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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 4 septembre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1915-09, Collections de BAnQ.

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pPJPP^WI, .1 .IpjjU/* — Wi EOTES-DAMS DE düIBlO, SAMEDI 4 SEPTEMBRE ISIS R ' mat Aim ABONNEMENTS Canada (ÜH Ah) gbU-l/nii (ÜH AH).• it.ll lee institutrice» et lee men:, bros de VA.0.J.• Canada (Un AH) gaU^Unia Uh ah)— |1»W Branger ( Union postale.(.IS.60 ?•* é i ; .IZZÉEITÉ AVIS Toon OUIAXD* SB CHAH eSMSHT d'adumi doit ÊTBI AOOOMTAOHÉ1 D1 l’ahcikhhi aduui 91.00 • • • • .HEBDOMADAIRE Tardivel, le lé juillet 1881 IT V08 — LA VERITE VOÜ8 RENDRA LIBRES” PAUL TARDIVEL, Directeur-Gérant Bureaux : Chemin Sainte-Foy frit Québec.TELEPHONE : 1TIO “ VERITAS LIBWiUB 11.00 • • • • V v.U* AN encore le clergé qni a eouetrait la mi Lorité française ontarienne à l’abiorp* lion subtile mais tû'e.Ame dirigeante du premier Congrèe d'Blocation, il a été !» sauveur de l'Association du même nom, lorsque le# intrigue# politique# ont voulu l’étouffer.Aujourd’hui il est et demeure le premier eur la brèche pour la défense de# droite sa crée lit# parent» Canadiens françaie.Il importe de féliciter d’abord Nu Seigneur# lee Evêques Canadieot-frauçais de l’appoiut considérable que leur haute influence et leur# courageuse# parûtes uoua ont apporté oane notre léeiatance à une ordonnance tyrannique : ensuite tous une prêtres, tant de Québec que d’Outario, qui noue ont aidé d’une manière ei efficace.Merci surtout aux vaillants abbé# directeurs dz# paroisse# françaises d’Ottawa.Leur Litre collective a été, pour lee Cma-dieut-françai# de la Capitale, un sujet drt cousolatiou, d’espérance et de réconfort.Leur parole courageuse, ferme et digue, était bieu de nature à nous dédommager du silence prolongé de l’autorité locale à l’endroit ne la question bilingue.Le clergé est avec nous, comme nous sommes avec lui.Nous ressentons pour lai non seulement de l’estime a de l’affectiou, mais encore de la reconnaissance et de la vénération.Autant le lui dire franchement, pour qu’il sache n’avoir pas affaire à de# coeurs ingrate, et pour que l'on sache que quiconque le touche nous toucha.ILS APPROUVENT SOMMAIRE ceux qui sont ou qui seraient des partisans des écoles séparées.Ces catholiques qui ont transféré leurs taxes aux écoles publiques, parce qu'ils es sont imaginé trop vite que le gouvernement et le people de cette province allaient permettre à an groupe d'en-thousiastee bilingues de ruiner no# écoles séparées devraient, maintenant que la bataille a été gagnée devant les tribunaux et la législature, retourner aux écoles séparées.C'est la seule attitude sage et catholique."Nous avons confiance, maintenant que la question des Ecoles Séparées d'Ottawa a été définit:vemaot réglée, que tous les catholiques de la ville enterreront, avec un esprit de charité vraiment catholique toutes leurs amertumes passées, et s'uniront pour aider la Commission des Ecoles Séparées d Ottawa à faire acquérir aux écoles séparées d’Ottawa le plue haut degré d’efficacité possible.(Signé) M.J.Whelan, P.?.Saint.Patrick.E.J.Cornell, Saint-Joseph.Thos.P.Fat, P.P., Sainte Brigide Geo.E, Fitzgerald,P.P.j Sainte-Maiy, John.J.0.Gorman,P.P., Saint-Sacrement.LES PERSECUTEURS Notre clergé — Ile approuvent les peraécu-__ Lee dessous d’une interview— leurs Echos de guerre — La fête du 12 septembre au Cap de la Madeleine—A propos de l'inspection des fromageries.« et l’idée des Caisses Populaires.J.P.Levbanc Voici à titre documentaire l’étrange approbation par lee curée de langue anglaise d'Ottawa de la campagne ty.raonique menée contre la langue française par les orangietes et autres fanatiques qui out inspiré le gouvernement ontarien et l’encouragent dans son œuvre odieuse : “ Pour la première fois depuis leur établissement qui date de soixante-dix ans, lee écoles séparées catholiques romaines d'Ottawa vont s'ouvrir, cette année, sous la direction d’une commission gouvernementale.Lee événements dee deux dernières années, qui ont rendu possible en même tempe que sage, un tel changement, sont bien connus du peuple d’Ontario, La majorité bilingue du Bureau des Ecoles Séparées d’Ottawa a délibérément et constamment défié un règlement avisé et nécessaire, proposé par le ministère de l’instruction, et elle a, en outre, hypothéqué lee propriétés et les valeurs dee écoles séparées d'Ottawa pour au de à d'au tiers de million de dollars.Eu conséquence, les membres de la Commission des Ecoles Séparées de langue anglaise se sont adressés aux tribunaux pour obtenir protection.Alors, les fidéi commissaires bilingues, faisant complètement fi des droite de ceux qui parlent on désirent apprendre la langue de cette province, ont décidé de rendre toutes les écoles séparées d’Ottawa bilingues, congédiant tous lee professeurs anglais et fermant les écoles à la face dee enfants, en septembre dernier.Ile ne purent ce pendant pas atteindre leur but, parce que les tribunaux, pour la seconde foie, vinrent protéger nos écoles.“ Si noue avons eu des écoles séparées à Ottawa, au cours de la dernière année, nous les avoue eu en dépit de la Commission dee Ecoles Séparées d’Ottawa.Ce fut un magistrat qui ouvrit nos écoles et engagea nos professeurs, et ce fut le gouvernement d’Ontario qui les paya.Pareil état de choses ne saurait continuer.Le gouvernement d’Ontario ne voulant pas, pour h moment du moine, placer les écoles anglaises séparées de cette ville sous une commission de fidéicommissaires, choisie par elles, comme nous l'avions demandé, a sagement décidé de protéger les écoles séparées d’Ottawa, en les plaçant sous une commission d’écoles séparées.u Nous croyons que la Commission se montrera elle-même à la hauteur de ta tâche qu'elle a reçue de conduire nos écoles sur un haut degré d'efficacité.Pour qu'elle puisse y parvenir, une chose lui est nécessaire, à savoir, le support et la coopération de tous Le progrès • • La prohibition à Lévis (Un puissant plaidoyer) — Pour la défense de la langue française.Moelle de lions Le champ de bataille—L*a mutilés.Le Sacré-Cœur et le tricolore — Ce démenti En Passant : (Soldats catholiques anglais — Les Turcs et la Palestine, etc.) Pierre L’Ebmiti A###»*##* # e russe— NOTRE CLERGE Ce que noua lui devons Le Prévoyant, daue un article de belle inspiration, rappelle avec beaucoup de vérité le grand rôle qu'a toujours joué et que continue à jouer notre clergé an milieu dé noue, aux heures heureuses comme aux beutee graves et difficiles : L'histoire ee répète toujours, dit notre confrère.La race Canadienne française n’a jamais eu de plue fidèle ami, de plus Mge conseiller, de plus dévoué défen leur que sou clergé.Aux premiers temps de la colonie, le missionnaire était le compagnon intrépide des découvreurs dee habitante et des soldats artisans de l'ouvre de la civilisation et de l’évangélisation du nouveau monde.Partout où le drapeau fiau-çaia allait prendre possession de vaste# domaines d'Amérique la robe noire faisait tout de suite sou apparition.Elle était la première an martyre.L«e , heures sombres de 1769, la trouvèrent à côté des vaillants chevaliers de la I P-neée française catholique.El lors-lue les navires français, après la I Cîeaion, eurent disparu à 1’horixon du I S-Laurent majestueux, le clergé ree-I bit avec les pauvres abandonnes 1 I Panse: la blessure de ce jeune peuple I mtutri au physique et au moral, eti-I muter sou courage, raviver iou eepé-I hue»,l'outiller pour la lutte, lui retra* I en le chemin de eee destinées futures, 1 bl fut le rôle du clergé.Bientôt en dé-B Pit des tentatives d’anglicisation la vie ¦ , S»iw rayonnait avec éclat dans la ¦ co.uuie britannique parce que la parois- ¦ * lT,it **uvé la nationalité, et parce ¦ les collèges avaient formé dee ¦ l mis de la parole et de le plume ¦ P°ai hire les luttes du parlementa-¦v®* Aux jours de l'Acte ie Québec ¦ ûüï* * esux de l’Union et de le ¦ Lu le cler8*> avec une in- ¦ il;, l! ^NUide a veillé ear lee ¦ àjui*1 d* la race française ¦ J*1* rtllgion catholique.