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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 28 février 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1903-02, Collections de BAnQ.

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N t iuhton •MF2 rue Si * jmiv 190.1 •lenn NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 28 FEVRIER 1903 Même ANNEE No.2$ « —.* •••_* ' p .ç ; » • I * - 1 > AVIS LA VÉRITÉ abonnements Toute demande m CHANGEMENT.d’aDRMB* DOIT ÊTRE ACCOMPAQNiB DE L’ANCIENNE ADBB8B*.Canada d États- Unis Un an.Six mois $2.00 $1.00 • • l,M« • ••••?Étranger (Union postale.) f.13.50 REVUE HEBDOMADAIRE " VERU AS L1BRRAB1T VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.” Téléphone : 718 Vn an a • • j.p.Tardivel, Dlrctteur-l>roprtéUüre Bureaux ; Chemin Sainte-Foye près Québec “ pour réagir contre ce genre de “ partie il 1 ari s m e.Dans cette atraos-“ pliére épaisse et renfermée de la vie » j “ diocésaine, l’élément religieux est un ventilateur qui renouvelle et épure l’air, : “ salutaires.” Le jour venu, Mgr Pie se trouva à il félicita ses prêtres de ne pas concevoir à cet égard de ces ombragea jaloux,que des esprits moins supérieure peuvent laisser monter jusqu’à eux.dans les Gau- “ J'aime à le dire devant vous, mes vénérables frères : mon estime et ma sur cet événement, dont il ne parlait sympathie pour cet Institut se tnesu-q il ’ avec allégresse : “Je me tusse* rent sur l’opposition et la haine dont résigné A toute une vie de travaux, il est l’objet de la part des eunemis de disait-il, pour acheter une grAce que le Dieu et de l’Eglise.Ce sentiment de m’accorde dès la quatrième année votre Evêque, je sais que vous le pardo mon épiscopat Il raconta l’his tagez tous.C’est que le clergé du toire merveilleuse de ce lieu illustré diocèse de Poitiers est incontestable- N.-D.DE QUEBEC SAMEDI 28 FEVRIER 1903 Ligugé, avec tout son séminaire.L’Abbé et six de ses Religieux prirent possession authentique “ du berceau de l'Ordre monastique en y établissant des courants les ”.L’Evêque fit une belle homélie Sentiments de Mgr Pie « EVEQUE DE POITIERS Kn conséquence,T Evêque s’était fait une loi, non seulement de ne pas contrarier, mais de seconder les vocations religieuses de : savait entrer l’Eglise, vait ce respect A la liberté la plus sacrée de l'homme et A la souveraineté du Sur ie rôle des Ordres religieux dans l'Eglise (1) Ciel ses prêtres.Outre qu’i ainsi dans l'esprit de il savait également qu’il de- ; i M.le directeur delà IVrù/, le plus vif intérêt |U< nous •« confrères de mon voi«i "n et ! par l’amitié d’Hilaire et de Martin.| ment un clergé de bons prêtres; et Il est vraiment temps que la répara-1 l’amour des Ordres religieux, de celui* tion se fasse envers nos saints.Tours ci en particulier, est un des traits la fera avec éclat, et dans de grandes caractéristiques du bon prêtre.7’ projetions.Mais, puisque c’est ici quel Cette estime reconnaissante reçut un Martin a été le plus protégé contre semblable témoignage, l’année sui-l’impiété des révolutions, c’est ici que vante, à la consécration qu'il fit de la son culte vraiment national doit corn belle église de la Résidence de ces meucer à refleurir.” t’Y't k.vv« Avons lu, h nui—comme • du reste tous vos autre* lec-i doute—km beaux et si instructifs domaine de Dieu.publies D’ailleurs l’expérience lui avait appris que se dépouiller de la sorte, c'était encore s’enrichir.leurs sans extraits des conciles do b rance, 2 vaillant journal, sur récemment, dans votn les Ordres religieux.Plus récemment encore, donniez une magnifique citation “ Pour un prêtre que je lui donne1 ainsi, disait il quelquefois, le Seigneur m'en rend deux." vous nous un autre sujet non moins de Mgr lhe m’a fuit concevoir le désir de recourir à l’H îstoire de sa vie, afin de mieux voir ce qu’a i-eiihé du clergé régulier le grand évéque de Poitiers.Ayant enfin pu mettre la main sur sa Pic, j’en ai transcrit quelque chose que je vont envoie du fond de ia campagne que j'tiat.ite, pensant bien que d’autres aussi, qui n ont la bonne iortune de tomber sur de Mgr Pie sur pratique.Le nom Pères: “Parmi les grâces innombrables 11 n’avait pas cessé, depuis son épiscopat, de désirer restituer Ligngél aux Bénédictins.Oette restauration fut I^a liturgie romaine entra à Ligugé qui ont été faites au diocèse et à la cité i avec les tils de saint Benoît, le 1er d’Hilairu, j’aime A placer au premier dimanche de l’Aven;, ouverture de rang la présence presque continuelle Vannée ecclésiastique.Mgr Pie avait des enfants de saint Ignace sur cette écrit à l’Abbé de Solesmes : “ Ce sera terre bénie Puis, ayant raconté l’histoire de ce séjour de la Compagnie de Jésus à Poitiers et ù Montmorillon, essaim d’abeilles qui toujours commence paisiblement, sans regret et sans colère, une ruche nouvelle à côté de celle qu’on vient do lui soustraire : “ Jouissez en paix de celle-ci, mes Révérends Pères, leur dit-il, et accomplissez y toutes les œuvres de sanctification qui vous sont confiées, et qui vous sont assurément conciliables avec la prospérité des paroisses qui vous entourent.Plus vous formerez ici de vrais chréi; ns, plus les temples de la cité seront remplis d'adorateurs dus.” principalement l'œuvre d’une grande prière.On lisait dans ses lettres à l’Abbé de So'csmes : “ Ah I priez chaque jour saint Hilaire et saint Martin, et dites à saint Benoit de se joindre à eux pour hâter le dénouement de cette a (Taire importante qui ne me laisse pas dormir Et dans une autre lettre : “Priez donc pour cela.C’est la prière seule qui rendra tout cela possible ”.Enfin, le 24 février 1852, VEvêque putcommeucerune lettre par cette ligne : “ Ligugé est à moi !” Il venait de l’acquérir pour y mettre, disait il, garnison monastique, et s'y ménager A lui-même un arsenal et un refuge.bien lourde, écrivait-il.Persuadez saint Martin, saint Benoit et tous vos saints le prélude monastique du retour prochain de tout le diocèse à cette même liturgie, que nous prendre is dans deux ans ” L’Evêque s’appliqua dès lors à agrandir, réparei et embellir l’église bénédictine, où l’on peut voir encore, dans les verrières du sanctuaire, son pM eu l’ouvrage de Mgr Baunard, ne liraient pas ¦t extrait avec moins de plaisir et de prolit votre humble serviteur.Je n'ai paa rt «pie besoin de von- dire combien tout cela nous vous le verrez bien rappelle Mgr Bourget : Il me semble qu'aprt» une telle lecture, un comprend mieux le véritable esprit de la -.tinte Eglise.Votre tout dévoué en N.