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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 29 juillet 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1899-07, Collections de BAnQ.

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?SS 3 3 '«ssrn1 .19ème ANNÉE NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 29 JUILLET 1899 If 0.1 AVIS LA VÉRITÉ ABONNEMENTS Toute demande de CHANGEMENT TÏ ADRESSE DOIT #RE ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE.Canada JUILLET IS99 |qui s’étendit si largement et i que, en l’cimGe 172.1 si loin Visitation de la bienheureuse Vierge de Votre Eminence, o, six ans environ ! Marie, assistant très pieusement au sa-1 La double fête, Monseigneur, que ?japn-s la mort de ce saint personnage, cri lice béni delà messe dans ce palais, vous célébrez,le jubilé de votre grande • son Institut désormais très florissant du \ atican, Sa Sainteté, assise au trine et noble carrière épiscopale, et le trei-, fut insu il au nombre des pieuses con- pontifical, fit mander les R mes cardi- zicme centenaire de saint Grégoire, | giégalions pur la bulle du Souverain naux Camille Mazzella, évéque de Pa- unira dans des liens plus étroits que i * ull^*e l >v.*noit XII1 /// Apoatolim dig- J lest ri na, préfet de la Sacrée Congréga- i jamais, non seulement les deux sièges nitatimlio.Dans ce ministère, il est] tion des rites, et Lucido Maria Faroe d’Autun et de Westminster, mais aussi DECRET ROÜENNAIS I>K CANONISATION Du B.,1 cnn-Baptiste devint de droit publie,fût classé parmi I me à 1 égard de ceux qui la baissaient, les actes de la Congrégation des rites A ces vertus qui se rapportaient à I sacrés, et qu'une lettre apostolique1 9ue sa*nt Augustin ne cesse jamais de sa mission publique d'éducateur, il j scellée fût préparée au sujet de la céré- 'vtvl *os -vUX xeis samt Syagriu.^, elle monie solennelle de canonisation qui ,ne Permettra de répondre et de lui doit être célébrée un jour dans la ba- ^'U1 (i"‘e "on ne ligne successeur agira ,1V ! clique patriarcale du Vatican.' de même : il jettera un regard vers vous ; puis, se tournant vers Notre bienheureux ?L’Eglise du Christ, * comme un | champ ensemencé par la main industrieuse et vigilante de son Seigneur, produit des fleur" de plus d’un genre.Cette même Eglise est comparée il une reine qui “ se tient debout dans un vêtement brodé d’or, et environnée d'ornements divers ”.En effet, bien que la totalité de la loi soit contenue dans le préce pte d’un double amour, j .toutefois les manifestations de charité, ^ en raison des conditions variées delà , , , , , , , .,1.i quubles.Ces mentes et le bruit que vie humaine et de 1 opportunité des .1 , , , , ; tirent les grandes choses nu il reali- : circonstances, prennent des formes ., , .,1 ., „ , .IV .sa attirèrent vers lui tous les esprit multiples.( est pourquoi Dieu, qui , , 1 , ., tous les regards, ht comme à ses ver- suscite des prodiges de cette vertu ., ., , , , , .• tus vint, s ajouter le témoignage de imac laiit es a chaque époque, fit surgir , , •' ” ", , .racles régulièrement prouves, le Sou¦ vers la fin du Wile siècle un boni- .„ r .' , verain Pontife Leon Mil attribua ; J.-B.de la Salle les honneurs de la Céleste Béatitude.Bientôt la cause Votre Eminence me «.lira sans doute joignit les plus belles vertus privées.! En ctlet,tnnt qu’il vécut,il donna d'admirables exemples d’humilité et bvissance ; l’ardeur de su piété était vraiment brûlante, sa chasteté par-su prudence insigne, sa et son austérité veinar- i • .Eve que de Palestrina, cardinal Saint-Père Léon XIII, il osa vous rap-M azzella, préfet de la Sacr Congrégation des rites.Place f du sceau.Diomède Panici, seen taire d( la Sacrée Conaréaation des rites.%* (’ peler que l’auguste Pontife a hérité de toute l’affection de saint Grégoire pour l’Angleterre.Ce spectacle, Eminence j suffira, n'est-il pas vrai, pour vous engager à ouvrir de nouveau votre cœur plus grand que jamais, à tendre encore une fois les bras de votre charité vers s et LETTRE ¦' Do S.Km.le cardinal Vanslmii ; le ciel, afin de faire avancer la cause j sacrée, le règne de Dieu, et obtenir.: comme vous saurez si bien le faire par votre influence et par vos vertus, la ! conversion de notre grand pays.me qui, répondant aux besoins d’alors entreprit le procurer une pieuse instruction à l'enfance indigente.Cet illustre éducateur, qui mérita si bien de l’Eglise et de la société civile, fut J eau-Baptiste de la Salle.Ayant parcouru, au collège parisien île Snint-Sulpice, le cours de ses élu- J fut (le nouveau étudiée, et la procéda- Aux réivnto> solennités «.!' Autun, l cet lire publique a été donnée, le 29 juin, d’une | et ire écrite à S.Km.par S.Km.1»* v; d ‘ Westminster.Voici cette lettre : 1/Angleterre traverse pour le mole cardinal Ferrand ment une crise religieuse îles plus vi-ardinal Vaughan, archevêque re sur les deux miracles ayant été en* Pontife, la * gagée, le mémo Souverain veille des calendes de mai de cotte année, décréta soletmelleme ni que Vun et Vautre étaient établis.vos.