La Vérité, 1 mars 1898, samedi 26 mars 1898
j.mv W7 9 N Use'o igiuv l ii |3i rue St «ïvan ê lîeme Aunee Quebec Samedi 26 Mars 1898 No 35 abonnement A VIS LA VERITE Canada ci Etats-Unis.$2.00 $1.00 Toute demande de changement d’adresee doit etre accompagnée de l’ancienne adresse Un nu.Six mois Etranger (Union postale) JOURNAL HEBDOMADAIRE •^VERITAS LIBERABIT VOS-LA VMltU Ê VOUS RENDRA LIBRES.f.JJ- 50 Un il n Telephone : 2327 » y J.P.Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte Foye pres Quebec A la fin, tout à la lin, M.Dournic QUEBEC SAMEDI 26 MARS 1898 On nu saurait ni mieux raisonner, ni parler avec plus d’à-propos vigueur, d’émotion, de justice.Voilà comment il convient de direla vérité aux vivants, aux morts, à tout le monde.Voilà un devoir bien com pris de l’écrivain et bien rempli ; et quel plaisir c’est pour nous d'y applaudir ! Huions- nous de conclure.La critique «'St un noble métier, un vrai ¦ métier d'homme libre.M.Anatole France dans une phrase où, comme d'habitude, il insinue presque autant d’erreurs que de syllabes, établit ceci en principe : “ Il lui a fallu (à la critique) pour se développer un** époque d’absolue liberté intellectuelle.Elle remplace la théologie et si l'on cherche le docteur universel, le saint Thomas d’Aquin du dix-neuvième siècle,n’est-ce pas à Sainte-Beuve qu’il faut songer (2) ?” — Voilà le ton ordinaire de M.France, et un faible échantillon de ses impertinences.Tout cela est faux.Ce n’est pas dans un temps de libre-pensée qu'il faut chercher la liberté intellectuelle ; et, grâce à Dieu, la théologie li a pas été remplacée : Sainte-Beuve est un bien petit garçon auprès de saint Thomas d’Aquin Mais au critique, comme au théologien, toute proportion gardée, il faut une liberté d'âme, qui, eu respec tant les hommes sache condamner, avec une u intrépidité loyale ", l’erreur, le mensonge, le vice, et les œuvres où tout cela fourmille C'est le devoir.C’est la seule méthode de dire utilement la vérité aux vivants et aux morts ; surtout aux vivants.Mais, je l’avoue et je demande qu’on veuille m’en croire, si c’est un devoir de dire la vérité à ses contemporains, ce n’est pas toujours un plaisir bien vif et sans mélange.claration de principe : “ Soumission de absolue à tous les enseignements de l’Eglise.” Cette Société rivale s’appellera : “ Académie des études psychiques.’’ Elle tiendra des séances à l'Institut catholique, où sa première réunion aura lieu probablement mardi prochain.Enfin, elle aura une revue spéciale, avec ce titre : Renie du moud*' inrisible.Pourquoi cette scission ?C’est que Mgr Méric a appris que le docteur Encausse, plus connu sous le nom de Papus.et dont l'influence grandit chaque jour à l’hôtel des Sociétés savantes, est tout bonnement le président du Suprême Conseil de l’ordre , martiuiste, c’est à-dire le chef visible et militant de tout le martinisme.Qu'est-ce que le martinisme ?Ce n’est pas seulement une Société secréte, condamnée comme telle par l’Eglise C’est une religion dont les adeptes font profession de haïr le Bien des catholiques, c’est-à-dire le Principe mauvais,qu’ils opposent au Dieu du martinisme et de la Kabbale, Principe bon, esprit de lumière.Quant aux sentiments personnels de Papus à l’égard du catholicisme, on les trouve exprimés, sans le moindre détour, dans ses ouvrages.Voici, par exemple, un passage de l'Illuminisme en France que je copie textuellement : entreprend, avec une intrépidité ingénieuse,de faire entendre au sceptique Coi^uard que son continuel per-isillage l’inquiète,et que toutes choses en ce bas monde ne sont point également risibles.Mais M.RESTE DOUMIC son audacieuse remarque est enveloppée dans un pli de rose, dorée comme une pilule pour d e m o i se lies, en tou rée d’une couche de sucre comme une praline: Dant crusfu/a bland i (Des Eludes ) (Suite cl fin) Nous apprenons ensuite nombre de menus faits sur les eu fauces du sans défaillances ; arche de Noé ce