¦ ^ la vérité de dire que c'est Une pro cathédrale 8.G.Mgr Ireland a procédé le 15 août dernier à la bénédiction solennelle de la pro cathédrale de Sainte-Marie à Minneapolis.Cette église, dont la construction duré huit années, a coûté près d’un million de piastres.On y peut asseoir 2,000 personnes : la net principale 135 pieds de long et 82 de large.Le jubé de l’orgue peut recevoir un chœur de 200 personnes.Les tours de la cathédrale s’élèvent à pas moine de 200 pieds.Tout l’édifice est en granit blanc du Vermont.Lee Pères du St-Sacrement à Québec a Lee journaux nous annoncent que bs RR.PP.du T.S.Sacrement ont fait l'acquieition d'une étendue de terrain de 234,000 piede de eupethcie, dans le quartier Belvédère, de Québec, pour y transporter leur noviciat de la Métropole.La transaction a été faite au uom de la communauté par le R.P.Pelletier.La propriété a été vendue partie par la Montcalm Land Co.et partie par M.Victor Chàteauvert.Les Pères du T.S.Sacrement vont construire immédiatemeutà cet endroit une chapelle et vont probablement commencer cet automne les fondations du nouveau noviciat, qui sera terminé l'an prochain.Lee RR.Pères ont obtenu l'assurance qu'une nouvelle paroisse sera établie à cet endroit dans quelques années.Le noviciat de Mont réal sera transporté à Québec lorsque le nouvel édifice sera terminé et prêt pour occupation.a Lee Franciscains des Etats-Unis A une réunion du chapitre de la province franciscaine de S.Louis, Mo., le R P.Samuel Macke, de cette ville, a été élu Provincial, pour succéder su R.P.Benoît Schmidt, qui devient définiteur général de l’Ordre et va résider à Rome.Une nouvelle province a été formée : celle de Californie.8i tous (es amie de notre ;ou rna, noue faùaient parvenir, setts année un neuve/ abonnement à $1.00, nous au*, manierions vite noire circulation et notre Abus prions tous les.retardataires de bien vouloir se mettre en ri;le avec ^administration.1 iti i'j 'V ¦ ' fit S 8mm41 4 Septembre i«i6 50 Ai VtMITÉ bres.Il e'y est élevé qu’une eeule vois pour établir la duplicité allemand discordante.Lee congressistes deman noue atone eoue lee yeux lee dépé h*' dent que la consultation populaire diplomatiques échangées 66 ear la prohibition ait lieu à une épo- France, l’Angleterre et U que distincte de celle des élections pro# $ vinciaîeei LES DESSOUS D’UNE INTERVIEW le caidiuel.Il faut bien dire aussi que lee Français sont des gens difficiles à contenter.Hantée peut-être pat le souvenir des papes d'Avignon, ils voudraient que B molt XV fût exclusivement pour eux.Si vous revenes de Rome en France, vous entendez presque toujours celle demande : “ Est-ce que le p ipe aime la France ?" Cette demande ee répète ei souvent qu’elle finit par devenir une véritable obsession.Le pope aime la France comme il aime l’Allemagne ou l’Espagne.Tous lte catholiques sont see file, et si quelques-uns veulent avoir droit à une affection spéciale dans le cœur du pontife, ils n’ont qu’à la mériter par leur dévouement à l’Eglise.Je sais bien qu’il faut distinguer entre la France catholique et son gouvernement qui ne l’est pas.Mais enfin si le gouvernement est mauvais c'est que la Chambre l’a voulu ainsi et celle-ci est l’expression légale de l’opinion de la population française.Si les catholiques ont en France la majorité — et c'est le cat— pourquoi n’ont-ils pas un gouvernement de leur choix et pourquoi sont-ils représentés par celui qui s’est vanté d éteindre les étoiles au ciel ?Les catholiques français out donc manqué, et gravement, à leurs devo.re d’électeurs.Ce mal, qu’il est impossible de ne pas constater, montre combien avaient raison les évêques de France quand ils voulaient faire insérer dans le cathéchisme un chapitre sur le devoir électoral.Le gouvernement d’a lors sentit bien la portée menaçante de cttte insertion et il eut agir si habilement auprès de L§ou XIII qu’il fit défendre par celui-ci aux évêques de faire ce chapitre électoral.Les Français en pâtissent cruellement aujourd'hui.Fuissent-ils ne pss eu mourir I entre |a Russie ; c’est la ur lee atrocités commises, Cam mission d'enquête elle-même nous entendons.Est-il bien vrai que les Allemande achèvent les blessé» ?ECHOS DE GUERRE Ie t U vrai que la cathédraL Reims n’avait jamais servi d’observ lion, etc V Tous cee Don Alessandro nous .apporte dam sa correspondance romaine de la Se maine religieuse de Montréal quelques détails intéressants relatifs à l'affaire Latapie : L'interview de M.Latapie a fait grand brait dans toute la presse.Mais je puis ajouter quelques détails à ceux qui ont déjà été donnés.La rumeur a été telle que le cardinal Gasparri, secrétaire d’Etat, a dû se laisser interviewer par un rédacteur du Corriere d'Italia pour remettre les choses au point.Il terminait en disant que le pape avait pris la résolution de ne plus accorder d’interview à des journalistes pendant la guerre.D'ailleurs ce n’est point la faute de Benoît XV.Quand M.Latapie eo licite du secrétaire d’Etat une audience de Benoît XV, le cardinal lui demanda ei c’était une interview." Oui ”, répondit le journaliste, mais il ajouta aussitôt qu’il ne publierait rien sans l'assentiment de la eecrétairerie d’Etat.L’audience obtenue, M.Latapie, oublia, ou mieux ne voulut pas se rappeler la promesse qu’il avait faite spontanément et qui pesait sur sa conscience dt journaliste et d’honnête homme.Il partit immédiatement pour Paris et publia l’interview que l’on que e de a.points-là sont péremptoirement bien établie, pièces ù l'appui.Le volume La guerre monaiale, que l’Allema-l Echos de guerre / II eit presque gne a déchaînée, a déjà inspiré de et toujours, un dossier écrasant nombreuses publications.Aucune ne l'Allemagne.Los futurs historiens de saurait être une hietoire.L’histoire ne •“ guerre pourront y puiser à pleines peut s'écrire que longtemps après les uiaius.Ce volume est un document événements.Aussi M.l’abbé Gorse | O est ce qui nous n’t-l-il voulu FRANCE ET KULTUR (1) a Pour titre : autant, contre u surtout attiré, que publier quelques! uuus devons l’avouer, u’eatimaut que Echos de guerre, eu opposant toujours, trè* secondaires les mérites littéraires à travers ses pages, la noblesse et la cependant réels de l’ouvrage, grandeur de la France aux infamies Nota — La censure a fait dans Echos C'est une œuvre patriotique entre^ll4*re quelques suppressions i toutes, elle est comme un avant-cou- ^ *D 68 ar Pay,0^emei 1 auteur rear de I.victoire.C'eet eiuei .I, *,ucta!" volon"e" de™' “ «cùiooi public l'a saluée en lai fdieaot le plue m“"’ ttue uue Proc'la‘ue éditiou, le empressé de, accueil,.,uluule ré,abl1 d*M “» i“«grilé, Le volume est attiraut pa, lui- '"'T3 ce“’"re ue «™ P"» « a y .v.exercice, meme: La couverture, rappelaut la ______________ bauebe oriflamme de Jeanne d’Atr, (1) Librairie P.Tequi, 82 rue IL-uouH montre la Pucelle elle-même, naparte Paris Vie.(Iu-12, 504 pages, l’épée d’une main, tenant fièrement!