La Vérité, 1 juin 1894, samedi 9 juin 1894
TTTVTt 13i9me ANNEE Quebec Samedi 9 Juin 1894 No 45 AVIS LA VÉRITÉ abonnements Toute dein it mie de cliaiipeinent d’adresne doit etre accompagnée de l’ancienne adreneto et ElalH-liilN.$2.00 .$1.00 Oauadâi Du au NlK moi» Etranger (Union postal».).JOURNAL HEBDOMADAIRE Telephone : 172 I.12.50 Ou au “ VERITAS LI B ERA B IF VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA El B R ES.” j p Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte-Foy* pres Quebec “ l’aiment (4).” Ce bien sou tienne, c’est donc l’espérance de la possession du paradis ; et si l’on nous demande ce que c’est qu’un chrétien, nous pouvons répondre que c’est un homme qui “ attend le mo-“ ment où il va entrer an ciel pour " voir, dans sa gloire, Dieu infini et notre Sauveur Jésu$-Christ(5).” Tout ce que nous venons de dire, l’auteur du livre de Y Imitation le renferme en trois mots : Il dit : " Etre sur cette terre avec Jésus, “ c'est déjà un doux paradis (G).” Tels sont les biens que la Religion procure à l ame de chacun des chrétiens.d’abord pendant la vie présente, puis, pour la vie éternelle.C’est ainsi qu’ " elle est pour l aine, ” selon l'expression de saint Augustin ; c'est ce que nous devons savoir et nous rappeler fréquemment, nous tous qui avons le bonheur de vivre dans la foi de l’Eglise.voici qu’elle est à peu près ruinée, et, dans peu de temps, sa ruine sera complète.Les grands-parents que nous avons connus étaient à leur aise, étaient respectés par tout le monde : quel changement s’était opéré .'Ou ne fait point de cas de leurs enfants ; on ne voudrait point avoir une affaire à traiter, un contrat à passer avec eux.—Je demande quelle est la cause de ce changement, de cette chute.Est-ce parce qu’ils ont observé les commandements ?est-ce parce qu’ils ont été unis à Notre-Seigneur Jesus-Christ, qu’ils sont tombés si bas ?Evidemment, c’est tout le contraire.La ruine et le déshonneur sont venus parce qu’ils n’ont pas voulu les biens de lhlme Nous pouvons à present porter nos observations sur les peuples entiers, et rechercher où sont les peuples heureux et les peuples malheur eux et ce qui fait le bonheur des uns et le malheur des autres.QUEBEC SAMEDI h JL IN 1804 bons et vrais chrétiens, et j’entends par ces mots “ bons et vrais ” des chrétiens gardant de leur mieux W lis commandements de Dieu et vi- ve ram de l'uiue dire- LA RELIGION EST POUR L’AME selon l’esprit de l’Evangile.Tant Cela est nécessaire à dire ; car il y a-bien des hommes, bien des femmes (Suile et /iu.) bien dû ;i la grâce de Ce premier aussi, qui se croient chrétiens, qui disent tout haut, et très souvent qu’ils vivent en chrétiens, et qui cependant sont bien loin de l’être.Je prends un exemple.Dieu commande aux riches de donner leur superflu à ceux qui sont dans la gêne, dans la pauvreté.Tout le monde connaît cette vérité.Mais il s’agit de savoir quand est-ce qu’un homme, ayant de la fortune, a vraiment du superflu.Les chrétiens dont je parle eu ce nomeut, considèrent comme étant superflu l’argent dont ils ne savent que faire.Ils se trompent en cela.Ce n'est pas seulement l’argent dont ils ne savent que faire qu'ils sont obligés de donner, c’est aussi l’argent qu'ils sont accoutumés à dépenser en choses inutiles.Or, que de voyages inutiles, entrepris uni.quvment pour faire succéder un plaisir à un autre plaisir ! que d’objets inutiles, dans les ameublements, dans les toilettes, dans les repas ?Que de dépenses mal faites, inconsidérément, pour se passer une fantaisie d’un moment ! C’est cette argent consacré à se procurer tant de plaisir, tant de satisfactions d’amour-propre, que Dieu prescrivit aux riches d’abandonner au profit, soit de ceux qui ne sont pas à leur aise, des pauvres, soit de l’intérêt public et générai Ce devoir qu'ont les hommes riches de consacrer une certaine partie de leur fortune à venir en aide aux in- suffirait point cependant ; car il y de troubles et lir virtuellement, pour les remplacer par Ica écoles publiques modernes.M.Magnan ne doit