La Vérité, 1 août 1914, samedi 15 août 1914
1 SO MOTH-DAME DE QUEBEC.SAMEDI 16 AOUT 1814 awiim ^ABONNEMENTS Me.4 ÜÉRI TÉ ^^HElàkbdomadaire Fondée Tardivel, le 14 juillet 1881 r " “VERITAS LIBER AB IT VOS—LA VERITE VOUS RENDRA LIBRES” AVIS % A Toute demande de CH a*.OEMZNT D’aDEESSE DOIT ÎTEE ACCOMPAGNÉ K DK l’ancienne adresse |2.00 fanada (Un An) Slaii-ùniê (Un AN).92.26 • • • • 1 #u Prix epérial poor lee étudiante, lee instituteur», lee institutricee et les men;-très de l’A« 0.J» ï Canada (Un an) 2E$oto-(/nie(UN an).$126 {Stranger ( Union postale.CJN AN Bureaux : Chemin Sainte«Foy fri* Québec, TELEPHONE : 17M> $1.00 # # e # f.13.60 PAUL TARDIVEL, Directeur-Gérant j Li, preuaut eu pitié cette société fassiez l’ardent interprète de l’affectu- admirablement patiente.Nulle provo-humaiue qui, brisant les liens des lois ease bienveillance qui remplit Notre cation n’est venue de sa part, et l’his-de Dieu, se précipite dans la ruine, âme pour tous ceux qui prendront toire enregistera la fière protestation Elle apparut, invita les hommes à la part à ces imposantes réunions et que de son premier ministre : “ Jamais au-.L.H.pénitence et puis voulut, par de fré- vous leur apportiez, comme gage des queutes et prodigieuses guérisons des célestes faveurs la bénédiction apoeto-corps, préparer la voie à la guérison lique que Nous accordons de tout des âmes.cœur à notre cher Fils.Donné à Rome, près Saint-Pierre, le douzième jour du mois de juillet dix-neuf coût quatorze, l’an onzième de Notre pontificat.SOMMAIRE I Vit X et Lourdes.— Mgr Bruchési parle de la guerre.Wolfe Memorial par Mlle Mélanie Marnas., .Fluviams.Congrès de Lourdes (Messe pontificale et Canadien Pierre Mance Lumen euu peuple n’a entrepris une guerre avec une conscience plus nette et une conviction mieux arrêtée.Noue nous battons pour un principe dont dépend la civilisation.” Le » ) *• Miriam Le | (procession.) Défendons notre Patrie.Taxes et gaspillage- Le Talmud en justice.L Année terrible—Soyons humains.Restons dans le vrai.Pourquoi l’Angleterre est en guerre.A propos de l’Index - Sauver T Europe-Vers la perfection — Sages mesures finan-__________Le prochain Congrès eucharistique international — Pour les cultivateurs —Mort de Jules Lemaître Les Cana- Et, lorsqu* El le eut accompli tou œuvre, ou l'a vue montrer au siècle malade le céleste médecin Lui-même, qui seul peut le délivrer de loue lee maux dout il eel affligé.Ne constate t ou pas, eu effet, combien lu dévotiou envers la Mère de Dieu a fait fleurir sur cette terre privilégiée une ferveur et une piété remarquables envers Noire-Seigneur Jésus-Christ, puisque les miracles de guérison, qui jusque-là s’opéraient devant l'image de la Vierge, se produisent aujourd’hui, plus fréquem meut, du us les solennités en l'honneur ; de l'auguste Sacrement ?j Dès lors qu'il en est ainsi, et devant I cette industrieuse manifestation de la Très Sainte Vierge Marie pour révéler la gloire de Jésus caché sous les voiles de l'hostie, il est désormais permis d'afllrmer que le Congrès eucharisti tique, qui va s'ouvrir, se tiendra sous les meilleurs auspices qui furent jamais.Aussi, y a-t-il lieu de se réjouir à la pensée des fruits abondants qu’il produira.De tout cœur, Nous les souhaitons surabondants, surtout pour le salut de la France.Que le Divin Auteur et Conserva leur de l’Eglise daigne jeter lee yeux sur cette très noble portion du trou peau qui dépérit aujourd’hui au milieu de tant de calamités.Qu’Il stimule la généreuse vertu et l’ardeur des bons.Qu’Il ranime la foi mourante de ceux qui n’ont plus guère de chrétien que le nom, eu leur envoyant le feu de la charité.C'est ce que, dans Notre sollicitude paternelle pour la nation française, Nous demandons très instamment tà Dieu, eu nous aidant du patronage de la Vierge Immaculée.Conformément à Notre coutume de rthausser la solennité de ces assemblées par Notre participation, Nous le ferous encore bien volontiers eu cette occasion.