La Vérité, 1 mars 1902, samedi 15 mars 1902
•' N i.ttontfuay 1 j»inv IttUÎ# Vil)\2 rut M Jvau 21ème ANNÉE NOTRE-DAME DE QVMÏ2C, SAMEDI 16 MARS 1902 AVIS ABONNEMENTS Cumula d Etain- Lht is Un an.Six mois Étranger (Union postale.) Un an LA VÉRITÉ Toute demande i>e ClIAXtiEME NT D’A D K ES3 K DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE.*‘2.00 $i.oo REVUE HEBDOMADAIRE “ VERITAS L1BERAMT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.” Téléphone : 712 f.33.50 J.-P.Tardivel, l)i reete u r-Propriétaire N.-rx DE QUEBEC SAMEDI 15 MARS 190.1 Bureaux : Chemin Sainte-Foye prèe Québec et de Barcelone foyer permanent de mutinerie.en particulier, un foules l'exaspération de la fairn et réduire A l’impuissance le gouvernement central.Or, pour comble, ce gouvernement central est entre les mains d’une femme qui, demain, devra le céder à un enfant ! ce mot ce qui pouvait étymologiquement s’y lire.Malgré des défenses formelles, le parti démocratique chrétien en Italie prenait les allures d’un parti politique.Il voulait la république ; et, pour y arriver plus sûrement, poussait de tous les côtés pour que le Souverain-Pontife révoquât le non ex-minis-\pedit, c’est-à-dire la défense de prendre leçons du part aux élections politiques.De plus, n’avoir rien ap- la démocratie chrétienne, par ses Trieste et Barcelone On comprend dés lors à merveille quels beaux bouillons de culture des villes comme Trieste et Barcelone ofirent aux microbec anarchiste et socialiste ! (De la Croix, de Parie) Et autour de ce trône chancelant e'agitent dos conseillers et des Apès Trieste, Barcelone.Il y a des analogies frappantes dans Ces partis excellent, en effet, il lu situation politique de ces deux | s'assimiler les impatiences populaires, villes et dans le mouvement insurrec- à les faire dévier dans le sens de leurs très à qui les redoutables malheur semblent groupements, ses journaux, tendait à pas su voir que la force du être complètement autonome, et ne peuple espagnol et le secret de son relèvement reposent dans sa foi et dans 1 VŒ ses traditions chrétiennes pris.sur les I aspirations et à leur donner corps et mais sévissant formule.tionnel A peu près éteint là-bas bords de l’Adriatique, encore avec fureur dans la capitale de lis n’ont voulait point souffrir le joug de uvre des Congrès à laquelle le qui furent! pape l’avait sagement attachée.11 y do sa grau- avait dans cette attitude un double Les idées d’emarn propagande nai res.jipalion sous leur sont devenues révolution- la Catalogne.Ces deux grandes métropoles: commerciales sont profondément sépara* tinta* l'élément et l’instru» • il Lèvre éineutitre devient une i -u ! es grands ' Vénitiens ont laissé dans ses mono- est moins farouche et moins parce que le tempérament populaire y dédai- ments, dans ses arts et dans son génie | gueux de la mort, commercial une empreinte que l’occupation séculaire de l’Autriche n'a pu effacer ni même affaiblir.On v déteste les Allemande, les “ lourds hommes du Nord, ” on y appelle de tous ses vœux l’écroulement du vieux trône des Habsbourgs.11 faut entendre les petits marchands qui pullulent dans les ruelles étroites et montantes de Trieste et les innombrables portefaix du port dauber, avec leur verve italienne aiguisée par la colère, lee “ mangeurs de choucroute et de saucisses.” Ces pauvres gens n'ont pas l’air de se douter que si la catastrophe qu’ils souhaitaient survenait, ce n'est pas ritalien frère, mais le hautain Prussien qui viendrait remplacer le débonnaire et paterne Autrichien sous le rie) bleu de Miramar.A Barcelone, on caresse également un rêve d’affranchissement.On frémit avec impatience sous le joug dés Castillans.On veut une Catalogne autonome, libre et indépendante, ne conservant plus avec le pouvoir central de Madrid qu’un lien platonique.Certains même vont plus loin et no cachent pas leurs vœux d’annexion de leur province à la France.Très fiers de leur activité commerciale, du merveilleux développement, de leur industrie et de l’expansion de leur splendide capitale qu plé en un demi-siècle, les Catalans se considèrent comme les toutes les Eepagnes.Us sc croient sacrifiés et par les grands et pompeux oisifs Castillos et des miles.Mais les intraitables Catalans ne paraissent point disposés à céder aussi aisément.Et puis, l’organisation socialiste et révolutionnaire est plus avancée en Espagne que sur les rives orientales de l’Adriatique.Les opinions politiques y sont très divisées et très actives, la Franc • Maçonnerie surtout enlace toute la péninsule dans son réseau funeste.C’est elle qui a préludé aux désordres actuels par ses excitations contre les maisons religieuses et les institutions chrétiennes du pays.A tous ces germes de révolution et d’impiété, à toutes ces haines politiques et sociales, dont le chaud soleil active la fermentation, joignez le sentiment d’irritation du patriotisme aigri par les récents désastres et par les sacrifices que la défaite a entraînés.L’orgueil espagnol ne peut pardonner à ses gouvernants les humiliations et les amputations que la mauvaise fortune des armes a infligées à la patrie.De là une irritation générale et des rancunes aveugles, qui ne font que trop le jeu des sectes révolutionnaires mot exprime, en vertu de son étyino-toujours habiles à jeter du pétrole sur logic, un concept qui est loin d’être lo fou.théologique : le pouvoir réside dans Aussi l’émeute semble-t-elle gagner le peuple et vient de lui.Mais enfin, fortement constituée à Rome et, dans plusieurs circonstances, avait agi en suivant ses visées personnelles, et en essayant d’introduire de nouveaux éléments, une nouvelle direction dans.VUnionc Romana,association électorale catholique de Rome.Ces divisions avaient été alors très remarquées, et menaçaient Je faire perdre le fruit de constants et généreux efforts afin de-contenir tous les catholiques dans les lignes d’une action commune et uniforme pour le plus grand avantage de l’Eglise.Le document dont le télégraphe vous aura fait connaître les grandes lignes coupe court à tous ces inconvénients.11 ne supprime pas la démocratie chrétienne ; mais il en règle le fonctionnement,en supprime les écarts, et, lui enlevant l’autonomie, la mettant sous l’autorité directe de chaque évêque, sous la direction immédiate de l’Œuvre générale des Congrès, embrigade ses efforts, les empêche de s’éparpiller et les conduit sûrement au but.commun.Les ordonnances prévoient aussi certains abus qu’elles éliminent, comme par exemple les discussions contradictoires avec les socialistes.Ceux-ci sont de véritables hérétiques, et ces sortes de discussions La démocratie chrétienne EN ITALIE Nous extrayons ce qui su;' de l;v correspondance romaine de la Seinaint de Montréal, numéro du S mars : rt Ugi' ik*r.