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Le couac
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. [...]
Publié à Montréal depuis 1997, Le Couac est un mensuel satirique résolument à gauche distribué dans l'ensemble du Québec. Constitué d'une équipe rédactionnelle et de collaborateurs bénévoles, le journal se targue d'être libre et indépendant. Projet mûri entre anciens camarades de Quartier libre, journal étudiant de l'Université de Montréal, Le Couac est fondé par les journalistes aux nombreux chapeaux Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau. Pierre de Bellefeuille agit à titre d'éditeur et demeure à la barre du journal de nombreuses années. Prenant inspiration des éphémères Le Fantasque et La Lanterne, prédécesseurs québécois du XIXe siècle, Le Couac, dont le nom rappelle l'onomatopée du canard, s'inscrit davantage dans la lignée du journal français Charlie Hebdo que du Canard enchaîné. « Le couac » et « le canard », qui peut signifier « journal », peuvent tous deux être associés à un son discordant au sein d'un groupe, le groupe dans lequel Le Couac détonne étant ici l'ensemble de la presse. Le Couac donne son soutien à l'activisme de gauche en dénonçant par la satire, souvent cinglante, l'ordre établi, les réactionnaires, les moralistes, la publicité, le journalisme de masse, les puissants, les injustices, les atteintes aux droits et libertés, les pollueurs, l'économie marchande, etc. Le Couac est en phase avec l'actualité politique, sociale et culturelle québécoise et internationale et montre un intérêt particulier pour les États-Unis. La lutte au terrorisme et ses débordements du début du XXIe siècle y inspirent d'ailleurs plusieurs coups de gueule. En plus des deux fondateurs, un grand nombre de collaborateurs au regard critique et mordant sur le monde participent au journal au cours des années : Pierre Falardeau, Pierre Vadeboncoeur, Louis Hamelin, Marco Silvestro, Isabelle Baez, Jacques Bouchard, Victor-Lévy Beaulieu, Marco de Blois, Michel Rioux, Bruno Dubuc, Francis Dupuis-Déri, François Patenaude, Normand Baillargeon, Simon Tremblay-Pepin. 10 ans de Couacs - Je pense, donc je nuis : les meilleurs articles du mensuel satirique francophone le plus lu en Amérique du Nord!, choix des textes, des brèves et des illustrations par l'équipe du Couac; coordination de Bruno Dubuc, Montréal, Le Couac, 2007, 123 p.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1997-2016
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
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Le couac, 2010-03, Collections de BAnQ.

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Mars 2010 | Vol.13 - n° 6 | 3,50 $ Je pense, donc je nuis Bouffe d'hôpital : Pourquoi il ne faut pas la sous-traiter Howard Zinn : n| La perte d'une % voix puissante p.4 Le Rhiconéros d'enquête Une espèce en voie d'expansion p.8 POSTES £h kCANADA CANADA HÉ F po s r Ton par* 93.1 - Publicatlsni PuMicMMnt M*M 40034966 .____________, kJLLkz jiiï PIERRE VADEBONCOEUR (1920-2010) « Pierre Vadeboncoeur a jalonne son œuvre de ces trouvailles où la pensée se trouve soudain concentrée et éclatante comme le diamant» RENÉ LÉVESQUE BRUNO DUBUC Je ne peux pas dire que je connaissais personnellement Pierre Vadeboncoeur, décédé le 11 février dernier.Ni que j'avais lu l'ensemble de son oeuvre dont l'ampleur, l'originalité et l'engagement avaient également fait dire à René Lévesque qu'il était l'une des «consciences agissantes de la société québécoise ».amnma|niman Mais la vie nous donne parfois accès à des gens d'exception sans que nous l'ayons véritablement cherché ou mérité.Ce fut mon cas avec Vadeboncoeur, qui nous envoya au Couac un texte par mois, pendant presque dix ans.Remarquez, il s'agissait peut-être ici d'une sorte d'avantage marginal pour avoir accepté naïvement, il y a bien L'action, comme la politique, est impossible sans marge de manœuvre, sans expérimentation, sans tâtonnements, sans liberté d'invention.Il faut agir comme on vit, comme on invente, comme on fait des tentatives, parfois risquées.Pierre Vadeboncot pas comme ça », L des années, de gérer les articles proposés au journal.Mon prédécesseur, l'illustre Patenaude devenu rock-star de l'humour politique mordant, m'ayant assuré que ce n'était «pas compliqué du tout».Pas compliqué peut-être, mais quand même crissement prenant de gérer les petits problèmes de 20 textes et l'ego d'autant d'auteur-e-s chaque mois ! Alors quand arrivait le Vadeboncoeur, quel soulagement! Toujours quelques mots gentils, humbles et souvent drôles, pour présenter ce qui s'avérait souvent une «Une» potentielle.Avec une simple demande : accuser réception auprès de sa «secrétaire», terme facétieux pour désigner son épouse qui semblait -avoir apprivoisé Internet mieux que lui.Et si le cybermonde défaillait ou s'il n'était pas certain de la date de tombée, c'est le téléphone qui sonnait et ce débit à la fois calme, un peu désinvolte et saccadé que je reconnaissais immédiatement : Bruno Dubuc?Oui.Pierre Vadeboncoeur.La date de la prochaine tombée c'est.?Mercredi le 15.Ok, merci.À part ça, vous, ça va ?Ça commençait souvent comme ça.Et j'étais toujours surpris qu'il s'informe ainsi de comment j'allais, lui qui faisait deux fois mon âge et ne savait à peu près rien de moi.Et quand je trouvais de quoi d'intelligent à dire, ce qui n'était pas toujours le cas, ^^^^^^^^g c'est avec curiosité et intérêt qu'il commentait l'événement politique ou social que j'avais évoqué.Par exemple une fois je lui avais parlé d'un article que j'étais en train d'écrire pour le Couac sur une manif du ier mai lors de laquelle il y avait eu provocation policière avec la technique à la mode du moment, l'encerclement de masse.Le mois suivant il m'appelait pour me dire qu'il avait lu mon article et que ça lui avait rappelé certains des siens sur les techniques en vogue dans les années '70.Rien n'avait changé sur le fond, le bras armé des puissants réprimait toujours les revendications légitimes de la rue, me confiait-il, sur le ton de celui qui n'a toujours pas digéré cet état de fait.Quelques jours plus tard, je recevais par la poste un exemplaire d'Un génocide en douce, publié en 1976, où je trouvais plusieurs articles sur ce dont il m'avait parlé.Et une surprenante dédicace : «À Bruno Dubuc, un camarade, anarchiste paraît-il.» J'y ai vu un pont entre ce qui, apparemment, nous séparait, mais qui, apprêté de la sorte et offert ainsi, nous rapprochait peut-être, finalement.ne fonctionne i 2007 Parce que Vadeboncoeur était d'abord un libre penseur.Ce que de nouvelles plumes au canard, d'allégeances à juste titre anti-autoritaires, ne découvraient pas tout de suite, énervées souvent par le statut particulier de ce «camarade» auquel on ne retouchait habituellement pas même une virgule.suite A la page 3 Journée de deuil national Des milliers d'Haïtiens se sont rassemblés pour souligner la mémoire des 29 Canadiens disparus.musrionie Délit d'intention Deux Canadiens sur trois ont regardé la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques.Le troisième a immédiatement été mis sur la liste des personnes à surveiller.musironie Le rôle des médias : «Engranger l'insignifiant dans la mémoire des résignés.» Raoul Vaneigem Nous qui déskons sans fin, 1996 Incompétence sans frontières La coqueluche Patrick Lagacé à Haïti M RUMMH MICHELLE LOSLIER Le 30 janvier 2010, le «journaliste» Patrick Lagacé, au service de La Presse, intitulait un texte « Haïti malade de ses charades».Déjà, on craque pour la rime.Et on note le sérieux que donne La Presse à la tragédie haïtienne, en dépêchant sur le terrain un auteur spécialisé en rien, porté sur le « human interest » et le style «blog».On cite ici l'expérimenté voyageur, qui a besoin de se vider le coeur et de nous illustrer le côté «menteur» et «profiteur» des Haïtien-ne-s : «Ça commence avec votre chauffeur, qui, même s'il ne sait pas comment aller aux Cayes, va mentir et vous dire qu'il sait comment aller aux Cayes.Il va même vous dire que ça prend deux heures.En route, il demandera son chemin à tout le monde et arrivera quatre heures plus tard.» C'est toujours comme ça, là-bas.Merci à Lagacé, de nous ouvrir les yeux.Parce que lui, Lagacé, il connaît ça, Haïti : heille, il y a passé au moins une semaine! Et c'est choquant : on n'y est pas aussi bien servis qu'à Punta Cana ou Cancùn.Serait-ce trop élitiste que d'assigner les reporters à des sujets qu'ils possèdent au moins un peu ?Puis ça se poursuit, les vérités élucidées par Cyberpatrick.Il raconte, au sujet du président haïtien : « Tandis que nous roulions vers Tapis-Rouge, René Préval, président de la République [.] était en entrevue à Radio-Caraïbes.Vingt-cinq minutes de n'importe quoi.Vingt-cinq minutes de vent, de slogans, de vœux pieux.De builshit.» Il ne se laisse pas berner, Pat : il voit clair et nous éclaire.Pas de builshit avec Patrick.Un des paragraphes de ce texte époustouflant est particulièrement enrichissant pour le lecteur ; il consiste en un seul mot : «Fuck.» C'est tout.