* Vn grand nombre de ministres anglicans et de laïques essaient de rétablir les exercices religieux de Vlv les sacrées, il fut élevé au sacerdoce.Dans scs fonctions, son sérieux et d’un tel sacré, il restait seulement à rechercher Londres, Westminster, le 24 juin 1899.! Eminentissime et révérendissime: Seigneur, ("est avec les regrets les plus vifs que je me trouve dans l’impossibilité d'accéder aux désirs exprimés dans l'aimable invitation envoyée par Votre Eminence, me priant d’assister à la célébration de vos noces d'argent et aux fêtes du centenaire, destinées à rappeler l’acte célèbre par lequel saint Grégoire proclama à tous les siècles les services qu’avaient rendus à l'Angleterre, au moment de sa conversion à la foi catholique, le pasteur et les fidèles d’Autun.Cependant, quoique la faculté de médecine ait jugé nécessaire de me défendre ce voyage en personne, j’espère néanmoins l’accomplir en esprit, en vous transmettant par cette lettre, aussi bien que par l’intermédiaire de mon collègue dans l’épiscopat, Mgr l’évêque do Southwark (qui sc rendra avec joie parmi vous pour y représenter l’épiscopat anglais), les sentiments d’affectueux dévouement ot do reconnaissance qui nous animent il l’égard glise, en faisant profession «le certaines doctrines catholiques.Iis avouent publiquement que les doctrines et la disci! pline de l’Eglise catholique ne dépendent pas des hommes uniquement, mais de Dieu, et que les tribunaux civils tels que le conseil privé de la reine et le Parlement n’ont aucun droit à trancher ees questions.Ils vont encore plus loin et déclarent qu’ils ne reconnaîtront les décisions des évêques anglicans qu'on tant que ccsoccisions sc trouveront, d'accord avec les doctrines et les pratiques de l’Eglise catholique, En d’autres termes, ils rejettent en principe, l’autonomie d'une Eglise nationale, et font profession de croire en l’Eglise catholique au delà des mers.D’après les statuts de tribunal ce son intelligence brillèrent éclat qu’il fut mis immédiatement: la tête des prêtres ayant pour mission j de grouper les fidèles d'un cercle res-' heureux .Jean-Baptiste de la Salle, trein en multipliant les fruits de1 Aussi, dans l’assemblée générale de vertu.cotte Sacré» Congrégation, réunion (pii .a été tenue en présence de Notre Très Saint-Père, le troisième jour des calendes de juin de l’année courante, le K me cardinal Lucide Maria Parocclu, évoque de Porto et do Sainte-Ruffme, roi atoll v de cette cause, proposa à la discussion, le doute suivant : “ Si, la preuve des deux miracles subsistant, peut être procédé sûrement à la solennelle canonisation du bienheureux Jean-Baptiste de la Salle ?” Tous les assistants, soit les R Unies Pères cardinaux, soit les Pères consultent de cette Congrégation des rites sacrés, déposèrent leurs suffrages.Mais Sa Sainteté, pour implorer davantage les lumières tic la céleste sagesse, différa do faire connaître son jugement.Or, aujourd’hui, cinquième dimanche après la Pentecôte, jour où l’on I suffirent si contenir l’œuvre nouvelle célèbre solennellement la fête delà •Ii si les honneurs de hi sainteté pouvaient être sûrement décernés au bien Mais Jeun était réservé il une «eu vrc des plus salutaires, à savoir la la pieuse éducation des enfants pauvres.Cette œuvre, il parut y être porté comme à son insu, par une sorte do dessein divin.D’abord, en effet, grave :\ Roland, qui le dirigeait dans la piété, il fut mis à la tête des Sœurs de l’Enfant-Jésus, chargées d’instruire convenablement les jeunes filles indigentes.Los écoles do cet Institut devinrent rapidement si prospères que cela (il naître chez tous le désir de le voir i ' il Toutes ces déclarations ont été faites ouvertement, sans restrictions aucunes, et sans crainte, et il est impossible de révoquer en doute la sincérité, la piété et le désir que manifestent ccs hommes de suivre l’attrait et les inspirations do la grâce.procurer aux garçons, d'une manière semblable, l’instruction et le salut.* Les commencements furent modestes.Us consistèrent dans une école, annexée il la cure de Saint-Maurice ; mais bientôt ni le diocèse de Rein* ni les frontières mêmes de la France ne rS/i L’unique germe de protestantisme qui leur reste,ftrest 1 de reconnaît^ lh absolu m VI 3° S3AIH3ÜV e i il 2 LA VÉRITÉ VEglise et (Vveouter sa voix, Ve n’est pas à nous de lutter avec eux, de faire de la controverse i suasiln'I tints human VEglise.Si los laïques catholiques sont ties homines qui se tiennent à Vécart, faisant leurs prières, quelque bien qu’ils prient, l'empire britannique s'avancera sans eux, sans subir leur influence ; il s’avancera croyant que les catholiques ne vivent qu’à moitié, oit croyant qu’ils ne s’intéressent aucunement au bien-être de ce vaste empire.Ft, si je ne me trompe, les Anglais aiment à voir les gens travailler pour l’Angleterre ; les Anglais aiment à voir des résultats tangibles; ils aiment une victoire remportée loyalement et courageusement.Ft si vous venez de l’avant avec le courage du vos convictions pour faire votre possible duns les intérêts de votre Hglisc et de votre pays, les Xnglais diront : Fh bien ! vous êtes un brave homme et vous devriez jouir de vos droits.” contribué pour plus de soixante millions de francs, afin de subvenir aux ut per- frais des écoles purement catholiques, usapuath verbis ; et cela malgré les impôts écrasants inondation de exigés par l’Etat, et qui pèsent sur ceci nous ne pour- les catholiques comme sur les but res rons 1 obtenir que par la prière.Mais Français.que faire ?Seuls nous ne pourrons! Si aujourd’hui elle aujouto à ces œuvres de générosité l’apostolat de la le la prière pour la moisson yeux!qui mûrit déjà en Angleterre, vers le successeur de saint Syagrius.j ce sera avec affection et souvent et que nous lançons des regards sup- l'on redira de la nation française : pliants vers Autun.Par ces regards HanHtunlvr ci peccata milita quoniam nous demandons avec confiance un dikrit mvltnm.de renvoyer son cabinet.D’un autre côté, les