— Le pape vient de faire un acte qui a eu grand retentissement.11 a fait promulguer par la Congrégation des Affaires Ecclésiastiques extraordinaires une série d’instructions à propos de la démocratie chrétienne.Voici en deux mots ce qui a nécessité ces ordonnances.Le Souverain-Pontife avait longtemps hésité à admettre le mot de démocratie chrétienne.En effet, ce vaincu par les instances venues de Tandis que lu sang coule sur la divers côtés, il crut plus sage de per-Rcmbhi do Barcelone cl que les barri- mettre le mot, tout eu donnant de ne peuvent être permises quo par l’au-cades surgissent en ce délicieux fau- sages limites à la chose.L’encyclique torité ecclesiastique bourg de Gracia, tout plein, habituel- Graves de côvmum re, tout en lement, de joies, et do rires, les grèves saut celte s’étendent à toute la Catalogne e menacent d’éclater en Aragon Valence, voire mémo en Andalousie, lairo ; Manifestement, il se fait dans tout étymologique du mot du démocratie , un chrétienne.Mais lo mot était lancé ; il veut, devint vite un drapeau, et les démoin grève générale, jeter dans les crates chrétiens prétendirent tirer de chaque jour du terrain.i a quintu- , comme l’a déclaré autori- plusieurs fois lu Propagande.Enfin les dénomination, la disait ordonnances touchent un point qui Vhistoire do l’Eglise.Ces groupements démocratiques-, comme tous les êtres jeunes, se donnaient le mérite de [’invention.Us avaient découvert une voie nouvelle pour convertir le monde, et avant eux l’Eglise u’uvait rieu fait pour les pauvres.nourriciers de t indifférante et lui donnait le sens d’ne-j appartient à à lion catholique de bienfaisance popu-cc îvétait point la définition exploités des provinces môridio- Delà un perpétuel mécontentement et une sourde colère toujours prête il éclater, qui fout de toute la le pays une propagande acharnée mot d’ordre circule partout : on province, par 2 LA VÉRITÉ 11 qu’il faut agencer lea forces navales et.militaires de l’Empire ; Canada doit réorganiser lea milices canadiennes, en accroître l'effectif.vers toute partie menacée ou quéedel’Empire.L’Inde fournirait corps d’armée, le Sud-Africain l'Australie chacun deux C’était ce que l’on entendait dire couramment.Il y avait même une phrase stéréotypée : nouveaux, :i des besoin» faut des méthodes nouvelles D'après les démocrates chrétiens, les temps et les besoins étaient nouveaux, d’où la nécessité inéluctable de la démocratie chrétienne.Les ordonnâmes mettent l’histoire au point, et ne permettent pas de dire que dans ses dix-huit siècles l’Eglise ne s'est pas occupée des pauvres, des masses mal h ou reuses.( "est par elles qu elle a commencé son apostolat, et c'est encore la portion la plus chérie, la plus intéressante de son troupeau.— Quel sera l’effet de la mesure pontificale?Il sera on n’en doute pas excellent.Les différents comités et groupes de démocrates chrétiens ont déclaré adhérer à tout ce que voulait le Souverain-Pontife, et se ranger volontairement et de coair sous la direction de l'Œuvre des Congrès.Il ne s’est élevé qu'une seule voix discordante ; et elle s’est {.vit entendre à Lome.I n journal qui était son organe, il lknnoi>.i n’a peut-être pa« été conoid érable .mais elles ont au moins prouvé qtrelle* /éveillaient pour la prem ière foi# au sentiment de leurs devoirs envers U mère-patrie et tie, devoirs mutuels que le* colonies se doivent p““ t0U5*“ .' ., ! entre elle*.Il cet malmenant jnu>o-*ible de " W action cam,Leone deü Ligue L ^ ilüudnLtouUml l-Empirc,,r.uU.n#cmp,qu et n^mtreraenturle problème club rehnque où que,que, eot musâtes ^ ^ des rcspim^bili- comme te colooel Deo^oo et ^^^u^deeluiuurilrsp.^e.delKmpire' Parkin c«léb»,cnt te glotw de limpéna-j j,,»i«nt mettre liemf.('es messieurs y sont encore ; mais .ri .^ ils ont aujourdhw a IcuM wnteuhommw.euarmcr.cr.munition.itûn^>tn.t5 de a couronne et to a te tint qUeen manufacturée dorme-.Chaque colo- escouade de sénateurs et de députe* nu.t .w t , .1 rue devrait < rn/joo-r a • w r&ittnqr.t!, cherchent ;i reprendre le temps perdu, en! ,, , A .r ., ,, r.cas d urge no dans une proportion refaisant, sur une note plus aicuv, us ' .i equitable qui pourra.t être Facile ment deter- anczvns discours des fondateur* dr la ./Av ,, j mince (“) quo qu'il est ieucc à ee que Denison, président de la Ligue, un discours extrêmement intér et non moins suggestif, que n.-i; grattons de ne pouvoir re prod ni: entier tel qu i! a été public j -r le Glol du 21 février.Inutile de diu que c est ie discours non d’un mats u un liriii.vu h i.t v OlnJ);»”IiK* HiJii Om;A Hui>i; 'Vmhny.A k * .compagnie ont prévu cela peut-être! Ce sont «les gens bien avisés, j leurs, je conseil d'hygiène, au besoin • i v aura T*cil sans doute.lin Lin» ne.D’ail- rai ns ne viennent pas à Québec pour voir et pour entendre ce qu’ils voient Etats-Unis.! Q* 1 i i'aud va i t pou rta n t s’entei\d re Auditorium ( 'ompony niitiï et Tin Quebec Opera House Com-Limited sont-ils une seule et ii-r i Du reste, la compagnie demande ! aussi le droit d'acheter la propriété a e et ce qu’ils entendent aux C’est du français qu’ils cherchent ; et lors même qu’on leur donne des piè- j PCI'U ces dramatiques anglaises, ils s’y plaisent d'autant plus qu’on leur anuonde le spectacle eu français.Uu théâtre anglais à Québec ne leur dira rien : ils en ont chez eux, de tout aussi en-' qui peut ci apres être requise pour le dit resta'4- même compagnie ?Aurons-nous un affaires -n rapport aver rant cm opéra.