Ça, c'est du style, Monsieur! Ça, c'est du journalisme qui runne à la testosterone.On ne s'encombre pas de superficiali-tés.Pat doit être inscrit à l'école des animateurs de la station de radio CHOI, qu'il dénonce pourtant plus loin.N'allez pas croire que Lagacé est prétentieux.Il admet qu'il a failli être lui-même berné par le peuple haïtien : «Tout le monde fait semblant.Même moi, je fais semblant.Je fais semblant que !e foutoir haïtien n'est qu'extérieur au peuple.En montrant les faiblesses de l'État, je disculpe le peuple haïtien.Or, désolé, mais les Haïtiens, collectivement, sont d'une passivité épouvantable, déprimante et délétère.» S'il est hypocrite de «disculper» le peuple haïtien, il faut peut-être lui faire un procès ?Au pilori, les masochistes! Pour Lagacé, Haïti n'est pas un État digne de ce nom, et son peuple est ingrat : «Devant les chocs entraînés parle désastre humanitaire, j'ai entendu 10 fois plus d'Haïtiens critiquer non pas leur État minable, mais l'ONU, les États-Unis, la France.».Parlant d'ingratitude, le globe-trotter aguerri souligne aussi que «son» chauffeur de taxi a eu le culot de lui demander une bouteille d'eau et une bière, ce qui était parfaitement injustifié, comprenons-le bien : «Leproblème, c'est que - concurrence médiatique oblige -, nos chauffeurs sont très, très, très bien payés.Pas selon les standards haïtiens.Selon NOS standards : 200 $US par jour.Une bière, hein ?Veux-tu queje conduise pendant quetula bois, aussi ?» Ouins, t'sais.Pour qui ils se prennent, ces gloutons sinistrés, pour exiger un salaire selon « NOS » standards ?Rendons tout de même justice à l'homme sensible qui se cache derrière le chroniqueur : « J'ai eu !e coeur suffisamment brisé par suffisamment d'enfants affamés, cette semaine.Je crois avoir décrit l'urgence avec suffisamment de compassion pour avoir le droit, ici, juste une fois, de dire que les Haïtiens participent activement à leur malheur.» Une fois qu'on a digéré les « suffisamment » (mot bien plus chic que «assez»), on comprend l'idée : l'auteur croit qu'en jouant un peu de violon, il se disculpe de propos pour le moins déplacés.La veille de la parution de «Haïti, malade de ses charades» (soit le 29 janvier) Patrick Lagacé signait pourtant, sur la page de son blogue, l'article «Haïti et CHOI : une question pour M.Raynald Brière».Dans ce texte, en gros, le chroniqueur de La Presse demande au patron de la station de radio CHOI comment il arrive à tolérer les grossièretés prononcées par un de ses animateurs, Stéphane Dupont, à son émission du midi, le 22 janvier 2010.Lagacé est scandalisé : « je l'ai dit et je le répète, il se fait de la très bonne radio à Québec.Mais i! y a des singeries qui renforcent, genre, les préjugés.Comme celles de M.Dupont, sur Haïti, à grands renforts desacres et d'obscénités qui sonnent bizarrement comme des rots.» Les propos de Dupont (exprimés dans un langage peu distingué, il est vrai) semblent difficiles à retrouver par écrit, mais l'animateur qualifiait entre autres Haïti de «trou à marde».Pour ce qui est du style, ceux de Dupont Serait-ce trop élitiste que d'assigner les reporters à des sujets qu'ils possèdent au moins un peu ?et de Lagacé sont-ils si différents ?Quelques termes sortis tout droit de «Haïti, malade de ses charades» : «builshit» (deux fois), «fuck», «foutoir».Lagacé, qui semble croire voler en haute altitude, nous explique pédago-giquement pourquoi Dupont-le-nul est encore en ondes : «Des entreprises de radio ont le droit d'embaucher qui elles veulent pour attirer le maximum de BBM, qui en retour fixent les tarifs publicitaires, qui forment eux-mêmes les revenus des stations de télévision.» Et qu'en est-il des «cotes de lecture» des journaux, Lagacé?Déterminent-elles les revenus de La Presse, ou est-ce que La Presse peut s'en passer, elle?-N :co -O 077176670387906 Le Couac | mars 2010 ni o bû ni LA POUBELLE DU DEVOIR Article d'opinion que la vénérable institution de la rue Bleury n'a pas daigné publier Les 100 ans du Devoir : une autoproclamation RAMON VITESSE Journal de combat dites-vous ?Il y a une vaste différence entre combat pour sa survie financière et combat salement dit - qu'il soit politique ou idéologique.Comment justifier une mare de louanges des puissants et des ténors du Québec, sans oublier quelques témoignages vox pop pour donner le (petit) change, alors que ce bon vieux chien de l'information (dépourvu de dentier et donc pas très méchant) est incapable de mordre les mains qui le nourrissent pour maintenir l'illusion.Il est abject de voir ce mécénat populiste à la Molson (et leurs Canadiens) ou à la Péladeau, pour n'en nommer que des trop évidents.Peut-on s'aveugler à tel point que de ne pas voir là un grand pas dans la gueule du monstre?! Quant au contenu, on reste affligé de nos vieilles plumes qui endorment plus sûrement que n'importe quel médicament ou alcool.Bombardier, Courtemanche et Blanchette sont parmi ces braves gens qui répètent présents adnauseum pour : chanter une ode à Haïti sans rigoler, nous enjoindre à se laver les mains pour enrayer le Mal ou l'impolitesse et, pourquoi pas, s'en remettre à une incursion dans leur vécu de bric et de broc pour garantir ce sourire aussi parfait qu'inaccessible au commun des mortels.Et bien tiens, il n'y a qu'un pas à franchir pour laver les pieds des puissants qui regardent avec amusement ce journal aussi dangereux qu'un Foglia dans la grosse Presse.Il faut bien le dire, si notre famille est encore abonnée au Devoir c'est presque par désespoir.Il n'y a aucun quotidien alternatif.Heureusement qu'il existe encore À Bâbord! Le Couac, Le Mouton Noir, L'Aut Journal ou La Mauvaise Herbe (par exemple) pour résister au discours consensuel distillé par notre faiseur d'info ordinaire et Ô combien subjectif - on sait pourtant que rien n'est plus subjectif que cette fausse objectivité d'apparat.Comment encore oser s'appeler indépendant quand on ne s'insurge pas de tant de misères, surtout de la répression - ici aussi puisque c'est elle qui autorise à l'exporter et à guerroyer au nom du capital, et que l'on se fait chantre du BCBC ?Une chronique automobile, c'est déjà le comble de l'anti-information, mais d'y proclamer des VUS écolos et un char à 2,2 millions pièce (Bugatti Veyron Grand Bleu)1; là c'est l'outrage total! Peut-être Louis-Gilles Francoeur a-t-il tenté d'alerter la rédaction à cet égarement injustifiable.Malheureusement, dans ces festivités carnavalesques du Devoir, on aura évité de se remémorer des contributions plus audacieuses telles celles de la poésie de Claude Beausoleil, de Normand Baillargeon en auto-défense intellectuelle ou encore les réflexions d'un Normand Cazelais pour questionner le tourisme de pacotille dont on nous abreuve dans les éditions, plus épaisses, du samedi-dimanche.Dommage, mais pourtant il y avait là matière à lire.Mais, tournons-nous donc sur ce présent et, bon sang, ne reconstruisons pas Haïti et le monde toujours avec les mêmes maudits paramètres de bègue qui profitent d'abord et quasi exclusivement aux mêmes maudits profiteurs.Mieux, repensons donc ce quotidien comme outil (de combat?) pour questionner et même proposer un autre monde possible au-delà de la bourse, du sport professionnel et des apparences démocratiques du monde du spectacle (ou vice et versa)! 1 La démesure dans toute sa splendeur, Le Devoir 28-12-2009 L'empire du Couac s'étend dans le prêt-à-porter.Procurez-vous le t-shirt Couac ou crève pour la somme modique (pour vous) et monumentale (pour nous) de 15 $.Achetez-en un et courez la chance de vous faire aborder dans la rue par une foule enthousiaste qui voudra savoir où se procurer cette merveille! C'est gagnant-gagnant-gagnant.La chose est disponible en grande, moyenne ou petite taille, coupe femme ou homme.Pour passer votre commande, communiquez avec nous par courriel au info@lecouac.org ou par téléphone au 514.596.1017.t>Aa* &\)&u*ue$ mïlU&zï P'Anné&zI ///, ~-* ceSrvt* HAPPEE fôK»uK.TÊèS vie* WéïefNé.J PLOGUE La politique est-elle soluble dans l'humour?C'est la question que vont se poser des satiristes aussi déjanté-es que la Conspiration Dépressioniste, la troupe de théâtre provoc Toxique Trottoir, un ou deux vidéos des Zapartistes et des journalistes du Mouton Noir et du COUAC, mercredi midi le 17 mars, dans le cadre de la Foire des médias alternatifs (FMA), organisée par Cinema-Politica du 15 au 20 mars à l'UQAM.L'événement aura lieu au 2e étage du Pavillon Judith-Jasmin, de midi à 14 h.Panel?Non, kermesse! Foin du classique «théâtre de la cruauté»; aujourd'hui où c'est le pouvoir qui atteint de nouveaux sommets de cynisme, nous organisons plutôt une tombola de l'acruauté.Chacun-e pourra mettre la main à l'appât et persifler joyeusement les bonzes qui nous gouvernent et les idées fixes qui nous retiennent.Caricatures en direct, extraits de vidéos inédits, affiches néo-situationnistes, lancer de tomates bien mûres, mage de fête foraine et déchiquetage à gogo de vos têtes de turc préférées.une fête du rire pas si fou que ça, dont vous serez les zéros et zéroïnes.Alors que l'humour commercial drague surtout à droite en ciblant les femmes, les gais ou les minorités visibles, le COUAC et la FMA innovent en proposant la satire comme stratégie communautaire subversive.Et le rire collectif comme «si jolie façon de montrer les dents» au pouvoir.Soyez-y.ne serait-ce que pour acheter votre t-shirt COUAC ou CRÈVE! P.S.: Pour vous ouvrir l'appétit : Toxique Trottoir représente en last call son «Musée des vieux animaux québécois » le weekend précédent, les 11, 12 et 13 mars, au CÉSIM, 5350 rue Lafond (près Masson), dans le quartier Rosemont.Info : 514-728-4223.