-S image en regard de celle de l’Abbé de Solesmes, comme une réminiscence d'Hilaire et de Martin.Quelquefois, de sa campagne voisine de Mauroc, on le voyait tourner les yeux vers la colline ombragée qui porte l'antique monastère, et on l’entendait dire : “ Quand je n’aurais fait autre chose dans tout mon épiscopat, c’en serait assez pour la C'était aller au-devant d'une objec-joie de mon cœur et mon mérite de- tion vulgaire.Il fit plus ; et tout son vaut Dieu ”.Il avait tait le rêve de s’y cœur s’ouvrit dans ces derniers mots : Nous ferons ici, mes frères, une profession solennelle de nos sentiments Nous aimons les Ordres religieux ; et, n’avant pas eu le bonheur d’en faire partie, nous voulons du moins leur appartenir par notre sympathie et notre dévouement.Que d’autres, aux vues étroites, su préoccupent exclusivement de détails et d’inconvénients ; pour nous, mes l’ères, nous vous aimons, et nous sommes heureux que notre peuple vous aime, vous et cette autre famille monastique plus ancienne que nous avons eu la consolation de rétablir près de vous.Buissé-je mériter, devant Dieu et devant les hommes, ce témoignage vendu par l'histoire à l'Evêque de Chartres, saint Fulbert, issu de cette Eglise de Poitiers : S’il ne fut pas moine, du moins il fut le meilleur et le plus chaud protecteur de l’Ordre monastique : Ipscque si non monachus, at carte nioa-xchor.ninjicrquam stiidiosiis, or in ro- optima a fed as est.” X, Pire.Nous ivavons encore parlé que du clergé séculier ; VEvêque appelait en même temps le clergé régulier au service de son diocèse : choses do VEglise l’avertissait que lu était uno de ses grandes forces, ne le fait mieux comprendre que ces paroles d’un entretien tard avec hie 1X : La charge pastorale m’est son sens des assi- Uien là-haut que ma pauvre par-être utile, afin qu’ils !.amis sonne peut vous me protègent et ne guident pour vous.Quand vous serez dans mon voisinage, je me porterai mieux, parce que grand secours.” L’acte de vente de Ligugé fut passé qu'il CUt plus retirer dans sa vieillesse, et d’v finir Cette consolation ne lui fut ses jours.pas donnée.Mais la mort, en le prévenant, lui en procura une autre : celle “ L’élément diocésain, laissé à lui ¦ même, tombe très souvent dans la 1 stagnation et engendre le • Sous l’action continue de deux ou ies, de vi- vons me serez d’un marasme, de ne pas voir ces lieux où il avait replacé la prière et l’étude, violés et vidés deux foi3 par la barbarie d’une révolution qu’il prophétisait dès lors A le 1er mars." Bénissez Dieu avec moi de ce " trois générations d’évêqt " caircs généraux Ir séminaires de supérieurs de quelquefois le qui est si grand et si rapetisser.Il grand acte de mon épiscopat, écrivait Remerciez le de ce qu’il Mgr Vie.daigne se servir d’un si triste instrument, dans des vues qui peuvent être si excellentes à ses yeux.Puissent mes mettre obstacle ! ” on a vu son pays.“ christianisme " large, se rétrécir, se “ arrive qu’alors la chose catholique, “ c’est-A dire universelle,s'est localisée, “ particularisée ; une fraction de l’E “ glise s’est trouvée avoir sa discipline, - sa forme de prière, sa morale, sa ° casuistique, et jusqu’il un certain •'?point sa dogmatique, distinctes du * reste de la chrétienté.Bien que les habitudes d’esprit de Mgr Pie, plus portées vers le moyen Age, l’inclinassent à mieux comprendre l’ancien Ordre monastique que l’Insti-Elle eut tut moderne des Clercs réguliers, il ne les avait pas moins eu très haute reconnaissance et vénération.Lui.le pèlerin de Loyola, affectionnait particulièrement la Compagnie de Jésus.Les contradictions que rencontre l’illustre Compagnie l'animaient d’une * chevaleresque vaillance à la défendre Dieu a formé hautement A lu faco de tous.Dans un depuis tant d'an- des entretiens de la retraite de cette année 1853, prèchée par le P.Millet, péchés n’y pas Cependant, en conséquence de certains arrangements, ou dut attendre derniers mois de l’année J jusqu aux l’installation.suivante pour lieu le 25 novembre 1853, quatrième anniversaire du sacre de Mgr lie.Le 25 novembre est un trop beau jour nous manquions au rendez-écrivait dom Guéraugor A “ Les Réguliers, qui sout cosmopo-“ lites, qui n’ont pas sucé le lait d’une “ nourrice particulière, mais qui se ô sont nourris aux mamelles de l’Eglise pour que vous ”, l’évôquo do l oi tiers.Et dans une lettre “catholique, et surtout de l’Eglise pr£cédeule : “ Voilà donc le secret de “ romaine, sont parmi nous très utiles ce jjen mystérieux que entre vous et moi, nées ” .(1) Voir Jlittvirr - Cctte installation du nouveau corps enseignant fut le sujet d’un discours solennel aux familles : “ Enfin nos désirs sont devenus des réalités.Le -collège catholique dont HeuriJIV avait favorisé l’établissement à Poitiers, retourne aux mains auxquelles il l’avait confié.Les arrières descendants des vieux Poitevins des siècles rillon retrouvent les maîtres qui élevé leurs pères et leurs aïeux.Après tant de renversements et de ruines, une restauration de plus est accomplie parmi nous ; et nous considérons avec bonheur ce nouveau pas fait dans la voie où il nous est commandé de marcher jusqu’à ce que nous ayons tout rétabli eu Jésus-Christ : Instaurere omnia in Christo.” Il eut à coeur, là encore, de donner aux Jésuites un salut de bienvenue qui répondît à la calomnie ou à l’ineptie du siècle : “Pourquoi ne pas le répéter?Ce peuple qui nous est cher sans doute à bien des titres, nous l’aimons surtout, mes Pères, parce qu’il vous aime» et qu’il ne cède point à tant de