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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 31 août 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Vérité, 1901-08, Collections de BAnQ.

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«"S® 1 j'ui v jkui NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 31 AOUT 1901 Ho.5 21ème ANNEE AVIS LA VERITE ABONNEMENTS Toute demande de «T r A NO KM E NT D’àI) KESSK DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE.Canada et Etain-Unix Un an.Six mois Étranger (Union postule.) Un an |2.00 *1.00 REVUE HEBDOMADAIRE Téléphone : 712 f.13.50 VERITAS LIBERA BI T VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.I ) J.-F.Tardivel, Directeur-Propriétaire Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Québec ' homme de principes fermes et sûrs ; le Sous-Dataire est Mgr Spolvérini, non moins distingué par sa bonté et sa courtoisie que parses lumières.A l’exception des chefs de service, les employés de la Daterie prennent les non- comptables laïques, avec la Secrétai-seils de trois théologiens.C’est de la rerie des Brefs aux princes.Le Secré Daterie que dépend le corps des trente taire des Brefs aux princes est un extraordinaires.Intellectuels! Expéditionnairex Ajmiolitjnrtt, laïques grand prélat du Vatican qui a le rap! de bonne réputation et de probité qui port le plus étroit avec le prélat secré- cularités ! servent d’intermédiaires et d’agents taire des lettres latines.Dans une | aux évêques, pour leurs affaires en J dignité inégale, et dans la différence I des noms, leur tâche commune con- pièces latines qui doivent tomber sous les yeux du public, comme les Encycliques, les allô, entions consistoriales, et les lettres aux grands personnages.Avec un Pape ! celles-ci, dans une affaire mixte, sent agrandi ses attributions en lui don aussi entendu que Léon XIII à la intéressées â la délibération ; et il a louant l'héritage de la secrétai rerie des bonne latinité, les secrétaires pontiff- rive même qu’un cardinal quelconque Mémoriaux, abolie depuis un au, et eaux ne sauraient se relâcher un ins | soit mandé à cause de ses lumières, en l’enrichissant des dépouilles de la N.-D.DE QUEBEC SAMEDI H AOUT 1001 Il faut se garder de confondre la Secrétai rerie des Brefs, administration qui, sous la conduite d’un cardinal et de son substitut, n’occupe pas moins d’une douzaine de rédacteurs ou de cachetées, et l’exposé des difficultés de conscience ne contenir propre, attendu que la Pénitence rie participe en quelque manière de la nature du confessionnal.I aucun nom Chez les Nous dirons maintenant quelques mots de la Congrégation des affaires Travailleurs C'ette congrégation offre des parti-essentielles ; elle forme un genre à part.Et tout d’abord, il est extrêmement rare qu’elle tienne des assemblées plénières.Ses cardinaux sont convoqués par petits groupas, tantôt les uns, tantôt les autres ; on leur adjoint à l’accasion des cardinaux ! de Congrégations différentes, quand Notes iV Nouvelles : Congrégations romaines : Daterie.— La Secrétai rerie des Brefs, j A Béniteneerie.— Les Ecclésiastiques extraordinaires.1 cour de Koine.La Il fut un temps où l'on ne frappait j siste a dresser les a la porte de la secrétai rerie des Brefs que pour y recueillir les honneurs i dont elle comblait les dignes, mais Léon A fini — Lu considérablement XIII a ! Note publiée par M Joseph Bonnet »! ris la Ycrit* François'* i t Lu Daterie se divise en trois vices : la section des bénéfices, la section des dispenses de mariages, et la section administrative.Il est inutile de nous étendre sur les dispenses de mariage, la matière étant intelligible par elle-même ; mais, pour les bénéfices, nous ignorons en France que les Papes se sont réservé la collation des canonicals et des cures, règle dont le Concordat ne nous permet pas de profiter, mais qui s’observe rigoureusement en Italie, et qui est appliquée, quoique dans une mesure moindre, en Autriche, en Espagne et dans l’Amérique du Sud.C’est la Daterie Apostolique qui confère tous les canonicals italiens du dehors des évêques, concours du concours.ser- tant de l’étude des bons auteurs, et En second lieu, on ne soumet à d’un soin extrême à n’employer aucun l’examen