Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le couac, 2010-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
L.ouac Médicaments : Le prix fort p.3 Le racisme froid de l'État français Il y a 40 ans : Le procès des Cinq POSTES Pon payé Po»t» Public »tlon» Publication! Mill Commission Bastarache L'analyse-hockey SIMON TREMBLAY-PEPIN La commission Bastarache nous fait comprendre plus de choses sur le monde médiatique que sur le monde politique.C'est l'occasion rêvée qu'il manquait depuis des années pour confronter et, peut-être - qui sait ?- dépasser ce que j'appelle l'analyse-hockey du monde politique à laquelle se livrent constamment la plupart des «analystes politiques» des médias québécois.Qu'est-ce donc que cette analyse ?Comment la reconnaît-on?On se trouve face à une analyse-hockey quand un-e journaliste (baptisé-e analyste pour l'occasion) vous offre une réflexion stratégico-organisationnelle en lieu et place de ce qui devrait être une analyse politique.L'exemple typique de l'analyse-hockey est de réduire une mesure politique à un calcul électoral : «Mme Marois appuie cette position pour obtenir les appuis de tel secteur de la population».Cette position est-elle valable?Respecte-t-elle le programme de son parti?Est-elle cohérente avec le projet de société défendu par ce parti?Quels seront les impacts de cette position politique dans 5, 10, 15 ou 20 ans?L'analyse-hockey s'en balance.Pour elle, la politique, voyez-vous, est un jeu.Un jeu de chiffres.Chaque personnage politique a ses statistiques : sondages sur sa popularité, nombre d'interventions en chambre, nombre de votes obtenus dans son comté, nombre de réussites et d'échecs, etc.Un-e chef-fe de parti bâtit son équipe dans l'objectif d'atteindre le pouvoir.Pour ce faire, il ou elle met en place des stratégies, des plans de match et des alignements de joueurs qui lui permettent de contrecarrer les desseins de son adversaire.Un parti est une organisation qui, comme on échange des joueurs, peut attirer ou non des gros noms et des gros sous.L'analyse-hockey est particulièrement présente en période de campagne électorale.Cette analyse n'est probablement pas fausse.Toutefois, elle est extrêmement limitée.Le lieu politique y est compris d'abord et avant tout en termes stratégiques.On y agit en premier lieu par calcul et par tactique, qu'importe le sens de ce qu'on fait.Voyons ce que donne ce type d'analyse face à la commission Bastarache.La commission La façon dont on nous décrit la raison d'être de la commission Bastarache est systématiquement la même : Jean Charest, en mauvaise posture dans les sondages, essaie de sauver la face tout en évitant une enquête publique.Le critère de jugement sur la validité de la commission devient alors : le Premier ministre gagnera-t-il son pari ?S'ensuivent des questions corollaires : Bastarache est-il ou non le bon commissaire pour atteindre les objectifs présumés de Charest?Bellemare est-il un témoin crédible ?Les avocats sont-ils en train de déstabiliser sa solidité?Une crise politique est-elle en train d'arriver malgré cette commission?Les gens deviennent-ils plus cyniques devant cette commission?Et, finalement : comment vont les intentions de vote ?Pourtant, nous sentons tous et toutes qu'il se passe quelque chose au Québec depuis quelques mois.Pièce par pièce, révélation par révélation, nous sommes en train de comprendre un peu les rouages de l'assemblage politico-financier qui permet de diriger ce presque-pays.La conséquence de la commission Bastarache n'est pas une défaite électorale à venir ou non de Jean Charest.La conséquence de la commission Bastarache est que nous comprenons un peu mieux les mécanismes de ce système qui concernent l'administration de la justice.Des analystes politiques dignes de ce nom devraient en profiter (et le font parfois) pour avancer des questions qui sont bien loin de la stratégie partisane sur laquelle l'analyse-hockey a immanquablement le nez collé.Quels sont les intérêts qui financent le parti libéral?Quelles sont les conséquences de ce financement sur les politiques adoptées par le parti libéral?Qu'est-ce qui pousse Marc Bellemare à faire ce type de déclaration aujourd'hui?À quel intérêt répond-il personnellement?Pourquoi le commissaire Bastarache limite-t-il volontairement son mandat et refuse de toucher au financement des partis politiques, pourtant directement liés, aux dires de Bellemare, à la nomination des juges ?Qu'est-ce que ça veut dire, pour un parti politique, de nommer des juges «de notre bord» à la magistrature?Quels sont les jugements qui ont été rendus par ces juges ?Toutes ces questions, l'analyse-hockey les ignore et préfère rester sur l'analyse détaillée des sondages ou de l'écriture d'un ancien ministre de la Justice.On nous montre l'orgie d'avocats qui s'en donnent à cœur joie, plutôt que d'attaquer le fond de la question.Le cynisme largement répandu que les journalistes constatent toujours avec une certaine affliction n'est pourtant pas sans lien avec leur abus de ce mm Un parti est une organisation qui, comme on échange des joueurs, peut attirer ou non des gros noms et des gros sous.type d'analyse.Si la politique n'est que l'art de gagner le pouvoir sans autre raison que de le gagner et si le journalisme n'est plus que le commentateur qui nous décrit une partie à laquelle nous ne prenons jamais part, on ne se surprend pas que personne ne s'enthousiasme.La politique est un sport de salon très ennuyeux.En la réduisant ainsi, les partis politiques et les médias détruisent ce qu'il reste de sens dans l'idée de décider en commun ce que nous sommes et voulons être.ZC10 Erreur sur la personne Un journaliste du Couac présent aux funérailles de Claude Béchard aurait entendu Jean Charest grommeler entre ses dents en regardant au ciel : « Bellemare, j'avais dit.pas Béchard ! » THE BASTARACHE SHOW Il y a des Libéraux qui confondent "faire un travail de député" et "faire un travail de pute, hé !" COnFÉREflCEs VERS UNE PALESTINE LIBRE ! Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour mettre fin à l'apartheid israélien ' conreiEflCE www.bdsquebec.org CLAIRE HURTIG & FREDA GUTTMAN Membres du Comité organisationnel de la Conférence BDS 2010 En juillet 2005, plus de 170 organismes de la société civile palestinienne, incluant des groupes de femmes, des syndicats, des groupes de réfugié(e)s et des groupes culturels, se sont assemblés pour faire un appel au Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) intégral contre l'apartheid israélien.Par cette demande, ces organismes veulent inciter la société civile internationale à boycotter les produits israéliens à se désinvestir des compagnies israéliennes et à encourager leurs gouvernements à imposer des sanctions sur l'État d'Israël, jusqu'à ce que celui-ci respecte le droit international et les droits humains des Palestiniens.Voilà pourquoi du 22 au 24 octobre prochain, des organisations solidaires avec la Palestine basées à Montréal animeront une conférence de 3 jours dont l'objectif est de faire avancer la campagne BDS contre l'apartheid israélien.Cette campagne est basée sur trois demandes concrètes : 1.Qu'Israël mette fin à son occupation et sa colonisation illégales sur tous les territoires palestiniens - incluant Jérusalem Est - et démantèle le mur apartheid entourant la Cisjordanie.2.Qu'Israël respecte le droit de retour des réfugié(e)s palestinien(ne)s 3.Qu'Israël accorde l'égalité complète aux citoyen(ne)s palestinien(ne)s d'Israël lesquels comptent pour 20 % de sa population totale.BDS : une stratégie pour mettre fin à l'apartheid israélien La campagne BDS, créée et guidée par la société civile palestinienne, s'oppose à toutes formes de racisme - notamment l'antisémitisme.Elle fait valoir les principes universels de liberté, de justice et de droit à l'égalité qui ont motivé les luttes pour les droits civils aux États-Unis et en Afrique du Sud durant son époque d'apartheid.Israël accorde les droits et libertés à sa population en se basant sur des critères d'identités ethniques et religieuses.Cette pratique correspond à la définition adoptée par les Nations Unies de ce qu'est l'apartheid.En effet, l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, l'ancien président américain Jimmy Carter et plusieurs autres experts en matière des droits humains confirment qu'Israël est un État apartheid.Même s'il existe des différences entre les situations des Noirs sous le régime apartheid en Afrique du Sud et celle des Palestiniens aujourd'hui, la campagne BDS actuelle s'inspire du mouvement global populaire pour le boycott de l'Afrique du Sud qui a contribué à renverser le régime apartheid dans les années 1990.Nelson Mandela l'a bien affirmé, «Notre liberté est incomplète sans la liberté du peuple palestinien».Le mouvement international pour le BDS s'est élargi substantiellement depuis son lancement il y a 5 ans.Aujourd'hui, à la suite de l'assaut israélien sur la Bande de Gaza en 2009 et des attaques récentes contre la flottille acheminant l'aide humanitaire -O !