La Vérité, 1 juin 1897, samedi 5 juin 1897
tsi vue St'k *' 1 lOemcAnnce Quebec SemecM 5 Juin 1807 No 45 AVIS LA VÉRITÉ ABONNEMENTS Canada et Mats-Unis.$2.00 $1.00 Etranger (l/nion postale) f.13• 50 Toute demande de changement d’adresse doit etre accompagnée de l’ancienne adresse Un au.Six mois JOURNAL HEBDOMADAIRE Un nu Telephone : 2327 VERITAS LIBERAS IT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.J.P.Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte Foye pres Quebec I QUEPEG SAMEDI 5 JUIN 1807 normal, sans offenser aucunement la justice commutative.” romprait avec une tradition ancienne quantité et en qualité ce que rend dans l’Eglise.Assurément il n’est le travail du commun des travail- point à supposer que le Pape ait rien leurs.Dans le premier cas, le patron voulu faire de pareil.Pour justifier y mettrait du sien, en tant qu’il don- sujet, à propos de la seconde édition ces maintes, on invoque l’autorité ; lierait le juste salaire sans recevoir D'après 7a "C7W7D, CaUW/ca" dosDffm.frs^ desanciensthéologiens.ainsiqu’une en échange la compensation due,on ______ 'que.Voici en quels termes elle cou- réPonse spéciale de Rome à l’arche- ne recevant du moins qu’une corn- (De l'Ami * i'CWre, de Samu,) firme et développe le jugement de cc der' Pensa‘io“ ,msuEsa°le) 1 d*“ !e elle avait porté dans le passage que nler P01nt' Q°tre auteur démontré, second cas il donnerait plus que la Eu ces derniers temps, la grande uQug venons reproduire • par le texte même, que cette réponse justice ne réclame.Dans l’un et Tau- revue romaine, qui traite avec tant ; n’est en aucune manière opposée au tre cas, les termes de la ques d’autorité les questions sociales, a j Déjà nous a\ ons rendu compte principe du salaire normal posé par lion étant modifiés, et, par consé-été amenée, par l’examen du dernier | ^ cet ou\ rage de M.Périn, le célè- l’Encyclique.Quant à ce qui cou- quent, la règle absolue du juste sa-ouvrage de M.Périn, Premiers prin¦ j ^rc économiste, au moment où il en cerue les théologiens moralistes, il laire se trouve par là-mème plus ou cipe (l'économie politique, à s’occuper j ^ paraître la première édition.L Vévèque de Montréal avait 1 lègues, avec ses confrères dans le Lettre de M.le conte Albert de Nun érigé canoniquement le collège eu sacerdo:e ?Ils savent tous son in* séminaire qui comprit aussitôt trois comparable charité, envers les pré* : MM.Jos.Laroc* sente et les absents, son exquise ravis, le 3 mai 1807.Ou a bien voulu nous donner corn , .municatiou de la notice biographique ,membres grèges , .qui suit et qui a aussi paru dans le que, Jos.S.Raymond et Isaac De-J politesse, son absolue discretion, son Courrier de Saint-Hyacinthe : saulniers.Trois nouveaux agrégés aimable conversation, cet amour do venaient s’adjoindre à eux le 11 avril la vérité tel que personne ne lui au-1S45 ; c’étaient MM.Dufresne, Levé* rail jamais arraché un mot, un geste que et Tétreau.Cette vocation avait qui ne fût pas l'expression de sa peu-été comme prédite à M.Tétreau.sée, ni fait consentir à ce qu’il no Pendant qu'il se préparait aux ordres croyait pas complètement juste, vrai, sacrés, le jeune clerc, examinant son honnête.caractère, ses goûts, le genre de bien Tous connaissent le prêtre de sou qu'il serait plus apte à produire, veraine religion en toutes les choses avait songé à se faire chartreux.Le de Dieu, l'homme d'oraison, l'homme grand et saint évêque Bourget, qui de règle, de devoir, enfin l'homme de! devinait sans doute les vues de Dieu Dieu eu tout et partout : Homo Dei.\ sur ce jeune lévite, lui dit : “ Allez à Que de choses encore à sa louange, Saint-Hyacinthe, retournez à votreIqui ne peuvent trouver place dans collège et restez y ”.Eu racontant ce cette notice et qui nous montreraient fait, M.Tétreau ajoutait que dès | encore mieux le prêtre modèle.l’instant où il entendit les paroles de son évêque, il n’eut plus aucun doute que Dieu venait de lui déclarer sa volonté.Il revint donc au collège, il y resta et il y vécut en chartreux.Du vrai religieux il eut l'esprit de j pauvreté, de règle, de retraite, d’ode la jeunesse s appl:- béissance.Parfaitement détaché des quent, en toute vérité, ces paroles des Livres Saints: “Qui adjustitiam Mes chers amis, Je tiens à vous remercier de votre lettre et de la manière dont vous y appréciez le discours que j’ai prononcé à la clôture de l’assemblée générale des cercles catholiques.Vous en rapportant au texte même de ce discours, vous avez très bien vu qu'aucune de mes paroles n'im pliquait un désaveu des efforts généreux entrepris par les ouvriers chrétiens, groupés dans les associations démocratiques, mais que, sans rien abandonner de mes sentiments d’affection pour eux, j'avais