La Vérité, 1 décembre 1901, samedi 14 décembre 1901
^ N Gaston «02 rue St , «wty I jau v 1901 •loan 21ème ANNÉE NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 14 DECEMBRE 1901 No.20 AVIS LA VERITE ABONNEMENTS TorTE DEMANDE DK i IIA NOKMENT D1 A DRESSE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE l’ancienne ADRESSE.Canada et l'Jlatx-Uni* *2.00 *1.00 Étranger (Union pO'Uilc,) Un an Un an.Six mois REVUE HEBDOMADAIRE Téléphone : 712 f.13.50 VER II AS U HER A HIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.’ J.-P.Tardivel, Directeur-Propriétaire Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Québec extérieurs que do lire en eux mêmes, français nous raisonnons sur les produits de de sincérité l’intelligence plus volontiers sur la faculté dont ils émanent.Mais N.-D.DE QUEBEC 14 DECEMBRE 1901 ami est loin d’avoir l’accent sent les soumettre à des principes : ni la profondeur de l’aile- elle se contente d’assembler des obser-que mand Jrcund.Prévention naïve, mais vations, de les mettre dans le meilleur facile à comprendre.11 y a quelques ordre, de dire, par exemple, que telle années, un autre savant avait trouvé force naturelle a triomphé un jour, et dans le français merci quelque chose telle autre le lendemain.Voilà précède blessant et de bas : il pensait au sèment ce que nous faisons, avec cette latin mercedeni.Ces sortes d’illusions différence que les forces dont nous montrent le danger ; elles prouvent parlons sont les facultés de l’homme que le terrain le plus familier est aussi et se trouvent en nous-mêmes, le meilleur pour ce genre de recherche.Quand les lignes générales de la sémantique auront été tracées, on n’aura pas de peine à vérifier sur les autres \ idiomes les observations prises sur lui SAMEDI Chez les tout en nous laissant aller, pour la facilité du discours, à cette pente naturelle, il est bon de corriger de temps A autre l’illusion.Ne craignons pas de regarder quelquefois l’intérieur de l'instrument auquel nous devons cee projections : hors de notre esprit, le langage n’a ni vie ni réalité.Presque en même temps que le livre dont nous parlons, paraissait en Allemagne la seconde édition d’un ouvrage un peu savant, un peu ardu,! un peu touffu,qui discute entre autres; i été I questions celle qu'a traité M.Pannes- uer les faits de même ordre recueillis teter.Travailleurs Intellectuels Entrons donc, sans plus tarder, dans le domaine de la sémantique,et voyons : quelques-unes des causes qui régissent | ce monde de la parole.Miettes d’Histoire L’histoire des mots.En furetant, liernièreinent, dans les cartons LA VÉMtlTI pureté do coa âmes blanches, belles d’une beauté matérielle même, ces jeunes Mvtirs cloîtrées dont la pittance compte ;t peine trente ans.Elles ont In carnation tblouiMnntc dosjolics québecquoises, des row nr cette haute cime sortie il sein- pourvu qu’on ne recommence pas.on opposition au couvent des Franciscaines.Le premier monastère a l’aspect sévère des vieux cloîtres du moyeu-âge.dans son évangélique pauvreté.Les religieuses vêtues de noir passent comme des ombres dans les longs corridors, vieillies, parcheminées, derniers vestiges d’une époque défunte, ble de* nuages, baignée dans le ciel qui plane sur nos tètes, à n > pi«ds.partout une félicité supra-terrestre s’empare de notre âme, un amour du beau, de l’idéal la transporte aux pires (1) région* de la poésie.De même que la sybil le antique était prise d’inspiration en montant >ur le trépied magique, en foulant le sol «le Québec, nous sentons les affinités matérielle- de notre être se volatiliser, tant il c»t vrai que les hauts Louis Veuillot et madame Dandurand grands yeux profonds”, | Quant aux < 4 s harmonisant avec les tableaux des vieux j maîtres obscurs qui s'effacent lentement, nous ne croyons pas qu’on les exige; Les murs se cre- plutôt :hez les Franciscaines que chez | sous le doigt du temps, vissent, la maçonnerie s'enfonce dans la |v le* dominicain.*.La petdirftfdui ¦> erijinnir et h i rpon ?¦•nUé*nu*nJs *ont c!n thi parte, Ir ch ci.itdvt iswe t is.* temps Modem* i n /’ onetinn de dit in jondotevr Jcsu:t.et -ses prélat* ont te suprême attrait de la >a in te té souriante et courtoise ' vi u- de M * -le • (Si !.décembre, , rieuse- et 1a i r4 1 lès poétique O invstérieuses ve tov.ÿ picot’ le la langue d« ?un .- - '! I nuances La réalité, c’est que le point le plus! f élevé du Cap Diamant n’est qu’à * pieds au-dessus du fleuve.Québec occupe, sans doute, un très bjne, de beau site : mais il faut avoir une con- nu n va ise : | De même que le Cap Diamant u est O • *.* I.I pm aussi haul quo le prétend Colonial ême le couvent des Vrsuli- lines nVst pas aussi délabré et les Ursulines ne sont pas toutes aussi “vieillies” que voudrait le faire croire notre rêveuse.Il y a des jeunes parmi ces dames, et il va de la vigueur dans cette maison, puisqu’elle a pu essaimer, sans s’affaiblir,à Stim-stead et à Roberval.Représenter ces religieuses comme les “ derniers ves- stitution exceptionnelle pour sentir, en mettant le pied sur notre sol, “ ses affinités matérielles se volatiliser.Ne faudrait-il pas chercher la cause de ce remarquable phénomène ailleurs dans cette modeste hauteur de pieds ?Quoi qu’il en soit,lorsque la gentille Columbine a La affinités matérielles • je son être volatilisées,elle voit desin gulières choses et des idées non moins singulières germent dans son cerveau, j i,jne • I De telles choses seraient graves, très graves sous une autre plume ; car nous n’avons pas besoin d’insister sur tout ce qu’il y a de malsonnant dans ces lignes.que O O ù « a liiez.: n ademotsc < *.v am Kt nn «•> li- tiges d’une époque défunte • parler pour ne rien dire.Passons, maintenant, avec Colom-, chez les Franciscaines : t f c est t % V • • • V# * • # v que le christianisme, œuvre divine, a toujours été ce qu’il est.: “ fait de grâce et de mansuétude ”, et qu’il n’est pas plus tolérant et philosophique aujourd’hui que jadis.Léon XIII et Lacordaire n’v ont rien changé, et si les dominicains de l’époque actuelle prêchaient une doctrine autre que celle que prêchait saint I )ominique, au X11le siècle, ils prêcheraient l’erreur.Et nous ne croyons pas blesser les dominicains d’aujourd'hui en disant qu’aucun d’eux,pas même Lacordaire, n’a Vattrait qu’avait le fondateur de leur ordre."Si les Athéniens sc lassèrent d'entendre appeler Aristide : le Juste, exprimera notre satiété A l’égard la homme c (Trayante d'éloges consacrée annuellement à la mémoire d'un homme juéteint nt célèbre, mais, à coup >ilr, le moin.s sympathique du monde.quel mot D’abord, c’est une idée tout à fait; singulière, que ce rapprochement entre l’Olympe — non pas V O lymphe, oui corrige mal les épreuves au Monde il lust ré—séj our mytologique ni tés impures du paganisme, et le éclairées et spacieuse.