de ces petites commissions tour qui ne soit classique, ce qui les qu’une affaire à la fois.En troisième expose à tomber dans la recherche, lieu, elles On entend bien que la substance des Encycliques ne les regarde pas.Cette partie est réservée aux théologiens moins nombreux à qui le Saint-Père demande des mémoires sur les différents aspects du sujet qui “^occupe sa pensée.Fontaine ouverte au milieu de Jérusalem pour la guérison des plaies intérieures, la Sacrée Pénitencerie vient en aide aux confesseurs en leur fournissant les pouvoirs ou les lumières qui leur manqueraient dans les cas extraordinaires.Le cardinal grand-pénitencier tient du Pape d’amples facultés, et il lui est toujours loisible d’en solliciter, si besoin est, Ce ne sont pas a l’œil.J’ai j seulement les confesseurs qui ont le L’indu 1 - droit de réclamer les remèdes de la Sacrée Congrégation des Indulgences, privée de la meilleure partie de ses Ce ne sont plus seulement n’ont que voix purement consultative, sans aucun pouvoir d’administration ; principe qui s’étend jusqu’au gouvernement spirituel de certaines régions, telles que l’empire russe et l’Amérique du Sud, auxquelles cette Congrégation donne ses soins.Ses décisions ne sont que de simples consultations à l'usage du Souverain Pontife.pouvoirs îles couronnes de comte ou des rubans de commandeur que distribue la secrétai rerie des Brefs, mais toutes les fa- spirituelles qui partent des plus ou vev.rs mains du Souverain Pontife : indul- gences, privilège d’oratoire privé, pouvoirs d’indulgencier, etc., etc.Pour les pouvoirs d’indulgencier, et sans doute pour d’autres grâces, les Brefs maintiennent les droits de chancellerie au tarif bénin de la secrétai-revie des Mémoriaux.Sur d’autres La raison historique de ces procédés exceptionnels, c’est qu'elle a succédé aux Congrégation dites d’Etat que les Papes formaient pour s’éclairer dans les conjonctures politiques les plus graves, et étaient composées des cardinaux les plus versés dans la matière dont il s’agir sait.La Congrégation des Affaires extraordinaires a un secrétaire, trois rédacteurs et un archiviste, mais elle n’a • X et une bonne partie de ceux chapitres, ils appliquent leur propre soit sur la recommandation tarif, d'un caractère plus ardu.Les soit, si le bénéfice est au droits de chancellerie pour les von ces sur la production des actes sions d'indulgences sont bien supé- que prélevait la Sacrée Mais il convient d’a-| de plus amples encore.rieurs A ceux Congrégation, jouter que le Saint-Père y vu de mes veux des feuilles nombre A peu près dans la section des On trouve un égal d’employés bénéfices et dans celle des dispenses ; neuf ou dix, dont les uns mettent les gences expe documents en bonne forme, tandis que Pénitencerie : un fidèle quelconque pas de préfet.Ses réunions sont prési- pav le cardinal secrétaire d’Etat, pieds dans les appartements duquel elles se kliées gratuitement par communautés pan- est autorisé a lui demander des pou- dées voirs pour le confesseur aux Les titres de noblesse accordés par duquel il ira déposer ses fautes.Néan-j tiennent.C'est qu’à proprement parler le Saint-Père sont personnels ou lié ré- moins, la discrétion conseille de lais-1 son rôle consiste A servir de conseil à la gérés p«r la troisième eedion, In sac dilnires.Ils cml.rasse.it lu série cou- ™ ^ généralement le confesseur secrétairerie,l’Etat, avec laquelle elle administrative, laquelle est en outre nue, de baron à duc, bien que la di- lui-même.La Sacrée l’émtencme dis- ne fait qu'un.Le secrétaire chargée du service des pensions que le g,nié de comte se confère plus fré- pense ses secours gratuitement et elle qui tient en mains tous les Ills delà Sainl-rire accorde pour des motifs di- quemment.Parmi les ordres poutifi- «I toujours prête à répondre.politique ecclésiastique, appelle à son vers à des ecclésiastiques sans emploi, eaux, la place d’honneur appartient à En dehors du domaine secret de la aide la Congrégation là oft ils lu.pa Elles peuvent aller jusqu'à Irais cents l’ordre du Christ, qui ne s'accorde conscience, elle exerce une autorité missent trop embrouillés, francs pas mois.Léon XII1 a adopté qu’en de rares et importantes occasions, extérieure en accordant aux pauvres