La Vérité, 1 juillet 1895, samedi 6 juillet 1895
•7 N (j ah ton é'UftV 1 o,.fttiv fit! Aitlialaakuviilf 14iems ANNEE No 49 Quebec Samedi 6 Juillet 1695 AVIS LA VÉRITÉ ABONNEMENTS Toute demande de changement d’adreate doit vire accompagnée de l’ancienne a«Ire*>e Un initiai el lHuiN-Cnia.$8.00 IJn am .Nix iiioIh Etranger (Union vos vale.) $1.00 JOURNAL HEBDOMADAIRE Telephone : 172 I.1».5» Un nu » • • • * • •••• • • “ VERITAS LIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." J.P.Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte Foye pres Quebec écroué comme suspect, ainsi que son frère le commandeur Cependant les prisons étaient plus que pleines Vainement on avait expédié à Besançon, quelques jours auparavant, une trentaine de fédéralistes ; les vides avaient été bien vite comblés ; la prison de l'hôtel de ville et celle de l'ancien couvent des Cordeliers ne pouvaient plus contenir leurs hôtes.11 fut décidé qu’un nouveau convoi serait dirigé sur Besançon et qu'il partirait le 8 germinal (‘28 mars 171*4).A huit heures du matin, les gendarmes arrivèrent et les prisonniers furent enchaînés.“ .T'allai, dit l'abbé Lambert, recevoir les chaînes qui m’étaient destinées, et que je partageai avec le garde-étalon de Sain-Julien Je comptai en tout neuf à dix voitures; c’étaient de longs charriots franc-comptons garnis de ridelles, de dix planches chacun, et dont les sièges étaient des bottes de pailles également espacées sur la longueur.Quand nous fûmes tous montés un gendarme à cheval se mit en tète, un autre en queue; trente canonniers, le sabre nu sur l’épaule et un pistolet à la ceinture, se rangèrent sur la longueur du convoi ; leur tambour battait la marche, et nous voilà en route.Nous avions parmi nous tout ce que Lons-le-Saunier comptait de plus distingué et de plus honnête.Aussi toute la ville était dans la consterna tion ; quelques enfants,un petit nombre de Jacobins furent les seuls spectateurs de notre départ.M.de Mar-uésia, en passant devant l'hôtel d’IÎ-vreux, où cinq ans auparavant il avait été porté eu triomphe, ne put s’empêcher de remarquer la différence qui séparait deux époques si rapprochées ” Le convoi renfermait plusieurs prêtres constitutionnels, et parmi eux l’évêque du Jura, Moïse, qui avait refusé avec beaucoup de fermeté ses lettres d'évêque, c’est-à-dire l’abjuration de son état.On y comptait aussi cinq femmes : deux avaient été arrêté escomme prévenues d’avoir donné asile nu marchand ralholique.Le marchand catholique, c'était l abbé de Villers.Ils traversèrent Boligny, Arbois et Salins.l’abbé Lambert, nous suivîmes des gorges an pied des montagnes, sans qu’aucun de nous prolit Al de l’occasion pour s’échapper.Si nous eussions voulu nous révolter, rien n’eût.flexions en route ; mais, loin de la clairement et en peu de mots sa façon communiquer à d’autres, j’osais à de penser, mais de manière à éviter peine y songer moi-môme.A cette les longues discussions.Il en usait époque, les choses se passaient à peu de même avec l’évêque Moïse, qui près de même dans tous les départe- était du reste un hommu de talent» monts.Cette observation est humi- “ Moïse, dit-il, unissait à une érudi- liante, et, en ma qualité de Français je voudrais pouvoir l’oublier.” A Quingey les chefs de l’escorte tinrent conseil et arrêtèrent que, pour entrer à Besançon,les ecclésiastiques seraient tous placés sur la même voiture, en fêle du convoi.On avait répandu le bruit que des septembriseurs apostés attendaient les détenus du Jura aux portes de la ville, et les conducteurs pensaient qu’eu abandonnant les prêtres à leur fureur, on pourrait peut-être sauver le reste du cortège.Les prisonniers laïques s'oppose rent à ce qu’on séparât ainsi leur sort de celui des prêtres.“ La noble générosité de nos compagnons d infortune, écrit l'abbé Lambert, nous sauva d’une mort presque certaine." Arrivés à Besançon, les prisonniers furent enfermés dans l’ancien couvent des Capucins.Les détenus comprenaient des cultivateurs, des bour geois et des gentilshommes, des pré très, des officiers et des magistrats, les deux MM.de Maruésia, les deux MM.de Rotalier, les quatre frères Hugueuet, M.de Jouffroy, Saint-Germain, parent de l'ancien ministre de la cruerre sous Louis XVI, M.Vaillant de Boveut, ex receveur du district de Lons-le-Saunier, le docteur Vivian, ex membre du conseil général du département.Ces deux derniers, traduits devant le Tribunal révolutionnaire de Paris, QUEBEC SAMEDI 0 JUILLET 1895 PAGES D’HISTOIRE tion étendue un esprit systématique et hardi, et je ne m’étonne pas qu’il ¦ se soit jeté dans la Révolution.Ou m’a assuré qu’il écrivait mal, moi, je puis assurer qu’il parle bien et qu’il faut se précautionner contre lui quand ou l’écoute ; je lui ai rendu quelques services réels, qu’il a probablement ignorés.L’opinion parmi, nos détenus n’était pas favorable au clergé constitutionnel : notre jeunesse cherchait à s’égayer aux dépens de cette Grandeur et de ses prêtres ; on se disputait à qui leur jouerait le plus de tours et leur dirait les choses les plus piquantes.J’obtins souvent qu’il fut traité plus humainement et plus décemment ”.Mémoires de l’abbé Lambert (Suite) III Une parente de sa belle-mère, très voisine de l’extrême frontière, s’était proposée pour le conduire en Suisse, par elle-même ou par sa nièce : car c’était dans la compagnie des femmes que les prêtres voyageaient alors.Comme il n’était qu'à douze lieues de la frontière, il lui était facile de la gagner sans passeport ; il voulut cependant s’en procurer un, non pour lui, mais dans l’intérêt de sa belle-mère, Agée, infirme et presque dénuée de ressources.S’il partait sans passeport, en effet, il serait porté sur la liste des émigrés, et tout ce qu’il laissait à cette bonne femme lui eut été impitoyablement enlevé.Il se présenta donc à la municipalité.C'était se livrer à ses ennemis.Après un assez long interrogatoire, il fut conduit a la prison.Le geôlier le reçut fort mal.Ce brave homme ne s’était pas encore consolé de l'évasion d’un prêtre, qui, eu faisant semblant déjouer dans la premiere piece, avait profité très adroitement du moment où la geôlière ouvrait la porte pour s’échapper au moment même où l’on sortait du club au dessus.