La Vérité, 1 février 1896, samedi 1 février 1896
f N (ieetoii#uay J ,!r 15ieme ÀNlf EB Quebec Samedi 1er Février 1896 Bo 27 LA VÉRITÉ AVIS abonnements Toute demande de eliangemeiit d’adresse doit etre accompagnée de l’ancienne adresse Omni «la «I Elalw-Uul».$3.00 .$1.00 (Union postale.) .r.13.50 On au SIX UIOIH tilraniter lin a».JOURNAL HEBDOMADAIRE Telephone : 2327 “ VERITAS LI HERA RIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIVRES J.P.Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte Foye pres Quebec Avant tout il y a lieu de s’occuper ligieuse.L’éducateur doit offrir des lira l’enseignement et^l’influeuce do de la lin à obtenir.L’éducation ayant garanties pour chacune de ces for-celui qui aura mission de le former .pour but de préparer l'enfant en vue mations.à la pratique de la religion et de la des nécessités et des convenances de la vie, pour déterminer le genre d’éducation supplémentaire auquel on i le soumettra, il faut d’abord savoir à quel avenir il est destiné.De là découle cette conséquence que celui là devra décider de l'éducation duquel il dépend de déterminer la condition arjEPEO SAMEDI 1er FEVRIER 18% "4 ¦ - La formation physique reste pour vertu, une grande part à la charge de la famille Dans la mesure où l’éducateur entre en participation de ce côté de la charge, il faut que, pour l’alimentation, pour le vêtement, pour les parfait sous tous les autres rapports, locaui, pour l'exercice nécessaire au! La première de ces qualités est jeune âge, pour les soins spéciaux la force de volonté nécessaire dont l’enfant peut avoir besoin, il maintenir son autoritésur les enfants, offre tout ce que requiert l’entretien j La seconde est l’amour de son office de la santé et le développement du et le dévouement le plus complet envers ses élèves II représente le père de famille : il doit en avoir pour ses élèves l’autorité et la tendresse.Le droit en matière d’éducation De plus l’éducateur doit posséder deux qualités sans lesquelles il ne saurait donner aux enfants une éducation convenable, fût-il d’ailleurs (De l’A/zti du Clcrs;t) pour l Suite) future de l’enfant.Si c’est le père de Il _ Dans l’impossibilité et l’inu- l’enfant, lui seul sera juge de l’édu-tilité de tout apprendre aux enfants, cation qu’il devra recevoir.Si c’est choix s’impose à ceux qui ont l’Etat, ce sera à l’Etat qu’il appar- corps, charge de leur éducation.tiendra de décréter quelle éducation Pour la formation intellectuelle, Avant tout, il faut remarquer que supplémentaire les enfants devront il est nécessaire que l’éducateur ait certains connaissances sont nécessai- recevoir.une connaissance suffisante des ma- Il lui faut se faire craindre, res aux enfants eu quelque condition 1 Au point de vue de l'autorité, il 1 tières que l’enfant doit apprendre et l’enfant surtout, la crainte est le qu'ils soient présentement et qu'ils faut considérer que cette décision qu’il soit apte à les enseigner.Il lui commencement de la sagesse.Il lui doivent se trouver plus tard Avec prise sur l’éducation de l’enfant est faut donc la science et le savoir faire faut aussi se faire aimer, car l’affec-lcs connaissances qui ornent l’intel un acte de la plus haute importance pédagogique.la pratique du la vertu qui engage dans une certaine mesure La formation morale exige plus de le bien.La crainte seule rend les qui forme la volonté et qui est la la vie entière de l’enfant.De là, en qualités.Le maître d’abord doit avoir ractères sombres, défiants partie principale de l’éducation.' effet, dépend l’orientation de ses ef- la connaissance des devoirs qu’im- des, faux, et la compression anéantit Quelles sont les connaissances indis- forts.Il faut donc, pour porter ce ju- { pose la morale, des fondements sur chez eux l’initiative