misérables préjugés dont une infinité de gens honnêtes se laissent encore impressionner.Que Dieu leur fasse grâce en considération de la pusillanimité de leur esprit ! Mais je ne reconnais pas aux intelligences étroites le droit de dédaigner ce que l’autorité da tant de grands hommes et de taut de siècles a consacré.Soyez donc les bienvenus parmi nous, mes Révérends Pères.Les plus chères traditions de votre Compagnie vous appelaient ici.Quand vous revenez à Poitiers, vous revenez chez vous.” d’etre la queue dos deux partis politiques actuels,nous nous groupions vu un faisceau serré comme 1 t€9 Oàthoi allemands et les Irlandais ?L’article du (llobt dit aussi queuous sommes un peuple d'aubai.s qu'il faut concilier à tout prix ; que les évêque» catholique* se font un'devoir de rendre visite aux commandants des frégates françaises qui viennent à Montréal et XVle et XVIIc ainsi qu'on l'annonce, si le* les fils (les élèves de Montrao- commissaires américains sont pour être des onj hommes tels que le juge Tumcr.dc Spokane, Henry Canot Lodge, du Massachusetts, et Elihu Root, il imparte bien peu que notre cau^e suit bien ou mal présentée.Il ne peut y avoir aucun espoir de convaincre un homme tel que le juge Turner, dont les associations politiques dirigent la conduite et qui est persuadé que les prétentions de» Etats-Unis doivent être maintenues à tout prix ; ou peut en dire autant de M.Lodge, dont le chauvinisme est bien connu.La Mai-, à Québec, et négligent de remplir ce devoir envers les officiers des frégates D’après une dépêche d'Ottawa en date du 10 du courant, il se pourrait que la Commission anglo-ainéricano-canadienne (Ihr Joint High Commission) sc réunirait de nouveau en octobre prochain pour étudier le programme suivant : anglaises.On voit que le journal anglais est bien renseigné et qu’il brûle d’amour pour nous.Cet article a dû lui être fourni par un jingo d’Ontario, car il n’yja personne ailleurs d’assez ignorant t pour écrire de ; n* rUaccüv V • MS •* M»* -w •• i/î int mreütaê * u» • v persuasion pourra peut-être entrer dans leur âme, mais on peut être certain qu'ils ne le laisseront pas voir.M.Root e*t un avocat habile, mais c'est un politicien et un membre du cabinet, et ce serait extraordinaire qu'il pût régler cette grave question dans un esprit de justice et d'équité pour les nations intéressées." On peut se dire qno si les Etats-Unis envoient une délégation solide de partisans à la commission d'arbitrage, l'Angleterre devra en faire autant.Mais ec serait changer ce qui doit être un corps Internationa digne de respect en une réunion grotesque de gens ayant des idées formées d’avance, et M.Blake et M.Foster ne pourraient que *e heurter contre un mur de pierre.” insanité* La chasse aux phoque* dno.t U mer : cardinal Pie, .Sa rie — Son cri ion religieuse ci sociale—par Dom Besse.l vol.in 12 orné d’un portrait, 2 fr.(collection des Gran~.de rEglise au A'IXe siéele).Paris, Béduchaud, 82 rue des Saints* Pères.unies pieuses pas les soûles ù vibrer.Los instructions do cette retraite furent écrites avec pages qui nous disent— thème ancien mais toujours charmant — comment roses, pau- priait le Povenllo, comment la foi vres, poudreuses, mais, au milieu del chantait en lui.l’éclat prismatique du jour et do la j transparence de l’air, splendides.(p.25).“ Puis, c’est Assise, dans l'illumina lion de sa gloire, pauvre, délabrée, avec ses maisons dégradées, ses vues étroites et tortueuses où des vestiges de une simplicité ualurell exquise des chos d’ordre littéraire; les images qui les anïmeut, souvent imprévues, toujours expressives, les comparaisons i nicuses et hardies e et une insouciance es E.Peltier, 1 vol.J « ingé- qui les historical n'on sont que mieux impressionnante:.Lisez, sans négligfcnco inspiré par la prière : reine, la prière ne peut marcher un cortège royal ; elle met * * Nul tVignore plus, daus' lés deux mondes, la grande œuvre réalisée pur le P.Theobald Mathew, le capucin irlandais dont les vertus imposèrent un profond respect aux protestants eux-mémos.Mais il s’en faut que su physionomie et sa vie soient connues.Le livre de M.Peltier a toutes les qualités requises pour les populariser ; il est documenté à souhait, parsemé de multiples anecdotes, écrit avec infiniment de vie et d'humour.Un exemple entre beaucoup.morceau " Comm u une sans on motive- z7x v«l »v fresques et de monuments ruinés surgissent, et les campaniles romans de ses églises ;— Assise, indigente, parée de tout le prestige du soleil et des souvenirs, érigée là-haut comme la capitale mystique de l'Ombrie.“ L'Ombrie ! 11 n’est pas possible d’imaginer une contrée qui parle à l’âme un langage plus poignant et plus spiritue ment non seulement la foi fiance, mais encore l’humilité contrition, qui sont ses dames Je e pagnie.L’armée do et la cor.O et la Cest le texte reconstitué daus son intégrité de la Ligcnd- des tr-ds Compagnons, que M.Arnold (ioffin a traduit en français précieuse restitution : Marcel 1 i no da Civezza et Teofüo Dome- doit, l’ont vertus i ébranle, quand elle donne l'as-ai nom de Jésus-Christ est pour faire violence Notre Seigneur so rend de bomu-à son Fils toujours l’ineffable mystère de ¦ Elle date d’hier, cette les RR.PP.u-u ciel.Le | grace Vn soir qu’invité A prêcher pour • La vie y est ravissante, la construction d’une chapelle ou d’une école, il (le P.Mathew) était descenduIsi nous savions combien Use ne doute pas que la fameuse Légende ne] baignée d’une lumière qui, à elle seule, chtz un prêtre do paroisse, celui-ci le soit l'œuvre du Frère Léon et de ses I est comme un bonheur sensible, une coi vi et ri eux par i nichelli, auxquels on la publiée à Rome en 1S?9.M.Sabatier! environnée d’incomparables spectacles sa ni Ah F ait la ns les victoires p; » rem- it pour la nuit à sa chambre.Porlv sur sa justice uunbrc, de plain pied avei nu*, recevait la lumière ; : -:ii[»re- que •u, vient de • est le credit * i % vkvv du lu Fils 4 • ?: la nions quo la plus g par une large l'homme pui u’on avait jugé