“ Celui-ci, dit-il ne ho i- IV Dès son arrivée à Besançon, l'abbé Lambert s’etait concerté sur les moyens d'évasion avec deux vieilles filles sœurs d’un prêtre défunt, auxquelles le marchand catholique l’avait adressé.Les demoiselles T-acaze mettaient le plus grand zèle à servir la cause des prêtres insermentés.L’aluée avait été arrêtée le 23 septembre 1793, et incarcérée avec celte mention ; “ La-caze, fille aînée, arch i fanatique, sœur de prêtre déporté et commissionnaire des prêtres réfractaires.Rendue à la liberté elle n’en continua pas moins à se dévouer à la même-cause.Pendant plusieurs semaines, l’abbé Lambert ne voulut faire aucune tentative pour s’échapper.Se regardant comme utile aux prisonniers en sa qualité de prêtre, il avait résolu d'at-reudre que le péril devint plus imminent pour lui, ou qu'il fût question de les transporter à Paris.Dans les premiers jours de juin, huit de ses compagnons furent extraits de prison, pour être dirigés sur la capitale.Le moment était venu.Le lé M.de ¦ \ m’échappera pas comme mou teux, il y a huit jours ; je saurai bien Ven empêcher.” (Ce boiteux était M.Drouin, qui devint plus tard curé de Charchilla Jura) Il était boiteux on furent exécutés le 12juillet 1794.De tons ses compagnons, celui qui frappa le plus l’abbé Lambert fut un impri tueur de Lons-le-Saunier."Je dois surtout, dit il,citer comme un homme ex traordinaire l’imprimeur Delhumuie, doué d'une âme élevée et forte, d’un esprit vif, étendu, brillant, et qui eût été accompli avec une éducation plus soignée et nu caractère plus haut et plus flexible.” Amené à Paris et condamné à mort comme fédéraliste, Delhommo n’échappa ù la guillotine que parce qu’au moment où on faisait monter les condamnés sur une charrette, il ne s'y trouva plus de mais très vif et très alerte.Lé- effet Vasion avait été concertée avec la do- mestique du concierge,appelée Rada.Ou était convenu qu’eu passant, la porte de la cuisine, cette servante laisserait tomber sa charge ût qu’à la çette chute occasionnerait, l’abbé Drouin s’évaderait.Ce qui arriva.Cette courageuse fille ne s’était placée chez la concierge de la prison que pour venir eu aide aux détenus.Enfermé dans une chambre de suspects, l'abbé Lambert y trouva le marquis de Lczay-Maruésia, maréchal de camp, ancien membre do l’Assemblée constituante, où il avait été envoyé comme député de la noblesse du bailliage d’Aval eu Frau-che-comté.Il avait embrassé avec ardeur les principes de 89, mais bientôt, effrayé de la tournure que prenaient les événements, il s’ôtait embarqué pour l’Amérique, afin de tenter un esssai de colonisation en Peu-syl vauia, su,r les bords du Scioto.Trompé dans ses espérances, il était désort.' que r.i » » V • ¦« ••.»n >-1U \ V 11 l M k.1 juin, il lit savoir aux demoiselles La-caze que dans la soirée du leudej main, il essaierait de fuir.On convint de l’heure, des lieux par lesquels il passerait, du signal do réconnaissance.Le lendemain, à dix heures du.Lu lendemain, continue place pour recevoir son gros corps, qui était, en effet, colossal.On le ht rentrer dans son cachot, où il resta oublié jusqu’au 9 thermidor.soir, l’abbé enjambe une fenêtre do j la i L’abbé Lambert était le seul prêtre | poutre branlante au-dessus d'une qui eût les pouvoirs du diocésain.Il fausse d’aisauce découverte, glisse comme le curé contre un mur incliné, ouvre une irisou, passe eu tremblant sur une- été plus facile ; nous étions plus de se regarda par suite soixante,et, quoique sans armes, avec 1 de cette captivité, prenant toutes les j porto et se trouve libre ! Il traverse de l’ensemble dans notre insurrec-’précautions pour ne blesser personne j les rues, heureusement désertes, et tion, nous sérions venus à bout de1 et ne pas altérer la confiance néees- arrive au bout de la levée des Capn-treute canonniers.Nous n’étions1 saire à son ministère.Il vivait avec les ci ns.C’était le lieu du rendezvous^ même plus ouchatucs dopnisPoligny.prêtres constitutionnels sans les évi-'personne no paraît.Désespéré, il s’as- les ter comme sans les rechcrcher.Quaud soit sur un banc,à une égale distance .nos Mais la terreur avait paralysé et nous nous laissions cou- la conversation se portait sur les ob- ' de deux sentinelles, éloignées l’une jets qui pouvaient être entre eux et lui de l’autre de soixante à quatre-vingts du division, il articulait1 pas.Après un quart d'heure d’an».i courages duiro, quoique bien supérieurs en rentré eu France çn 1792 et avait été’force.J’ai fait plus d’une fois «es ré-1 une cause \ LA VERITE 2 lo 11 juin 1895.11» v'm gr«"d humour à la magistrature française de notre province." Nous en recommandons la lecture à tous les amis de la réforme et do la liberté ; ils y trouveront la preuve des progrès accomplis." Les écrivains du Canada-lievue ont été poursuivis et traqués do toute part, et aujourd’hui lo plus haut tribunal do la province rend justice il l’honnêteté de leurs intentions et do leurs principes.” Les tribunaux civils viennent de déclarer qu'ils avaient le droit, catholiques, de mener cette vigoureuse campagne qu’ils ont inaugurée contre les abus et les fautes ecclésiastiques." C’est la revanche du mandement qui commence.