organes ministeriels se pâment d’admiration devant les tours do force de M.Sifton en réponse à sir llibbevt et prédisent la mort politique de celui-ci comme résultat de son attaque.Il est vrai que trois députés libéraux, MM.Oliver, Richardson et Mclnnes, tous trois représentants de divisions électorales plus particulièrement intéressées à une honnête administration | du département de VIntérieur, ont certes; voté contre le parti libéral sur cette que I question ; mais nous savons qu’il n’y ;a jamais eu excès d’amitié entre M.Richardson et l'honorable ('lillôvd Siftomet les deux autres peuvent bien I avoir tics affaires spéciales à soigner.Dans tous les cas.ils n’ont aucun lien ce qu’il faut, c’est une la grâce divine, et rien.Vest dans de tels moments que nous] prière, tournons instinctivement les secours spécial A la France catholique,! Daigne Votre Eminence agréer mes| celui de faire établir, A notre inten-j plus sincères remerciements pour Val-1 commun les autorisant A prendre Vat-tion, dans tous les diocèses français, I lusion touchante faite A mon égard titude d un troisième parti, indopen* VArchiconfraternité de Notre-Dame- dans la belle Lettre pastorale qu’elle (‘ant vl impartial, qui tiendrait la ha- am ta bonté de m envoyer « land,s fevili, pi.uvtrm la Immirc dujour.lans les ténèbres épaisses des questions embrouillées.1 Sans doute, il y a du l»on dans ce conseil ; mais il y a aussi du vague ; et le vague est toujours inutile.11 y a aussi, nous le craignons, un peu de risqué.lx) bon, c’est que les catholiques laïques doivent toujours donner publiquement le bon exemple et traduire en actes les leçons qu’ils reçoivent de leurs pasteurs.Ce conseil est d’autant meilleur qu’il îvest nullement moderne quant au fond : *k Ainsi que votre lumière luise devant les hommes, disait Notre Seigneur, afin qu’ils voient vos bonnes ouvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les vieux ” ( l ).Remarquez bien : " afin qu’ils glorifient votre Père qui est dans les vieux;’’ et non pas afin qu’ils disent : “ vous vies un brave homme—a good fellow” t qu’ils vous laissent jouir paisiblement de vos droits.C’est ainsi que le tun !» ru r htc trouve le moyen de donner nié nu aux conseils évangéliques une forme choquante.Mais le vague se trouve dans mille choses que les laïques peuvent faire et que les prêtres et les évêques ne peuvent pas faire ; qu’ils peuvent savoir et que les évêques et les prêtres seuls ne peuvent pas connaître.On aimerait beaucoup à voir indiquer au moins quelles sont ces œuvres si nombreuses dont l’exercice est interdit aux membres du clergé ; ces connaissances que, par eux-mêmes, ils ne peuvent pas acquérir ?Quelques paroles précises auraient été ici fort utiles.de-la-Compassion.Nous serions heureux aussi que Ici que je m’unis d aine et de cœur à clergé de la France entière suivit l’ini-j tous veux qui ont le bonheur de se pulsion donnée jadis par Mgr de Que- tou ver auprès de Votre Eminence archevêque de Paris, qui avait dans ce beau jour j’offre une fervente généreusement suggéré à son clergé prière pour la conservation de celui la pensée d’offrir chaque jeudi le saint qui a servi si bien et avec tant d'af-sacrifice de la messe pour la couver- lection, P Eglise de France et V Eglise sien de l'Angleterre.I d’Angleterre.Ainsi ce que nous voulons, ce quel Je baise respectueusement les mains nous désirons le plus pendant cette de Votre Eminence et j’ai l’honneur crise relicieuse.je le répète, ce sont d’etre, de Votre Eminence, le très lmm-des prières, des prières et encore des ble et très dévoué serviteur, prières.( est h\, exactement, ce que seul pourrait faire un parti catholique, membres pourraient voter, soit avec les conservateurs, soit avec les libéraux, sur lus questions où la religion ne serait pas intéressée ; mais ils donneraient un vote uni dans les a liai res touchant aux intérêts catholiques.De là la sagesse du souhait exprimé par Sa ( hand eu r de voir les candidats catholiques se présenter comme indépendants.U Ion, Scs i Et à ce propos, que Votre Eminen-j f 1Ierbert- cimlmal X AV,itlAN' Comme nos lecteurs peuvent le voir, ce me permette de lui rappeler le trait ' archcvH/ne d* Westminster.Vidée d’un Centre fait du chemin, suivant.Au moment de la conversion; _ m mmi ___________ malgré 1 opposition tpi elle rencontre du cardinal Newman et de ses disciples, | ^ t ^rtaine< personnes qui toute VEglise de France se trouvait [ \\ ( p||(|'p ()|| |)||]‘{ j Vi]jll0li(({IV h X 1 appuyer.Elle finira païen prière pour VAnglcterre.Mon véné-j u lumphci tout a tait.Elle partira un ré prédécesseur le cardinal W iseman, ! VHl1 i< ('timulien pour échanger sa prose contre la nôtre.Sommes-nous donc à plaindre, un brin ! Notre bilieux ami s'occupe de nous pourtant, c’est un charitable amide Québec qui nous en avertit.Ce dernier veut même rendre à ce craehe-vinaigre la politesse que Mais comment donner au peuple du patriotisme, comment lui inspirer l'amour du sol que m*s aïeux ont fécondé de leurs sueurs et de leur sang ?Tout d'abord, c'est aux hommes d'Etat, A ceux qui représentent ht patrie, de mériter l’estime et la confiance des citoyens.C’est un mal chez nous, on ti estime pas ceux qui gouvernent, bien plus on s'en méfie.D’où vient cela ?que les hommes d’Etat entre eux ne se respectent pas assez ; ennemis de partis, ils ne font que s'entredéchirer, se critiquer ; un parti agit d’une façon qui peut être bonne ; mais n'importe, il faut que l’autre parti le hlAtne ; il pen.se par ht s'attirer la confiance du peuple; mais cette lutte fratricide n'aboutit qu'a la diminuer.Le peuple dit des deux partis également la canaille.” • i " Vu programme de politique vigoureuse 'té adopté.Hugh-John uwann bunintu*.M.Boileau C’est ainsi qu'un chef s'affirme et inspire i dans la politique active.Alors, gare a < la perte du rond de cuir ! pourrait se trouver,quelque bon matin assis par terre.Enfin, si M.F.