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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 25 novembre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1911-11, Collections de BAnQ.

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v v^TRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 25 NOVEMBRE 1911 gième ANNEE Ne.19 \ îaiiv ££%£&*** LA VÉRITÉ ) abonnements AVIS Toute demands de ckas* CEMENT D’ADRESSE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE $2.00 Canada (Un An) Etals-Vain (Un an).$2.26 • ii* Prix spécial pour Ica étudiants, les instituteurs, les institutrices et les membres de PA.(J.J.• Canada (Un an).$1.00 Etals-Unit (Un an).$1.26 Etranger ( Union postale.f.13.60 REVUE HEBDOMADAIRE Fondée par J.-P.Tardivel, le 14 juillet 1881 “ VERITAS LIBERIA RIT VOS — LA VERITE VOUS RENDRA LIBRES Bureaux : Cbemin Sainte-Foy pris Québec.TELEPHONE : 1750 » i j N AN .• •••••• v PAUL TARDIVEL, Directeur-Gérant SOMMA TM JE Quant à l’uniformité des livres, la réclamer, c’est dire le fait d’un arriéré; Ou est revenu de cette aberration-là en France.Ou a reconnu que celte mesure avait pour résultat d’enlever aux membres du corps professoral une partie de leur initiative et de leur amour du travail, parce qu’ils ne se soucient plus de faire mieux que le manuel qu’ils ont dans les mains, El renseignement s’embarque dans l’or uière et la routine.Seulement, voilà r pour nos maçons, un ministère.', de l’Instruction publique, avec l’école prétendue “gratuite” qui mettrait le budget scolaire aux mains des tripoteura de tout appétit, avec t'ecule obligatoire qui permettrait de jeter tous les enfants sous la férule des délégués des loges, avec l’uuitor.mité des livres qui permettrait d’iuo-culer le même poison à tous les élèves, ce serait le meilleur moyeu de nous faire des générations de saus-Dieu.El cé;l là ce qu’ils veulent.Punissez le parjure I leur, un fonctionnaire qui dépend du ministre.C’est en faire un homme qui n’a plus d’indépendance, qui par la force des choses devient un agent électoral et un délégué du ministère dans sou arrondissement.Supposez maintenant, et cela arrive.J un as rail avec le régime qu’on désire nous imposer, supposez que le ministre de l’Instruction publique fut un franc, maçon, l’école aurait vite fait de devenir neutre, c’est-à-dire anti-religieuse.Elle serait vite métamorphosée en une pépinière pour les loges.ce ministère avec les multiples fonctionnaires qui graviteraient dans >on orbe, cela ne subsisterait pas avee de l’Armée du Salut, des prunes ou de l’eau claire.Pour suffire aux appétits plus ou moins vo races de ces parasites il faudrait lour dement grever le budget de l'instruction publique.Et la construction des maisons d’école, de tel ou tel “ palais scolaire ”, le traitemeut des professeurs, les frais de réparation et d’entretien de ces édifices, cela ne se paierait pas avec des prières.Mais tout de même il paraît que l'école serait gratuite, car, dit-on, “ /est l’Etat qui paie.” Ou>, mais l’Etat par lui-même, qu’est-ce qu’il a ?Rien.Comme il prend d’une manière ou d’une autre dans la poche des contribuables, l’édu cation, sous le masque de la gratuité, coûtera aussi cher et même plus cher qu’auparavant, car, on le sait, ce que fait l’Etat coûte toujours deux fois plus cher, quand ce n’est pas davantage, que ce que fait un particulier.Comme celte école gratuite deviendrait bientôt neutre, puis carrément auticatholique, ceux de nos coreligion uaires qui ne voudraient pas voir leurs enfants bafoués à l’école, persécutés dans leurs croyances comme cela se voit en France, ceux qui ne voudraient pas voir leurs enfants devenir des renégats, devraient, après avoir, sous forme d'impôts multiples, grassement payé pour l'école officielle, ouvrir à leurs frais des écoles séparées dans les quelles l’intelligeuce et le coeur de leurs enfants seraient à l’abri du vice.vallée de larmes .