(0 SUITE À LA PAGE 5 077176670387901 Le Couac ! octobre 2010 rrj s—i o bû ni PLOGUES Enfin vacances.org les Le premier icr^clelraman weSnârchiste pQur tonte la famille La saison 1 du premier téléroman web anarchiste pour toute la famille bat son plein! Au moment où vous lirez ces lignes, plusieurs épisodes du premier chapitre «Autoportrait» seront disponibles au www.enfin-lesvacances.org Traitant de la rencontre de nos deux protagonistes lors d'actions hautement sociales mais plus ou moins légales du collectif la Pointe Libertaire, ces premiers épisodes montrent les racines de celle et celui qui s'élanceront par la suite en tandem sur les routes du Québec et d'ailleurs.C'est donc à un road movie politique d'amour-haine que l'on vous convie à chaque semaine, comme un vrai téléroman! Et si vous manquez des épisodes, faites comme pour les X-fïles : une soirée de rattrapage, avec bière et chips.Car tous les épisodes restent évidemment sur le blog au www.enfinlesvacances.org Déversement toxique réussi Déversement toxique raté «Après Alain Juppé, un autre ancien premier ministre français viendra enseigner au Québec.Jean-Pierre Raffarin sera cet automne à l'École nationale d'administration publique (ENAP) ».(Cyberpresse, 2/9/10) «Benoît Labonté n'ira pas en Afrique après tout.L'organisme CUSO-VSO a annoncé jeudi que l'ex-colistier de Louise Harel ne se rendra pas au Burkina Faso.» (Cyberpresse, 2/9/10).Il n'y a pas d'âge pour commencer à s'intéresser au Couac.La preuve : ce fidèle lecteur et sa fille, future lectrice de.1 jour ! Si vous avez des photos éducatives, rigolotes ou subversives prises avec notre t-shirt, envoyez-les-nous et nous les publierons avec plaisir! — — P I montréal upopmontreal.com En octobre, que du plaisir, et gratuitement ! Le cinéma et les arts, lundi à îgh Café-bar de la Cinémathèque québécoise, 355, boul.de Maisonneuve E.4 oct La littérature au grand écran 18 oct Les arts plastiques au grand écran Les dynamiques du désir, jeudi à îgh Centre de loisirs Lajeunesse, local 312,7378, me Lajeunesse 7 oct Tradition du désir I: l'art de l'amour jusqu'à la spiritualité dans le tantra 18 oct Tradition du désir IL musulmane Démocratie et espace public, lundi à îgh Galerie L'espace contemporain, 5175, ave Papineau 11 oct Espace public, médias et société 25 oct Art et espace public Hockey et philosophie, mercredi à 19h30 Grande Bibliothèque, local M.450, 475, boul.de Maisonneuve E 13 oct De Crosby.à Platon.et le but! 27 oct Salaires scandaleux ou juste rémunération?Démystifier l'économie, mardi à i8h3o Bar Populaire, au 6584 boul.St-Laurent 5 oct Marx et la critique de l'économie politique 12 oct Pourquoi vivons-nous dans le capitalisme?: L'histoire de son émergence 19 oct L'économie est (aussi) un sport de combat: Keaynes et l'économie politique de la crise 26 oct L'origine du néolibéralisme La contestation bonbon J'étais dimanche avec ma compagne devant le Palais des congrès avec environ 200 autres personnes pour manifester à l'occasion du 21e congrès mondial de l'énergie.Pendant que Jean Charest et ses amis du monde entier promoteurs de projets énergétiques préparaient leurs prochains coups fumeux (gaz schistes, pétrole, uranium etc.) nous nous tenions bien tranquilles de l'autre côté de la rue animés par de gentils g.o.de Greenpeace.A part le sculpteur Armand Vaillancourt qui a forcé les organisateurs à lui donner la parole, le chanteur Yann Perreault et un intervenant anglophone qui montait un camp devant le congrès, tous les autres orateurs étaient gentils, polis et peu charismatiques et nous avions de la difficulté à les entendre tellement la sonorisation était mauvaise.Seule était rafraîchissante la présence de citoyens confrontés quotidiennement aux incursions des compagnies exploratrices de gaz schistes ou de pétrole en Montérégie ou près des Iles de la Madeleine et qui se tiennent courageusement debout.Où étaient les 30,000 manifestants d'il y a quelques années contre la centrale du Suroît?Peu de trace d'indignation et de colère bien senties lors de cette manifestation et pas de bruit.Les ingénieurs d'Hydro-Ouébec en négociation qui manifestaient au même endroit étaient plus bruyants que nous.Les Pierre Falardeau et Michel Chartrand nous manquent cruellement pour soulever la colère et l'indignation du peuple et la relève où est-elle?Je pense que la liste des organisations soutenant la manifestation était plus longue que le nombre de manifestants présents.C'est dire la grande capacité de mobilisation des propres membres de chacune de ces organisations.Les leaders et les employés de ces organisations ont-ils peur de déplaire et d'indisposer les gens en étant trop radicaux ou de perdre leurs subventions ?Ont-ils perdu leur capacité de mobilisation après trop de réunions, de lobbying et de préparation de mémoires?Pendant que les criminels en cravate d'en face discutaient de la meilleure façon d'accélérer la production d'énergie à leur profit avec des conséquences désastreuses sur la nature et les humains, nous manifestions gentiment sans même nous approcher d'eux et leur cracher au visage notre colère et notre révolte.Si j'étais plus jeune je pense que je me joindrais à un groupe anarchiste.YVES CHARTRAND La Loi sur les mesures de guerre : une bavure antidémocratique indélébile [.] J'ai été moi-même, en 1970, un modeste acteur de la Crise d'octobre en tant que président et candidat du seul parti d'opposition au régime Drapeau, le Front d'action politique (FRAP) nommé en l'honneur de la coalition qui avait permis à Allende de prendre le pouvoir au Chili.L'enlèvement du diplomate Cross est survenu au début de la campagne électorale municipale quelques jours après qu'un sondage du quotidien Montreal Star eut accordé 35% des intentions de votes à notre parti; ce qui aurait signifié l'élection de 15 à 20 conseillers, formant une solide Le Couac 6940, rue Jogues, Montréal (Québec) H4E 2W8 514.596.1017 Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau co-rédacteurs en chef Guillaume Beaulac, Bruno Dubuc, Simon Tremblay-Pepin.collaborateurs Dror, Yvon D.Ranger, Marianne Di Croce, Martin Dufresne, Freda Cuttman, Guillaume Hébert, Claire Hurtig, Emilie E.Joly, Lee Lakeman, David Murray, Valentin Tardi, Simon Tremblay-Pepin, Ramon Vitesse, Camilio Viveiros.illustrations et photos Boris, Serge Ferrand, Luc Giard, François Gosselin, Walter Laupicher, Ramon Vitesse.correction Isabelle Baez mise en page Coopérative Molotov - molotov.ca imprimé par Hebdo-Litho distribué par LMPI Abonnement et publicité : 514.596.1017 ISSN 1480-2074 • N° de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec \ x ,*?»! xi .