^r,x • 3 lr.50.) de l’autre le drapeau tricolore que la France lui confie : Emblème de victoire ! allemandes.un- LA FETE DU 12 SEPTEMBRE sait Maie l’iutéiêt du volume est très Ou s’étoLua alors que la censure, ordinairement si sévère, eût laissé pas Ber cet article qui n’était fait pour plaire ni aux catholiques français, ni au gouvernement italien.Des journalistes rappelèrent avoir vu assez ré-eemment le Souverain Pontife.Ils avaient voulu publier le compterendu de leur audience, mais l’impitoyable censure lee en avait empêché et ce n'avait pas été pour des raisons d’ordre militaire.réel : il nous place sous les yeux le tableau vivaut de tout AU CAP-DE LA-MADELEINE ce que uous avoue vu et entendu, pendant ces dix inoie de guerre.Il noue parle, en termes vibrante, de tout ce que nous ai-1 1>0ur répondre au désir de Monsei- mous, de nos vaillants soldats; il nous 6neur Cloutier, évêque des Trois-Ri-dit tout ce que nous avons besoin viéree, on célébrera le 12 septembre d’entendre, dans l’épreuve angoissante Prochain, le deuxième centeuaire de que traverse ta France : la pénétration M’éfection de notre vénéré Sanctuaire, pacifique d’avant-guerre par les repli- Ue f^ux eanctuarequi a été construit les allemands, la préparation satanique Par ‘,tout le monde”, a été choisi par de la guerre et sa déclaration traîtresse la Saial® Vierge comme une maison et perfide, les grands combats de l’Est Priviliéiée où elle ee plaît à manifea-et de Belgique eane oublier les atroci-\ler ea booté el M puissance.Lee Pères tés commises, d’après le Rapport officiel ] Concile Plénier de Québec l'ont de la Commission d’enquête.En faveur de la Million Petit à petit la lumière ee fit jour.On sut que M.Latapie s’était rendu au ministère à son retour de Rome, et qu'il avait là communiqué son interview, laquelle avait été consciencieusement manipulée.Le bat da gouvernement était de ment en passe de devenir prohibitioo-rendre Benoît XV suspect aux catho- niste Voilà que la Colombie Anglaise liques français et de lee détacher ei possible du Saint-Siège.Certes, ce résultat ne pouvait être atteint.Maie en représentant Benoît XV comme partial pour les Allemands, on était sûr de contrister lee catholiques.C’était déjà an premier résultat, qui, chez d’autres, serait allé jusqu’à la désaffection.Tel est le motif qui a rendu le gouvernement ei coulant envers un article où il était complice.Chose curieuse, le gouvernement italien, loin de ee trouver blessé de ctt article, lut laissa prendre une grande publicité.Par contre, quand le Corners à l oc* caeion de ce deuxième centenaire, sera donc un témoignage de piété et de reconnaissance du Canada tout entier —Tout l’Oueet canadien cet vrai- Mail, incontestablement, veau té de l’œuvre est ailleurs : elle ee trouve dans le récit palpitant de la grande bataille de la Marne, qui a sauvé la France, et que M.l’abbé Corse faire revivre, en s'inspirant des récite militaires les plus autorisés.Car ei le génie militaire du Généralissime a éclaté d’une façon si surprenante, ei la vaillance de nos armées, chefs et soldats, s’est surpassée elle-même, la victoire n’en garde pas moins, yeux de tous, un côté mystérieux, eurprenaut : C’est U miracle de la Marne / C'est le mot que chacun prononce volontiers avec M.l’abbé Corse, en lisant son volume.Ou le lit toujours jusqu’au bout, quand on l’a commencé.veut imitei le bel exemple des autres provinces des Prairies à ce sujet.Les partisans de la tempérance, réunis en convention à Vancouver, ont recommandé hier, au gouvernement de Sir Richard McBride l’adop# tion d’un projet de loi semblable à celui qui vient d’être voté dans l’Al-bjrta.Il s’agit d,un pêbiscite sur mesure qui entrerait en vigueur au au plus tard le 1er janvier 1917.envers la Vierge du Cap pour tous les bienfaits reçus.De grandes foules, nous l’espérons, viendront au Cap de la-Madeleine, le 12 septembre prochain, rendre à Marie le culte national que nous lui devons, et demander à la Vierge du Rosaire de nous obtenir du Ciel que les Canadiens-français soient toujours un peuple de a su une aux foi.Il a’est formé une forte organisation parmi les hommes d’affaires sous la présidence de M.Jonathan Rogers, président de la chambre de Gommer* de de Vancouver.Cette organisation est autorisée à former un comité de cent |membree à l’exemple du Comité des Cent formé en Saskatchewan dans le même dessein.Et l’on va commencer nue campagne active en faveur de la prohibition.La eonveotioo a déjà prélevé an f rude de $2,500 et l’on M’apprête à assiéger la presse et lee tribunes publiques.La convention comptait 800 msa» Le Programme Du 8 au 12 de septembre, il y aura chaque jour au sanctuaire des exercices publics préparatoires à la solennité du Dimanche.Messieurs les curée des paroisses voisines choisiront l’an de ceo jours pour y conduire leur pè« lérinage annuel, et y gagner les indulgence#.Voici le programme de la fête du 12 eeptembre.Le Dimanche 12 eeptembre, à 10 lires dn matin, la messe pontificale sera chantée par Son Eminence le Cardinal Bégin, Archevêque de Québec.Le sermon sera donné par Montai- Cette œuvre ee recommande â l’attention des catholique# de France par an autre côté : Le rôle admirable du clergé dans la guerre terrible, qui sévit toujours.La documentation du volume est parfaitement sérieuse et complète.L'auteur n’avancé jamais une affirmation qn'il ne prouve par des pièce# authentiques ; on mieux, avec lui, ce ¦ont toujours lee faite qui parlent : non v wM h___ mmmm Samedi 4 Septembre 1915 51 goeur Cloutier, évèqne dei Trois Ri- verwire de l’érection da vénéré este-1 lee républicaine et none : e'eet la Tigrea, tnaire de Notre-Dame do Cap-de- a j France qui en paiera les fraie.” Dane l’après-midi, à 1 h J une cé- Madeleine.| iémonie spécial» réunira de nouveau L’Eglise «plaît toujours i eutou-1 Bismarck.toue lee pèlerine : rer d’une prédilection epéciale les Sermon par le B Père Ladielae, o.«actuaires dane leequele Dieu eeœble f, m., du monastère des Troie-Riviè- déployer lee richeeeee de ea miséricorde, et où la piété des fidèles ee manifeste plue ardente et plue exemplaire.Parmi ces lieux bénis, lee sanctuaires de la Sainte Vierge sont ceux qui ont un attrait spécial pour les peuple catholiques, parce que c’est là surtout que lee bénédictions de ciel se répandent plue abondantes.Le Cap-dc-la-Madeleioe n'a cessé, depuis les premiers temps de la colonization du pays, d’être un centre de dévotion envers la Vierge Immaculée.A l'imitatiou des premiers colons, les générations successives se sont tournées vers se sanctuaire, ont déposé leurs hommages d’amour, de vénération et de reconnaissance envers la Le Progrès de ridée des (laisses Populaires Il est intéressant de enivre la marche progressive de l’idée dee Caisses populaire» Desjardins.On peut dire qu’aujourd'hui dane toute l’Amérique du Nord on connaît du moine de nom l’œuvre de notre économiste canadien.Ces jours derniers deux revues américaines consacraient quelque» pages à faire l'histoire dee Caisses populaire» et l’exposé de leurs bienfaits.Ces deux revues sont la Fortnightly Review et la Harper'a Weekly.Un confrère d’Ôttawa, le vaillant Droit constate comme none les progrès de l'idée des Caisses populaires ; et cela lui inspire les lignes suivantes que nous sommes heureux de reproduire et qui contiennent de larges extraits de la Harper's Weekly : 11 Depuis quelques années, les journaux ne cessent de nous rapporter les merveilleux succès obtenus par tes petites caisses populaires établies en Amérique par le Commandeur Alphonse Desjardins.Pour ceux qui ont suivi un peu ce mouvement, les rapporte financiers publiés par la caisse-mère de Lévis, si on peut l’appeler ainsi, — car il faut bien remarquer que toutes ces petites banque coopéra» lives sont absolument indépendantes les unes des autres pour la bonne raison qu’elles sont essentiellement pa: roiseiales — ne nous étonnent plus : mais ce qui nous ouvre tout particulièrement les yeux, ce sont les rapports financiers de ces petites caisses établies dans des paroisses relativement petites.Ces rapports nous étonnent en nous montrant tout le bien que la petite caisse a déjà accompli sans que personne fasse pratiquement de sacrifices, si ce n’est les personnes généreuses qui veulent bien se charger de la régie de tout eh ne demandant pas un sou de rémunération.Ces petites caisses font tout particulièrement du bien dans le rayon de leur influence parce qu’elles ont pour but de provoquer l’économie du sou.Elles sont donc la banque naturelle du peuple, de l’ouvrier, de celui qui ne peut faire de grosses économies et qui dépensera tout ce qu’il