La Vérité, 1 juillet 1894, samedi 7 juillet 1894
13ieme ABUSEE Quebec Samedi 1 Juillet 1894 So 49 LA VÉRITÉ AVIS abonnements Tonie demande de changement d’adre*te doit etre accompagnée de l’ancienne adrcNHC» el El al H-Uni*.$2.00 .$1.00 POSTALE.)^ fl.12.50 Canada Dp au NU uml* Blriiuger (Union JOURNAL HEBDOMADAIRE Telephone : 172 Du»» “ VERITAS LI RE RAB IT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES J, P.Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Chenue Sainte Foye pres Quebec “ Je considère le mouvement prélats qui sont certes des juges comme imprudent et inopportun.,.il compétents dans la matière.Laques-lie peut avoir aucune chance de suc- tion n’est autre au fond que celle-ci : L’esprit du christianisme, du chris-tionisme convaincu et pratique, et non pas seulement d’un christianisme factice et d'enseigne, prendra-meut cette matière.mais, à en ju- t-il le dessus sur l’indilférentisme ger d'après certains journaux, c'est une quasi-trahison de la part des catholiques que de faire une proposition quelconque au sujet d'un changement, qui serait en harmonie avec leurs convictions religieuses."(Mgr Hennessyj.Le vaillant évêque de Cleveland, Mgr llorstmann, va jusqu'à dire : “ Ce sera une pure folie que de penser maintenant à cette distribution glise de Jésus-Christ.C’est là, en effet, le noble but auquel se rapportent soit l’hommage solennel de.re-connaissance religieuse que vous rendez à la sainte mémoire de Pie IX, Notre prédécesseur, soit l'hommage de respectueuse affection envers Notre personne et Notre autorité, que vous avez voulu renouveler avec tant d’effusion au nom de ces pèlerins.Il est juste, que pour ces deux motifs.Nous fassions l'éloge de votre piété.En effet, les honneurs rendus à la mémoire du Pontife Pie IX peuvent être justement considérés comme s’adressant à l’Eglise, car si la Divine Providence a guidé et soutenu Pie IX dans l’accomplissement de ces grandes œuvres par lesquelles il s'est illustré, cela a été avant tout pour la gloire et le plus grand bien de l’Eglise.Cet acte ne sera pas moins profitable aux fidèles, car, par l'éloquence même de ces faits, ils sont d’autant plus confirmés dans leurs sentiments de respect et d’obéissance dus au Pasteur suprême de leurs âmes, sentiments que par des artifices perfides on voudrait arracher de leurs cœurs.Pour ce qui Nous concerne,chers Fils, en vous témoignant toute Notre bienveillance, Nous aimons qu'eu cette circonstance, Notre personne étant mise à part, vous applaudissiez le seul nom de Pie IX, envers qui.Nous aussi, Nous voulons remplir le devoir de la louange.Et pour ce faire, avant tout, Nous n’avons qu’à rappeler les paroles adressées par Nous à Notre très aimé peuple de Pérouse, en février 1873, quand Nous dûmes remplir le douloureux devoir d’annoncer sa QUEDEO SAMEDI 7 JUILLET 1894 cès aussi longtemps que nos concitoyens y sont opposés.’’ (Mgr B y an).Certes, la loi nous garantit au moins la liberté de discuter libre- UNE DERNIERE PHASE DE LA Question scolaire aux Etats-Unis • • • qui s’est emparé à un si haut degré de la société américaine et qui est Li conséquence naturelle et inévitable du système d’éducation prévalant partout aujourd’hui ?Nous n'avons pas à scruter les desseins de la divine Providence ; l’espoir fondé sur une action spéciale de la bonté toute-puissante de Celui qui “ a rendu les nations guérissables, ” n’est jamais une vaine illusion aux yeux du croyant.Mais il faut avouer qu’humainement parlant et en l’état actuel de notre société, un tel effet ne serait nullement proportionné, il serait même directement contraire aux causes qui déterminent la marche des idées dans l’esprit public.En tout cas les catholiques ne commettront plus jamais—il faut du moins l'espérer— l'imprudence de prendre l'initiative d'un pareil mouvement.La seule chance qu’ils avaient jusqu'à présent, la seule qui leur reste pour réussir à l'avenir dans des réclamations de ce genre, c'est de joindre leurs efforts à ceux des protestants orthodoxes, si jamais ceux-ci conservent encore assez de convictions religieuses, assez de courage et assez d'esprit d'impartialité pour faire appel à la justice distributive des pouvoirs publics dans Vintérêt même de leur propre conservation.Dans l’entretemps les AT.A.poursuivent avec acharnement leur œu- (Stii'/e et Jin).Singulier retour des choses d’ici-bas ! Pendant les deux dernières années nous avons assisté au triste spectacle de voir des amis du Faribault- leurs propres frères plan accuser de manquer de patriotisme ; le spectre du “ Cahenslyisme agité d'une façon que nous nous contenterons d'appeler peu digne—et maintenant le fanatisme des A.P.A arrache ces armes aux mains des champions de V “ esprit américain " pour les tourner contre eux 1 était des fonds scolaires dans notre Etat fOhio) ; et par conséquent je considérerais un pareil mouvement, quant au diocèse de Cleveland, non seule- mais ment comme inopportun comme tout simplement absurde.” Nous terminerons ces témoignages intéressants en citant la conclusion de la belle letrre de Mgr Zardetti.