-M:WmmÊâ opposition à l'hôtel de ville.Deux de nos candidats ont été emprisonnés en vertu de la Loi sur les mesures de guerre et relâchés seulement quelques heures avant le vote.Il ne s'est pas passé une journée durant la campagne sans que nos adversaires, Drapeau en tête, n'accusent notre parti d'être le «bras électoral du FLQ».Pourtant notre position, définie dès le début de la crise était claire : Nous appuyions les revendications sociales du FLQ., mais nous nous dissocions de la violence qu'il utilisait.Le soir de l'élection, Drapeau a obtenu ce qu'il voulait.Le FRAP n'a fait élire aucun candidat même s'il a obtenu 18% du vote en moyenne dans les districts où il a présenté des candidats.Ainsi, le potentat montréalais a pu continuer à régner sans avoir à rendre compte de ses gestes.Il a pu aussi, comme l'a démontré plus tard l'épisode de la construction du stade olympique qui s'annonçait d'ores et déjà comme un gouffre sans fond, continuer à obtenir ce qu'il désirait d'un Robert Bourassa faiblard.PAUL CLICHE, PRÉSIDENT DU FRONT D'ACTION POLITIQUE (FRAP) ET CANDIDAT DANS ROSEMONT EN 1970 POUR S'ABONNER Six mois : 17,71 $ + taxes = 20 $ Un an : 31,01 $ + taxes = 35 $ Deux ans : 53,15 $ + taxes ¦ 60 $ Abonnement institutionnel et de soutien : 53,15 $ + taxes ¦ 60 $ Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution) : 230,34 $ + taxes = 260 $ Abonnement d'un an à l'étranger : 44,30 $ + taxes = 50 $ nom adresse code postal téléphone par téléphone 5i4.596.lOi7 par la poste Le Couac, 6940, rue Jogues Montréal (Québec) H4E 2W8 Adressez votre chèque à : Le Couac Vous voulez collaborer au Couac ?Envoyez-nous vos textes (maximum 700 mots), dessins, photomontages par courriel au info@lecouac.org.www.lecouac.org Le Couac | octobre 2010 3 Entente de principe du front commun Spéculation et manque de stratégie ?MARIANNE Dl CROCE Enseignante en philosophie au collégial Les syndiqué-es du front commun en sont ces derniers temps à se prononcer sur l'entente de principe de la table centrale (entente salariale) et sur les ententes sectorielles (ententes portant sur les conditions de travail pour chaque secteur d'emploi).Dès sa formation, on nous a répété à satiété qu'il s'agissait d'un front commun syndical historique.Une fois l'entente de principe conclue, on nous a chanté le même refrain.Maintenant que les négociations sont terminées et que le front commun est dissout, on peut se demander ce qu'il reste d'historique dans ces négociations du secteur public.L'entente de principe du front commun propose une augmentation salariale de 6 % sur 5 ans (dont plus de la moitié dans les deux dernières années1).Si l'inflation s'avère supérieure à 6 % durant ces cinq années, l'entente prévoit une hausse supplémentaire de 1 % qui serait versée en 2015, à la fin de la convention.Ces propositions sont ^^^^^^^^^^^^^ non seulement loin des demandes initiales du front commun (11,25 % sur 3 ans), mais elles sont surtout bien loin de remédier aux reculs salariaux2 subit par les travailleurs et travailleuses du secteur public en raison des gels et des maigres augmentations de salaire des années antérieures.Or, l'entente comprend une dernière clause qui pourrait (notez bien le conditionnel) porter les augmentations salariales jusqu'à un total de 10,5 %.Il s'agit en fait d'une augmentation pouvant aller de o % à 3,5 %, conditionnellement à une certaine progression de l'économie québécoise.C'est là l'élément le plus surprenant et troublant de l'entente salariale.Outre que cette dernière augmentation est très peu probable3, il y a quelque chose d'un peu scandaleux à demander aux syndiqué-es de voter sur une proposition salariale qui, au final, les soumet à une pure spéculation économique dans laquelle les prévisions ne sont pas tellement en leur faveur.Du côté des ententes sectorielles, je ne peux parler que de celle de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEO) du collégial, dont je suis.Cette entente, qui vient d'être acceptée par les syndiqué-es, laisse également place à une forme de spéculation.Plusieurs enjeux importants ne font pas l'objet d'un règlement.Des comités nationaux ont maintenant, selon les cas, entre 12 et 18 mois suivant la signature de la convention collective pour s'entendre avec la partie patronale.Le problème c'est que ce ne sont pas de petits détails.Parmi ces enjeux figurent par exemple une bonne partie de la répartition des ressources d'enseignement (les fameux 403 postes d'enseignant-es), l'impact sur la tâche d'enseignement de l'intégration d'un nombre [.] le droit de négocier des syndiqué-es devrait pouvoir se traduire par un refus des ententes qu'ils et elles jugent insatisfaisantes plutôt que par une résignation à un moindre mal.(troubles physiques ou mentaux), ou encore tout ce qui a trait à la lourdeur spécifique de la tâche d'enseignement clinique en soins infirmiers.N'en déplaise aux membres de la FNEEQ, ce qu'ils et elles ont fait en acceptant cette entente, c'est signer un contrat sans en connaître toutes les clauses.C'est là un risque non négligeable, d'autant que les propositions contenues dans l'entente sectorielle sont loin des demandes initiales visant à améliorer les conditions d'enseignement et, donc, la qualité de celui-ci.Dès le départ, la stratégie de négociation du front commun était questionnable.Un des objectifs prioritaires était celui de régler rapidement.Vouloir d'abord un bon règlement n'aurait-il pas fait plus de sens ?Sortant d'un contrat de travail imposé par décret, le front commun souhaitait obtenir des ententes négociées le plus rapidement possible tout en évitant de lourds moyens de pression.Cette ligne de communication est bien curieuse, surtout qu'elle a commencé à être utilisée peu de temps après la grande manifestation du 20 mars qui a rassemblé plus de 70 000 personnes.N'aurait-on pas dû profiter du momentum pour ^^^^^^^^^^^^^ aller chercher des mandats de moyens de pression auprès des différentes assemblées syndicales?Il me semble que ça ne prend pas une grande expérience du syndicalisme pour comprendre que la stratégie adoptée par le front commun ne bâtit pas un rapport de force très efficace pour une négociation.En définitive, il apparaît que la partie patronale est celle qui a su, depuis 2005, construire un rapport de force dans lequel la peur d'un nouveau décret a eu raison de plusieurs revendications initiales des syndiqué-es.Ces ententes de principe, bien que largement insatisfaisantes, sont considérées par plusieurs comme une victoire quant à la réappropriation de notre droit de négocier.Comparativement à un décret, difficile d'affirmer le contraire.Cependant, le droit de négocier des syndiqué-es devrait pouvoir se traduire par un refus des ententes qu'ils et elles jugent insatisfaisantes plutôt que par une résignation à un moindre mal.Parce que cinq ans avec une mauvaise entente, négociée ou non, c'est long! Et ça n'augure rien de bon pour les négociations futures et la mise en place d'un bon rapport de force.1 Différents documents détaillant l'entente sont notamment disponibles ici : http://www.csn.qc.ca/web/secteurpublic 2 En 2009, le Front commun évalue ce retard à 8,7 % face à l'ensemble des salarié-es québécois-es et à 12,4 % face au secteur privé en 2009 (source : http://www.secteurpublicftq.com/26 %2onov%202009.html) 3 pour une analyse plus détaillée voir : «Pourquoi il faut rejeter l'entente avec le front commun», lettre publiée le 10 août 2010 sur cyberpresse.ca (http://www.cyberpresse.ca/ opinions/20ioo8/io/oi-4305388-pourquoi-il-faut-rejeter-lentente-avec-le-front-commun.php) grandissant d'étudiant-es aux besoins particuliers Pendant ce temps, dans un journal en lock-out.Le lock-out des journalistes du Journal de Montréal dure déjà depuis plus de vingt mois.Afin de ne pas inquiéter ses annonceurs (et perdre leur marge de profit), l'administration prétend avoir conservé (et même augmenté !) son lectorat.Pourtant, plusieurs abonné-e-s de longue date commencent à s'exprimer pour se plaindre du manque de rigueur et de la perte de qualité de leur Journal bien aimé.Ici on a du plagiat, là un chroniqueur judiciaire accusé de trafic de drogue, et à chaque page, des chroniqueurs idéologiques qui n'ont plus la pudeur de masquer leurs orientations politiques.De plus, des témoignages de dumping se multiplient, que ce soient des abonnements à rabais, des abonnements non sollicités ou une distribution gratuite dans les transports en commun ou dans les lieux publics.Si vous êtes témoins de ce genre de pratique, faites-le savoir, non seulement au Journal de Montréal (514.332.3890), mais aussi à leurs annonceurs (voir la liste ici : www.journaldujournal.ca/liste-des-annonceurs-jdem.php).Bien sûr, nous sommes aussi toujours intéressés à vous lire sur les pratiques délirantes de ce quotidien qui agit comme un enfant boudeur trop gâté.