La Vérité, 1 janvier 1898, samedi 22 janvier 1898
X I i S VlNB .V*v V'Tur ¦ lTeine An nee Quebec Samedi 22 Janvier 1806 No 26 «•VWlND,! ABONNUMliN'i AVIS LA VERITE t'anada et Ktats-Lnis.$2.00 $1.00 Etranger {Union posta/e) Un .7/1 Toute demande de changement d’adreeae doit etre accompagnée de l’ancienne adreeee Un tin.Six mois JOURNAL HEBDOMADAIRE /.13• 50 Telephone : 2327 VERITAS LI BE R AB IT VOS-LA VÉRUÊ VOUS RENDRA LIBRES J, P.Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin SaiutcFoje pres Quebec puissants îles sentiments de dération et de bienfaisance ceux des humbles et des déshérités de ce monde cette résignation sereine qui s’alimente et se réconforte onreneo :és par l’instinct de la conservation, que l’équilibre pût se rétablir, et, — à se serrer de plus ment autour du Siège de saint Pierre; s’ils veulent que l’indépendance soit rendue comme il convient au Souve- mo- SAM KD I 22 JANVIER 180S et dans en plus étroite- lorsque tout danger immédiat eut été écarté.— vous remerciant de DISCOURS DU SOUVERAIN PONTIFE m’accorder ce délai, mais résigné d’avance à tous les maux qui me sont réservés, heureux de ne plus offrir bientôt, dans ma personne, uu témoignage de l’injustice de la nature et de l’inégale répartition des choses de ce monde, et nourrissant enfin l’espoir de n’arriver à la mort qu’a-près avoir eu toute ma part de malheur.Voilà des sentiments qui feront sans doute hausser les épaules à beaucoup de mes contemporains ; car je n entends que des voix qui ment vers le bonheur.Loin de moi la pensée de décourager les efforts de ceux qui veulent rendre les conditions de l’existance tolérables pour tous et qui rêvent de diminuer, sinon de détruire, la misère et l'ignorance.Mais peut-on prononcer de bonne foi, ce mot, qui semble une ironie à quiconque n’est plus un enfant, “ la joie de vivre’’?Dans la vie— dure pour beaucoup, médiocre pour la plupart et pour quelques privilégiés seulement, semée de quelques beaux jours — il n’y a vraiment qu’au bonheur et qu’une joie : aimer.Mais telle est f infirmité de la nature humaine que nous n'aimons, c’est-à-dire que nous ne faisons à autrui le dou de par la sûre espérance des promesses éternelles.C’est pourquoi, si l’on perd de vue la loi divine ram Pontife et qu’il soit réintégré dans ses droits ; — c’est, mal de lie AU SACRE COLLEGE on soustrait à l’or dro moral son principal t.-t plus fort soutien t;t le veritable fondement de pas comprendre le vrai caractère de ces sentiments ; et c'est pire encore de mettre eu un même faisceau des citoyens pacifiques et les factions subversives Mais si invétérées que soient les fausses préoccupations, elle ne peut échapper aux esprits sensés cette économie providentielle qui a en quelque sorte uni solidairement au Siège apostolique les destinées de la Péninsule.Quand donc fut-il déplacé pour un Etat d’entrer en la voie des justes réparations ?El dans la question dont il s’agit, nul ne peut mesurer par la pensée des effets moraux et matériels qui en résulteraient.Nous invoquons les plus abondantes bénédictions du ciel sur le Sacré Collège, et qu’il en reçoive comme augure la bénédiction apostolique que de grand cœur Nous lui accordons, ainsi qu’aux évêques aux prélats et à tous ceux qui sont ici présents.Dans l’audience solennelle du 23 DÉCEMBRE EN RÉPONSE À L’ADRESSE DU CARDINAL DOYEN, E.ME Oreolia.Grâces soient rendues à la bonté divine qui Nous a conservé la vie pour revoir la chère solennité de Nor! ; grâces soient rendues aussi au Sacré Collège qui eu prend occasion pour nous offrir une fois de plus l’hommage de son dévouement auquel répond toujours de Notre côté le plus ample échange d’affection.Nous recueillons volontiers de vos lèvres, monsieur le cardinal, le vœu saint et pieux qui concerne le règne de la paix, ce bien précieux et fécond que, par devoir de Notre paternité spirituelle, Nous demandons tout le premier an Ciel avec de vr instances, pour le monde entier.Il est vrai que le problème de la paix, envisagé dans l’ampleur de tous ses rapports, ne trouvera jamais sa pleine solution ici-bas, puisqu’il est écrit dans les décrets de la Providence que la vie de l’homme sur la terre est un combat.Les passions qui bouleversent tout ne sont pas séparables de la nature humaine déchue.Mais il est uue tranquillité de l’esprit et aussi une manière de vivre placide et réglée qui se concilient fort bien avec l’état militant : elles consistent en substance dans la tranquillité de l’ordre.Sousce rapport, la paix relative qui est concédée à l’humanité, dans son état de passage en ce monde, ne peut être que fille de la justice et de l’amour Telle est précisément la paix qui fut préconisée un jour par l’angélique message dont retentirent les hauteurs de la grotte de Bethléem, paix inconnue des siècles païens.C’est un des fruits inestimables de la rédemption humaine et il a sa racine, comme vous l’avez bien indiqué, monsieur le cardinal, dans l'observance des lois et des exemples que nous a laissés notre Rédempteur Jésus-Christ.Et de même que