gagne plutôt que d’attendre d’avoir une somme rondelette avant de la dépo- A propos de I'iispectien des fromageries 769* Salut eolennel du T.S.Sicremeui.Bénédiction de# malade# avec l’os- teneoir.Bénédiction par tou# let Evêques Bénédiction Papale avec iodugen ça plénière.Le soir à 7 h.J une dernière céré mouie réunira aux pieds de Notre-Da du Rosaire les paroissiens du Cap et les pèlerins des paroisses voisines .Sermon par Monsieur l’abbé Ans.Bouraeia, vicaire à Ste-Ursule et eu Dut de la paroisse du Cap Procession aux flambeaux.Acte d'action de grâces et de consécration à N.D.du Cap.Salut sole; -nel du T.S.Sacrement.Bénédiction de la plaque commemorative du deuxième centenaire.Notre-Dame vu Cap, priez pour sous En réponse à la note de Canadien an sujet de l'inspection dee fromageries et de certaines plaintes on nous communique de source sûre et bien renseignés les informations suivantes : Si l'on veut bien laisser les cas particuliers et ne voir la question qu’à un point de vue général, on s’apercevra que sous l’ancienne loi, qui autorisait la formation des syndicats d’inspection, environ 1,700 fabricants s’étaient volontairement organisés en syndicats et payaient, pour une inspection loin d’être parfaite, une somme de vingt à vingt-cinq piastres par année, ou en chiffres ronds, $38,000 00.Le gouvernement payait, de son côté, $45,000, • 00 pour aider aux fabricants à faire faire cette inspection.Soue cette nouvelle 1er, les 2 800 fabriques que nous avons dans'cette province payent $15.00 chacune pour une inspection bien plus complète et indépendante et cette inspection va coûter au corpe dee fabricants §42,000.00, c’tet-à-dire $4,00000 seulement de plus que ce qui était payé par 1,700 fabricants l’an dernier.Le gouvernement, de eoç côté, va payer la balance dee frais de celte inspection, une trentaine de mille piastres.Si d’un côté, il y a 1,100 fabricant qui n’avaient rien payé jusqu’à prisent et qui, maintenant, seront tenus de payer, chaque année, §15.00, il faut compter que les 1,700 propriétaires qui payaient entre eux $38,000.00 par année n’auront plus à payer que $15,500 00.Tout le monde est ainsi mis sur le même pied, l'inspection est parfaitement organisée pour le plue grand avantage de notre production laitière et les fabricants qui, jusqu’à présent, dans uu bon nombre de cas, ne faisaient pas inspecter fleurs fabriques, malgré le grand besoin d’inspection qu’il y avait dans leurs établissements, sont maintenant tenus à celte inspection pour leur plue grand bien, pour le plus grand avantage de leurs patrons et pour la bonne réputation de nos produits laitiers qui souffrent particulièrement à cause des qualités défectueuses des produits de ces (abri que# cou syndiquées.me Mère de Dieu Par les fêtes, doue, que vous vous proposez de célébrer mou Rêvèreud Père, pour commémorer le deuxième centenaire de la fondation de votre sanctuaire vous ne faites que rendre encore plus cher aux fidèles un lieu qu’ils chérissent depuis longtemps.C’est pourquoi je viens vous féliciter de votre noble projet et je souhaite que vos fêtes réussissent pour la plue grande gloire de Dieu et i'exten-tiou du culte de la Mère du Sauveur.Puisse le bon peuple canadien conserver à jamais le précieux trésor de a dévotion à la Sainte Vierge, qu’il a hérité des ses ancêtres Cette dévotion sera la meilleure sauvegarde de sa foi et un moyen assuré d'affermir dans lee âmes les principes de la morale chrétienne.Yeillt z agiéer, mou Révérend Père, l’exprcssiou de mou entier dtvoumeut eu N.S.Voix du Pape et de son Délégué Par la voix du Pape et de sou Délégué, Rome vient de donner au projet de célébrer le deuxième centenaire du Sanctuaire du Cap de la Madeleine, une suprême approbation.Sa Sainteté Benoît XV a daigné accorder pour cette auuée, les faveurs spirituelles suivantes : lo.Au Supérieur du Sanctuaire, oa, s’il en est légitimement empêché, à tout autre prêtre par lui désigné, I» faculté de donner, chaque fois que de= pèlerine se rendront eu foule à ce Sanctuaire, la Bénédiction Apostolique et l’imiulgeuce plénière, — applicable aux défunts, — aux condition?ordinaires de la confession, de la corn muuion et d’une prière aux intention?du Souverain Pontife.2o A tous lee fidèles qui se seront confessés et auront communié, une indulgence plénière,— applicable aux âmes du purgatoire,— qui pourra être gagnée pendant quatre jours, au hbie choix dee pèlerine, à condition qu’lie visitent le Sanctuaire et prient au» intentions du Souverain Pontife.3o.A loue ceux qui, le cœur coûtât, visiteront le sanctuaire et prieront aux intention# du Souverain Pontife, une indulgence de sept an# et sept quarantaine#, — applicable aux âme# du purgatoire, — qui pourra être gagnée une foie le jour.Nonobstant toute# dispositions contraires.R.Card.Merry del Val.,y Don at, ARCH, d'Ephksk, Assesseur, Vu et approuvé, | Fr.P.F.Stagxi, O.S.M.Arch.d’Aquila, Del.Ap.Déchristianiser la France pour la vaincre Les journaux de Frauce reproduisent une lettre offîcille de Bismarck à eou ambasadeur de Paris le comte d’Armin en date du 16 novembre 1871.“ Une politique catholique de la France disait Bismarck lui donnerait grande influence an profit de la nôtre, c'est d'abaisser le catholicisme et la Papauté, qui en est la tête : si nous pouvons atteindre ce but, la France est à jamais annihilée.J'entreprends contre l'Eglise catholique une guerre qui sera longue et terrible.Il le faut pour ache-d'abaisser le France.Entretente dane les feuilles radicales françaises la poor de l’épouvantail clérical en faisant propager 1M calomnies ou lee préjugée qui ont bit naître cette peur.Faites aussi couvent parler dans ce# feuilles, dae dangers de la Réaction et dee empiétement# du clergé t Oee balivernes ne manquent jamais leur effet sur les race# ignorante*.Mettes tous vos soins â entretenir ou échangea de services mutuel# entre eer.Nous avons actuellement sous les yeux un article de la revue américaine Harper'a Waekly sur ce sujet, il nous montre que le mouvement d’économie lancé par M.Desjardins n’a pas été seulement compris au Canada, mais aux Etats-Unis, peut-être plue encore dans certaines parties de ' ce dernier pays.Après avoir fait l’historique de la caisse populaire de Lévis et de eee succès, il fait ainsi l’éloge du Commandeur î " M.Desjardins n’a pas simplement été un pionnier.Toute# les autres caisses ont été établies avec eon eide; et il e actuellement en main vingt quatre demande# d'assistance.D'une année à l'entre, cette assistance a été donnée anas rapporter de salaire à cet homme à l’esprit public, pète d'nne grosse famille et n'ayant que de une La censure allemande L’autorité militaire allemande a interdit à tous lee journaux d’Allemc-gne de publier le déclaration officielle du cardinal Caspar ri, exprimant lee vues du Pape eut la Belgique.Ou se rappelle que dans cette lettre du car diuel-eeorétaire d’Etat il était dit en term* des plue catégorique# que le Pape.