\ ¦ SUSSE! V » 7.i£ ¦Vf •'V- JL.Étrange lutte au déficit Nous apprenons que le ministre des Finances, Jim Flaherty, veut faire passer le taux d'imposition des entreprises de 18 % à 16,5 % en 2011, puis à 15 % en 2012 (il était de 29,1 % en 2000) (Le Devoir 18-2-2010) alors que l'actuel taux est déjà bien en deçà de celui prévalant aux États-Unis.Nous apprenons au même moment que le président du Conseil du Trésor, Stockwell Day, a rencontré les représentants des fonctionnaires fédéraux pour les prévenir qu'ils devront contribuer à réduire le déficit de 56 milliards de dollars, (www.radio-canada.ca 18-2-2010) En clair, le premier ministre Stephen Harper veut que les fonctionnaires compensent les pertes de revenus qui résulteront de la baisse du taux d'imposition aux entreprises.Appauvrir les fonctionnaires tout en enrichissant les dirigeants d'entreprise et leurs actionnaires, voilà une étrange façon des conservateurs de concevoir une lutte équitable au déficit.Et comme le Parlement est fermé, ils n'ont pas à s'expliquer.SYLVIO LE BLANC Normes adoucies pour les VUS Récemment, dans un article publié par certains médias, je félicitais la ministre Line Beauchamp pour son courage dans l'adoption des normes californiennes pour les véhicules vendus au Québec.Les CES produits par les voitures et camionnettes de la province ont crû de 3.7 % de 2006 à 2007 soit 2.1 mégatonnes.Je constate que, devant la «cavalerie en furie» des concessionnaires et des manufacturiers, CM en tête, la ministre, comme le gouverneur de Californie, ont dus lever le drapeau blanc et n'accoucher que d'une coquille presque vide.Ainsi les concessionnaires pourront continuer à vendre les grosses voitures, les VUS et les 4 x 4, qui, selon une étude du CAA, ne quittent presque jamais l'asphalte (c'est le cas de 95 % des 4 x 4).Pourtant ce sont eux qui sont les gros émetteurs de CES.Mrs les concessionnaires, lorsque vous tiendrez vos enfants ou vos petits-enfants dans vos bras, vantez vous de la victoire que vous avez eu sur la ministre.Le Couac 6940, rue Jogues, Montréal (Québec) H4E 2W8 514.596.1017 Fondé en 1997 par Pierre de Bellefeuille et Jean-François Nadeau co-rédacteurs en chef Cuillaume Beaulac, Bruno Dubuc, Simon Tremblay-Pepin.collaborateurs Isabelle Baez, Louise Caroline Bergeron, Etienne Després, Bruno Dubuc, Martin Dufresne, Cuillaume Hébert, Michelle Loslier, David Murray, Gilles Ouimet, Yvon D.Ranger, Glyn Strong, Valentin Tardi, Simon Tremblay-Pepin, Ramon Vitesse.illustrations et photos Banksy, Boris, howardzinn.org, Serge Ferrand, Howard Gees, Luc Giard, The Indépendant, Valentin Tardi, Ramon Vitesse.correction Martin Dufresne mise en page Coopérative Molotov - molotov.ca imprimé par Hebdo-Litho distribué par LMPI Abonnement et publicité : 514.596.1017 ISSN 1480-2074 • N° de publication (Poste Canada) 1213369 Imprimé au Québec Vous pourriez leur dire aussi que vous savez que, par cette victoire vous contribuez grandement à handicaper leur santé et tout probablement mettre leur vie en danger.Allons un peu de courage, continuez en leur expliquant que pour vous l'argent est le but ultime, peu importe les conséquences.Mme la Ministre, qu'allez vous faire maintenant pour réduire drastiquement le nombre de ces VUS qui augmente sans cesse?BENOÎT GRENIER POUR S'ABONNER Six mois : 17,71 $ + taxes = 20 $ Un an : 31,01 $ + taxes = 35 $ Deux ans : 53,15 $ + taxes » 60 $ Abonnement institutionnel et de soutien : 53,15 $ + taxes » 60 $ Abonnement de groupe d'un an (10 copies par parution) : 230,34 $ + taxes = 260 $ Abonnement d'un an à l'étranger : 44,30 $ + taxes « 50 $ kranger : nom adresse code postal téléphone courriel par téléphone 5i4.596.lOi7 par la poste Le Couac, 6940, rue Jogues Montréal (Québec) H4E 2W8 Adressez votre chèque à : Le Couac Aimeriez-vous collaborer au Couac ?Envoyez-nous vos textes (maximum 700 mots), dessins, photomontages par courriel au infoiffllecouac.org.www.lecouac.org Le Couac | mars 2010 MANGER (DE) LA PIEUVRE PLUTOT QUE DU SODEXO GUILLAUME HÉBERT Chercheur à l'IRIS La sous-traitance qui s'infiltre un peu partout, ce n'est pas nouveau.Au moment où le séculaire dossier des méga-hôpitaux universitaires montréalais s'apprête, ou pas, à traverser l'étape de la désignation des consortiums d'entreprises privées qui obtiendront, ou pas, les contrats de réalisation des CHUM/CUSM en partenariat public-privé, ou pas, l'IRIS s'est penché sur l'un des services de soutien des établissements de santé qui se trouve actuellement dans la mire des partisans de la sous-traitance : la bouffe d'hôpital.Les services alimentaires font actuellement l'objet de reconfigurations dans plusieurs établissements de santé québécois.Dans bien des cas, ces modifications sont nécessaires puisqu'elles interviennent à un moment où la vétusté des installations peut être élevée.Le problème, c'est que des administrations hospitalières publiques, pressées par la nécessité de boucler des budgets serrés et laissées à elle-même par le gouvernement à ce qui a trait à la qualité de la nourriture, sont alors tentées d'introduire un surcroît, voire une exclusivité, de nourriture surgelée.Il s'agit bien sûr d'un recours à la sous-traitance et d'un accroissement du privé au chapitre de la production.Ailleurs, les administrateurs désireux de simplifier leur gestion des ressources humaines et croyant à tort pouvoir faire une bonne affaire, cèdent le contrôle des services alimentaires à des firmes multinationales qui œuvrent dans le domaine des services de soutien hospitaliers1.Dans ce cas-ci, c'est une privatisation qui porte sur la gestion des services alimentaires.Au Centre hospitalier universitaire McCill (CUSM), c'est la multinationale Sodexo qui gère le service.En deux mots, Sodexo est aux hôpitaux ce que Wal-Mart est au commerce de détail.Or, dans un cas comme dans l'autre, ces deux types de privatisation ont mené à des luttes majeures un peu partout au Canada.En Colombie-Britannique, 18 000 personnes ont perdu leurs emplois suite à une vague de privatisation dans les services de soutien hospitaliers.Les travailleure-s des multinationales connaissent désormais la précarité et une vaste part d'entre eux, et surtout d'entre elles, ont besoin de deux sinon trois emplois pour boucler les fins de mois.La multiplication de plaintes des patient-e-s quant à la nourriture aura abouti à une enquête publique du gouvernement sur la question.Au chapitre de la gestion, Winnipeg présente sans doute le cas le plus flagrant de fiasco financier.Dans cette ville, on avait regroupé toutes les cuisines dans un centre de production alimentaire géré par la multinationale Aramark.L'opération a été un échec, tant au chapitre de la qualité de la nourriture que des coûts qui se sont avérés deux fois plus élevés que prévus.Le nouveau procédé avait aussi déstabilisé l'industrie alimentaire locale en important la nourriture depuis d'autres provinces.À l'issue d'une campagne électorale où le sujet et devenu un enjeu, un nouveau gouvernement a annoncé le retour des cuisines dans les hôpitaux et n'a pas renouvelé le contrat avec la multinationale.Le vérificateur général de cette province a étudié le dossier et a conclu que le transfert à la multinationale avait été une mauvaise décision.Le Québec a beau être un peu en retard sur les réaménagements subis par les cuisines hospitalières canadiennes, on pourrait profiter de cet état de la situation en ne reproduisant pas les erreurs de ces hôpitaux et en passant directement à l'étape subséquente, c'est-à-dire, prendre acte des calamités de la nourriture surgelée et faire comme aux États-Unis et dans plusieurs pays d'Europe : effectuer un retour vers une nourriture plus fraîche et plus locale, pour le bien et la satisfaction des patient-e-s.Le privé en santé fait figure d'une pieuvre qui s'est enroulée autour du réseau et qui engraisse au fur et à mesure qu'elle siphonne les ressources du système public.L'heure est peut-être venue de montrer la porte à Sodexo et cie et d'abattre la pieuvre.Et ça serait la classe, dans nos hôpitaux, que de servir de la pieuvre plutôt du Sodexo.Car quand ces multinationales s'accaparent nos assiettes, ce sont nos malades que nous offrons en pâture au privé.l'étude de l'iris : lrls-rechcrche.qc.ca/publicatlonf/ nouveaux_chumcusm_vers Ja_sous-traitance_des_ser vices 1 II y a en a trois : Sodexo (France), Aramark (États-Unis) et Compass (Royaume-Uni).SYMPATHIE EHONTEE Selon Michael Applebaum, le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Réal Ménard a pris parti pour les syndicats en serrant la main d'un col bleu plutôt que de lui cracher au visage.musironie Repartir à la base Le chef de l'ADO Gérard Delteil a reconnu que ses troupes doivent être rassurées et qu'il s'occupera de motiver les militants dès qu'il en trouvera un.Rendez-vous manqué Des milliers de personnes ont manifesté devant le Parlement contre la prorogation, mais malheureusement, le Parlement était fermé.musironie 3 Pp.Y féSSl voo& ce CANADA Titanic cherche pilote MARTIN DUFRESNE Je constate un pattern-type de la (ou du.) chronique Richard Martineau.Chaque texte s'articule sur un grossier mensonge, plus précisément une calomnie.Par exemple, jeudi le 11 février, il écrit : «(.) Lors d'un colloque sur "L'Islam et l'identité nationale" qui s'est tenu à Paris en septembre 2007, Daniel Weinstock, un tenant de la» laïcité ouverte «, a fait l'éloge du rapport de Marion Boyd.Pour ceux qui n'ont jamais entendu parler de ce rapport, Marion Boyd était ex-procureure générale de l'Ontario.En 2004, elle a présenté un rapport affirmant que les musulmans de l'Ontario devraient avoir le droit de demander l'arbitrage de disputes familiales sur la base de leurs lois religieuses.