“ Nous avons joint au jugement la liste des souscripteurs qui aidèrent M.Tardivel à eu appeler du premier jugement rendu par Son Honneur le juge Jctté.: 1 Je puis dire que si avec leur croyance, l’on avait pourvu ü cela, dans la législation de 1S9Û, on n’aurait jamais entendu parler de question d’écoles au Manitoba." : “ Washington D.C.» Au Très Révérend F.X.Katzer, D.D.archevêque du Milwaukee, goisses, il aperçoit deux femmes qui avaient l'air de se promener, le signal convenu, elles y répondront presque imperceptiblement, puis reviennent aussitôt sur leurs pas.L’abbé les suit à quelque distance, pour n’ôtre pas pris dans leur compagnie, en cas de malheur.On marche ainsi longtemps.Les deux femmes entrent dans une maison ayant demi-porte cochère, telle qu’on eu voit à Besançon.Alors seulement elles tournent la tète.Il recommit ses deux protectrices, monte au second étage, où un lit lui est préparé." Demain, lui dit Mlle Lacaze l’aînée, il faut être prêt à la première aube du jour.Bonsoir.” Il fait 44 Excellence, Sans aucun doute, les catholiques ma* 44 Son Eminence le cardinal Monaco, , une lettre en date du 27 mai, nitobains ont la prétention de donner, j.mg dans leurs écoles, un enseignement égal j m’annonce qu’il a appris que plusieurs à celui qui se donne dans les écoles journaux américains ont déclaré, en s’au- mais dire torisant de l’affirmation de certains prélats, que la promulgation du décret du Saint-Office condamnant les trois sociétés des Odd Fellows, des Chevaliers de Vy-requise les enseignements religieux eu thias et des Fils de la Tempérance n’est rapport avec (sic) leur croyance ”, c’est j pas obligatoire mais laissée au jugement des évêques comme une affaire de discipline qui peut varier avec les lieux.JI l)e plus, les mêmes journaux affirment " que cette promulgation a été déconseil" aient réellement la direction, et iis y k$0 et suspendue par l'autorité supé- ont droit.Une simple demi-heure d'in- heure, du moins dans quelques diocèses.struction religieuse à la fin de la classe j^en Éminence déplore grandement cet état de choses, et recommande de nouveau que ce décret suit publié et mis à exécution dans chaque diocèse de la M.Martin, interprétant les paroles de | manière que l’ordinaire jugera la meilleure.protestantes ou publiques ; que “ tout ce qu'ils demandent, c'est la liberté d’ajouter l’instruction profane comme tenir un langage qui prête à l'équivoque Les catholiques demandent des écoles catholiques séparées, des écoles dont ils (A suivre] ne sera pas un remède au mal dont ou se plaint.“ Un so rappelle quels hauts cria avait soulevés dans la clique castor la condamnation du directeur de la Vérité.Celui-ci, après avoir promis do payer les quatre cents érus, comme il le disait dédaigneusement en parlant de l’amende iutligée, avait prudemment remis l'argent dans sa poche et passé lo chapeau.“ Les messieurs dont nous publions les noms, ont souscrit en tout et pour tout 5359.20 pour protester contre le jugement de la Cour Supérieure.“ Ils viennent d’etre tous condamnés par la Cour d*Appel." Et maintenant lisez les noms : il y en a de toutes les nuances et de toutes L les couleurs ; bleus, blancs, ronges, cailles, etc.La question des ecoles M.Ouimet dans le sens le plus restreint, a écrit aux journaux pour dire que si les catholiques manitobaius ne demandent que cela, il sera facile de s’entendre." J’avais déclaré, dès le mois de février dernier, que ce décret avait été publié dans toutes les provinces de ce pays ; mais si, par hasard, Votre Kxcel-L’auteur de la législation de 1890 admet, j lence connaît quelque diocèse de sa procynisme incroyable, que 41 lajvince où cette promulgation obligatoire n'a pas eu lieu, au nom du Saint-Office, et en vertu de l’autorité du Saint-Siège, je prie Votre Excellence de voir à ce que cela se fasse immédiatement et exacte- Le gouvernement fédéral a dû recevoir, samedi dernier, la réponse de la législature manitobaine refusant de donner suite à la décision du Conseil privé et au remedial order.La parole est maintenant au gouvernement d’Ottawa.Saisira-t-il le parlement fédéral d’un projet de loi pour donner effet à l’arrêté ministériel du 19 mars et pour remettre la minorité catholique manitobaine dans la pleine jouissance de ses droits constitutionnels tels qu'ils out été reconnus et proclamés par le plus haut tribunal de l’empire et par l’exécutif fédéral lui-même / La réponse à cette question vitale, nous l’aurons sans doute dans quelques jours, car nous sommes arrivés enfin au moment psychologique.Nous allons enfin savoir si le gouvernement est sincère, comme Iss Chevaliers de Pythias, les Odd ïel-l’affirmeut les journaux conservateurs, lo'ws et les 1* ils de la Tempérance, na ou s’il ue l’est pas, comme le prétendent Pa5 encore été promulgué par plusieurs a .les feuilles libérales archevêques et évêques des Etats-Unis, et “°11 etrü Pu^le immédiatement.