* condamné la violation de la neutralité de la Belgique par le# Allemands.ver F X.Evêque dee TroivRivièr**.De eon tôté, Bon Excellence Mgr le Délégué Apostolique eu Geoade écrt-' vait eu Révérend Père Supérieur du > °*P de la Madeleine : ton Révérend Père, ^ viens d'apprendre avto plaie; i ?otre intention de eéMbrer, perdre ?fudn eoleunitle, le 200ième anni, < mm r.'VS» 52 SMiedli Septembre 1915 LA VÉRITÉ minces revenus, qui vit aussi simplement que n'importe quel manœuvre, Il eet aussi intéressant de noter que ce développement rapide 4o ci édit co opératif eet effectué au Canada eane l'aide du gouvernement ” Il n'a pas seulement établi de ces caisses dans la province de Québec et dans le Canada, mais sur la deman de du gouvernement de l’Etat de Massachusetts il est allé dans cet état donner les bases d'une loi légalisant ces unions de crédit II a même fondé plusieurs caisses.Après avoir constaté ce qu'est ap pelé à faire la caisse populaire, le Harper*a Weekly termine ainsi : De cette manière les cultivateurs,les ouvriers, les commis apprennent comment se servir de leur petit capital et de leurs épargnes pour s'entraider les uns les autres au lieu de porter leur argent aux grands banquiers pour le mettre en eûreté et se faire exploiter par eux.Et ne devons-nous pas espérer que, lorsque ce mouvement coopératif sera développé en Amérique, les marchande et les manufacturiers apprendront des cultivateurs et des ouvriers à s’entraider les uns les autres et ainsi aider à obtenir une nouvelle indépendance pour tous.Lorsqu'ils agiront ainsi les rois de l'argent perdront quelques sujets, et les grosses fortunes pourrront se rêtrécir;mais les industries earont florissantes, parce que les initiatives des hommes auront un nouveau champ d’action.Les caisses populaires sont donc reconnus aujourd’hui en Amérique et en Europe depuis longtemps, comme les institutions qui seules peuvent équilibrer le capital et rendre un peuple riche.En conséquence, il faut être Adèle à *a caisse populaire lorsque nous en avons une et en demander une quand on n’en a pas." Ayons toujours à cœur que le véritable et le plus intense foyer des Caisses populaires soit la province de Québec.Ce sera la meilleure manière de rappeler que c’est ici le berceau de cette œuvre précieuse.aùeoce enseigne à son sujet : Alcool, salutaire.j le famille et pour la société je mis un poison.De ma nature, je ne 4.Pour être en possession suis peut on, au* yeux de la ’ suis ni tonique, ni réconfortant, je complète que possible à tous les int- J morale et de la religion vous le répète, je sais an poison.Voici t nts de notre existence, de nos facul- l’écoulement, le commerce mes oeuvre*.Le célèbre Gladstone a tés et de nos moyens naturel*, il faut de noe population# dit de moi : “ La boisson tue plus de être d'une rigoureuse sobriété, qu'il ruine de toute monde que la peste, la famine et la 677 médecine de la province de empoisonne ?gurrre ", Et c'est vrai : je fais plue de Québec ont approuvé, par leurs signe- Combien victimes que tontee lee épidémiee eu tares, les mêmes résolutions, semble.Voici une autre déclaration qui a été signée, il y a déjà plusieurs aunt es par 69 médecine français ; lo.L'alcool, tous toutes ses formes, |cet un poison ; c’est un excitant dangereux, qui dégrade tous les orgauee, les affaiblit et les reud incapables de résister efficacement aux maladies légères.2o.L'alcool eet la cause directe d'un grand nombre de maladies mortelles.comment raison, de L justifier au milieu qu’il abâtardit, manière, qU>ii les profits de l'alcool lea intérêts personnel, sont peu de chose-quand on les compare à la grandé vertu de tempérance que la prohibi-tioa veut faire régner parmi Jusqu'à ces demièrts exercer de bonne foi boisson, mais aujourd'hui C’est moi qoi ruine les familles et prépare le# générations d'enfants rachitiques et scrofuleux.C’est moi qui fais le lit de la tuberculose.C’est moi qui remplie de fous les asiles d'aliénée, d’incurables les hôpitaux, de criminels les prisons.Je n’étanche pas la soif, je la donne; je ne réchauffe pas, j’engourdis, je n’éveille pas la faim, je la tue.Je ne sais pas la force, je sais la mort.A mon sujet la science dit : Tout alcool, même le plu» pur, ett un poison.La science a raison contre ceux qui sont intéressés à me fabriquer et qui affirment le contraire.Mais au loud de leur conscience ils savent bien qu’au cabaret l’ouvrier tient dans sa main vacillante un verre où il boit les larmes, le sang de sa femme ; ils savent aussi que celui qui boit habituellement chez lui de bons alcools ou des liqueurs de choix fait une action qui n'est pas moins criminelle que celle de l'habitué du cabaret.Qu’importe tout cela à ceux qui sont intéressés à me fabriquer et à me vendre.Ils ne «‘occupent pas du bien public, du bien de l’humanité, eonntl.Ils oublient que cet intérêt en bonne morale, doit céder le pas devant un intérêt supérieur.nous.années, on a pu u commerce de ., 7Ue l'olarme est donnée, que la cause de l'alcool a été plaidée au regard de la science, des boa.nés mœurs et de la religion et qu'il a été trouvé coupable d’être l’UQ des agents le plus terriblement destructeur du bien-être de l'humauité, qu'il pousse à la décadence physique et morale sous toutes ses formes ; aujourd’hui que cette cause de l’alcool a été plaidée et complètement perdue ment peut-on continuer à i faveur de ce trafic la l’intérêt publics ?Ou dit : " Cette prohibition pas opportune Ce n’est pas le temps " Pourquoi ?Parce que le mal qui nous fait eouf.frir existe aussi chez notre voisine?Ds grâce, soignons-nous faisons disp tre le mal ch z nous, faisons notre devoir.Lee affaires de notre voisine ne nous regardent pas elle se soignera qnaud elle le pourra et quand elle le voudra.A chacun son affaire.“ Mais 3o.L’alcool pris habituellement, même à doses modérées, conduit è l'alcoolisme.4o.L’alcoolisme attaque le buveur non seulement dans sa personne mais dans sa postérité : la plus grande partie des enfants d’alcooliques sont atteints d’épilepsie, de convulsions, d’hystérie, etc.5o.L’usage habituel des apéritifs est la cause de l’affaiblissement greesif de la santé, même chez les personnes qui ne se sont jamais enivrées; et conduit à une vieillesse prématurée et abrège la vie.60.L’usage habituel des apéritifs et de l'alçool, même prie à doses enivrantes, facilite l’invaaion de la tuberculose et de la phtisie pulmonaire.Enfin je vous citerai le témoignage d’un médecin célèbre parmi les plus illustres représentante de la Faculté de Paris, celle dn Dr Magnan, médecin de l'hôpital Sainte-Anne de Parie, au sujet des effets du vin et de l'alcool.“ L'alcool est pernicieux, dit-il, il eet abominable.Sur 3,781 malades qu’on a amenée ici à l'asile en cette année 1907, 1,034 y sont venue à cause de l’alcoolisme, ce qui équivaut à 31 pour cent.” Cet illustre médecin ajoute: “N'est ce pae terrible cet empoisonnement de toute une population, poneeée dans cet asile par la seule force de l’alcool 7 " Noua conclurons par cette parole du docteur belge de Vauleroy, prononcée à Anvers le 7 juin 1910 : com-luvoquereu prospérité et a est pro- arai- non OQ est trop proche de Qué.bec.Oa ira boire là.Oui les piliers de cabarets, les ivrognes invétérés, tains malheureux jsuoea gens qui veulent se perdre quand même.Mau combien d’antres ne prendront pas la peine d'aller à Québec pour boire.Pour plusieurs c’eat l'occasion proche qui fait succomber.Vous comprendrez aussi combien il serait odieux et honteux de vouloir intimider les gêna pour les empêcher de suivre les dictées de leur conscience, La fin ne justifie pas les moyens c’est-à-dire que même quand la fin eet bonne il n’eet pas permis de pren.dre des moyens malhonnêtes pour y arriver.A plus forte raison quand une cause eet évidemment mauvaise il eet doublement injuste de vouloir forcer les gens par des moyens indignes à la faire réussir.mais de leur intérêt per- cer- QUE PENSE LA SCIENCE DE L'ALCOOL ?Dans le deuxième congrès national belge tenu en 1910, contre l’alcoolie-me, 1,426 médecins belges ont adopté les conclusions suivantes : 1.C'sst une erreur de croire que l’usage des boissons alcooliques donne des forces, nourrit on réchauffe.2.Il eet parfaitement possible de vivre en excellente santé et de te livrer an travail, sans boire aucune boisson alcoolique.3.L’usage dee liqueurs enivrantes prépare et aggrave le# maladies.4.L eau bien pure est la boisson la plus hygiénique.Voilà donc 1,426 médecins belges qui tombent d'accord pour condamner l’alcool et le déclarer inutile.Citons maintenant le témoignage de la société médicale de Montréal décembre 1912, cette société approo-vait comme corps las conclusions sut vantas de la Ligne Antialcoolique, aox commissaires royaux chargés de s’enquérir sur l'alcool dans la Province de Québec : 1.L* science contemporaine tient, avec raison et preuves à l'appui, qns l'alcool, poison surtout du fois et do système nerveux eet, en vérité, une substance dangereuse et tous les hommes do veut absolument s'abstenir.2.Il n'y a pas da boissons hygiéni-qoas parmi les boissons alcooliques.3.L’usage extrêmement modéré d'ans dee boissons fermentées peut ne pee toujours nuire à certaine iudivi.dus ; mah n'est jamais véritablement toute J.P.Lefraxc.LA PROHIBITION A LEVIS “ Est-il, «’écria-t-il, après de tels verdicts, raisonnable de prendra la détente de l'alcool, ce grsod conpab'e qni ravage le pays, sème la misère et le crime et détroit la santé, la vitalité et la moralité du peuple ?" El il ajoute : " Tous les bons citoyens devraient s'unir pour combattra eet ennemi public." Après avoir accumulé Isa preuves des funestes effets de l'alcool partout, Mgr Gosselin ajoute : Mes frères, voue avez maiuienaot toutes,, les raisons péremptoires pour lesquelles on demanda la prohibition de l'alcool eu eette villa.Au nom de U religion al de la patrie c'est l’auto «M* mUgkoee qui la demande, c'est votre curé, es sont tous les vraie amie de la tempérance.Puisqu'il eet mille foi* prouvé que l'alcool cet inutile, nuisible, pernicieux, ruineux et déié* tèNb pnüqa’tn un mot, Heston pot* aw ibotinabln pour l'individu, pour Un puissant plaidoyer Dimanche, au prône, Mgr Goetelio a fait en faveur de la prohibition, un puissant plaidoyer dont voici le ré u mé publié par l'Action Catholique : Le viagt septembre prochain, les citoyens de Lévis seront appelée à voter pour ou contre la prohibition des alcool# en cette ville.Je ne pré tende pet faire un plaidayer complet contre l'alcool ni voue exposer longuement ses conséquences néfastes ear 1'individo, la famille et la société, je me contenterai de vous donner quelques notes qni suffiront * prouver aux gene Je bonne volonté qoe celle demande de prohibition «’appuis ear not bues solide et sur dee raisons bien motivées.Pour la défense de la langue Le 3 Inerg quee résolutions Lee vaillante défenseurs des écoles bilingues et de la langue français dans Ontario ont tenu dimanche dernier une très importante assemblée.M.le sénateur Landry, le R.P.Jeannette, O.M.I., MM G meet, Fteel land, Armstrong et Greuou ont adressé la parois.A la An de la réunion M.le séné* leur Landry donna lecture dee proie* talions suivantes, et il fat décidé I l'unanimité d'en envoyer copie su oeoiêtàifa de la province d’Ontario : CovscDéxAKT que la minorité eej son- qü’mt-cx que l’alcool T Lui-même pent voue dire ce que la *gS, , %# fl' 'îiTW lie .Tw »Ju s,;- etv jtto?-'r J'—JV.1; S&jWMk :êw' ivi J .*- ;*• • v IwJuVj# ÈiAtS samedi 4 Septembre 18X6 LA rÊBlXB 53 dition que celle de le présence de# paierait pae eoi-même à de eévèree cri j êlàvee à l'école, la part à laquelle elle# tiq iee.out droit dan# tou# octroi# de la province ; Et noue demandons que copie de la présente protestation soit envoyée au Sac rétaire de la Province d'Ontario.tholique du Haut-Canada a obtenu, en 1863 une législation spéciale réglant ls création, la tenue et t'administra-des écoles confessionnelles dans le Haut-Canada ; Considérant que cette législation de 1863 n'a pas été amendée, mais est tée telle qu'elle était lorsqu’au 1867 la province dans la Confédération, sous l’opération de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, |Our devenir la province d'Ontario ; Considérant que dans cet acte des écoles séparées du Haut Canada, devenu intangible en vertu de la clame 93 de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, il est décrété qu’aux provinces appartient exclusivement le pouvoir de légiférer en matière d’édu cation, avec la réserve toutefois qu'au -loi provinciale ainsi édictée ne Le financier le plue habile, le pro* faeeioonel le plue distingué, le mar* D’autre part les jeux de hasard pub chaud dans tout l’éclat de son succès, lulent encore sur les terrains.Des in- peuvent.il# par leur travail produire dividus plus ou moins honnêtes y ra- seulement one bouchée de pain 7 Non, fient à qui mieux mieux l’argent des évidemment.Mais, direz-vous fiuan-gogos et des naïfs sans que personne ciere, professionnels et marchands ont n'y mettre obstacle.Il est arrivé Isa de l'argent, beaucoup d’argent et qui •ouéea dernières que des cultivateur]sert à donner i leurs familles les cho* et des ouvriers, qui étaient entrée à l’exposition avec douze ou quinze piastres dans leur poche, — toutes leurs économies, — en sont sortie absolument plumée, pour e’êtie obstinée à faire paeeer un anneau dans une canne au bas de laquelle était un billet de banque, cherché à ee procurer le numéro qui figurait â côté d’une montre d’or ou tenté quelqu’autre aventure du même genre.Or, nous le demandons, l'exposition est-elle une entreprise destinée à faire courir de pareils risques aux imprudents et aux naïfs ?tioü res du Haut-Canada entrait A propos (l’Exposition see nécessaires à leur subsistance.Et si le pain et les autres aliments devenaient rares, même au point d'amener une certaine gêne générale, ces hommes sauraient bien procurer à leurs familles la nourriture, fut-ce à prix d'or I Je n'y contredis point.J'ajouterai s-ulement : fût-ce au prix de leur dernière pièce de monnaie,et qu’il faille peut-être en venir à donner leur dernier sou pour acheter un dernier morceau de pain 1 Cela ne prouve-t-il pas que le pain est plus nécessaire que l’argent et que le travail qui produit le pain est plue néceeeaire et mérite plue d’attention que le travail qui produit l’argent ?D'ailleurs par rapport aux choses nécessaires à la subsistance et en face de la nécessité rigoureuse de leeobteuir, l’argent du banquier, l’argent de l’avocat, l’argent du médecin, l’argent du marchand, n’a pas plus de valeur que l’argent du menuisier, du forgeron et du cordonnier.Lee une et les autres doivent s’incliner devant les fruits du travail du cultivateur, solliciter eon concours et par là proclamer sa valeur, sa nécessité et sa dignité.Un homme célèbre, dont la mémoire est chère aux habitants de la république américaine, a pu dire cette paroles qu’on a souvent répétée et qui est bien connue : Da tous nos quotidiens, l’Action Catholique, et nous l’en félicitons, est le seul journal qui a eu le courage et la bonne inspiration de ne pas faire de réclame à notre exposition provinciale.Dans un très opportun article, dont nous pouvons coufirtner les détails, l’Action Catholique explique à ses lec leurs pourquoi elle n’a pas voulu cette année encore faire de l'annonce à cette institution.Ou trouvera dane cet article dont voici les principaux passages une juste critique des points faibles et très regrettables de l'exposition : “ Nous nous sommes abstenus tout simplement parce que, lee années dernières, il s’est commis, à l’Exposition, des abus que nous ne pouvions couvrir de notre patronage, et que noue n'étions pas certains de ne pas voir se renouveler cette année.Et l’événement a malheureusement justifié notre pru lence; car nous avons pu constater que le même état de choses qu’on noue avait déjà dénoncé, et que noue avions signalé noue.mêmee, existait encore, du moins hier Gu montrait dans quelques tentes, des pseudo-beautés orientales, et de non moine peeudo-daneeueee exotiques qui, pour exhiber leurs charmes défraîchis et plue ou moins peinturlurés dans des costumes à peu près convenables, prenaient des attitudes et se li.vraient à des contorsions qu’une police attentive ne tolère pas dane une ville honnête.Un individu à la face de souteneur pouvait annoncer à la porte d’une tente : “ Pour le dix sous, que nous voue demandons, messieurs, vous aurez du plaisir pour une piastre et demie.Nous avons ici une danseuse incomparable, une danseuse qui danse sans remuer lee pieds ni la tête, maie en remuant entrez et voue verrez ça.” Et l’on entrait ; et il y avait là de tout jeunes gens, des hommes d’âge mûr, et des vieillard# comme ceux dont parle le livre de Suzanne.Et la fameuse danseuse commençait eee contenions, qui u'étaient pas seulement grotesque#, mai# qui revêtaient eou.vent an caractère qu'une plume propre ne saurait décrire.Non# demandons pourquoi lee vis!