***Bref, elle ouvrait (sans le dire tout haut) la porte à la charia.***(.)» [Ce dernier procès d'intention est repris en exergue et gros caractères pour bien attirer l'attention du public du torchon à Péladeau.] Il suffit de lire les pages pertinentes du Rapport Boyd pour constater à quel point le « résumé » qu'en fait Martineau en travestit et inverse le sens.Voici les deux Recommandations générales du Rapport Boyd1: «1.L'arbitrage devrait demeurer une option de règlement extrajudiciaire des différends offerte dans les affaires de droit de la famille et de droit des successions, sous réserve des autres recommandations de la présente étude.2.La Loi sur l'arbitrage devrait continuer à autoriser l'arbitrage des différends en vertu du droit religieux, si le?protections prescrites actuellement et recommandées par la présente étude sont observées.» « Bref», en plus des conditions limitant explicitement chaque recommandation, on comprend que : 1) les Musulmans avaient DÉJÀ, comme tout autre citoyen-ne, croyant ou non, le droit de recourir à l'arbitrage en droit familial - une stratégie dont les groupes de pères séparés/divorcés se prévalent d'ailleurs abondamment en Ontario pour s'éviter d'être tenus à un jugement consigné ; et 2) la Loi onta-rienne sur l'arbitrage autorisait DÉJÀ le recours au droit religieux, pour toute personne choisissant cette voie-là d'en arriver à une entente hors-Cour.Explication Ce que la féministe Marion Boyd a tenté de faire il y a six ans, à la demande de beaucoup de groupes de femmes ontariennes, c'est ajouter des protections pour les femmes et les enfants à ce statu quo, en soumettant l'arbitrage, laïc ou religieux, à des protections additionnelles.Elle a notamment recommandé - lire les pages suivantes de son rapport - que les ententes et décisions prises deviennent nécessairement écrites, obligatoires et sujettes à appel.Bref elle a tenté de soumettre au contrôle de la loi une situation où règne actuellement un arbitraire bien commode pour les hommes divorcés.Le problème n'est pas l'arbitre invoqué - imam, rabbin ou 'conseiller matrimonial' masculiniste - mais l'arbitrage lui-même, tant qu'il reste hors la loi.On voit donc que, tout en flattant la fibre xénophobe de son public par une charge sélective contre les Musulman-es, Martineau protège en fait le pouvoir qu'il prétend affronter : celui des hommes, croyants ou non, qui veulent continuer à soustraire leurs ententes privées de divorce - qu'elles soient ou non basées sur une religion - aux lois du pays.Mais ça, il faut lire le Rapport Boyd pour le comprendre, et Martineau sait bien que son public ne l'a pas fait.Autre exemple de grossière calomnie, vendredi le 12 février : cette fois-ci, ce sont les Juifs que le billettiste scab à la petite semaine attaque, dans un pamphlet contre la ministre de l'Éducation : «Les aventures de rabbi Courchesne», un sommet de xénophobie où, encore une fois, il se la joue facile en mettant des mots dans la bouche de ses cibles.Phrase typique : « Ce qui est important, ce sont les mots de Yahvé.Le reste, on s'en snappe les couettes.» Adrien Arcand, pas mort! Il écrit surtout :«(.) la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a annoncé il y a quelques jours que nos enfants devront fréquenter l'école les fins de semaine.» Remarquez le verbe : pas «pourraient».«DEVRONT»! La véritable annonce gouvernementale, publiée dans un journal qui n'est pas en lockout, lui, était bien moins vendeuse : une simple proposition de lever l'interdiction actuelle d'enseigner lors de jours fériés (article 19 du régime pédagogique) pour répondre aux demandes de parents.Alors Martineau travestit cette annonce pour mieux crier au loup contre la Ministre et contre une minorité ethnique qu'il nous présente comme nous ayant déjà retiré à toutes et tous le droit à nos weekends en famille.Quoi qu'on pense du gouvernement Charest, cela s'appelle de la grossière démagogie : d'un politicien de droite c'est prévisible, mais d'un journaliste soumis à un code de déontologie, ça ne se peut plus.Martineau devrait quitter une profession qu'il déshonore et assumer sa guerre anti-égalitaire sur la scène explicitement politique.À l'ADQpeut-être?«Titanic cherche pilote pour explorer bas-fonds ; ça urge ! » 1 attorneygeneral.jus.gov.on.ca/french/ about/pubs/boyd/fullreport.pdf, p.144 SUITE DE « PIERRE VADEBONCŒUR » PAGE 1 Immanquablement cependant, les reproches s'estompaient, car force était d'admettre que, Bloc ou pas, il était «des nôtres».Tellement des nôtres que le 4 décembre 2007, à 87 ans et malgré une importante chute de neige qui avait passablement encombré les rues, il se pointait à l'arrêt d'autobus près de chez lui pour venir assister au lancement de notre livre 10 ans de Couacs.Mais le bus n'est jamais passé.Et comme il me le raconta quelque temps plus tard, c'est à regret qu'il rentra chez lui ce soir-là.Deux de ses textes avaient été retenus dans ce livre.Le premier, La feuille de route de guerre (août 2003), débutait ainsi : « Continuons de suivre la politique internationale des États-Unis d'un œil systématiquement incrédule.C'est le moyen de tout comprendre avant bien d'autres puisque la propagande américaine, qu'il suffit de tourner à l'envers, éclaire malgré elle, paradoxalement, ce qu'elle cache aux populations.» Voilà le genre d'entrée en matière qui, en plus de son élégance, avait le don de nous faire sourire et de nous rallier à l'analyse radicale qui allait suivre.«Radicale» dans son sens étymologique, celui de la racine des conflits, que Vadeboncoeur n'a eu de cesse de rappeler, de démystifier, comme dans son deuxième texte du livre du Couac, L'injustice originelle (novembre 2004) : «La situation repose dans les trois cas [n.d.l.r.: Afghanistan, Iraq et Palestine] sur une donnée générale dont on semble à tout prix vouloir ne pas tenir compte et qu'on ne veut surtout pas corriger : une injustice originelle qu'on refoule entièrement.Territoires volés, richesses naturelles (Afghanistan, Iraq) confisquées, souveraineté réelle qu'on cherche à remplacer par des semblants, gouvernements fantoches, mensonges appuyés sur la force.[.] Ce n'est pas rien : on a volé des pays!» À l'occasion, Vadeboncoeur pouvait aussi nous envoyer un texte plus personnel pour sortir de l'oubli un camarade de lutte, comme Gérard Picard, président de la CSN durant les années 1950.« [.] il fit d'une centrale appesantie par ses liens étroits avec la hiérarchie religieuse un mouvement laïque, contestataire de l'ordre établi, hostile à l'arbitraire capitaliste dans les entreprises, bref une organisation syndicale progressiste et très combative», écrit Vadeboncoeur.On pourrait en dire autant à son sujet.Son dernier article pour le Couac, il nous l'avait envoyé en mars dernier, pratiquement il y a un an jour pour jour.Intitulé Cite Libre, vue par un survivant, il y racontait les débuts de cette revue à laquelle il s'était joint peu de temps après sa fondation en 1950.Ces réflexions précieuses sur les failles qui commençaient à lézarder la grande noirceur duplessiste n'en prennent aujourd'hui que plus de valeur encore.Quant à son véritable dernier texte, terminé le 27 janvier dernier, c'est le Devoir qui l'a publié le lendemain de son décès.Comment ne pas citer ici, en guise de douce vengeance, quelques lignes de Vadeboncoeur à propos de ce quotidien «indépendant» : « Si ce journal a pu se perpétuer tel qu'il est, c'est-à-dire sans tenir ses promesses, [.] et en produisant jour après jour dans l'esprit des lecteurs une déception jamais décisive, c'est là un phénomène tellement révélateur de notre psychologie et de la sienne qu'il vaut la peine de le noter comme on le ferait d'un trait de famille.» (Un génocide en douce, p.115) Remercions tout de même le journal qui «réussit depuis des années le paradoxe de maintenir en nous, à son sujet, une fausse attente, quotidiennement» (ibid.) de nous avoir permis de lire ces «Fragments d'éternité», réflexion sur l'art qui fait écrire à Vadeboncoeur : «[La forme] maintient absolument son sens, inaltérable, à rencontre de ce qui change, se modifie, fluctue, décroît et tombe, inéluctablement, au terme de sa durée.La forme a la dureté d'un diamant.