pas oublier qu’il a admis, dans sou article du 1er m u, que l'organisation scolaire diocésaine et paroissiale est “ admirable en théorie.J idis nous avions cette organisation en pratique.On ne lui a pas donné le t» 111,-5 de produire tous avs fruits, mais une organisation qui est “admirable eu , ” surtout lorsque cette théorie est une théorie de l’Eglise, doit uéces-air meut donner d’excellents résultats -i ou l'applique dans les circonstances v oui ues.Nous savons ce que M.Mignan répondra : Le ch mgeinèiit a été fait avec le consent, ment de l’autorité religieuse, et des lors il n’y a plus rien a dire.Il nu us apprend dans son article du 1er juin, quu la lui de 1S41 fut “ saluée avec bonheur " par Mgr i’évêque de Québec.C’est possible.Mais l’histoire impartiale a le droit et même le devoir de su demander si les événements ont justifié le bonheur de l’évêque ! Toute la question est là.I I r «•* toute la France ce qu'est la religion, ce qu’elle donne,ce qu’elle promet.Cette instruction ne peut mieux se terminer que par cette parole que nous ne voyons pas comment on peut Notre-Seigneur lui-même adresse à appeler nos écoles djs écoles paroissla-tous les hommes,de tous les temps et les.Elles sont dans les paroisses, comme de tous les pays : “ Cherchez d'abord les beurrerius et les fromageries le sont ; “ le royaume de Dieu et l'accomplis- J mais elles ne sont pas des œuvres pa-“ sèment de sa loi et le reste vous ruissiales.Ctir pour être paroissiales elles “ sera donné par surcroît ” (TJ.Oui devraient avoir pour directeur le chef de cherchons d'abord les biens de l'âme, la paroisse et faire partie de l’organisation et nous-mêmes, et notre famille, et ( paroissiale et diocésains.Cela nous pu-notre patrie recevrons tousles autres rait tellement élémentaire que nous ne crevons pas devoir insister davantage Nous ferons donc cette prière à sur ce point.Evhlvmmuut, M.Magn ui u’est pas même membre, de droit, du bureau scolaire de sa paroisse—encore moius en est-il le président.Dès lors Pourquoi cette rigueur r u un instant que le soit pas la cause reconnaître C’est pour-que la logique biens.ays- w te me, du système diocésain et paroissial.Car M.Magnan a beau dire faire, c'est le système diocésain et roissial qui est le système que nous propose comme modèle.Dieu pendant ce saint temps de ca- et nous ne parviendrons jamais a nous rème : Ditu de miséricorde.Dieu qui 'entendre s tu c.* qui c mst.tur une ce i-voulez le salut de tous les hommes.u*e paroissiale.Toutefois, notre contradicteur, après ce pays de la Savoie, | avoir parlé de tout autre chose, wut accordez à tous les bien dire ce qui suit : noms de comprendre que " I» reli- ! .Cûmplil0U3 „ loi a, raa„jère „ gion est pour 1 ame .Cette prière.qUU j0 cul^.Sû^ droit | résident nous la ferons tous, prêtres et fidèles ; bureau d'éducation de sa et beau pa- Dieu qui avez accordé tant de grâces à la France et à accordez-nous.l'Kglise Nous Y a- vons prouvé surabondamment, de notre dernier article au cours en nous appuyant sur la constitution apostolique du 3 de mai 1881.paroisse, m, nous la ferons dans nos demeures, ' toutefois, l'épiscopat y consent, nous la ferons avec plus d'ardeur encore dans l’église, pendant la sainte C’est dans les constitutions pontificales, les encycliques et les décrets des saints conciles qu’il faut chercher la vraie doctrine de l’Eglise ; non dans les discours de celui-ci ou de celui-là,quelque respectables que puissent être ?i tu .or.