-lean de notn exposition sont encore exposée à tomber dan# panil piège, et en quoi la danse de ventre peut être utile en pantile occasion.Sane doute none comprenons que la bonne foi de# directeun pmeee être surprise et non# ne mettons nullement en doute celle des directeun actuel# de l’Exposition de Québec, Il noue semble cependant que si l'eu interdisait absolument ce# exhibition# de (fillea plu ou moine grotesques et plu ou moins flétrie#, on n'exposerait personne, et on ne s’sx- cune peut eu aucune manière causer préjudice aux droite et privilèges possédé» eu vertu de la loi lore de l'uuion par la minorité catholique d’aucune de ces Alors, pourquoi ue prend-on pas lee moyens de protéger ceux qui la visitent ?Pourquoi ne fait-on pas en sorte de leur faire tirer de cette entreprise, poursuivie à si grands frais, le profit réel qu’elle est supposée procurer Y provinces ; Considérant que, lors de la dernière session de la législature d’Ontario, il a été décrété une loi qui donne au gouvernement d'Ontario le droit, eu ce qui concerne la ville d"Otia\v.i, de remplacer les commissaires élue par le peuple par une commission spéciale nommée par le gouvernement ; Considérant qu'une telle législation tente de légaliser un Règlement, Connu sous le No 17, lequel règlement eit manifeetement inconstitutionnel ; Considérant que lee inetituteure et les iuetitutricee ont passé les examens avec grande distinction et que leurs brevets leur ont été refusés contraire- Il y a, et, en très grand nombre, d’excellentes choses à 1’expoeition provinciale de Québec.Les étalages des écoles d’agriculture soot de toute beauté, et il y a là des personnes d’une compétence exceptionnelle qui ee dépensent littéralement pour lee visiteurs assez avisée pour s’arrêter et lee écouter.Noo commerçants, nos industriels, ont fait assaut de goût et de savoir faire.En quelques minutes un visiteur qui sait regarder peut se renseigner sur une foule de choses utiles et intéressantes Maie comment pourrait-il le faire e'il eet retenu par les grimaces ou les contorsions d’une quelconque fille de trottoir ?Et comment pourrait il acheter à l’étalage du marchand l’objet ou l’instrument nouveau dont il a reconnu l’utilité, s’il a eu le malheur de se faire plumer par un grec à la voix d’airain ?Ces deux causes de perversion et de ruines devraient donc être bannies de toute entreprise de ce genre.” "J’estime que celui qui par sou travail fait pousser un brin d’herbe là où auparavant la terre était nue eet un bienfaiteur de l’humanité Quoi ?Devenir bienfaiteur de l’humanité pour un brin d’herbe ?Est-ce une maut aux règles suivies jusqu’alors, pour la seule raison apparente qu’lie ne veulent pae enseigner d’après le Règlement 17 ; Considérant que telle législation hiurte de front lee droite et privilèges accordés à la minorité par l'Acte de 1863, garantie intangibles par l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord, eu ce qu’elle substitue à l’élection des commissaires faite par le people, représentant ses intérêts et ses croyances, le choix arbitraire de trois personnes hit par le gouvernement; et leur tenue •n office pendant un tempe qui ne paut être limité que par le bon vouloir de ce même gouvernement ; Nous, les soussignée, contribuables catholiques romains, appartenant aux diflérents quartiers de la cité d’O'.ta-Wa, nous protestons par lee présentes toatre un tel abus de pouvoir qui sa^e baw nos libertés populaire» et Dotre droit incontestable de voir Bltmes à ce que noe deniers soient «pensés suivant qoe volontés, et nous nous engageons, en assemblée solec-BlUe, à ne reconnaître en aucune maI ®l*te h prétendue commission que le louvernement s'est arrogé le pouvoir de nommer ; • Noos protestons aoeei contre l'acte J* l°®v*rnemeut qui veut imposer le | Bêlement No.17 •tftl qui refais à > k» «trois moquerie,une dérision?Non,loin de là.Celui qui a fait pousser un brin d’herba par son travail là où la terre était nue, a augmenté la richesse publique, compte, qui donc autant que le cultivateur mérite d’être appelé bienfaiteur de l’humanité, puisque de son travail dépend vraiment la richesse publique.Quelqu’un qui n’est pas agriculteur vient-il à disparaître, son absence cause du chagrin et du malaise dans un cercle restreint, mais quelle que soit sa position la fortune publique n’en reçoit aucune atteinte s’il n'avait pas par ailleurs des aptitudes spéciales.Au contraire qu’un travailleur de la terre diparaisee sans qu’un autre prenne sa place, la fortune publique en ressentira an dommage causé à la prospérité publique par le départ d'un seul cultivateur.Le départ d’un seul cultivateur eet peu appréciable, il n’en set plue de même si lee cultivateurs abandonnent en grand nombre la culture de la terre pour aller vivre dane lee villes ou auprès des manufacturée ou s’ils négligent de demander à la terre ce qu’elle peut leur donner.A ce La Noblesse de tout le reste.Entrez, • • • l'Agriculture Deux champs l'offrent à l’agriculture et à l’amour de tone lee hommes, deux champs qui contiennent une source de vie débordante.Le premier de ces champs, c’est l’Eglise qui produit et qui conserve la la vil spirituelle, le second, c’est la terre qui alimente et qui conserve la la vie corporelle.L'ouvrier dn pre mier champ, c'eat le prêtre, l’ouvrier dn second, c’est l’agriculteur.Lee deux sources que lee champs contiennent coulent à travers le monde, elles s’épandent de tous côtés dans Ions Isa range et dane toutes les classes, et tous réclament lean bienfaits.Oo dirait qu’elle# viennent es réunir et se confondre, plutôt, I nné est absorbée par l’autre quand le prête# emprunte à l'agriculteur le pain, fruit de son U-beur qui devient le corps du Christ, principe de tonte vie.nous •t contre eet entre bol écoles séparées votée par la législature, le Iteferasoant viola,t ainsi la loi des (% Vint, Ohap.6: I T**)» q»idonna aux éeolee de la •^catholique.M.l'abbé Ad.Michaud, 6 I Missionnaire Agricole.« •ans euoone ooo- 54 Samedi 4 Septembre W15 VKBtTF rr'v *> •; j, égoïsme.Da quoi, pâle civil «us pantoufles exactes et au ventre rebondi, oseras-tu te plaindre devant de# note* comme celles-ci : Robert-Louis Delon, lieut, au 4e bat.d'inf.légère d'Afrique : " A lait preuve de la plus grande ardeur et d'un entrain remarquable pour conduire sa troupe à l’assaut des retranchements ennemis, le 9 no vembre.Blessé de deux balles au ven tre, a refusé du plus grand sang-froid le secoure de ses chasseurs, pour qu'ils ne soient pas frappée par les balles ennemie " Emile Sengklen (cil), eous-lieut.au 21e bat.de class, à pied : ‘•Ayant porté un ordre et se trouvant surpris par l'ennemi, est revenu au bataillon en tuant deux Allemande à coups de revolver et en défilant tranquillement sous le feu de l'infanterie des mitrailleuses.Le lendemain, entouré par les Allemande, a pris un fusil et a été retrouvé plus tard frappé d’une balle au cœur, à côté d'un tas de douilles vides.Jean Massion (cil) cap.au 4Ss d'inf : MOELLE DE LIONS.i c tuf l'exception signalée plug bae Da aussi je saurais mourir ! .au brin d'herbe.Il semble qu’uug Et ce ** moi aussi " c’est la sécurité g as de feu a passé par là.Ce « 'T de la race.fer n’a pas brisé, l’explosion l’I la flamme de l’obus l’a grillé.lnd ’ en pu bis chaos I .Un détail ; tout C'est précisément ce que je vpux 1 Pr^* de nous, une route nationale tra.On est expeeé à rencontrer de tels I verse un bois planté de haute arbres lâches dans la vie que jamais nos en- Eh bien, il est maintenant impossible faute n’auront les ailes trop vigoureu- de distinguer la route du bois.Mais ce