***11155 l'appui, noa seulement de tou, les cathc Ut> empressés de porter ce s ^ rappeiez qu ii ré \ ait de des événements qui se préparent il prélever un droit d accroissement basé convient d’etre un peu au courant de sur raisonnement qui suit: “Xoilà notre système d’impôts.Ireligieuse qui meurt, la Com- En principe, tous les Français sont ruunauté s accroît de son a\ oir, tou-devant l’impôt.En pratique religieuses héritant d elle, par veut écraser et ruiner les maisons | conséquent doit eut payer les droits religieuses uniquement parce qu el- ^ succession, les sont des maisons religieuses.C'est pourquoi l’on aggrave pour la loi du 23 août 1871.Le *• * La Chambre s’est montrée pire encore que le Président du Conseil.M.llibot demandait l'impôt do 30 centimes pour toutes les Congrégations reconnues on non.Elle a frappé de 30 centimes les Congrégations autorisées, et de cinquante les non autorisées.toisie qu'on lui sait, qu'il pourra fouiller de la cave au grenier, violant la clôture des vierges Bien consacrées à ouvrant jusqu'à la porte du tabernacle, tenant à estimer lni-mème égaux ou Il est Cela est à peine spécieux, certain que la Communauté n'aecroh les vieilles hardes du vieux béuédic-et le ciboire doré qui renferme saintes espèces ! | Telles sont les conséquences odieuses de cet autre article 7.11 est vrai qu elle a décidé que le par la mort d une j gouvernement pourrait exempter d tm nom: avoir son elles 1 impôt.Qu'est-ce que paient en France les religieuse.^ contribuables pour leurs propriétés !ses charges si elle les prive des bous [ lointaines, ou au service gratuit des maisons ?D'abord le | Elle accroît au contraire ia taxe lesbiens affectés aux missions services.Il n'est pas moins sûr les religieuses n'héritent pas de leur compagne qui meurt.L'Etat ne saurait l'ignorer, ; autorisée ne peut acquérir qu’avec son consentement, et si elle était réduite à se dissoudre, d’après nos lois particulières, c’est l'Etat qui hériterait d’elle, tous ses biens devien-.draient propriété de l’Etat.Cet impôt d’accroissement, frappée en 1884, fut reconnu inique par le Conseil d’Etat même.Mais comme .| c’est une loi, ajoutaient nos illustres jurisconsultes, on doit l’observer.Voilà où eu est descendu eu France le sens juridique.On a oublié que pour être une loi, une prescription quelconque doit avant tout être juste ; que si elle est injuste elle n'est pas une loi, elle n’oblige pas.que | indigents, des malades et des orphe-! lins.Mais qui sera juge du degrèvement ?Le gouvernement seul, sans car une Congrégation | autre contrôle que celui de la Chain- .bre.—Et si le gouvernement en airit avec sou bon plaisir ordinaire contre les Congrégations qui lui déplaisent le plus y Si certaines Congrégations sont vouées et an service gratuit des malades, et a l’enseignement, qui décidera s'il faut faire une remise de taxe ou non.et dans quelle mesure ?Toujours le gouvernement et lui seul.M.Ribot a expressément spécifié que dans aucun cas les Congrégations ne pourraient recourir aux tribunaux.Il faut qu'on les étrangle à hais clos.Cette dernière clause a paru plus inhumain encore que le reste, tout simplement mettre les Congrégations hors la loi.Le Sénat a approuvé ce qu’avait fait la Chambre, sauf qu'il a réduit à 40 centimes la taxe pour les Congrégations non autorisées.Les députés ont accepté et les Chambres se sont séparées là-dessus, après avoir voté enfin, à la fin d’avril, le budget de 1895 — après quatre-donzièmos pro- et pour leurs triple impôt foncier portes et fenêtres.* mobilier, et des Personne en France ne s’attendait Les religieux aussi.Eu suite les droits de succession ou a ce qu'au évêque vînt aussitôt (18 avril), comme s'il y eût eu entente entre lui et le gouvernement, par une lettre retentissante, intimer l'ordre aux Communautés religieuses de sou diocèse de payer an fisc ces redevances brutales.Un eût compris son silence, on ne s’est pas expliqué son intervention que rien ne motivait, ni son autorité personnelle qui est nulle, ni son rang dans l'épiscopat, puisqu'il est l'un des derniers venus.J'ai nommé Mgr Fnzet, évêque de Beauvais, suifragaut de Reims.Le cardinal de Reims, Mgr Langé-uieux, se vit dans la nécessité de répondre.Il le fit eu termes sévères qui soulagèrent la conscience publique.Il convient de les retenir, car ils sont un document historique : I “ Que vous l'ayez voulu ou non, Monseigneur, cet acte épiscopal a en trop de retentissement et il a paru trop manifestement aux yeux de tous en contradiction avec le sentiment unanime de l’épiscopat, pour que je ue soi> pas contraint aujourd’hui de parler et de soumettre à Votre Gran- de mutation Les religieux aussi.Les Congrégations paient, en effet, depuis 1849, l'impôt de mainmorte c’est-à-dire dix centimes par cent ¦ francs.Cet impôt a été calculé de manière à remplacer les droits de j succession et de mutation.Qu'est-ce que les contribuables or dinaires paient encore sur leurs propriétés, sur leurs immeubles ?Rien ! Eh bien ! les Congrégations paient encore quelque chose, et c’est ici que l'inégalité, c’est à-dire commence C’est l’iniquité.Depuis 1880, elles ont été frappées d’un impôt de 4 o/o sur leurs revenus.—Quels revenus \ me direz-vous.* * Malgré tout, l'impôt d'accroisse-Quels sont, par exemple, les revenus men( était à peu près impossible à des Petites Sœurs des Pauvres / recouvrer.C’est alors que M.Rou-Leurs richesses, ce sont leurs vieil- vier, et à sa suite M.Ribot, ont eu lards, comme les enfants de Cornélie l’idée de le remplacer par une loi étaient ses joyaux, comme les pau- & abonnement qui imposerait le capital vres de saint Laurent étaient ses tré- brut de 30 centimes pour cent, sors.Mais qu’est-ce que leur rap ipriTc rirtillorfîc 7 A V V* 4 O * itlilUiU.' • Ainsi, par exemple, le fisc a estimé —car c’est toujours lui qui estime,— les biens des Sœurs de charité 20 Visûires.£/VZ 4 4.V 4-4 V *** deur en mon propre nom et au nom de plusieurs de nos vénérés collègues, quelques observations.