• Voilà qui est parfait, et la-dessus nous sommes d’accord avec M.Magnan.Ce qui nous sépare, c’est que notre confrere trouve que nos écoles sont déjà parois siales,tandis que nous soutenons qu’elles ne commenceront a l’être que lorsque la lui sera complétée de façon a faire entrer , de droit dans le bureau d’éducation messe, en la présence du Saint-Sacrement.Ayons confiance 1 Nous aimons à redire que la sainte Vierge est notre ; t Mère ; nous aimons à réciter son ro- ! saire; nous faisons des pèlerinages à1 ses sanctuaires : en retour, elle nous obtiendra d'abord l'esprit de prière, la grâce de savoir prier; puis elle .priera avec nous, et nous serons exaucés.ce 9 personnages.Or M.Magnan a trouvé plus mode d’ignorer entièrement stitution de Léon XIII fondement cnu- cette con-qui est le la base meme sur laquelle de chaque paraisse le chef de la paroisse.M.Magnan fait une longue dissertation sur l'état de notre province, au laire, avant l’adoption repose toute notre argumentation.Quand M.Mignan se décide rat il a point de de la loi de 1841 qui a introduit dius noue pays le système moderne, le système de Y Instruction publique, de l’éducation transformée en fonction de vue sc j mettre sous les yeux du ses lecteurs les passages de cette constitution qui se rapportent au caractère que doit avoir l’école primaire ?Cette Mon Jsoard A propos d’enseignement REPLIQUE A M.MAGNAN constitution est parf titern mil expressément que “ l’éducation des enfants ainsi entendue — l’éducation chrétienne—doit être du l’Etat.Naturellement tout allait mal alors, à =cs yeux, li dit : Elle dit claire.le lui qui ca isa le bonheur de évêque de Québec, il y a | lus d'un ce u* —/ & “ Sous la loi des écoles de fabrique, qui fut établie en 1824, loi à peu près semblable à celle que demande notre confrère, les habitants se montrèrent si peu disposés à seconder le curé en matière scolaire, que l'on comprit bien vite que, sans l’intervention de l’Etat, jamais le Bas-Canada n’arriverait & posséder un nombre suffisant d’école $.En 1830, six ans anrès rétablissement de cette & loi, il n’y avait que 68 écoles de fabrique eu opération, quand la population du Bas-Canada était à cette époque d’au moins 250,000 âmes.demi siècle, a-t-elle porté remède à l’état de choses qui, d’après M.Magnan, exis-1 notubrc des devoirs imposés à i’Evê.et que les cotes en question—les écoles du peuple — comptent parmi les œuvres dont la direction appartient à l'administration diocésaine." 'ie M.J.C.Magnan, dans !’Enseignement primaire du 1er juin, consacre plus de dix pages à répondre à notre article du 12 mai.Il nous faudrait vingt pages pour réfuter tout ce qu’il nous ait.Nous tâcherons de nous eu tenir aux points principaux.Notre adversaire avait affirmé que notre “ organisation scolaire est plutôt paroissiale que provinciale.A cela nous avons répondu que notre organisation scolaire est si peu paroissiale que le curé, chef de la paroisse, ne fait pas partie, ex officio, du bureau scolaire.S’il veut y entrer, il faut qu’il subisse les désagréments et les graves inconvénients d’une élection par les contribuables.Voici comment M.Magnan répond : tait avant 1341 ?Evidemment non puisque M.Magnan lui-même ne cesse de déplorer les maigres résultats de nus écoles.C'est à propos de ces plaintes M.Magnan n’a qu’à citer cela pom s’écrie I rt"b*cr *a question.Nulle part il ne trouvera dans les enseignements de Léon XIII un mot qui reconnaisse à l’Etat un autre droit eu matière scolaire que le droit de protéger l'école, de prêter main forte à l’Eglise et aux parents que la discussion a commencé.Vers la fin de son dernier article i! ^ • encore : “ Que l’un veuille bien remarquer qu'eu déplorant le peu de résultats que donne nos écoles primaires, je n'ai nullement accusé la loi d’éducation d'en être la cause, mais bien l'esprit public.| dans l’œuvre de l’éducation.En appliquant sérieusement le système scolaire que nous possédons, nous pouvons arriver à des résultats magnifiques T int que nous bâtirons des écoles basses, étroites et d’aspect repoussant, que l’on Et il cite des extraits d’une lettre de Mgr Siuay, eu 1836, stimulant le zèle de ses curés en faveur de l’œuvre de l’éducation.Puis il ajoute : “ Il y avait donc 12 ans que les écoles paroissiales avaient été établies eu 1836.Cependant, à Cette époque, ou était encore à “ démontrer l’avantage de semblables établissements ”, malgré les efforts réitérés et conjoints de l’évêque et du clergé.” Notre confrère ne peut corn pieu dre qu’on reconnaisse à l'Etat le droit de " \ soutenir, de protéger l’école, tout en lui disant que sa place n’est