l’homme n’a connu la paix que par Lui, de même aussi il la perd chaque fois qu’il s’éloigne de Lui.En effet, la loi de Dieu étant vé-Tité daus Tordre intellectuel et sainteté dans l’ordre pratique, c'est d’elle que jaillit la paix ineffable de la conscience pure et ce céleste esprit de tolérance mutuelle et de charité qui éteint partout où il souille l'ardeur des conflits outre frères ; c’est elle qui met dans le cœur des riches et toute tranquillité.Voilà d'où du malaise et d» vient le fail journalier s agitations qui tourmentent lagônération contemporaine.On acclame la paix parmi les nations policées ; mais la vraie paix n'y est pas ni ne peut y être parce que l'on s’écarte sur trop de points de Celui qui, seul, peut la donner.Peut-être cia- ue rccourra-t-ou pas aux armes, et les antagonismes qui se sont fait jour n’éclateront pas; mais les désirs immodérés, les appétits ambitieux, les délia»ces.les jalousies, ne su calmeront pas au fond des coeurs, si Jésus Christ ne revient y régner avec sa foi et sa loi.Et, puisqu’il n’y a qu’une seule vraie foi du Christ, puisse-t ou comprendre que lorsque l’Eglise, la commune mère, s'efforce-de rappeler affectueusement dans son sein toutes les nations, elle fait œuvre non seulement religieuse, mais hautement civile ! Et maintenant il est à relever ici que, en comparaison d’autres pays, une cause perturbatrice de plus éprouve depuis plusieurs lustres notre péninsule : Nous voulons dire le conllit que d’autres fois déjà Nous avons déploré ici même et qui subsiste entre l’Etat et le Siège a post o liquv.Les esprits partiaux ou légers peuvent ne pas s’en préoccuper ; mais ceux qui jugent d’un esprit impartial «et avec un sentiment de rectitude, ne peuvent pas ne pas eu voir les maux et eu souhaiter la lin.Est-ce donc nu sujet de tranquillité que la condition inouïe qui Nous est faite et qui tient en émoi tous les fils dévoués que compte l’Eglise d’un pôle à l’autre de la terre ?Y aurait-il par hasard une garantie de sécurité dans cette éclatante rupture avec les souvenirs, les sentiments, la loi historique des populations italiennes Y A quoi sert, en effet, de le dissimuler, la présente situation d’hostilité envers le Pontife romain répugne, entre autres choses, aux traditions, an génie même national ; aussi cette situation n’aura t-elle jamais les suffrages de la pluralité des Italiens, catholiques dans l'âme, habitués à envisager la Papauté comme le boulevard de leur salut et do leur grandeur et à la considérer comme la tète et k cuuir do la lia lion.FRANÇOIS COPPEE nous- mêmes qu'avec le désir d’un don réciproque.Or, rien 11’est plus rare qu’un sentiment tout à fait partagé, et tel qui aime jusqu'au dévouement, jusqu’au sacrifice ne rencontre souvent que l'indifférence, et parfois l’ingratitude et la trahison — de sorte que le sentiment qui nous inspire nos meilleurs espoirs, est aussi, presque toujours la source de nos pires déceptions et de 110s plus amers chagrins.Qu’y faire ?Ici encore — comme pour la souffrance .— le Christianisme a trouvé la solution.Certes, il nous ordonne d'aimer.Que dis-je Y It est la plus grande école de fraternité que le monde ait connue, puisqu'il veut que nous aimions notre prochain comme nous-mêmes.— Vous entendez bien, connue nous mêmes.— Mais il prétend que nous aimions sans exiger de retour,avec uu entier désintéressement enfin — comme dit le peuple en son langage naïf et profond — que nous aimions pour l’amour de Dieu.Savoir aimer ! Voilà le précieux secret que j’ai découvert dans l’Evangile pendant ma maladie; et voilà pourquoi dans cette veillée- de de ombre, disant adieu à Ou sait que François Coppée, l’écrivain bien connu, à la suite d'une longue et douloureuse maladie, est revenu à la foi de sa jeunesse.Voici ce qu’il écrit dans uu journal parisien, à la fin de 1897 : Encore quelques tours de l'aiguille sur le cadran de la pendule, et elle sera finie, cette année que fai passée presque tout entière dans les souffrances, où j’ai vu la mort de si près et au bout de laquelle je me trouve dans un état d’infériorité physique qui m’annonce l’arrivée définitive de la vieillesse.Oui, elle me fut cruelle, cette année 1897.N’est-elle pas, je me le demande.la pire de toute ma vie Y Non pas, ô mon Dieu C’est la meilleure ! Car uu de vos prêtres est venu, il m'a sim pleine ut montré votre croix, il m’a rappelé votre sublime enseignement : que la douleur est inéluctable ; que, s'il faut ta soulager chez autrui, de tout sou pouvoir, ou doit b accepter sans plainte pour soi même et, depuis lors, fortifié par votre grâce et par votre exemple, j’ai subi ma peine, non seulement avec cou-• ! rage, mais avec je ne sais quelle satisfaction intime, me rappelant que Si ddtic ils montrent qu’ils coin- j’avais été ce qu’on appelle un prennent que l’unité politique ne heureux, que j’avais beaucoup suffit pas pour les rendre plus pros- plus joui et beaucoup moins souffert pères ; s’ils cherchent, comme pous- quêtant d’autres, trouvant équitable Savoir souffrir l’année qui s'en