voulu leur donner, dans l'intérêt même de leurs Le doyen des membres du Séminaire de celte ville et du clergé de ce diocèse vient de disparaître.Dimanche le lô mai, vers P^h, du matin, le Révérend M.François Tétreau rendait sa belle âme à Dieu, dans la 7Se année de son âge et la ôôe de son sacerdoce.Dernier survivant de cette phalange admirable d'éducateurs qui faisaient, il y a 50 ans et pins, la force et l'honneur de notre Séminaire, il est allé rejoindre les Raymond, les Desanlniers, les Dufresne, les Levé-que.les Prince, etc.Tous ensemble, couchés dans un même caveau, objet d'un souvenir reconnaissant et d'un culte respectueux de la part des directeurs actuels et de leurs élèves, ils y attendent le jour de la glorieuse résurrection.A ces hommes dont la vie entière fut consacrée à l'éducation chrétienne associations, quelques conseils amicaux.La cordiale simplicité avec la-Passons ; mais le bon prêtre est qUeuc tous les avez accueillis est la toujours bon citoyen et sait fournir meilleure récompense de ma fran-sa part de coopération au bien tem i etiise.porel de ses semblables, malgré ce qu'eu proclament certains docteurs.J’eu userai donc encore une fois, si vous le voulez bien, pour bien préciser ma pensée afin qu’aucun malentendu ne puisse subsister entre nous.Lorsqu'on m'a demandé, il quelques années, de venir encourager de ma parole les associations naissantes de Lille et de Roubaix, je n'ai pas hésité à le faire parce que j'ai pensé que la constitution des Syndicats ouvriers, si elle ne réalisait pas pleinement le but social de l’organisation professionnelle, pouvait être, dans les milieux industriels, un moyen de l'atteindre, par la formation de conseils communs, composés des délégués de Syndicats séparés, plus faciles, en certains cas, à établir pratiquement que les Syndicats mixtes.Je le pense encore et je n’ai rien a retirer des encouragements que je vous donnais alors.J’ai voulu aussi, en répondant a l’appel des ouvriers du Nord, témoigner publiquement ma très vive sympathie pour la courageuse initiative qui les portait à affronter les réunions socialistes, afin d’y combattre les doctrines collectivistes et d'y défendre leurs convictions religieu- >L Tétreau, de tout temps, prit uni intérêt ardent, actif, constant, à tout ce qui concernait son pays : histoire civile, politique, développement des diverses institutions, progrès accomplis ou à accomplir en tout ordre de choses — éducation, arts et métiers, commerce, finance, industries, et surtout agriculture en toutes ses branches.Quel homme d intelligence, d’affaires, d’initiative, etc., à Saint-Hyacinthe, ignore combien M.Tétreau désirait et encourageait de sa parole et de ses conseils tout ce qui était uu progrès vrai et désirable pour son pays, en particulier pour son cher Saint-Hyacinthe ?y a richesses et des vanités, il fit d'abord cependant quelques épargnes.Assez longtemps, jeune prêtre, il avait rêvé un voyage d’Europe.L’Union Catholique s’étant organisée à Saint-Hyacinthe.il en fut tout le temps l’àme et la direction.Un local convenable manquait : il y pourvut à ses frais, et le prix dn voyage tant rêvé y passa.Ce qu’il put posséder plus tard passa également en des charités que connurent seuls les donataires.Le donateur lui - même semblait les erudinnt multos, quasi stellæ in perpétuas rrternitaies ”.Dan.12.3 Pour l’édification publique, résumons la rie de notre vénérable dé fnnt.M.Tétreau naquit à Saint-Hyacinthe, le 11 octobre 1819, “ du légitime mariage de François Tétreau, cultivateur du lieu, et d'Aiélaide Pla-mondon".Il fut baptisé le lendemain par le Rév J os.Philippe Le François, qui venait d'arriver à Saint-Hyacin the comme premier-prêtre directeur du collège.Chose ^remarquable : en cet automne 1819, M.Girouard, ion dateur du collège était curé ; M.Le-François devenait premier directeur prêtre; Mgr J.S.Raymond commençait son cours d’études, M.Tétreau venait au monde et recevait le baptême, du directeur de cette maison où il allait lui-même passer sa vie.Bien jeune encore, ayant perdu sa mère, l'enfant alla demeurer àSaint-Damase, chez son grand-père maternel qni prit soin de lui.A mesure qu'il grandissait en âge, il grandissait également en piété et en intelligence.Il entendait souvent parler dn collège ; il y pensait pins souvent encore ; il eût tant aimé pouvoir y aller faire ses études 1 Mais les faibles moyens de ses parents ne lui permettaient guère d’espérer ce bonheur Dieu qui le voulait prêtre lui suscita dans la personne du Rév.M.Quintal, alors curé de Saint-Damase, un généreux bienfaiteur, et, en l’automne de 1832, le jeune Tétreau commençait ses études classiques.Ses succès furent rapides et brillants ; pendant son cours d'humanités