[.] L'intelligence, à son contact, touche à l'éternité.[.] Il importe peu qu'elle disparaisse concrètement.Elle a été et cela suffit pour qu'elle existe toujours.» Je ne suis pas sûr du sens précis qu'il donnait ici au mot forme.Mais si ce sont les seules formes que je peux concevoir, celles générées par une activité cérébrale singulière, éclatée et éclatante, alors oui, ses écrits étaient le reflet de ces formes qui rendent plus clair le monde.Merci à Michel virard pour l'accès au dessin de Pierre Vadeboncoeur.Les deux premiers articles ci-bas sont les hommages d'anciens couacquistes : Pierre Vadeboncœur 1920-2010 - Une vie de combats et de littérature - Jean-François Nadeau ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/282944/pierre-vadeboncoeur-i920-20io-une-vie-de-combats-et-de-litterature Un mmtre - Michel Rioux ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/282979/un-maitre Pierre Vadeboncoeur 1920-2010 - Fragments d'éternité ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/282886/ pierre-vadeboncoeur-i920-20io-fragments-d-eternite L'oeuvre de Pierre Vadeboncoeur : vidéo d'une conférence donnée par Jonathan Livernois lors de l'Université Populaire Hochelaga-Maisonneuve du 13 janvier 2009 video.google.fr/videoplay ?docid=-i79i23673oii757093o&.hl=fr»t Le Couac | mars 2010 La perte d'une voix puissante DAVID MURRAY Le 27 janvier dernier, à Santa Monica en Californie, le célèbre historien et activiste victime d'une crise cardiaque à l'âge véné- plus puiss ront assurément à influencer les prochai-tions.Retour sur un pa si eau de l'engagement.Né le 24 août 1922, Howard Zinn grandit dans une famille immigrante et ouvrière de Brooklyn.Durant la Seconde Guerre mondiale, par conviction anti-fasciste, il joint les rangs de l'US Air Force.Sa participation à plusieurs bombardements (dont une des premières utilisations du napalm, à Royan, en France) l'amènera à développer tout un argumentaire contre la guerre, à pourfendre la notion de «guerre juste» et à se forger une position pacifiste qui l'accompagnera tout au long de sa vie.Sans cesse, il questionnera les différentes interventions militaires de son pays à l'aune des moyens et des fins.Trop souvent, notera-t-il, les premières victimes de la guerre sont les civils, au premier chef les femmes et les enfants.Et aujourd'hui, la nature et la conduite de la guerre renforcent cette constatation.Comme il aimait le rappeler dans ses conférences, «lors delà Première Guerre mondiale, go % des morts étaient des militaires et 10 % des civils; lors de la Seconde Guerre mondiale, les morts se répartis-saient environ entre 50 % de militaires et 50 % de civils; au Vietnam, c'était 30 % de militaires et 70 % de civils ; en Irak et en Afghanistan, on parle de 80 % de civils ! » À son retour de la guerre, il obtiendra un Ph.D.en histoire à l'Université Columbia; après quoi, à partir de 1956, il devient directeur du département d'Histoire et de sciences sociales du Spelman college d'Atlanta, une université d'arts libéraux réservée aux étudiantes afro-américaines.C'est dans ce contexte qu'il participera activement au mouvement des droits civiques aux côtés d'une nouvelle génération d'activistes dont Alice Walker, célèbre écrivaine et militante féministe, une expérience qui lui vaudra en définitive d'être renvoyé en juin 1963.Au passage, il aura été amené à être conseiller du Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC), organisation à laquelle il consacrera un ouvrage en 1964 : SNCC ; the NewAboiitionnists.La même année, il obtient un poste au département de Science politique de l'Université de Boston, où il enseignera jusqu'en 1988.C'est durant ses premières années d'enseignement qu'il participera activement au mouvement contre la Guerre du Vietnam.Il sera d'ailleurs le premier intellectuel de marque à publier un ouvrage demandant un retrait immédiat et sans conditions des troupes américaines : Vietnam ; the Logic of Withdrawal, paru en 1967.En pleine offensive du Têt, en janvier 1968, il sera chargé d'une mission diplomatique en compagnie du prêtre catholique et militant pacifiste Daniel Berrigan, opération qui permettra de rapatrier trois aviateurs américains.C'est aussi vers lui que se tournera l'ancien analyste de la RAND Corporation, Daniel Ellsberg, pour lui fournir les documents de ce qui allaient devenir les Pentagon Papers, dont la publication a eu une influence significative sur l'évolution du conflit.C'est toutefois la publication de son ouvrage-phare, Une histoire populaire des États-Unis dei492à nos jours, qui lui vaudra la notoriété qu'on lui connaît.Initialement publié en 1980 avec un tirage modeste de cinq mille exemplaires, le livre a depuis connu cinq rééditions et s'est écoulé à plus de deux millions d'exemplaires, des résultats que l'on constate rarement pour les livres d'histoire.Prenant le parti des femmes, des autochtones, des noirs, des travailleurs et autres laissés-pour-compte de l'histoire officielle, son approche lève le voile sur des pans méconnus de l'histoire de notre voisin du sud.Le pari de Zinn est de montrer que l'histoire de son pays en est une de conflits, et que les changements ne sont pas le fruit de quelques grands hommes ou de quelque gouvernement bienveillant, mais bien le résultat de luttes de longue haleine menées par nombre de mouvements sociaux.En 2004, Zinn publie Voices of A People's History of the United States avec Anthony Amove, un livre complémentaire qui regroupe plusieurs témoignages à contre-courant de l'histoire américaine.Arrivé récemment sur nos rayons, le livre a aussi fait l'objet d'une bande dessinée, Une histoire populaire de l'empire américain, initialement paru en 2008 avec la collaboration du dessinateur Mike Konopacki et de l'historien Paul Buhle.Sensible aux arts, Howard Zinn a aussi, en plus de ses vingt livres et ses centaines d'articles, écrit trois pièces de théâtre, dont Emma, qui s'inspire de la vie de la célèbre anarchiste et féministe Emma Goldman.Cette pièce est d'ailleurs la seule à avoir fait l'objet d'une traduction en français, aux éditions Agone en 2007.Conservant son esprit critique, sa verve acerbe et son humour débordant, Howard Zinn aura jusqu'à la fin de sa vie accumulé les tribunes pour prêter sa voix à la construction d'un monde plus juste et plus libre, tout en dénonçant les dérives de son pays.On pouvait le lire dans plusieurs publications alternatives américaines, comme Z Magazine, et l'entendre sur les ondes de Democracy Now!.Depuis décembre dernier, une série documentaire inspirée d'Une histoire populaire des États-Unis, produite entre autres par Zinn lui-même et l'acteur Matt Damon, et à laquelle participent également Morgan Freeman, Bob Dylan, Viggo Mortensen, Bruce Springsteen et plusieurs autres, est diffusée sur les ondes du History Channel.Sa dernière présence à Montréal remonte à l'automne 2008, où il présentait une conférence qui est la base d'un ouvrage publié l'année dernière chez Lux éditeur, La mentalité américaine.C'est donc une voix inspirante qui nous quitte.Une voix qui nous a appris que face aux injustices de ce monde, la neutralité est impossible.Pour mesurer l'héritage d'Howard Zinn, on pourra écouter cet entretien réalisé par Amy Goodman de Democracy Now!, avec Naomi Klein, Noam Chomsky, Alice Walker et Anthony Amove : democracynow.0rg/2010/1/28/howard_ zinn_i922_20io_a_tribute De même, pour en connaître davantage sur sa vie et son oeuvre, on visionnera le documentaire You Can't Be Neutral on a Moving Train, accessible sur plusieurs plate-formes sur Internet : informationclearinghouse.info/article24523.htm Euthanasie humanitaire?L'ancien vice-président américain Dick Cheney, qui'adéjà.eù.quatre ciises cardiaques, un quadruple pontâge coronarien et qui porte un pace-maker et un défièrillateur, a été hospitalisé lundi le 22 février dernier à la suite de douleurs à la poitrine.Dire qu'il suffirait de lui enlever sa pile.L lUlUo ix Gaza au Cinéma du Parc LA CENSURE CÈDE DEVANT LA PRESSION POPULAIRE YVON D.RANGER JJ undi le 15 février dernier, le Cinéma du Parc recevait un courriel de la compagnie de gestion immobilière qui abrite ses salles, iRedbourne PDP Inc., lui ordonnant de démanteler l'exposition photographique Drame humain à Gaza présentée depuis un mois dans son hall d'entrée.Si les photos n'étaient pas enlevées au plus tard le soir même, Redbourne menaçait d'exercer des recours juridiques, en clair, de les poursuivre.Mercredi midi le 17 février, moins de 48 heures après, Redbourne faisait marche arrière et retirait sa menace.Que s'était-il passé entre-temps ?Essentiellement deux choses.D'abord, une riposte légale du Cinéma du Parc et de l'organisation Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO, www.cjpmo.org), le producteur de l'exposition.C'est que le courriel de Redbourne invoquait une clause du bail qui stipule que le locataire doit utiliser les espaces loués «uniquement aux fins d'y exercer les activités d'un cinéma.».Une clause standard visant simplement à empêcher