serait celle ci : • • • La vérité qu’il faudrait accentuer.Vos livres, mal-n raison de votre mauvais livres ; vos œuvres sont de méchantes actions!” Mais il y aurait des risques à courir; on se ferait barrer les passages, rues et ruelles qui aboutissent au pont d«is Arts.Alors on enveloppe, ou gaze, on dore ; ou bien on laisse la vérité se morfondre dans son puits.Néanmoins, M.Doumic, quand il veut, sait parler hardiment et vu des termes qui, selon son expression, tentissent au fond des fîmes.Le plus beau chapitre de son livre est le plus vaillant ; c'est le dernier ; il a pour titre : les Statuts de Paris L'auteur n’a plus en face de lui des gens de lettres, mais des scélérats coulés eu bronze ; et il fouette ce b roux * ig.ao-mineux, il jette sur ces pudentes quelques gouttes de cette encre corrosive dont ou eut autrefois preux sceptique , “xeraple, qu’une qu'il avait parmi i une preuve de la (p.ü.ÿJj.Mais pas une preuve hit'ii solide ; car au sortir du collège .itholiquo où il fut élevé, M.France avait perdu la foi ; chose qui paraît quasi toute naturelle à M.Doumic, mr •' ses jouets lui était gré votre talent et vérité des Ecritu- talent, sont d e res lequel s’eu explique avec bonhomie trois lignes : “ Comment cela était il arrivé t Très simplement en ces Ce qu’on appelait jadis les affres du doute n'est plus guère aujourd'hui métaphore sans emploi." en est-il sûr ?re- qu une fP.2éo.) M.Doumic Eu mettrait il sa main au feu ?Ce mot affres du doute n'est-il plus de ceux qui retentissent au fond des des petits Jouli’roy de la fin du âmes siècle ?M.Doumic ne su sotivient-il ile cette petite phrase de M Jules Lemaître, dans le volume des Contemporains, où il analyse les ironies et le scepticisme de M.A.France: “ Il va.des ironies singulièrement douloureuses (1) ” ?Suivent quelques douzaines de jolies phrases balancées suivant le mode d’oscillation familier aux phrases de M.France.Le tout pour arriver a cette douce filiale, à d'antres phrases balancées, à de petits airs de ilùte sur la vie heureuse où s'établit le sceptique sans défaillances : “ On est sans colère, sans passions et sans haine " ; on arrive à“ l’ironie, gaieté de la sagesse et sourire de l'âme apaisée ” (p.2ô8).— Bénin, bénin, bénin ; vol d’oiseau du soir, Heurs effeuillées, fin d’un beau jour !.La musique continue ; ce sont des notes qui tintent en l’honneur des " harmonieux tableaux ” de Thai:s et de impiété charmante ” (p.2t!4j.à quoi s’eu tenir sur cette fausse, impure et révoltante fantaisie de M France.Four pas le courage d’arroser les “demoiselles Carpeaux Au nombre de ces honteux héros étalés sur les places pu bliques ou dans les jardins, M.Doumic dédaigne de nommer quelques-uns des pires, Voltaire, Rousseau, Gambetta ; mais il désigne au mépris de tous les bons Français Etienne Marcel, lu traître ; Etienne voleur, assassin hérétique relaps ” ; Diderot l'impie crevé de mangeaille " ; buveur de sang ; Mürger, le bohème gouailleur.Chemin faisant, il dit sou fait au pauvre Verlaine, vieil enfant cynique et ivrogne qui eut parfois le vin pieux et qui, ces jours-là, entre deux hoquets, chantonnait, sur des airs très faux des cantiques eu charabia.Ses adorateurs veulent aussi le poser sur uu socle et mettre cela dans quelques coin des jardins du Luxembourg.M.Doumic se fâche Et il O demande, l'histoire eu “ Aujourd'hui, la papauté,seulant son armée perdue, lance tous ses soldats à l'assaut de la forteresse maçonnique.Mais la lutte de ces deux pouvoirs importe pou.L'esprit gnos- A tique, caractérisé par Dalliance de l’intuition et de la science, est dès maintenant vainqueur de l’esprit clérical, et peu nous chaut la longueur de l’agonie du dernier vestige de la Louve romaine.” rupteur Dan!on le furieux Que peuvent bien vous faire, objectera t ou aux dissidents, les senti» meuts personnels de Papus ?Les statuts de la Société des sciences psychiques u’imposent aucune adhésion au catholicisme.Sans