Écrivez-nous à info@lecouac.org.PRIS LA MAIN DANS LE SAC YVON D.RANGER Le plus drôle dans l'histoire rapportée le 16 septembre dernier dans Le Devoir1 à propos de la démission de Kory Teneycke, ce n'est pas d'apprendre que ce gourou des communications avait quitté l'entourage de Stephen Harper pour devenir vice-président au développement de Québécor Média et faire la promotion de Sun TV, la « Fox News du nord».Non, on est habitué à ce genre de copinage et ça ne nous fait plus rire.Le plus drôle ce n'est pas non plus la manière dont il s'est fait prendre la main dans le sac comme un enfant d'école en voulant saboter la pétition d'Avaaz contre Sun TV sans même faire attention à l'adresse IP de l'ordinateur d'Ottawa d'où a été fait le coup (oups, pardon.d'où il «aurait» été fait.au moment d'aller sous presse, on n'en était qu'à l'étape de demande d'enquête criminelle à la police d'Ottawa et à la CRC de la part d'AVAAZ).C'est quand même cocasse, puisque ça l'a probablement amené à démissionner, mais ce n'est pas le plus drôle.Non, le plus drôle, c'est que c'est Luc Lavoie qui va le remplacer.Luc Lavoie, l'ancien porte-parole de Brian Mulroney, dont les rumeurs voulaient jusqu'à tout récemment qu'il soit nommé par le gouvernement Harper au CRTC.Ce même CRTC qui a refusé cet été la licence que Sun TV convoitait et qui lui aurait garanti une distribution obligatoire à tous les abonnés du câble.On s'enligne donc pour un deuxième essai avec « Luc-laissez-moi-vous-spinner-ça-à -la-Natio-nal-Lavoie».C'est tellement peu subtile que c'en est drôle.Drôle, on s'entend, parce que mieux vaut toujours en rire qu'en pleurer.1 Sun TV News - Teneycke part, la police entre en scène http://www.ledevoir.com/societe/medias/296280/sun-tv-news-teneycke-part-la-police-entre-en-scene Et pour voir la vraie nature de Fox News à travers les mots du génial Jon Stewart, allez au : Jon Stewart Tells Fox News To « Go F*ck Yourselves » htt p://w w w.mediaite.com/online/jon-stewart-to-fox-news-go-f-yourselves/ « Fox News Is Truly A Terrible, Cynical News Organization » - Jon Stewart http://www.mediaite.com/tv/epic-jon-stewart-fox-news-is-truly-a-terrible-cynical-news-organization/ FOX NEWS : LE LUPUS DES NOUVELLES! http://www.youtube.com/ watch ?v=GqHoTp4xf bA Non, Luc Lavoie n'est p*p en train de valser avec l'entartiste qui vie* d'appliquer avec amour dans la face de Pierre Karl Péladeau sa récompense crémeuse.Il essaie plutôt, en bon petit chien de garde qu'il a toujours été, de défendre son «cheuf »*.Tapez «Pierre Karl Péladeau entarté» dans Google Video pour revivre ce Jour mémorable du 19 octobre 2004.Médicaments LE PRIX FORT GUILLAUME HÉBERT chercheur à 1*1 RI S Le Canada est l'un des endroits où les gens paient le plus cher pour leurs médicaments.Au Québec, la mise en place d'un régime universel d'assurance médicaments n'avait pas pour objectif de contrôler les prix mais plutôt de créer un climat d'investissements favorables au secteur pharmaceutique.Résultat : non seulement le Canada fait piètre figure dans ce domaine, mais le Québec a un coup per capita 13,4 % plus haut que la moyenne canadienne, et 57 % plus élevé que la Colombie-Britannique.Dans cette province, des politiques vigoureuses ont été développées dans le passé avant d'être démantelées sous la pression de l'industrie pharmaceutique.Les politiques industrielles en matière de médicaments coûtent plus qu'elles ne rapportent à la collectivité tant au Québec qu'au Canada.L'heure est venue de transformer deux échecs en un succès.Régimes privés inefficaces Contrairement à des pays qui ont un système universel public, comme la France, la Grande-Bretagne ou l'Australie, le Canada est l'un des États qui fait le plus appel aux régimes privés d'assurance et il s'agit de l'une des causes de l'augmentation incontrôlable du coût des médicaments, devenue elle-même l'une des principales causes de l'augmentation des coûts dans l'ensemble de la santé.À cet égard, le Québec a connu la croissance la plus aiguë : de 8 % en 1995, le coût des médicaments est passé en 2008 à 20,7 % des dépenses en santé.Les régimes privés sont inefficaces parce que le coût administratif y est beaucoup plus élevé que dans les régimes publics (13 % contre 1-2 %), mais aussi parce que leur capacité de négocier est beaucoup plus faible.Au Québec, le régime universel a surtout permis l'augmentation des coûts du privé.Le Québec maintient plus longtemps le montant remboursé aux médicaments brevetés, et il accepte de rembourser beaucoup plus de médicaments que dans les autres provinces, même si ces médicaments n'apportent pas d'amélioration des traitements.Contrairement à ce que semble croire le ministre Bolduc, qui se réjouissait de la hausse des coûts en faisant l'équation «plus de pilules, plus de santé», il serait possible d'atteindre de meilleurs résultats thérapeutiques et pharmaco-économiques si l'on faisait des choix plus judicieux.Simplifier et négocier Un système universel d'assurance médicaments où toutes les provinces s'allieraient pour accroître leur rapport de force face au puissant secteur pharmaceutique permettrait de réaliser des économies considérables.Non seulement un régime public faciliterait la négociation en donnant plus de pouvoir aux gouvernements à la table de négociation, mais il favoriserait aussi l'implantation d'un régime médical fondé sur des preuves scientifiques.En effet, un système qui s'inspirerait du « Therapeutic Initiative» en Colombie-Britannique aurait le mérite d'épargner aux citoyens de tomber dans les attrape-nigauds que constituent les «me-too», ces nouveaux médicaments qui n'offrent aucun avantage thérapeutique mais qui coûtent beaucoup plus chers que les précédents.À terme, l'objectif est de mettre l'innocuité des médicaments au premier rang, plutôt que de conserver la situation actuelle axée sur la promotion.Une situation qui berne beaucoup de médecins ciblés par des campagnes de publicités massives s'appuyant sur des études tendancieuses.Est-ce que c'est faisable ?Trop cher, des médicaments pour tout le monde ?En fait, lorsque l'on évalue l'impact de la mise en place d'un régime public d'assurance médicaments au Canada, on s'aperçoit qu'il se traduirait par des baisses de coûts, même en incluant dans nos calculs des hausses du niveau de consommation de personnes qui ont actuellement un accès restreint aux médicaments.En effet, de meilleurs suivis et l'abandon des pratiques administratives coûteuses du fouillis du système privé actuel permettraient cette réduction.Et si en plus on abrogeait les politiques industrielles qui gonflent artificiellement les prix pour encourager l'industrie, les économies s'élèveraient à près de 11 G$.Quant aux risques de voir l'industrie pharmaceutique, vexée, faire ses valises et déguerpir au Honduras, il faut d'abord considérer que les retombées de ce secteur sont actuellement bien maigres.Elles sont certainement bien trop minces pour justifier tous les privilèges dont bénéficient les entreprises pharmaceutiques, aux dépens des patients qui peinent à suivre le rythme.Bref, les obstacles qui se dressent devant nous lorsqu'on veut reprendre le contrôle sur les médicaments ne sont pas d'ordre économique, ils sont entièrement d'ordre politique.Pour plus de détails, l'étude «Argumentaire économique pour un régime public d'assurance médicament pour tous» rédigée par Marc-André Cagnon (professeur à l'Université Carleton et chercheur-associé à l'IRIS) et moi-même est disponible gratuitement sur le site : www.iris-recherche.qc.ca .Téléréalité SQJ -Le.Chili exagère avec son histoire de mineurs ensevelis.Téléralité (bis) « Ensevelis », l'émission de téléréalité qui fracasse toutes les cotes d'écoute au Chili, a complètement laissé dans l'ombre son concurrent « Affamés ».Cette autre saga qui s'étale