Cependant il y a ue 1 excès a voir la sage mesure d’en faire supporter, au L’ordre de Saint-Sylvestre et celui çle '== dispenses de mariage que les en elle le Grand Conseil de I église moins en partie, le poids aux gros Pie IX ne s’obtiennent non plus qu’a- riches reçoivent .le la Dater».pour me servir d une expression de bénéficie».Ainsi, la plupart de, clin- vec difficulté.L'ordre de Sain.U cardinal graml-pemtencer est Mgr Giobbio, professeur de drott pu-noines de Saint-Pierre sont obligés de Grégoire et celui du Saint-Sépulcre assisté d’un régent.Sous leur conduite blic ecclésiastique au Séminaire Ko verser A la caisse ,1e la Paierie le sont plus répandus.Enfin, la croix sont placés les dignitaires et employes main dans ses Leçons de Dylomah montant d’une pension prélevé sur Pro Eccksia ti Pontifier, instituée d’n- delà 1 énitoncerie, ai.nom ne ie seize, leur revenu, bord en faveur de ceux qui avait pris tous ecclesiastiques, tous verses dans Le palais de lu Daterie fait suite au part aux travaux du jubilé sacerdotal la morale el le droit canon.Quirinnl, quand on descend vers le du Saint-Père, se décerne depuis 1898 Corso.Le cardinal Dnlaire y jouit d’un pour des services qui, sans justifier le appartement des plus commodes, et le don d’un ordre do chevalerie, n’en prélat Sous-Dntaire y a aussi un beau appellent pas moins une marque de logement.Le Dataire actuel est le car- faveur.Les bureaux de la secrétairerie dinal Aloisi-Masella, l’un des mem- des Brefs se trouvent au Vu es les plus illustres du Sacré-Collège, calier do la Chancellerie.son ordre A des les autres supputent les taxes, qui ne laissent pas de représenter des sommes considérables, I-.es fonds sont vres.PEt.it i Le Ecclésiastique récemment parues.Grand Conseil de l’Eglise se tient dans les conférences journalières du Les affaires qui appellent une déli* Pape et du secrétaire d’Etat.La Con-bération sont résolues par le cardinal grégation des Affaires grand-pénitencier en conseil.La cor- convoquée par parties, et par parties vespondance doit être adressée à Son mobiles et incertaines, Eminence, soit à son domicile, soit Al conseil permanent que le corps des la Chau'cellerie, où la Pénitencerie à conseillers auxquels le cardinal secré.Les lettres doivent être taire d’Etat a ordinairement recours.extraordinaires, est moins un haut de l’es ses bureaux. a LA fÉBITL Alphonse Leclaire, ‘290, rue de l'Uni- j diuairc, l’Anglo-Saxon cache un grand versitê, Montréal.sea plus grands hommes d’état.U u préféré s'adresser aux mauvais instincts de la foule.Aussi son pouvoir sur le peuple est précaire et il s’est rendu odieux à la très grande majorité des hommes politiques, conservateurs comme libéraux.Sa scission du parti libéral,à la suite de la politique irlandaise de Gladstone, a jeté M.Chamberlain dans les rangs du parti tory, c’est-tVdire du groupe aristocrate et réactionnaire par excellence.Lord Salisbury, Hal-four, Hicks Beach et les anciens conservateurs l’ont accueilli d’abord comme un allié précieux ; ils le su Hissent aujourd’hui comme un tyran détesté.N’osant le jeter à bas, car sa chute entraînaient la leur, ils se contentent de lui barrer les jambes aussi souvent que possible.Un journaliste radical, spirituel et cynique, me disait crûment que la moitié des collègues du secrétaire colonial en sont rendus il désirer sa mort.Ancien radical, quasi socialiste, M.Chamberlain avait il son acquit toute une série de projets de réforme sociale et administrative.Il a tenté de transporter cet arsenal de sa forteresse do Birmingham sur le terrain beaucoup plus vaste de la Chambre des Communes et d’y atteler, à son bénéfice, le parti tory.Il aurait ainsi enlevé aux libéraux, ses anciens compagnons d'armes, leur titre et leur prestige de parti de la réforme.11 s'est heurté à la force d’inertie des conservateurs qui s’appuient surtout sur les classes privilégiées et sur l’Eglise établie.Sentant que le peuple anglais, revenu de sa colère anti-irlandaise, lui demanderait bientôt compte de ses prouesses de législation sociale, il a cherché A déplacer l’axe de la politique anglaise.Iiisqu'à ces dernières années, la politique intérieure, hovu Icyixlntioii, fond de budauderie sentimentale al- Notre langue.liée