personnelle, pensables?Quelle est cette forma- gemeut avoir le droit de disposer | lesquels ils reposent et des sanctions L’affection seule ne donnerait tion morale absolument nécesssaire ainsi de l’enfant.D’où cette consé- qu’ils entraînent : sans cette connais- aux caractères la trempe vigoureuse queuce que celui-là seul a le droit de sauce eu effet il ne pourrait couvain- ' qui est le meilleur fruit d’une bonne .cru les enfants des obligations qui éducation.L’union de s’?ru ! osent à eux et de la respousa-! lités assure l'efficacité de la bonne un car, pour tiou double les forces de l’enfant pour ligence, va ca- maussa- pas : a tous les enfants ?D’abord, tous les entants sont apQ décider quelle éducation recevra l’en ¦lés an bonheur céleste qui est leur faut qui jouit de l’autorité sur lui.lin dernière et ils ont besoin pour deux qua- ces P1 C.— Ayant déterminé quelle édu- bilité qu’ils encourent par leurs actes, éducation.E?t ce par desdiplômes que ceux j Mais ici la connaissance est insu fil- l'on peut constater que des maîtres saute, il faut y ajouter la pratique ; | possèdent toutes car il n toute leur vie des connaissances et cation sera donnée à l’enfant, des habitudes de vertu en avec celte universel! ble fin.Ensuite, il leur faut, eu ces qualités esseu - s’agit pas seulement de t ici les Oui, si les diplômes étaient où mettre dans l’esprit de l’enfant une délivrés par des autorités à la fois science qui l’éclaire, il faut encore ! compétentes et consciencieuses, et si amener sa volonté à l’amour et à la * ces diplômes certifiaient chez le maître l’existence de toutes ces qualités d'un bon éducateur.rapport dont il dépend sous ce rapport doi-et indispensa- vent lui procurer cette éducation : par eux-mêmes, dans la mesure quelque ils le peuvent, car la charge qu'il condition qu’ils doivent se trouver en ont leur est personnelle ; avec le plus tard, certaines connaissances secours de bons éducateurs élémentaires sans lesquelles il ne appelleront à leurs secours et sauraient, de règle générale, pourvoir rendront participants de leur à leurs besoins.Le bagage absolu- ri lé, s’ils ne ment indispensable se réduit à bien cas le plus ordinaire, s’acquitter par peu de choses : beaucoup d'hommes eux-mêmes de leur obligation.Mais dans le choix de ces s qu'ils pratique du devoir ; or le hou exem qu’ils pie est de toute nécessité Quelle au auto- torité aurait un maître pour ensei-peuvent, ce qui est le | olier bi vertu s il ne la pratiquait lui-même, si ses élèves pouvaient eu appeler de son enseignement à sa aides, conduite ?Les enseignements vertueux ne tiennent pas contre la per- faut doivent apporter une grande at version de 1 exemple.La formation religieuse réunit les Mais les diplômes ne certifient guère que la science suffisante : ils sont muets sur la morale et la religion.L’Etat qui les délivre est sans compétence à ce sujet et, à part l’absence de casier judiciaire,il n’exige ni ne délivre aucune garantie morale ou religieuse.Ceux donc qui ont la charge d’élever l’enfant doivent se préoccuper de suppléer par eux-mêmes à l’insuffisance des diplômes et de trouver pour eux des maîtres qui, en les instruisant, ne mettent eu péril ni leur foi, ni leur vertu.ont gagné leur vie sans savoir ni lire ni écrire.Toutefois, dans l’état ceux qui ont mission d’élever l’on— actuel de la société, l’enfant qui n’aurait pas ces les connaissances premières connaissances, teution a lin de ne confier cet acquit élémentaires, lec-, de leur charge qu’à des éducateurs j^oux caractères de la formation intellectuelle et de la formation morale; turc, écriture, calcul, se trouverait j capables d’élever les enfants comme dans une condition d’infériorité so- il convient.Eu confiant les enfants ^ vile comprend des connaissances à claie trop considérable pour qu’il à des maîtres, ils n’abdiquent aucun .enseigner et des devoirs à faire pra-soit permis, si ou peut les lui proen- ^ de leurs droits et ne se débarrassent | tiquer, avec cette difference que les rcr.de le laisser dans une complète d’aucun de leurs devoirs.L autorité j connaissances et les devoirs sont ignorance.qu’ils donnent au maître est prise ^ ordre surnaturel.Le maître devra donc connaître la doctrine chrétienne III.