O Mais ee travail, quelquâun le lui donne, et câest le petit JĂ©sus qui rĂ©pand sur la terre toute* ses ter veurs.SI tu veux que ton pĂšre ait tou» jours du travail, il faut aimer JĂ©sus qui fut enfant comme toi.0 0 0 Il faut que tu soi* bon.Mge, obĂ©issant.O O O Plus lâenfant JĂ©sus sera content de toi, pluj il donnera dâargent Ă ton papa et Ă ta maman.o * * Et moi Jâaurai un grand plaisir Ă tâapporter Ă la maison, la nuit, en paaant par la cheminĂ©e, tou* lee jouets que ton papa achĂštera.* * * VoilĂ comment je voudrais un PĂšre NoĂ«l.* * * Et sĂ»rement le* petits enfants me regarderaient avec de* yeux dâadmiration et avec vĂ©nĂ©ration.* * âą Et j* sentirais dans leur ime mieux quâun gros point dâinterrogation.0 0 o Ils m'appelleraient PĂšre NoĂ«l et non plus Bonhomme NoĂ«l.Comme ils disent dans leurs jeux» Bonhomme de neige.duc en entrant prĂ©cipitamment au salon.GĂ©rard, peu dĂ©sireux d'aller seul accueillir lâarrivante, revint, lui aussi, dans la pĂ©nombre lumineuse du salon mauve et or.La duchesse, s'Ă©tait levĂ©e presque tremblante.Alors, ThĂ©rĂšse jeta de son ton d» glace: , â Quel air de parade! Ne dirait-on pas que nous attendons une princesse?Ces quelques mots aimables eurent le don de rendre Ă chacun son sang-froid.D'un air dĂ©tachĂ©, GĂ©rard sâadossa Ă la cheminĂ©e; mais un observateur attentif eĂ»t , pu voir les yeux bleus devenir noirs; le duc sâassit en face de sa femme, laquelle croyait bon d# prendre son air le plus mĂ©prisant;' ThĂ©rĂšse avait eu la dignitĂ© de ne pas se dĂ©ranger Ă l'annonce de l'auto; -aussi se contenta-t-elle dâouvrir un volume quelconque afin de bien montrer Ă la cousine inconnue qu'el-; le Ă©tait pour eux lâĂ©trangĂšre quâon a ignorĂ©e et quâon veut ignorer toujours! Et quand la domestique annon- Š ça, en ouvrant la porte bien grande: âMlle de Servane.â, il nây eut pas un mouvement dans le coquet salon! Ce fut tout lâaccueil, affectueux quâavait ralliĂ©, tout Ă lâheu-,, re, la belle ThĂ©rĂšse, et qui allait sans doute glacer de douleur la descendant» des Servane, franchi»-sant, pour la premiĂšre fota, le seuil du chĂąteau anceatral.(Ă suivre); f dĂ©cembre 1t44 VĂj CHARME PERS( Un Grand Secret IEAUTE BLONDE., rcatrc dan» aotre roi.ftmaia que - d« rĂ©pandre par notre praaaaea Je songeais Ă la beautĂ© dâua vi- cettt g«tttĂ©.u|( fĂ©mĂźain, ayant derant moi ^ #|#rl> cn «ongeaat, jâai trouve de» aaiiei qni devisaient grare- ^ if beâtf( IM recette meat, devines de quoi .Recette d« , ^ toute», une recette crĂšme de beautĂ©, couleur de poudre, Ă©coutei .façon de di*po»er le rouge aux le- nous, aou» aront erre», le aoir aux yen* .»aut i .l,lliail>ailllllltlllMMM>ffail>ft 1 ANGE ou DEMON ?LâEducation, câest lâait de sueciter lâhomme et le chrĂ©tien endormis dans lâenfantâ.Pierre TERMITE n a beau dire quâil faut Fuir avec cette histoire de NoĂ«l, il n'y a rien Ă faire: le climat du mois de dĂ©-bre.toute lâatmosphĂšre de maison, des magasins, de la sont imprĂ©gnĂ©s de sa prĂ©-t.Il y a les petits enfants i ville qui se bousculent >e des milliers dâenfants, randes personnes â car il autant dâadultes â pour rĂ©e triomphale de la fin lovembre.Et lâenchante-dure: âSi tu avais vu ça, an! il y avait la fĂ©e des les, et des beaux dounes tournaient autour d'elle, des robes de satin tout en t des chapeaux Ă grande te.Il y avait la souris Mi> i, quasiment grosse corn-une femme .C'est pas souris de cave, la souris tte.Et quoi encore: le Pluto.Et le gros PĂšre qui riait, qui chantait.es rennes qui dansaient, s grelots qui sonnaient!