— lu rav.dtl .Auditorium ou une Opera 11uv.sk ?C’est une entreprise privée, c’est vrai ; mais puisque messieurs les di recteurs en appellent aux petites bourses et particulièrement aux petites bourses canadiennes françaises, le savoir le ,'wirn Restaur i éclaire peut-être la situation ./durant ou opéra opéra ! Cet ou Re.' -Il n’est donc- ou tu t nuyeux.Et puis, que veut dire auditorium ?Est-ce un mot français ?C’est un mot latin pas certain que ce soit même un opéra.Sera-ce des directeurs de public a le droit ,ç îe veux bieip la compagnie, et si le nom lui déplaît, de le dire.Uf 4 • V» • -4- a fé-concert ?L’intention semble contredire jus .¦i tain point cette interpréta-: leur intention ne nous un M.B.Russell M.1’.> d Quintillien s’en sert pour désigner un lieu, une salle où l’on se réunit pour écouter ; pour le jurisconsulte Paul, Vividitoriurn est une salle d'audience, un tribunal ; Pline le Jeune entend par là un auditoire, une assemblée de gens ; et Callistrate, dans le.l'instruction m connaissance d'une * % qu a un -lion ; ni; paraît pas bien déterminée.Or, auditorium aussi bien qu 'opera i 1 house, c’est de l’anglais.Et l’anglais, quand on peut s’en passer, on s’en i * A v «i r t it un théâtre à! qu’on i donc qu'on construise et able les diverses affaire* qu’on veut construire et meubler, je demande qu’on dise, et en français, en passe ! Si l’on construit Québec, pourquoi ne serait-ce pas tout simplement un théâtre le Tnû.v tkk un Qvkrev, par exemple ?.me qui écoutent Digeste, appelle ainsi d’un procès affaire.quoi consistent ces ¦ni cureq et si ces affaires s ait en rapport avec un audit rium, un café-concert, une opera house, un opéra, un restaurant, une buvette, un hôpital, une usine, une boutique, ou simplement un théâtre.Le nom n’est pas tout.1 i faut aussi savoir ec qu’entend faire Yamiitorinm ou Y opera house company limited.Quand on invente des mots, on doit être capable de dire clairement et.correctement les œuvres qu’on se propose d’accomplir.Eli bien ! voici ce que nous apprend lu Gazette l'ffieicUc sons la signature des .solliciteurs (sic) des requérants : I Attendons-nous done à du nouveau d'ici à peu de temps.Nous n’avons pas d’argent pour développer nos ressources naturelles moyens de transport, aider à la colonisation et au rapatriement ; mais nous trouverons forcément 15 à 20 millions défense de l’Empire britannique.Hormis, ce qui pourrait Unis nous annexent,sous prétexte que nous troublons leur douce quiétude, que ¦nous les effrayons acre tous nos préparatifs de guerre.Nous reviendrons sur ce point dans le prochain numéro de la l'évité.• i prison?le> criminels, les! : agiles et les i 'iiUtrieux dan- CO o ns* a que celles q; lreindront des pouvoirs qu’ils avaient étendus, trop illimité?, comptant sans doute sur le bon sens de fis se grand contrôle 11 » i 01 lâ â 4 v •• i .1 ou> nan?idée de ses connaissances en diagnostic.o Mais voici qui est autrement grave ; i on dirait de l’hallucination pure : donnés trot ; î.‘o! taux, etc .tea ii pO till* Un tel principe interprété d’après de ceux qu’ils en investissaient ; tels exemples ne fait honneur ni à réserveront même un celui qui l’énonce ni à ceux qu'il iur vexercice je ,¦ atteint.'Qu en sait-n, ce cner monsieur, si cette maladie bénigne à caractère peu connu est un préservatif contre la variole ?Lui qui nie.l'efficacité1 du vaccin comme préservatif Où M.le surintendant médical de l’hôpital civique des maladies contagieuses de Montréal a-t-il pu lire une pareille abomination ! Ce n’est assurément pas dans cette mienne lettre qui a si violemment secoué sa bile, ni en aucun autre de mes écrits qui auraient pu par hasard passer sous ses yeux.Moi, m’élever contre un dogme aussi sacré de la science médicale moderne, es pouvoirs, si res- ein ts qu’ils puissent être.f r 11 M.le surintendant prétend-il donc-que l’on puisse traiter tous les habi- votre tout dévoué, tants de cette province comme des criminels, des fous ou des enragés.d’urgence, sous J'ai l’honneur d’être, mon cher ami, Lr.V AM! DK CA UBSSTi.•f etc, etc, et ordonner peine de fortes amendes, une séquestration générale ?Mais il y aurait encore tout de même, entre cette séquestration et la vaccination obligatoire pour tout, une distance non moins grande que celle qui existe entre ses raisonnements et la raison elle-même.i ïamais : V Ce dogme, cependant, je ne voudrais-pas assurer que je l’interprète d’une manière parfaitement orthodoxe ; car II nous assure que sur deux cent je suis porté à croire, — le ciel et la vingt-cinq malades variolés qu’il a faculté me pardonnent !—que la fièvre reçus dans son hôpital il eu a perdu de la vaccination préserve de la fièvre six, soit près de 3 op.De son côté, M.de la variole comme toute fièvre pré- le secrétaire du conseil d’hygiène serve d'une autre fièvre ceux qui en sont atteints.Voilà pourquoi l’expérience démontre, parait-il, et eu cela je ne serai pas contredit par le docteur, que l’on ne saurait se faire vacciner trop souvent, tous les dix ans, disait on, il y a quelques années, tous les sept ans aujourd’hui, et tous les ?, lorsque les bureaux d’hygiène seront nantis du pouvoir absolu qu'ils réclament (1).Il serait trop long de citer les nombreux passages consacrés par l’écrivain De la dialectique, M.le docteur passe à la statistique.!e= champs de bataille do 1870, et voici que M.Waldeck-Rousseau, oublieux des sentiments sur qui inspirèrent (Jambetta lui-même, est venu rompre cette union par la délation, la jalousie et le favoritisme pour donner un gage aux révolutionnaires et aux internationalistes assis au pouvoir à côté de lui.L’armée livrée à ses ennemis : tel est le premier acte du pacte avec les révolutionnaires.Qu'en sait il f dit M.Laberge.Et lui-même