doute, mais il y a uu article de ces statuts d’après lequel les sociétaires doivent se partager, en nombre égal, entre ecclésiastiques et laïques.Or, cette article est devenu lettre morte.Les laïques sont maintenant beaucoup plus nombreux que les ecclésiastiques dans la Société, et c’est précisément Papus qui a présenté et fait accepter la plupart des nouveaux membres.Aussi, Mgr Méric prévoit il que les catholiques seront, un jour ou l’autre, contraints de battre eu retraite.Et il estime qu’il vaut mieux pour eux s’eu aller quand ils peuvent encore le faire avec dignité.Victor Delaporte 8 J.2) Le temps, 25 mars 1SS8.r.UNE SCISSION AUX SCIENCES PSYCHIQUES son “ Nos lecteurs savent L’article suivant est extrait du Figaro.feuille peu suspecte de my Adolphe-Louis- j Albert, cardinal Perraud.évêque d'Aulun, de Chaton et de Mâcon.Notre cher Fils.Nous avons reçu et lu avec un vif intérêt votre circulaire concernant quelques points de discipline ecclé date du 25 février dernier.siastique, et Nous ne doutons pas que votre clergé, dont nous connaissons la haute piété, n’ait accueilli avec docilité vos avis et vos sages conseils.„ ., .v ous savez, honorable Directeur Parmi les divers points que vous ., „ .1 et ami, qui vous écrit cette lettre, avez mis eu relief, il en est un sur- T., , ., c .XT J ajoute que je tire le fait (que îe tout qui a spontanément fixe Notre , ., ,, , ‘ 1 , , .vous signale) d une lettre d un de regard, comme étant la base meme et , , ° .mes amis, pretre docte et très grave, la condition essentielle de la disci- ,, , .-, , r .x., , d nue lettre qui n est pas destinee a pliue sacree : Nous voulons parler de , , .la publicité, mais dout je crois pou- votre paragraphe sur 1 esprit d obéis- ,, , , .* =, ' .1 voir detacher uu bref extrait et le sauce et de soumission au Siege , , - .f publier (si vous le jugez opportun apostolique et a 1 autorité épiscopale ,, .‘ .littéralement, sans // ajouter un mot, et hn attirant sur ce sujet 1 attention de .-, , .¦’ , , eu passant sous silence seulement vos prêtres, votre avez voulu, et cela , circonstance inutile, et cela avec beaucoup de raison, les promu de sétieuI ,nolils da prudence : ntr contre celte Bevre d rndépen- „ Da„s une TÜle considérable, dance et de liberté enreuee, qui a fn ¦ , ., M une jeune hile vint uu jour vers moi.envahi la société moderne et menace vn -, , , ,., , , , hile avait dans le cœur le desespoir de 1 ebrauler jusque dans ses tonde- , r, , ,, .P ._ ,.•' , de Caien.parce qu elle avait foule et meurs.De 1 esprit d obéissance et de r , .‘.fait fouler aux pieds le Corps sacre de discipline sortira, comme son fruit n , • , ., - ., , ., Celui dont la voix est plus puissante naturel, cette union des cœurs et des , -, , , ., que le cri du sans d Abel, volontés taut recommandée par le .>r ,, r , r., Malheureuse femme ! Celui qui divin bauveur et si indispensable ., , .1 aurait du être son soutien et son dans des temps ou nous voyous nos 1 , .• , .maître dans le bien 1 avait plusieurs ennemis se coaliser et s uuir de plus c ¦ ¦ .,, ., lois eugacee a aller communier.en plus contre Dieu, son Eglise et .‘ „ -, .3 apres avoir recueilli les saintes Es son Christ., , ., , , .x.peces dans uu mouchoir, a les porter Au reste, Nous savons que Njs , • , , ., .1 le soir dans une reunion de sectaires precedentes instructions sur ce point , .• r, .,, ~ 1 , 1 luciierieus.Ce quelle fit par plu- sont de mieux en mieux comprises .,., sieurs lots.par la majorité des catholiques de „ L> lumc Be rvfuse à d6crirc les iraoce ; et, s .en reste un certain olltrages flits a Jésus dansces ics nombre en qui la lecture de certaines palladisles.Et lasacrilège y prcnail feuilles publiques entretien, encore parl , g.,, es, vraj daü"s ,e cœu, des tendances opposées ,1 .Nous est da lhomme il reste presque lonjou,s permts d esperer qu éclairés de» ane fibre qtti ,llée- d^„s ,, haut eux aussi finiront par accepter cœut de la jounc mie aubsistai, une dans leur entier les enseignements ccrtaine compassion pour Jésus ; et du y,caire de Jesus Christ, sur ce apras qu0 les homme6 étaicut sortis chef, comme sur tout 1= reste, il ap- d= oc rcstibalc d|1 pEufer, .,11 parl’ent aux prêtres de donner le bon caeillait le, fragments de l'hostie exemp e.Elle en avait beaucoup en sa posses- Qu’ils se montrent donc, eux, sur- ^ ,.