il une brutalité d'instinct que lu civilisation n’a pas détruite.Celui qui peut atteindre ce double fond, fait faire aux anglais d’éuortues sottises.M.Chamberlain a saisi cotte fibre et la manœuvre au service de son ambi- Quelques appréciations de la conférence de M.Tardivel >ur I.o longue française nu Canada.Une assemblée sacerdotale it Oka.Le 22 août, une cinquantaine de nos prêtres qui, depuis l’établissement du Collège Canadien A Rome, ont été pensionnaires de cette institution, se sont réunis à la maison de campagne des Sulpiciens, A Oka, pour v rencontrer M.l’abbé Vacher récemment arrivé de la Mlle Eternelle.On sait que M.l’abbé Vacher — le “ bon Père Viwher ”, comme on l’appelle ordinairement — est depuis plu sieurs années procureur du Collège canadien à Rome et qu’il eu a été aussi, pendant quelques temps, le directeur.Dans l’exercice successif de cette double fonction, il s’est trouvé en rapports journaliers avec la plupart de nos ecclésiastiques qui sont allés suivre les cours des universités romaines, et comme on a gardé un très bon souvenir de sa direction comme de son administration, la réunion de la semaine dernière, A Oka, a été des plus agréables.Des allocutions de circonstance ont été prononcées par M.l’abbé Colin, supérieur des Sulpiciens de Montréal, par M.l’abbé Vacher et par deux anciens élèves du Collège canadien, Mgr Bruneau, évêque coadjuteur de Nicolet et M.l’abbé Langevin, aumônier au couvent de Lachine.Ce travail, bien écrit comme tout ce qui sort de la plume du directeur de la Vérité, venge noblement notre belle langue française, telle que nous la parlons au Canada, des accusations injustes souvent portées contre elle.11 y a comme cela Je prétendus savants qui, après avoir passé quelque temps à Paris, et même à New-York ou à Chicago, trouvent que la langue qu'ils ont apprise sur les genoux de leur mères n’est plus que du canaycn.Quand on a lu la conférence de M.Tardivel, conférence si bien documentée et appuyée sur les autorités les plus solides, ou comprend le sot orgueil de ceux qui dénigrent cette langue et couvrent de leur mépris ceux qui la parlent.Nous voyous, avec plaisir, que cette •petite brochure va être répandue par tout le pays, un grand nombre d'institutions en ayant déjà commandé des milliers.— Le Journal Je Waterloo.tiou.11 n’a pas convaincu ses compatriotes ; il les a stupéfiés, puis il a réveillé leur orgueil et leur esprit de rapine.Tant qu’il tiendra en éveil leur naïveté et leur appétit, il les mènera à sa guise.Son titre de parvenu, que ses adversaires lui jettent à la tête et que ses alliés lui reprochent à mi-voix, lui sert puissamment dans les couches populaires.Les gens de petit peuple centemplent avec orgueil ce quasi forgeron d’hier qui pousse aujourd’hui comme un troupeau docile les pairs du royaume et la haute bourgeoisie, et qui dirige les destinées de l’empire.Et c’est toujours au peuple qu’il s’adresse, c’est eu liât ta ut les passions de la foule qu’il se maintient.Seulement, c’est un jeu dangereux auquel il faut toujours gagner.M.Chamberlain a fait sortir le peuple anglais de sou atmosphère habituelle ; il l’a rendu violent, tapageur,guerrier: le jour où il n’aura plus de pâture A lui donner, le jour surtout où il faudra prélever le coût de cette fausse gloire, la colère du peuple s’alourdira sur lui.Et ce sera justice.Il voulu lancer son pays aux conquêtes afin de se faire une gloire toute personnelle ; la justice rétributive lui imposera un châtiment personnel.Et il ne trouvera guère de defender- Inutile de s’arrêter longuement sur l’éloge du beau travail de M.Tar divel.Ce sera une révélation pour la plupart des lecteurs.Le tirage de cette conférence a été de 50,000, qui seront distribués sur tous les points du continent américain où résident des Canadiens-Français.Partout ce petit livre apportera de la joie et du courage aux chefs, aux hommes instruits de notre nationalité, et leur fournira des armes pour défendre notre peuple contre tant de fausses accusation> lancées contre lui.Le résultat | \ sera un accroissement d’amour notre langue et d’admiration pour nos coin patriotes qui l’ont si bien conservée à travers les âges.V ( hn >i.EN VOYAGE -rr = vr.sn-rr.rrr Mullarany, N août, 1901.Quelle température favorable aux études politiques et sociales ! Il tombe une vraie pluie d’Irlande, douce, tiède, seurs duns le monde politique, embrumée, qui pénètre toits et mu- sonne n’occupe une position plus railles, détrempe le papier, délaye fausse sur la scène parlementaire i l’encre, assouplit la pensée, amollit les le I rigueurs, dispose à l’indulgence que secrétaire pour les colonies, deviens c'est de parler des avantages que lui vaut le moment de parler de dos.Chain- son titre de parvenu dan- les masses.