-X.Boileau aime courir le risque de son aventure, nous n’y avons, personnellement, aucune objection.Ses élucubrations ne unmet plai- : quent pas de comique, et sans nous j réjouir autant que les écrits de M.confiance A ses partisans.• i 4 4 Nous pensons bien que Hugh-John means business dans ee sens qu’il veut sérieusement évincer M.Gvcemvnv et à C' est nous lui refusons plus souvent qu’a son tour : il s'occupera de son cas régulièrement, nous dit-il.Nous admirons son courait»'¦ s’installer à sa place.11 poussera avec vigueur, nous iren doutons pas, la politique du ôte-toi de là pour (pic je m'y ' mette.Mais nous avons cherche en vain ! dans le programme du parti tory manne drôle d*af-1 nit°bain, dans les discours de son chef, > M.Nantel déclare\dam les écrits de l’organe tory, le gnons de tout c«eur sa patience.A moins de vouloir atteindre certains J Nantel, elles ne laissent pas de nous personnages qui se cachent derrière M.I Tardivel nous ne voyons pas le bien qui peut sourdre à s’occuper du rédacteur de la 17 rit'.4 4 ! amuser.Voici, par exemple, faire.Tandis que c’est d 4 4 Morning Telegramf la moindre parole Monde rassurante pour la minorité catholique.Si une parole rassurante pour les catholiques a été prononcée par les tories nos confrères conserva- que s’il permet à M.Boileau de nous occire dans les colonnes du D’abord, nous avons inscrit, de nouveau, le Monde canadien sur la liste de nos échanges, et M.Nantel se plaint à tort.Nous ne pouvons nous passer de la prose de notre doux ami.Cela nous sert de sucre, de miel et de mélasse, au figuré, et littérairement parlant, bien entendu.Donc nous échangeons avec le Monde canadien, et nous M.échangerons toujours avec toutes les gazettes qu’il plaira à M.Nantel del publier.Si nous n’avons pas inscrit la Semaine sur la liste de nos échanges, personnages qui se j pour votre Centre c’est que nous avions le pressentiment qaehent derrière M.j votre fameux Centre, que cette publication ne seiait pas voyons pas le bien, indépendant, ce parti j longtemps le véhicule de la pensée de qui peut soudre à i exclusivement fran- « % .I s’uvcv.per du rédav- i ça is, ce parti de la notre ami.Nous ne nous trompions | teur a‘ hl |- sV]#,lik, rancune,»^ lequel vous soupirez depuis h longtemps, à la te te duquel vous marcheriez voient iers Ce mal existe,sans doute.Le remède serait de détacher le peuple des luttes stériles des partis qui se disputent simplement la possession du pouvoir, en lui offrant un programme national et une organisation patriotique.L’estime pour les chefs de partis, pour ceux qui possèdent le pouvoir,n’est pas nécessairement liée au patriotisme.Beaucoup de Français iront que du mépris pour ceux qui gouvernent la France, et, cependant, ils aiment passionnément la France elle-même.canndit /*, c’est uniquement dans Vespoir d’atteindre certains personnages qui se cachent derrière nous, ledit M.j manitobains Boileau affirme que nous sommes coin- teufs de la Province de (Québec plètement isolé ! Fa vaut la peine de: iraient bien nous 1 indiquer.VOll- confronter les deux assertions : Nantel dans lerM.Boileau, dans le Monde canadien, du Monde canadien, du -O juillet : Deux correspondants discutent, de ce temps-ci,en termes courtois,dans les , 20 juillet : j colonnes de Y Union, de Saint-Hyacinthe, les causes de l’émigration des , j Canadiens-français et Yi vailler à leur rapatriement.Jean Mask a prétend que la cause principale de l’émigration est une cause morale \] le manque de pn« Le peuple canadien n’a pas l’amour du sol natal, dit-il ; son admiration est pour les Etats-Fuis, et P admiration, c’est le principe de l’amour “ Il faut, ajoute-t-il, des apôtres pour prêcher le patriotisme.” “ Mais le moyen le plus efficace, c’est l’étude de l’histoire ; voilà la vraie •• A moins de vou- Cotnbien en res-loir atteindre certains tv-t-il.des Camivens, \ propos de tru- ly autre correspondant do V Union, qui signe Patriote, est d’avis que seule la misère de beaucoup «le nos compatriotes est la grande cause de l’émigration.Et celte misère, il l’explique ainsi : pas triolisme.Nous admirons toujours la persevc- j rance avec laquelle M.Nantel prétend | ignorer M.Tardivel et la Vérité et; l’exactitude avec laquelle il s’occupe sans cesse et de notre personne et de notre journal.Dans ce même numéro du Monde | canadien, où il déclare derechef le di- j recteur de la Vérité indigne de la moindre attention, il publie une longue élucubration d’un certain M.E.-X.Boileau où il est beaucoup question de nous.A vrai dire, c’est sous forme de-lettre à l’adresse de “ monsieur J.-P.Tardivel, rédacteur «le lu Vérité ”, que M.Boileau nous extermine.Nous ne connaissons pas ce M.Boileau ; mais on nous dit que c’est un employé du département des travaux publics,ici,à Québec, qui consacre ainsi ses loisirs à écrire des lettres politiques dans le journal de M.Nantel.Nous lui souhaitons d’échapper au sort qui atteint généralement, sous le régime actuel, les membres du service ' civil qui se lancent dans les controverses de ce genre,., .