consacre une longue tirade à la société antivaccinatrice des Etats-Unis et au Dr Li verson, qui avait offert une forte somme à celui qui dira ce que c’est que le vaccin, pour prouver que l’on doit croire à l’effet du bien qu’on ne sache rien de la nature de son action.C'est donc une affaire d’expérience et d’observation tout.Pour tirer des conclusions de 1 statistique faut-il avoir fait un d’études médicales ?M.le Dr Laberge, nous laissait savoir, il n’y a pas longtemps, que sur plus de cinq mille malades, il avait constaté une mortalité d’à peu près 1 ojo (2).Serait-il vrai que le plus grand nombre des mortalités se seraient produites à l’hôpital civique de Montréal?C’est possible, probable môme ; car dans nos campagnes, du moins celle de nos environs où le fléau a visité vaccin Voici le second : la haine religieuse.Mais il faut constater, Messieurs, que depuis l’origine, les jacobins ont fait des progrès.Ceux qu'on a appelés les Grands Ancêtres avaient conservé un idéal supérieur, Rousseau, avec la profession de foi du vicaire savoyard, était leur pontife et, s’ils débaptisaient Dieu, s’ils l'appelaient l’Etre Suprême, du moins ne le reniaient pas.(Applaudisse* Aujourd’hui, Dieu voilà a cours nombre de familles, aucun cas fatal n’a été mentionné.La proportion des mortalités chez nos variolés ou nos varicelles est donc ai petite que l’on peut difficilement dire si ceux d’entre eux qui ont succombé sont morts do cette maladie ou seulement pendant qu’ils en étaient affectés.D'après ces statistiques, celles même de ses plus ardents défenseurs, il faut reconnaître que le conseil d’hygiène a manifestement attenté à l’autonomie I comme M.Tur-geon, l’autre jour, à la Chambre, parle de “préjugés populaires" qu’il ne faut pas soulever.Il faudrait établir d'abord de quel côté sont les préjugés, et si le peuple, quand son bon sens naturel n’est pas faussé, Le dicton vox populi vox Del repose sur quelque chose.Et si le peu-pie, qu’on proclame volontiers rain, brisait la machine delà lion obligatoire ces messieurs qui sont ù son service f (1) Note de la rédaction :— A l'appui de théorie de notre correspondant sur l'efficacité de la vaccination,qui est aussi la nôtre, rappelons-nous qu’à Boston on en est rendu à prescrire la revaceination torn b* moi», ou toutes 1rs six semaines,pour les garde-malades, les ambulanciers, etc, qui viennent en contact fréquent avec les personnes atteintes de la variole: c’est-à-dire qu'on les tient pour ainsi dire constamment sous l'action du virus de la vaccine.(Voir le Boston Globe, du 31 janvier, cité par la Vérité du 16 février, page?.) Dans ces conditions,la vaccination doit être efficace.ils c’est ments.) l’ennemi ; et, comme l’a dit un ministère (c’est peut-être pour cela qu’ est ministre), c’est Vlnfàmc ! n a pas souvent raison il souve- Et alors a commencé cette campagne athée qui s’est poursuivie sous nos yeux avec une persévérance sans relâche : c’est la loi sur les associations qui a été le don fait par M, vaccina-qu’auraient fl dire tous (2) Voir le Journal, de Montréal, samedi 8 février 1902, page 12, 3e colonne. Samedi IS Mars 1903 JJk VÉRITÉ f> SI \ r, y -r?- , 7>-.——,- temps leur danger, vient d’ui\ triple un système de morale sur d’autres defaut : 1.Waldcck-Rousseau à sob nouveaux 1 *v pour ce qui regarde le principes que ceux de la religion >-Oi ps, exagération des soms et dug ox* n’y aunge pas, uaiurelictuenl erciccs physiques, au détriment de là sent bien plus noble partie de l’être humain ; 2.pour ce qui regarde l’esprit, encom- amis athées.Oh ! lui, je le sais, n'est pas de ceux (|ui veulent brusquer les choses.11 a autour de lui des impatients qui no demanderaient qu’il donner un giaud coup de pioche dans la maison pour b rement des programmes, études su: lui, il trouve qu’il est perficielles, assimilation irréfléchie de faits purs et simples sans liaison, dénués de principes comme d’enseignements, ce qui fait que le jugement est atrophié ; 1 cœur et la couscipnce, ruble d'instruction morale et religieuse, d'où résulte pour l’enfant, un manque absolu d'orientation dans la vie, en dehors des égoïstes préoccupations de l’intérêt personnel.Du même coup, M.Stetson indique le remède à une si funeste direction : Certaines obligations de Vécole commune envers l'enfant on , car un que tout effort eu ce sens aboutirait au ridicule et au fiasco.Pour le bien de nos enfants et pour le bien supérieur de toutes les institutions dont ils font ou peuvent faire partie, l’école commune devrait leur donner une meilleure idée delà valeur relative des faits.Les faits, ces choses brutales, ont toujours été et seront toujours en notre présence ; mais n’est-il pas reconnu que les détails isolés, c’est-à-dire pris séparément, sont d’abord d’une acquisition difficile et qu’une fois acquis ils deviennent des fardeaux de plus en plus lourds, non seulement au fur et à mesure que le nombre augmente, mais au fur et à mesure que se prolonge le temps qu’il faut les retenir ?Au contraire, si ou les enchaîne entre eux et si on en possède bien l’enchaînement, ils sont tout aussitôt d’une grande utilité, parce qu’ils nous donnent l'intelligence des principes qui en sont le fondement et la conception des enseignements qu’ils renferment.Si les faits ne sont nas de nature à éclairer et à sti- 4.mulev nos recherches, mieux vaut les D'un autre coté, il est très consolant pour nous, catholiques, de voir que les déclarations de M.Stetson sont une parfaite justification de notre système d’écoles paroissiales fondées sur le principe de l’enseignemenet religieux et édifiées au prix d’un surcroît de taxes scolaires de la part de nos contribuables qui, déjà forcés par la loi -le se saigner pour les écoles publiques dont ils ne peuvent profiter, se saignent encore généreusement pour leurs propres institutions.C’est dans nos écoles catholiques indépendantes que se trouve pleinement réalisé l'idéal de M.Stetson.C'est ici, en effet, qu’on mène de front, avec harmonie, la triple croissance physique, intellectuelle et morale de l’enfant.C'est ici qu’on s’occupe tout à la fois de son esprit, de son jugement, de son cœur, de sa conscience et de son âme.C’est ici qu’on lui apprend sa place et en même temps sa destinée dans le monde, c'est-à-dire la jeter à terre plus habile de cheminer doucement.