| Il lui nuit dans les cercles politiques, de ne me rendais pas un compte exact, avant de venir ici, de l'eprit de caste (les classes dirigeantes d'Angleterre.Il suffit de passer quelques heures vous entretenant des mou- à Westminster, de constater le he ri am.Vous savez, comme moi, que la politique ministérielle et la politique impériale pivotent autour du monocle du secrétaire colonial.Il est donc iin- formaicnt le centre des opérations des deux Lr (jjvrr'nr de partis parlementa 1res.Les questions étrangères et coloniales n’ocvu-paient que les lignes extérieures Voulant détourner l'attention de lVdecto- C’est une joie et un devoir pour nous d’engager vivement nos lecteursj tuivl que et lectrices à se procurer la conférence de M.Tardivel.Nous espérons ana-j lyser et étudier à fond ce document, i vements du parti tory-unioniste, je ‘•m’occupe d’abord et surtout de son cercle rohibc, ; protestation, la froide re* du Premier Ministre.Et le dé- # >ien voulu leur servir sur cette question signataires de la • 4 M t » ift : “*• vivr:,,ont i;11’ I donc pas être surpris "•taunt nssivgvoK g0UvevLierac.nt t nuirais ; 1,11 | donnons nous garde de prendre le Anglo-Saxon.- qui c||angt, gur ]e motif qui le guide.¦ .lêlt ctation imlûlnnssi- ^(,j_ ftU Canada, nous avons certains maisaino 1 ' I journalistes qui plaident en faveur de qui font des lois iniques CS « lé- i.MTIH’s, \ onstaton-ma relia ml is< - "i élit - mais qunv/c jours, littéralement pat i 1 • t • t rangers vv saint jour qu'eu tout autre de \i semaine et que, soiivi-nt, il n'y a rien lundi.( V qui c>t plu- malin lire un ivec nos idée- religieuses.* travail paraissent avoir 1 les à faire le spécialement pur savour* ut avec um accepte sans t plus in-1 ponst *v- i provinces de la Nouvelle-Ft os-e et till! Nouveau-Brun.-wiek, toute circulation des| contre ceux les ordres religieux et ces journalistes veulent accréditer l’idée que de telles !vS | d’intermédiaire est, 1 lt - hoUllétC" mai- il- ont tort unprcnds l'indignât i» «n A Paris, prendre aux étranger*: lenders à faire la police le* ! aussi mm t que requête.Dans le «S gens qui résident de s eu à ces ! ont, après tout, que des mesu-sûretv inspirées parla prudence j trains ce- -v le dimanche.11 (-1n«is| i0is k la capitale « t ne s du 7 août.M.< liarles • t 'Mt i res de s des chefs d’Etat.N’en craignons rien.Au fond de l’arrière-boutique, c’est bien i xhalé ses griefs ( 1 au v veau contre l’administration du chemin de 1er intercolonial : il s est plaint de 1 é* tat du remblais et des fossés, il s’est Monsieur, nous.Pourquoi, Honora Mo employés catholiques de la Provint a >a* tait pour les m terme le-veux, laissant de la France.Que n'a-t-on j attirer ?La police les endroits malfamés Queue serions-nous pas traités sur le meme hoc, qui siège et qui,comme aux pre- picil ?s du christianisme,excite multiplier par gatan elle ivintervenait «pic lorsque -v ?C’est la demande que nous soumettons humblement à votre considération, vous y apporterez centaines ; les choses devenaient tellement dégoûtantes j j.¦ j mi ers temps i rage des persécuteurs.11 peut se faire «' que, parmi les admirateurs de semblables lois, tous ne soient pas également coupables ; mais, a coup sûr, ils sont trompés.Dans une réunion tenue dernière- • l’Association de la «rare incendiée il y a mois, à Trois-Pistoles, plaint qu’une déjà plusieurs n’avait pas encore été rebâtie, et quo construction de la gare de Fraser» ville avait été confiée à un bien, mais tait convaincu» que toute votre attention.Veuillez nous croire, lion.M.le Premier Ministre.Vos dévoués partisans.Kivivre-divLoup (en bas).s> qu’elle- donnaient de» haut-le-cmur plu» blasés.N’ai-je pas lu dan* française, que c’était