| MM • e C’est notre devoir à tous de donner à l’Angletarre notre loyal et généreux appui.Notre peuple n’y manquera pas.La voix de la religion le sollicite autant que l’amour de la patrie.Noua avons notre territoire à protéger tout d’abord ; secours et à nous montrer charitables; s’il faut aller combattre de l’autre côté des mers, nos braves jeunes gens seront prêts, et l'on ' retrouvera vaillance*de leurs pères.Mais •I••»##$** # # * Jules Romain Pie X, Pape noue aurons fl organiser des Mgr Bruchési parle de la guerre cteres diens à Lourdes.Rn Passant : (Exploit d’un vais : Justes réflexions sur Jaurès.) aviateur fran- en eux la Daug sou allocutiou le jour de la célébratiou de eou anniversaire épiscopal S.G.Mgr Bruchési a fait lougut-meut allusion à la guerre : L'arme la meilleure est encore la prière.Nous prierons donc le Dieu de ruées de protéger l'Angleterre et la I rance son alliée.Nous ne séparerons pas l’une de l’autre dans notre aôee.tiou.Demandons pour elles la victoire; mais la victoire qui tournera à la gloire de Dieu lui-même et au trioaq h s si longtemps attendu de l’Eglise de Jésus-Christ Et puis n’oublions pas la courageuse Belgique admirée aujourd’hui du monde entier, autant pour son beau geste en faveur de la France, qu1 trairai.Lee généalogie*, lu alliance!, Ira attribution! de nome et de penon nages mont fixée* d’une manière plu* délibérée quelquefois qu’heureoee.Un synchronisme perpétuel, minutieux et (avant s’appuie sur une concordance des deux calendriers juif et julien, que sans être assez compétents pour la discuter, peu d’exégètes accepteront partout sans inquiétudes.Vous m’ob- loblimee, que l’amai dee vraieemblan-•es— conteeteblee — explique encore plue mal que le eilence ou la diecré* lion de* auteurs sacrée.Même on goûtera peu la note que cette préoccu.patiou à rebouts jette par exemple à travers le commentaire du Magnificat, le récit de la Nativité, les prétendue colloques ineffables de la Mère et du Fils.Dee mystiques ont eu la vision, que l'Eglise autorise,, de cette vie admirable ; Mlle Mélanie Marnas a rêvé d’atteindre à une autre sorte de vision par les voies détournées et critiques des monuments anciens, plus ou moine apocryphes ou étrangers à la tradition chrétienne.Le fruit n'en pouvait pas être heureux.A travers les paysages de Palestine, je crains que nous n’ayons bien souvent que les impressions de Mlle Marnas au lieu de celles de Marie ; il est fâcheux de se heurter, au Temple, à Nazareth, partout, aux prescriptions sans fin d’Hillel ou de Schammeï, tous prétexte d’y retrouver les sentiments de la Vierge incomparable.L’auteur s’est grisé de ce rapprochement forcé.“ Jamais, dit-elle, ces livres, les plue arides, —ou a dit les plus repoussante—, qui aient été jamais écrits n’avaient charmé sans doute (comme elle) un lec leur." Mais l’ivresse de sa longue recherche lui fait ici illusion sur l’impression commune.Et c’est au point qu’on est presque charmé quand, au milieu de cet étalage de rabbinisme à outrance, où l’Evangile même passe au second plan, soudain, vanche de l’instinct, jaillit une scène toute maternelle, un peu mièvre, trop à la mode de la sentimentalité MIRIAM églises, dans nos musées.Elle ee plaint qu’ils offrent le caractère byzantin, gothique ou renaissant bien plue qu’ils ne témoignent du souci dee réalités.Et d’abord elle appesantit sur sa toile, pour retracer l’existence de Miriam, ce lourd quadrillé de la vie du peuple de Dieu, une fois rejeté et maudit, ce décalque d’ime Loi posthume, les suprêmes fantaisies du délire pharisien.Elle nous donne elle-même à son tour une Marie rabbini-que, où nous reconnaissons à peine notre Mère, maîtresse et modèle.Far Melle Mêlante Marnas Lee Cahiers Romains en date du 12 juillet publient l'important article qui sait sur Miriam, le livre de Melle Marnas, dénoncé comme ou sait par notre collaborateur Jules Romain.Comme on pourra en juger, les | jetterez qu'on est averti ?Sans doute.Cahiers Romains qui font autorité et qui se publient à Rome abondent dans le sens de la critique de Jules Romain : Mais les désavantages de cette mé thode conjecturale n’en demeurent pas moins évidents.Une histoire qui n’est qu’une perpétuelle hypothèse ressemble bientôt à une gageure ou à un