pas dans n’aura pas le cœur ue payer raisonna-1 l’école, mais à coté de l’école.Pourtant blemeut ceux qui entrent dam l’ensei- c’est bien simple.L'Etat a le devoir de guement par vocation, que les enfants prjt occuper de la forme plutôt que du fond de celte lettre.lo Le ton est déplacé.En effet,la lettre laisse, ou plutôt lait supposer qu'il existe, généralement,dans nos cimetières un état de choses déplorab/e au point de vue sanitaire et même parfois contraire à la diccnce} sans que les prêtres et les évêques s'en soient jamais aperçus : puisque le conseil d'hygiène est obligé d'attirer /’attention du l’auto ité religieuse sur cos abus ! l’imagination de l'écrivain libéral le mal dout il me l'existence, le mal du dedans, existe bien réellement.le t française.En effet, que pourraient faire contre nous tous les ennemis du dehors, tous n’ont pas le droit de le compromettre m A, surtout quand il e.*>t camps hostiles qui s’entre-déchirent sans cesse pour Vamour du pouvoir ?Cet esprit de parti, Y Electeur n’en est pas seul responsable, sans doute, mais il a sa large part de responsabilité.Le mal du dedans existe aussi sous Eh bien ! nou?n'hésitons pas à dire qu’une tulle supposition est injurieuse, mto et même mensongère ! Il est moralement impossible que notre clergé, pris dans son ensemble, ne soit d’autres formes.Dans ces lignes VElecteur fait des Il y a le mal incalculable que fait la admissions qu’il cherche à cacher.Il mauvaise presse soi-disant catholique admet qu’il y a des écrivains qui se li-de la province de Québec, depuis la feuille ouvertement anticléricale qui circule librement parmi nos populations sous prétexte d’être un journal de paiti, jusqu’à l’organe hypocritement libéral, bleu ou rouge, qui publie des comptes rendus des fêtes religieuses dans une colonne et des réclames en faveur du vrent à des railleries sur les choses saintes.Mais, dit-il, ces gens-là ne sont pas, au fond, plus ma irais que les autres ! Des journalistes passent leur temps à se moquer des dogmes, à battre eu brèche la foi catholique, à parler mal ; pour ne pas Dire Deux sottises de M.Frechette en r egie générale, c’est certainement le calomnier.Nous lisons cette singulière phrase dans le dernier Corrigeons-nous de M.Fréchette : “ Payer une messe une rnushc ” révoltent ment religieux, mais c’est pourtant ainsi qu'il faut dire.’’ M.Fréchette voudrait-il Lieu nous dire pourquoi ou en quoi les expressions “payer une messe ” ou “ payer pour une messe" révoltent le sentiment religieux?Et si ces expressions, tout on révoltant le sentiment religieux, sont parfaitement françaises, que faut-il faire ?Abolir la coutume de payer des messes,sans doute, puisque c’est là le seul moyen do faire disparaître I expression française voilante I Comme il est facile, quand on a l’esprit tourné d'une certaine façon, do dire inconsciemment do grosses sottises 1 Le môme M.Fréchette, parlant du vote unanime des évoques contre le projet Mas- du conseil do l’Instruction publique s'exprime comme suit : Maintenant ?il y avait des exceptions un remède appliqué [u’il fallait i, adresse curés, devient une véritable in-ulte, nous le répétons.; à cette règle, c’est ux cas partie iliei du clergé à tout propos et à propos de une circulaire qui rien.Simple exubérance de l’esprit gaulois, s'écrie Y Electeur ! Ces écrivains-là, t non pas à lou-s les i ' ou " p.'iyer pour en etFol le senti- mauvais théâtre daii3 une autre ! Il y a le mal épouvantable des romans abominables qui infectent notre pays, vendus par des libraires, distribués en prime par les journaux, reproduits en feuilleton à des milliers d’exemplaires.Il y a le mal des attaques incessantes et perfides contre le clergé, contre les institutions religieuses, contre les doc trines mêmes de l’Eglise.Il y a le scandale des poursuites civiles contre des évêques traînés devant les tribunaux laïques pour avoir accompli les devoirs de leur charge pastorale.Il y a le mal du théâtre malsain que des journalistes soi-disant catholiques ont réussi à implanter dans