inutile de son humble prière ; garnir de rideaux, bien qu’il n’v eût persiennes.Habitué dans sa meure de Cork à la plus grande simplicité, le Père ne s’en aperçut pas et s'endormit à peine couché,le doà tourné à la fenêtre, lui s’éveillant, quelle ne est.au contraire, sérénité éparse dans l’atmosphère ; Cette ¦lévatioi; des i • compagnons ; c.IdiJUl' 1 cousuieree comme apocryphe par le II.! mais, en même temps, P.Leonardo Lemmetis, dont l’opinion montagnes, les routes escarpées, 1’alti- for.: ne manque certes pas d’autorité.Mais tude des cités, astreignent les bêtes et quel que soit l’intérêt de cette contre- les gens à une somme plus grande nous en d’efforts énergiques pour jouir des| de fruits donnés de la terre.Et c’est la se rendre à 1) 'l m i t R-ire .' « quvi i de celui qui prie avec foi jusqu’au pied du trù l'humble supplication de quelle foi et quel succès nous j Quand comprendrons nous eut: prière est l'atelier où lut, sous le ciseau de Not % 1 l # t wâ 4 p.i ne v re n avons pas ici u verse, nous t avec 4 v • 0 .nquiuîc La traduction >ri i.i l'Rj significative caractéristique de ce pays d’exprimer clans son histoire comme dans ses aspects et dans son art une force et une douceur également ardentes ” (p.Puis, avec des soins infinis récom- le M.Arnold Goffin ique la * » â * se recommande par sa sincérité et son caractère d’art.Le tour ingénue et la forme simpliste du récit ont été respectés comme il convenait ; ses images, ses nuances interprétées avec un souci constant d’en donner ce qu’on pourrait j pensés par appeler les râleurs.étonner du poétique traducteur des! miers se fabriquent ! es •» ?V m» iiivo « fut pas sa surprise de voir, le nez aplati contre les vitres et serrés les uns contre les autres, une foule d’hommes, de femmes et d’enfants qui suivaient des veux ses moindres mouvements, » » tout au bonheur de contempler le grand homme dont on parlait tant ! Les bribes de conversation qui lui parvenaient du dehors* étaient'loin de le ire- Seigneur, les Ames brutes prennent des formes exquises, divin Ouvrier os.Sous les coups du nos vices sont ébréchés, extirpés, et peu à peu apparaît l’image do Dieu vivant en nous.C'est couvre de patience qui Avec quelle complaisance le I suit-il pas les progrès de cette couvre de son Fils, qui va changer notre terrestre et animale en un autre Christ d'heureuses trouvailles, MCe qui ne saurait j Goffin ébauche les silhouettes des pre- Franciscains et dessine le por-Fiorctti.En appendices : le miroir de trait de leur saint fondateur : “ Jœ perfection des Frères Mineurs-—ce Specu- génie de saint François, dans sa lum perfcciionis dont on ne peut affir- dualité, s’apparie singulièrement aux mer que le Frère Léon soit hauteur : 2) paysages de sa patrie, si avenants et des extraits typiques du Traité de d’aspect et d’un accès rigoureux ; et la ?Indulgence de la Portiuncule.une s'accomplit.X\ vre ne mettre à l’aise.“ Marie, le vois tu ?— Dieu te bénisse, enfant !— Laisse-moi donc le regarder un peu.—Le voilà, le voilà, ce prêtre béni 1—Brave homme,' votre dos me gène, reculez-vous un peu.— N’avez-vous pas honte d’être si curieux ?—Maman, maman, je vois sa tête Et le plus léger mouvement du pauvre Père redoublait l'intérêt.Encore s’il y avait eu là une sonnette qui lui permit d’appeler au secours ! — Mais, dans ces montagnes sauvages, le luxe d’une sonnette n’était guère à espérer ; et à moins de l’avoir à portée de sa main, comment le pauvre prisonnier aurait il fait pour l'atteindre ?nature i ” (p.115-116).vivant ! Même flamme et Règle qu’il donna à son Ordre ne Dans une introduction qui vaut un i s’assimile-t-elle point à ces sites paradi-livre, M.Goffin, après un examen siaques, auxquels conduisent d'âpres critique des sources, évoque en bel côtes et de pénibles sentiers ?artiste “ la terre extatique d’Assise ” qu’il a parcourue en peux pèlerin.“ Au sortir des gorges sauvages et des solitudes agrestes de l’Apennin central, le paysage accidenté s'adoucit, les pentes abruptes s'infléchissent, dessinent sur l’horizon cendré des courbes même sagesse daus les passages où le P.Pacifique la nécessité de mortifier la chair, qu’elle est "l’officine où l’âme fabrique le péché” (p.123), et dans ceux où il parle de la transformation qui s’opère dans lame offerte à Jésus : expose parce " Car sa suavité est doublée d’une ferme vigueur; il déborde de tendresse, mais aussi de résolution ; il est exhortation, mais aussi volonté ; et il est armé d'une inflexible douceur.Il n’y a pas de compromissions en lui ; il ne compose jamais avec les idées du siècle pour faire accueillir les siennes ; il ne pactise ni ne fait de concessions ; comme le Christ, son modèle, il est d’une ineffable intransigeance.(p.30)." Il sait qu’une doctrine complaisante et édulcorée qui laissera quelque pâture au vieil homme, qui ne le dépouillera pas, qui, pour ainsi dire, ne le dépaysera pas de lui-même, impitoyablement, restera inefficace.L’immolation doit être absolue, sans réserve ni retour ; l’abnégation de soi-même presque démente, car seules, elles frapperont les esprits avec une suffisante énergie, les convertiront par la vertu, en apparence inaccessible mais en réalité contagieuse, de tels exemples.(p.32).“ Son amour à lui ne s’est pas dis- figure du I’.pu té, ne s’est pas concédé peu à peu, jamais.” comme à regret, mais d’un coup, dans on vraie hostie (p.208).D’autres moins élevées, sont d’une actualité saisissante,surtout celles où il compare aux alouettes — symbole des âmes o ran tes—les religieux et les religieuses (p.214-215).