— Les droits Sachant quelle est la condition do l’enfant pour Dieu, pour la famille, pour l’Eglise et pour l’Etat, et ce que doit être l’éducation de l’enfant, nous pouvons déterminer avec assez de clarté et de précision quels sont les droits respectifs de la famille ou du père qui eu est le chef, de l’Eglise et de l’Etat.A.— Les droits de la famille.— Les droits de la famille sur l’éducation de l’enfant ne sauraient faire aucun doute.C’est dans la famille et par la famille que Dieu pourvoit à sa conservation et à son développement en tout genre, pour l’éducation comme pour tout le reste.(A mivre) Tour ces connaissances et pour sur la leur, mais elle ne 1 épuise ni celte formation essentielle, tous les ue la diminue.La charge acceptée Pour pouvoir l'enseigner, et la melon faut s sont dans le même cas et par le maître ue fait que les aider à *rc lui-même en pratique afin de ne ceux qui ont charge de les élever j porter le fardeau qui reste sur leurs Pits scandaliser les enfants qui lui B ont pas à délibérer sur la nécessité, épaules.Si le maître élevait mal les sont confiés.niais seulement sur la manière de enfants, ils ne sauraient s'excuser en Ces diverses conditions doivent se leur Ils trouver réunies dans les maîtres.Ou procurer cette partie de l’édu- rejetant sur lui toute la faute.resteraient eux-mêmes coupables de ne pourrait pas, sous prétexte que tel Le surplus est indéterminé.Il fau- 1 s avoir livrés à un maître indigne maître n aura d autre fouctiou que pour chaque enfant lo de leur confiance et de no les lui d enseigner les éléments des sciences, non recevoir une éduca* | avoir pas soustraits quand se dessi- les dispenser des qualités morales et 2o quel supplé* nail le caractère défectueux de sa ma- religieuses.Car ou ne peut scinder l’âme des enfants comme on scinde cation.dra décider * il doit ou lion plus complète, Meut d’éducation il recevra, de quelle nièro de les élever, manière, en quelle mesure, à quelle Quelles conditions doit réaliser un «cole, par quels maîtres.éducateur pour qu’on puisse en cous Ces questions doivent être étudiées civnce lui livrer les enfants ?triple point do vue de la lin a at- L'éducation comprend la formation d arithmétique donne mauvais exem t6'ndre et de l’autorité nécessaire physique, la formation intellectuelle, pie au point de vue morale ou reli-P°ur en décider.la formation morale, la formation ro- g'eux, ta mauvaise conduite démo les matières d’un programme L'enfant s'instruit et se forme de tout ce qu'il voit et entend.Si son maître 2 LA VERITE La véritable trahison nationale, cons- [gouvernement* même si le» secrets do cionto, voulue, je no la prête %u'à un très Ducoudray sont révélés.Lamirande no petit nombre d'individus ; ou plutôt ü un peut pas contester ce point, et la suite soul.Refutation d’une critique injuste co que nul homme sensé ne niera.Qu, les francs-maçons, dans certaines assein.bides occultes, rendent un culte au .ihi u de simples loi 1res anonymes Lamirande plaide longm ment avec vêque.Il veut avoir le» | loin Ce -mil.ic ne pas “ nier absolument faction posai- assez vite, veut maintenant une enquête, appelle ble ^^ble dans le monde.” Cette | aussi.Nous citons ses paroles,d’après le compte rendu du la Pairie : ci possibilité n’est malheureusement ! que fé- trop réelle et