(î.A.Dkschamps \ r> petits Juifs envahissent les écoles anglaises.—Punissez le parjure —Monument politique.Lr\ lutte antialcoolique.I Ovui'ta, Kichepin et Balzac.Champignons catholiques.Les droits delà langue française, au Canada.__La crémation et 1 Eglise.— Au pied du monument de Bossuet.Massacre d’huîtres Le gouverneur général et la K*.M.*.Une leçon & tirer.Citoyens évôques — Petite curiosité.— Vers la* république italienne.— Charette et le Sacré-Cœur.—Des aveux à recueillir.— Le J’ère Goriot " et la Pairie.- L?Pape et la guerre.Le Pulldin trépigne.Deux opinions.Cette œuvre française —La France su dépeuple.—Lord Grey et les Caisses Populaires.A nos nouveaux lecteurs.1.1 lutte contre la mauvaise presse.* COLCLOUGH, S.J.En Passant : (VEglise catholique gagne du terrain ; A propos de Chiniquy ) Gn trafique les Calvaires, etc.) Le Pays dans une ! • ##•••#••• » * « Le jugement, du magistrat Ch.Lan.geher dans l’affaire Létourneau-Leduc comporte une grave accusation contre l’ex-directeur de la Libre Parole.“ Je suis d’opiniou, a dit M.Lange, lier, 1° que le témoignage de Leduc est un tissa de parjures ; 2° que celui de sa femme ne mérite pas plus de confiance.” M.Leduc est doue clairement accusé de parjure par sou juge, et il n’a pas encore protesté de son innocence.La justice a donc le droit et le de.voir d’éclaircir cette affaire.Le parjure est un crime, c’est une infamie.Si l’accusation portée contre Leduc par le juge Laugelier est fondée, qu’on punisse le coupable comme il le mé.rite • qu’on fasse un exemple.Craint-on de compromettre certains personnages ?Ou le dirait vraiment.A moins encore que la justice n’attache aucune importance aux dires du juge Laugelier.Alors l’injure va à celui-ci.Quoiqu’il en soit, le parjure ne doit pas rester impuni dans un pays civilisé, dans un pays chrétien.C.1).• • • • • • • • ••••• Jean Bourget .J.P.Lrfranc • • • • • # Et G.A.D.• #•••••• Edgai Le “Pays” dans une vallée de larmes G.A.Deschamps.Les petits Juifs envahissent les écoles anglaises Lo Pays se lamente.A l'entendre, ou dirait une carica- On peut s’attendre prochainement à voir Juifs et protestants ee prendre aux cheveux à propos d’école à Montréal.tare de Jérémie en train de larmoyer les décombres du Temple.*.Parce que les idées franchement catholiques ont fait du chemin depuis quelques années dans notre province, parce que le nombre des catholiques par accident paraît y diminuer, parce que l’Eglise ronflante y cède de plus eu plus le pas tX l’Eglise agissante, le Pays se désole.*• Aujourd’hui ou dort ” soupire-t-il songeant peut-être au sommeil un forcé de la loge Emancipation, et rappelant avec tendresse le vieux sur Monument politique Les écoles anglaises regorgent de petite hébreux.L’an dernier, au mois d’octobre il y avait 5,218 petits Juifs qui fréquentaient les écoles protestantes ; au mois d’octobre de cette année ou eu comp.tait 6 074, soit une augmentation de 850.Il paraît que c’est l’iuteution du gouvernement de profiter du fait que le congrès delà langue française atti rera des milliers de nos compatriotes à Québec pour inaugurer solennellement le monument Mercier qu’il vient d’ériger eu face de l’Hôtel du uemeut.Nous protestons contre ce projet.Le congrès est une œuvre purement nationale organisé en dehors des partis politiques.Le monument Mercier est vre politique, c'est un monument litique au pied duquel les nôtres se divisent.eu Voici quelques chiffres