“ Qui pourra nous dire ce quo alouettes ont apporté au monde do bénédictions et de secours ! de combien de fléaux elles l’ont préservé! Combien de fois n’ont-elles pas désarmé la colère de Dieu prêt à frapper ! Et le monde aveugle et ingrat n trouvé qu’elles étaient inutiles, un embarras et une tache dans la splendeur de sa civilisation insensée et grossière.Il a détruit, dans sa folio, ces asiles, ces sanctuaires où se concluait la paix entre le ciel et la terre.C'est là le grand crime des nations modernes ; elles ont détruit !n vie de prière, tari la source des miséricordes divines et elles succombent sous le poids de leurs iniquités ; elles meurent dans la honte et le vice parce qu’elles se sont éloignées de Dieu et pages, non plus allongées et plus légères ; ce sont des montagnes encore d’un abord rude et difficile, toujours, mais auxquelles le décor d’arbres fruitiers, de citronniers, d’acacias en fleurs et d'oliviers argentés confère une grâce et une harmonie merveilleuses.D’infinies perspectives, de plus en plus estompées et indistinctes, de collines heureuses se profilent de toutes parts, étalent sous la générosité inépuisable du soleil leurs “ Attendre patiemment que la deli vrauce vint du dehors était donc le seul parti à prendre; et il se passa trois mortelles heures avant que l’hôte du Père crût pouvoir s’aventurer à venir voir s’il était réveillé, ce qui naturellement fit prendre la fuite fi cet essaim un peu gênant d’admirateurs.Si la célébrité a ses avantages, elle a ses inconvénients ”.(p.121-122).Le caractère de l’apôtre—lequel fut un éloquent prédicateur en même temps qu’un intrépide organisateur— se dégage des ' faits avec la netteté désirable.Sympathique entre toutes, auréolé.; d'une charité sublime, la Mathew ne s’oubliera ces aussi (1) Ce volume et Ids suivants font partie de la Nouvelle bibliothèque franciscaine.La collection de chaque année se compose de six volumes.(2) Parmi tous les documents franciscains parvenus jusqu'à nous,* on n'en a pas encore découvert un seul qui puisse être attribué d’une manière certaine à F.Léon.• « , Le P.Leonardo Lemmens a publié un texte latin qu’il considère comme une rédaction première >dq fljptetrium.# M < >, Samedi 2H Février 1903 VÉRITÉ J» •a n que ceux qui,par leur constante prière, étaient su sauvegarde, joe sont plus.Dès que lu prière n’abonde plus dans le corps social, il devient anémique, sans vertu, sans cou rage,sans honneur; la vio lui échappe avec les vérités qu’il a pris soin de diminuer : “ Quoniam iiiminuUc mut veritates afiliis hominum: les vérités sont diminuées ¦» 7«W*IÎ J: • .‘lièri-1 Uf S nuateur do cratie païenne, la philosophie sécularisée, la puissance du Mal cl de la Bétèt deviendront classiques.D’autres .que les fidèles voudront connaître aussi see discours contre Victor Cousin, Jules Simon et le naturalisme doctrinal.Ce sont des documents typiques de notre histoire d’hier.Quand retentirent ses attaques contre l’éclectique du Vrai, du Beau et du Bien, d’assez nombreux catholiques crièrent qu’elles étaient excessives.A les en croire, le clergé devait se prêter à certains accommodé-monts que réclamait la disposition générale des esprits.Mgr Pie leur rappela que l’Eglise ne s’était jamais refusée aux condescendances légitimes et possibles.s’agit du christianisme envisagé dans sa doctrine, dans l'affirmation de saint" Hilaire sur la fhéo- do répandre Vîdée de’cee créations si utiles,et qui opt fait un bien immense dans presque tous les pays d'Europe, en compte des milliers jouissant d'une prospérité vraiment étonnante.Nous* croyons opportun maintenant de donner d’amples renseignements sur ces associations, d’en décrire le mécanisme si simple et si merveilleuse ment adapté 'aux besoins des classes populaires, de faire voir’leur fonction- qu’ils soient co'hpagnîèi, oü parttcù-liers, agissant indépendamment.Ce prétendu remède ne présente guère de garantie sérieuse.Les associations de gros capitalistes, les trusts se sont chargés de nous ouvrir les yeux, et on sait fort bien! s'arranger pour supprimer la concurrence nuisible au gain exorbitant des détenteurs du capital.' Il n’en est pas, il ne peut pas en être ainsi' dans les sociétés coopératives, puisque la double ' qualité du capitaliste et du- consommateur sè confond absolument dans le même-individu.' Prenons, par exemple, les sociétés de crédit, dont nous nous occu- ou on les enfants des hommes (1) ”.Et deviendra un peuple qui n’a plus seule vérité intacte ?Ce que de-enfant dont toute la nourri- par que nement si ingénieux et1 en même temps si rassurant pour tous-.Il va sans dire que l’exposé qui va suivre n’a pas la prétention d’entrer dans tous les détails de la question.Ce serait trop long, et d’ailleurs inutile pour bien renseigner lecteurs sur les points principaux.La Caisse Populaire '{c Lévis dont nous publiions récemment le rapport annuel est une vient un turc est falsifiée.Il faut alors s'attendre à des convulsions violentes et à la mort, si Dieu n'a pus pitié de lui." Signalons encore parmi les pièces de cet écrin spirituel : le naturalisme, la la connaissance de Notre- nous tout spécialement ici.taire ne peut chercher à surélever le prix du prêt puisqu’il sera lui-même appelé à en payer la façon, s’il veut recourir à l’emprunt.Tout le monde étant sur le même pied, car il u’y a pas ici ce système absorbant consistant à accorder à un individu autant de votes qu’il possède de parts ou d’ac-épargne du peuple lions, le faible est toujours en état de fournir le personnel faire prévaloir la justice et l’équité par social à titre d’actionnaire et à dispeu- son vote, ser le crédit à ce même peuple au n’en moyen dé prêts très modestes.Voilà! faced L’altérer, sous les buts poursuivis.Par le premier, on accepter, ne inculque la prévoyance si mais pourtant si peu pratiquée,.hélas ! parmi les classes laborieuses;' soit urbaines, soit on visé à 'tuc-r Le socié- nos contrition Seigneur, le grain de blé et la sainte Messe.Mais il n'est pas une instruction qui ne fournisse do beaux et substantiels thèmes do méditation.Il out été| morale naturelle ou révélée, dans les conditions miraculeuses de son établis- “ Mais, continua-t-il, s’il une société coopérative d'épargne et de crédit.C’est croyons-neus, la première société de ce genre qui ait été fondée au Canada, et même en Amérique, ayant pour but de recueillir la très petite appelé lui-même à ses dogmes, dans l’inviolabilité de sa regrettable qu’un phique restât attendons