^a^ les remettre tout, fils d'obéissance.Et jusque dans .t c-était le premier pas pour l’exercice de leur zèle pour le bien conversion.Il lui fallait rompre IcC de la religion et des âmes, qu'ils ^ ^ n’entreprennent aucune œuvre non- deg plus abominables crimes ; il lui yelle eu dehors de la direction de fallut accomplir d’autres actes pour| connue jusque-là en se disant : leurs évêques.Qu’ils se tiennent eu être déliée des censures.et laSaimcPitiU’ («ul csl Plus grand et plus garde contre l’esprit et les habitudes yjerge raida à 6'arracher des „riffes puissant que moi, m’a aimé et il est du siècle.Qu’ila méditent souvent de Satan et à 6ti tourner repentante mort poUr moi ! ” enfin les paroles du grand apôtre : vers ]e Cœur du bon pasteur -> H serait trop long d’énumérer tous In omnibus teipsum pmbe exemption : j.pourrais ajouter d-autrC8 parti.les enseignements du crucifix, et encore ces graves recommanda- cularjtés relatives à ce cas horrible gntiments 81 simplcs 9^'^ sont à la t.ons du saint Concile de Trente : et néanraoin8 consolant, en les cm I portiée des Plus ignorants et si S/c decet omnino clericos, ta sortem pruntaut à la lettre de mon ami- mais fonds Cü môtnti temps ^uc les docU's H y a quelques années, uu jeune Dornni vocatos, vitam moresque suas ^ peu suffit à qui sait comprendre.y lrouvent ^"jenrs quelque chose à sculpteur se mourait, épuisé par une omnes componere ut habitu, gestu, re6tt«, tout lecteur discret se le aPPrcü(^re- Contentons-nous de rap- maladie de poitrine.Au pied de son incessu, sermone, antique omnibus rebus, fi„ure facilement.Pcler' cn q««lq«es mois, les secours lit se trouvait une image du Sauveur nil nisi «rave, moderatum ac religione eQac votre selgneurie croie au pro- qu il procure à ccnx qui souffrent et en croix, et le jeune homme passait plenum prœ se feront (1).^ fond respect et à la cordiale amitié ** CGUX ^U' vont Quitter cette de longues heures à la contempler.attendant, Notre cher lils, et ^ gon 8errjteur, etc.v*e’ ^out c*ans uotre nature répugne! “ Voyez-vous, disait-il.avec une comme gage de toutes les faveurs Y |à la souffrance, notre âme aussi bien1 simplicité charmante, je ne suis pas que notre corps, et quand cette com- encore tout à fait artiste ; sans ceU je (1) C est le nom donné aux Sœurs lPaffne import une se présenté, le pre- m’occuperais à remarquer, à critiquer maçonnes.- [N.de la Rev.Cat ] [mier mouvement e*t de murmurer les défauts de dessin de cette image.porter avec courage ; y a-t-il d’hommes qui comprennent ces arguments 7 et, les comprennent, y en ; qui soient rendus meilleurs i t parmi ceux qui 11 t-il beaucoup par co moyen ?N’avons nous pas fous jour ou l'autre, éprouvé la navrante inefficacité d un CONVERSION D UNE >10FSE (l).; considérations ces pourtant si raisonnables, L’article suivant a paru dans Ri vis ta antimassonica, de Rome, du j mois de janvier, et a été traduit par I me répondant que le directeur île la M.l'abbé Mustel et publié dans la Revue catholique.de Coûtantes, à la âme accablée ou aigri par la doul Au lieu de raisonner, crucifix, présentons le souffre, en lui disant : prenons un à celui 1 Et Lui u't aussi, et plus que pour vous qu’il a soûl- qui Rivist.a.Quel est-il et quelle foi mérite-t-il ?I- t-il pas souffert vous ?C’est fen Ne voulez peu pour lui et unir aux siennes “ Nos lecteurs ont plusieurs fois lu son nom.C’est M.Pietro Pace Hi, aveu lequel nous eûmes à soutenir une polémique courtoise à propos ùe Diana Vaughan, et à la sagacité duquel nous avons du rendre hom mage.” Lettre au