intéressants à propos da cet envahissement : Au High School des garçons, il y a 124 élèves juifs, il y en a 69 à l’école des filles ; au Commercial and Techui cal High School il y eu a 156 A l’école Aberdeen, sur un total de 1,671, ou trouve 1,334 Juifs ; à l’école Duffe riu, il y a 1,104 Juifs sur 1,168 ; à l’école Aberdeen, 984 sur 1,027, et à l'école Mouut-Royal, 1,180 sur 1,780 Avaut peu les Juifs seront complè* lament maîtres des écoles anglaises et protestantes de Montréal.Alors corn me à New-York, par exemple, ils s’efforceront d’tu faire des écoles foncièrement "juives eu y faisant disparaître lout enseignement chrétien.La minorité protestante comprendra peut-être mieux alors la pénible situa tiou faite par des lois injustes et nuti-louêtitutiounelltsà la minorité catholique des provinces de l'Ouest canadien.gouver- peu en ee temps uù un clan de radicaux formés i\ l’école de Voltaire mais que plus tard l’àge se chargea d’assagir, exi geaient “ lu réforme de l’éducation en " la délivrant des nombreuses entraves “ qui retardent sou progrès ; les écoles i* subventionnées par l’Ltut et depouil " lées de tout enseignement sectaire.” une œu.po Inaugurer ce monument pendant le congrès c’est rappeler nos divisions et faire revivre les discutions sur la car.rière de Mercier qui fut surtout lolitique.Il nous semble qu’on pourrait bien, pour une fois, laisser les Canadiene français vivre une semaine de la vie nationale sans l’assaisonner d’une " dé uoustratiou politique.Il ne faut pas non plus que le gouvernement laisse croire qu’il a fourni §10,000 à l’œuvre du congrès (lisez catholique.) D après le Jérémie dont les plaintes lugubres s’échelonnent dans cinq co loutres du Pays, qu’est-ce qu'il faudrait le vrai réveil di Après avoir ouvert celte école catholi que, les parents devraient encore eu l’entretien et eu rémunérer cou.une payer venablement le® professeurs.De la coite pour l’instruction d.-enfants ils devraient déboursai carr.3 • donc pour marquer notre province ?Oh 1 pas grand chose.Selon le mê j leurs lancolique écrivain il suffirait d’un ministère de l’Instruction publique, dt l’école gratuite et obligatoire et de l’uuifonmté des livres, rien que cela I trois ou quatre fois le prix normal par ce que l’école est gratuite ! Celle école gratuite deviendrait obii gatoire.Avec cela il parait que nous 11 paraît qu’avec cela ou pourrai: ferions de “bons et honnêtes citoyens”, rebâtir le Temple.*.Je le crois.Mais eu France, ou l’a, pourtant, Nous imposer un ministère de l’In?l’école obligatoire.Et le nombre des truction publique, c’est amener uéce- illettrés ne fait qu’augmenter tout Un convoi sp(5cial Overseas Mail sur la saircmeut la main mise de la politique comme le nombre des criminels précu , voie du Pacifique Canadien a établi un record Wi l’tok.C* m,U,e l’école à la ceo Voudmit-oo, par bawd, obOoir,**’- ^.'“1 .“taïS ct°£ merci des politiciens de tout acabit le même résultat ici ?képoudez, me j quantc-cinq minutes.C’est faire du professeur, de l’institu.lancolique “ Jérémie ” du Pays.vraie pour acheter le droit de faire accepter le projet d’iuaugurer son monument à Mercier, au cours de la grande semaine de juin prochain, S ni» edi 25 Xovcmbr Champignons catholiques 146 LA VÉRITÉ e 1911 belge lui donne une plug grande va La lutte antialcoolique ferventes de la lutte contre l’alcool.Le referendum qu’avait organisé leur.