le cinéma de d'ouvrir, par exemple, un club vidéo.De plus, la clause précédente du même contrat indique que les lieux peuvent être utilisés pour «des présentations, des réunions, visionnement (sic) ou toutes autres utilisations similaires».Bref, les menaces de Redbourne n'étaient pas légales, et les employés du cinéma furent avisés d'appeler immédiatement la police si les agents de sécurité de Redbourne tentaient de démanteler l'exposition par la force.Comme le rappelait d'ailleurs au Couac Jean-François Lamarche, directeur de la programmation du Cinéma du Parc : «Cela fait trois ans et demi que nous tenons des expositions à tous les mois sur toutes sortes de questions sociales, sans jamais avoir eu de problème avec eux avant».Tout porte donc à croire que c'est le contenu particulier de cette exposition, montrant la souffrance d'un million et demi de personnes à Caza, qui est à l'origine de l'affaire.Le Cinéma du Parc avait d'ailleurs reçu la semaine précédente des courriels et des appels d'individus mécontents qui accusaient l'exposition d'être anti-Israël, mais sans aller jusqu'à mettre en doute la crédibilité du contenu de l'exposition.Qui plus est, la consultation du Registre des entreprises du Québec a permis au journaliste Daniel Lemay de constater que l'un des principaux actionnaires de Second Placement, le propriétaire de la Place et du Cinéma du Parc qui a engagé les gestionnaires de Redbourne, est The Fishman Holdings, dont le siège social est à Tel-Aviv, en Israël.Le hasard fait parfois drôlement bien les choses.L'autre facteur qui joua sans doute un rôle important dans la volte-face de Redbourne fut une campagne de courriels de protestation lancée par CJPMO dès mardi le 16 au matin.Le soir même, près de 1500 courriels étaient déjà envoyés à Redbourne pour appuyer le Cinéma du Parc et dénoncer cette tentative de censure à rencontre de l'exposition photo sur le blocus et l'assaut israélien contre Caza.Le courriel d'appui spécifiait également « qu'à partir de maintenant, je ne vais plus faire d'achat chez Redbourne».Un argument qui, on se demande bien pourquoi, semble avoir été mieux compris par la compagnie qui a donc retiré sa menace.Une sage décision puisque Jean-François Lamarche nous confiait que, le jeudi soir suivant, 48 heures après le lancement de la campagne de protestation, c'est plus de 3000 personnes qui avaient manifesté leur indignation.«Le fait que certains souhaitent étouffer une discussion ouverte sur Caza constitue une raison de plus pour porter le débat à l'attention de tous, » a déclaré M.Thomas Woodley, président du CJPMO.Et c'est effectivement ce qui est arrivé : la responsabilité sociale d'un cinéma a ironiquement permis de rappeler de façon encore plus criante la résistance d'un peuple et les intérêts qui voudraient bien la faire oublier.Opération MoshtarakiJ * '* Malalaï Joya s'insurge GLYN STRONG La «femme la plus célèbre d'Afghanistan» a émis de graves réserves quant aux buts de l'actuelle Opération Moshtarak et à ses impacts sur la population civile afghane.«C'est ridicule», a déclaré Malalai Joya, députée élue au parlement afghan.«D'un côté, ils invitent le mollah Omar à se joindre à leur régime de marionnettes.D'autre part, ils lancent cette attaque qui tuera surtout des personnes sans défense et des pauvres.Comme par le passé, ces personnes mourront sous les bombardements de l'OTAN et serviront de boucliers humains aux Taliban.Les gens de Helmand souffrent depuis des années, et des milliers de personnes ont été tuées à ce jour.» Les craintes de Joya ont été confirmées lorsque l'OTAN a annoncé qu'une fusée ayant raté sa cible a tué 12 personnes civi- _ les dans une maison à Marjah.Rejetant les prétentions des forces alliées qui promettent de ne pas délaisser les civils afghans après cette nouvelle offensive, elle rappelle : «Ils ont lancé plusieurs offensives de ce genre par le passé, mais chaque fois ils abandonnent la région après l'avoir nettoyée, et les Taliban la reprennent.Il ne s'agit que de manœuvres militaires : l'élimination des Taliban n'est pas l'objectif premier.» Joya considère que la corruption est endémique en Afghanistan et cite les dépôts d'uranium et l'opium comme les véritables raisons du maintien d'une présence de l'OTAN et de hauts gradés afghans en Helmland.L'Opération Moshtarak est décrite par l'Occident comme une offensive inclusive, dont le succès à long terme dépend de l'implication des forces afghanes.Mais, lance Mme Joya, «La police afghane est l'institution la plus corrompue en Afghanistan.La corruption est chose courante : si vous avez de l'argent, vous pouvez presque tout faire en achetant la police, des échelons les plus élevés aux plus bas.En Helmland, par exemple, les gens ont peur des policiers parce qu'ils agressent les gens et font du trouble.La majorité des policiers de cette province sont accros à l'opium et au cannabis.» La députée chassée du parlement n'a pas été invitée à la récente conférence de Londres où l'on a discuté de l'avenir de son pays, mais elle est pessimiste quant à ses résultats.Les politiciens considèrent Joya comme un « loose canon», prompte à critiquer mais lente à proposer des solutions.Sa position sans compromis lui a cependant acquis des légions de supporters, mais aussi des ennemis puisque après avoir, dit-on, insulté ses collègues du parlement afghan en 2007, elle a vu ses Joya considère que la corruption est endémique en Afghanistan et cite les dépôts d'uranium et l'opium comme les véritables raisons du maintien d'une présence de l'OTAN et de hauts gradés afghans dans la région d'Helm land.«Vous avez vous aussi des seigneurs de la guerre dans votre pays.Et ils sont plus dangereux parce qu'ils ont le soutien de la population.» Malalaï Joya à l'UQAM en 2009 privilèges de députée suspendus.Malai Joya résume ainsi la conférence de Londres : «Les Afghans de la rue disent que cela ressemblait à une rencontre de vautours s'assem-blant pour discuter de comment se partager la proie, qui est l'Afghanistan.» Joya assimile à une trahison toute démarche de réconciliation avec les Taliban - un groupe exclusivement masculin et cruellement hostile aux femmes.(Traduit de The Indépendant, 15/2/2009) Le Couac | mars 2010 MUR A MUR ISABELLE BAEZ En novembre dernier, le monde, attendri, a fêté les 20 ans de la chute du mur de Berlin.Et chacun de se souvenir de ce qu'il faisait ce jour-là.À présent que le reste de la poussière entourant les célébrations de la chute du mur est bel et bien retombé, pourrait-on ouvrir les yeux sur les autres murs encore présents et sur ceux récemment érigés?Le film Face au mur d'Eileen Thalenberg1 que j'ai eu l'occasion de voir cet automne dans le cadre des Cœurs des sciences de l'UQAM, peut être une bonne aide en la matière.Ce documentaire nous rappelle l'édification du mur à la frontière États-Unis/ Mexique.Une frontière s'étendant de l'Océan Pacifique au Colfe du Mexique sur près de 3200 km.En 2006, Bush obtient du Congrès l'autorisation de construire un mur de près de 1200 km de long et d'une dizaine de mètres de hauteur.Cette forteresse, censée contrer l'immigration clandestine en provenance du Mexique, a surtout eu pour effet de pousser toujours plus loin les risques que les candidats à l'immigration sont prêts à courir pour aller travailler aux États-Unis.Aujourd'hui, les passeurs amènent les migrants dans des zones où le mur ne s'est pas rendu.Une zone à haut risque puisque désertique.Chaque année, des centaines de Mexicains y trouvent la mort, les passeurs oubliant souvent leurs «clients» en plein désert.Certains seront sauvés par « Les anges du désert», des volontaires qui leur viennent en aide en disséminant ici et là de l'eau et des vivres.Autre mur abordé dans le documentaire : celui dont Israël a entamé la construction en Cisjordanie en 2005.Le but proclamé est de défendre Israël contre les attentats, en empêchant toute incursion de Palestiniens en territoire israélien.Ce mur amène son lot de situations absurdes.On voit entre autres dans le film une famille divisée, le père travaillant d'un côté du mur, à Bethléem, alors que la mère et les enfants vivent de l'autre, à Jérusalem.