Directeur de la Riv ista antimassort ica -vous pas souffrir uu vos douleurs ?La plupart du temps, [ces quelques mots suffiront émouvoir le pour pauvre infortuné ; au lieu de penser exclusivement a ses aussi propres douleurs, il pensera celles de son Dieu, et, comparant 1 unes aux autres, il siennes sont moindres ; Dieu aidant, il comprendra peu à peu la raison d'êîre de la souffrance dans le christiauisme;au heu de murmurer Note de la “Vérité” A notre tour nous ferons remarquer que cette terrible révélation confirme ft es ce que l'on a dit sur l’existence des loges lucifériennes et sur l’horreur des profanations qui s'y commettent trouvera que les la grâce de il priera, au lieu de désespérer, aimera ; il ira remercier Celui 1 LA DEVOTION AU CRUCIFIX peut-être jusqu’à qui lui a unvové cette souffrance ou qu’elle tombât tur lui.qui a permis Du .V" 'îr/or •/»/ CVf»n r* de Toulon-o.) •I* , Ou ne devrait jamais laisser les ce devrait (Suite et lin ) malades sans un crucifix,et être le premier cadeau a faire quand ou va visiter les pauvres dans 1 miséiables réduits.Avec le III en: s Le crucifix est le grand argument des apôtres pour toucher les pécheurs, les faire rougir de leurs fautes et les amener au repentir.C\ l’arme toute-puissante des missionnaires sur les infidèles.On 11e leur a crueiîtx entreraient dans ces demeure- la paix, le calme, la résignation, peu: même la joie héroïque être est et, U VS salins.A 1 heure de la mort, plus nécessaire encore, leurs du présent se joigne remords du passé et l’angoisse an- 1 avenu.Pourra t-il se désespérer, le pauvre mourant, malgré les fautes de sa vie, s’il jette b*s yeux sur son Rédempteur, qui a voulu être crucifié pour lui ouvrir le ciel ?Pourra-t-il accuser son Dieu cv le faire trop souffrir en le voyant devant lui dans un état plus misérable encore ¦ Quelque brisé que soit son corps, il n’est pas eu lambeaux, comme celui de .Jésus ! Quelque dure que soit sa couche, elle est encore plus moelleuse que le bois de la croix ! Quelque ardente que soit la soif qui ie dévore, elle n’est pas comparable à celle de Jésus, épuisé par de longues heures de supplice ! Du moins lui donne t on pour l'étancher autre chose que du fiel et du vinaigre; du moins ceux qui l'entourent peuvent ils lui prodiguer leurs soins, tandis que la Mère de Jésus, au pied de la croix, ne pouvait même pas soutenir de sa main la tête sanglante de sou Fils ce secours, car aux don- * V jamais montré leurs dieux que dans l’appareil de la gloire et de la juste ; ce sont des êtres si supérieurs, si puissants, si redoutables qu'ils 11e xieuse de peuvent s’empêcher de les craindra nia- nt i.-à 1 « Ils ne songent même pae qu’il soit possible de les aimer.Mais quand le missionnaire blanc les aborde et leur présente leur Di sous la forme d'un homme mourant dans le plus cruel supplice, et qu’il leur dit que ce Dieu a voulu en se ré- duire à un tel état par amour pour nous, alors ces âmes grossières très saillent ; ces barbares entrevoient e re- des horizons qu'ils n’avaient jamais Isoupçonnés ; ils sont sa j t chés qu’un être si puissant ait surpris ut ton- pense eharIîl vux :iutromcnt que pour les opprimer ; ils éprouvent nue émetion iii- Ce ensvi- pro- (1; Cone.Trid.sess.XXII, De reform , c.I. 26 MARS 1898 LA VERITE G Hais je ne pense qu’à Celui qu’elle représente ; c’est Lui qui me tient compagnie quand je suis seul et qui me console quand je souffre Le saint I\ Vurin avait été officier faisons encore mieux : mettons le de cavalerie pendant l’émigration, crucifix sur nos poitrines.Lacroix Un jour qu’il passait sur un chemin de Jésus est une sauvegarde, une a la tête de son peloton, il aperçut j arme défensive contre les attaques Dans la plupart des familles, dès une croix à quelque distance.Seul, j du démon.Baisons la avec respect, le mourant a rendu le dernier il n’aurait pas hésité à hâte de lui mettre entre devant plutôt ils fassent comme nous.mais nous ne