tant pi» pour les hôte» qui -’y laissaient prendre : qu'a près tout, restaient dans le* gousset» aux une feuille i * • • i nu voulant pas être sérieusement dê- ¦ Wilfrid, il n’a pas dit mot du travail du dimanche et do la lettre que son chef politique vient d’adresser à ceux qui ont demandé le redressement d’un très légitime grief.Il n’est pas d'un courage téméraire, n-itro Charles.les gros sous français.On ne pouvait être plus cynique.sngvvahle à su Cette très légitime requête des dévoués partisans des M.Laurier a été transmise à ce dernier par M.Charles Gaùvreau conscription dans laquelle résident ou travaillent les signataires de 'a susdite pétition.menton France par jeunesse catholique, l’Amiral Cuver-ville a pris la parole pour dire : vin Trop longtemps, le•* honnêtes gens, scan* il al b 6s, écœurés, sont restés enfermés chez laissant la carrière ouverte à tous tes député fédéral pour la cir- eux excès, il toutes les débauches.Aujourd’hui, ils sont On frappe les religieux parce qu l’avant-garde de l’armée do VEglise Mais la bataille n’est pas finie.Je.crois associations est le p'élude ils s’organisent pour la lutte ; il est un peu tard, s’il n’est pas trop tard.que la loi des 8 LA VÉRITÉ de la Visitation est assiégée par les! tième tils do Mgr le comte de Caserte; pèlerins qui viennent s'approcher de l'amiral Mathieu, MM.Amôdée de la sainte table au lieu même des pre- Béjarry, ^sénateur de la Vendée ; le mi ères apparitions du Sacré-Cœur à la duc des Cars, Debanne, ancien avocat-bienheureuse Marguerite-Marie.A! général : comte de Kergorlav, frère de six heures et demie, c’est S.Em.le j l’ancien député de la Haute-Loire; cardinal Perraud, évoque d’Autun, comte de Morard, marquis de Vouas, qui montait à l'autel, entouré des élè- comte El/.éar de Sa b ran, Fernand de ves de son grand séminaire ; et le si- Vaulx, Laurent Dugas, Emmanuel et lenee n’était troublé que par le va- Henry Lucien-Brun, Joseph Barnet-vient des pèlerins et des prêtres, baud, directeur du NouirUistc de Lyon cherchant les uns et les autres le S.l’abbé Henri (îraux, vicaire géné-moyen de satisfaire à temps leur dé- rai d’Arras ; le B.P.Coubé, de la votion.Après avoir communié ses Compagnie de Jésus, l’àme du pèleri-séminaristes au pied de l’autel, Son nage et son éloquent interprète sides Eminence s’est rendue à la grille der- raisons inexpliquées ne fermaient ses ri ère laquelle prient sans relâche Visi- lèvres, tandines cloîtrées, et leur a distribué à leur tour le corps sacré de l’Ami divin auquel elles ont immolé généreusement leur vie.Pendant l’action de grâces du cardinal, c’est Mgr Belong, évêque de Ne vers, qui a célébré le saint sacrifice, tandis que d’autres prêtres et religieux se partageaient les autels adossés aux murailles laté- A PARAY-LE-MONIAL trouve le bosquet du noisetiers tant de fois sanctifié par lu présence du Fils de Dieu daignant apparaître il la bienheureuse visitandine pour lui confier ses miséricordieux desseins sur la France.Trois heures durant, les pèlerins, marchant généralement quatre de front, ont défilé suivant ce pieux itinéraire, cueillant au passage des fenil, les de noisetier.Confréries, patronages, cercles, corporations de toutes sortes se succédaient sans relâche, avec leur allure et leur physionomie spéciale, leurs chants alternant avec les prières, et tous implorant le Sacré-Cœur pour le salut de la France.De tous ces groupes, le plus pittoresque assurément c’était la confrérie royale des pénitents gris d'Avignon, précédée de sa haute bannière portée par son gonfalonnier, et conduite par ses présidents, le baron Duplessis de l’ouzil-hac et le comte de Barbeyrac de Saint- w Maurice.