à moins que ce ne soit dans un journal libéral et pour le compte du parti libéral.Mais tout en faisant très sincèrement ce souhait, nous trouvons M.I\-X.Boileau fort imprudent de se jeter dans le tourbillon delà politique active.Il compte, sans doute, sur le peu de )popularité dont jouit M.Tardivel auprès des hommes actuellement au pouvoir à Québec ; et il s’imagine que, malgré son titre d’employé public, il peut librement et impunément bûcher le directeur de la Vérité.Qu’il ne se fie pas trop à ce raison- t.fi la re-conquête d'line Nouvel le-F ra n c v rapetisse ?Combien avez-vous racolé de ! partisans,après vingt ans d’appels réitérés?Vous seriez bien embarrassé, si Pon vous î mettait au défi d’en nommer un seul.L’isolement que j tir le peuple à ; votre intolérance a su > ., .faire autour devons scandale ministeriel, apprenez-lui son devrait suffire à des- passé et par là même son avenir.” tsiller les veux d’un plus infirme que vous, etc, etc.Si la plupart des cultivateurs Canadiens-français végètent sur dos terres fertiles, ce la est dû au peu de profits qu’ils retirent de P exploitation de leur- propriétés, et -i l'agriculture n’est pa- payante, le manque de relations commerciales du Canada avec t la cause, et ce commerciales est dû à Cousu-luttes de partis au lieu de travailler au progrès de Vagriculture et de la cononisation.» « i source du patriotisme.Au lieu d’aver- la moindre ombre de 4 4 les pays étrangers en manque de relations l’apathie de nus gouvernants qui ment leurs forces en de stérile es Il y a sans doute du vrai dans les observations de Jean Mus ta, bien qu’il généralise peut-être trop.Nous aimons A penser que l’amour du sol natal, le culte de la province de Québec, existe encore dans bien des cœurs canadicns-français.On fait, il est vrai, des efforts persistants pour substituer à cet amour du Canada-français un patriotisme d’un nouveau genre.On présente A nos gens un idéal nouveau.On les invite A un culte que leurs ancêtres n’ont pas connu : le culte d’une nationalité purement canadienne dans laquelle la nationalité canadienne-française doit se perdre, avec laquelle elle doit se confondre A tout ?» « • N’est-ce pas qu’ils sont délicieux ce suave M.Nantel et ce brave M.Boileau ?Comme Jean .Vasta, Patriote fait remonter la cause du mal, en dernière analyse, A l’esprit de parti qui paralyse l’action de nos hommes politiques.Le remède, nous le répétons, serait dans l’organisation des forces vives du pays en dehors des cadres des partis purement politiques.Beaucoup de nos compatriotes, nous le croyons fermement, sont inféodés aux partis actuels uniquement parce qu’on no leur offre que du bleu et du rouge.Du reste, il ne faut pas exagérer le rôle des gouvernants dans la création de la prospérité nationale.Ils ont, sans doute, beaucoup A faire, et ils pourraient faire plus qu’ils ne font.Mais, enfin, il faut compter principalement sur l’initiative privée pour l’amélioration de notre agriculture et lo développement de la colonisation.A travers la presse canadienne Dans le Courrier du Canada, du 20 juillet, M.Chapais s’exprime comme suit : “ Nous avons tics remerciements sincères à offrir au Soleil.Il a reproduit iX peu près in extenso notre artlc'e sur M.Clarke Wallace et le délégué papal." Pour une fois donc, les lecteurs exclusifs du Soleil vont savoir il quoi s'en tenir sur l’opinion de leurs adversaires ! “ Sans doute, l’organe libéral essaie d’envelopper sa reproduction insolite de commentaires a l hoc.Mais cela n’v fait rien.Les commentaires ne peuvent fausser l'article.Merci au Soleil i jamais.Cette propagande malsaine a-t-elle entamé les masses de notre population ?Nous ne le croyons pas.Mais il faut réagir vigoureusement contre le courant qui nous entraîne vers le grand tout canadien, qui nous conduirait ensuite au grand tout américain, puis au grand tout anglo-saxon.Restons français.Et, pour cela, comme le dit Jeun Masta, étudions l’histoire, la belle histoire du Canada français.Mettons * ?* t M Pou i* ce qui est du rapatriement de nos compatriotes émigrés aux Etnts- “ Les commentaires ne peuvent T LA VÉRITÉ .Iran Manhi ne le croit guère PETITES NOTES Il faut l’avouer, notre budget grossit d'une façon formidable.Nous voilà rendus à plus de 51 millions de dépenses.( '.’est raide.Les journaux libéraux disent que le gouvernement dépense beaucoup parce que nous sommes entrés dans une ère de prospérité.La raison paraît peu satisfaisante.Il est beaucoup plus facile d’augmenter que de réduire un budget.Les mauvaises années viendront et les dépenses resteront au même chiffre.Du reste, les libéraux nous avaient promis une ère d’économie et de retranchement.C'est tout le contraire qu’ils nous donnent à Ottawa.C’est la question financière qui fera sombrer la barque de M.Laurier.ploie contre les 'peuples sauvages et demi-civilisés, de l’Asie et de l’Afrique, sans remords.Pour VAnglo-Saxon les peu pii s non civilisés n’ont pas de droits.Par une réponse faite il la Chambre des Communes, l’autre jour, en réponse à une interpellation de Mi-chaehhavitt.le gouvernement anglais a admis que des balles semblables au modèle ilum-dum avaient été fournies aux troupes anglaises de l’Afrique du Sud.Elles devaient servir, évidemment, contre les Boers, peuple pour le moins aussi civilisé que le peuple anglais.Unis possible, les Canadiens-français établis voisins “ étant tellement chez nos américanisés qu’ils ne songent plus il Ceux qui revion- Parlant du recent incendie de Suint-Hoch, la l'ressc, numéro du 19 juillet, rappelle une hécatombe.ICI le publie même deux illustrations de cette