- •Golgotha, endroit sacro-saint, où iru lie''1 niv-mparaini ‘ ., .; iicct de nos cathédrales est l Homme-Dieu a consomme son sacn-: ** Chez k-.- Franciscaine.- au contraire j tout // (sir) e.-t clair, vivant et réjoui: Cloître manorial (tic) flanqué (le tourelles gracieuses, construction «l'un style antique «les divi- rajeunie par l'élégance moderne.Salles » \ -«ant.Si Aristide était réellement l'houi le plus juste de son temps, comme on le prétend, les Athéniens auraient tout simplement fait preuve d’une très sotte jalousie en se lassant do l’entendre louer selon ses mérites.Leur exemple n’est pas à imiter, ce nous semble.Mais il parait que les Athéniens n’ont pas commis cette sottise.D’après Mgr (îuérin, c’est d'un simple paysan qu’on raconte la fameuse histoire à laquelle madame Dandurund fait allusion : me Sanctuaire d'une n A mériquv.L parfois sévère, conquis par le charme presque .re.J.J-'.D.' A NOS LECTEURS astique.suffisîmie, ils ivexige lectueî.aucun effort intei- nt L’appel au Pape n’est, pas du goût des gallicans, nous le savons ; mais du moment que les appels de Veuil-j lot furent admis par le Souverain | Veuillot avait Pontife, madame Dandurand n’a rien ! ]A femme : • ! Il nous arrive assez souvent des lettres contenant des formules comme celles-ci : Pourquoi ne m’avez-vous pas envoyé tel numéro de la Vérité ?” “ Comment se fait-il que vous ayez oublié de m’adresser tel numéro de votre journal ” ?Nous prions nos lecteurs de croire que lorsque la Vérité n’arrive pas à destination, nous en sommes, pou r le moins, aussi ennuyé qu’ils peuvent l’être, mais qu’il n’v a pas, dans ce contretemps, la moindrefaute de notre part Avec le système que nous avons adopté pour l’expédition du journal il est, pour ainsi dire, matériellement impossible que nous n’adressions pas le journal régulière-menttchaque semaine, à tous et à chacun de nos abonnés.Lorsqu’on ne reçoit pas la Irrité, régulièrement, on peut être convaincu que cela dépend d’une erreur ou d’une négligence des employés des postes de Sa Majesté, et non point de l’administraticu du journal.Aussi sûrement que le jeudi vallée de larmes, arrive nous adressons la Vérité à tous nos abonnés, sans en oublier un seul.; Encore une fois, cela ne peut pas su.j faire autrement.Il serait facile de prouver que Louis une plus haute idée de mais a qu oi bon ?à dire.Du moment que vous admettez que Quant à 1 accusation portée contre Louis Veuillot ne demandait rien à sa Veuillot d’avoir suggéré le cri : cléricalisme voilà l’ennemi ”, elle n'au- le ti femme qui ne Jilt da domaine de celle ci; du moment que vous admettrez qu’il mit un peu de force que si elle était jugeait ai’cc raison que la tâche domes-appuyée des noms de quelques per- tique de la femme est suffisante, qu’a-sonnes compétentes en pareille matière, et surtout de preuves.vez-veus à dire, en bonne vérité ?Les femmes qui peuvent faire des efforts intellectuels ”, sans négliger leur tâche domestique et sans sortir de leur rôle, sont libres de le faire, certes.Mais s’il fallait que tous les maris exigeassent ou seulement encourageassent ces efforts, le monde serait rempli de bas-bleus, de femmes savantes et écrivantes, de réformatrices, do clubisles ; et cette terre, au lien d’être une simple deviendrait un véritable outer.Voici une autre phrase par lequellv madame Dandurand, tout en restant sur son propre terrain, le terrain fé-porte son jugement l’homme public, sur l’écrivain catholique : U sur mimn “ Pour tout dire, nous ne nous expliquons pus Vindulgence plénière accordée A ce semeur do vont qui a laissé à notre généra lion une si belle moisson de tempêtas et cela en face do V improbation des Du pan-loup, des des Falloux, etc., etc foin, ceci ne nous regarde pas, ai de plus autorisés s’en aecommodout et jugent que les services rendus A Y Eglise compensent le mal qui lui a été fuit.Montalembort, des Lacorduire, * * mais encore une • • Nous i>ourrions arrêter ici notre exa* men de l’écrit de madame Dandurand, > » 4 LA VÉRITÉ LETTRES DE FRANCE'am^t'eusemcnt’ et elle impose parfois 'jusqu’au mauvais goût de ses al logo Verlaine croyait avec tremble- mages il Jésus comme dans ses douleurs, ses vertiges ot sa folio après qu’il a failli, le pauvre pécheur incarne bien l’homme moderne, mais, par certains cris d’humilité et d’ardente dévotion, il s’élève ou dessus de le poet les que et, parfois, fait penser au fidèle de ce merveilleux poème théologique tées avec soin par l ex-parnassien resté qu’est VImitation.virtuose et apte, entre tous, à jouer des rythmes impairs.Sa phrase, '•soigneusement orthodoxe”, se traîna “humble dans une hymne liturgique ?Après avoir butiné dans les poèmes de M.Mithounrd, il nous plaît de revenir au Tourment rie l’Unité.Quelques lignes nous sollicitent particulièrement, car elles achèvent de noua expliquer le poète : "Assez longtemps on nous enseigna une Beauté inditïé- ries.M.Adrien Mithouard ment, il avait la religion de la peur.Il a immolé sa chair et son sang, l'artiste qu'il était (p.210).’’ Les exaltations pompeuses Avec l’art charmeur dont il a le secret, le bon poète qui est aussi un esprit osophique nouvel ouvrage,le Tourment de V Unité (1), les grandes lignes d'une esthétique générale.Quiconque voudia connaître sous tous les aspects l’état d'esprit et la sensibilité des milieux où l'on pense 1,1*1.expose en son formes trop pleines ont donc été ôvi- P i ni.rente à toute morale.Il est véridique aussi qu'un peu de moralité supérieure, un sourire d'exquise bonté préside toujours il la naissance d’un diet d’œuvre.Soyez le mieux doué, soyez le plus fertile, le plus alerte, lo plus prestigieux des virtuoses, l’enfant gâté auquel il fut donné de gaspiller des trésors, c'est encore trop peu pour embellir suprêmement de la matière.De l’adresse et du bonheur permettent de s’approcher de la Beauté, mais no suffisent pas tout à fait à l’atteindre.Pour franchir le dernier Tel pourtant me voici, qui .tais rua pauvreté.Tu m'a» tiro do toute possibilité.Moi qui devais percer ton côté d'uno lauoo.Quel désir avais-tu don- de mon existence 7 Quoi ! ce pêcheur te fut tellement précieux ! Sa vie est lo secret de ta douleur do Dieu ! Donc je sais que je suis, tel quel, ta prifl Que tu m'as fait à l'amoureuse ressemblance De ta faim, de ta soif et de tes bras ouverts, Le (iortrail de ton Ame est gravé dans m\ chair.J" suis celui qu’il est utile que jo soi».Je suis le cri vivant de tou besoin de moi î.'empreinte neuve de ton cœur.Te» doigts manient Minutieusement toute mon humble rie.et pénitente, comme un rampemeut devant le Seigneur ”.Ainsi exprimait des sensations! vil lit douleur avec d'incomparables devra consulter ces pages, synthèse originale des idées communes aux plus affinés, aux plus accents ; et il en montra d’autant subtils de ce temps.I n passage fera mieux les deux faces, la païenne et la comprendre le titre du livre et les chrétienne, que son âme tourmentée concepts de l’auteur relativement à la était double, que son cœur était be.auté : "écartelé par le vice et le bon propos.’" I.e jeu de la Toutefois, à ce dualisme, son art gagna Mais il v ai Qu'est-ce que l'art ?vérité et du mensonge, deux vérités, l’une qui est en nous et Et lundi# que tos maint tiennent toute* :n*i fibre#, Mon adoré Seigneur, je tremble d'être libre (3).% % eu simplicité et devint plus émouvant." Chez Verlaine, la pensée religieuse s’est assimilé le vers au point d'avoir neutralisé ce paganisme dont toute forme d’art s’entache.Un feu purificateur a embrasé le verbe et v a tué les espace et pour entrer dans la dernière simplification, il faut encore tirer de soi quelque chose do pur et de bon, de vierge et d’intact, quelque chose d’innocent et de natal.C’est du je ne sais quel endroit immaculé de l’Ame, c’est d'un M.Mithouard, dont les preuves sont faites et qui sait assouplir l'alexandrin, le modeler à sa guise, eu tirer de très divers effets, recourt volontiers au vers libre.C'est un procédé d'art qu’il ne nous appartient pas de discuter.Toutes les manières sont bonnes, ri•;;i.s Et s’avançant, ainsi qu'en une cathédrale, Dans l'aube ouvrant la paix de ses porches de feu, Ils glissèrent, chantants, Daxa La Lckvb Dr.Dnto ! Quant au Pauvre Pécheur, il présente un polyptyque attendrissant où se dessine l’évolution d’une ûme, mieux de l’ùme—en quête du Sauveur.C’est, en effet, un peu toute l’humanité qui fait sa coulpe avec le pauvre pécheur, qui tombe, gémit et cric avec lui l’œcuménique Kyrie Eleison ; aspirations, son appétence du divin sont les nôtres et il nous plaît fort de voir en son salut final le dénouement de notre vie mortelle.Dans ses horn- Ce soir-là jo serai haletant iur nia coucha Kt je te dédierai l'effort d'un dernier râle, J élus, et je tendrai vers ta bouche ma bouche.Alors tu éteindras mes membres en sueur, Et mes os crieront, sur ta poitrine écrasé*, Et tu boiras dans la fureur m $ms i»'— ¦le et demi, juste 1« quent, si nous voyions aujourd’hui une modification se produire dans ces astres, il faudrait en faire remonter la date à plus de trois ans pour la première et t\ près de deux siècles pour la seconde.Or, parmi les milliards d’étoiles du firmament, il y en a tout au plus une vingtaine dont la distance en années de lumière est ainsi mesurable et qui viennent se loger entre a du Centaure et A returns.Les autres sont encore plus loin, tellement qu’il nous est impossible de trouver leur distoma à l’aide des moyens dont nous disposons actuellement.client le Dieu caché.” Elle a pitié du le cliché des traces de nébulosités il " matérialiste qui bouleverse la sur- quatre minutes au sud de l'astre lui-face du globe sans comprendre le sens divin de la vie (18), qui voit la grossière réalité, signifie ” ; elle ne “ recule ” pas, comme lui." devant les formules élc- se trouve aujourd’hui ruinée par la science même.Car, depuis les progrès des sciences psychiques, nos savants sont forcés d’admettre des faits qui ne peuvent être expliqués par les lois actuellement connues de la matière.Sans doute, certains faits psychiques ce qu’elle mais non Si l’on so demande comment ils se fait que l’œil des astronomes m'avait pas encore constaté la présence de ces nuages lumineux dans le voisinage d’un astre qu’ils observaient si attentivement tous les jours depuis dos trouverons lu raison vées qui seules, quand il s’agit des renferment la véri- ne sont prestigieux qu’en apparence et nous pensons avec le Dr Surbled que choses morales, la science pourra les déterminer quelque jour (13) ; mais il s eu faut que tous soient ainsi.De même que, dans té (19) ”.(19) Renan, ibid., p.t’>G.“ C’est la scieece de Claude Ber- mois, nous en dans le fait que la plaque sensible est beaucoup plus impressionnable que la rétine.Elle reçoit et enregistre des images qui échappent tout à fait à notre organe trop grossier.Le 20 septembre, M.Ritchey, de l’observatoire de Yerkes, aux Etats- nard, c’est celle des savants et non pas des scientistes.’’ les vrais miracles, des phénomènes exclusivement naturels peuvent intervenir, comme le montre le P.de la Ai.vhoxfk Gkrmaix.Barre (Faits surnaturels et forces naturelles) ; de même le surnaturel peut se trouver parfois mêlé aux phénomènes de la psy eh orgie et de la médiumnité.En soutenant, avec Fabre d’Olivet, que tout ce qui arrive est le résultat de la Loi éternelle, immuable, toujours active, les occultistes ont raison selon nous ; ils se trompent lorsqu’ils en déduisent que les phénomènes exceptionnels, d’ordre supérieur, ne sont pas attribuables à la force divine ; ils se vantent lorsqu'ils avancent que ces phénomènes peuvent être obtenus par un adepte thaumaturge et pleinement élucidés par la doctrine ésotérique.Le réveil d’un fakir enseveli depuis plusieurs mois n’est que la fin d’une léthargie prolongée : l'enlèvement au dessus du sol de Simon le magicien n'est qu’un phénomène de lévitation ; mais la résurrection d’un mort, mais l’ascension au ciel d’un corps matériel sublimé constituent des faits miracu- (18) Renan, Et^ais de murale et de critique, p.25.Unis, en répétant l’expérience de Wolf, constata que la nébulosité avait nris la forme d’un cercle dont l’astre ?occupait le centre.Enfin tout récemment, le professeur Perrine, à Taule encore d’une été vue! photographie prise par lui et qu’il a par M.Anderson.! comparée avec celle d’Yerkcs, a trouvé Ecosse.C’était au] que les parties brillantes de la nebu losité susdite s’étalent déplacées de ; ^ qui n’est qu’un | plus d’une minute d’angle dans la direction du sud-est.et cela dans le LA “NOVA” I>E PERSE K 11 s’agit ici d’une étoile qui est apparue soudainement dans le ciel, au cours de février dernier.Elle a la première fois d’Edinbourg, en sortir du théâtre, vers minuit, t e soir-là M.Anderson amateur en astronomie mais qui connaît son ciel aussi bien, mieux peut-1 court espace de six semaines, être, que beaucoup d'astronomes de j Grande surprise dans le monde as-profession, aperçut à l’œil nu, dans | tronomique.la constellation de Pcrsée, une étoile; C’est qu’en effet brillante qu’il n’avait encore jamais! qui nous p vue.La nouvelle de cette découverte réalité.ns.Par cotisé- * • ï )0 ce déplacement» 4 ara it si faible, équivaut, eu vu la distance énorme qui se répandit comme une traînée de nous sépare de l’astre, à un espace de poudre dans le monde savant.Dès le plusieurs milliards de milles.Un mou.lendemain, tous les observatoires! rement aussi rapide est un phénomène étaient prévenus, et la “ Nova ” de | absolument unique en astronomie stel-Persée, comme on l’appela dès lors, | laire, devient le point de mire de toutes les Evidemment, il se passe clans la lunettes et de toutes les télescopes de nouvelle étoile des bouleversements l’univers.leux.Si on les admet, on ne peut en donner une explication entièrement naturelle.Et peut-on ne pas les admettre si l’on tient à rester scientifique ?Evidemment car nul ne peut démontrer que ces faits sont impossi- non prodigieux, d’une violence dont on ne peut se faire une idée.Une étoile qui j apparaît tout d’un coup, c’est déjà i Puis, voilà que, dans! on la voit! “ Nova ” de Persée est peut-être au nombre de ces dernières.Dans ce cas les dépêches qu’elle nous a envoyées cet été étaient donc en arrière de On constata d’abord que son éclat bks c'a foi (14).Or, on doit se garder de confondre l'exceptionnel et l’irnpos- j augmentait rapidement.Quatre jours M.Albert .lounet l’a après sa découverte, elle était devenue | bien étrange.° point le plus brillant de tout 1 h émis-1 l’espace de quelques jours, phère boréal.Elle n’égalait pas encore cependant l'étoile de Tycho-Brahé, apparue, subitement, elle aussi, en • Nous conclurons donc comme le 1572 et qu’on pouvait voir en plein jour.Mais tout de même, l'augmentation rapide de son intensité lumineuse en faisait un objet d’observa- Bible en soi : i judicieusement fait observer dans un A N- ., .deux siècles mi moins, et les change- qui augmente rapidement pour -Inni- ., ments que les astronomes de notre nuer progressivement aussitôt apres, i 1 , *vt i i, i , , ! temps v ont suivis avec tant d interet Naturellement on se demande pour-! 1 - .„ quoi tous ces changements.Pour! , vyonl fPlc 1 '-Ici1'1'- es siée e_, ~i on peut passage de son Jésus-Christ d'apres rEvangile que nous avons cité.Pan dernier, ici même (15).savant abbé Yigouroux : “ Le miracle est possible ou Dieu n’existe pas ; il est réel ou l’histoire n’a plus aucune valeur (1C).Nier a priori le possible en soi, c’est se conduire en esprit, non pas large, mais vague : Si nous voulons scruter sérieusement les problèmes d’ordre supérieur, étudions les phénomènes encore inexpliqués scientifiquement avec l’attention scrupuleuse que recommandait Laplace, et, selon le désir du Dr Darien, incitons au développement das laboratoires psychiques.La vraie science pèse la matière et reconnaît l’esprit là où il souffle, dit le Dr Lutien Roques (17)." Ayant épuisé la mesure de la quantité, elle signale l’impondérable qualité.” “ Si, pour ne pas être dérangée dans son travail, elle laisse la métaphysique à la porte du laboratoire, elle ne rit jamais, au dehors, de ceux qui cher- ! ainsi parier, dans les annales du ciel.! Oui, toutes ces nouveautés prétendues ! sont de l’histoire ancienne ; nos sa- les théoriciens ont entassé hypothèses j sur hypothèses.Quelques-unes de ces! dernières étaient du domaine de la lion particulièrement intéressant.Malheureusement, son triomphe devait être très éphémère.On la vit bientôt pâlir ; elle diminua rapidement de jour en jour, à tel point que, dès le milieu de l’été, on ne pouvait plus guère la voir qu’avec une lunette.En juin dernier, elle devint le siège de violentes perturbations.Ce fut le spectroscope qui nous en avertit en nous indiquant que " Nova ” avait alors perdu ce qu’on pourrait appeler sa nature d’étoile et qu’elle était pas.sée au rang de simple nébuleuse.C’é.tait subir une désagrégation en règle, une véritable déchéance.Elle menaçait de ee dissoudre définitivement dans l’espace.Aussi les astronomes, plus intéressés que jamais, suivaient fiévreusement les diverses phases de l’astre nouveau né, espérant peut-être