ave: impatience la publication des sermons que le P.Pacifique composa pour le Mois de Marie.ouvrage si sera-en manuscrit.Nous sèment divin ans la sagesse de ses principes de discipline et de gouverne ment, le christianisme, en toutes ces choses, ne pourrait se laisser amoindrir puisque chaque sociétaire a qu’un seul.Nous sommes ici en qu’au détriment de l’humanité elle-même 11 est le remède aux maux dont nous souffrons.une association de personnes, et non pas de piastres, les intérêts des si nécessaire! individus sont dominants, Le cardinal Pie, l’illustre évêque do prétexte de le mieux faire serait ce pas compromettre son succès?i ' Poitiers, compte parmi ces pasteurs qui remplirent leur mission ave: autant de fermeté que de grandeur d'âme.11 est de ceux dont il serait indigne de négliger le souvenir.Sa vie, d’une rare splendeur morale, offre un admirable modèle.Ses écrits, reflet de son action hautement spiritualisée, ahou- non plus ceux de quelques gros actionnaires désireux de s'enrichir “ Le miel, aux bords de la coupe, à la bonne heure ; mais que le breuvage conserve toute sa force : sinon, la société périra par cette fausse coudes, cendance (p.05-9G).Les qualités de cet insigne pontife, dent en précieux, en féconds enseigne- politique de haute conscience et raiments qu’il importe plus que jamais htant intrépide, Dotn liesse les met en d’étudier et de pratiquer.Dotn Bcssci hituiurc sous une for inc attachante.Et en rappelant tout cela, fait revivre la * 011 se 11 conclure avec lui que la noble et rayonnante physionomie de moid 11 a Pu mettre un terme aux ce “ héraut de la vérité catholique ”, enseignements de ce docteur très bon, de ce “ témoin incorruptible des droits G11* ll1^ *a himièie de 1 Eglise et de Jésus Christ et de son Eglise”, 1 amant de la doctrine sainte (p.IGS).Avec une remarquable vigueur, il en ^ continue et il continuera long- accusv le caractère ; par une intelli- temPs û Parler au milieu de uous Par gante ordonnance de citations et de ses immortels écrits ”.Interrogeons.commentaires, il en révèle l’esprit.*CS| ccs ^cr^S| ère d>-Jacob, et connaître le nombre de» enfant* d‘Israël?Que je meure de ka mort don juetc# et que fin de ma vie ressemble â >a leur.Alors Baiac: drt à Balaam : Qu'e*t-ce que vous faite» ?Je you* ai fait venir pour maudire me# ennemi», et .in contraire vous les bénisse a.“ Balaâm lui répondit Pun»-jr iLre autre chôme que ce que le Seigneur m'aura commandé ?.Balac se mettant en toièrt contre Balaam, frappa due mains et lui dit : Je vous avail fait venir pour maudire me# ennemi*, et vous le» avez au contra»rc héniM par tro.* foi®.libre-pensée remplacer la religion ; pour contenter ses partisans il aurait voulu, sans doute proclamer l'inutilité des idées religieuses.Et il a été forcé de déclarer que ces idées sont uéces sairos, qu'elles constituent les forces peuple, morales les plus puissantes de l’humanité ! N’avons-nous pas raise:) de dire que M.Combe* est le Balaam du XXe siècle ?ia ie.paraissait utile.L’apparente’contradiction entre une telle rémunération pour le capital épargne e*.le bon marché du crédit qui est le but poursuivi, s’explique de la facile du monde, et l'uutil que nous revenions en-sur le sujet des théâtres dont nous avons entretenus plus d'une fois " théâtres core vous llulus! ies _ mauvais sont dev nus la pnue de notre ville- I nombreux, vous le mande où sont les Items " Depuis quelque temps un y * donné des représentations les plut Ûbs-cènes.Quelques uns de leurs acteurs, raison des excès qu'ils s'étaient qnement permis sui ia «.• ene, te sont vus récemment condamnés par nos tribunaux ;» 1 amende ou A la prison, Et combien d’autres mériteraient d arrêtés et punis au nom de outragée ! “ Cependant, des journaux catholiques, malgré nos recommandations, nous dirons plus, malgré les suppli lions adressées A leur- directeurs cessent de Caire de la réclame auprès du peuple en faveur de ce?lieux où la vertu est insultée, où la jeunesse va se perdre en foule ; et cela pour un peu d'argent ! Ces journaux accomplisse ut une œuvre déplorable ; leurs propriétaires et leurs directeurs assument sur leur conscience une bien grande pousubilité.ils n’ignorent pas qu’on ne peut coopérer au mal sans péché, et que jamais cette coopération ne saurait trouver une excuse dans le bénéfice qui nous est offert." Il est vrai que souvent ils su -on; crus obligés d’avertir leurs lecteurs de l’immoralité des pièces mêmes qu’ils annonçaient.Mais croyaient-ils donc-par là conjurer le danger ?N'était ce pas au contraire présenter un attrait de plus aux passions ?Et, on effet, ne constataient-ils pas en même temps que ces pièces mauvaises faisaient -.dies combles ?o- :s v sont savez.* >11 i i \f* * s manière nous ferons voir dans la suite de cette p:us >u comment les deux st étude sommaire concilient parfaitement holo LE Dr BROCHU SUCCEDE AU Dr VALLEE :1 ubli- Ce premier point bien défini, nous examinerons en quoi consistent les associations d’épargne et de crédit, puis, successivement, le prodigieux développement qu’elles out pris dam- la grande majorité des pays civilisés, les services qu’elles rendent tous les jours aux populations tant des villes j que des campagnes, les préoccupations dont elles sont l’objet de la part de tous ceux qu’animent le désir d’améliorer le sort des humbles travailleurs, leur formation, leur mécanisme ;et leur • * fonctionnement.Puis, nous étudierons brièvement la situation économique au ('an ad a comme champ d’activité à ces sortes d’associations.r Bai venir • o c.M.le docteur M.D.Brochu, de Québec, ffun des médecins les plus instruits et les plus distingués de la province, professeur à l’Université Ijflval a été nommé surintendant médical de l’asile des &J iénés de Beau port en remplacement de feu le docteur Vallée.Le docteur Brochu a déjà une grande expérience des maladies nerveuses, il a do talent, l’amour de l’étude, des principes religieux et il sera bientôt, nous n’en doutons pas, comme sou prédécesseur, une autorité en maladies