qui fait la suprême h de cette vision d'épouvant —Quand ce sera mon tour moi • •a J’ai là, sur la grande table où j’ai-à écrire ce que Ips Anglais appellent “ the Roll of Honor " le Tableau Et ne gloussez psi : — Maie, voua allez les fanatiser me • • • de l'Honneur.Ce sont les feuillet dce grandi illustrée où sont publiées les photographies des soldats citée à l'erdre du jour.Ces feuilles s'accumulent depuis des moi#,; milen d'elles, elles me fout ses pour s'élever ao-desens de ce# préparateurs de désastres.ireur _________ / .,iivv .6, c*8$t Déroulède, Ini aussi, était fanatique 4U'0U e’y trouve au ,royaume de la et c'est de ce fanatisme là que notre Mort I El e plane sur ce coin de terre victoire est faire.vite vous étreint, elle semble peler de mille voix furieuses dire que rien qu’à pênétier dans "ci domaine, vous allez, comme tou; ceux-là, devenir sa proie.Partout de; cadavres et des cadavres : dans tout les positions, dans tous les coin?, eu tas, isolée, entiers ou mutilés : il y eQ a dans les boyaux, dans les abris, le parapet, dans le parapet, devant, deriière.Ou reste atterré.C’est bien comme me disait un chef, un tapi; de cadavres.Et les odus les travaillent encore, et la pelle des pionnier; doit s’y ouvrir un passage, la nuit, à tâtons dans cette pauvre terre eiirovable amalgame de chair humaine, de vêtements en lambeaux, d’iuuombrale; débris môles à la poussière ou pétri?en une boue sanglante.Songez qu’il y a là, autour de dans un rayon de 1500 à 2000 mètre; -environ, 100,000 cadavres (pour la plupart allemands), m’ont dit plu sieurs officiers ; GO 000 au minimum, selon les plus réservés, montagne de victimes au pied de la sainte Vierge, dont le sanctuaire, à l’extrémité du dernier contrefort, s’érigeait jadis dominant tout le pays.je vis au du bien, et elles ^doivent eu faire à d’autres.Ce qui me frappe, tout d’abord, «s’est la variété des types.La tiiur rouge du saur.fies splendidement consenti pousse à tous les âges et eur tous l^i terrain*.Sans doute, il y en a qui ont “ la 4ète à ça.” » voua ap.et voua Qcand les femmes de Sparte alien datent le venue au monde de leurs enfante elles s’entouraient de belles choses, de beaux dessins, afin que i’à me du petit citoyen fût d’avance informée par des impressions de beau- ee té.Belles figures graves aux yeux profonds, où toute la race française semble regarder.Soldats crâuee à l'ailu-te offensive Entourons aussi les nôtres d’unu atmosphère d’héroïsme sour ies à la hauteur de leurs dévan-tiers, et à pleines mains, trempons leurs âmes dans le sang des martyre de la patrie sur Grandis • e jeunes officiers bril-tenitoriaux trapus, barbus, • • • faute dans la plénitude de leurs forces et de leurs doubles muscles., terribles •' tor” comme aurait dit Daudet.# # * # e e Pierre L’Ermite riaux ! — La Croix • • • Mais, à côté de ceux-là, que de figu que d’envelo^-rien révélé des tré- “ Frappé mortellement au momeut où il entraînait avec une courage au-dessus de tous éloges sa compagnie à l’attaque d’une position allemande.Malgré ses blessures, ee traînant à geuoux, continuait à commander ses lea déconcertantes 1 • es Le Champ de Bataille pee qui u’auraieat aura qu’elles abritaient !.- Il y a là des visages d’enfants Je vais, par exemple, le petit " Roger Caplain ” maréchal des logis au lie d’artillerie, avec la meutiou sui- • • « uou?Uq correspondant des Etudes de Parie donne la description suivante d’un champ de bataille dans le nord de la France : Oui,j'ai la chance,ou plutôt le grand honneur, de me trouver avec l’élite de nos soldats et sur ce coin du champ de bataille, le plus effroyable paut-ôtre des 3000 kilomètres de la ligne de feu qui sillonne l’Europe.Vous voulez les dernières feuilles de mon journal de campagne ?Votoc-tiers ; mais il faudrait le style de Dante pour graver dans l’airaiu des mots ce chapitre de l’infernale tragé hommes, “jusqu'à la mort ” Engène-Edouard Philit (cit.) serg au 54e bat.de chase, à pied : “ Etant chef de poste et attaqué éclat d’obus à la jambe,dans la capon- par une troupe supérieure en nom 1 nière ds sa pièce A fait preuve d’un bre a continué, bien que mortellement frappé à exercer sou commandement et, “ au moment de mourir ” a crié à ses hommes, : “ Continuez à tirer I ” vante : “ Très grièvement f blessé d une courage et d’un sang-froid remarquables eu faisant é e ndre uu commence meut d’inceudie, eu dirigeant lis liomm;s qui l’emportaient le long du boyau de tranchée, et en plaisantant sur sa blessure en disant : “ On mettra un morceau de bois à la place.Il est photographié en civil, avec uu col rabattu et une petite jaquette ; il paraît si jeune, qu’on cherche presque le brassard de première communion.D’autres sont de pâles employés à lunettes, arrachés hier, au pacifisme de leur road-de cuir administratif.Et par leurs vertus .guerrières, ils ont stupéfié même les plus poilus.D’autres out des têtes de savante.Nul être vivant, sauf d'intrépides martinets, dont le vol acéré sem» ble défier celui des obus et aussi — ce n'est pas uue des moindres souffrances — des myriades de grosses mouches bleues qui passent indifféremment des morts aux vivants et sont insupportables par cette chaleur.Par-dessus tout cela, une incessante mitraille qui pulvérise les dernières mottes d'argile déchire les sacs a terra, pilloune les ruines, déchiquète les cadaves, fait de la charpie de tout ce qu’elle rencontre et semble vouloir ajouter encore à l'horreur de cet eu- Et je u'ai pas choisi.Pendant des pages et des pages, c'est le même héroïsme.Et alors savez.vous ce qu’il faudrait?C’est que tous ceux qui ont des enfants eons leur direction,les abreuvent à ces sourcee-là.Ce serait nourrir leur âmes, comme on nourrissait Achile, avec la me elle des lions I die.Je vous présente d’abord les personnages et le décor ; Les personnages ?Das Ch liseurs, ces diables bleus desquels on a tout dit et qu’on u’a pu vanter assez.Troupes splendides, incarnant la merveilleuse bravoure française : gaiete, jeunesse, crànerie oubli de soi, endurance et (c’est là leur plue belle qualité et le plus complet élogejde leur chefs) sentiment de la dicipliue exemplaire et émotionnant.Le théâtre de leur héroïsme ?— Je vois les enfante, le soir, autour de la table familiale.La place du pè re est vide, car il se bat.de rêveurs, des yeux très doux.Et ils ae sont révélée terribles dans l'action, pages de gloires : et, tout songeurs, tenaces dans l'effort, sans un murmu- les petits vont en rêves, la nuit, après re devant la mutilation et la mort.Alors la mère lit à ses chérie les fer.Dane cet enfer cependant, vivent des chrétiens, des ce- des hommes finte du bon Dieu.Hâves, terreux, brûlée du soleil, pelotonnés sur eux* leur prière.Je vois les enfants à la tin de la classe.• • • Il y a même uu très jeune marié.Ii est là, tout souriant, avec sa cravate blanche et sa redingote.Or sous cette photographie inattendue, on raconte qne le jeune Juiee Boilet, sergent au 24e d’infanterie, e'eet conduit en héros ions ou bombardement terrifiant et, après une lutte acharnée, a brisé l'offensive ennemie Rien que ça 1.C'est ici qu'il faut d’avance se déclarer impuissant.Cela dépasse toute conception.Ni description, ni photographie, ni peinture, jrieo, rien ne peut approcher de l'effroyable réaltié.Représentez roue un coin des petite vallonnement# de l'Artois.Après le savant ravage de# pelles et des pioches, les obus par centaines de mille tombés sur ce sol.La tsrre est brûlée, calcinée, cuite et recuits, labourée per l'acier, ensemencéeJde plomb, Lee arbre# — eerily avait pas mal de pe-tile bois sur les pentesi—«quand Us restant, debout, sont effroyablement bbehb mmmm qua 4# sève irrésistible et dans nette mmfr'— niU notre circulation é notre Ëgkm si fertile, pas nue feuille tt, imiumeo.' i uLfiv-JV t.Z, y I * ’*'?V • Ÿ ‘ f: ’ • %! i;, *
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