manifestée par trop de réa-II ue nie probablement pas plus la réalité de cette action dans le “ La lâcheté et la trahison de nos compatriotes nous livrent à l’infernale puissance des francs-maçons." M Qu’ou nomme un comité de la Chambre, qu’il fasse venir devant lui les parties intéressées, il pourra faire son — ».,•«* °,t c ou ec vangi e, avec la Tra- ie déserteront sur cette question.Jo ditiou, avec une série trop fournie de crains que cela arrive et si le gouverne-faits incontestables, et avec la prière meut propose sa loi réparatrice, croit il i.qu’il récite tous les jours après la messe Qu’i W* sera adoptée avec le concours des ,0 par oidre de Léon XII!.libéraux français dans la Chambre ! n A , " Le gouvernement jette une terrible Q„e cette action s exerce, entre autres responsabilité sur les épaules des député* moyens, par la franc-maçonnerie, c’est français.irhivoH.Mais lités.non do comprendre la comme Lamirande, loin de me glement d un grand nombre, c’est l’esprit ^ ses arguments ei à -e» prière», lo prélat do parti, c’est la corruption électorale qui reste inflexible ci ref.i-, «le divulguer lus semblent, à un moment donné, devoir secrets que Dnuoudruy lui u confié-, pnur livrer le pays au pouvoir dos sectes.Qui no pas exposer scs pë rcs A la m in p«n-voudra dire que cela n'est pas vraisem- dant que lui est '• co-.d mué 4 vivre, bluble?et faut-il, pour écrire un livre Du reste, l'évê pie fail patriotique, nier le mal social qui nous qu'il n’y ronge ?situation C'est l’apathie des nôtres, c'est l'uvcu- i entire von a Lain n ain a aucun ua|>oir raisonnab/e du réussir à faire rejeter la poliuqu.- du LA VE KITE 3 « Chambre so divisera d’après la M.Tarte a déclaré formellement à la religion do ses membres.La province de chambre, Vautre jour, que M Angers,l’élu Québec sera dénoncée connue désirant do Charlevoix, n’avait pris aucun engage-lü domination française et sera attaquée mont un favour de la législation remédia-dans Ontario comme voulant dominer trice.Nous voulons croire que M.Tarte tont le pays.% trompe.Le nouveau député a certai* " Si io croyais nu.ro a -a on llomcnt p, owi„ de voter poup une loi ae saurons ce que nous avons h faire.Je ne vole; choso vruient iv.r • race, iprès dix autre- v.'t.Puis de ta race son • • • — Qw du /t, f Sfon fils U léiierrra de t — Le troisième do ta < 4 V< ; v- lissertatiou, ( tout b* svj- t est a i t iîu.' indique daus Paul de rfaiiu X ictor) que du rvV.lv rations.— Cet oracle n'o.-t pas très facile A comprendre.Pourquoi cherches-tu i connaître tes malheur» ?— No mo \ rire pas d'une faveur que j* at ten ii Je t »i, — Dr deux récits, je t*on rapporterai un seul.—Quels deux récits ?Dis, que je puisse choir —Je le le dis : choisis Utv.il \ resque autaut a vrreurd .Oa hésite à entreprendre } U t ' 1 i mots rtïiiU'ioii.Le libérateur lui même, dont ;r.M.le jug s le Fort, Hercule en un iiMt.iVa rivn accompli de plus prodigieux .orsqu’il a fait passer uu louve à travers les propriétés d’Augias.Tout d’abord, il est difficile d’adnit-ttre d'après le texte même rappoité par Kouth.tr, (en dépit de nombreuses inexactitudes,) que Fromithéê parle d Io comme.Vawje Gabriel à Ut vierge de Xaza reth.Ceux qui ont lu S.Luc hésiteront avant de voir une parité parfaite : “ Je vous salue pleine de giàce : le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.uu jv te raconterai le rev.