assister à sa disparition tomme ils avaient vu son commencement.En août, le professeur Wolf, d’Heidelberg, en a pris une photographie après une pose do quatre heures, et à sa grande surprise, il a découvert sur j vants sont terriblement eu retard, Toutefois, il serait injuste de leur plus haute fantaisie.Par exemple, on a été jusqu’à dire que “ Nova ” était applatie comme un immense miroir ; ^a’re de *roP ' ifs reproches.Ils ne sont qu’elle était constituée exclusivement Pas nuss* coupables qu on le croirait a première vue, puisque la faute en est exclusivement à la lenteur du télé- par de l’or ou un autre métal précieux, susceptible de recevoir un brillant poli ; qu’elle tournait sur elle-même et que son maximu» d’éclat avait coincidé avec le moment où graphe optique qui les met en communication avec les myriades de mon' des qu’ils observent dans la voûte des deux.La lumière ne so propage pas assez vite.Et cependant les ondes lumineuses dévorent l’espace avec une vitesse do 6G,000 lieues par seconde.C’est plus vite que le télégraphe électrique.Mais alors à quelle distance énorme est donc placée cette nouvelle étoile, si la lumière qui nous en est arrivée pour la première fois cette année, tout en parcourant 06,000 lieues il la seconde, en était partie depuis plus do deux cents ans ?Une simple multiplication nous dira que cette distance s'exprime en lieues par le nombre 413 suivi de douze zéros, ou, si vous l’aimez mieux, par 413 millions de millions do lieues.Pour être plus intolli- nous avions vu sou disque dans toute sa grandeur ; maintenant que nous n’en apercevions plus que la tranche, elle nous paraissait plus pille, etc.Tout cet échafaudage soi-disant scientifique s’est piteusement écroulé le jour où" Nova ” a jugé à propos de se changer en nébuleuse.Mais ce n’était pas encore tout.Cette nébuleuse s’est entourée de nuages cosmiques, et ces derniers s’en éloignent maintenant avec des vitesses absolument sans exemple.En voilà plus qu’il n’en faut pour dérouter toutes les prévisions do la science et réduire les astronomes théoriciens à quia.Il est bien probable que " Nova ” disparaîtra définitive ment un jour ou l’autre, tout comme (13) Dr SurMed, frpirUrjt d Médiums.(14) Et, d'ailjcurp, " r tri soi ne saurait avoir lieu Commentaire pur l’Evnng.telon S.Mat., seconde part., p.829.(15) P.891 et «uiv.(1C) Revu/- des question h h Utori/jues, janv.1683.(17) Annales de philosophie chrclienna, u° de mura 1901.Ce qui est impossible " P.Gratry, # # # LA VÉRITÉ 7 giblc peut-être, je suppose qu’on installe un plan solide se rendant de la terre à celte étoile et qu’on y fasse rouler notre globe comme une bille sur la table d'un jeu de billard ; bien de révolutions devra-t-il faire avant d’arriver au but ?Au moins V S’il faisait un tour hommes de la Landwchr qu’il leur était interdit de souscrire tout engagement avec les Anglais et qu’ils devaient signaler à la police locale toute tentative de racolage qui arriverait à leur connaissance.Reddition peu glorieuse ment, met fin aux batailles de coqs de McKinley ?Le président dénonce dans ces parages-là, tolère-t-elle des combats de butors au hangar Bavard ?aussi les trwtts comme un grand danger pour le pays.Il faut les restreindre et les surveiller.Le président demande au sénat de ratifier les traités de réciprocité soumis par son prédécesseur, et au congrès de travailler à la restauration de la marine marchande des Etats-Unis.Il se prononce en faveur de l’étalon monétaire d’or et estime que la guerre aux Philippines est terminée ! Puis il annonce que dans les nouvelles négociations avec l'Angleterre au sujet du canal de Nicaragua les Etats-Unis triomphent sur toute la ligne : le traité Clayton Bulwer sera remplacé par un autre qui consacrera toutes les prétentions des Américains.Et John Bull avale cela comme un verre de lait ! Enfin,M.Roosevelt croit au prochain établissement de la paix universelle, c’est pourquoi il recommande une augmentation de la marine de guerre ! coin- La fin d'une bévue contractuelle.mille millions, par heure, il lui faudrait plus d un million d’années pour terminer le Voilà qui dépasse toute pu is; ccs chiffres ver- Le Pionnier, qui menaçait de bru- Le correspondant du Daily Mail à Middelburg (colonie du Cap) annonce ^er son prestige aux feux de la rampe, que 180 hommes de la “ Somerset vient de lâcher définitivement les cabo-East Defense Force ” se sont rendus aux Boers, le 13 octobre,à Doornbosch, près de Somerset East.Le commando boer était sous les ordres de Van der Venter Karsten Botha.Cette reddition n’a jamais été annoncée officiellement ; la raison en est sans doute que la troupe anglaise s’est rendue intégralement et qu’il n’v a eu aucun mort ni blessé.tins et les cabotines.L’évolution artistique de M.Robillard est terminée.Il ne s’occupera plus, dans la sphère théâtrale, de cet art qui produit surtout de l’argent.Le 21 novembre, à propos de la campagne menée contre certains théâtres, le Pionnier disait : voyage.sauce d’imagination tigineux ne disent véritablement plus rien.Tout de même, nous devons bien un mot de remerciements à l’astronomie qui nous donne de si intéressants détails sur ce qui se passe à des distances invraisemblables de notre pauvre humanité.Il serait tout à fait déplacé de trop lui en vouloir lorsqu’il lui arrive d’être en retard d’un siècle ou deux dans les bulletins Nous croyons que l'heure est arrivée poulies journaux de donner à mette campagne de salubrité publique une conclusion logique et prutiqae, quel qu’eu puisse être l’inconvénient matériel.Cette conclusion nous l’adoptons sous la seule forme qui nous paraisse adéquate : nous prenons dés maintenant les moyens de résilier le plus tôt possible tou.