notre pays malgré les exhortations de l’autorité religieuse.2o Nous prétundun* est absuulumenl après tout, sont do braves gens, aussi bons, meilleurs même, que ceux qui font tout le contraire ! Car, dit-il, ceux qui signalent ces 14 incartades isolées ”, se produisant à jet continu, sont plus coupables que ceux qui les commettent ! Admirable logique ! exubérance de Y prit gaulois ! Mais, dit Y Electeur, ce qui est coupable, c’est (Yexploiter ces incartades contre tout un parti politique.Le confrère, s’il voulait être honnête, devrait admettre que la Vérité, qui surtout visée, puisque cest surtout elle qui s’applique à combattre, le mal du dedans, ne s’est jamais rendue coupable de cette exploitation ; puisque, depuis treize ans, elle fait la guerre au mal de que cette circulaire • contraire à la décence” pour une autre raison : manière grave, la déférence doit à l'Eglise, même dan?les pays où le pouvoir civil ne recommit pas lo pouvoir ecclésiastique.elle viole, d’une que l’Etat Il peut se faire que l’Etat ait besoin de communiquer officiellement avec les curés, mais il n’y a qu’un moyen régulier et correct de faire cette communication ; que l’Etat s’adresse aux évêques.Si jugent à propos de transmettre la communication du pouvoir c’est parfait, car alors tout *e l’ordre.Mais c’est intolérable voir civil communique aux curés directement ; ignorer l’autorité épiscopale c’eat traiter lus us- mais ré- c est ceux-ci civil à leurs prêtres, passe dans que le pou-scs instruc-car c’est et, do plus, curés comme des [onc- ost lions au comité catholique son LA VERITE 7 « on sait aussi quo tous les évoques do avec deux laïques se prouon- l’hon.M.Masson.M Lo Courrier du Canada sc dit en me-suro do déclarer que les termes do cette normation «ont absolument inexacts, bli lnon, tant pis." honnête cela et Seulement, c’est compréhensible.nous voulons savoir où allons.Est-ce déraisonnable ?,f Les terres à coloniser abondent dans la province de Québec, non seulement dans les districts du Lac Saint-Jean, de l'Ottawa, de la Gatineau, du Lac Té mis-caminguo mais aussi dans la belle vallée de la Matapédiac,dans la partie nord-est do la province.Nous insistons tages réels qu’offre cette dernière la Province cirent contre lu motion.a jqajfl ce que tout le monde ne sait nas c’est que N N.SS.les évêques étaient on principe loin d'être unanimes sur point on litige.“ Au contraire, si Ion ou croit certaines rumeurs, quatre des membres les s distingués de notre épiscopat étaient favorables à la proposition de M.M.asson, et n’ont cédé qu’aux sollicitations pros-do leurs collègues, appuyés sur pu re- noua |U PETITES NOTES En d’autros tonnes ; la Pairie affirme quo lus évêques i du Canada, qui doit Giro mieux renseigné que la Paine, puisque son directeur siège au conseil de 1 Instruction publique, déchue que lus termes de cotto information du joui nal liberal sont absolument inexacts; et lo Monde, journal indépendant du ont capitulé ; le Courrier — La Liberté, de Sainte-Scholastique, nous annonce qu’4i il paraîtra prochainement à Montréal sur les a van- J) lu région, ne nous intéressons un journal qui tiendra une position moyenne entre le Canada-Uevuc et les journaux orthodoxes.” à-dire un non parce que nous pas aux autres districts, la vallée de la ilatapédiac nous paraît avoir été trop négligée par cupent de l’œuvre tion.Nous voudrions appeler l’attention de qui de droit sur les ressources et les ; mais parce que santés des considérations d opportunité ment restrictive.C’ost- peu plus audacieux que !a Patrie et un peu plus hypocrite que le Canada-Revue, Dans la dernière livraison de sa feuille interdite, la publication probable de cette aux idées largos et réformatrices comme létait au début le Canada-Revue, avant que les événements aient nécessité son orientation vers un antagonisme religieux que les suites n’ont fait qu’aigrir et augmenter C est nous qui soulignons.Ainsi, do l’aveu qui s’intitule le seul pays, lâche un gros soupir en apprenant que lu Patrie trompe.ceux qui s'oc-vitule de lu