va ci.qui me laisse encore bien faible et condamné à des soins pénibles, je proclame hautement que, plus que toutes les antres a niées de ma vie, elle me fut propice et bienfaisante. LA V FRITE 4 Lo Conseil législatif a donné de velles prouves du son utilité on écartant plusieurs projets de loi injustes, exemple, un bill voté par l'Assemblée pour légaliser la construction d'un viaduc sur la rue du Palais, \ Québec.Ce viaduc a été construit malgré les réglements municipaux et l’affaire est maintenant devant les tribunaux.Ce n’était pas le temps, assurément, pour la législature d’intervenir.Ah ! si les malheureux savaient mieux |bles s*ap> liqueut aux peuples aussi bien espérer que Vannée prochaine les amis de souffrir et si les heureux savaient mieux qu’aux individus.la libertéducomuiorce s’y proudront plus aimer, quelle aurore de paix et de bonté de bonne heure ci autrement.Qu’ils exige lèverait sur le monde ! ' +** gont l’intervention du gouvernement en Je considère avec tristesse mon âme Le famoux bin pour amender la loi lüUlPd utile’ et 110113 (lonuent 11,10 en lambeaux, ayant vergogne d’offrir à de pharmacie, après avoir fait perdre loi Juste 01 raisonnable, une loi qui aura Dieu un si misérable présent.Mais je pAssemblée des heures et des heures Pour ba*e rintérot lmb,lc» (lul accordera prends confiance eu cette pensée que sa SUgCité des discussions acrimonieuse,, et aux pharmaciens toute la protection miséricorde est pareille à l’ingénieuse donné lieu à des amendements et des dont ils ont besoin en tant que pharma-charité de ses admirables servantes, les SOus-amendements sans nombre, a été ci,*ns» m iis ^ui luetlniCe8 messieurs, eu Petites Sœurs des Pauvres, qui, avec tinaiemeut vote, sous une forme bien taut Suc marchands, sur un pica d’éga-quelques haillons et le rebut des cuisi- peu acceptable, par l’Assemblée légiala- li:é avec lea autrca marchands, nés, habillent et nourrissent dos vieil- tout à fait à la fin de la sessio»'.Il lards indigents.est allé mourir au Conseil législatif.Qu elle soit bénie,l année qui s enfuit; | M.Tellier avait réussi à faire voter un car elle fut pour moi 1 année del épreuve, amendement en comité général qui éta-1 année de la grâce, où j ai pu recueillir Glissait nettement la liberté du comics ruines d1 mon cœur, et où j ai ral- merce pour toutes les substances qui ne lamé, dans ce vase tait de débris, le 80nt pas reconnues comme des poisons, grain d encens de la prière ! L’immense majorité de la chambre pa- raissait favorable à ce principe, puisque l’amendement a été voté par une quarantaine de députés contre une quinzaine.Si tous les partisans de la liberté du commerce avaient tenu bon jusqu’à la fin, et si le gouvernement avait voulu prolonger la session d’une semaine, le bill ainsi amendé aurait pu devenir loi.Mais la chambre a faibli, eu face de la résistance opiniâtre des partisans du monopole, et a adopté an compromis.On a mis une vingtaine de substances sur la liste des articles dont nou- Var S** Le gouvernement aurait voulu créer un précédent extrêmement dangereux.LA LOGE L’EMANCIPATION Ou sait que M.L.J.Demers, sur une petition de droit, a obtenu la permission de poursuivre le gouvernement.Le gouvernement Flynn avait accordé, par contrat,des impressions considérables au propriétaire de VEvénement.Le nouveau gouvernement à mis ce contrat de côté.De là la poursuite.Or,dans le budget, le gouvernement aurait voulu introduire une clause disant qu’aucune Nous avons maintenant quelques renseignements précis sur la Loge l'Emancipation, do Montréal, fondée en vertu d’une charte du Grand Orient de F rance.Cette charte a été émise en avril 1896, de sorte que la Loge l’Emancipation comptera bientôt deux années d’existence.Elle a maintenant de 30 à 40 membres.i Nous connaissons les principaux chefs ,Hrtie du crédit voté pour l'impression dü la Logo_ Lc vinénMe de la Gacette officielle ne cLvait ôtre|mugique .Vorakion, le gouvernement a reculé.Du reste, il est plus que probable que Acide tartarique; Alun ; Bicarbonate le Conseil se serait cru justifiable de rede soude ; Borax ; Camomille ; Carbo- fuser les subsides si une nate de chaux ; Cocheuitle ; Crème de avait été maintenue dans le bill.Tartre ; Essences culinaires ; Farine de gouvernement ayant permis à M.De-lin ; Gingembre ; G ycerine ; Gomme mers de contester la légalité de la rup-arabique ; Graine de lin ; Houblon ; turu du contrat doit s’en tenir au juge-Huüe de ricin ; Huile de foie de morue ;] ment des tribunaux.Manne ; Sel d’epsom ; Séné; Soufre ; C’était autant d’arraché au monopole ; mais il y a une quantité d’autres subs- Cet emprunt est peut-être nécessaire, du moins en partie, bien que quelques-uns prétendent qu’on aurait pu l’éviter assez facilement.Mais ce qui est certain, c'est quH le système des emprunta doit avoir une fin.Notre dette est déjà tellement forte que le service des intérêts demande, en chiffres ronds, un million et demi, qu’il faut prendre sur un budget de quatre millions environ.Evidemment, on arrive à la