hrca-limite.Or hécatombe vient de deux mots grecs : chaton— cent— et bon,h— Ixetif— et veut dire : un sacrifice de cent bu ufs.Par extension,et au (mure.hécatombe se dit d’un massacre, d'une grande?effusion de sang.C’est la première fois,croyons-nous, (ju’on emploie ce mot pour désigner la destruction d’un certain nombre de maisons.revenir au pays Canada, dit-il, sont ceux qui ( « lient au • peuvent plus vivre là-bus A cause In mauvais état de leurs uflaires.Ceux lie mi veut demeurer aux Etats !jlll pi avec avi antage et qui reviennent sont .11 est assez naturel que les exceptions” ecux qui se trouvent bien aux Etats-Vnis v restent.Il ne faut pas deman- der à la nature humaine plus qu’elle ne peut donner.tain Mnska est d’avis que le rapatriement offrirait des dangers.11 vou-n'offrir les movens de revenir A la conférence de la Haye on aurait voulu condamner absolument l’usage de cette affreuse balle dum-dum.•J Seuls les délégués anglais et américains ont voté contre la proposition.L’Angleterretientà sa balle abominable ; et les délégués américains, en vertu de l’entente anglo-américaine, ont appuyé les féroces prétentions de l’Angleterre.On voit par là de quelle manière une alliance anglo-américaine servirait la cause de la civilisation et de l’humanité ! Irait i ( Le Sénat a rejeté le bill du gouvernement fixant de nouvelles limites à certains collèges électoraux, voté par la Chambre des Communes.11 son a- i sincèrement en mamies- renonceraient ijii’à ceux qui U-raient le désir, qui Un correspondant, qui signe Conservateur rural, dit de usj(jClS (’oîxinumes.que le Canada ne j loit rien à VAngleterre, si ce n’est le niv la mauvaise ad- sion au président MacKinlcy qui Va a eue ptée a vec e i n p rosse ment.Al gor n’est probablement qu’un bouc émissaire.M.Klihu Root, un avocat de remplace.nous ap-ofticier pardon chrétien p< ministration de nos affaires délivrer Vile du joug espa- .et pour imposer ensuite Sam, Havane sir Richard qu'il porte j xCw York, le Si un Canadien- heureux pour ; un nom anglais 1 : •ait formulé ainsi sa pensée, ! e se scamla- français a\ on ne se contenterait pas d Les dépêches annoncent que le second procès de Dreyfus est définitivement fixé au 11 août prochain.Nous voudrions espérer que le verdict, quel qu’il soit, mettra fin à la malsaine agitation qui bouleverse la France depuis si longtemps, mais cela n’est guère probable.Que Dreyfus soit condamné de nouveau ou acquitté, l'agitation se continuera avec plus d’acrimonie que jamais, pour lu grand malheur de la Franco.i.User de son propos.tliédraie de ne plus sonner matin, midi et soir.La Chambre des Communes, par 77 contre 41 a rejeté, l’autre jour, une proposition de sir Châties Puppcr en faveur du “ commerce préférentiel l’Angleterre.Il paraît avéré que is offert un trai- avec l’Angleterre n'a jamais tentent de préférence au le libre-échange qu’elle veut.les libéraux, le Canada ne semble * entièrement à la de Montréal, numéro du La Patrie, 22 juillet, exprime l’avis que le traitement du premier devrait être, non de $15,000 par année, tories se sont exprimés, par le même sens.Nous ne disons pas que notre confrère a tort ; mais nous trou- Canada.C’est Même • ministre du Canada sous pas prêt à renoncer protection.pas de $8000, mais Des journaux •ait-il, dans La lièvre jaune, disent les journaux et les dépêches, exercent de grands ravages parmi les soldats américains à Santiago de Cuba.Les hôpitaux sont remplis et il devient nécessaire d’en établir d’autres.L’Oncle Sam va payer cher sa folle et criminelle entreprise.ville et le district de Montréal ont été éprouvés, dans la nuit de jeudi ;\ vendredi do la semaine dernière, par le plus fort orage électrique que l’on ait signalé au Canada depuis des an-Pendant l’orage, l’église de la par la La plaisante la modification qiu subissent les idées de nos vous amis les libé- raux, grâce à la possession du pouvoir.Dans l’opposition, ils ne rêvaient qu’c-conomio et retranchement.Au pou- i L’Angleterre est le seul pays au monde qui emploie, dans scs guerres, l’horrible balle connue sous le nom de dum-dum.Cette balle, du moment qu’elle rencontre de la résistance, s’ouvre et déchire les chairs d’une ma- il 60s.Côte Saint-Paul a été frappée Le bill autorisant le gouvernement à conclure des arrangements avec le Grand Tronc pour le prolongement de l’Intercolonial jusqu’à Montréal a été finalement voté par le Sénat, ainsi que le bill contre l’usure.voir, ils découvrent chaque jour do nouvelles misons pour augmenter les n’y a rien de plus comique parti démocratique installé sur ministérielles ! foudre et réduite en cendres.dépenses.Il qu’un les banquettes i On discute beaucoup, clans les jour-politiques,l’augmentation des dé- le gouvernement Laurier.Inièro atroce.L’armée anglaise Vein- naux penses sous 3235 ^ s LA VÉRITÉ monde : elle mit tout mncesse signait de sa main l’acte •le registre du monastère.” Louisc-Mnrii'• Thérèse de en œuvre pour principal mobile de la vocation de la | madame Louise, il faut rappeler suivant sui que le pape Clément XIV l’avait va- Je, smir raetériséc d’un seul mot,lorsqu’il la fv-1 ici ta de son “ généreux dévouement.” Victime d’expiation dans une le où Dieu s’en reservait «le plus il lus- se l’ierge Mûrit très encore et de non moins innocentes, supérieurs, se l’héroïque princesse avait en effet jugé l'Ordre < amour dc| digne d’une fille de France de s’im- mitigation, kt < k .ivsqv a i.a mort.C’est nous qui solignons ces derniers dévoue I '"ots : la généreuse carmélite aimait t int à les répéter, en mainte recontre, s’encourager elle-même et don-• aux autres 1 Nous citerons La vénérable Louise-Marie de France arriver à le rompre.Le 30 janvier 1770, l’archevêque de Paris,Christophe de Beau mont,confident déjà ancien de ses perplexités et de ses désirs, fut chargé par elle d’en parler au roi et d'obtenir un con- professioii, d chasteté et pauvreté Suint-A ugustin, fais nia ! promet* obiistance famil- à Dieu • • Xot re-Seigneur, à lu hienheureu-tt aux lléitrends Tires Mère Thérèse de Saint-Augustin Ion la vigie primitive de lit du Mo ut-Carmel qui est sans seulement indispensable pour son entrée en religion.Louis XV, consterné à cette nouvelle dans son (Du Mrxsaycr >lu (h'nr do Toulouse.) , père, demanda quinze jours donner sa réponse.pour nioler à son Dieu pour son roi.