il prima tous ses condisciples.Mgr Jos.Larocque fut son professeur de belles lettres et de rhétorique.Il fit sa philosophie sous M, Clément Aubry et M Isaac Desaulniers.En 1833, il embrassait l’état ecclésiastique, et inaugurait dans ce séminaire cette carrière de Renseignement qu’il devait y poursuivre pendant près de 60 ans.Il fut ordonné prêtre à Saint-Damase par Mgr Bourget, le 11 octobre 1842.Le 13 juin de la même ignorer.Son amour de la règle, de la disci piine, fut caractéristique chez cet homme qu'on put appeler une “ horloge vivante” Outre la règle générale qu'il observa toute sa vie avec une exactitude scrupuleuse, il avait ses règlements particuliers pour les di verses circonstances des temps et des offices, règlements qu'il gardait fidèlement.Voilà, en une esquisse rapide et incomplète, le prêtre et le citoyen qui vient de nous quitter.Honorons sa mémoire, imitons ses vertus.Prions pour lui; qu'il prie pour nous 1 R I.P.M.le comte de Mun Son amour de la solitude, du re cueillement est également connu et admiré.Ce fut un ermite qui ne quitta jamais sa cellule que par devoir.Et les démocrates chrétiens ses.Cette sympathie est pins ardente que jamais.J’ai tenu enfin à renouveler, devant cette réunion populaire, l’adhésion que, devant d’autres auditoires, devant la Chambre des députés elle-même, j'avais donné aux légitimes revendications de la classe ouvrière et aux réformes sociales que l’organisation professionnelle est le seul moyen do réaliser pratiquement Cette adhésion demeure entière.Je reste fidèle au programme que j’ai proposé, en 189*2, à Saint-Etienne, et qui m’a valu, de la part du Souverain Pontife, une lettre publique d’approbation et d’encouragement.Il y a donc, entre nous, plus qu’un lien formé par le souvenir d’une manifestation de confiance réciproque : il y a la solidarité d'une idee commune.Mais laissez-moi vous le dire franchement, il me semble que nous n'avons plus, de cette idée commune, tout à fait la même conception.Je crains, d’une part, qu'entraînés par l’action politique, par l’ardeur des polémiques et l’agitation des réunions publiques, vous ne perdiez (De la Crois., de Paris.) Son obéissance fut surtout admirable.Sa nature ardente, absolue, qui n’eùt jamais fléchi dans ses manières nifesté de voir sur une question libre et cours que M.le comte de Muu pro laissée à son jugement, s'inclinait tout de suite, respectueuse et docile, devant toute décision de l’autorité.Employé à l'œuvre dn Séminaire pendant 59 ans, il fut, n’étant encore que séminariste, chargé de la classe de rhétorique qu'il garda jusqu'en 1853, puis successivement procureur, professeur de théologie morale, directeur des séminaristes, professeur d’histoire en belles lettres et rhétorique.Est-il besoin de dire quels furent pendant toute cette longue vie, son attachement an Séminaire, son dévouement incessant au bien des élèves, le vif intérêt qu’il leur portait ; les conseils et les encouragements qu'il leur prodiguait, même longtemps après leur sortie du Collège ?Sa vaste correspondance nous en dirait long sur ce sujet.Parlerons-nous de M.Tétreau comme prêtre en relations avec ses col- Les démocrates chrétiens ont manne certaine émotion du dis- nonça à la clôture de l'assemblée des Cercles catholiques.M.de Mun revenait de Rome où le Saint-Père avait daigné longuement l’entretenir du mouvement social, et lui exprimer son gland désir de voir les Français cesser leurs divisions : “ Surtout, disait le Saint-Père, pas de luttes de classes ; rien dans mes Encycliques ne peut justifier ceux qui prétendraient exciter les ouvriers et les patrons les uns contre les autres.” M le comte de Mun crut donc pouvoir donner des conseils de modération.Quelques démocrates chrétiens e’é-murent.M.le comte de Muu adresse à ce sujet à l’un des groupes démocrates du Nord une lettre que publie la Corporation. 5 JUIN 1897 LA VERITE 5 un pen uréB sur le.8ort de * er_“ mettrai de vous donner certains détails, j surnages en réalité peu intéressants ; Je vous ferai voir les dessous du pi- que de prévenus qu’on croyait perdus nier (1) * n’a-t-il pas arrachés au bagne et mémo •;T “Le Monde n’avait,n’est-ce pas, qu’une “ Mr Tarte, sentant sa popularité di-chose i faim, ou se taire ou reconnaître rumuer à Ottawa, compienant que son loyalement que son fameux communiqué : système arrogant, ses allures extrava-n’avait ni queue ni tête.Au lieu de cela, j gantes et son caractère exalté devraient' bulle acquisition pour le cabinet Mar- il pub io une longue colonne et demie tôt ou tard lui attirer des ennuis, veut cband qui aura sans doute à comparaître ïïiVd7=trg,trurel,lmoir’de'«,^*s".“"« «%- ™nr4 ?io-' n~
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