limite extrême.Quand le service des intérêts absorbe plus du tiers des revenus ordinaires, la situation financière d’un pays commence à être sérieusement embarrassée, et il est temps de mettre les freins.Si l’on veut continuer à faire des dépenses considérables pour des travaux publics, etc, il faut, de toute nécessité, augmenter les revenus.Or une augmentation du revenu ne saurait s’obtenir sans une augmentation d’impôts.Ceux quiparlent autrement sont des hâbleurs, et ceux qui empruntent pour payer des dépenses courantes sont de mauvais administrateurs.Le cabinet Marchand dit que le cabinet Flynn lui a laissé un déficit dans les dépenses courantes.Noua l’admettons.Mais un déficit, ça se comble, non par un emprunt, mais par une augmentation de revenu, par un impôt.Un emprunt, c’est à-dire une augmentation de la dette publique, ne saurait se justifier que par la construction de travaux permanente et d’utilité publique.Contre l’augmentation de la dette nous avons ainsi une augmentation égale d’avoir.C’est là une opération financière admissible.Mais celui qui emprunte pour vivre et pour entretenir sa maison, celui-là fait fausse route.S'il ne peut pat, ou ne veut pas augmenter mon revenu, il doit diminuer ses dépenses.Ces principes inflexi- G.D.L.K.M.U.“ Penser c'est régner, ” Le Soussigné soumet son nom pour A.l admission comme membre d’une ?/.t F.*.M.\ G/.0.\ de France et promet de garder une discrétion absolue à ce sujet.le *** Le bill de Montréal, autorisant du tances dont la vente libre n’offre aucun danger pour le public et dont le mono-1IlouVGaux emprunts, a été longuement et acrimouieuseraenl discuté et voté (signature),.présenté par.Montréal, le pole restait aux pharmaciens.C’était une liste des substances dont 18%.finalement dans sa forme primitive, \ ar les deux chambres.la vente doit être réglementée que le législateur devait dresser ; non point une liste des articles dont la vente doit être I cialu du Canada paraissent dans un singulier état.Là aussi on emprunte pour Ainsi Cette pièce nous fait assister à l'organisation même du la Loge.Les lettres eu tête de ce document doivent se traduire ainsi : “ A la gloire de la Franc-maçonnerie universelle." Puis vient un bulletin de présent,i-tiou régulier, la Loge étant enfin organisée.Voici : Les finances de la métropole commer- libre.M.Flynn avait paru comprendre celai Payer des dépenses courantes, tout d’abord ; puis il est tombé dans le ce demandait le pouvoir d’empruu-sophisme.Son dernier discours sur la ter Pour Payer» entre autres choses, la question a été un plaidoyer malheureux souscription de la ville en faveur des en faveur du maintien, au moins partiel,I incendiés du comté de Russell, Ontario, de l’odieux monopole créé par la loi de |au9S* souscription votée à l'occasion du jubilé de la Reine.L in h rt k .Egalité.F u a te un i r k.Au nom et sous les auspices du G.\ 0.'.de France.Bulletin de présentation R.Loge l’Emancipation 0.de Montréal.Nom et prénom.Lieu et date de naissance.Etat civil et profession.Domicile., Proposeur Date 1890.M.Robidoux, parlant sur le bill tel que le comité général l’avait amendé sur proposition de M.Tuilier, a clairement! oières.exposé les principes qui doivent guider le législateur eu pareille matière : térêt public et non point un intérêt par -1 brcr 80,1 budget par l’impôt plutôt que ticuîier quelconque.Il s’est prononcé Par l’emprunt.Mais la taxe n’est pas fortement en faveur de la liberté du corn-{populaire! Emprunter pour faire la charité, voilà du nouveau eu fait d'opérations finan- Comme la province, la bonne ville de l'j„.Montréal ferait peut-être mieux d’équili- tnerce et a même dit que le bill passerait dût-on pour cela prolonger la session.Malheureureuscnt, le gouverne- Signature Il y a eu une discM.io» intércsaantc , V“ici “,li"tena,,t ul,c 0st corrompre dans Pâme les germes que tons les Archevêques et Evêques mêmea da bcau et d(! phounête, c'est de la Province l'eussent reçue et ptêparer „0„ poinl des défenseurs de eussent signé la lettre collective qui u patrie maU une p6slc ot mi „dau devait 1 accompagner.Mais voici que le Pape demande de promulguer sans retard ce document important qui n'a été expédié encore qu’à Nous seul, en Notre qualité de Coadjuteur de Son Eminence le Cardinal Archevêque de l'Eglise métropolitaine d< Québec.Eglise mère de tontes le Eglises du Canada.plaçant au-dessus de tons les intérêts de partis et de toutes les spéculations de la politique, essayèrent de la faire triompher, parce que, alors avant, elle restait toujours une question de conscience,et ils ne pouvaient pas l'abandonner.La loi fédérale proposée pour la résoudre échoua et, depuis ce moment, notre pays conti-u u a à être le théâtre de luttes pénibles.Un nouveau des jeunes enfants et celles qu’on appelle secondaires ou académiques.Il mettait en garde contre l’école mixte ou neutre, celle où la religion est altérée et celle d’où elle est ban-L'indifférentisme ou la ueutra- comme nie.gouvernement remplaça l’ancien, et nous apprîmes un jour