â r ses voix enchanteresses, idio multiplie les mĂȘmes :ns Jusque dans les plus blĂ©s foyers.Et les enfants ^donnent au charme de hantemesit.Ils ont con-II y a tant de place pour les illusions dans le pauvre coeur humain! Nous commençons si jeunes i avoir besoin de nous Ă©vader du terrible quotidien.Face Ă ces figures transformĂ©es de bĂ©atitudes, de U joie suprĂȘme de croire au mervcil leux, est-il possible de sonner la dure note de la vĂ©ritĂ©?Il nây a quâĂš faire entrer le petit JĂ©sus dans cette ambiance de rĂȘve, et faire comprendre que câest Ă cause de Lui, de Lui seul quâil y a toute cette joie.Je pense Ăš cette bonne vieille tante qui disait Ă ma mĂšre, Ă la veille de mon mariage: "Surtout ne lui enlĂšve pas toutes tes illusions; elles tomberont dâelles-mĂȘmes ., Il faut limiter les dĂ©gĂȘts, mais il nous faut toujours tout grands que nous sommes un refuge oĂč nous avons besoin de rencontrer de la fĂ©erie, du merveilleux.La ssons des chiteaux aux enfants.Françoise GAUDET-SMET TtiiiiMiiiiimimmmiiiiimiiiimiiHHiir; Pour le petit frĂšre ou pour soeurette Un devant de chandail de aine diffĂ©rente des manches permet dâutiliser deux couleurs de laines restant de tricots prĂ©cĂ©dents.Des couleurs diffĂ©rentes, balle par balle, peuvent ĂȘtre utilisĂ©es dans la mĂȘme idĂ©e.Un rappel de ces couleurs au poignet et voilĂ pour les petits une toilette pratique.CHAUSSURES CONFORTABLES pour dames: pour iHMiVun; pour entants: Slater Souliers Chaussures AHt-A-WALKER SLATER CHAT BOTTE parfait Sp.ci.litc : AUX PIEDS SENSIBLES SMiTĂ© E ^ TROIS MAGASINS bottiers fashionables 6914, rue ST-HUBERT 1500, ave MONT-ROYAL 4029, rue ONTARIO E.CA.5021 AM.3164 AM.9414 DerriĂšre le rideau de mousseline qui tamise la lumiĂšre, bĂ©bĂ©, rose et joufflu, dort Ă poings fermĂ©s.Un sourire de bien-ĂȘtre fleurit sur son visage insouciant; un moment une grimace chiffonne toute la physion-nomie dans une moue aussi agrĂ©able que le rire; ce nâest peut-ĂȘtre rien du tout, et c'est peut-ĂȘtre aussi lâexpression dâun malaise, dâun dĂ©sagrĂ©ment, car dĂ©jĂ les instincts, Ă travers ce petit corps, jouent leur rĂŽle.Lâinsfinct de conservation En Ă©tudiant lâinstinct chez lâenfant, nous constatons quâil a dĂ©jĂ lâinstinct de conservation Ă un trĂšs bas Ăąge, car il a trĂšs jeune, le geste de se retenir contre une chute, il crie pour sa nourriture, il proteste contre le froid, le malaise.C'est son instinct de conservation qui le porte tout naturellement Ă se nourrir, Ă rechercher son bien-ĂȘtre.Ces tendances ne sont pas mauvaises tant quâelles sont dirigĂ©es par des parents bienveillants mais Ă©nergiques., Lâenfant abandonnĂ© dĂšs le berceau aux forces obscures de son instinct vivra dans la continuelle prĂ©occupation de son bien-ĂȘtre; il mangera plus tard les meilleurs morceaux sans une pensĂ©e pour ses semblables; il choisira la meilleure place; calculera toujours pour se reposer aux dĂ©pens des autres et pour sâapproprier en toutes circonstances de la vie la situation qui demande le moins dâefforts procure le plus de satisfactions.Lb fault dt la mtr# La mĂšre impulsive qui ne raisonne pas son propre instinct et encore moins celui de son enfant, qui ne sait pas le priver, le contraindre quand la chose sâimpose, celle qui ne sait pas lui apprendre Ă penser aux autres, sera un jour en larmes, incapable de comprendre que câest elle qui a Ă©levĂ© cet ĂȘtre ratĂ© pour lequel elle faisait de si grands rĂȘves!! Et tout ceci a commencĂ© aux premiĂšres heures de son existence.Le petit bĂ©bĂ© tout neuf nâĂ©tait pas encore