paradoxe.Le titre complet de cet ouvrage, disent-ils, est : “ Essai pour replacer dans leur cadre historique les seize premières années de la Sainte Vierge.Et le nom de la Vierge était Marie.” (St.Luc I, 27), en hébreu Miriam, par Mlle Mélanie Marnas.Librairie catholique Emmanuel Vitte, éditeur.Le livre a l'imprimatur de Mgr l'Evêque d’Hiérapolie, vicaire capitulaire de Lyon, en date du 17 octobre 1912.Nous en avons lu de nombreux éloges et de chaleureuses défenses, dans la presse catholique, notamment dans les Etudes, dans une réponse d'un père jésuite à la Vérité de Québec, etc.Un dessein ardu, de longues années de recherches délicates, la sainteté ou sujet, la droiture des intentions, un talent d’exposition alerte et clair ; autant de qualités sérieuses que noue louerions volontiers et très sincèrement dans ce fort volume de plus de 500 pages.Est-ce une raison pour en admettre toute la substance et la méthode ?Devons-nous convenir qu’il ajoute à la Mariologie un chapitre opportun ou acceptable ?Notre respect pour de longs et pieux travaux par une noblesse d’inspiration supérieure à tou tes les préoccupations profanes, nous fait au contraire un devoir d’avertir l’auteur qu’il s’est trompé dans le choix dee moyens, des traite, des couleurs qu’il a cru pouvoir employer ur nous retracer la sainte figure de l’immaculée Reine de la terre et des deux.Lea inconvénients du système sont nombreux.Le moindre serait peut être cet ex cèe de couleur locale, qui tache et dénature jusqu'aux noms les plus consacrés.Le conte de Lisle n’a pas pins saccagé le vocabulaire traditionnel de la mythologie que Mlle Mélaoie Marnas ne se permet de noue accommoder nos versions françaises dee noms de l'Evangile.Et ce n’eet pas un crime contre la piété, mais c'est je ne sais quoi d’exaspérant que ces cental nés de pages où continuellement passent et repassent avec Miriam Rabba-ua Y osé et le petit Jéhouah.Jéhouah I Ne pouvait-elle, une fois ou deux, se contenter de cette figuration (d'ailleurs éloignée) du nom, peut-être authentique du divin Sauveur, où notre piété le reconnaît à peine.Nil canitur suavius, nil auditur iucundius, dit l’hymne liturgique de ce nom de notre suprême amour ; et il est doux, sans doute, dans toutes les langues d’ici-bas.Mais le mélange est barbare.Et ces pages farcies non seulement de Lee contrastée en même temps y abondent.Lee faite en sont empruntée sources les plue hétérogènes.D'une part, pour l’histoire conteœpo raine de la Judée, Mlle Mélaoie Marnas s’adresse à Joeèphe, et elle en tire sinon aux un panégyrique, du moins un portrait non sans sympathie, ferme et lumineux, de ce monstre que fut Hérode.Pour l’enfance de la Sainte Vierge, elle n’a au contraire que les apocryphes, principalement le Prot évangile et le pseudo Mathieu.Faute d’en pouvoir tout accepter, elle y taille et rogne tout à son aise, d’après dee principes de critique à son gré ou une intuition personnelle, qui forcément nous laisse un peu indécis.Sans mettre en cause la sûreté de son sens chrétien, ni la délicatesse féminine de son tact, ce n’est pas assez que la garantie de l’auteur pour que le terrain nous semble sûr.Non seulement le cadre demeure branlant, mais ici le récit paraît nécessairement indécis, décoloré.Il n’en demeure de vivant que la figure du Roi cruel et des esquisses de paysages orientaux, à la mode du Saint Augustin de Nf.Louis Bertrand, dont la nature et les Saints Livres fournissent encore le modèle.Enfin la plue audacieuse nouveauté de cette peinture, c’est peut-être cette application rigoureuse et étroite que Mlle Marnas a faite de la règle talmudique heure par heure, saison par eaieoo, à la vie supposée de la Bienheureuse Marie.Dans ce cadre rigide, l’image de rêve prend de plus en plus un aspect étrange.D’autant que, malgré la dure consistance apparente de l’appareil scientifique, cet encadre- hébreu ?C'est ment u’est peut-être pas moins faux risque lp vague portrait imaginaire.Un autre résultat de sa méthode L’auteur a pris ce réseau des coutumes ®8^ de naturaliser involontairement quotidiennes, dee lois judaïques et dee ce^e miraculeuse histoire.Si elle règles liturgiques à la Miehna et aux grandit Hérode, elle rabaisse souvent Chémarés des Docteurs de Jérusalem.Marie.