À terme, cette barrière qui prend la forme d'enceintes de béton ou de barrières électroniques surveillées par des écrans devrait courir sur pas moins de 7 000 km.Les conséquences sociales, économiques et sanitaires de ce mur sont multiples.On parle par exemple de 78 femmes qui ont dû accoucher à des postes de contrôle, faute de pouvoir passer le mur.Un tiers des enfants issus de ces accouchements sont morts.L'Europe n'est pas en reste, avec les doubles murs de grillage et de barbelés érigés au Maroc, dans les enclaves de Ceuta et Melilla.Des murs dont on a peu entendu parler avant que des policiers marocains et espagnols n'ouvrent le feu en septembre et en octobre 2005 sur plusieurs centaines de migrants qui essayaient de les gravir.Bilan : 12 morts et une centaine de blessés.L'Europe, la propre, la démocratique, s'est réveillée avec un goût amer dans la bouche : en procédant à l'externalisation de sa lutte contre l'immigration clandestine, elle n'a pas les mains propres pour autant.Depuis, le mur a encore été renforcé et sa surveillance considérablement augmentée.Devenu forteresse, il est à présent évité par les sans papiers qui le contournent et tentent de gagner la péninsule ibérique par d'autres voies.Certains se retrouvent ainsi sur de frêles embarcations, d'autres tentent même leur chance à la nage.Si le film Face au mur ne montre, dans les limites de ses 52 minutes, qu'un faible aperçu des forteresses, barrières de sécurité ou autres constructions qui se multiplient dans le monde ni ne pousse très loin les réflexions autour des clivages nés des forteresses, il constitue, sans mauvais jeu de mots, une porte d'entrée vers la problématique des murs.Des murs qui, derrière les buts officiels à la base de leur édification (lutte contre l'immigration clandestine, contre le terrorisme, etc.) sont avant tout des murs idéologiques.Ils servent de paravents pour ne plus voir des problèmes criants et proches, mais qu'on refuse de prendre en compte.À l'heure où Internet nous permet d'assister à toute catastrophe humanitaire en quelques heures, des murs se dressent pour mieux faire oublier que des êtres humains sont en train de croupir de l'autre côté.Et ce qu'on ne voit plus n'existe plus.Il faudrait votre canard préféré au complet pour couvrir l'ensemble des divisions, anciennes ou nouvelles, qui séparent les êtres humains dans le monde2.Je vous invite à consulter les liens ci-dessous pour avoir une idée de l'étendue de ces ségrégations.Je ne citerai pour terminer que le cas de l'Egypte qui inaugure un nouveau genre de séparation : le mur souterrain! Enfoncée à près de 20 mètres sous la terre et constituée de plaques de 50 cm d'épaisseur, une muraille d'acier est en construction depuis décembre dernier le long de la frontière avec la bande de Caza.Les tunnels vers l'Egypte, une des rares issues qui permettait à la Pan dans la masse ! RAMON VITESSE Début février on commence enfin à entendre quelques bribes de la version extrêmement douteuse de l'agent de haine et de profilage racial Lapointe qui affirme, sans rire, avoir agit professionnellement (au mieux de mes connaissances) et de sang froid (lorsque/ai pris cette décision de tirer, c'est évident que je devais le faire).Pire il affirmera que c'était «évident» qu'il n'y avait aucun danger pour les dizaines de personnes présentes dans le parc au moment de l'intervention policière erratique.Il faut comprendre que les agissements cow-boys de poursuite et d'utilisation d'armes (incluant le Taser et toutes les matraques de l'arsenal policier) sont souvent indéfendables.Ils deviennent criminels lorsqu'ils compromettent la sécurité du public.Agent de la paix, disaient-ils.Le film Intolérance zéro (ONF, 2004) en dit long sur la culture policière et sur la poudrière que l'usage de la répression auprès de jeunes de toutes les couleurs, de marginaux ou de sans abris et, ça arrive forcément à l'occasion, de citoyens plus blancs, génère.Ce n'est pas parce qu'il y a procès que, nécessairement justice se fera - elle serait aveugle.La version de Lapointe où il ose parler de «masses» au lieu de parler de personnes démontre jusqu'où va l'acceptation meurtrière.Non, le juge devrait, immédiatement, remettre l'agent à sa place et en contexte : Vous n'étiez pas à la salle de tir; vous tiriez sur un jeune sans défense dans une situation que vous avez initiée en lui donnant un tour population de Caza de contourner le blocus israélien, s'effondrent les uns après les autres.Et quitte à innover, l'Egypte en rajoute en joignant aux plaques métalliques des tuyaux transportant des eaux usées.Histoire de décourager complètement les gazaouis qui resteraient motivés par la construction de nouveaux tunnels.1 Vp Against the Wall, produit par Stormy Nights Production, maison de production indépendante codirigée par Eileen Thalenberg.Vous pouvez la rejoindre en écrivant à stormy-nights@bellnet.ca 2 D'après Elisabeth Vallet, de la Chaire Raoul-Dandurand, ce sont plus de 40 murs qui bordent aujourd'hui le monde, dont une vingtaine de nouveaux : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internation-ales/273594/toujours-plus-de-murs-dans-un-monde-sans-frontieres Un petit tour d'horizon mondial : http://inventerre.canalblog.com/archives/2009/ll/ll/157S4031.html L'artiste, ou plutôt l'« art-terroriste » anglais Banksy (www.banksy.co.uk) s'en est donné à coeur joie sur le mur de la honte palestinien tragique - en persistant envers et contre le moindre bon sens.De telles dérives et l'impunité policière - rappelons-nous que toutes les règles d'isolement des agents, du retrait de leur armes et de non contacts avec quiconque ont systématiquement été bafouées, nous rappellent, si besoin en est, qu'un état policier, comme le dit un des jeunes dans le film Intolérance zéro, c'est quand tu perds tout tes droits lors d'une intervention policière ; même de routine.UN EMPLOYE DE PRATT EN TABARNAK! C'est ainsi que se qualifie Patrice Roy, un travailleur de chez Pratt & Whitney; le constructeur de moteur d'avion situé à Longueuil.C'est que le monsieur, influencé entre autres par Noam Chomsky et Normand BaiHargeon, a tenté de démarrer un journal sur le modèle du Couac dans son syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile (TCA).Mais en vain, le Couac s'est entretenu avec lui au sujet de son petit frère mort-né.Le Couac : Dans quel contexte avez-vous proposé ce projet de journal à votre syndicat?Patrice Roy : Je lis depuis plusieurs années les médias alternatifs et indépendants.Je m'intéresse particulièrement à la propagande et l'ingénierie sociale.Depuis un an, les militants bénévoles du journal syndical Tribune 570 ont décidé de passer à autre chose.Je me suis donc proposé comme bénévole et ai offert un peu de mon temps libre comme relève.Le numéro zéro de Culture ouvrière fut donc créé et proposé à titre d'exemple de l'orientation que j'aurais voulu donner à ce journal, m'inspirant ouvertement du Couac.Notre employeur a une équipe de relations publiques et diffuse toutes les semaines un Écho des médias sur l'intranet (des nouvelles corporatives), ainsi que toute une panoplie de communiqués pour nous «soutenir» dans notre travail.Je me suis dit qu'une vision syndicale du monde serait un modeste début en guise d'autodéfense intellectuelle.Le Couac : Comment ce premier numéro a-t-il été reçu ?Patrice Roy : J'ai eu pour toute réponse de la part du responsable syndical des communications «Chu débordé, j'ai pas le temps!».Alors voilà, il n'a pas le temps que moi, je donne du mien.J'avais déjà proposé une critique du film 300 (publiée dans Le Couac) et cela a été refusé également car non pertinent m'a-ton dit.Pourtant, Tribune510 avait publié des critiques de films, de «conte» rendu de vacances d'un membre, pis toutes sortes d'autres histoires de matante bonnes pour le 7 jours.Dernièrement les délégués ont distribué un communiqué, en couleur de surcroît, pour des rabais sur des pièces automobiles chez un fournisseur.Ainsi, au lieu de s'occuper du droit des travailleurs, on pense commerce.Le syndicalisme est colonisé par la pensée corporatiste, le militantisme étant devenu un moyen de progresser dans la hiérarchie pour éventuellement briguer un poste de superviseur, par exemple.Le Couac : Quelle a été votre réaction à ce peu d'intérêt pour votre projet?Patrice Roy : J'ai fait d'autres tentatives d'implication et reçu à chaque fois le même avis de non-rece-voir.Je suppose que la remarque de mon professeur d'histoire à l'université à l'effet que je ne pense pas de la bonne manière doit s'appliquer ici.Avant la Révolution tranquille, tous les syndicats avaient un « C » dans leur acronyme pour catholique.Aujourd'hui TCA devrait s'intituler le syndicat des travailleurs capitalistes de l'automobile.Le Couac : À défaut de créer un petit frère du Couac, vous pourriez peut-être abonner simplement votre syndicat au Couac original?Patrice Roy : Les journaux sont interdits sur les lieux de travail.L'aut' Journal et Unite'ouvrière sont disponibles au local du syndicat.Si je voulais que Le Couac aille rejoindre l'étalage à journaux que personne ne consulte au local où personne ne se rend, je devrais convaincre 25 employés (pour le quorum jamais atteint) de venir voter pour cela à la prochaine assemblée.Aller cueillir la lune serait plus simple.Le Couac : Quelle est l'ambiance qui règne actuellement chez Pratt & Whitney?Patrice Roy : Présentement les employés sont terrifiés par l'enfer de la non-consommation, les emplois s'érodant à vu d'œil.La direction impose des «congés» non payés aux salariés appointés qui doivent à leur retour travailler 2 fois plus pour rattraper le retard.Appelons un chat un chat, c'est du vol! Ils devraient se syndiquer.Raffaele Virgili et Dominique Dallaire (alias le général), deux gestionnaires haut placés, sont spécialisés dans la gestion par la peur.Il y a peu, nous devions voter pour une «réorganisation» des quarts de travail.