sur plus de deux mois raconte la grève de la faim entamée par 34 membres d'une communauté indigène de l'ethnie mapuche qui demandent que cesse l'application de la loi antiterroriste à leurs revendications territoriales.Faut croire que c'était moins vendeur. Le Couac | octobre 2010 LE RACISME FROID1 DE L'ÉTAT FRANÇAIS Le 16 juin dernier, Eric Woerth, ministre du Travail, présente sa «réforme» des retraites, un appauvrissement des Français déjà les plus pauvres.Le même jour, la presse révèle un conflit d'intérêt entre ce même ministre et Liliane Bettencourt, l'une des plus grosses fortunes de France.La semaine suivante, deux millions de personnes manifestent contre cet accroissement programmé des inégalités, et une autre manifestation est prévue en septembre.Ca commençait à chauffer sérieusement pour le gouvernement, il était temps de détourner l'attention.DROR Le 16 juillet, dans deux affaires indépendantes mais malheureusement de plus en plus fréquentes, un jeune gitan et un jeune arabe sont abattus par des flics.Pourquoi préciser leur âge et leur «race»?D'abord, ne soyons pas hypocrites, c'est (entre autres) pour ça qu'ils ont été tués.C'est pour ce genre de gibier que les keufs ont un permis de chasse, une licence to kill, et même des encouragements.Ensuite, parce que ce sont les autorités de l'État qui ont immédiatement généralisé : le 30 juillet, Nicolas Sarkozy enchaîne les amalgames : « La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police (.) Les clandestins doivent être reconduits dans leur pays.Et c'est dans cet esprit d'ailleurs que j'ai demandé au ministre de l'Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms».Je résume : 1) s'ils ont été tués, c'est qu'ils étaient des voyous; 2) s'ils sont des voyous, c'est qu'ils sont d'origine étrangère ; 3) tous les maux de la France viennent traditionnellement des Arabes, auxquels s'ajoutent aujourd'hui les Roms (Gitans, Tsiganes, etc.).Moi, j'aurais au contraire identifié le problème d'insécurité comme venant des flics, trop nombreux, trop armés et avec une trop grande propension à tirer sur tout ce qui bouge, surtout si c'est bronzé, et jeune.J'aurais réclamé le respect de la justice, c'est à dire présomption d'innocence, excuses, réparations et surtout abolition réelle et pas seulement théorique de la peine de mort.J'aurais fait attention à ne surtout pas faire d'amalgames racistes.Mais je ne suis pas au gouvernement et, depuis deux mois, c'est le contraire qui se passe.Après ce double meurtre et la colère de la famille et des amis : ni excuses, ni réparations, mais au contraire, on accuse et on insulte les victimes, on pourchasse leurs frères, on menace de rétorsion.Pire encore, on en met certaines à exécution, on rafle, on expulse, on généralise aux cousins et même à tous ceux qui leur ressemblent vaguement.Même Européens, on les expulsera.D'ailleurs, si leur nationalité les protège, on changera leur , j • nationalité.Si leur tioHM devoir ^ âge les protège> d'HAïP ^ on punira leurs parents.Et si la loi les protège, on changera la loi.On créera la notion de «bavure préventive» : tués sans inculpation, preuve ni procès, les faits et le bon sens populaire prouveront a posteriori qu'ils étaient coupables.On ajoutera une ligne dans le code pénal : «les flics ont le droit de tirer à vue sur les présumés basanés».Pour le moment, il faut encore aux flics une excuse.Pour l'Arabe (et Français), Karim Boudouda, ils en avaient une : il avait braqué un casino.Bien que la peine de mort n'existe plus en France, même pour braquage, les rambos ont tiré, en visant la tête.Pour le Gitan (et Français), Luigi Duquenet, il a fallu deux mois à la justice pour « mettre en doute » la version du gendarme.Il aurait pu se dire en "légitime défense", ou au moins prétendre avoir prononcé les «sommations d'usage »: qui aurait pu véri- ^^^^^^^^^ fier?Mais il doit avoir tellement peu de neurones (hormis celui qui lui permet d'identifier un pas-d'ehez-nous et celui qui lui permet d'appuyer sur la gâchette), qu'il n'a même pas été fichu de fabriquer une histoire un tout petit peu crédible, de celles dont les juges se contentent pour «classer sans suite».Luigi a été tué latéralement, il n'y a pas eu de sommations, il ne conduisait pas, il n'était pas armé ni recherché par la police, il ne présentait donc aucun danger.Oh, ne vous en faites pas, le poulet ne sera pas accusé de meurtre, ni même de coups et blessure, il n'aura ni punition ni blâme, il sera même probablement promu.Le gendarme qui avait assassiné en 2008 Joseph Cuerdner, un Citan français, de 7 coups de feu alors qu'il s'enfuyait à pied, menotte aux mains et aux chevilles, vient d'être acquitté.Hortefeux, Estrosi, Lefebvre, Besson et Sarkozy ne reviendront pas non plus sur leurs mensonges.La famille de Luigi, quant à elle, n'obtiendra pas réparation, mais elle pourra peut-être se réjouir que même la justice «mette en doute» qu'il ait été abattu sans aucune autre raison que celle d'être gitan.Les Gitans et tous leurs semblables, Manouches, Tsiganes, Roms, Cens du Voyage, d'Andalousie en Inde, en passant par la Roumanie et l'Egypte, sont totalement étrangers à cette affaire, si ce n'est par d'anciens ancêtres communs et qui, eux aussi, sont parfaitement innocents, non violents et légalement venus en France puisque Européens.Après l'inquisition espagnole, le nazisme allemand, le communisme des Pays de l'Est, le fascisme italien de Berlusconi, la France de Vichy et celle de Sarkozy, depuis 2002, ils continueront néanmoins à être présumés coupables de naissance.Ils On créera la notion de « bavure préventive » : tués sans inculpation, preuve ni procès, les faits et le bon sens populaire prouveront a posteriori qu'ils étaient coupables.continueront à occuper les médias à la rubrique insécurité, même s'ils la subissent plutôt qu'ils ne la font subir.Ils continueront à se faire expulser des lieux où ils campent, et des pays qu'ils traversent.Tout ça pour couvrir la corruption généralisée d'un gouvernement qui, dans le même temps, démantèle consciencieusement le système social.Ce sont de vieilles recettes mortifères, qui sont remises au goût du jour dans la France d'aujourd'hui, l'Europe d'aujourd'hui, le monded'aujourd'hui.et demain?1 Selon l'expression de Jacques Rancière : http://ww w.mediapart.fr/node/92825 Prostitution, quand tu nous tiens Devant les expulsions massives de Roms organisées par le gouvernement français, Bernard Kouchner avoue qu'il a songé à démissionner, puis il a pensé à son salaire et ça l'a calmé.Fumée à la grecque La Grèce tente - encore - d'interdire le tabac des lieux publics (Cyberpresse, 01/09/10).Quant aux gens, il est encore permis à la police de les passer à tabac, et pas juste dans les lieux publics.Sacrement original ! Soucieux de l'image négative qu'évoque des évêques giflant des enfants, le Vatican propose de remplacer la confirmation par la fellation.Montée de Tislamophobie aux États-Unis La nouvelle menace rouge EMILIE E.JOLY Ly Islam, comme le communisme avant lui, représente la nouvelle menace rouge.Ce troisième épisode de peur rouge, après un I premier épisode de 1917 à 1920 contre le radicalisme politique et un deuxième de 1947 à 1957 contre l'infiltration communiste, réuni pour sa part à la fois une peur de la montée de l'Islam au niveau international, et la paranoïa de l'infiltration de l'appareil gouvernemental par des musulmans malintentionnés.Obama, n'est-il pas, après tout, un espion musulman?