- nos contrats d'annonces théâtrale».Les Boers étaient au nombre de 200 hommes.qu’elle nous fournit.Elle peut so ranter au moins de nous dire toujours la vérité.Son télégraphe optique ne la trompe jamais.11 serait imprudent ivest-cc-pas ?d’en dire autant de notre petit télégraphe électrique, lui qui prétend bien nous renseigner tous U jours sur les petits événements qui se passent clans notre petite fourmilla re ferait mieux de mettre ses ciseaux au humaine, à la surface de notre petit tiroir, en attendant qu’il ait acquis globe terrestre.A travers nos travers Naguère, un journal presbytérien' The Chien jo Interior, nous apprend le Nevi World, du ô octobre, se plaignait en termes amers du caractère absolument athée des écoles publiques des Etats-Unis.Cet athéisme scolaire s'est manifesté d'une façon frappante à la mort du président McKinley.A cette occasion, le surintendant des écoles publiques de Chicago, M.Edwin G.Coulev, a cru devoir envover une adresse aux élèves, laquelle adresse a été lue dans toutes les classes.U Interior constate avec douleur que dans cette adresse il n’y a aucun mot da religion, pas une allusion à Dieu, à Jésus-Christ, à l’âme, à la vie future.L’adresse ne flétrit même pas l’acte de l’assassin comme un rrime.M.Cooley n'y voit, officiellement, qu’une folie ! Le journal protestant trouve que c'est pousser la neutralité trop loin, et il estime que si l'on n’introduit dans les écoles au moins un peu de théime, l'ordre social s’écroulera bientôt.Et dire qu’il y a des Canadiens qui admirent le système scolaire des Etats-Unis et qui voudraient le voir introduit dans notre province ! Le tailleur du Soleil.Cette résolution d’homme a été virilement exécutée, et depuis le '24 novembre, pas une annonce de théâtre n’a paru dans le Pionnier.La jeunesse instruite du Canada français doit à sa dignité de ne pas se mettre à remorquer des petits bâteaux d’amusement virtuellement affrétés par des farceurs exotiques et où la manœuvre que l’on fait n'est pas toujours recommandable.Toutes nos félicitations au Pionnier pour l’attitude qu’il vient de prendre.Celui qui, au Soleil, découpe, pour reproduction, les journaux de France, des notions élémentaires d’histoire lit- téraire.A propos de la mort de Linn, bru de Georges Sand, le journal de M.l’acaud a reproduit un article dans lequel sont rappelés, sur un ton sympathique, les amours de Musset et de ladite Georges Sand.Vn certain Raoul Aubry y déclare que " beau coup de gens estimeront que la bonne dame de Nohant est assez certaine d’un pur renom littéraire ” et qu'il importe peu par conséquent que la correspondance inédite entre Elle et Lui soit publiée.D'un autre côté, le petit Henri Amie exhale ce soupir : La Kl \ SIM K.Notes sur la guerre Noue* continuons i*t recueillir dans les journaux (TEurope quelque* notes sur la guerre sud-a fri vaine que le télégraphe ne nous a pas fait connaître.Dans le Mande des contrastes.Le Monde Illustré, qui emploie à sa rédaction une demi-douzaine de vierges, publie l'annonce d’un libraire qui offre en vente Y Almanach des femmes galantes et un autre almanach dont je ne dirai pas le nom, pour la raison qu’il n’est pas nécessaire d’initier nos lecteurs à l’argot des lupanars.Depuis plusieurs mois, le Monde Illustré laisse annoncer dans une de ses I colonnes des publications immorales, en même temps qu’on recommande journal à la confiance des familles, Ce jeu-là a déjà trop longtemps duré.Si les propriétaires du Monde Illustré, trop au rêve de thésauriser, Mercredi do la semaine dernière, ^ veulent pas nettoyer sans retard deux tiers à bras sont venus d’Ottawa certaine partie de leur gazette, d’au-pour faire de la boxe dans le bâti-1 très y passeront la brosse île façon à ment d’un monsieur Savarcl, sur le j rPUdre difficile le sommeil du caissier, bord de la rivière Saint-Charles près Québec.Un journal de cette ville nous dit qu'environ 1500 personnes sont descendues voir ça.Il parait que dès le début de la lutte, l’un des pugilistes fut si brutalement frappé à la figure qu’il est tombé et a été incapable de se relever dans le temps réglementaire.//espionnage (le lord Kitchener Capetown, 20 novembre.— l ne vive indignation règne parmi les officiers de l’état-major de lord Kitchener a Pretoria.Ils ont appris que le généralissime avait donné mission à plusieurs femmes de les espionner pour savoir s’ils ne faisaient pas parvenir des renseignements aux journaux.Par suite de délations, plusieurs officiers ont été déplacés et d’autres punis.Comme il serait bon de lire cette correspondance où Musset dit à Georges Sand son affection parce qu'elle ne connut ni le mensonge ni l'infidélité.Et devant cet éloge de la fidélité1 dans l’adultère ; le tailleur du Soldi' ne trouve rien à dire ! le On ne se va line- pas en Allemagne.Lc-s dépêches nous apprennent que la campagne dirigée d'abord contre le seul M.Chamberlain devient Lcs racoleurs anglais en Lorraine Au hangar Bavard.et te- ment anti-anglaise.Le ministre des colonies a eu le mauvais goût de com.parer l’armée anglaise, composée de misérables mercenaires,à l’armée allemande, qui ne compte dans ses rangs que des conscrits.C'est là une insulte insupportable, affirme un journal ; et le toile contre la perfide Albion aligna en te de jour en jour.(50,000 vétérans de la guerre de 1870 viennent de publier une lettre ouverte à l’adresse de M.Chamberlain où celui-ci est accusé de mensonge parce qu'il a déclaré que ce que l’Angleterre fait en Afrique n’est pas pire que ce que les Allemands ont fait en 1870.U ne nous déplaît certes pas de voir l'homme néfaste dénoncé pour un méfait plus ou moins imaginaire; .il a sur la conscience tant de mimes réels.Vu écrit dv Mvtz A la Libre /’.oo'- ; Les relations do Guillaume II avec l’Angleterre ont dû subir, ces jours derniers, un sensible refroidissement causé peut-être par la présence à Berlin du Dr Leyds, venu pour y défendre la cause si touchante des Boers.J.F.D.On ne sait rien de positif à ce sujet, mais toujours est-il que Guillaume vient d’envoyer aux autorités d’Alsace Lorraine l’ordre formel d’arrêter tous les racoleurs qui opéraient dans la province depuis plus de deux mois, et qui recrutaient pour compte anglais des soldats destinés au Transvaal.Les