(De la Vérité Française) Paray-le-Mouial, 1er juillet.Le cycle s’achevait hier des hommages publics rendus au Sacré-Cœur de .Jésus à l’occasion du changement de siècle.La manifestation, semble-t-il, a dépassé en grandeur et en faveur toutes les précédentes.Et, certes, les circonstances commandaient ce redoublement d’éclat.La France, A qui le Fils de Dieu a prodigué ici ses appels de miséricorde et ses promesses de protection privilégiée, n’est elle pas en butte aux assauts, plus furieux que jamais, du satanisme ?Les ordres religieux, par le canal desquels nous furent transmis les desseins du Cœur de Jésus sur nous, ne sont-ils pas irrévocablement voués à la destruction ou à la servitude, par une loi qui, nantie de l’accord des deux Chambres, est depuis deux jours à la signature du , ., , „ , , « raies de la chapelle, sous les riches F chef de r Mat?, .bannières, qu ont suspendues aux La Compagnie de Jésus, qui prit voâ(a pêlpril!agM du une p.it ,t .011 i loit prepei.ermite n lampadaires aux flammes vacil- Paul, exécutés par les élèves du grand a propagation des revelations du ]ante| autour des innombrables « veto séminaire d'Auluu.Sacré-Cœur, n est-elle pas marquee pié(é fran{aise, et don, pour es prescriptions es p u- lraP1 ]e pjus somptueux est assurément la levantes, et ne va-t-e e pas ‘avoir c[,aç£e ol) reposent les reste de la bien-abandonner tous ses colleges et toutes heureu£e Vovanle.ses œuvres ?Ces iniquités, sans doute, Aprè$ dévotions privées, „pr,vs n oli été i énoncées a aucune leure ,,.qLlï!oüi secrètes du cœur humain, do la journée i.er, ou u mans es sacrameil,a,,emen( uni au Cœur divin, allusions qu on v a .vîtes ont ete -i vojcj p|,eure qes manifestations publi- voilees quoi, a pu se demander si ces Déjà| d.aineurSi dans ,a basili.prétentions étranges devaient etre at- 1 ,, , % & ,, que paroissiale, a la severe et curieuse tri u tes a m î.erence ou a .a peur .arcjj^ecture romane, comme à la mai- mais, en fait, c est sou, le coup des ^ ^ ^érable V.de la Colombière, pensées angoissantes impirée-p.a ces eomme aussj dans l’enclos des chape- moraines app iniquités que a.ou e ( es p ^enn.- e_ )a;nSj ,]cs messes basses ont été cédé- Monial, la déclaration de 1GS2 et les montrée hier p us empre=see u que yr£eg, des milliers de pèlerins se erreurs gallicanes qui s’v étalèrent, leurs supplications sont montées plus ^ agenouillés pour prendre part au ardentes vers le cel, pour aire vio y ^eucharistique, ^als, à neuf lence à a c emence u îrut qui heures et demie, tous les groupes aime .e: Mânes., jusque-là disséminés s’assemblent dans Deux trains spéciaux avaient été jes ahées et sur les pelouses du vaste formés dans la capitale pour en a me- enc]os, pour assister à la grand’messe ner les pèlerins de toutes ces gaie= si- va ^tre chantée du haut de l'es-tuées au nord et à 1 ouest de 1 aray-le- traf]e richement aménagée pour la Monial.Et ces deux trains, partis de circonstance.Paris samedi à onze heures du matin j Autour de l’estrade sont rangés en et a dix heures du soir, se sont accrusi cerc]e ]es bannières et les drapeaux de nouveaux contingents sur tout leur, sur ]es qUe]s a été brodée l’image du parcours, à Montargis, à G:en, à Ne- I Sacré-Cœur.Et tandis que la foule des vers, à Moulins.Le dimanche matin.| pèlerins s’étend à perte de vue devant Lyon et tout le Sud-Est a déverse pautel improvisé, de chaque côté dudes milliers d hommes dans la petite qUe] s’élèvent le trône cardinalice de ville favorisée des apparitions divines, perraU(] fct le trône épiscopal de pendant que d autres trains encore ^fgr Lelong, l’on a réservé derrière amenaient du Nord-Est des Mânes- pestrade quelques places spéciales à Comtois et des Bourguignons.(]es pèlerins de marque, dont la pré- Peu à peu, Paray-le-Monial voyait sence offre à divers titres une signifi-s’assembler ainsi autour des sanctu- -cation qui a son prix : Mgr le comte aires bénis jusqu’à trente mille liera- (]’Eu et son fils le prince Antonio ; mes, d’aucuns disent trente-cinq mille, ]'amiral de Gu vend lie, sénateur du et ces chiffres sont d’une éloquence Finistère ; M.de Gailharn-Bancel, dé-qui dispence de tout commentaire.puté de l’Ardèche ; M.Savary de Notez d’ailleurs que les homme seuls Beauregard, député de la Vendée, étaient conviés à cette manifestation, Survient le général de Charette, por-et qu’ainsi elle revêt un caractère d’é tant la bannière de Patay, et suivi nergie consciente et de virile résolu- d’un groupe compact de ses anciens et tion.D’autre part, la température était fidèles zouaves.Le général se place telle, samedi, que le voyage a été réel- derrière l’estrade, au milieu du demi-lement pénible pour le plus grand cercle formé par les oriflammes ossem-nombre, qui ont supporté avec une blés, vaillante sérénité le poids du jour et de la