* On comprendra maintenant toute la portée des déclarations épiscopales que nous rapporte V “ Les parents ont un droit de se plaindre de permet pas d'accomplir un devoir de conscience, si ce n'est dans des conditions excessivement onéreuses pour la grande partie d'entre eux mais il vaut mieux que nous portion-ce fardeau, que de causer le mécontentement et l'animosité de la pin-grande partie de no- concitoyen-.Nos principes sont vrai-, mai- la prudence et la juste appréhension de grave.- conséquences nous engagent à ue pas insister sur l'application de ces principes delà manière proposée dans la cirer» dre." (Mgr Janssens).“ Je pênsv qu’un tel mouvement u'existe pas et qu'aucun homme sensé le désire, du moins dans l'état actuel de l'opinion publique.Un accuse les catholiques de vouloir détruire les écoles publiques, malgré nos protestations si souvent répétées.Ce qui leur manque, c'est l’instruction religieuse.bien des hommes éminents d’autres cou lussions le re- Independcnt : Après avoir prouvé le bien fondé des réclamations au point de vue théorique, le savant prélat continue : “ Mais malgré tout, je considère ce mouvement, qui a donné lieu à tant de surexcitation,comme très inopportun et je ne le favoriserai en aucune façon.Voici pourquoi : lo II me suable impossible que l'immense majorité du peuple puisse être am *• née à entrer dans nos vues, et par conséquent je m’incline devant la volonté nationale.2o Je ne puis chasser de mon esprit la crainte sérieuse qu’avec un arrangement de la sorte écoles confessionnelles ne per-point de vue moral que l'Etat ne leur ce no- mort.Nous rappelâmes alors les vre haineuse et ténébreuse.Nous n’oserions pas affirmer que sous le ré- longs et précieux services qu’il avait gime du président Harrison, dont les attaches puritaines n’étaient nnsecret pour personne, leur fanatisme n'aurait pas trouvé au accueil plus sympathique dans les hautes sphères politiques du pays.Si maintenant tons leurs etl’orts sont restés sans écho dont plus au qu’elles no gagneraient matériellement.3o) Avant tout je suis parfaitement d’accord avec la déclaration suivante laite dans un excellent article du Cuth'dir Standard ’ de Phi- rendus à Notre commune Mère l’E- glise, ses actes, ses épreuves supportées avec tant de constance, de di- gnité et de fermeté apostolique ; Nous rappelâmes aussi la générosité de son cœur, sa piété singulière et sou insigne dévotion pour la Sainte Vierge, à qui II rendit ce très grand honneur de proclamer le dogme de éside actuellement aux sou Immaculée Conception.Lorsque ensuite il plut à la divine Providence de choisir notre humble ladelphic : (1) Puisque tous les compromis offerts n’ont fait qu exciter l'iiuliguation des défenseurs d’une éducation purement séculière n'avons rien de mieux à faire que de nous unir dans nos eflorts et de garder le silence au sujet des charges que les circonstances forcent de subir ; d’autant plus que sont contrebalancées par dans les mêmes régions, nous le devons avant tout à l'homme de carac* nous erc qui près destinées de la grande république.Washington, D.C.18janvier 1894.grettent avec nous.Quelques-uns d’entre eux l’avouent, ouvertement, d’autres n’osent le dire uniquement parce qu'ils craignent les préjugés populaires.” (Mgr Phelan).Nous payons une double et même une triple taxe scolaire subissons cette injustice dans 1 espoir que le temps vaincra le préjugé, désarmera la bigoterie, éclairera l’ignorance, et amènera le peuple américain, si large d’idées naturellement, à reconnaître la justice de nos réclamations.Jusqu’à ce jour désiré les yeux des catholiques demeureront tournés ver nous personne comme successeur de Pie IX dans le Pontificat suprême, Nous avons fait de lui le plus solennel Pie IX et Leon XIII éloge au Sacré-Collège des cardinaux dès Notre premier Consistoire.Dans „ „ .cette allocution, Nous avons relevé à ;ssia:.Ts: - —1 ° ** rjr à l’adresse dn comité promoteur des anime de \ îgueur en combattant fêtes du centenaire de Pie XI, qui pour la justice et pour la vérité, pro avait été présentée à Sa Sainteté par veritate et justitia in vie to semper anima le commandeur Acquaderni : certervit.Nous avons signalé sa solli- citude exemplaire et infatigable daps le gouvernement de l’Eglise, magnis laboribus in Christiana republica mode• Mgr SCHROEDER.ces charges bien d’autres bénédictions dont nous jouissons dans ce pays.nous • • • Pouvons-nous donc espérer d'avoir is dans un avenir plus ou moins publiques con jamais rapproché des écoles fess tonnelles dans les Etats-Unis I La réponse nous semble indiquée clairement dans les lettres des Urnes assez C'est pour Nous un nouveau motif de consolation que de vous voir, très chers Fils, représentants d’un grand nombre de fidèles venus en ' randa in exemplum per functus ; Nous jours Rome pour glorifier VE-1 avons loué la splendeur de ses ver- s Dieu qui.jui, saura récompenser les sacrifice» faits pour la cause de la vérité et de la religion.” (Mgr Heslin).(1) “ Le Standard " passe pour être l’organe de l’éloquent et spirituel archevêque de Philadelphie, Ryan.Mgr ces n LA VERITE 2 Eh bien ! c'est la première fois depuis I Attendu quo les articles invoqués par demmotu rien de sérieux et il n’a 4té écrit «»•- »-»>• ««w autorité ait dit que j'avais commis une |e Canada-Reçut dans le, Nos du 3,10, 17 M.IWmi Tremblay, et^ conséquemment injustice ; c'est la première fois qu'un et 25 septembre, no justifiaient pas le dé- M.San val le no peut en être tenu tribunal de mon pays ait tenté de flétrir "écrivain /donnant cou- “ Le tribunal conclut qu'au point de mon caractère d’homme intègre.Cette ^ammont entendre au contraire que, vue Je la majorité de la population de tentative de me tlétrir, je dois la repous- quoique mécontent, il se considère cat ho- cotte province I affirmation du fait qu'une liqtlu ; personno est méthodiste,alors qu’on réalité Attendu que le fait publié par le True cotte personne est catholique, constitue Witness no pouvait non plus justifier l’af- une injure grave et que le demandeur îirmation du défendeur dans le oit article ayant prouvé les dommages réclamés est bien fondé dans sa poursuite." tua qui a brillé avec éclat sur le Siège Apostolique, virtutum suarum splen-dore Sedevi Apostolicam illustravit, etc.Ces éloges ont été confirmés avec le temps, et Nous sommes heureux de les répéter ici devant vous en cette circonstance, de meme aussi que Nous avons été heureux de Nous joindre à vous dans les prières expiatoires.Taudis que son nom est toujours béni, tandis que ses cendres, placées sous la protection du glorieux lévite Laurent, tressaillent dans l'humble sépulcre que la piété commune vient d’entourer de tant de splendeur, Nous souhaitons que son aine bénie ait obtenu la paix et le soulagement dans le sein de Dieu, qu'elle soit couronnée de gloire dans l’assemblée des saints.Et maintenant, Fils bien aimés, Nous souhaitons ardemment que le souvenir de ses illustres exemples puisse accroître en vous ces généreux sentiments de dévotion envers la Chaire de Pierre, sentiments que vous Nous avez exprimés au nom aussi de tant de vos frè- 9 respo ri- ser.Je pourrais demander à un tribunal supérieur de reviser ce jugement qui m'atteint infiniment plus dans ma di-guité personnelle que dans mes intérêts matt rie is ; mais j'ai des raisons particulières, que chacun peut deviner, de ne pas le faire.Je préfère en appeler tout simplement au tribunal de mes lecteurs.Quand ils auront lu le jugement qui m’atteint et les observations dont j • le du 8 octobre 1802 ; Attendu que la publication par le défendeur, dans son dit journal, le 15 octobre, de “ Vexplication " donnée par le demandeur du fait rapporté par le Truc inVacW, ne peut constituer une rétractation, les commentaires qui raccompagnent on détruisant absolument l’effet, la phrase finale étant dans les termes suivante : “ Le cae de M.Sauvailo est encore pire que nous le supposions *' ; Attendu que l’article intitulé ; “ Tur-queiihiilit-Tiirdive/, ” publié dans le numéro du 1er octobre 1802 du CiUiadti-Revue, ne contient évidemment rien de s-ériéux, qu'il n'a été écrit que pour taquiner le défenseur sans foîLmser cl qu'il ne peut en conséquence donner lieu à compensation des dommages réclamas par te demandeur ; Attendu que les articles du S et du 15 octobre ; “ L'Inquisition MotUrne, " sont signés par un écrivain connu, et qu'étant prouvé que le demandeur n'est ni le propi îétaire, ni le directeur du < \inada-Revue, il ne saurait être responsable du dit article ; Attendu en conséquence que les exceptions du défendeur ne sont pas fondées ; Attendu qu’au point de vue de la majo rité de la population de cotte province l'i.tlirmation du fait qu'une personne est méth
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