“ la Société médicale belge de Ternpé- Personne nu mettra jamais eu doute rance ” dans le corps médical n'était les bienfaits certains de l’abstinence pas terminé lors de ma conférence il ! totale do toutes boissons alcooliques.Et si l’on peut justifier dans une certaine mesure l’usage des boissons fermentées, il u’eu est pas moins vrai, qu’étant donnés les dangers certains et les méfaits signalés par la science me d ica le, ou est eu droit do prémunir le peuple et de lui dire : “ Vins et bières sont des breuvages.,des boissons, soit | mois ce sont des boissons dangereuses ; Ou sera toujours en droit do discuter cette question : Aux Etats-Unis il lions qui s'intitulent catholic club et Knights of Columbus.existe dta Appréciations diverses associa* pompeusement quo patrouieeut ltg Au ver?.Vous trouverez à la page 45e de la brochure dont je me fais un plaisir de vous faire hommage, le résultat définitif.Sur les 1487 réponses remues, 1426 out été complètement favorables, 06 partiellement favorables sauf quelques légères restrictions (le mot usage remplacé par le mot abus) et 7 seulement (quantité presque né" gligeable), défavorables.C’est avec bonheur Voici ce qu’écrivait Madeleine, le 28 octobre dernier, dans la Pairie de Montréal : Ces sociétés aujourd’hui so multi plient, elles poussent un peu partout sur le sol américain qui semble très fa.vorable à pareille floraison.Un journal qui fait autorité dans le monde catholique, fournit quelques détail “ Povk vous, Mesdames ” “ Pour vous, Mesdames, est un très intéressant petit volume adressé à votre cœur intelligent et dévoué par le Révérend Père Constant Duyon, et portant eu épigraphe ces mots de l’immortel Platou : “ Conserver et connaître ; c’est eu cela que consiste le bonheur de la vie privée.” La Révérend Père Doyou, eu apôtre éclairé, sait tout ce qu’il faut attendre et espérer du zèle féminin au service des grandes causes de la religion et de la famille, et il adresse aux femmes de son pays une série d'articles vigoureu seinent pensés et écrits : “ A tin qu’elles sachent mieux garder l’honneur de nos familles canadiennes, et la génération de demain saine et vigoureuse, en la préservant de l'alcoolisme.” Ce petit livre si bien fait, écrit dans un si passionné besoin de réaction et d’éducation, est appelé, je le sens, à d’heureuses destinées, et il ira sa route, convertissant, ralliant des ferventes adeptes à la croisade sainte entreprise contre le vice qui rouge et qui tue.Voilà une bien belle œuvre confiée au dévouement et au zèie de nos fciu mes, et l'inspiration du Révérend Père Doyen réalisera d’immenses et sain-taires résultats.Que dans chaque famille, le l’ère Doyou trouve une apôtre, et il eu trouvera parce que sou œuvre est sainte, et qu’il la confie à la droiture et à l’esprit de justice et de bouté de nos femmes, et je ne crois pas qu’aucun appel de ce genre soit reste sans réponse.Le livre du R.Père Doyou est auss1 un guide sûr et éclairé dont toute femme mariée devrait connaître et saisir la haute et sage direction, Rom bre de mères apprendront où est le vrai devoir, en certaines circonstances délicates, et elles ne doivent, dans l’intérêt de la famille qu’elles out fondée, négliger aucune occasion de se renseigner et de s’instruire.Le livre du R.Père Doyou, clair, pratique, instructif et persuasif vient à son heure, et il doit être le bréviaire de toute mère vraiment soucieuse de la sauté physique et morale de ses enfants, et de toute femme au cœur patriotique.” aux Etats-Unis, s sur les couvres qu’accomplit un de ces catholic clubs, celui de p nous que je vous communique ce résultat qui vous mou trera les progrès que uous avons réalisés, eu Belgique, dans la lutte contre l’alcool • • • • Ce Catholic club Quand cesse l’usage légitime et commence l’abus ?Un peut trouver exagérée l’opiuiou des médecins qui ne veulent pas reconnaître la nécessité generale de l’usage des alcools même pris à doses prétendues “hygiéniques" mais ou est bleu obligé de constater ue l’expérience leur donne raison.Si l’alcool sous toutes ses formes est a inscrit sur programme l’organisation de “ f big annual events ’’.son tour Et quels sont-ils The annual ball ; ces b 1 1 • a l enchère et I accordent au plus ut ., ' , , fraut.Est-ce uue calomnie ?Dana le* Le u est donc pas de la presse etran-L^ particuliers une enquête sévère et gere que nous allons parler, mais de impartiale pourrait seule autoriser à nos journaux canadiens, et plus parti ^ jugement déüuitif.Mais ce entièrement de nos journaux de langue , ^ certain, ce ; indiscutable, Irangaiee, rédigés quelquefois par des quelea journaux qui ont besoin catholiques a p us ou moins gros gram K ^ flattent ^ qui parce qu ils ne sont pas d,(belles, LeuL k, iustinct, populaires; ils lâchement s imaginent etre eu regie éprouvent la démangeaison de tout avec le public et avec leur conscience.| dire> multipljeut lea nouvelles teudau lieuses ou seusatiouuelles, fout du po linage un du reportage à outrance, Un éminent prédicateur disait — re-1 développent et illustrent à foison la produisant sans peut-être s’en douter chronique scaudaleuse.Euün certaines l’opinion d’un commentateur du décret ÜUUÜUCes (lu* Agirent plus ou moins de Léon XIII sur l’Index — qu’il vou boo> ee g Assent insidieusement et avec drait avoir sous la main tous les livres ' de facilité dans leurs colouues, de piété fade imprimés au dix-neuviè me siècle pour en faire un seul leu de I au ban de l'opinion comme mauvais ?joie.S’il fallait au Canada brûler tous — Il en est de celui-ci comme du les journaux non seulement fades, w&\:\ journal partisan avant tout.S'il pense A à influence délétère au poiut de vue la caisse d’abord ; s’il la met avant et religieux, vous verriez quel incendie) par-dessus tout le reste ; s’il cherche serait allumé.débilitants do ce régime quotidien et meurtrier.La Lutte contre la Mauvaise Presse champ du déshonneur.Quant A la seconde Les bous journaux Le bon journal est celui que dirige avec conscience un homme honnête et compétent.Sans doute, personne n’est infaillible dans la vio ordinaire, et le directeur le plus habile peut s’illusionner ou se faire jouer il l’occasion : c’est un accident presque inévitable dans lu vie# de journaliste.Mais le journal animé d’un bon esprit, surveillé avec soin, rédigé de façon convenable, otl're des garanties su disantes pour inspirer continuée.L'intention du mois de décembre, recommandée aux membres de l’Apos tolat de la Prière est " la lutte contre la mauvaise presse.” A cette occasion le K.P.Colclough, S.J., a publié dans lt Messager Canadien du S.-C.un bel article d’uu grand intérêt au sujet de la presse en ce pays.sur le uhuge de =Z‘ avant du l’introduiie sous vôtre , ' vous résigner d’avance A faire ch ' fois le travail de sur veil! rédacteurs se sont ilisj nul ne paraît;a uiau.iiqub “U :o dont les »ensés.Le jour”., , 8Ur Ai table de famille ?u après avoir été scruté avec soin de la première A la dernière page ut h„ que dans le détail des petites annonce:' Le n est pas tout : quand on so gZ permis des incongruités, il faut alors prendre votre bonne plume du T dé b et signaler au directeur lu manque de vigilance.Si ça ne change pas laisse alors le torchon dans la ' n’y a plus A so gêner naître la décision A “ La presse.ça presse ! ” clamait Pierre l'Ermite dans son vivant et navrant rapport au congrès de la bonne presse à Paris en 1907.O ci, ça presse.et d’autant plus que dans presque tous les pays du monde, les catholiques ne semblent pas le comprendre.Le Pape a beau multiplier les exhortations, leu évêques out beau élever une voix s up-¦ pliante, tous les pasteurs des Ames out beau déplorer les ravages opérés dans le troupeau commis A leur garde, les catholiques u’en continuent pas moins, chez nous comme ailleurs, à se désin téreeser de la bouue presse et à faire vivre les journaux inconvenants.