“ Je no veux pas, Monseigneur, discuter les arguments sur lesquels vous essayez d’appuyer votre conclu- Vous raisonnez en homme sincère Pourquoi, demanderez-vous, cette différence de traitement entre les millions Ces 20 millions paient déjà les mêmes impôts que toutes les propriétés françaises, et en plus 4o/o sur Congrégations reconnues et les non les revenus taxés à 5 o/o.Voici main- reconnues ?J'en ai indiqué en pas-tenant qu'on réclame de plus 30cen- saut la raison plus haut.L’Etat est comme le tuteur des premières, il'siou ; ils n'ont pas en réalité la force connaît tous leurs biens, qui en cas que Votre Grandeur voudrait leur “Et comme le fisc, écrivait M.de dissolution, lui retournent.Telles donner.Les textes que vous emprun-Pion dans un article magistral, in- sont les Congrégations dos Sœurs de tez à l’Evangile et à Bossuet répou- certain ou honteux de sou droit n’a St-Vincent de Paul, des Lazaristes, dent à des situations tout à fait difle- et droit.Mais le fisc ou plutôt l'Etat raisonne et agit autrement.Il établit de sa propre autorité la valeur des immeubles des Congrégations, et avoir toisé les grands bâtiments, les grands jardins d'une Commu- times par 100 francs de capital, soit nauté, il argumente ainsi : —Cela vaut 100,000 francs et par conséquent doit rapporter 5000 francs.Vous voudrez bien en conséquence nous payer les 4 o/o de vos revenus, c’est-à-dire 200 francs.apres 60,000 francs de plus par an.rien recouvré depuis dix ans, — le des Pères du St-Esprit, des Missions droit d’accroissement étant reconnu Etrangères, de St-Snlpice.impraticable,—il réclame d’un coup l^s autres, comme les Bénédictins, 600,000 francs d’arriérés.Par qui se-1 les Carmes, les Franciscains, les Jé-ront-ils payés ?Par les pauvres seuls.Ce n’est pas seulement du brigan- particuliers, dage, c'est une innommable ernauté ! Jusqu'ici, eu fait de meubles, nous tant de martyre.L’impôt sur le revenu gardait en- lui déclarons en effet ce que nous! “ C’est un point qui vous est démontré rentes ; et si les catholiques des premiers siècles que vous offrez eu exemple à vos communautés avaient cédé avec “ ce respect et cette sou-suites peuvent se défendre contre les! mission ” à toutes les exigences des exigences du fisc comme de simples ! lois de l’Empire, l’Eglise u’aurait pas eu la gloire do compter parmi eux Ces 200 francs-là sont un vol, attendu que les revenus n’existent pas.Ces bâtiments en effet constituent une charge et non une source de revenus.L’Etat impose donc une matière qui n’existe pas ! N’importe ! Il faut payer. 5 6 JUILLET 1895 LA VERITE • »• dites-vous, que ccs impôts d'excep- Trois jours après, le cardinal Moi-lion, arbitraires et excessifs ne com- gnau recevait une lettre significative promettront point l’avenir de vos du cardinal Rampolla, datée du 3 communautés, et vous décidez, en mai, où le cardinal secrétaire-d’Etat grande, même dans la situation ac- sait que trop : ce sont les loges, les loges qui régnent en France, qui “ J’ai donc.déclaré, sous ma res- conduisent le Parlement, qui lui or-ponsabilité hiérarchique et dans les donnent d’édicter, au temps fixé limites restreintes de mon autorité, d’avance, les lois persécutrices, qu’il n’y avait pas lieu, à propos de Et cet évêque regarde les francs-la loi d’abonnement, de délaisser les maçons comme “ des adversaires vont tous les jours, écrivait-il, nous voies pacifiques suivies jusqu’ici, loyaux!” font voir de plus en plus que laques- J’estime qu’il convient de céder, de tion à laquelle donne lieu la loi qui payer le nouvel impôt, quelque oné-règle les nouveaux impôts sur les reux qu’il soit, puis de faire entendre pas tellement des autres Congréga- biens des Congrégations est extrême- des remontrances respectueuses et lions de France et l’on est tenté, tout ment grave et délicate à cause des d’user des droits de revendication naturellement, d’étendre à toutes, le aspects divers qu’elle présente et des conséquences qui pourraient en résulter.Mais je me complais dans la pensée que les évêques et les supérieurs généraux des congrégations religieuses ayant une connaissance plus exacte des établissements placés sous leur dépendance et de toutes les raine.Sans doute circonstances locales, sont le mieux en état d’apprécier la ligne de conduite à tenir quant à l’application des lois sur le nouvel impôt.tuelle.conséquence, qu'elles doivent se rési- touchait nettement à la question de gner à les payer pour ne pas “ sacri- la loi d’abonnement : fier, par une opiniâtreté stérile, leur “ Les informations qui nous arri-vic religieuse et leurs œuvres ” “ Il est vraisemblable, pourtant, Monseigneur, que les Congrégations du diocèse de Beauvais ne différent *’* Mgr Fnzet ne saurait ignorer ce que tout le monde sait en France, c’est que la franc-maçonnerie est furieuse de l’apaisement produit parla régulière pour corriger les abus de poiitique pontificale, parce que cet cette législation fiscale.” apaisement est favorable à l’Eglise.Il ajoute que le cardinal en conseil- Le p paquet à la Grande Loge lant aux Congrégations une résis- symbolique écossaise du 10 août 1891 tance passive, outrepasse son droit : fa proposition suivante adoptée à “ Il faut une autorité souveraine jugement si rassurant que vous portez sur les vôtres.Vous ne pouvez ignorer cependant que telle n'est pas la conviction de NN.SS.les évêques et moins encore celle des supérieurs des ordres religieux.Après de sérieuses études, basées sur des documents très précis, ils ont déclaré, au contraire, que ce régime fiscal doit aboutir en définitive, pour la plupart des cas, à l’expropriation et à la ruine.N’est-ce pas d’ailleurs le but avoué que poursuivent les ennemis de la ct religion et qu’ils espèrent atteindre ?