^^^^^^^^^^^^^^ celles de Blackwater tentant de justifier avec désinvolture et insouciance les actions de ses mercenaires, pour s'en convaincre.L'inquisition s'est déplacée sur d'autres tribunes, celles où Glenn Beck et Bill O'Reilly régnent en rois.Et sur ces tribunes, nul confusion quant à ce qu'on y dénonce.Il ne s'agit pas d'une critique du totalitarisme islamique - ou à ce fameux islamisme - comme dans les pages du Charlie Hebdo de mars 2006, mais bien d'une attaque à l'Islam interprété comme une religion-idéologie intégriste homogène, et d'une stigmatisation uniforme de ses croyants.Il ne s'agit pas d'une critique laïque à la Salman Rushdie, mais ^^^^^^^^^^^^^^^^^ plutôt d'une croisa- Mais alors que le sénateur McCarthy parlait avec autorité en tant que Président de commissions d'enquête du Sénat, les chasseurs de sorcières se sont aujourd'hui diversifiés et empruntent dorénavant de nouvelles tribunes.Les Commissions publiques du Sénat et de la Chambre des Représentants ont perdu de leur lustre et les déclarations qui s'y font n'émeuvent plus personne.Suffit de regarder les désolantes apparitions diffusées sur C-SPAN, telles Il ne s'agit pas d'une critique laïque à la Salman Rushdie, mais plutôt d'une croisade contre ces God-haters.de contre ces Cod-haters.Ici, donc, nul appel à la «promotion de la liberté, de l'égalité des chances et de la laïcité pour tous» : ce qu'on veut c'est casser du musulman.Évidemment, les États-Unis ne détiennent pas le monopole de l'islamophobie ou du sentiment antiarabe.La réaction de la France blanche face aux banlieues en est un parfait exemple (voir le texte ci-haut).Mais, incontestablement, on assiste aujourd'hui aux États-Unis à une montée du sentiment anti-Islam qui confond en un seul amalgame la nationalité arabe, la religion islamique, la politique fondamentaliste et la menace terroriste.Joe Le Plombier n'est peut-être donc pas aussi islamophobe qu'an-ti-Musulman, alors que ces attaques ne semblent pas réellement cibler l'islam et ces préceptes, mais bien les Musulmans et leurs actions.Those damn terrorists.À la suite des attaques du 11 septembre 2001, les crimes contre les personnes d'origine moyen-orientale - ou tout simplement un peu bronzées, soupçonnées d'être d'origine moyen-orientale - ont augmenté de 400 % (1501 attaques en 2001 contre 354 en 2000)1.Récemment, le phénomène semble avoir pris de l'ampleur, alimenté par le backlash conservateur face à la victoire démocrate de novembre 2008.Confortablement installé au pouvoir pendant 8 ans, les conservateurs américains s'étaient idéologique-ment assagis, contrôlant confortablement - et prétentieusement - tant l'échiquier de Risk que celui du Monopoly.Mais c'était avant l'élection d'un président démocrate (noir!, et possiblement musulman de surcroît!).Il est temps, de nouveau, de brasser la cage des masses lénifiées.Toutefois, la stratégie républicaine de la dernière campagne électorale misant sur les attaques indiscriminées au nom de la défense de valeurs américaines communes contre tous ces «others» - gays et lesbiennes, immigrants, bronzés, musulmans, gauchistes de tout acabit, femmes émancipées, etc.-qui peuplent les États-Unis, semble avoir échappé à ses stratèges.En fondant leur stratégie sur la peur de l'autre, les Républicains ont créé le monstre qui les assombrit aujourd'hui.And they let the crazies out.C'est ainsi que, pour commémorer le 11 septembre, un Pasteur illuminé de Gainesville, en Floride, a décidé de convoquer un International Burn a Quran Day.Bien qu'ayant dû mettre un frein à cette journée -tant en réponse à l'appel au calme du clergé militaire américain qu'a cause de son incapacité à obtenir un permis des pompiers de sa municipalité pour organiser un autodafé anti-islamique - le Pasteur Terry Jones a tout de même affirmé « we feel that we must sooner or later stand up to Islam, and if we don't, it's not going to go away».Même l'Establishment républicain ne semble savoir comment contrer pareille débâcle, ce qui pourrait se traduire par des gains inattendus pour les démocrates aux élections de mi-mandat de novembre prochain.Une bonne nouvelle pour la stabilité du Congrès.Mais un danger à l'horizon avec l'émergence de nouveaux troupeaux d'ouailles voyant Glenn Beck comme un porte-étendard de leur salut.The crazies are out.1 http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ j.1559-1816.2005.tbo2i95.x/abstract ;jsessionid=36BAAoA3Bc)iF E6E94A331F2579D274AD.d02t.02 erry Jones, devant des affiches ornant la pelouse de son église, le Oove sach Center, à Gainesville, en Floride Le Couac I octobre 2010 Désobéissance civile DIX LEÇONS À TIRER DE LEURS EFFORTS POUR NOUS CRIMINALISER CAMILIO VIVEIROS Ala suite du congrès national du parti Républicain en 2000, l'on m'a accusé de nombreux méfaits et d'assaut contre plusieurs officiers de police, dont le chef d'alors de la police de Philadelphie, John Timoney.J'ai défendu ma cause devant les tribunaux dans l'esprit que la seule façon d'arrêter ces tentatives de me criminaliser - et de criminaliser la désobéissance civile en général - était un travail d'organisation plus efficace que celui des forces étatiques qui souhaitaient me jeter en prison.Grâce surtout à ces stratégies d'organisation de masse et à la solidarité de la communauté, j'ai été acquitté après trois ans et demi de procédures judiciaires.Aujourd'hui, nous faisons face à des défis similaires et devons adopter des stratégies semblables pour combattre ceux qui veulent mettre nos camarades en prison et criminaliser notre vision des choses.Présentement, l'État envoie un message à la mouvance écologiste radicale de partout au pays.Il utilise son pouvoir afin de démanteler nos réseaux et de neutraliser notre militance.Comment utiliserons-nous notre pouvoir et nos ressources pour leur tenir tête ?Comment allons-nous présenter notre message?Quelles alliances formerons-nous pour appuyer nos camarades emprisonné-es?Nous ne pouvons laisser l'intimidation et la peur damer le pion à notre engagement solidaire.Nous devons défier les «radicaux de salon» qui justifient l'emprisonnement de nos camarades comme un résultat inévitable de la répression étatique.Nos possibilités de victoires aux plans social et environnemental - dans ces situations et dans toutes les autres - reposent sur les habiletés d'activistes pas-sionné-es qui peuvent obtenir l'appui de Monsieur et Madame tout-le-monde.Première leçon : Ne vous en tenez pas aux notions de culpabilité ou d'innocence Il n'est pas utile, politiquement et légalement, de spéculer sur l'innocence des personnes arrêtées ou de mettre l'accent là-dessus.Axer vos efforts de soutien sur la notion d'innocence équivaut à bâtir un château de cartes.Vous ne voulez pas voir vos appuis disparaître si les personnes accusées sont condamnées ou si elles plaident coupable.Seconde leçon : Ne diffusez pas de peur et de paranoïa Notre culture obsédée par la sécurité est certainement à revoir, mais nous ne devons pas laisser la peur de la répression ou la présence d'agents informateurs inhiber le travail fait au grand jour.Faute d'un nombre suffisant de gens appuyant et prenant part à des solutions radicales aux problèmes environnementaux et sociaux, nous serons rapidement immobilisé-es et neutralisé-es.Notre propre paranoïa peut nous fermer des portes, et elle nourrit la marginalisation que l'État tente de créer.Il ne s'agit pas d'une nouvelle préoccupation.Pour citer la célèbre militante Roxanne Dunbar-Ortiz : «Je me souviens du moment des années 1960 où toutes ces choses horribles ont débuté, comme COINTELPRO (N.d.T : un programme du FBI qui tentait d'infiltrer les mouvements progressistes pour les discréditer par des coups fourrés - la GRC a fait la même chose à l'époque chez nous), les mouvements se sont refermés sur eux-mêmes.La méfiance a commencé à croître.Les gens étaient réticents à admettre de nouveaux militant-es dans nos groupes.Ces personnes ne savaient pas comment se joindre aux mouvements et ne s'y sentaient pas bienvenues.Il nous faut plutôt viser un renforcement du mouvement.» Troisième leçon : Vos appuis comptent vraiment Il est facile de penser que nos actions n'ont aucun impact sur l'issue finale d'un procès, mais ce n'est pas le cas.Les appuis que j'ai reçus durant les cinq ans écoulés entre mon arrestation et mon acquittement ont été essentiels à mon bien-être psychologique.Les groupes d'appui peuvent également contribuer à des recherches juridiques, enquêter et accumuler des éléments de preuve, toutes choses qui aident à renforcer une défense.Rappelons-nous que nos appels à la population en faveur de prévenus jouent un rôle crucial puisque les procès politiques sont influencés