« Pourquoi aller si vite ?Nous pourrions blesser le sentiment public, et les anticléricaux eux-mêmes pourraient se révolter.Supprimer le Concordat?Il vaut bien mieux le torturer! Persécuter VEglise?Il vaut mieux la li-gottor ! Nous entrerons doucement dans la place, nous ne ferons pas de bruit, délogerons, peu ù peu, la garni- 3.pour ce qui regarde le absence déplo- 110US et nous nous trouverons un jour sans que personne s’en son les maîtres doute.’ 1.il faut s’occuper de l’àme plus que du corps, favoriser la croissance morale encore plus que la croissance physique de l’enfant ; 2.il faut soigner la qualité plus que la quantité des matières du programme et étudier les faits d’une manière raisonnée afin de bien saisir les principes sur lesquels ils reposent et les enseignements qu’ils comportent; 3.il faut introduire une instruction la somme totale de ses devoirs et de morale et religieuse telle que l'enfant, ~es responsabilités.C’est ici qu’on lui non plus isolé en face d’un monde à fait respirer continuellement une at-1 assujettir,mais incorporé dans le grand mosphère, une vertu théorique et prate ut social, ait le sentiment clair et vif tique par de ses responsabilités personnelles, s’en doute ?Sans que personne llalte-là ! la garnison est prévenue ! (Applaudissements prolongés.) La garnison est prévenue, et s’il y des chiens muets, il y en a d’autres qui crieront assez fort pour qu’on entende le cri d’alarme ! (Nouveau a applaudissements.) Voilà, Messieurs, l'œuvre, poütiq de M.Waldcck Rousseau.UC : » loger dans des livres oae dans nos O A mémoires.S’il faut un effort pénible pour les faire entrer dans nos esprits, ils ont une tendance à stupéfier et à On voit toujours que les ‘‘Credo” et de savants dont la science est la plus aimable sont ceux qui paraissent ne pas avoir conscience de leur savoir.Notre malheur est de croire que nous deviendrons sages si nous faisons de nous-mêmes des encyclopédies vivantes.Nous commençons à peine à nous apercevoir que de tels efforts, non seulement refroidissent le feu de la vie, mais lui communiquent une dureté do bois qui enlève à l’existence tout pouvoir sympathique, toute richesse d’expansion.L'homme adonné aux simples détails voit son esprit se rétrécir toujours plus avec les années et s'amaigrir d’autant plus que profite sa horde indisciplinée.La nature avare se L'honorable 11.Stetson un enseignement imprégné, embaumé de toutes les vérités révélées Para^ pr LA# autrement dit de ses devoirs à remplir contenues dans le envers lui-même, envers Dieu, euvers toutes les règles de vie, également révéle prochain, envers l'humanité et la lées, contenues dans le Décalogue, patrie, afin de contribuer au bien-être Le seul moyen, pour le protestau-des autres tout en recherchant le sien tistne, de sortir de son imbroglio, serait d’adopter généreusement le système des écoles confessionnelles.Il s’en sui- — KT I.ES — ECOLES PUBLIQUES Nous lisons dans le H'vnq'r.àï Lewiston.Maine, en date du 1* février 1902 : M.le Rédacteur du Messager, L’Honorable W.W.Stetson, le distingué et populaire surintendant-général des écoles de l’Etat du Maine, vient de publier, en matière d’éducation, une petite brochure, de grande valeur dans son ensemble, mais remarquable tout particulièrement par un chapitre de haute portée et de haute le contrôle de l'éducation de l'enfance, signification, intitulé : “ Certaines dans ce pays en dehors de l’Eglise obligations de l’école commune envers catholique, ait jamais parlé avec l'enfant ".Ce chapitre, à mon avis, autant de franchise, de sagesse et de devrait être imprimé en lettres d’or et force.V eût-il, dans les Etats-Unis, distribué à profusion, dans toutes les une trentaine, ou une vingtaine, ou parties des Etats-Unis, parmi les bom- même une dizaine d’homiues avant mes de toute religion et de toute nationalité, parmi les Protestants comme parmi les Catholiques.J’en ai fait la traduction en français, pour en faire bénéficier, par votre intermédiaire, tous les intéressés de langue française; car je me flatte que vous publierez ment.11 est pénible, toutefois, de constater que la solution du problème est radicalement impossible au protestantisme à cause des mille et une sectes qui le divisent.Etant données des écoles ou en partie.fréquentées par des élèves de sectes M.Stetson est un penseur profond et multiples, il n'y a plus moyen de un littérateur éminent.11 se pose donner satisfaction à toutes les sectes résolument en face du double problème par un système unique d’enseigne-de 1 éducation do l’enfance et do l’ave- mont religieux.“ Inde ira.nir national des Etats-Unis par le l'Etat pour avoir la paix, décrète la moyen des écoles publiques, et il n’hé- suppression absolue de cet enseigne- site pas à dire franchement ce qu’il en ment.Erreur funeste qui supprime pense.Il le dit môme avec une force tout aussitôt la morale dans sa source, extraordinaire et une vigueur des plus Au lieu de faire, comme on devrait, originales, quoique ce soit toujours les plus grands sacrifices pour causer avec grace, avec mesure et ménage- ver Renseignement religieux, on sacrifie tout, au contraire, pour établir cl maintenir ce qu’on est convenu d’ap- une mauvaise voie, peler la sécularisation ou la neutralité les parents ne professent aecune forme ils n’ont pas le pouvoir de les digérer, Leur inefficacité, qui est en môme religieuse des écoles.Quant à fonder de religion chrétienne et iU deviennent ainsi, dans Vordre propre.Telles sont les déclarations et les suggestions que l'Honorable W.W.Stetson, parlant de?