(Suite.) Toutefois, madame Louise ne négligeait rien pour s’éclairer sur les intentions de Dieu à son égard et sur la vo-lontê de l'Epoux de son choix.Son premier confesseur à Versailles avait été un jésuite, le P.de Beauvais : elle ne cessa de suivre la direction des re-i ; ligieux de la Compagnie que lorsqu’à sa grande douleur la persécution les exila de la cour.Vu moment elle délibéra d’entrer à la Visitation, ordre si cher à la reine sa mère, à cause de la dévotion au Sacré-Cœur dont le culte se répandait de plus en plus : mais elle n’avait pas tardé d’en revenir à ce Carmel béni dont rien désormais ne la distraira,où elle doit mettre un jour en honneur cette dévotion même de famille qui déjà lui inspire de bien touchantes pages.Elle écrivait alors dans scs notes intimes : On sait que le secret de ce Quinze jours !- c’est bien long, quand on attend.Louise de France passa les deux semaines d’épreuve dans les exercices de la pénitence' et de la prière.Le Kl février une lettre du roi lui apportait se jeta A l’autorisation demandée, et le 11 avril ment mytérieux échappa un jour aux angoisses de sa piété filiale.Vu de ses pour supérieurs lui ayant adressé quelques j ncr cu‘lu reproches sur la rigueur de ses nuicè-i j un exemple.Parmi les jeunes novices qui niaient alors les solitudes de Saint- De- rations corporelles, l'humble religieuse ses pieds et lui dit : am- “ J’obéirai, mon Père, à tout ce que I n*s> ^ cn ('*a^ une T110 bU‘ur 1 hérôse vous me prescrirez ; mais songez, je j Saint-Augustin axait de bonne vous prie, que le roi se meurt ; son heure entonn e d un dévouement tout gez que je suis venue ici pour son sa- maternel.1 )n ^a nommait dans le lut comme pour le mien, et dites-moi monvle Sophie-Elisabeth de Beaujcu.si je puis en faire trop pour une âme fortune do sa famille ne se trouvant qui m’est si chère ! ” tous préparatifs achevés en secret, ! elle voyait se refermer sur elle la grande poftedu Carmel de Saint-Denis.En entrant dans cet asile de la paix pour consacrer à Dieu sa vie, madame Louise entendait bien se donner tout entière.Dieu permit qu’elle eût le bonheur d’y rencontrer,dès le début,une de ces âmes d’élite comme il en ménage aux saints : nous venons de nommer l'angélique Julienne de Désignée, le jour même, pour exercer l'office d’ange à l’égard de la princesse, sœur Julie justifiait ce choix de confiance par les avantages qu’ajoute aux antécédents d’une éducation distinguée le mérite acquis des vertus supérieures.Un mot qu’elle prononça lors de son premier entretien avec l'auguste postulante, mesure de cette droite et lovale fran- pas en rapport avec sa condition, la princesse avait payé sa dot, et c’est par reconnaissance pour l’auguste pro-| tectrice qu’elle portait en religion le nom de Louise-Marie.Un jour quecet-revè-l *e postulante de seize ans, qui n’n- \" Ce fut le 10 septembre de la même| Mac-Mal ion.année que la tille de Louis XV vait pas encore appris par expérience re.l combien le joug du Seigneur est semblait épuiser ses forces A lit l’humide habit du Carmel.Le pape Clément XIV avait voulu être : présenté, dans la cérémonie soleil-: doux, nolle, par son nonce à la cour de Ver- j balayer le chœur du monastère, elle sailles.Mgr Giraud, archevêque de Da-i fut Prise tout a «mp «l’un tel accès de y ! découragement, qu’elle se retira dans “ C’est dans le Cœur adorable de Jésus que nous puiserons la grâce.‘‘Nous l’avons percé, ce Cœur mais nous devons le regarder avec autant de confiance que de douleur.A travers cette plaie que nos cruelles mains lui ont faite, pénétrons jusque dans les replis les plus cachés.Ah ! ce n’est pas de vengeance et de colère que nous le verrons palpiter, c’est de tendresse pour nous, c’est de compassion pour nos faiblesses, c’est de désir pour notre salut, c’est de bonté, c’est d’indulgence, c’est de miséricode “ Honneurs, distinctions, rang supérieur, auguste naissance, prééminences, prérogatives glorieuses, tout m'échappera à ce dernier moment (de la mort).Jésus crucifié seul me restera, et dans ses plaies •sacrées je rotouvorai toute mon unique richesse.Je les reverrai avec confiance, mille fois j’y appliquerai mes lèvres et mon cœur je m’v retirerai, je m’y défendrai contre tous les traits de sa justice et j’y lirai tout ce que j’aurai à espérer de sa miséricorde.” Ues pensées graves hantaient d’autant plus l’âme de Louise de France que les coups précipités de la mort,en creusant autour d’elle un vide douloureux, semblaient la presser d’achever l’œuvre que le spectacle d’un grand sacrifice avait depuis longtemps préparée.Le dauphin, son frère, avait été emporté par une maladie de poitrine, suivi de près dans la tombe par la dauphine Marie-Josèphe, dont les trois fils se succédèrent sur le trône à travers dix révolutions.Le 2-1 juin 1708 Marie Leckzinska succombait â son tour, en bénissant scs filles agenouillées qui recueillaient dans les larm&s ses dernières paroles et son dernier soupir.divin qu’entouraient vingt-deux éve- in as un ermitage de l’enclos, pour donner d’ecelésiasti-iUn libre cours â ses larmes et méditer i même son retour chez ses parents.Or, il arriva que madame Louise ques de l’assemblée du clergé de France et un grand nombre nous donne la ques de tout ordre et de tout rang.Quand la nouvelle dauphine, Ma-! 