par l'opinion publique.Dans mon cas, le juge a entendu un reportage radio à propos d'un événement organisé par mon groupe d'appui.La prise de conscience créée par les gens qui m'appuyaient a diminué le pouvoir de mes adversaires.Quatrième leçon : Une attaque contre l'un-e d'entre nous menace tou-te-s et chacun-e Les accusations individuelles ont pour but d'adresser un message au reste d'entre nous.Ces poursuites sont des tentatives d'entraver notre capacité collective à mener des luttes contre l'injustice.Si nous restons inertes et laissons la répression s'intensifier, cela va affaiblir notre capacité à résister aux persécutions futures.Nous devons définir le cours de l'histoire et prouver qu'ils ne peuvent pas nous intimider.Ensemble, la puissance est à nous.Nous devons nous demander : Sommes-nous à créer une culture de résistance qui idéalise l'action, mais qui se dérobe à la solidarité?Ceux et celles qui se réjouissaient quand Vail a brûlé doivent maintenant défendre les personnes accusées de cette action et d'autres actes semblables.Certain-e-s écologistes et militant-es pour la justice sociale tolèrent que le gouvernement fédéral veuille la tête des « écoterroristes » accusé-e-s, oubliant que leur sang sera utilisé pour salir tout mouvement qui devient menaçant.Le gouvernement fédéral utilisera toute condamnation obtenue pour justifier une répression politique accrue du reste d'entre nous.Cinquième leçon : Combattre la marginalisation En plus de s'en prendre aux forces radicales et révolutionnaires, la répression cherche à étouffer et rendre stérile toute dissidence.L'État sait que ce n'est pas nos actions elles-mêmes qui menacent son pouvoir, mais plutôt la possibilité que les non-militants reconnaissent l'action radicale comme étant plus que des gestes non constructifs, suicidaires, voire impossibles.Nos ennemis veulent effrayer les gens pour les empêcher de participer à toute action radicale ou de soutenir des solutions radicales.Les autorités tentent de nous marginaliser et récupèrent certaines de nos revendications pour nous faire paraître déraisonnables.Il est temps pour nous d'être honnêtes : nous avons besoin de beaucoup plus de pouvoir que celui dont nous disposons pour réussir à mettre fin à la destruction de l'environnement et à l'injustice sociale qui nous entourent.Nous devons nous efforcer de créer les conditions que craint l'État.Il nous faut créer plus que des niches radicales et des petites communautés de révolutionnaires, de rebelles et d'insurgé-es.Si nous voulons que nos «bottines suivent nos babines», il nous faut entretenir des liens plus vastes avec des groupes diversifiés qui se reconnaîtront un lien avec nous et des intérêts en commun.Camilo Viveiros est un organisateur communautaire de Fall River, au Massachusetts, qui encourage les militantes et militants radicaux à tisser plus de liens et d'analyse du pouvoir afin d'élaborer des méthodes révolutionnaires d'organisation communautaire et d'éducation populaire.Il estime que la répression peut engendrer une résistance mais à la condition d'élaborer des stratégies et de s'organiser.Il fait face à plus de 100 ans derrière les barreaux s'il est reconnu coupable des accusations portées contre lui par John Timoney.(Traduction : G.Beaulac et M.Ouf resne) Les 5 autres leçons seront publiées dans le prochain numéro.?H ?rH CU ?rH > GAZ DE.SHIT ! DAVID MURRAY Présentée comme gage d'indépendance énergétique et manière d'enrichir les Québécois et, à en croire certains, seule façon de maintenir l'offre de services publics dont les garderies à 7$, l'exploitation des gaz de schiste ne résiste pas jusqu'à maintenant à l'examen des faits.Devant des risques environnementaux mal évalués ou des redevances insuffisantes, on reste dubitatif.Quant au mandat qui a été confié au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), il relève davantage de la mascarade que d'une véritable enquête indépendante.Plusieurs experts et anciens du BAPE ont d'ailleurs signé une lettre dans laquelle ils fustigent le gouvernement pour son manque de crédibilité dans le dossier.Cette exploitation s'inscrit aussi dans une absence totale de vision ou de politique concertée de développement énergétique pour le Québec.Le « Maître chez nous » s'appliquera désormais aux compagnies étrangères auxquelles nous aurons bradé nos ressources comme c'était l'usage à une époque pas si lointaine.À tous ces chantres néolibéraux, nous osons relancer la balle : qui manque réellement de courage politique ?À ces tentatives désespérées de perpétuer un modèle et un système qui carburent aux énergies du passé et qui reposent sur l'idée d'une croissance infinie, nous opposons le projet de réinventer les termes d'un vivre-ensemble qui ne soit pas soumis au simple profit à court terme.L'heure n'est pas à la façon de répondre à la demande croissante en énergie, mais à trouver les voies pour réduire la consommation énergétique mondiale.L'heure n'est pas à la généralisation d'un mode de vie boulimique de consomma- tion, mais à la redé pas l'équi- couverte d'une sobriété heureuse.Ce n'est libre budgétaire des gouvernements qui devraient nous préoccuper, mais l'équilibre écologique de la biosphère.C'est à travers ces combats que se situe le véritable courage politique.Licence to kill (Permis de tuer) Le Service de police de la Ville de Montréal a célébré la reprise de service du constable Jean-Loup Lapointe en lui décernant le matricule 007.Faire sortir le vote (par tous les moyens) Fort de son succès dans St-Laurent au lendemain du décès de Claude Béchard, Jean Charest invite sa deputation restante au jeu de la courte paille.Diversité des tactiques Le NPD votera finalement contré l'abolition du registre d'armes à feu.«On pense pouvoir étrangler M.Harpér a mains nues», a confié au Couac M.Layton.SUITE DE LA PAGE 1 aux résident(e)s de Gaza, de plus en plus d'individus adhèrent au mouvement pour mettre fin à l'impunité israélienne et la complicité occidentale.Chaque année, de plus en plus de syndicats, d'universités, de groupes de la société civile, d'Églises et des gouvernements prennent position pour le mouvement BDS.La Conférence BDS 2010 La Conférence BDS 2010 est organisée par la Coalition pour la justice en Palestine-UOÀM (CJP-UQÀM), la Coalition pour la justice et la paix en Palestine (CJPP), Palestiniens et Juifs unis (PAJU), Solidarité pour les droits humains palestiniens (SPHR), Tadamon! Montréal, et les Voix indépendantes juives (VJI) en collaboration avec le Comité national de boycott (BNC) basé en Palestine (www.bdsmove-ment.net).Omar Barghouti, analyste politique et culturel palestinien renommé, sera l'un des principaux orateurs de la conférence.Il est un militant des droits humains, impliqué dans la lutte pour mettre fin à l'oppression et au conflit en Palestine.Barghouti est un membre fondateur de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d'Israël (PACBI - www.pacbi.org) et de la BNC.Prendront aussi la parole lors de la conférence Sidumo Dlamini, président de la Confédération des syndicats sud-africains (COSATU) de Johannesburg, et Bongani Masuku, secrétaire aux relations internationales de COSATU.COSATU a été lancée en décembre 1985, après quatre années de négociations d'unité entre les syndicats opposés à l'apartheid et engagés pour une société non raciale, non sexiste et démocratique en Afrique du Sud.COSATU a été un des principaux partisans du mouvement pour le BDS contre l'apartheid israélien.Les quatre objectifs principaux de la Conférence BDS 2010 : Rassembler les individus et les organisations de tous les secteurs de la société civile qui travaillent à l'appui de l'appel palestinien pour le BDS, en vue d'étendre la campagne ; Consolider et faire progresser les efforts déjà en cours pour le BDS au sein des syndicats, des secteurs universitaire, culturel, et de la consommation ; Faciliter la communication entre les différentes campagnes et des organisations afin de coordonner les campagnes et actions BDS actuelles et futures ; Sensibiliser le public à s'engager dans l'éducation populaire au sujet de la campagne BDS, son histoire et ses objectifs.C'est donc un rendez-vous en octobre prochain.Tout le monde est le bienvenu! 