“ Ou sait, dit Mlle Marie Mar-Sine doute, dit-elle, ces recueils sont nas, que des causes d’ordre différent postérieure à cette époque ; mais ile se agissent sans cesse et simultanément réfèrent à des coutumes et à des eneei- eur les événements de ce monde, gnements précédente, qui ont dû régir Quand Miriam fut amenée dans la ville de David pour enfanter le Christ et y accomplit ainsi la parole du procès iphèt9, la main de Died très certainement la guidait, elle n’en obéit pas moins à dee raisons naturelles et humaines.Saint Luc noue les ou n’a plus ici | C’est à cee causes naturelles que je bornerai mes recherches.” (p.409).Mai# la conséquence, c’est que le trait naturel, le trait principal, le Irait juste est trop souvent absent.Il manque trop visiblement dans tout ce tableau d’une enfance " pleine de nos i grâces”, dans l’interprétation de telles et telles démarchée myitérieueee et | influence.par une re- cou- rante, maie où du moins transparaît la franche nature.Ce qui n’eet pas à cette place un compliment I Noue n'ajo^tona qu’à regret dernière remarque.C’eet que la perpétuelle héeitation de l'auteur même devant cette aventureuee reconstitution, introduit enfin, à travers lignes quelque chose de trouble et de j pénible pour un chrétien.Dans ce " cadre ” roide, qui rappelle la truction de Salammbô, circule quelque chose qui n’eat pae le sensu» catholicus.Non, certes, quant à l'intention I Mais ces perpétuels 11 j doute, noms propres, mais de toutes les vocables possibles empruntées à idiôme aussi étranger, engendrent vite une sorte de satiété d’autant plus pénible qu'elle froisse le respect et l’ouc-tion.un une De gtâce, en dehors du cas de nécessité pour les discussions techni- ques, autant que possible parlons français en français, et n'abusons pas de ces 11 restitutions ” qui prennent l’apparence d’un déguisement.L’auteur critique les peintures modernes, qui, sous prétexte de véracité, représentent eu Berbères les cee «:« cons- * * Ce n'est pas assez dire que de parler de “ cadre hietorique dee seize premières années de la Sainte Vierge.” Ce sont ces seize années elles-mêmes Mlle Mélanie Marnas reconstitue, personnages bibliques.Croit.il donc nous les rendre lui-même plus vrais en parlant ., .i prouve que .ne., semble-t-il, il .une exagéra ion pue , partijt| 8, vraiment” etc.trahissent presque à chaque page, la fragilité de cette imagination, qu'on tente en vain de métamorphoser eu évocation.Nous touchons, en effet, fondamental de cette œuvre, méritante à plus d'un titre, fâcheuse en résumé.C'est en jomme une hypothèse dite scientifique, qui essaie de se muer en roman historique.C'est un poème romanesque qui s'évertue à passer pour de l'histoire.Tout ça autour de la Sainte Vierge.Eu reconnaissant encore une fois, le grand talent et l'excellente intention de l'auteur, nous pensons que ni la aolide piété, ni la science solide n'ont rien à gagner dans son œuvre.sans qui sait, peut-être, rien ne que en mêmejteinps que tout leur prétendu cadre chronologique, historico-politique et éthico-religieux.Malheureusement la reconstitution repose sur des données manifestement contestables.Et sans doute, l'auteur avoue tout ce qu’il y a d’arbitraire à la base de système ; très honnêtement, il indique la valeur de ses suppositions, sans prétendre nous imposer d’en accepter les probabilités au delà de ses raisons.Mais la loyauté de ses préfaces, en tête de chaque partie de l’ouvrage, ne ¦aurait enlever au système de cous-tractions hypothétiques, qu'elle n’en fonde pas moins sur ce sable mouvant, son caractère de précarité et de fantaisie.Poor la naissance de Notre Seigneur, poor l’âge de la Très Sainie Vierge, poor la date dee principaux mystères de notre foi, Miriam repose toute une suite déchiffrés, vrai-semblables peut-être, en tout cas arbi- au vice sou en grande partie la vie de la Vierge Sainte.C’est possible.Ce n’est entièrement certain.En tout cas, à prescriptions religieuses