ç maux qui t’atten ivnt.ou j» te ferai t ill • V unalt: • toon libérateur.U*s parties soulignées du dialogue, sont celles qui correspondant au pr -tendu texte rapporté par M.Itou t hier.Remarquons d’abord que le fils plus puissant que son père (qui détrônera son père, dit M.le juge), n’est pas le fila dTo, futur libérateur de Prométhée.Il ne peut y avoir de doute pour quiconque lit le texte véritable.Voilà déjà la ressemblance avec les paroles de lange Gabriel grandement diminuée.5 • ; i ae ses le juge M.M.le juge dit : Zens ne l’évitera pas.Il faut que je sois délivré ”, pour prouver que ce fils (qu’il confond avec le descendant d'Io), réussira certainement, voulant y voir une image de Jésus-Christ.Or le texte dit : “ Il ne “ Lorsque Marie l’eut entendu, elle fut troublée de ses paroles, et elle pensait quelle pouvait être cette salutation.4i Mais l’ange lui dit : Ne craignez point, Marie ; vous avez trouvé grâce devant Dieu ; Si M.Routhier eût fait allusion à la " Voilà que vous concevrez dans voire prise de Jéricho, il se serait bien gardé sein, et vous enfanterez un fils, à qui de dire la septième fanfare qui fait voir vous donnerez le nom de Jésus, d’un teui mot la prise miraculeuse de la “ Il sera grand et sera appelé le Fils ville.Il aurait écourté cette expression, du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui et se serait contenté de la trompette de donnera le trône de David, son père ; et • •• • l'évitera pas, avant que je sois délivré !” De fait, l’étude de la pièce entière, montre que Prométhée possède le secret de la chute de Z *us.Il n’avertira pas Z jus, avant d'être délivré.Mais s’il est délivré ?Z-Mii écha; peia au malheur qui l’attend.M.U >mhn-r ajoute : “ La pudeur de la vierge s’alarme et s'étonne.texte rétabli dam son entier démontre clairement le contraire : nos lecteurs l'ont vu ! Mais une preuve plus forte encore, ressort d'un songe raconté précédemment par lo à la prière des Océanides.Le français se prête difficilement à la traduction d'un passage aussi délitât, et nous en donnerons une version latine qui a subi l'épreu ve de la critique : Constatons le progrès : “ Ici survient Océanos, touché comme ses filles du sort de Prométhée des remontrances d’un ton bonasse.Il est le type de ces sages et de ces prudents qui ne comprennent rien aux •livres du génie, ni de la Providence, et qui ne s’élèvent jamais au-dessus du terre à terre (Les Grands Drames.) C’est tout le résumé de cinq pages sublimes.Mais le copiste ne saurait s’arrêter avec le modèle: il faut renchérir.Paul de Saint-Victor avait dit “ bon- Jéricho.il régut-ra éternellement sur la maison de Jacob.En y substituant !a scène de Daniel et de Balthazar, il perd tout droit à l'originalité : ii emploie les épithètes *4 terrible et mystérieux ’* dont tout le monde avait fait usage avant lui.Mais la présence des vases d'or enlevés au temple de Jérusalem, l’ivresse des convives, la louange des dieux d’airain, de fer ou de bois, quelles paroles de M.le juge Iîou-thier nous le représentent à l’esprit ?N’attendez run de bon du peuple imitateur, Il fait 44 Et sou règne n’aura point de fin.44 Marie dit à l’ange : Comment cela St?fera t-il ?car j ; ne connais point d’homme.Et l’ange répondant lui dit : L’Esprit-Saint surviendra eu vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre.C’est pourquoi la chose sainte qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu • • • • L .homme de dieu ”, M.Eouthierle transforme en bonasse.C’est un peu forl.Que sert il à Eschyle d’avoir créé l’Orestie, cettejpièce merveilleuse que les critiques ont comparée à l’Iliade, si un écrivain quelconque, expulsé en Car, à Dieu, rien n’est impossible ; 44 Alors Marie reprit • “ Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole.Et Tange s'éloigna d’elle.(1) ” Si Ton veut maintenant se convaincre des nombreux chaugements, — semblables à ce que M.le juge appelle des faux, digues du pénitencier, — qu'il a fallu infliger au texte pour le faire ressembler un peu au récit biblique, il suffira de lire Prométhée tel qu’il apparaît a ceux qui, à notre exemple, le traduisent, ayant le grec sous les yeux.Io parle à Prométhée, et un dialogue s’établit entre eux.Io parle .a première : — Zeus ceuera-t-i! un jour de régner.