habituĂ© aux repas rĂ©guliers.PlutĂŽt que de l'habituer, affaire de quelques jours, on cĂ©dait Ă toute heure Ă ses cris.La maman dans une stupide et inutile indulgence sâest Ă©puisĂ©e Ă cet excĂšs, ou bien toute la famille Ă©tait sur pieds pour prĂ©parer les biberons Ă nâimporte quelle heure du jour et de la nuit.Pensez donc .un peu dâeau bouillie, la nuit, ce n'est pas assez, câest monstrueux! Il va mourir de froid!.et lâesclavage a continuĂ©.Esclave du bĂ©bĂ© BĂ©bĂ© pleurait maintenant pour quâon s'occupe de lu», qu'on le cajole, quâon le prenne.Alors on l'a bercĂ©, et plus on lui donnait de temps et de soins superflus, plus la petite nature animale en rĂ©clamait.Le mauvais pli Ă©tait pris; et si un jour les parents protestaient devant son exigence, lâenfant entrait dans des colĂšres furieuses, brisait tout, boudait, alors on cĂ©dait encore.Il grandit, se croyant le centre du monde.En rĂ©alitĂ© ces petits sont le marchepied de lâenfer.Pour vous ot pour lui Câest par ces dĂ©buts manquĂ©s que tant de mĂšres enseignent inconsciemment le mal Ă la place du bien et conduisent leur enfant vers une vie dĂ©sĂ©quilibrĂ©e.Sacrifions-nous aujourd'hui et nous rĂ©colterons le bonheur plus tard.LĂ©onie-V.COLANGELO MAUX DE TETE Cmnz de souffrir, ne manquez 6 plus ds rĂ©unions joyeuses parc» que vous ĂȘtes indisposĂ©s.Prenez une eapsule Arrtalâ fine, jouissez de la vie et soyez pleine d'entrain et d'Ă©nergie.En venu partout JSerftSe AHTALGINE OPTOMETRISTE-OPTICIEN DiplĂŽmĂ© de l'universitĂ© de MontrĂ©al PRESCRIPTION DES VERRES SPECIALISTE POUR L'EXAMEN DE VOTRE VUE 6761, SAINT-HUBERT 330, RUE SAINT-GEORGES CA.7S1S ST-JEROME â TEL.171 « T PACE 20 Le FRONT OUVRIIR âą iĂ©cmAn 11 L OEUVRE DES TERRAINS DE JEUX Les buts de l'oeuvre MĂLI-MĂL Pir AlpfconM THERRIEN, Si IâImperial Oil discernait des ETOILES arn jaaiertit J.A.H.A., le gardien dea bata 4a club Ceateriia, le feama DĂ©st en mĂ©riterai! certainement aae.e âą âą Uailier 4a Rayai, herre Caikax ai Jean Guy CrĂ©pea.National, en reevraient aurai.âą âą âą LâO.T.J.est une oeuvre dont le but est de faire prendre conscience du problĂšme des 3! loisir aux parents et Ă toutes les personnes intĂ©ressĂ©es Ă lâĂ©ducation des enfants.Elle tend Ă organiser les loisirs des jeun?s de concert avec les parents et les organisations qui « intĂ©ressent aux jeunes L'O.T.J.est une oeuvre civique.parce qu'elle protĂšge la vie de nombreux enfants en les soustrayant aux dangers de la rue, les aide Ă conserver leur santĂ© par des exercices vivifiants en plein air, leur procure le dĂ©veloppement physique par de* exercices appropriĂ©s, leur enseigne Ă©galement la propretĂ©.la tenue et l'esprit civique.L'O.T.J.est une oeuvre Ă©du-tationnelle.parce quelle Ă©tend son action Ă lâintelligence des enfants qu'elle maintient en activitĂ© pendant la longue pĂ©riode des vacances aux moyen* de jeux organisĂ©s et rĂ©glementĂ©s .des histoires appropriĂ©es Ă l'Ăąge eâ au dĂ©veloppement des enfants.L'O.T.J.est une oeuvre de protection morale, comme en font foi les tĂ©moignages indiscutĂ©s de Son Excellence Mgr l'ArchevĂȘque et de MM.le* CurĂ©s.âą L'O.T.J.est oeuvre nationale, parce qu'elle exerce son action sur ceux qui formeront la sociĂ©tĂ© catholique et canadienne-française de demain.tĂ©epal, ««* rArĂ©na 4e St-JĂ©rĂȘma eet dispana, ce low.rTX cette ville sont obligĂ©s de a ex peiner.A garni S.*.* «i «.'Š>< "?" ÂŁ'1 * QuĂ©bec.Câest dans la paroisse de St-Henn «Š> 4 a va le j .* * âą ,« It ri.» rr.tii.tt.i./.*«.»
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