À grand renfort de trompettes (du verbe tromper), ils nous ont signifié que si on ne votait pas du bon bord, le plan 5 fermerait, une perte de 500 emplois.Alors les employés ont voté comme misse boss voulait, et pour toute récompense, et bien on met la clé dans la porte du plan 2, puis 410 postes seront abolis en cette année de reprise économique.Peut-être que monsieur David pourra s'acheter ainsi un deuxième bateau ?Pour revenir à messieurs Dallaire et Virgili, comme Michel Chartrand dirait : «Ces deux têtes-là ensemble, y font une paire de fesses».Le Couac : Qu'est-ce que tout cela vous inspire?Patrice Roy : En France des employés ont choisi l'action et ont séquestré des patrons.D'autres ont pris le chemin du désespoir et se sont suicidés (France Télécom).Chez Pratt, c'est plate, rien n'arrive, que des gens qui partent.Pour ma part, à cet instant, et ce malgré mon athéisme avéré, je n'ai que des «maux» d'église en tête. 6 Le Couac | mars 2010 TERRINES AU KETCHUP LOUISE-CAROLINE BERGERON Sévit actuellement sur quelques écrans au Québec le documentaire de Shaun Monson, Terriens, dont le gros de la publicité porte sur le fait que Ceorges Laraque, naguère des Canadiens de Montréal, en fait la narration française.Ce film, qui tient autant du «documentaire» que les oeuvres tendancieuses et univoques de Michael Moore, bien qu'il se présente comme environnemen-taliste, semble être dépourvu de connaissances de base de la biologie, comme l'interdépendance des espèces, ou les ordres du vivant.Toute rigueur échappe aux contributeurs dont certains ont payé par des peines d'emprisonnement le captage des scènes d'horreur qu'on nous sert sans le moindre argumentaire.Ce n'est, en somme, qu'un immense sophisme, une de ces erreurs de raisonnement qu'on enseigne à ne pas faire, et à débusquer dans la propagande, aux étudiant-e-s de Cégep dans leurs cours de philosophie.Ici, on commet l'appel aux sentiments.On cherche à transmettre une opinion non en faisant appel à la raison mais en jouant avec l'horreur.1Ï134 de cruauté animale .Pour choquer.Pour nous dégoûter de manger de la viande et peut-être aller plutôt dans ce resto végétalien qui, premier indice que cette soirée de lancement n'a rien de sérieux, nous sert des échantillons de ses plats dans des contenants de plastique numéro 6, vous savez, ce plastique qui ne se recycle pas.De plus, on nous commande de jeter le petit contenant avant d'être admis-e dans la salle.Fausse route Pour comprendre le but de ce film, il faut comprendre le but des animalistes : non pas préserver la nature que, clairement, si on se fie à ce film, ils et elles ne connaissent pas, mais bien conclure le projet occidental de la scission de l'espèce humaine d'avec la nature.On n'y propose non pas des solutions écologiques à tous ces méchants problèmes de la modernité (pollution, disparition effrénée des espèces, exploitation et destruction d'écosystèmes, réfugié-e-s du climat, etc.) mais on joue sur nos mécanismes inconscients judéo-chrétiens (culpabilité, auto-flagellation, dégoût de soi), basés sur une conception dualiste du vivant : les humains doué-e-s d'âmes, d'une part, les animaux innocents de l'autre.Parce qu'évidemment (!), les abeilles et les orangs-outans vont dans une même catégorie, les humains dans une autre .et ce n'est qu'une erreur parmi la foison qu'on nous sert dans l'excès de ketchup.Un petit exemple : on prétend qu'il «existe 3 puissances sur Terre : la Nature, les animaux, et les hommes».Il existe des femmes aussi, bien qu'on en voit 3 au maximum dans tout le film, et l'être humain EST un animal, et les animaux font PARTIE de la nature .Et puis, qu'en est-il des microbes?Du plancton animal tué par les paquebots?Et le lavage des mains, et toute l'hygiène, tant qu'à faire dans l'extrême, n'est-ce pas là une autre forme coupable que prend la domination de «l'homme» (sic) sur la nature et dans son intérêt?Ce film fait aussi dans l'ethnocentrisme.Il n'est pertinent que dans une auto-critique de l'Occident : le peuple Innu, entre autres, n'y reconnaîtrait rien de son rapport aux animaux et aux territoires, et serait offensée d'un tel manque à la dignité des tous les animaux, humains compris.Et c'est sans compter qu'au lancement (en janvier à l'UQÀM), après le visionnement, on faisait tirer parmi « les bonnes personnes qui sont restées jusqu'à la fin» (dixit Ceorges Laraque.) un mois de voiture de location, des chandails des Canadiens de Montréal et des billets pour aller à ce festival des pulsions et des attitudes dominatrices bien occidentales, qui sont justement celles dont on tente de dénoncer les conséquences dans ce film! Alio la cohérence! Et bien sûr, on a pensé aux 'tites madames : on leur a fait tirer des sacoches.En plastique.Parce que manger de l'orignal, contrôler par la chasse les populations de phoque, c'est un crime sans commune mesure avec ce qu'il faut payer pour vivre dans le plastique.Une petite larme de pétrole sur votre plage de bons sentiments?Si vous êtes déjà végétarien-ne, si vous en avez assez vu d'horreur depuis le tremblement à Haïti, ou si votre sensibilité humaine est déjà à cran à chaque moment du jour, épargnez-vous cette horreur : elle vous en mettra plein la vue et ne vous apprendra rien.On en ressort avec le sentiment que le péché originel est simplement d'être humain et d'exister.Excusez-moi de respirer.Pour la beauté d'une éclipse naturelle, plutôt que celle de la raison, voyez plutôt Les Terriens, d'Ariane Doublet (1999).Terriens, (États-Unis, 2007), réalisé par Shaun Monson, 95 minutes.Erreur sur la personne Barack Obama serait un «Robin des Bois» moderne, selon le ministre italien de l'Economie Ciulio Tremonti, sauf que celui-ci donne aux banques au lieu de donner aux pauvres.musironie VALENTIN TARDI Grippe A (H1N1) L'OMS réfute que la pandémie ait été créée artificiellement, répliquant qu'il n'y a même pas eu de pandémie.musironie SPORTS Les conditions météorologiques difficiles de Vancouver forcent les autorités à organiser des compétitions de déluge.musironie SILEX AND THE CITY (Dargaud) de Jul Jul dessinateur de presse à gauche et bédéiste propose ici le premier jalon d'une série préhistorique truffée d'anachronismes où les humains découvrent, notamment, le vote.Tandis que les singes lisent Bourdieu, Lacan, Coethe et bien d'autres, les humains piétinent dans les mensonges élec-toralistes.Le style graphique de Jul, un rien grossier ou taillé au silex est particulièrement approprié, tandis que les grands écarts intellectuels tels «évoluer plus pour gagner plus», le groupe «Évolution durable» ou encore ce fils qui, sous prétexte de biodiversité, réintroduit l'ours dans la caverne familiale, ont quelque chose de dérisoire en faisant du progrès un oxymore.L'OBÉISSANCE (Futuropolis) de Frank Bourgeron d'après le roman de François Sureau Bizarre de voir combien il est facile pour les États de s'entendre, même en pleine première guerre mondiale, pour rendre une condamnation à mort possible en Belgique par des Français sur un territoire occupé par les Allemands.Ce roman, adapté à grand traits vif par ce même auteur qui nous servait un triplé d'imbéciles religions dominantes (La Sainte trini-té), n'y va pas par quatre chemins pour démontrer la collusion des puissants pour qui guerroyer, tuer, emprisonner, mentir est une manière de respirer! PUTAIN DE GUERRE! 1914-1915-1916 (Casterman) de Tardi et Verney Cette guerre, comme la plupart des autres conflits armés, n'a de cesse de nous révéler les vicissitudes et son appétit à dévorer du petit peuple.Poursuivant l'archéologie du quotidien, de l'horreur, des poilus en compagnie de l'historien Verney, Tardi charge avec des dessins qui en disent long sur cette nausée guerrière : « tout ça ne ressemblait plus à rien.Dans le Grand chaudron où on était, on s'efforçait de tenir des positions dérisoires au beau milieu d'une décharge publique - une sorte de morgue en plein air.».LES HAUTS DE HURLEVENT Vol.î (Delcourt) de Yann et Edith d'après Emily Brontë LES CONTES DU CHAT PERCHÉ 2 (Gallimard) d'Agnès Maupré d'après Marcel Aymé Ces deux adaptations BD nous emportent ailleurs ; à une époque où la vie était présentée plus crûment dans la littérature enfantine.Dans le premier, ces deux pointures de la BD nouvelle Yann, avec un script taillé au couteau et Edith, redoutable de justesse tandis que ses couleurs sont tangible de vérité, parviennent à restituer cette cassure entre l'enfance et l'âge adulte, dans un conte où l'inégalité entre les humains en fonction de leur origine s'avère cruelle.Dans le second, des animaux, réputés mauvais (tel le renard et le loup), transige avec des enfants.Les pires bêtes seraient encore les adultes pétris de tout savoir.Agnès Maupré, avec des couleurs pompiers et un dessin aussi vif que proche de l'esquisse, donne toute la mesure de deux contes ainsi très haut perchés ! Problème de formation dans Farinée , Après lâ'mise en accusation du colonel Russell Williams,' commândanrde la^bâseMe frentpn,, pour agression sexuelle et le meurtre de deux femm'è^ Le Journal (àê Montréal eh lock out présente dans un article le parcours du militaire^, en titrant : «fas ïç: £,v.**d'ûn.tueur».Pour une armée, c'est le genre de remarque qui fait mal, '
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