qu’entre lui et le gouvernement du Manitoba une entente était un compromis avait été survenue arrêté.Ce compromis n'était pas la resti-n'était pas qui pouvait pour le genre humain Puis désireux de faire bien comprendre aux chefs de famille et à tout ceux qui doivent s'occuper d education, Pendant vingt ans, ces droits furent reconnus, et la paix et l'harmonie régnèrent dans toute la province du Manitoba.Tout à coup, pour des raisons que nous n’avons pas à rechercher ici, eu 1890, une loi malheu- ; reuse vint jeter la consternation au i milieu de nos frères et leur enlever a eux, les plus faibles, les moins nombreux, les plus pauvres de cette \ contrée, une liberté que leur assu-1 raient des engagements sacrés et à laquelle ils tenaient plus qu'à leur propre vie.Leurs écoles disparaissaient pour faire place à des écoles publiques, à l’érection et à l’entretien j desquelles ils étaient forcés de con- j tribuer de leur argent, et que leur conscience de catholiques leur faisait cependant un devoir d’interdire à leurs enfan*s à cause des règlements qui y étaient suivis, des livres qu’on {.y adoptait, de la neutralité religieuse ! qu’on y introduisait.Ils se sentirent ' blessés ; ils comprirent d’autant plus i l’injustice dont ils étaient victimes ' que, dans une autre province où les protestants sont le petit nombre, les frères de ceux qui leur ravissaient leurs droits étaient traités par les catholiques avec une équité et une cordialité hautement reconnues de tous.Ce fut une ère de deuil et de tution des droits vio'és, il même une amélioration se concilier avec les prescriptions si que ce que l’enfant réclame, comme bap Usé et catholique, ce n’est pas seule-I ment un peu d’instruction religieuse reléguée au second rang, mais un enseignement pénétré tout entier de Cette Encyclique était attendue j l’esprit chrétien, il écrivait ces belles depuis longtemps.Avec l’enseignement de l'infaillible docteur, la déci- forrnelles etc l’Eglise, piscopat aurait-il pu l’approuver .Ml le déclara donc inacceptable, et les j catholiques du Manitoba Comment l'é- continuè- rent à soutenir leurs nu prix des plus grands sacrifices propres écoles j La situation devenait de pl plus tendue La question fut déférée au Pape, à ce chef vénéré de l’Eglise, que les catholiques comme leur pasteur suprême, à ce grand diplomate, à ce maître prudent et sage que ceux mêmes qui 11e sont j pas ses fils ont plusieurs fois choisi | pour arbitre dans leurs difficultés.Comme il l'avait fait, en des circonstances analogues, pour d’autres peuples, Loon XIII voulut bien se faire notre docteur et notre guide.Mais avant de se prononcer sur une question aussi grave, et afin de donner satisfaction à tous, le Souverain Pontife nomma un Délégué Apostolique, et le chargea de lui fair port après avoir entendu les parties intéressées.us en paroles que nous aimons à repro duire ici : “ Il tant non seulement sien du plus auguste tribunal qui soit sur la terre, il nous apporte un nouveau témoignage de la sollicitude que la religion soit enseignée aux enfants à certaines heures, mais que tout le reste de l’enseignement et de 1 affection paternelle du Chef | bale comme une odeur de piété chré-de l’Eglise envers notre pays.Voilà vingt ans que Léon XIII gouverne le monde, vingt ans consacrés sans relâche à la sanctification reconnaissent ex- tienne.Sans cela, si cet arôme sacré ne pénètre pas et ne ranime pas l'esprit des maîtres et des élèves, l'in- suuctiou, quelle qu’elle soit, ne des âmes, à la prédication de la véri-1 produira que peu de fruit té, à la lutte pacifique pour le bien, souvent, au contraire, des inconvé-à 1 union des esprits et des cœurs, uienis fort graves." Ses lettres resteront, sans contredit s, et aura Ces importantes leçons, Nos Très répète s’adressant à nous l’un des plus glorieux monuments Chers Frères, Léon XIII les de la papauté.Elles ont conquisIaujourd'hui en l’admiration de l'univers, elles sont dans la lettre magistrale que nous esprit et vie.Toutes les questions Iavons mission de promulguer.Les qui intéressent davantage l’individu, |catholiques du monde entier en tireront profit, mais c’est à vous surtout la foi.Léon XIII les a successivement I qu’incombe le devoir de les écouter traitées ; les grands problèmes qui avec le plus profond respect et de les agitaient les peuples, il en a donné| mettre fidèlement en pratique, la solution; il est vraiment le maître e rap- la famille et la société, la science et Léon XIII nous parle doue aujourd'hui, Nos Très Chers Frères, non seulement avec un cœur rempli de la plus vive affection, mais après avoir tout étudié, tout pesé mVirement, confiant que sa parole sera accueillie comme une parole d’équité et de Que l’immortel Pontife daigne ainsi particulièrement s’occuper de Mais s'il a enseigné l’Eglise uni-1 nous, étudier nos multiples besoins, verselle, il n’a pas négligé les Eglises se rendre un compte exact de notre particulières, et il n’en est presque état social, de nos forces et de point aujourd’hui, en Orient comme