“ Votre Grandeur nous permettra donc do ne partager sur ce point ni l’unanimité : pour infirmer une autorité souve- « Considérant que le changement une loi injuste g d'attitude de la gent cléricale, bien n'oblige pas, mais il n appartient pas ioiu de caimer les justes méfiances de à des particuliers de décréter 1 injus- ja franc-maçonnerie, doit au contraire tice ct l’inexécution des lois et de se attirer toute son attention ”, propose dégager eux-mêmes et surtout de un ensemble de mesures pour obtenir la communauté chrétienne ! des pouvoirs publics outre l’appli- 1 Etat.Il | cation rigoureuse de la laïcisation n’appartient pas à des prélats, si éle- complète, des lois scolaire et mili-vés qu'ils soient en mérite et en dignité, de suspendre les conditions normales de la société et de dénoncer dégager des obligations envers “ Pour arriver à cette appréciation pour choisir le meilleur parti à prendre il suffira aux évêques ct aux supérieurs généraux de considérer la question à tous les points de vue, avec un esprit calme et débarrassé des taire : “ Respect des mesures prises à l’égard des Congrégations expulsées.11 Application rigoureuse et itnmé-des résolutions majeure entre toutes, qui échappe et ] diate de la loi sur les droits d’accrois- fa^on de penser, ni sa manière sa leur sera Ie pacte social.C’est là une cause d’agir.“ Pas plus que vous, Monseigneur, ) nous ne prêchons la révolte ; pas plus que vous, nous “ n’oublions, dans une résistance bruyante, les principes les plus constants du christianisme Pères cl pasteurs, nous aussi nous avons songé à donner à nos Congrégations les conseils quelles attendaient de nous ; et c’est dans premières impressions.Il ne difficile d’éviter < pas risquées et prématurées, d’autant que doit échapper a 1 autorité épiscopale, plusieurs mois nous séparent dumo- ^ans discuter le lond qui met 1 au-ment où il faudra prendre une déci- torité de 1 Etat sur le môme pied que §ion a la séance du mardi 1*2 septem- celui de l’Eglise, on peut trouver | fore 1393 du Grand Orient de France : étrange que Mgr Fuzet se permette de conseiller, sans quon le consulte, ! conseil de l’Ordre d’organiser sur tout la soumission absolue à des exigences ]0 territoire de la République une inconcevables, également opposées à agitation pacifique destinée à perla constitution et à la justice ; et mettre enfin l’écrasement du clérica- métropolitain le tisme par l’application intégrale des lois scolaire et militaire; la vulgarisation des lois destinées à amener la sement.Même proposition et même déci- sion, puisque,selon la loi,il y a encore six mois avant le paiement de l’arriéré, et presque une année pour acquitter la taxe du présent exercice.“ Personne n’ignore combien il serait inconvenant et périlleux de procéder dans les diverses Congrégations d’une manière différente et contradictoire.Aussi le Saint-Père désire vivement que les évêques et supérieurs d’ordre mettent leur sollicitude à déterminer avec entente une ligne de conduite uniforme, digne, et conduisant à de bons résultats.“ Le Convent de 1893 charge le l’Evangile, dans les Actes des Saints et même dans les écrits de Bossuet trouvé des lumières qu’il refuse à son droit de conseiller la résistance.Ce que nous avons et des modèles.“ Il nous a semblé tout d'abord qu’elles avaient le droit de se réclamer de l’esprit même et de la lettre de la Constitution républicaine pour sont là les ordinaires contradictions libérales.séparation des Eglises et de l’Etat ; Le Saint-Siège, peuse-t il, donnera, j suppression pure et simple des comme au moment du Concordat , Congrégations et le retour de leurs toutes les dispenses nécessaires au : biens à la nation.” sujet des fondations dont les Congrégations ruinées ne pourront plus acquitter les charges, et puis les choses ! iront toutes seules.On travaillera à 1 revendiquer, au nom de la justice ct de l’équité, l'égalité garantie à tous les citoyens devant l'impôt.11 Nous leur avons dit encore qu’elles ne sont point obligées de tra- r vailler à leur propre destruction en restreignant leurs œuvres de charité ou d’apostolat pour satisfaire les exigences du fisc : " Les charges que vous impose la loi dépassent vos ressources : elles sont au-dessus de vos forces ; vous ne pouvez les porter, dites-le simplement,et laissez faire.’' “ D'ail)cnrs elles no sont pas libres de disposer de leurs biens grevés de fondations ou affectés par les donateurs à des œuvres déterminées ; pas libres non plus de se prêter à l’exé- les Congrégations de France repro-cution de telles ou telles dispositions duisait l’enseignement de la lettre du cardinal Langénicux dans sa substance, et, par endroits, dans les mêmes termes.On s’attendait à la immédiate ou tout au La secte n’a jamais reculé d'une semelle, ni modifié sou programme d’une ligne.Elle avance prudemment, mais elle avance chaque année, i d'un pas gigantesque et décisif, ha-peu à peu l'opinion à une idée, la familiarisant avec le crime si bien que le vol, la spoliation, les inégalités et les illégalités, ne la sur' prennent plus.Alors, au moment I psychologique, elle frappe son coup le \ atican, et entraînerait peut-être fourré dans l'ombre, et comme on s’y le retrait immédiat de notre arnbas- ^tendait, personne ne proteste.Voilà sa tactique.Mgr Fuzet est trop intelligent pour ne l’avoir point saisie.lissait nue la loi d’abonnement est la préface du retrait de notre ambassadeur de Rome, de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et ces adversaires embusqués au coin de décrets fabriqués à point pour opprimer et juguler la religion catholique, il les appelle “ loyaux ! ” Ce mot-là est bien grave, bien triste surtout.Et comme pour le perdre irrémédiablement dans l’opinion, le journal le Matin, dévoué au ministère, publia un article à gros titres, reproduisant