d’après la Diepersition il manque la vie même qu’a gardée jusqu’à son déicide l’antique synagogue : qu’on cadavre d’institutions, d’où l’âme s’est échappée, et qui servira mal à se faire un* idée de la Sainteté de la Vierge Mère par qui nous est venu le salut.L’auteur raille, au débat de son livre, ce* peintures idéales de Marie qu’on voit au portail de cathédrale#, aux vitraux naïfs ds nos pas expose ### # Fluvialis.Si tous la émis de notre journal nous faisaient parvenir, cette année un nouvel abonnement à $1.00, nous augmenterions vite notre circulation et notre Samedi 15 Août 1914 27 .LA VÉBITJD Le Congrès de Lourdes et des bannière# et une centaine de petite# fille# habillée# de blanc et por tant des palme#.Oe sent ensuite le# grande# oeuvre# catholique# : le# membre# des conférence# de Saint Vincent de Paul avec Ion de guide# pyrénéen# ferme la marche.Le cortège e’eet arrêté à deux re prise#, au Grand-Marché et à l’hôpital Bernadette.Plusieurs soldat# en permission ee trouvaient dans le cortège, c’étaient des eéminarietee ou de# membre# d’œuvre#, particulièrement de la Jeunesse catholique française.Le bruit a couru que le colonel en civil d’une garnison proche de Lourdes a apostrophé certains de ce# jeunes gêna au moment de la formation de la procession en les menaçant de pri son.Quelque# soldats sont alors partis, mais la plupart restèrent, disant qu’il# estimaient avoir le droit, en dehors du service, de faire acte de catholiques La dernière bénédiction donnée du haut de l’autel monumental au-dessus de l’église du Rosaire à une foule immense constitua un des plus magnifiques spectacles qui se puissent concevoir.question.Lee alliée pourraient bien ee pren# dre aux cheveux.La prudence, la plue élémentaire veut que noue gardions no# soldats ches noue.Et si noue en en voyons en Europe que ce eoit sou# le contrôle de l’Angleterre.Messe Pontificale et procession Le correspondant du Soleil de Parie rend compte de le journée de clôture [leur président général, M.d’Hentec- court ; le# tiere.ordree ; un millier de membres de l’adoration nocturne du Congrès.Candi bn.La messe pontificale Favorisée par un ciel clément, la journé de clôture du Congrès a donné lieu à des manifeetatione splendide?.Ce fut d’abord, le malin, la messe solennelle célébrée par le cardinal légat, devant une foule immense et recueillie.Uue vingtaine de parlementaires étaient présente : MM.de Gail-hard - Bancel, Piou, Paul Simon, Viellard, Ballande, de Gouyon, de Hercé, Dubois Freeuay, Proust, Crol lard, Ybarnegaray, de Lavrignais, de Montplauet, Lerolle, de Rohau, Lacave-Laplague, de Castelnau, de Joigne, Fortin.On remarquait encore : MM.Bri-faut, député belge ; René Bazin, de l'Académie ; Duval-Arnould, conseiller municipal de Parie.Derrière eux prit place le conseil municipal de Lourdes, ayant à sa tête M.Lacaze.D’autres bancs étaient occupés par les Chevaliers de Malte, les Chevaliers du Saint-Sépulcre, les camériere de Sa Sainteté, tous en brillante costumes ; lejmarquis de Goutaut-Biron, le comte de Colleville, M.Lacroix, le vicomte de Creseac, le baron de Trétaigne, le marquis de Bertiers, le comte de Saint-Baud, le comte de Larin, M.de Boyi-Bou, le comte de Pontavice, M.Rozier, le comte Paul Malafosse, M.Christophe, etc.Parmi les autres notabilités : la comtesse de Bjrchtold et son tils, la princesse de Lichstenstein, M.Hernando Jolguin Caro, ministre de Colombie ; M.Diharce, consul de Bolivie et de Saint-Domingue ; M.l’abbé Bri-donneau, ancien aumônier de marine couvert de décorations : le docteur Mergonlheim, juif converti de Glas-bach.Le légat en cappa magna, suivi des cardinaux, descend per la rampe de gauche et fait son entrée solennelle, précédé des camériere de cape et d'épée avec manteau romain, collerette fraisée, le grand collier au cou.La messe pontificale commence : LO cardinaux, 200 évéquee, près de 10, 000 prêtres, 100,000 fidèles sont là formant une superbe couronne au représentant du Saint-Siège.Après la messe, le légal fait lire le bref du Pape accordant la faculté de la Bénédiction apoetolique et l’indu!