— Tu te réjouirmis, je pense, si tu voyais * chute.— Pourquoi psa, moi qui %nujfrc.cruellement par la faute de Zeue f Où le mérite de M.le juge brille dans tout son lustre, c’est quand il traite l’épisode d’Iu.Mais entendons ses propres paroles : “Io, c’est aussi comme Marie,la seconde Eve, car vous allez voir que Prométhée lui parle, comme l’ange Gabriel a la vierge de Nazareth cinq cents ans plus •i Semper enirn ris* nocturn» rontilantis in cubioulum menm me eihortabautnr bland is rerbis : 0 porboata puclls car diu virginitatem serran, quum tibi lioeât ovnjtgto luramo po'.iri ?Jupiter enim deeiderii jaculo per lo incaluitet frui tecum rooere cupit : tu rerx>, o paella, ne renpaeris lccturo Juvi, ned eii ad profnndum P rat u m pathsju© pa^cua et «tabula at Juris osculue a desiderio roquiencat.Il-tournons uu instant au dialogue votre Prométhée et Io : quelque sorte de ses ouvrages comme un étranger du domaine d'autrui, peut lui appliquer impudemment l’épithète de tard.bonasse ?Joseph de Maistre écrivait à Elle se lamente, et vient se plaindre à Prométhée, vers lequel un châtiment commun, ayant le même auteur, l'attire : “ C’est par Zeus, lui dit-elle, que je “ suis ma heureuse I " me marquise : " S’il était en mon pouvoir de disputer avec vous sur quelque chose, ce serait sur l’épithète dont vous honorez un ouvrage de Cheéron.Avec votre permission, madame la marquise, il n’a rien fait de plat Avec votre permission, monsieur le juge de la cour Supérieure du district de Québec, Eschyle n’a rien écrit de bonasse.Souvenez-vous en à l'aveuir.IO Qui de-se te délivrera*, malgré Zens ?“ Alors Prométhée lui prédit la chute de ce dieu, dans des termes que l’on dirait copiés de la Bible : “ Suis-en sure, il eera dépouillé de son “ sceptre royal ; une femme enfantera " un fils qui le détiônera, “ — (Jette revolution, reprend Io, est-elle doue inévitable?" — Zeus ne l’évileia pas.Il faut " que j - bois délivré.(1) Traduction de G aire.Eu général " Aptès le départ d’Io, Eschyle a ré- "—Qui doue te délivreia, malgré nous ue refaisons pas I.« inductions: pété avec éclat sa prédiction aux Océa- “ lui ?quand elles sont fidèles, nous les pre sides.Ce n'est plus, comme avant, une “ — Femme uu fiis de ta rac-.nous telles qu'elles se trouvent.Noua menace lointaine, c’est une sommation “—Que dis-tu t Mou fils te déli- exceptons les cas où la valeur môme du immédiate.Ou croit entendre la st-p.vrera ! ” texte est en quettioii, comme aujourd h ii tième fanfare du clairon de Josué, ! “C'est la pud ur de la vierge qui pour la traduction de Prométhée : nous tournant autour de Jéricho : , s’alarme et s'étonne.Prométhée répond : y voyons alors uous-inêiuv.PROMBTHBB lin ûli de u race, ainsi le veulent Ioj doitim.IO Que dis-ta ! Mon AU te délivrera T PROMETHEE Le troisième de ta raoe,après dix autre# géoéisUom.Paul de Saint-Victor dit ailleurs : IO Cet oracle n'eut pas très facile & comprendre.PROMETHEE Pourquoi ehorches-tu À connaître te# tmalheam ?10 Ne me priva pas d'une faveur que j'attends do tei.| C est après le récit du songe qu'on , . LA VERITE 7 Ition religieuse très importante à régler, savoir la question des écoles catholiques au Manitoba.Nous estimons que c'est on conscience une grave obligation pour les électeurs do donner leurs suffrages à un candidat qui s'engagera, do la manière la plus formelle, à voter, pendant la session actuelle, on faveur d'une loi réparatrice qui serait acceptable à l'autorité ecclésiastique.Veuillez remarquer, je le répète, que ceci,pour les électeurs,est une affaire de conscience sérieuse." ROUTIirBR pareil dia- RSCIIYLI5 Questions et Reponses vient de lire, c’est après logue, que M.le juge