exactement, presque dans les mêmes termes, la pensée de l’évêque de Beauvais, si bien qu’on croirait que lettres et articles émanent du même foyer.Toute voilée qu’elle est, la pensée dn Saint-Père apparaît très nette.Il rent que l’ou ne prenne point de résolution précipitée, mais qu’on suive ensuite “ une ligne (le conduite uniforme ”.Les évêques sont juges de la conduite à tenir dans leur diocèse, ils sont, établis par l'Esprit-Saint pour régir l'Eglise de Dieu, mais qu’ils s’appliquent à “ ne pas procéder d’une manière différente et contradictoire.” l’amélioration de la loi, et l’ou ne manquera pas d’obtenir action constante, sincère, intelligente que la situation faite aux Cougréga- ; tious religieuses soit relevée ”, tandis que “ le refus général d'impôt créé- ! rail un casus belli entre la France et1 Par une bjtuant 1 sadeur près le St-Siège ”.Et certainement alors l'opinion publique ne se soulèverait pas, les modérés ne En même temps une note de deux cardinaux français adressée à toutes nous soutiendraient point.Pour moi, je compte sur l’apaise-1 ment du litige, parce que je ne crois ! aux mauvais desseins de tous, de l’article 7 de la loi qui vont directement contre les règles monastiques de la plupart d’entre elles.Que lu fisc prenne ces biens, qu’il viole ces soumission règlements, c’est une persécution moins au silence de Mgr Fnzct, qu’elles peuvent subir, mais aude- Loin de là, le S mai, l’évêque de vaut de laquelle il serait inconceva- Beauvais répondait au cardinal Lau- gônieux, s’efforçant do le mettre en Telle est cette lettre magistrale qui contradiction avec le cardinal Ram-réfute sans en rien laisser les sophis- polla et persistant dans les idées de mes malheureux d’un évêque qui, ga première lettre, sans en rétracter sans le vouloir, sans doute, mu par une syllabe.Il chercha même à s’a-la crainte des " violences de l’Etat ” briter sous la politique et sous l’au-qui se feront sentir “ à bref d«3ai ”, tori té de Léon XIII.dit-il, pousse à l’accomplissement des “ Il y aurait de ma part, dit-il, in- général de l’impôt créérait un casus plus chers projets de la 'franc-ma- cohérence ct trahison (!) à proclamer belli entre la France ct le bt-biège.çounerie.la faillite d’une politique ccclésiasti- Co casus belli qui l’a préparé ?Ce La campagne de Mgr F uzet a pro- que que je tiens pour bonne et complot qui l’a trame 7 Ou ne le duit un effet contraire à celui qu’on pas parmi les premiers (les hommes qui nous gouvernent) ni au parti pris de tous parmi les seconds (les ordres religieux).Entre adversaires loyaux il | y a place pour une entente avantageuse aux nus et aux autres.Cette dernière phrase fait mal, parce qu’elle sonne faux et quelle renferme une contradiction qui semble voulue, comme un coup d’cnceu-soir intéressé.Mgr Fuzet “ ne croit pas aux mauvais desseins de tous ” / et il vient d’affirmer que {‘ le refus ble d’aller.” (4 mai.) .*• J - V LA VERITE 6 venir du héros do Suinte-Foyo.Duns récit, il place eetto intervention tout h fait à la fin, tandis que c'est meut du débat qu'elle u ou lieu.Au fond e'est donc demain coin n’ost pas important.L'essentiel, c’est que noue érigeons notre paroisse natale en ville.Dé- | qUe l'idée de donner le nom dû Lévis à la Formais plus de PoinU-Lévi, ce sera Québec-Sud.11 — C'est bien ce qui me choque, hasardai-je modestement, — Comment cela ?“ Qu'on me pardonne de mêler ma personnalité à an fait historique.A cette époque, je faisais mon droit à Québec dans l'étude et sous la direction de Me François Lemieux.attendait.Nos évêques se sont ralliés au cardinal Langéuieux, trente par lettres très explicites et très courageuses, les autres par des notes décisives publiées dans leurs Semaines Religieuses, si bien qu aujourd'hui l’évêque de Beauvais demeure seul, absolument seul.Sa première lettre, disait Eugène Yeuillot était d'un chef de parti ; dans s.i seconde, il se défendait.Maintenant il se lait?enfermé LE MENTEUR 80 n • « au commun cc- A la date du 15 juin 1595, Y Ave JLiria, qui se publie à f Université de Notre-Dame, Indiana, et qii est l’une des meilleures et des plus importantes revues catholiques des Etats-Unis, disait ce qui suit ; > — Eh bien, me dit-il un .«oir, • « nouvelle ville vienne do M.Fréchette.Voilà comment parleront les bonnes âmes qui croient encore à un reste do pu; dear chez notre cacographo.Eh bien ! même ces âmes naïves devient se détromper en face do l'extrait suivant des Journaux de l’Assemblée législative, volume xix, page 100 : • • — Ne trouve*-vous p*s cc nom-là trii ban a “Los nuances do la langue française “ - C'en un peu vr»i, qu'r frire ?font le désespoir des étrangers, et, appa- “ - Sin# C0B1Pter sü'il entralne f"rtneot uae lr»-remmeut,les écrivains français eux-mômes Juelion .mgiiise, >i me semble ou il y en » n- un .-înÿiuis, un Giiûi-Li v protestant.ie révérend Duncan Ander-on î m r n’At i.pure ru p loi ru.• i les points de la France le clergé séculier envoie au cardinal Langénieux ses félicitations et ses chaudes a Lésions.i ) -ottc ta * inni- par la Vérité, Démoli La viile de Lev:* pnensit place ao soleil.et le ¦al fraaçais vainqueur eu Amérique avait >ur j erp• : an* gers.dernier ; i 1(195 Urbain I eomme poète, ruiné comme prosateur, il i i voudrait faire croire aux Canadiens qu’il • est au moins patriote, qu’il a le culte de , nos v loi res nationales.fj cr sv;i * avenir et 4oc nom ;vLrv4 témoin* de K® hé- :rv f;t use :Sme if j i ACC II.a.;ce> c e - appe.er un rave t?A 1 r.if me que sain: Grégoire VII, vie: irechersur la place de Notre-Dame da For: I P -.nU'L* ti i.fenit a:: 5 1.tc 7 ohli:< » iâ ?re i tuière Croisade, la délivrance du tombeau du Chris:, sauvant ce jour-la l’Eu- : rope de l’invasion des Musulmans pires 2° •' que les Huns d'Attila, foule frémissante suspendue aux icvre .qui lui parlai: dans sa langue, s’échappa ce cr: p uissau: qui fa: le cri de guerre pendant Ceux s^ec.es : Dieu le veut 1 Dieu le veut 1 ” î„ r: 12îrage ce dernier ; lambeau de sa réputation mal acquise, il nous a donné, dur.