mentales.Cest une excellente nomination.?» etre i morale i< icv UQ * « res- X Le crime de Sainl-Eustache.la 4*Prewe'’ et la “Patrie 4 < • • Im.mort sans phrases * » La P~- et la Patrie ont été remplis durant bait jours de comptes rendus sensationnels sur le crime de Saint-Eustache.Mais ce qu’ils ont publié samedi était tellement scabreux, scandaleux, qu’ils ont cru prudent de s’expliquer.La Patrie de lundi disait que cela avait été publié hors la con naissance de la direction, et que cela ne se renouvellerait pas.La Patrie faisait en même temps ses excuses à ses lecteurs.Très bien.Allez ri ne péchez plw.Quant à la Presse elle publiait le même jour un article que Tartufe aurait pu signer.Elle admet “ partie de ces détails aurait dû rester entre les mains du détective ”, elle regrette “ une certaine profusion de détails ” mais ses motifs étaient purs, "tout autres qu’une simple chasse à la sensation”; qu ’il n’y a plus protestants, et pour les , pas entré en charge : on pouvait at- c ‘rétiens indigènes.Une politique qui j tendre beaucoup de lui.Mais ces espé* rec ierc^lc ^cs concessions sur le papier rances se dissipent.Lu désorganisation *°u* cn ^a*8san^ bouleverser lo administrative continue.Pour u'ôtre pas trop long, je ne mettrai eu avant qu'un seul nom.J'ose vous prier, Monsieur le député, de vouloir bien le retenir : c'est le nom du futur " prince Toan " de lu crise prochaine.Cet homme a rang de taotay et se nomme Tsao Sony : président du bureau des Affaires étrangères du Setchoau (Yang ou Kiu), en 1898* 1899 il se trouvait bien placé pour conduire au gré de ses haines antiétrangères l’absurde et désastreuse affaire de Yu man tso.Sou jeu fut si lo.1 aree que la vieille Chine s est md[ dissimulé que M.le consul Haas ressaisie complètement.Rentrée triom- dut exiger sou éloignement du bureau, phale de la cour A 1 ékin , concentra- ^ Haas et les supérieurs des missions tion du pou\ oir aux mains de 1 impé- (]tl gytchouu et du Tibet ont envoyé ratrice douairière ; alliance augl°" ^à plusieurs reprises à Pékin le dossier du cet individu.Aussi sommes nous ses fonctions, ne réussit pas à obtenir son maintien.! devoir s'y reproduire dans des eondi-; Un autre mandarin exceptionnellement tiens beaucoup plus favorables et bien bou, Pou kiu bien, sous-préfet de Yuin mieux calculées parce quil s appuie sur une base réputée inaccessible aux Européens et ne peut être coupé de ses relations avec son premier théâtre des du Nord.Mgr Dunaud bien, est également cassé ; par sa position entre Jen Cheou et Souifou il nous servait de boulevard.On le sup- pays est une politique misérable qui sacrifie l’intéiét général fl jo no sais quoi.Elle doit être hautement dénoncée.Je vous demande donc, Monsi le député, do vouloir bien rendre qui précède aussi public que possible* Il ne faut pas qu’on jour d’avoir prévu et de parlé.Il faut qu’en France, dans pays du protectorat catholique, on sache enfin qu’il y a, depuis trois moi< au Sotchoan, 2 fl 3,000 chrétiens massacrés, 5 ou 0,000 ruinés prime malgré nos instances.Le 4 octobre, 500 boxeurs assiègent Yn kia pa.Pendant que les femmes prient dans la vaste et magnifique (SiNgau) se met en branle et se église, les hommes, encouragés par le plit de Boxeurs P.Monte!, défendent l’enceinte.Le provinces écrit, en date du 7 octobre : “ On nous c(Miitrw le bruit que le Chen Si eur rem- ue nous accuse Graves kvknk.mknts crocrains un combat dura de 5 heures du soir à 10 h.h L’arrivée de soldats de Tchen Tou sauve lu vie à ces centaines de chrétiens, mais leurs maisons, leurs récoltes sont perdues.Tous les groupes catholiques du voisinage «ont de même ruinés, quiconque ne fuit pas à temps est massacré.Et c’est à une demi journée de Tchen Tou.Le S octobre, M.le consul Bons d’Auty, rappelé par des allai res urgentes à son consulat de Tchong K in, se voit forcé de quitter la capitale.Son ! dévouement a sauvé l'évêque et Its) missionnaires de Tchen Tou.11 revien dra dès qu’il le pourra.Mais que trouvera-t-il ?Mgr Dunand, à la date du 7 octobre écrit ceci : “ Nous sommes menacés de tous côtés et nous u’avoi v pas Si donc des événements très graves, je dis graves pour la Chine et pour l’Europe, n'éclatent pas dèe cette année, il faut s’y attendre pour le printemps prochain.Et cela pour les raisons que je résume ici : le .Cl ^“3 abri, plusieurs millions de dégâts mu.téricls, le tout sans parler dt soufferts par les non catholiques que cela continue.¦s maux et S.(î.Mgr Duiiaud, de (jui j’aurai soin de fai-lettre avant de l'expédie quelle mesure il l'appn nu- et sous tes yeux r cette Ians japonaise se disant basée sur le maintien de l'intégrité chinoise ; d'évacuation de la Mandchourie; remi- promesse confun(}us d'apprendre que ni M.Haas, ni notre légation n’a trouvé d'objection A faire quand Tsao Souy a été-, ces derniers mois, appelé aux functions importantes de K ion Tehang Tao (toatuy pour le Setchoan méridional), puis désigné pour faire l’intérim de Nié Tay (grand juge criminel qui vient immédiatement après le vice-roi).Le nouveau vice-roi lui a donné toute sa confiance, c'eet son proche parent Notre vaillant consul, M.Bons d’Anty, étant enfin rentré au Setchoau, s'est trouvé en présence de faits accomplis.Nous comprenons «on silence.Une protestation viendrait aujourd'hui trop tard et augmenterait le mal.C’eet ainsi qu’au printemps de 1900 les légations, après avoir laissé monter au pinacle le prince Tuan, auraient été mal venues à se plaindre de lui à l’empereur, son neveu.Elles ont dû attendre les événements : c’est aussi la seule chose qu’il nous reste A faire.Je nomme encore une fois Tsao Souy, titulaire du poste de Kien Tehang Tao, faisant actuellement l’intérim de Nié Tay ou grand juge.S T associe.Je suis avec un se de Tien Tsin aux Chinois, tels sont les faite qui ont marqué les étapes de cette réaction nulle part plus sensible qu’au Setchoan, où, par un rapprochement de dates et de faits, il serait aisé de prouver comment, à chaque recul de l’Europe, a correspondu un nou veau