écoles publiques en général, adresse à tous les hommes bien pensants, non seulement de l’Etat du Maine, mais de tous les vrait une révolution dans le système actuel ; mais, mon Dieu ! que l’on y gagnerait en religion, en morale et eu patriotisme ! Chaque église, ayant ses coudées franches dans ses propres institutions, y donnerait autant de lumière et de vie qu’elle en possède elle-même.Il faut dire néanmoins que l’Eglise catholique dans cette érnula- Etats-Unis.Je ne sache pas qu'aucun écrivain, aucun orateur, parmi les hommes haut placés ayant en mains tien, dans cette course générale vers le bien, serait toujours en avant, de beau- développe aussi sûrement dans un tel ! ti a m m o qug dans le pauvre misérable coup, par sou immense avantage de pouvoir enseigner, non pas un christianisme tronqué, mais, un christianisme complet et parfait (1).En attendant ce jour fortuné qui, hélas ! pourrait bien se faire attendre encore longtemps, nous devons aceor- : loppe chez .es enfants une finesse d observation et une adresse d’exécution qui contemple avidement ses trésors.Il est au bout de son utilité sociale lorsqu'il a énuméré le peu de choses qu’il croit savoir.L’œuvre de l’école publique déve- l’esprit logique, la perspicacité et la droiture de M.Stetson, on verrait bientôt, sinon de grandes améliorations dans les écoles publiques, du moins de nobles efforts pour les rendre meilleures moralement et civile- der à VHonorable W.W.Stetson, sans restriction, tout le tribut de félicitation qui leur donnent et de reconnaissance auquel il a droit, non seulement pour son attitude courageuse à l’égard du système des écoles publiques, auquel c'est un crime,selon l’opinion commune américaine, de toucher seulement du bout des doigts ; mais encore plus pour son admirable dévouement et ses travaux généreux et multipliés en faveur de la cause do l’éducation de la jeunesse et de l’enfance.Les plus hauts honneurs de l'Etat, voire même le poste suprême ” Et do gouverneur, ne seraient pas de trop pour récompenser de tels services.Espérons que cette récompense nationale ne lui fera pas défaut.Nous la lui souhaitons de tout cœur.un talent pratique hors du commun : mais le développe* ment de tels pouvoirs, sans la sauvegarde d’un grand sens moral, est apte à produire des rebelles au lieu de bons citoyens.Les extravagances pédagogiques ont pris des formes nombreuses ; mais la moins excusable de toutes paraît être celle du prétendu enrichissement do nos cours d’études.Ces additions nous ont donné une foule de sujets nouveaux et une liste presque sans fin de matières qui demandent à être tamisées audessus de la tète des enfants.Il en résulte que ceux-ci finissent par concevoir une plus haute estime pour la forme elle-même que pour la vio qu’elle contient ou qu’elle peut donner au chercheur de ses bienfaits.Ils avec empressement un tel morceau de littérature scolaire, dont l’importance ne peut échapper à personne, et que même une foule d’autres journaux de notre langue seront heureux de le reproduire, ou tout F.X.Bvrquk, Etre.Fort Kent.Me, 3 février 1902.acquièrent une grande facilité d’ab- ment.(1) Not b de la Vérité :— Mais que ferait-on des millions d’enfants dont sorption; mais les faits qu’ils dévorent, Selon M.Stetson, les écoles publiques sont dans LA VÉRITÉ « été faite au syndicat Nordi».Pourtant, française, et qui devra compter pour le syndicat rase le bois sur une ccr- vivre duus l'avenir sur l'encourage, taine étendue de territoire dans la ment et la bourse des nôtres ?région du Saguenay.Un peu pins do Les deux principaux organisateurs lumière, s'il vous plait.de ce projet sont, noue croyons pouvoir Vatfirmer sans nous tromper, l'hon.S.N.Parent et M.G.Tanguay.Or l'hon.M.Parent est bien pourtant le premier ministre de la Province (française) de Québec, le maire pour la cinquième fois de la vieille ville (française) ,1# Québec, il est le représentant A ja Chambre législative et à l’Hôtel de ville de la division, (française excellence) de Saint-Sauveur.Tanguay, représente à la Chambre législative les braves Canadiens du I.&v Saiut-Jcan, il représente û l'Hôtel d-ville l'élite de la Québec.préjugés des autres peuples.Nous d isous les préjugés, sait que l'ukase du conseil d’hygiène n’est pas rais à exécution et ne peut pas l’être.Il est vexatoire et dangereux, mais nullement efficace au point de vue où se placent les vaecinateurs.A propos de ce bill, voici un petit intellectuel et mural, les dyspeptiques les moins intéressants et tes plus désespérés que Ton puisse voir.Ils souffrent de tous les maux excessive et enivrante.tout le monde r»#S V> Vui propres à une diète Ils n’ont que très peu de cette force de resistance, de cet amour de l'ouvrage qui est le résultat de conditions parfaitement saines.11 n'y a pas jusqu’à la nourriture incident qui fait toucher du doigt la physique de ces enfants stimulante et irritante M.Jiourassa et tes écoles neutres qui ne soit valeur de lu statistique que messieurs plutôt que les partisans de la vaccination obliga-; pendant! toire offre comme réponse à toutes les Lors du débat sur l'adresse, en réponse au discours du trône, ù Ottawa, le député de libelle, priant du paragraphe de la harangue officielle où il est question de l’assassinat de M.McKinley et des mesures à prendre contre les anarchistes, s’est exprimé comme suit : satisfaisante et fortifiante que leurs habits sont plutôt faits pour objections.Devant la Chambre, M.le attirer l'attention des autres et cuiti- Dr Pelletier, député de Sherbrooke, ver la vanité de celui qui les porte, et membre du conseil provincial d’hy- jgiène, déclara qu’au collège de Saint: Hyacinthe tout le personnel avait été vacciné, moins quatorze personnes, et par M.IA société française de certes, des titres de continuée qui requérant de ces deux messieurs une plus bienveillante ; tion à l’égard de la lang que toutes ces quatorze personnes non vaccinées uat eu la variole ; tandis! Voilà La legislature provinciale ri VanikrotaUiiio introduit dan* les K m#naif tie s’y propager, ce n’ert pan Luit à cause de l’rxiviencc dtin* celle république d iuslitulions libre • » qu'aucun de ceux qui avaient été vac-1 tx^Unis cinés n'a contracté la maladie.M.lUvtl- Morin, député de Saint-Hyacinthe, a répété la même histoire devant le co- P" ^ dc u dépravation.Uns la vio ., 1 t , À.; moderne, des icléeemondes.Malheureuse» j mite de Législation.Naturellement, les journaux parti sans de la vaccination obligatoire j sont emparés de ces affirmation?et le- tfh, s et te | .ont répétées triomphalement.11 n’y a pas de doute que si ces res étaient exacts, ils seraient assez non de la vaccin.