opérations de ces racoleurs, généralement juifs, avaient été, jusqu’à ce jour, tolérées par la police et se sont traduites par l’enrôlement de plus de 400 recrues actuellement en route pour le Cap.Pour appuyer plus énergiquement encore les instructions impériales, les commandants de recrutements qui viennent, PETITES NOTES Au commencement de décembre le président Roosevelt a adressé son premier message au sénat et à la chambre des représentants des Etats Unis.Le document semble avoir créé une bonne impression dans les cercles politiques, tant de l’Amérique que do l’Europe.Le président, dénonce en termes sévères l’anarchie, et demande au congrès de prendre des mesures pour empêcher l’entrée des anarchistes aux Etats-Unis.Et ceux qui naissent et gvundis-Pourquoi la police qui, ordinaire-Jsout aux Etats-Unis, comme l’assassin Au premier assaut d'une bataille qui devait en durer quinze, Austin, à la surprise et A l'étonnement des spectateurs, fut étendu par terre et ne put se relever.Ainsi parle le représentant do VEvénement, qui s’est donné la peine d’m-ta'vicwcr les boxeurs et a pu ensuite, sans dégoût, écrire une colotmo do détails ù propos de cette rencontre, précisément, do terminer leur contrôle annuel, ont rappelé aux LA VÉRITÉ S teté : “ Demeurez, demeurez ”, me dit le Saint-Pt?re.Et comme je m'excusais : 11 Mais, Très Saint-Père, on va dire que j’abuse de votre bonté, que je vous fatigue ?.suis le juge ", répliqua-t-il cité.Dans les écoles de Québec et d'Ontario fidèles touchant la santé du Saint-Père, j’ajoute ce détail qui a sa valeur puisqu’il s’agit d’un vieillard de quatre-vingt-douze ans.“ Je croyais que depuis quelque temps Léon XII1 célébrait sa messe assise ainsi qu’il est accordé de le laire aux ecclésiastiques de grand âge.J’ai été induit en erreur, et la vérité est La santé du Pape Le correspondant romain du Figaro lui écrit : La Semniiu rcligiftist, du Québec, —“ C'est moi qui reproduit Varticle suivant du la l’uirir du Mont- avec viva- real en date du H novembre : Rome, 15 novembre.“ Des personnes qui veulent se donner le ton d’être parfaitement au courant des choses du Vatican, ont ré- Ve matin, un officier de chemin de 1er, parlant d’un article publié par le Mail iV Umpire et reproduit par la Gazette, au sujet du degré d’infériorité dans lequel se trouve relativement l'instruction géographique historique donnée dans les écoles d'Ontario, a déclaré ;1 notre représentant que les maisons d’éducation de Québec étaient mieux partagées sous ce rapport.Chaque année, les religieuses de la Congrégation et les directeurs du Mont Saint-Louis, sans compter un très grand nombre d'autres, suivent le courant du progrès se manifestant dans les diverses régions du pays.Leurs livres de classe sont rendus plus complets chaque année.On y ajoute les événements principaux qui se déroulent ici, on renseigne les élèves sur l’industrie et surtout sur le progrès dans la construction des chemins de fer, le creusage des canaux, l’outillage des ports et le commerce d’exploitation.C'est dans ce but que, chaque année, des membres de la communauté des Ecoles Chrétiennes et des Sœurs de la C grégation prennent des renseignements pour les faire partager à leurs élèves, sur le commerce et les affaires VOIX «’OUTRE TOMBE que le Pape la dit debout.Il accorde aux autres vieillards et il pandu le bruit que, depuis quelques ia dispense mois, Léon X111 se désintéresse com- se donne cette petite satisfaction de dire encore sa messe comme les jeunes." Le Daily News réédite une lettre du célèbre historien anglais Fronde, que Y Evening News a «publiée le 1er décembre 1884, et qui, aujourd’hui même, ne manque pas d'actualité.Fronde fait, en premier lieu, un grand éloge de la moralité des Moers.plètement des affaires de l’Eglise ; que son intelligence et sa mémoire s’obscurcissent ; enfin que l'être, chez lui, est complètement diminué.On vou-droit le débarrasser ainsi de la responsabilité des derniers actes du Saint* et On communique à !a rtligimu' de Limoges une lettre de Monseigneur Renouant La Senai'H en dt tAchc ce frag- ment : Siège.11 y a sans doute de la part de ce® nouvellistes quelque dessein secret de les infirmer, ces actes, ou tout au moins de leur faire perdre beaucoup de leur importance.“ Eh bien 1 au risque de devenir fastidieux à force de répéter les mêmes choses et même de passer pour pédant, je donne le démenti le plus formel à tous ces racontars.Non seulement je suis autorisé à le faire, mais j’en ai été prié, afin qu'il me reste aucun doute, aucune crainte à l'endroit de leur fausseté, dans l'esprit de tous les catholiques.“ Autant que jamais Léon XIII a sa pleine et vigoureuse lucidité, ainsi que peuvent en témoigner les nombreuses personnes reçues par le Saint-Père ces temps derniers, il ne peut plus avoir, certes, la grande activité de sa jeunesse, mais il n’est pas moins vrai que le Pontife se tient au courant de tout, veut tout examiner et revoir avant d’apposer sa signature sur un document." Une chose depuis quelque temps fatigue l’auguste vieillard, c’est vrai ; ce sont les audiences à masses nombreuses, où il y a ioule.Jadis elles étaient pour lui un délassement, où sa fibre semblait se retremper à voir des milliers de personnes acclamer le Souverain Pontife."Dans ma longue expérience, dit-il, je n'ai jamais trouvé un Doer prévaricateur, se fut-il agi d’une somme insignifiante.Quant aux Anglais établis dans le sud de l'Afrique, ce sont les plue grands vauriens du monde." Je pieuse que la conquête du Transvaal est impossible.Vertes, 8,000 volontaires anglais bien choisis, pourraient faire beaucoup de mal au Transvaal, gagner une bataille et 11 a été| prendre Prétorin.Mais cela ne nous donnerait qu’une victoire incomplète et ne soumettrait pas les Boers.11 faudrait incendier leurs fermes, massa- ." Aujourd’hui (11 novembre), j'ai eu l’insigne honneur d’être reçu eu audience privée par le Souverain Pontife et je ne veux point tarder A vous dire toute la joie dont mon cœur est rempli.J’ai trouvé Léon XIII plein de vigueur et de santé, malgré tous les racontars des journaux dont il est le premier à plaisanter, pour moi d’une amabilité sans égale.11 m’a accordé toutes les faveurs et les bénédictions que j'ai sollicitées pour mon h.umble personne et crer leurs troupeaux, détruire leurs mon diocèse.11 m’a entretenu de la moissons.France, dont il connaît parfaitement " Or, cela n’est pas exécutable, et dont il déplore amèrement la situa- l'Europie ne le permettrait }>as ; et tion présente .Quelle lucidité cette cruauté soulèverait des cris d’in- d'esprit ! Quelle étonnante mémoire ! dignation d’un bout à l’autre de l’An-Je suis sorti embaumé et ravi, pro- gleterre.mettant au Saint-Père de lui ! ; OI.