sommes pas inquiets.Tourmentin.fi la saluer ; ,1e matin ses soldats, il éprouvait un crucifix.L’usage est respect humain subit en nous levant ; pendant la ! journée, portons de temps eu temps qui le paraly- lia main à notre crucifix, pour réveil Mais le jeune officier était un 1er notre ferveur ; serrons-lc plus que trop tard chrétien vaillant.Honteux d’avoir fortement aux heures de souffrance 11 n aurait hésité même que REVUE DE LA LIBRAIRIE soupir, ou se les minus un pieux et louable, mais d'ordinaire le sait.crucifix n’est venu dans ces mains glacées.Méditations poui l’adolescence et la jeunesse, 4 vol.in-18.Prix : 1 fr.le volume ; relié en percaline 1 fr.25.—Société de Saint-Augustin, à Bruges.un instant, il veut s’en ; fallu attendre la mort pour lap- j punir par un acte héroïque ; arrivé il fallait le donner au malade devant le crucifix, il saute à bas de et de tentation ; le soir, examinons, a ses pieds, quelle a été notre journée, demandons-nous si nous n’avons pas été indignes de lui.Que le crucifix soit notre compagnon, notre consolateur, notre conseiller, notre pas porter, lorsqu’il pouvait encore le voir, l'iule baiser.On aurait ainsi son cheval, tombe à genoux et, étendant les bras Le présent ouvrage a pour but d’initier à la pratique de la méditation chrétienne toute une catégorie de jeunes âmes qui ne sont pas encore assez mûres pour faire usage des de leurs recueils déjà existants.Entre l’âge de enfants, et lorsqu’elles ne pourront discrétion, ou du moins l’époque de être à leurs côtés pour veiller sur eux, eu croix, récite une voquer prière sous les yeux de ses cavaliers stupéfaits et émus.courage et consolé sa soutenu son dernière heure ; on lui aurait donné l’occasion de faire un grand nombre d’actes d’amour de plus ; on lui au- Qui suit si ce n'est pas cet acte de courage qui lui mérita la ami.Que les mères spécialement aiment ii suspendra la croix au cou grâce d'etre appelé par Notre Seigneur, d’abord à la Société des Pères de la Foi, et plus tard à la Compagnie do Jésus ressuscitée ! Il faut faire encore davantage pour la croix.Il faut lui donner une place dans sa maison.Grâce à Dieu, elles sont rares les maisons chrétiennes où rait épargné bien des années de purgatoire et fait mériter une plus belle place au ciel.la première communion, et l’adoles- quelles se rassurent, Jésus les gardera.cence proprement dite, les enfants commencent à être capables de s'adresser à Dieu autrement que par des prières purement vocales Ils peuvent déjà comprendre les miracles, les paraboles, les dialogues et la plupart des maximes de l’Evangile, ainsi que les traits de la vie des Saints.Leur esprit est ouvert tux réflexions qu’on leur proposerait sur ces sujets, pour peu qu'elles lussent publics, dans les hôpitaux et les courtes et simples, claires et naturel-écoles.Aujourd hui, les sectes impies les.Leur cœur surtout est déjà capable do goûter les sentiments de la IV Il y quelques années.YAllianne catholii/ue adressait un vibrant appel aux chrétiennes de France pour les engager à porter ostensiblement la croix sur leurs poitrines, suivant l’usage très répandu jadis.Autrefois, ce n'était peut-être pas si nécessaire, Comment pouvons-nous manifester notre dévotion envers la sainte croix du Sauveur ?l’on ne trouve pas au moins un cru, cifix.Mais ne serait-il pas à désirer Tout d'abord, eu lui donnant le, qQ.j, ornât et qu U prolégtâf.loulC6 sitrne, du respect auquel elle a dm,t.chmb,.cs , Nc serai;.u pas même Cest la seule des images devant la- souverainement eouveuable qu'il eut qiv.lk la liturgie or onnt, ans Ctr 1sa place nou seulement dans l’obscn- des chemins, sur les monuments tains cas, ne fléchir le genou, ">«‘amJ;ritédel'.kôve, mais dans la pleine ment le Vendredi-Saint, parce que j lamière da salol, , lci eucore noel s c m tiens Lot g| profancs—même dans des mai- pour protester contre l’outrage fait à
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