- mais de Vefficacité ue française.Il faut remarquer que dans de que >• : Voilà que VAssemblée législative, après avoir flâné pendant plusieurs semaines, se met à expédier la besogne.à la vapeur.L'autre jour, cette hâte a tourné en vrai scandale.Dans l’espace i de quelques minutes, v.- députés ont J inéral ” adopté une pa- reils cas, c'est bien souvent presque ! niext, pour le pays voisin, tandb qu'il a ( connu, pendant le dernier siècle, ! projet en soi.Ce sera pour plus tard, fort belle étude sur les rapports qui S’il faut : affirmations de messieurs les membres ! du conseil provincial d’hygiène ga gnent, ou perdent, selon le point de vue où l’on se place, à être sévèrement en juger d’après une nonce publiée dans le Soleil, nouvelle organisation se nomme : 77k Qucbcc Auditorium Company {limited).' fréquentes parmi Le bureau de direction an- existent entre les Anglais et nous.M.de Never?, en homme qui est au-dessus de ces craintes puériles, si nous, s’est plu tout provisoire se ! particulièrement à nous faire toucher du doigt les exigences intolérables de la plupart des Anglais et la comptai-Tanguay, snneo coupable d'un grand nombre des nôtres.Malgré certains ménagements apportés par le conférencier, chacun a eu sa bonne part de grosses vérités, nous un En somme la conférence de M.de colts Bien entendu, le bill de M.Tel lier, pour protéger les franchises locales et contrôlés, l’autonomie de nos conseils munici- conseil paux contre les ukases du provincial d’hygiène, a été étranglé comité de législation compose comme suit : Les lions.S.N.Parent, John Sharpies, N.Carneau, Chatcauvert, G.IL Kennedy, A.J.Small et U.Marthe, secrétaire, tous de Québec, il l’exception de M.Small qui est de Toronto.Nous avons donc devant La Chambre a devant elle plusieurs ont beaucoup plus besoin MM., V.que le bill de M.••au .C’est pour cela | bills qui que le gouvernement l’y avait fait! d’être étranglés Tel lier.envoyer.Pour justifier le rejet de cet excellent bill on n’a allégué qu’une raison : nous touchons à la loi actuelle toute la Province à la discrétion du conseil d’hygiène,disait-on, nous allons II, at Par exemple, il y a des bills qui -Si | donnent des pouvoirs exorbitants il qui met certaines compagnie?.Pour n’en groupe de québecquois qui, plupart, portent des noms canadiens-français et qui, évidemment, de bonne ou de mauvaise foi.pour la Ne vers a eu un bon succès et la bile que fait depuis le Soleil, l’organe anglicisé pur excellence de notre present tombés dans vincc, montre qu’elle a été parlai loque nous avons mont comprise.Celle conférence, | venue bien il point dans un temps, parait enfin comprendre les dangers que court notre belle langue un française, servira, nous l’espérons, à men- tionner qu’une, The Provincial Light, and Power Company, si son bill 'Si nous jest adopté, pourra faire à nuire aux Pilaires commerciales.peu près cv n’avons pas dans nos statuts une loi ' libcrticide, les autres peuples ne vou-j dront pas acheter nos produits, ni fréquenter nos hôtels ! Périsse la liberté qu’elle voudra.Le bill du barreau aura grand besoin d’être étudié avec soin, ainsi que celui qui tend A transformer la mission scolaire de Montréal.l’anglomanie ridicule entrepris de combattre.nù Peut-on excuser une telle compagnie l'on de s’appeler 7he Quebec Auditorium.coin- pourvu que les affaires lieu rissent ! Voila comment raisonne une chambre libérale ! Ce ne sont pas les principes qui guident ces messieurs, mais les lorsqu’elle sc propose de construire théâtre, en grande partie avec l’argent entretenir le bon vent qui souille des Canadiens-français, dans une ville cérame Québec, L’autre jour, en réponse à une interpellation, M.Purent a déclaré qu eu ne concession de terrains publics n’a de au- tous côtés.neuf dixièmes aux —:o:— LA VÉJtlTÉ La deuxième conférence a été faite • M.Leopold Mabilleau, un Français le France.M.Mabilleau poursuit et persécute ceux-là mômes qu’c!le a forcés à se séculariser ; elle pousse au schisme avec une persévérance que rien M'arrête.Lu persécution actuelle semble, effet, destinée à parcourir les mômes étapes que celle dont on fut témoin il y a cent ans.C'est le clergé régulier qui fit alors les premiers frais de la guerre religieuse.Comme eu 1793, les prêtres des paroisses auront ensuite! la leur tour.chefs Itoers, viennent d’être fusillés; et disons tout de suite bien plus précieux à la cause des Burghers que ne l’est Methuen pour la gloire des années anglaises.Ile plus le général anglais est pris sous le coup d’une proclamation de Dewet, de Delarey et de Botha damnant il mort tout anglais pris dans l’Orange ou le Transvaal, les armes à main.Aussi, si lord Methuen sauve sa peau, il pourra se dire chanceux.Le Journal, do Montréal, numéro du t> mars, ne semble pas goûter outre mesure le projet de M.Brodrick de créer une armée impériale dont “ le gros viendrait des colonies.” L’organe du parti bleu pourrait-il nous dire ce que les chefs du parti tory pensent de ce projet ?Nous craignons bien que les Borden, les Tupper, etc ne l’appuient résolument, comme ils ont appuyé l’envoi des contingents en Afrique.L’opposition, à Ottawa, ne sert qu'à pousser le gouvernement plus avant dans la voie néfaste où il s'est engagé.qu’ils étaient 1 m i il nous l’a comme parfaitement bien dit, est venu en Amérique, délégué par le gouvernement de son pays, pour faire connaître à l’étranger ce qu’est vraiment la France actuelle.Le conférencier peut se