faiblesses, chercher la cause des en Occident, auxquelles sa voix ne maux dont nous souffrons et des lutte soit fait entendre, et qui li aient tes qui nous divisent, pour nous iu-reçu de sa bouche auguste des cou- diquer la voie qu’il faut suivre elles geils et une direction.Son grand jr-modes que nous devons employer, cœur embrasse toutes les nations, les!c’est assurément pour le Canada tout légale s’engagea.Il s'agissait d'une plus humbles comme les plus puis entier un honneur insigne et un question qui intéressait au plus haut sautes, celles qui ont des siècles der inappréciable avantage.Celui à qui point la conscience catholique ; les rière elles et celles qui commencent, il a été dit par Jéens-Christ lui- Evêques ne pouvaient donc pas rescelles qui sont restées dans la voie même : “ Pais mes agneaux et mes ter neutres et inactifs ; ils furent droite et celles qui s’en sont détour brebis Confirme tes frères ”, oui, fidèles au devoir ; unis ensemble, ils nées.Pour toutes et pour chacune, c’est celui-là qui parle de la sainte firent appel aux catholiques et à tous son admirable intelligence, enrichi- Icolline du Vatican, et les pages plei-j les citoyens sincères et loyaux.Il des plus beaux dons de la nat ure et nés de tendresse et de forte doctrine leur semblait qu’une cause si juste de la grâce, a été une lumière comm- {que sa main a tracées formeront l'un et si sainte devait triompher bientôt.sacrifices qui commença pour eux.Ils protestèrent noblement, énergiquement, et dans tout le pays peut le dire, tous ceux qui ont le sens de la justice, et pour qui les PfUX-stipulations d’un contrat ne sont pas chose vaine, qu’ils appartinssent non à la même foi, protestèrent avec eux.Après des revendications restées malheureusement sans effet, la lutte de son siècle.on nos -Sou admirable Encyclique pourrait fournir le sujet de nombreuses et salutaires instructions, mais co n’est pas notre intention de la commenter aujourd’hui.Nou8 voulons simplement la promulguer en en donnant le sens et la portée.Ce sens, du reste, cet bien clair et ne saurait fournir matière à discussion.ou Après avoir payé un juste tribut d'hommage aux gloires religieuses qui ont marqué les origines et les progrès de l’Eglise du Canada, après avoir rappelé ce que l’Eglise a fait au milieu de nous pour l’instruction 8094 22 JANVIER 1898 LA VERITE 8 de l’enfance et de la jeunesse, et j après avoir mis le peuple canadien " au niveau des peuples les plus policés et les plus glorieux ”, o4 avoir fait “ leur émule ”, Léon XIII sc bâte d’aborder, pour la résoudre, j la grande controverse scolaire dont! avons parlé plus haut.On peut, dar s sa Lettre, distinguer trois parties principales : travailler à reconquérir, par tous les moyens légaux à leur disposition, leurs droits dans leur plénitude : “ C’est à deuxième partie mes envers le Saint-Siège.Nous tenons à le proclamer bien haut : Nous sommes au-dessus de tous les partis politiques ; nous ne voulons nous inféoder à aucun d'eux.Ce que nous désirons, c’est le triomphe d cause sacrée et non le triomphe d'un parti.Et ce triomphe, nous avons ambition et qu’un même désir, faire | l’espérance que tous les hommes de rendre pleine justice à la minorité, si j cœur, tous les amis de la justice et d'honnêtes divergences d’opinion de la liberté nous aideront à l’obtenir, peuvent se produire, il faut cepen- Il ne s’agit pas de revenir sur un dant que ces divers sentiment», ex- malheureux passé ; c’est l’heure de la réparation complète, entière nous attendons, et c’est cette heure appréciation de tous LES ÉVÉNEMENTS qui SE RAPPORTENT À LA QUESTION SCOLAIRE 1)U MA NI - en quoi, (lit le Pape, l’on doit viser, c’est le but que l’on doit poursuivre roju DEPUIS LA LOI DE 1800 avec zèle et prudence.” -•—Dans cette lutte difficile, où une JUSQU'À CE JOUR nous tous ne doivent avoir qu’une seule 1—-Puisque la loi de 1890 tuait une véritable injustice lo—Principes de l’Eglise catholi- la minorité catholique du Manitoba que en matière d'éducation ; ! c'était le devoir des évoques de i 2o—Appréciation do tous les évé-jdre la défense de cette minorité.Ils nements qui se rapportent à laques l’ont fait,et LéonXIII veut bien les tion scolaire du Manitoba depuis la louer en ces termes : u Aussi lorsque la nouvelle loi vint frapper l'éducation catholique dans la province du Manitoba, était-il de consti- envers )ren- posés en toute modestie et charité, finissent par s'effacer et se fondre en quelque sorte dans une commune pensée et une fraternelle unanimité.Le principe de cette unité de vues et d’action ?c’est l’autorité et la direction épiscopale, sans laquelle rien ne doit se faire ni s’entreprendre, non sine consilio veslro.en que loi de 1890 jusqu’à ce jour ; 3o—-Devoir des catholiques et de tous les citoyens, relativement à cette question, pour l’avenir.que toutes les sympathies, tous les nobles courages, toutes les vaillances généreuses doivent s’efforcer de hâter.Que les hommes publics s’unissent donc et recourent aux moyens que la sagesse et le