1 j rie-Antoinette,franchit avec sa suite la -pour elle un héritage de famille avant ! in0,leste porte du cloître,on vit s avait-qu’elle s’en fit une habitude de vertu.y entrait par hasard pour réciter quelques prières.A la vue de son ange, Louise-Marie de s’écrier : “ Quoi ! toujours balayer des couloirs, toujours frotter des meubles ! Eh ! j’en suis en ; nage et n’y puis plus tenir.— Oui, ma chère sœur,lui répliqua la princes-j se avec bonté, oui toujours balayer, toujours frotter, toujours se gêner, tou- chise.tout d’une pièce, qui était déj • > cer à sa rencontre, jusqu’au milieu de — “ Madame, dit-elle, vous entendez ]a cour,madame Louise, escortée de sa bien qu'on aura ici pour vous tous les maison et resplendissante d’une merveilleuse parure.L’émotion fut vive j pendant que l'évêque de Troyes, Poucet de la Rivière, s’efforça de traduire iv la parole les leçons de cette gran-nee.L’émotion redoubla quand la religieuse princesse jetant derrière elle un indicible regard d’adieu, se prosterna pour adorer l'Epoux lie qu’elle s’était choisi.Mais elle revint, après avoir laissé sa rivière de diamants, après avoir dépouillé sa robe de cour à fond de larmes d’argent mouchetée d’un parsemé de fleurs d’or ; quand elle van ça, couverte de la pauvre bure- des carmélites, pour recevoir, à la grille, des mains de Marie-Antoinette, la ceinture,le scapulaire, le manteau et le voile religieux, les sanglots mal contenus éclatèrent de toute part : de nobles étrangers, des hommes de cour, de vieux soldats se détournaient pour cacher leur trouble et dévorer leurs larmes.La jeune dauphine, en parti-ticulior, ne put déposer sur les épaules de la royale novice le manteau qu’avait porté sainte Thérèse,sans arroser ce précieux vêtement de scs pleurs.Hélas ! elle en devait verser de plus amers ce considérait, l’âme sereine et l’œil tranquille, ces préludes d’un sacrifice généreux et doux ; et si Dieu eût éclairé d’une soudaine échappée de lumière les secrets de l’avenir, elle aurait pu murmurer tout bas, à l’oreille .des heureux d’alors, cette divine parole : “ Ne pleurez pas sur moi ! ” Un an après, lo 12 septembre 1771, ménagements possibles et qu’à chaque pas on vous en offrira de vous pouvez sans doute les accepter et édifier nouveaux : encore beaucoup par | que vous étiez dans j (le journé m’en crevez, W nous jours se vrai acre ; nous y tiendrons, vous et moi, et nous aurons le bonheur d’ajouter Et ce jusqu'à lu mort .Après l’avoir calmée par enchantement, la religieuse princesse prit à cœur de perdre de vue durant les mois d'épreuve.Elle la suivit ai comparaison a ce le monde ; mais si vous Z t> vous ne serez pas carmélite à demi.” Carmélite à demi ! Cette parole retentira longtemps à l’oreille de la pricesse.Elle fut alors comme un trait de comme cruvi- quand tomber ne plus la lumière qui lit jaillir de son cœur ce cri spontané : “ Eh bien ! avec l'aide de Dieu, je veux être et je serai carmélite tout à fait.” On vtrrra comment elle tint parole.Cependant l’entrée de madame Louise avait fait plus que défrayer les entretiens de la cour.Elle ne pouvait manquer de donner lieu à des interprétations où la fantaisie, parfois même une certaine malveillance, eut sa bonne part.Le vrai est que la fille de Louis XV s’était enfermée au Carmel, comme toutes les â mes que Dieu appelle à la vie religieuse, pour prier, se dévouer, réparer et souffrir.A ceux qui s’informeront plus tard pourquoi, dans les pieux excès de sa vie pénitente,elle travaille à sc rendre homicide d’olle-môme : “ Il faut bien, répondra-t-elle, que je rachète le temps perdu, que je paie mes dettes au bon Dieu, et que j’expie le plaisir que je prenais autrefois à porter les cilices du diable.” Après avoir payé à la meilleure des Et pourtant nous n’aurions encore, mères le légitime tribut de sa douleur, J dans cette réponse, qu’une partie de madame Louise n’hésita plus.Uni la vérité.Tour la connaître tout en-seul obstacle l’arrêtait encore dans le) tière, pour apprécier par conséquent le ainsi, pus à pas, avec-tous les égards d’une affectueuse cha- rité jusqu’à ce que, chargée elle-même de la direction du noviciat, elle put disposer sa chère protégée à la cérémonie des vœux solennels.Louise-Marie s li- ne sc 'démentit plus (y| suivre.) LES ANGLAIS A PARIS D'après lu l’ull Mail Ouztth' l’Exposition do 1900 attirera plus d’Anglais il Paris que lu capitale française n’en vit jamais.Dès maintenant, lu Compagnie Cooke a inscrit sur scs listes plus de 10,000 noms pour un séjour de trois jours pleins il Paris, nu prix do 52 fr.50.un jour Seule, Louise de F ran- 0 9 S Lu compagnie Cook u installé dos bureaux d'inscription dans toute l’Angleterre.Dut, employés et*des ouvriers eux-mêmes ko font inscrire et paient par acomptes hebdomadaires ou bimensuels.IV Il y en a même qui demandent que la compagnie veuille bien recevoir des acomptes d’un shelling et de six pence.j
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