• faites durant une certaine période, on les travaux accomplis par nos grands “ En tous cas, notre arrogance et établissements financiers ou nos coui-notre manque de savoir-faire pour- pagnies de chemins de fer.Actuelle-raient nous faire perdre notre empire ment, nous faisait remarquer le même sud-africain.Je suis même convaincu officier, les geographies et autres livres traitant de l’histoire du Canada, volumes que l’on met entre les mains des élèves fréquentant les écoles d'Ontario, sont loin d’être complets.On n’y parle que du Grand Tronc, c’est le seul ramener un nouveau pèlerinage limousin en 1904.¦' Je vous attends, ” pondu avec bonne humeur.Puis il a j fait entrer, pour les bénir, mes deux j fidèles compagnons.m'a-t-il ré- que nous le perdrons.” Comme on le voit, l’historien Fronde a été bon prophète, sauf en ce qui concerne la conduite de l’Europe et les scrupules des Anglais devant des atrocités prévues.L’Europe ne s’est pas interposée et les Anglais ont été cruels à froid.Que Dieu soit loue ! et qu’il nous conserve longtemps notre auguste x cTC.• • enenini île 1er mentionne ; quant aux autres voies construites récemment, il n’en fait aucune mention.La imputation de Montréal est restée il 172,000 habitants pour les gens d'Ontario, on a gardé l’ancien chiffre, et que d'autres lacunes encore nous aurions à reprocher aux livres de classe dont cm se sert dans l’Ontario." Cette fatigue lui sera dorénavant On lit dons 1 l'nierrt, à la date du 16 no- évitée et je puis annoncer qu’à partir vembre : de maintenant les audiences aux fidè-i UNE LUEUR DE BON SENS y les seront plus espacées etnecompren- vie^de^pkruÎJcle^à ron dront qu un nombre restreint ue per- ret0ur de Rome, des impressions que sonnes.lui a laissées son entrevue avec le Le Hamilton limes un i m rvr»rf o r> ?» »* j VIA 4 A V journal libéral de l’Ontario, fait les commentaires suivants sur l’à-propos de nouveaux renforts canadiens pour l’Afrique-Sud.Voici la traduction qu’en donne la Patrie : “ 11 ne faudrait pas en déduire, Saint-Père : toutefois, que la santé du Pape soit ébranlée et que le Saint-Père décline.Je sais pertinemment qu’il travaille actuellement un document, de caractère religieux, qui verra le jour sous A l’exemple de Joseph revoyant ses frères, vous me demandez, dit-il : Adhue pater rrunu vivit 9 Notre Père vit-il encore ?Eh oui I il vit, et il est bien vivant, grâce à Dieu.C’est une vieillesse vraiment étonnante que celle de Léon XIII.Tel je l’avais vu, il y a quatre ans, tel je l’ai retrouvé, et M.Liénard, vicaire général d’Arras, qui m’accompagnait et qui, lui, n’avait pas vu le Saint-Père depuis 1888, assure qu’il n’a lui-méme constaté aucun changement dans l’auguste vieillard.C'est toujours le mémo feu dans le regard; la même mémoire surprenante, la même spontanéité intellectuelle, un mot, la même vigueur physique et morale.Si quelque chose dénote le vieillard chez Léon XIII, c’est tout au plus sa bonté qui devient de plus en plus expansive et affectueuse.Au bout de vingt minutes d'audience, je crus devoir prendre congé de Sa Sain- DÉVOTIONS NOUVELLES CONDAMNÉES " La nécessité d’envoyer d'autres hotlines du Canada en Afrique australe n'est pas encore démontrée.Lorsque la guerre fut déclarée, l'envoi de troupes coloniales en Afrique produisit un bon effet moral sur les puissances de l’Europe, en leur intimant que si elles songeaient ù intervenir, elles auraient contre elles tout l’Empire britannique.Aujourd'hui, il n'y a réellement pas d'armée boer.Et si, comme on l’a répété, une année anglaise de 200,000 hommes est incapable de terminer la guerre, est-ce que 200,000 hommes ou 201,000 hommes pourront y réussir d’avantage?” Le limes ho trompe en disant que notre intervention a produit un bon effet, et que les Boers n’ont plus d’armée, mais au moins il comprend la bêtise que commet notre gouvernement.peu.Dans une de cos dernières séances, le Saint Office a condamné deux dévotions nouvelles.La première est celle de la Main puissante de Notrc-Seigueur.Elle consiste dans les images et médailles qui représentent une maiu ouverte avec une plaie ù l’intérieur, et sur les doigts, les images de l'Enfant Jésus, de la Sainte Vierge, de saint Joachim et de sainte Anne.La deuxième dévotion porte le nom de Nouvelle Choix, de F Immaculée Conception, C’est une médaille en forme de croix portant l’image non de Notre Seigneur, mais du Marie Immaculée d’un côté, et l’autre l’imago des Sacrés-Coeurs avec le monogramme do la Sainte Vierge.(La Crot'r, 11 novembre ) “ Je puis dire mieux encore.Au commencement de cette année, quand on parlait à Léon XIII de son jubilé cardinalice, qui tombe en 1902, comme aussi de son entrée dans sa vingt cinquième année de pontificat, il disait : “ Laissons cela de côté pour le moment.Nous en causerons plus tard.” Le Pape semblait craindre de ne pas voir cette date ; du moins on pouvait le supposer." Aujourd’hui, le Souverain Pontife parle de ce prochain jubilé comme d’un événement auquel il a la conviction d'assister.Il s’occupe du programme des fûtes, de la date des pèlerinages, des médailles qui seront frappées pour la solennité.“ Enfin pour rnwuror encore les en
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