- la Pairie du samedi roar '-A VA Eh bien ! dans tou: cela il a juste : de vérité pour faire res-ortir davantage le mensonge.Il est vrai que c’est l’honorable François Lemieux qui a présenté le bill pour ériger Lévis en municipalité Je ville ; il es: également vrai que I on a voulu substituer le nom de tn patron de substituer ie nom de Lévis i tjaéyec-Sud ! C’est ie 11 avril 1361 que la pétition demandant l’érection de la vUU ie Lie s -juin, un petit roman historique dont Du sein de la 1 lui-même, naturellement, est le héros.Par 5 ' malheur, a oublié de consulter les documents publics avant de dresser son canevas .de sorte que son récit manque par ia base.Le rule patriotique qu'il se prête est non seulement invraisemblable, étant donné ie personnage, mais radicalement contraire i ia vérité historique.En a autres termes, pour se donner un peu de lustre en faisant croire au public que c’est ia croUaue du 19e s^vclt: 10lil j à lui quo la ville de Lévis doit son nom, M.Fréchette a délibérément menti, encore une toi s.Voilà • accusai; m .en voici ia preuve.Donnons d’abord le roman de M.Fié chelte, dans ses grandes lignes : i * ' de Vuratv MIT v.3 avait été présentée à la Chambre ; c'est le 16 mai que ce bill a été finalement voté.C’est-à-dire que pendant plus d’un mois M.Lemieux, au vu et au su de tout pay-, était officiellement chargé d’un jet de Trente-huit évêques se pressaient au-:r du cardinal Lancéineux, unis dans te les mêmes sentiments, et le V.Mousabré ry ri .V- r» iC proloi pour constituer civilement ,'z vi.Ve de Lé;is ; et M.Fréchette prête:.! prec faire triomt'her de Satan Jésus-Christ rot.?•a X 11 Messeigneurs.s’écria-: ii, n'est-ce pas que vous êtes prêts a conduire a la guerre sainte les Croise; du 19e siècle sous les ordres g’uu si illustre et que e est grâce a lui, grâce à mode?to et opportune intervention, que le promoteur du bill a songé au nom de Lé v - ! Me FrançoL Lemieux, dit M.Fléchette, était le bon sens personnifié, et nul n’était moins entêté que lui.Pas entêté du tout, en effet, ce bon >f.Lemieux.Fa; nerveux surtout; iitS Le à Si mentionné .\ oila une affirmation bien L* pointe-£«r« e: non Ltri*).soi c'sprtaait »a* , ., ~ nette, bien catégorique.Ouvrons mainte* i; z* & = zr- o 1 lSrJ i* B.eaTiUe *; j- nant le volume x,x de-> Journaux de l’As- df J semblée législative, a ia page 121.Nous ; -r e entre ; y 1 i »Ons tiXtUC 1 i t m O il t Ce qui ; U II* * A z > ft ;»c Léon XIII ?Nous vaillant capitaine comptons sur vous La Croisade commence, la guerre ts: déclarée.Que je serais heureux d’enregistrer beaucoup de victoires : • 4 » trefoil îxzi i-.zi.tf ! :< qu j d’hni Ia r-Jlt ie ".t* vi La-rcL.a;2»i que e; par .*.*«?ie ;i.>'¦ ire-I’ixe e*.ie Sûnt-Lirij, principal p-: ;2?e ie terre qn: • & »rr Tii-i-r.j l>itr-.K.:e coesi ie i'Jle i* •'».->t .u'elle ter.lit d'an sr.— bien longtemps m a Lor:* sa Canada • • I H* ¦» J ,» •» ' S *• »•* A.L — • Iron* î in fvn £038 M • • • • .igacor.S >u imbécile de civic lui dit de prendre nom de la f it are ville précisém.-nt le nom qui était dans le bill dès ie v a, le nom que les pétiti m tires aient demandé, lu nom qui traînai?i.ns diocarsions de la chambre et de ia apparition a ;a j prv^-e depuis plus de quatre semaine; u Lemieux fait 1 tui -oumet cette proposition qui aui fuit rougir de honte feu M.de La Palisse ; et M.Lemieux, au lieu de se fû her.au Ordonné que !‘honorable M.Lemieux : msrchsnd J ait la permission d’introduire un bill pour ici incorporer la ville de Lévis.Il a, en j conséquence, présenté ledit bill a la ia Graad- jChambre, lequel a été reçu et Su pou ; première fois et a seconde lecture a été uVU; ordonnée pour jeudi prochain.• • 0 U a.Eoxdot.F.5.Oc mène grand brui: à propos des paroles suivantes que le cardinal Meignan a adressées a M.le président | Faure qui vient de faire sa tournée par ; Bordeaux e: Tours : tut i va y • - p T3 A* Vi A t j ju.f et 1 îrr.T.-t :2fTH;sr m ivur ia ‘ mer.cernent »,» ia ae -« & -2L2t.fr Î.tbms, Il •« Cff L 2.2 2 .r *12 CC L ", T' i .f .If J A:ç ni i i :-2 - - rtat le corn ie r Qaeb doil : i# 2:é=t U2e zzt de rtf j .» :ir?* Q% oc =* p#r=e:i# «vLiter ici cl ri U r.ae in • * ** «• • • • A ~ her # Jt Sà.zic- F.j*.eu et Montrés?L* ' ie n- 1 n éuit aucunement mentionné.• I L est une idée cela ! je vais y songer.E; il court à Lévis, l; discute ferme avec le curé *, qui était certainement l'un des pétitionnaires qui avaient demandé l'érection de la ville sous le nom de Lévis ; lais qui n’étaient pas excités du tout puisqu'un ministre protestant était i la tête de ceux qui voulaient que la nouvelle ville s’appela convainc lea autres pétitionnaires qu’ils avaient eu raison de vouloir donner le nom if Ma:?, diront peut-être ceux qui ne con-naissen: pas encore M.Fréchette comme nous le connaissons, ce c'est là, après i tout, qu'une simple erreur de date.CV-t *ir* ‘ sans doute IL Fréchette «ùff de U ; is L'-Ti» f2 < .et dtm.tr 1 Il paraît que le vrai texte était : 14 LUr.; les limites des possibility ma-ttrielUs et de ce que permet la constitue e Oa a retranché les mots * possibilités r,iaterielicê.L’est déjà beaucoup de hardiesse pour le très prudent cardinal." Et 1S4I, Vh-îtcnb :# Pruçoii sâ-1 zjfiTr it* TmTAu.1 Ptbhti ikz.é
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