vanter d’avoir rempli plus quocon-sieneieusemeut sa mission M.Mabilleau nous a paru être ce .pi’on peut appeler un homme de son temps, doublé d’un optimiste à toute eu con- oflicielle.VeuVêtrc ne voulait-ou pas aller aussi loin.Qui sait ?Mais Joseph de •preuve.I Maistre fait justement observer qu'au Avec sa verve toute française, servie j début de la Révolution, les ennemis par un beau talent d’artiste et de j de V Eglise 11c prévoyaient ni les tor-littérateur, le conférencier nous a parlé; faits dont ils se rendraient les arts, de la j coupables peinture et de la sculpture ; dans la j leur politiqu littérature, du roman, du théâtre et de Ne nous laissons donc pas abuser.La loi du 1er juillet est évidemment Après uit court exposé de chacun une loi inique, inspirée par la franc le ces genres, M.Mabilleau conclut maçonnerie, l’eunomio jurée du catho- religi-, qu’une régénérescence encore un peu licisme.Cette loi, toute âme chré-eonfuso peut-être, mais bien réelle, est; tienne doit la flétrir, et su en voie de s’opérer, et qu’après de j d’en paralyser les etTets tâtonnements, la peinture, la qu'elle soit retirée.PETITES NOTES D’après une réponse faite à une interpellation de M.Diilou, député à la chambre pes Communes, le gouvernement de lord Salisbury n’a pas l'intention de faire modifier la formule du serment du Roi.Notre sainte on sera donc bafouée de nouveau par Sa Majesté, au mois de juin prochain.Mais on nous demandera de contribuer à la défense de l’empire ! un jour ni les succès qu'obtiendrait e scélérate.A propos de la vaccination obligatoire, un de nos abonnés nous écrit : 41 Toute la question se réduit, suivant moi, à se demander si l'on est obligé, en justice ou en charité, de se laisser mutiler et inoculer un virus morbide dans le sang, pour empêcher que, dans le cas plus ou moins probable que l’on serait atteint d’une maladie épidémique, on pourrait peut-être — en dépit des lois si efficace- de la séquestration “La Compagnie de papier Rolland” et de la désinfection — être fort nous a envoyé >\'aut,rcséchantillons de hnproùahlnncvt la cause que quelque a du personne serait expose à tomber dans Mais pourquoi le même inconvénient ?Et la Société la compagnie nous a Relie envoyé a-t-elle le droit, pour un semblable d’aber : des échantillons sur lesquels motif, d’imposer ce que ne sauraient on lisait que de l’anglais ?Et I imposer ni la justice, ni la charité ?’’ pourquoi la compagnie ne peut-elle ! Il y a plus que cela.Si la vaccina-pas trouver des noms français pour lion préserve sûrement de la variole, ses produits qui ne seraient pas moins comme ses partisans le prétendent, le beaux s’ils s'appelaient autrement que publie a le moyen de se protéger sûrement contre les non vaccinés.Dès lors, des évolutions dans la poésie.pplier Dieu eu attendant longs -.culpturc, le roman, le thcfttrc et la poésie deviendront enfin ce qu’ils auraient toujours dû être, pour rendre j vraiment hommage au genie lui- j A -4» ¦ - LA GUERRE ses produits, et.cette fois-ci fran-.us.Dont acte.i.main ! ! Depuis quelque temps la situation pour l'armée anglaise en Afrique du Sud.Après les défaites du mois de février, nous avons aujourd’hui à annoncer un désastre survenu Quant à la philosophie sociale et j politique, c’est dans la devise de la ! est bien sombre fratrrnHc qu’elle se plaît à puiser, aujourd’hui, une force nouvelle î ! Avons nous besoin d'avouer ici toute notre ignorance, en disant que aux troupes d'un dea vétérans de la nous avions peu saisi encore cette guerre anglo-boer.complète révolution daus tous les genres fécondés par le génie français.Et s'il en était réellement ainsi, nous pourrions confesser qu'au cours de cite conférence nous avons beaucoup appris.Ah ! ces braves Français, pour qui nous preuncut-ils ?sup*‘jif ?* t r Vil* ( I W2f : f i % % \ de P.sri- M.t Le t.ïaulo ] anecdote suivant •! • •i ivvner • ' resté sensiblement le même.1 ' • .Sans Souci :.nnmo i » Le nombre des jeunes gens arrêts-pou r assassinat été successivement 11 Canada Canada se- rtie ?* du * l n ex-Jésuite était depuis quel-1 de 20 en 1 8SS, de 40 en 1890, de SS ques jours, de la part d'un des fidèles| en 1895, de 120 en 1S9S et de 140 1900.Donc, en douze ans, pour Laris seulement criminels a sextuplé.Et de Il Y 1)11 le er le vent, content.quelque t roi < t Vi t IV •.IV* e sous •o U J .p • tempête de neige dont il lui auxiliaires du ministre de 1 intérieur.„ 1 objet d une " filature " obstinée.U •• Tout d’abord, la neige le nombre des jeunes] ne pouvait laire un pas sans avoir | pendant soixante h i argousin sur les talons.; venu un vent violent qui l’t .h autre jour, abov X.avau a ct en a formé d'immenses talu- taire une course assez longue.Il certains points.monte en omnibus ; son.surveillant été bloquées grimpe derrière lui.Passe le conduc-j "L appmvisiomiemenl alimentaire eur qu, fait la recette ; le prêtre lu, : ^ Montréal ^ from/ yra,/.^tend bO centimes.les fermiers ne gavant arriver à la - Mais ce n est que six sous, fait vil]e.Lc,s chemins de fer à vapeur et obseiver 1 employe.électriques sont arrêtés.Aucun train - Pardon, nous sommes deux, ne circule plus depuis vingt-quatre moi et ce monsieur là-bas, qui est heures chargé de ne pas me perdre de vue.“ Hilarité générale, au milieu de laquelle le mouchard brûlé décampa sans demander son reste." ¦rma i T J; ai .t en ; rd i • i • il va sans dire que le mouun qu on .veut restaurer n'est pas précisément ; celui de nos grands-pères.i Pour celui-ci, la durée se partageait.moyennement en trois temps à peu i près égaux : le temps où le vent soufflait bien, le temps où le veut soufflait trop fort, le temps où le vent ne soufflait pas du tout.Dans le premier cas, c’était parfait.Dans le second, la machine risquait de se détraquer, ainsi qu’une vieille chanson l’apprit à notre naïve enfance: Meunier, tu dors ! Ton moulin va trop vite.Meunier, tu dore 1 Ton moulin va trop fort.est tombée (VT’.' îr-
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