Routhier, présu-roant à l'oxtrôme de l’ignorancp ou do de ses lecteurs, s’est “ C’est la pudeur de s'alarme et s’étonna ! un ''Il eut une terre promise par les destins à toi et à tes descendants pour de longues années; o'est là, dans ootto région triangu-lairo que baigne lo Nil tac té, Que doit $'ttfCMijtiir la parole prodigieux iU VoracU s remerciements aux éditeurs pour l’envoi d’un exemplaire do cet ouvrage éminemm üt utile.il François, cardinal Satolli “ Délégué apostolique.” que nous oos qui modi lient lo sens : 10 41 La frénésie me reprend.” C’est tout l’épisode d lu dans le Pro-méthée Enchaîné.Mettons en regard lv véritable texte et ces paroles que M.R ut hier attribue ^ 1 roméihée, cumin 3 s’il s’agissait d'un discours suivi.41 Chiconiimi le 24 janvier 1896.44 Monsieur lu eu té, 44 Voua lire* demain à vos paroissiens, Lo prince Henry do Battenborg, mari sans faire de commentaire», la commuai* |& princesse Béatrice, la plus jeune fille eaiion suivante : de la reine Victoria, tombé malade do la 4 Mo» chers frères — N»us ne voulons fièvre ou accompagnant l’expédition coupa* iuivrveidr d m* la politique et nous tie les À-hanti*, en Afrique, est mort 1.0 prenons pa» tait et oaii-e pour l’un ou pondant qu’on le transportait do Cape I âme des pariis, mais il y n une ques- Coast Castle à Sierra Leone.ANGLETERRE 8 LA VERITE Le venerable Cotto/engo sure.— “ Certes, réplique l’aveugle, Rossa, trop petit, avait besoin d’ètro si un cordonnier parle si bien, que ' agrandi, et prenant un air enjoué : doit-ce être du Supérieur de cette “ Vous parlez, M.le Recteur, dit-il, maison, qui passe aux yeux de tous comme quelqu’un qui n’est pas do pour uu saint ?” Entre temps, notre prétendu cor- j les choux ; mais moi, qui viens du ce donnier dispose son hôte à recevoir .pays, j’ai toujours entendu direct les sacrements, et quand il jugea le; j’ai souvent répété que les choux ont moment venu : “ Vous êtes bien pré- besoin d'être transplantés pour déparé, u est-ce pas, lui dit-il, pour vous ; venir vraiment beaux.La divine Proconfesser ?Choisissez donc parmi ; vidence transplantera ailleurs le détous les prêtres de la maison celui ' pôt et fera un gros choux."—“ Conique vous désirez, et il viendra vous ; ment, s’écria le Recteur, vous pensez entendre.” — “ Je n'eu veux pas j encore au Dépôt 1 Que voulez-vous d'autre, répondit l’aveugle, que le,y mettre dedans ?" — “Des malades Directeur de cet hôpital, puisqu’il comme il y eu a, et des pauvres, répondit Cottolengo.”— “ Mais après une pareille épreuve, reprit Valetti, homme se trouva quelque peu cm pourrez-vous en garder une ving-barrassé.Ne sachant trop comment taiue 1 se tirer d'affaire, il se mit à lui pro-j nous en enverra plus de mille ! (irma doucement le Vénérable ; et ils calculs du sus adversaires.Un ministre de Charles-Albert lc mande un jour au palais, voir de lui comment il s pour sa-s'y prend pour i Era et qui ne s’entend pas ù planter soutenir son œuvre.C’était où elle avait déjà pris une extension.Après les complim nu temps fondateur de la k‘ Piccola Ca*a *’ grande ents d’usage.“ C’est bien vous, dit le mi.nistre, qui êtes le directeur de foule considérable de (Pu Mrssager du C i “Maison delà divine Providence, ce n’était pas là uti vain nom et Cottolengo voulait qu’on le sût._ Allons, monsieur le ch an oiue " Vous croyez, disait-il à ses pauvres, ]a Providence est toujours la Provi-qae je fais quelque chose ici.Eh deQce ; je sais bien cela.Mais si cette bien ! non.Celui qui fait tout, c est Providence venait à vous manquer, Dieu.Diriez-vous que c est moi qui qu'aurions-nous à faire, nous ?fait naître et mûrir le froment, les ._ Monsieur le ministre, repar-vignes ?Ce u est pas moi, n est-ce alors Cottolengo en souriant, pas ?Ce n est pas moi non plus