— “ Mais, quoi ?Y a-t-il donc du mauvais journaux au Canada ?” La naïveté de cette question ne nous étouue pas : ou en pose d’équivalentes pour les romans, les théâtres, etc., i »• Dieu sait jusqu’à quel point nous sommes débordés, submergés.S'il v a de mauvais journaux au Canada ! vaudrait mieux demander s’il v eu a Dd même que le journal peut être j plus ou moins mauvais, ainsi peut-il être bon à des degrés divers : 1.eu se boruaut à éviter ce qui est mal ou inconvenant ; prévaloir ce qui est biou.eu s'efforçant de faire Maints journaux se contentent du premier rôle qui est purement négatif, et gardent une correcte et froide attitude ; ne pas pervertir insoucieusement ni systématiquement le lecteur, c’est déjà quelque chose et ce n’est pas si commun.Mais quand il principes ou les journaux de ce type ne sont guère batailleurs.Dans la crainte de promettre, ils évitent la lutte, ueut toute compétence, avec plus de jjgràce que de vaillance, luofleusifs d’ordinaire au point de vue religieux, hurt on me, et il pour hure couses amis, et même pour protester eu public.C’est .quand ou frappe à la caisse, le journal mercantile s’agit de d'applications murales, un ser- vice à rendre : comprend tout de suite ce que cela eignitie 11 j] n'hébite pas il -d'exploitation.se uoaided i- changer ses moth.Iss se dérobent Le hou journal qui re=te sur la c!û turo de la neutralité peut être t„ivr^ car il respecte ses lecteurs.Tout.S même, quand vous remarquez le petit jeu d’escamotage, écrivez tout de tU!te au directeur pour lui demander quoi il ue traite pas tel ?tuel et s’il a vraiment qu il pense.Quand ou comprendra mu journal, que le public désire que î’ou parle de telle question et dans tels la clôture de la neutralité blement franchie, demandent n est ces journaux peuvent cepeu-aux époques de crise, contribuer à endormir les catholiques dans une fausse sécurité.Sans doute, c’est encore mieux que de pactiser ouvertement avec l'ennemi, que de prendre les ar mes contre les intérêts catholiques, mais tout do même un tel programme n’est guère rassurant et cet idéal u’est pas très relevé.Méfions-nous toujours du bou journal à la fois indifférent et pusillanime.Il • • • pour-ujel très uc* Peur do dire ce seu?sera pro baltes hésitants ne pas mieux qu’on les sLi-mule et les encourage à bien faire.S: le directeur s’excuse et se dérobe, alors* il n’y a plus à user de mi Le bon journaliste de la seconde classe n’est pas un simple dilettante, mais un agissant.Il a conscience de sou rôle et de la portée de sa parole ; pour lui le journalisme est un sucer doce.Il instruit consciencieusement ses lecteurs, il n’hésite pas à prendre lait et cause pour ce qui est bien, à combattre sans trêve ni merci ce qui est mal.Toujours il est à l’avant garde, et si la lutte s’engage, ou est certain de le trouver au champ d’honneur.Il ne remporte pas chaque fois la victoire, car sur cette terre les soldats de la bonne cause ne sont pas nécessairement iuvinsiblee.D'ailleurs il y a des défaites que les vaincus du moment n'échangeraient pas contre le plus glorieux triomphe.dans le camp adverse.ménagements : le journal a changé de catégorie le dénonce.Les mauvais journaux qu ou Quant au journal de la dernière classe, le journal franchement cutholi doit l’aider, l’encourager, le défendre et le propager.Il ne faut pas que 1 ou dise des catholiques du Canada, ce qu’avec raison l’on a pu dire en d autres pays : qu’ils épargnent leurs ennemis et frappent sur leurs meilleurs défenseurs.que, ou Le journal mercantile doit-il être mis Oh ! si chacun accomplissait son dependant quelques semaines, il y vite du changement dans les journaux.Et c’est là ce que le Pape et les évêques désirent des fidèles quand ils parlent de la lutte contre la vaise presse.Nos catholiques sont trop apathiques : ils laissent le écrivailleur voir aurait per fas et nefas, par tous moyens, licites Il y a deux grandes classes de man I ou non, à augmenter ses revenus, c'est vais journaux : 1.le journal perverA un mauvais journal.Il y a bien des dans lequel sciemment, froidement, de- méthodes de faire de l’argent, mais libérêment, les rédacteurs s'efforcent toutes ne sont pas également recom-de vicier l’esprit public, de semer de maudables ; il en est que les comrner mauvais principes, de fausser les com-| çauts honnêtes réprouveront toujours, ciences, de soulever les préjugés, de mat;.Tout le moucle u’est pas apte au rôle de journaliste dans cette dernière classe ; il y faut de l’intelligence, du tact et du courage.De l’intelligence, afin d’embrasser une doctrine sûre et de pouvoir la défendre convenable meut ; du tact, afin de choisir judicieusement les moyens d’action, afin d’éviter les polémiques inutiles premier venu attaquer et dénaturer la doctrine et les faits : ils tolèrent qu’on tourne en ridicule nos pieuses coutumes et Ouvrons les yeux, rendons-nous compte de nos responsabilités et .agissons, Edgar Colclough, S.J., t ., Le malheur pour nous, catholiques combattre ce qui eet bien et de defen- du Canada, c’est que la plupart de nos dre ce qui ne 1 est pas ; 2.le journal journaux sont des entreprises pure- mercenaire, entreprise soit politique, ment politiques ou commerciales • soit commerciale, où 1 aveugle esprit c-e3t que les éditeurs et rédacteurs né départi et 1 interet de la caisse pri- savent guère résister à la tentation ment les droits de la justice et de la I chaque jour renaissante ; que, malgré conscience.Iour plus de clarté, appt- lej plug pureg intentions subjectives Ions ces deux subdivisions de la presse ou outrepasse souvent en pratique les domestiquée : le journal[partisan ovmt bornes légitimes.Sans doute un lec- tout et le journal mercantile.tear averti he croit pas tout ce qu'il Les journaux de la première catégo voit dans son journal, il eu prend et Notre devoir à l'égard desjonrnanx ne, ou journaux pervers, sont plutôt surtout eu laisse ; mais la majorité des J rares au Canada, mais il en existe, abonnés u’est pas en état de faire ce II est facile, après les distinctions Seulement, comme on a adresse à um départ.Quand on débite les calomnies précédentes, de déterminer le devoir population catholique, les rédacteurr.1 pleines colonnes, quand les nouvel- de tout bon catholique à l’égard des pour n’efiaroucher personne, pour évi les s’accumulent pôle-môle et sans le " ter les condamnations épiscopales ti moindre contrôle, quand le scandale les sévérités de l’opinion publique, ei - du reportage ne reculent devant core trop susceptible à leur gré, les ré- eu ne audace, quand la rédaction cui dacteurs sont forcés de u’adminislrti sine les faits au goût de ses maîtres le poi.on qu’à petites doses, de sui 9 assaisonne tout, bien comme mal à là et de dorer la pilule, de multiplier le- même sauce insipide ou fortement boniments et les cajoleries.On nW montée ; quand les annonces tendent pas agir avec fianchi e, droguer » des pièges à la bourse ou à la cou mort les lecteurs dociles et confiants, science, le bon peuple, le gros public maie on les empoisonne tout de mêm
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