patriotisme leur inspireront pour mettre fin au violent état de choses dont nous souffrons tous.Ils savent les moyens d’action que la constitution autorise.Que le salut nous vienne du gouvernement de Winnipeg amené à réparer l’injustice commise ; qu’il nous vienne du gouvernement fédéral, par une loi efficace et stable, comme nous l’avions demandé déjà, ou même, s’il était possible du gouvernement impérial : nous nous en réjouirons et le occur du Souverain Pontife, nous le savons, en sera consolé Au nom de la justice, au nom de 1 harmonie qui doit régner entre tous les citoyens d’un même pays, nous demandons aux protestants—que la diversité de croyances n’empêche pas d être nos frères—de nous donner la main et de travailler avec nous.Déjà un grand nombre d’entre eux, par ce qu’ils ont fait dans le passé, out acquis des titres à notre reconnaissance, et Nous leur en offrons ici l’expression sincère Tous, nous l’espérons, écouteront notre voix ; ils traiteront cette petite mais vaillante minorité du Manitoba comme ils voudraient être traités eux-mêmes s’ils étaient à sa place.Nous comptons sur eux, et, qu’ils le sachent, la 3.—Tant que justice n’aura pas été victoire que nous remporterons sera obtenue, les catholiques aideront de la leur aussi bien que la nôtre, car leurs aumônes au soutien des écoles ce sera la victoire du droit et de la catholiques du Manitoba, et ils ne liberté, sauraient faire une œuvre meilleure et plus sainte.Pour notre part nous voulons que l'œuvre du denier du Manitoba, approuvée par le Saint-Siège, soit encouragée par tous les catholiques de notre diocèse.6.—Les évêques doivent voir à cel Donné à Québec, sous notre seing, que, par leur autorité et avec le coiv le sceau de l’archidiocèse et le contre cours de ceux qui dirigent les établis- seing de notre secrétaire, le six jau-semeuts d’éducation, on élabore avec vier, mil huit cent quatre vingt dix-soin et sagesse tout le programme huit, des études, et qu’on^n’admette comme professeurs que des hommes pourvus des qualités que comportent les fonctions de l’enseignement solide et profondément religieux.Voilà,N.-T.G.-F ,[cette Encyclique de Léon XIII dont vous lirez la tra- votre devoir, Vénérables Frères, de protester ou- vertement contre l’injustice et contre coup qui lui était porté ; et la vous avez rempli ce a été une preuve de votre commune vigilance et d’un zèle vraiment digne d’évêques.Et bien que sur ce point chacun de vous trouve une approbation suffisante dans le témoignage de sa conscience, sachez néanmoins que Nous y ajoutons Notre assentiment et Notre approbation Car elles sont sacrées, ces choses que avez cherché, et que vous cher-encore à protéger et à défendre.” .— Tous les hommes honnêtes, tous les catholiques surtout, auraient du s’unir, eux aussi, pour défendre une cause dont l’importance ne saurai) entrer eu comparaison avec de simples intérêts politiques.Malheureusement l’esprit de parti est venu PREMIERE PARTIE le manière dont devoir 3.—Les catholiques manitobains doivent être disposés, comme ils Vont toujours été, à accepter, sans cesser de réclamer justice entière, les réparations partielles qu’ils peuvent obtenir, pourvu, naturellement, qu’elles répondent aux enseignements de l’Eglise et fassent disparaître des écoles renseignement neutre condamné par le Souverain Pontife.4 —Le Saint-Père, confiant dans l’excellence de la cause des catholiques, exprime l’espoir que, grâce à l’équité et ù la viaie prudence qu'on est eu droit d’attendre de nos gou-veruemeuts, grâce aussi au bon vouloir et à l’esprit de justice de tous les Canadiens, cette question épineuse finira pat recevoir une solution pleinement satisfaisante.Il compte aussi beaucoup, pour arriver à ce résultat, sur le concours loyal et éclairé des journalistes dont la tâche est si noble et si importante, mais qui ne peuvent dignement remplir leur mission qu’eu respectant les droits de la vérité, de la justice, de la religion, et en suivant avec obéissance les directions épiscopales : Vereanlur ne sancle observent Episropu-rum aucloritatem.PRINCIPES DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE en matière d'éducation.Dans cette première partie Léon XIII enseigne : 1— Qu'il appartient par-dessus tout anx parents, sous la conduite et avec le concours de l’Eglise, de pourvoir à l’éducation des enfants et à leur assurer un genre d’enseignement qui convienne et s’adapte à leurs croyances religieuses “Devoir, dit-il, dans quelles institutions seront élevés les enfants, quels maîtres seront appelés à leur donner des pré coptes de morale, c’est un droit inhérent à la puissance paternelle.” vous ; chez •> empêcher l'accomplissement de ce Voilà pourquoi ou peut voir dans les j devoir sacré, et le Saint-Père le délois de 1890 qui ont frappé nos core- j pjore < légionnaires du Manitoba, non seule- Ce qui est plus déplorable encore, dit-il, c'est que les catholiques canadiens eux - mêmes n’aient pas su se concerter pour défendre des intérêts dont la grandeur et la gravité devaient imposer silence aux intérêts des partis politiques qui sont d’ordre bien inférieur.’’ amèrement.ment une violation dn pacte fédéral, mais encore une atteinte déplorable portée aux droits imprescriptibles de l’Eglise et des parents.2—Léon XIII condamne énergiquement, comme il l’a fait souvent déjà, les écoles mixtes et neutres.“ Il faut fuir à tout prix comme très funeste, dit-il, en parlant de ces dernières, les écoles où toutes les croyances sont accueillies indifféremment o.—La convention effectuée entre les autorités fédérales d’Ottawa et le gouvernement provincial de Winnipeg, convention à laquelle ou a voulu donner le nom de règlement de la question scolaire, est déclarée défectueuse, imparfaite,,insuffisante, et par conséquent ne saurait être acceptée comme une solution équitable de la question, “ C’est beaucoup plus, dit Léon XIII, que les catholiques demandent et qu’ils out — personne u’cu doute — le droit de demander.Pour tout dire eu un mot, il u’a pas encore été pourvu suffisamment aux droits des catholiques et à l’éducation de nos enfants au Manitoba.” C’est donc avec raison que cette convention « été répudiée par l’épiscopat et que la minorité manitobaine u’a pas voulu s'y soumettre.et traitées de pair, comme si, pour ce qui regarde Dieu et les choses divines, il importait peu d’avoir ou non de saines doctrines et d’adopter la vérité ou l’erreur ” Sera la présente lettre pastorale lue et publiée, le premier dimanche après sa réception, au prône de toutes les églises et chapelles où se fait l’office public, et en chapitre dans les communautés religieuses.3—Léon XIII définit l’école catholique celle qui est tenue par “ des maîtres catholiques, dont les livres do lecture et d'enseignement sont approuvés par les évêques ", et dont le système s’harmonise avec les besoins et les devoirs roTgicux des jeunes élèves.Eu dehors de ces conditions, l’école offre aux enfants catholiques les dangers les plus graves, et c'est une suprême injustice (le mot est de Léon XIII; de forcer les pères de famille à y exposer ceux dont l’Auteur de la nature leur a confié le soin.Quand les catholiques demandent — et c’est leur devoir de le demander et do le revendiquer— que l’enseignement des maîtres concorde avec la religion de leurs enfants, ils usent do leur dre it.Et il t Loüis-Nazaire, Arch, de Cyrène, Administrateur.Par mandement de Monseigneur l’Administrateur TROISIEME PARTIE B.Pit.G ARN eau, Ptre, Secrétaire.DEVOIRS DES CATHOLIQUES ET DE TOUS LES CITOYENS, RELATIVEMENT À CETTE QUESTION, POUR L’AVENIR.duction officielle à]nous envoyée par le Saint-Père lui* même.Ce qu’elle déclare, ce qu’elle prescrit, ce qu’elle Ce n'est pas assez de constater j conseille, nous^vcnous de vous le l’injustice commise et l’insuffisance dire en accomplissant les fonctions ne se pourrait rien faire de plus in des moyens proposés jusqu’ici pour de notre charge {pastorale, et nous juste que de les mettre dans Valter-18a réparation ; il importe de tracer interdisons comme) injurieuse à Sa native on de laisser leurs enfants Renseignements Bibliographiques Q.—Chez quel éditeur pourrais-je me procurer l'édition française dee Méditations de l’abbé Hamon ?— une ligne de conduite pour l’avenir.Sainteté toute interprétation con- n Existé deu7éditi% croître dans 1 ignorance, ou de lis Et c’est ce que fait Léon XIII dans la traire.Il ne nous reste plus qu’à de cet ouvrage : l’une en 3 volumes jeter dans un milieu qui constitue un dernière partie de son Encyclique, faire appel à l’esprit de foi et de sou-, in 12, 9 fr.; l’autre en 4 volumes in; danger suprême pour leurs âmes." | l.—Les catholiques sont tenus de mission dont nous vous savons ani-118, 12 fr. LA VERITE 6 v / Dans ce genre d'ouvrages je vous si« ! parfaite, insuffisante.Le Saint-Père re~ gnalerai une nouveauté de premier ! commande aussi aux catholiques de con* ordre; Choix de méditations sacerdo- linue,t sous la direction de leurs évè-, 7 ,, , ques, de revendiquer les droits qui leur taies-Direction spirituelle, par 1 abbé j ^ garanti3 par la constitution.J.B.Aubry.C’est la seconde édition du j >.coté religieux de cette question tome 5 des Œuvres complètes de M.manitobaiue, qui agite le pays depuis l’abbé Aubry.Prix : 5 fr, chez Desclée, sept ans, est donc jugé et le devoir de De Brouwer & Cie, 30 rue Saint-Sulpice, 1" catholiques canadiens est do se .soumettre respectueusement a la déci- *8riS- _ sion du Saint-Père et de suivre fidèle- Q- — Quels sont le prix d abonne- ment iea instructions qu’il donne à ses ment, l’adresse et la périodicité de L'E- eufauts du Canada dans le message de ducation Chrétienne, et depuis quand vérité, de paix et de justice qu’il vient naraîc cette revue ?—R Journal hebdo- leu_r adresser.^ ., • , “ es eus recommandons à tous nos lec- maoaire.avec bupplemeut bi-mensuel.^ ^ do relire Prix : 13 fr.par an, pour le Canada.Adresse : 35, rue de Grenelle, Paris.Parait depuis six ans.La septième année b commencé avec le premier numéro
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