qui qUand j0 parle de Providence, je fais marcher la Piccola Casa.Quand parle d-une Providence non pas huit ne s y trouve plus ni grain pour majne inajs divine.Sans doute, les faire du pain, ni légumes, ni \iu, eecours humains peuvent manquer, ni viande, et que pourtant ^ruais la main de Dieu u’a jamais fait ne manque de rien et qu’au moment et ne fera jamais défaut à personne, où vous y pensez le moins arrivent Je suis plus 6Ùr dc celte divine Prodes charretées de vin, de farine, de | vidence que de l'existence même de fruits : est-ce moi qui vous procure' ces ressources inattendues ou bien la divine Providence, qui vous aime si fort et vous veut tant de bien ?Je vous le répète : c’est cette bonne mère qui fait tout ; moi je n'y suis pour rien.Restons donc bien d’ac cord avec Dieu et puis ne craignons pas.Je vous ai dit si souvent que nous n’allions de l’avant qu’à force de miracles ! ” “ En agissant avec la plus grande simplicité, avait dit saint Vincent de Paul, on l’emporte toujours sur ceux \ qui agisse avec ruse.’’ Cottolengo, par la simplicité de sa foi et de sa confiance en Dieu, déjouait tous les lontiers, toujours bon, toujours poli ; et si ou voulait l’en empêcher : “ Laissez donc, disait-il, je le ferai assez bien ’’.Rendre à chacun les Y Les épreuves ne manquent jamais aux saints.Elles ne firent pas défaut à celui dont nous retraçons la vie à grands traits.Il s'en vit assailli de toutes parts ; mais appuyé sur la confiance en Dieu, il demeura toujours inébranlable.plus humbles services, faire les lits, panser les plaies, était pour lui une vraie joie : joie des amis de Dieu, joie des saiuts.IV Un jour, lui est intimé ni plus ni Entre autres dons admirables, le moins un ordre, émané du ministre, Vénérable avait celui de cacher ses d'après lequel l’hôpital de la Volta héroïques vertus sous le voile de Rossa devait être fermé.C’était la l’humilité, souvent même de laplai- destruction totale de son œuvre.Son ganterie.Il aimait à se donner de Supérieur, le chanoine Valetti, après modestes qualificatifs, occasion par- lai avoir donné connaissance de Parfois de singulière aventures.Témoin rêté ministériel, se permit de l’apostropher publiquement : “ Voilà, lui Ayant rencontré un pauvre aveu- dit-il, voilà ce que vous avez gagné! gle qui s’en allait demandant l’an- Nous savions bien que cet orage fi-mône, il le recueille, h recommande nirait par éclater sur nos têtes.Ne Turin.Permettez-moi de le répéter, Excellence, les hommes pourront manquer, la divine Providence ue manquera jamais.” Le ministre alla rendre compte au Je n’ai rien la suivante : aux Sœurs, le visite souvent, l’en- vous avions-nous pas toujours courage, lui parle du ciel, du Sau- prédit que vous auriez à vous ?eur Jésus, de la Madone et d'autres repentir de votre entêtement ?Il est sujets d'édification.Emerveillé et donc fini votre bel hôpital ! Quel joli touché de ces bons procédés, l’aveu- renom vous vous êtes acquis ! Et gle lui dit un jour : “ Mais qui êtes l’honneur de la Congrégation, qu’en vous donc, vous qui venez me visi- avez vous fait ?” ter et me parler si bien de Dieu ?— Laissant passer l’avalanche, le Vc-“ Je suis, répond Cottolengo, un nérable resta calme, et d’abord ne ré pauvre marchand de souliers de la pondit pas.Un moment apres, place aux Herbes, qui frappe le cuir, suadé, comme il l'avait soumit tire le ligneul et rapièce les chaus- avancé, que le Dépôt de la Voila Roi de cet entretien : rieu pu tirer du chanoine que ceci : “ Divine Providence et Providence '• divine.” Son air d'ailleurs est celui d’un saint homme, d’un ange, et je le crois véritable imitateur de saint Vincent de Paul.Je me permets de le recommander à votre Majesté.” p r- M suivre\
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