-gence plénière.La PROCESSION GÉNÉRALE Cette procession d’apothéose ee déroula au milieu deepleudidee décora-tiom des rue# et de# maisons.En tête du * cortège marchent un peloton de# guide# de# Pyrénées à che val, en coetume bleu et blanc, paie de# guide# A pied eri costume brun, et la Lyre montagnarde, dout le# bre# aux voix euperbe# font alterne: dee hymines religieuses even lee sir# martiaux de# clairon#, tambour# et fifre# de# société# de gymnastique de (TEspagne, avec une centaine de bannières blanches ; la Jeunesse ca tholique française des Hautes Pyré nées et des départements environnants; les cheminots catholiques français, eoua la conduite de leur délégué général, M.Abriac ; le maire et les conseillère municipanx.Immédiatement après euit le clergé dans l’ordre suivant : les prêtree en surplis, les chanoines de tous lee dio cèses, les abbés mitres, le chapitre de la cathédrale de Tarbes, enfin les évêques et archevêques, mitre en tête, crosse eu main, la chape d’or sur les épaules.Sous le dais, précédé de thuriféraires et d’enfants de chœur jetant des fleurs, le Légat porte, avec un recueillement remarqué, le Saint Sacrement.Lee lleurs tombent de toutes les fenêtres.Taxes et gaspillage L’organe de la Loge incite les autorités municipales de Montréal à taxer lee églises, les écoles et les institutions de charité.A lire les méchantes et haineuses élucubrations de cta sectaires les naïfs et les badauds pourraient croire peut-être que c’est vraiment parce que les biens religieux ne sont pas eesez taxés que le peuple, lui, paie de si lourdes taxes.N’oublions donc pas qn’à Montréal par exemple, de l’aveu d’un commissaire des millions de piastres, — c’est-à-dire une partie considérable du revenu des taxes—sont gaspillées.Voilà la véritable raison.Tout homme intelligent qui réfléchit, comprend que les institutions de charité et les églises sont entretenues avec son argent et qu’en les taxant davantage c’est encore lui qui paiera les nouvelles taxes réclamées par les sectaires, taxes qui seront gaspillées en partie par des tripoteurs et des faiseurs.Enfin notre peuple est non seulement intelligent, mais il est aussi reconnaissant.Il sait que ce ne sont pas nos institutions de charité qui sont ses débiteurs, mais bien lui.* Car s’il lui fai-lait payer pour les services de charité publique quo les religieuses rendent à Montréal par exemple, ses taxes seraient vite doublées.Dans notre province on n’est pas mûr, Dieu merci I pour ces sortes de petites persécutions.Au lieu de faire une guerre punique à nos bonnes religieuses, efforçons-nous de les imiter et de leur emprunter leurs méthodes économiques.Nous ne craignons pas d’affirmer que si la métropole était administrée par exemple par les Sœurs de la Providence avant cinq ans les taxes auraient diminuées de moitié.Détendons notre Patrie Le journal de Montréal qui s’est illustré dans le concoure de sacs de sel et des plaques a entrepris de monter la tète aux miliciens canadiens-français qu’il voudrait voir partir en bloc pour la France combattre les Allemands.L’heure est trop grave pour u’être pas sérieux et pour s’emballer de pareille façon.Le geste peut être beau d’envoyer à la France nos quinze bataillons caca diens-françai#,mais cela est-il pratique, sage et clairvoyant ?Encore une fois soyons sérieux et pas d’emballement.Notre devoir est présentement de défendre le Canada, et nous Canadiens français tout particulièrement la province de Québec.Ces quinze bataillons représentent toute notre milice.Qui peut dire que notre pays au cours de la grande guerre qui commence ne sera pas exposé, n’aura pas besoin d’être défendu.Alors allons-nous laisser nos compatriotes anglais seuls défendre le Caua da ; allons-nous laisser à d’autres le soin et le devoir de défendre notre province française et sa vieille capi-taie.Derrière le dais, les personnages de la suite du Légat, eu costume Henri II avec la fraise.L’évêque du diocèse, Mgr Schœpfer, puis les cardinaux qui mari lient deux par deux et dont les prêtres portent l’immense traîne de la
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