degré de mauvaise volonté officielle vis-à-vis des entreprises euro péennees quelles qu’elles soient “2o.Parce que le Setchoan offre tous les éléments voulus pour reprendre avec succès la tentative avortée en 1900.Il est riche et peuplé.Les Sociétés secréter, simples Syndicats de gens sans aveu, y pullulent Les troupes étrangères sont censées n’y pouvoir pénétrer.Les communications avec Pékin et tout le foyer de la xénophobie tartare n’y peuvent êtres coupées.Les exilés, Boxeurs de grand renom épargnés en 1900, y abondent 3o.Parce que l’orientation prise depuis plusieurs mois par l’autorité provinciale du Setchoan est caractéristique.Nul Européen ayant vécu en Chine n’admettra qu’un vice-roi puisse être débordé au point de laisser boule verser les environs et la banlieue même de sa capitale, restant barricadé dans son palais parce que moins de 30 (trente) Boxeurs parcourent la ville.profond respect et le plus religieux dévouement, Monsieur le député.Votre très humble et obéissant s viteur.sci- ai oins 40,000 (quarante avons mille) bandits dans la banlieue de Tchen Tou.” au J.1>K CÎLKDltlANT m.ciji.rupér intérim, de la mi mon uu Suie h en méridional Aussi audacieux que leurs congénè res du Nord, nos Boxeurs ne craignent pas de résister aux soldats quand ceux-ci ne se joignent pas à eux.Ils ont décapité un mandarin militaire (tong lin).A San ho tehang, ils ont massacré les soldats qui menaient à la capitale un groupe de coupables.A Tsong ngi kiao il ont capturé un convoi de munitions.Tels sont, Monsieur le député, les faits dont nous pouvons jusqu’à présent affirmer la triste réalité.La série e’en déroule toujours.Veuillez maintenant ajouter à cette énumération, certainement très incomplète et restreinte aux missions catholiques, les désastres subis par les missions pro testantes, soit anglaises, soit américaines.Ils sont très considérables, et présentent, comme les nôtres, des épisodes révoltants mais ne sauraient avoir la même importance numérique, la population protestante étant encore excessivement faible en dehors de quelques grandes villes.Faute de documents, je n’essaierai pas d’en préciser l’étendue.A cette lettre en était jointe une autre de Mgr Dunand,vicaire apostolique «lu Sutchen occidental, dont j’extrais le passage suivant : ÈVftCUfc OH TCIIEN TOU f Setchoan occidental ((Trine; l 29 Dctobrc 1902.Monsieur le corate, Je viens de lire la lettre que M.de Guébriant, provicairo du Setchoan méridional, vous adresse en date du 14 courant.Elle est exacte: je ne puis que l'approuver complètement, vu d’ailleurs que la plupart des gnements qu’il vous envoie ?ont ! extraits des rapports officiels conséquent bien contrôlées avons nous mêmes adressés au vice-roi K ou y et à son successeur Tsen, vice-roi actuel du Setchoan.Jamais depuis 1050, époque où les premiers missionnaires pénétrèrent dans cotte province, jamais, dis-je, le catholicisme ne subit ici persécution pareille il celle dont nous souffrons actuellement.Nous avons cru un instant que nos 40,000 chrétiens disparaîtraient complètement ; il y a encore des survivants, mais l’avenir n’est pas rassurant.t J.Bvnand, vie.apost.évfqm' de Caliv'e, rensei- S Povitqv >i u’Europe ne s ut kl;.k vas ?une Tif-nc -• « i* %* Et maintenant, pourquoi mut cela est il si profondément ignoré eu Europe ?Les missions ont écrit et télé graphie.Lo 8 courant, lo Provicairo de Tchen Tou, M.Poutviann m'écrivait : “ Nous avons porté ccs nouvelles à qui de droit ; on nous a répondu par un douie / A ce doute, notre consul a répondu : Les missionnaires affirmait les faits cl les mandarins ne les nient 4o.Parce que nous voyons remplacer méthodiquement et rapidement les quelques bons mandarins de la province par les hommes les plus suspects ou les plus incapables — exactement comme avant la crise de 1900 on voyait s’imposer de plus en plus ù Pékin les influences les plus néfastes, telles que celles du prince Toun, de Tang fou Siang, de Kang Y, de Li pin ben, de Yu bien et d’autres.S’il y n exceptions, elles sont destinées à donner le change.5o.Parce qu’on exploite outrageu seuient au Setchoan le prétexte de l'indemnité de guerre, premièrement pour extorquer au profit des concussionnaires éhontés d’énormes sommes pour K'tiDS.Ajoutez encore les souffrances de la population païenne.Dans ces campagnes du Setchoan central où ! païens avaient pris depuis plus d'un siècle l’habitude de vivre es en paix avec les chrétiens, on a rendu les premiers solidaires des seconds, ou plutôt beau prétexte pour pas Pourquoi ce silence même dans les journaux?Nous supposons quo faines combinaisons financières, basées sur les concessions minières absolument chimériques qu'a obtenues M.Haas à Tchen Tou, pourraient être dérangées par lu nouvelle de troubles sérieux au Setchoan.Cetto préoccupation nous laisse indifférents ; mission- on a pris ce étendre le rayon des pillages frtic tueux.Les choses se passaient ainsi dans le Nord en 1000.cer- po u irait venant Tout commentaire ne qu'affaiblir un tel exposé, d'hommes aussi hautement autorisés Je conclus donc que la situât on présente au Setchoan est très sensiblement la même que celle du Tché Li aux débuts de la grande crise de 3900.S’il n’y a ni voies ferrées détruites, ni ingénieurs massacrés, c'est qne la pénétration européenne n’a en co/e qu’ef-j fleuré cette province reculée.Ce qui s'y exciter,les esprits contre.les Euru|K par leur caractère et par leur situation.Si le gouvernement français n’est courant de ces faits,il est urgent pas au de l'on instruire ; s’il les connaît, il lo détor- unires français, nous désirons que les capitaux français s'intéressent à ce qui se fait de sérieux en Chine.Mais rien passe frappe peu l'opinion européenne cause, éternelle des souffrances du de sérieux n’est possible suus sécurité, et u’eii est que plus dangereux.Vet- peuple.aux contribuables, secondement n’importe pus moins, pour miner à agir, d'en saisir l’opinion.et il n'y u ici aucune sécurité pour
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