chaleur, pondus did cl œslâs.Mais venons au récit de la grande journée.Dès l’aube, l’étroite chapelle Et c’était un spectacle profondément émouvant que celui de ces milliers d’hommes debout, tète nue, dans l’attitude de la prière et du recueillement, tous visiblement pénétrés de la grandeur de l’acte qu'ils accomplissaient en affirmant leur confiance sans limites dans les promesses de saint dont l’amour divin a favorisé la J Enfin, le rassemblement de l’interrance.C'est dans ces sentiments| minable cortège s’est achevé autour de qu'ils suivaient les chants liturgiques, l’estrade de l’endos des Chapelains,où passé, ceux de la Commémoration de saint la bénédiction «lu Très-Saint-Saere- ment a été précédée d’une allocution du R.P.Rendus, des Ohlats de Marie- Après l'évangile, M.l’abbé Garnier, Immaculée, supérieur des Chapelains de cette voix forte qu'on n’ignore de la Basilique «le Montmartre.Sa plus, a exprimé, au point de vue reli- voix stridente a répété les tendresses gieux, les sentiments qu’excitait le du Sacré-Cœur envers la France et repèlerinage d’hier.Allocution plutôt dit les magnificences de l’amour di-optimiste.en dépit du dragon dont l’o- vin.Vn instant «les applaudissements rateur a signalé trop évasivement les ont éclatée, c'est quand le prédicntéur redoutables coups de queue, sans pré- a eu la pensée, rappelant la nuit de ciser leur énormité et sans énumérer Loigny, de saluer Chnrette et son leurs ravages.Du moins, il a eu le étendard.Mais, plus heureux que le mérite de signaler parmi les maux qui P.Cou hé à Lourdes, le P.Lemius a ont déterminé Notre-Seigneur aux mé- réussi à comprimer l’enthousiasme de de Parav-Ie- la foule.m ri lions » i Cette ovation à Charette a pris d’ailleurs des proportions délirantes après la cérémonie, quand se dispersaient les groupes de pèlerins.Peu après, une hourasque su déchaînait à Pourquoi faut-il qu’après cette allocution, qui conviait en définitive les cœurs à la vaillance,on ait incontinent donné la consigne, pour la procession du soir, de dissimuler dans les rues de Paray les drapeaux ornés de l'emblème du Sacré-Cœur, sauf à les dé rouler seulement dans l'enceinte du couvent de la Visitation et de l’enclos des Chapelains ?Il s’agissait parlé, parait-il, de respecter un arrête municipal, et la légalité était intéressée il cette attitude.Mais où n’ira-t-on pas avec cette légalité.Et si l’on ne saisit pas, pour prendre les libertés nécessaires, les occasions où l’on est réuni, comme hier au nombre de trente mille hommes, quand les retrouvera-t on ?Nous le demandons à qui de droit.Au demeurant, les acclamations au Sacré-Cœur, poussées unanimement après la messe, ont été magnifiques, comme aussi la cérémonie de la bénédiction des étendards par S.Em.le cardinal Perraud.A remarquer l’ovation spéciale que la foule des pèlerins, au retour de tous ces étendards, a faite à la bannière de Patay.L’après-midi, grande procession du Saint-Sacrement, formée dans l’enclos des Chapelains, pour revenir nu même enclos, en passant par la place de la Basilique, la rue du Périer et celle du général Petit, et en traversant par une faveur extraordinaire, exceptionnellement concédée cette année par S.Em.le cardinal P«rnud, le jardin du couvent'de la Visitation, où se travers la ville, et la pluie venait rafraîchir la température qui jusque-là s’était maintenue brûlante.enfin Ainsi s'achevait une journée radieuse, où la piété des vrais Français s’est surpassée elle-même pour le salut du pays.! Pavi.Tau.ukz RECETTE Pour boire frais.— Boire frais I quelle douce jouissance quand il y a 80 degrés F.ù l’ombre.Si vous n’avez pas de glace à votre disposition, agissez comme nous allons vous l’indi- l)eux heures avant le repas, quer : préparez vos bouteilles et vos carafes, bouclicz-lcs hermétiquement et enve-loppez-les avec de vieux tissus.Mouillez abondamment ces tissus et exposez A l’air.Une heure après cette opéra- tion, vous arrosez de nouveau, et, au moment de vous mettre à table, vous aurez une boisson sinon glacée, du moins très fraîche.Citons encore quelques noms dans cette immense foule de pèlerins de toutes catégories et de toutes conditions sociales : le prince Renier, lmi-
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