1.3- 4- Pour obtenir plus d'informations et pour s'inscrire à la conférence, visitez www.bdsquebec.org Retrouvez-nous sur Facebook au nom de « BDS Québec »et sur Twitter : www.twitter.com/bdsquebec L'employé du mois Suite au bon travail du journaliste Alexandre Shields du Devoir qui a littéralement « mis sur la map » la ténébreuse histoire de l'exploration des gaz de schistes au Québec, le Couac, bon joueur, propose de parler dorénavant des « gaz de Shields ». Le Couac | octobre 2010 Le cinéma du féminin MARTIN DUFRESNE Thérèse Lamartine a fait un travail de pionnière en réunissant pour les Éditions Sisyphe des capsules d'information sur cent films faits par ou au sujet de femmes, sur tous les continents et à toutes les époques.Y arriver en 150 pages petit format était un défi qu'a relevé avec brio l'auteure, sans tomber dans le schématisme ou se plier aux incontournables du Septième Art.Classement intéressant : l'auteure court d'un film à l'autre, ouvrant des portes : si vous avez aimé Le secret est danslasauce, par exemple, vous le verrez rapproché d'Antonia et ses filles, de Marleen Corris, et de lady Chatterley, de Pascale Ferran, tout aussi jouissifs et irrévérencieux du pouvoir des hommes en régions rurales.La critique cinématographique n'est souvent qu'un résumé de scénario, sur lequel on plaque des opinions esthétiques ou morales.Plus discrète et économe de mots, Thérèse Lamartine a plutôt eu l'originalité de décliner ses coups de cœur selon des conditions sociales, des moments de vie, des luttes et des élans qui constituent, nous dit-elle, un féminin.On découvre de page en page des films «baume pour l'âme» et des chefs-d'œuvre passés inaperçus, à retrouver dans les meilleurs clubs vidéo.Le portrait qu'elle brosse du féminin au cinéma est peuplé d'héroïnes inspirantes, mais également de contretypes, portraits de femmes effacées ou marginales, traces de sentiments et de drames hors du commun.La sélection est éclectique et généreuse : loin d'Hollywood et même de l'Amérique du Nord et de la France, elle sème les cailloux blancs de soirées-découvertes où faire honneur à des films de cultures minoritaires, ou d'œuvres québécoises trop vite tablettées.Le regard est incisif : dans un film-choc comme CHAOS, par exemple, l'auteure va chercher avec intelligence le projet de l'héroïne de mettre sa jeune sœur à l'abri d'un père contrôlant et de frères machistes.C'est bien vu dans un film où Coline Serreau, qui signe ce thriller, a surtout fait voir un dramatique portrait-charge de pimps meurtriers.Mais qui définit le féminin ?Maniant une langue élégante, presque précieuse, ce livre donne à penser que le cinéma et son commentaire sont eux-mêmes artisans d'un féminin auquel applaudit 1 'auteure.C'est un choix.Sans rappeler la machine des grands studios, l'auteure se plaît à nous faire son propre théâtre d'ombres, misant peut-être beaucoup sur l'espoir, face à un sexisme ambiant affronté par ses réalisatrices mais qu'elle-même a plutôt tendance à disqualifier de façon moraliste.Parlant du film néo-zélandais North Country (Le Vent du nord), par exemple, elle lance - sans preuves apparentes -qu'on a peut-être forcé la main à la réalisatrice (Niki Caro) pour assombrir le tableau.Elle doute que son scénario initial ait pu être aussi décourageant.La protagoniste - décidée à travailler dans une mine - est en effet contrée de toutes parts par l'enseignant, l'ami de cœur, le conjoint, le fils et les collègues masculins, ce qui, pour Lamartine, «plombe l'analyse» critique du harcèlement vécu par l'héroïne.Cet abandon masculin est pourtant celui qu'a mis en scène Anne-Claire Poirier (pré-facière de l'ouvrage avec Christian Duguay), dans le splendide Mourir à tue-tête, aussi noté.Lamartine me semble aussi inutilement sévère envers Valerie Solanas, dont elle qualifie de «misandre» le lumineux SCUM Manifesto (http://3.ly/mQQM).Pourtant, l'héroïne de I Shot Andy Warhol invite explicitement et chaleureusement les hommes à se joindre aux femmes désireuses de liquider ET le féminin et le masculin.Prix à payer?Et c'est peut-être la limite de ce trop court livre : s'en tenir finalement à protéger le féminin et apaiser un ébranlement auquel les réalisatrices citées ont tant travaillé.Au nom des hommes?Car l'auteure ne s'en tient pas aux réalisatrices comme Alice Guy, Agnès Varda, Coline Serreau, Deepa Mehta et Mireille Dansereau.Plusieurs hommes voient leur vision conviée au buffet.Et on sait que ce n'est pas d'hier que le féminin est défini au moins aussi souvent par des hommes - éditeurs, rédacteurs-en-chef, chansonniers, designers.ou cinéastes! Lamartine se réjouira, par exemple, du fait que le film Polytechnique, de Denis Villeneuve, soit le fait d'une équipe presque entièrement masculine.On sait pourtant la dérive qui en a résulté : une part exagérée de souffrance prêtée au jeune héros qui n'a pas sauvé ses 14 consœurs.Lamartine n'en dit mot.Faut-il vraiment redorer le féminin, Thérèse Lamartine Le féminin au cinéma Prcfaer drAnt»c Claire Poirier «1 Christian Duguay Sisyphe mettre le romantisme à l'abri du réalisme et n'imputer qu'à l'Islam et à l'Afrique noire la logique d'un sexisme délibéré ?Le féminin au cinéma fait bien place à quelques films qui «brassent la cage» de la féminité généreuse, mais avec des réserves : on sent l'auteure plus proche des feel-good films comme Julia ou Thelma et louise où, malgré beaucoup de courage, le féminin reste condamné au sacrifice.Le féminin au cinéma demeure un guide que j'espère voir longtemps au comptoir des meilleurs clubs vidéo.Et espérons d'un troisième Lamartine - elle a déjà signé Elles, cinéastes.ad lib il y a cinq ans au Remue-Ménage - une déconstruction plus audacieuse du féminin, à l'instar de ses réalisatrices.Howard Zinn, dramaturge ! RAMON VITESSE Howard Zinn (1922-2010) a enseigné l'histoire et les sciences politiques à la Boston University.Son œuvre (une vingtaine d'ouvrages dont Une histoire populaire des États-Unis) est essentiellement consacrée à l'incidence des mouvements populaires sur la société américaine.À propos de Karl Marx, le retour, dont nous publions ici un extrait, Zinn disait ceci : «Je voulais montrer un Marx furieux, truculent et bien vivant ; le sauver non seulement des pseudo-communistes mais aussi des essayistes et des politiciens qui s'extasient devant le triomphe du capitalisme.» Ils prétendent que, du fait de l'effondrement de l'Union soviétique, le communisme est mort.(Il secoue la tête.) Ces imbéciles savent-ils seulement ce qu'est le communisme?Pensent-ils qu'un système mené par une brute qui assassine ses compagnons de révolution est communiste?Scheisskôpfe!.Et ce sont des journalistes et des politiciens qui racontent ce genre de salades! Qu'est-ce qu'ils ont bien pu faire comme études?Ont-ils jamais lu le Manifeste qu'Engels et moi avons écrit quand il avait vingt-huit ans et moi trente?(Il prend un livre sur la table et lit.) «En lieu et place de l'ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classe, nous devons avoir une association dans laquelle le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous.» [.] Ce monstre qui s'est accaparé tout le pouvoir en Russie - et qui a tout fait pour interpréter mes idées comme un fanatique religieux -, est-ce qu'il a permis à ses vieux camarades qu'il collait au peloton d'exécution, de lire la lettre dans laquelle je disais que la peine de mort ne pouvait être justifiée dans aucune société se disant civilisée?(En colère.) Le socialisme n'est pas censé reproduire les erreurs du capitalisme ! Karl Marx, I* retour (réédition), Pièce historique en un acte.Préface de l'auteur.Agone éditeur, Collection Manufacture de prose, 96 pages, http://agone.org/manufacturedeproses/karlmarxleretour-reedition/ MA PRrUrMt5 - XoiJTce qrime ïefttt, c'est ]_ Ptepc eJtfiftU.kofalrdi* XT ( pays riches hovS Uiffenf' d.OWVÇ, fa- rM&uU- —c (jk Suit
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.