colon isa- Ainsi, d’après M.Fréchette, les “ mom-Lues les])lusdihLinguéb du notre épiscopat” ot seraient ceux qui pensent d’une façon qui votent d’une autre.Ou voit parfois au parlement des députés qui ont parlé contre une motion voter ensuitepouv cette motion,ou vice versa,mai'» ce spectacle n’a rien de distingué.Nous croyons que l'ami de Sarah serait fort empêché do nommer les quatre évêques qui, selon lui, ont voté contre une proposition qu’ils favorisaient en secret.M Fréchette a porté là une grave accusation qu'il ne doit pas être en état de prouver.se M.Filiatrault wantages que l’on trouve dans lest de la province aussi bien que d ms le nord et l’ouest.annonce feuille *** Le National, do Montréal, numéro du -5 mai, a publié le plus atroce anglicisme que nous ayons jamais vu.Cost au cours d une longue réclame en faveur d’ môde breveté PUBLICATIONS BEGUES un ro- que l’on trouve cette énor- mité qui revient à deux Esquisse Historique.La politique Cartier-Macdon a/d.Conférence prononcée au club Cartier-Macdonald le 1er mars 1394, par le président M.J.II.Prince, avocat* Publiée Semaine politique.Imprimée par la compagnie d’imprimerie commerciale.Québec.1894.Brochure d’une trentaine de pages.Certes, reprises ; d’abord “ Triste histoire d'un culli-11 injuria à l’épine dorsale _ 1 travaillait dans les bois.” 8 injurier à i épine dorsale ! Comme qui dirait : Plus loin même de il.Filiatrault, le Canada-Revue n’est plus un journal “ aux idées larges et réformatrices ”, mais un simple instrument d'antajonisnie religieux qui ne fait que s’aigrir et augmenter ! On veut se reprendre.On à fonder un dans lu titre : valeur.pendant qu’il par la compagnie du journal la Wc chanter pouille : ce cultivateur excentrique ra- jour, pendant que je maniais des billots (sic), l'un d’eux glissa et roula sur uix rems ! songe nouveau journal ayant le même programme que le Canada-Revue, avec une plus forte dose d’hypocrisie et de dissimulation ; c’est-à-dire A travers la presse canadienne conte Ce qui suit : “ Un nous sommes loin de par- politiques de M.mais nous aimons à dire que son P-usé et bien tager toutes les idées Prince moi, m injuriant sérieusement à l’épine dorsale Pour uno feuille encore plus perverse et plus dangereuse que le journal interdit lequel finira, doute, par disparaître.— M.Clarke Wallace, contrôleur des douanes dans le gouvernement de sir John Thompson,vient d’etre réélu grand-maître des orangistes.C'est édifiant ! pou- Kclnntillon du persiflage auquel se v°ir comprendre ce charabia,il faut savoir livre habituellement la Zttar^deSainte-Scholastique.Nous lisons dans cette feuille à la date du 24 mai: “ Il Interprète, de Montebello, vieut v dc trépasser après avoir, sa vie durant, W °1'* lv«'a u fai: partie de ce qu'on est convenu'^^:^'T^^^^'^ d’appeler la bonne presse.Les accola- .Vl lc’ ^ ^c^° (jes Hws-Eranes.dea de M.Bourassa avec les p’tits L)Uni:iJ de parti, un organe du parti cou-manteaux paraissent avoir été fatales ! sCl’vaUiUr- B déclare “aimer les principes, à son journal et il a compris trop tard politique et les tendances de ce parti ”, qu’il est malsain de vivre sous la hou être u fier de son passé ’ lette de M.Tardivel.en son avenir”.Nous “ Nous éprouvons toutefois de sincère?regrets à l’occasion de la mort de l'Interprète qui avait teinte libérale et qui était lu seul organe des Canadiens-Français de Prescott et Russell.“ Sper et Israel in Domino." *** N-jUcs lisons dans le Quotidien, de Lévis, à la date du 25 mai : tavail est sérireux.bien sans éci it.que injure, en anglais, Qu an i donc nos dévider à faire la « veut dire blesser.journalistes vont-ils so guerre à l'anglicisme ?E t u de ar chéo/o jîq ues Alphonse Gagnon, Levis et Variétés, par .Imprimé par Mercier et cio, Libraires-éditeurs.Joli volume bien imprimé de 380 pages.M.Gagnon est un travailleur de mérite, un chercheur patient et Dans ce volume, M.Gagnon des Mound builders X * ' V 1591.premier numéro à Arthabas-C’est un —Pour un journaliste instruit, M.Tarte commet parfois des impairs qui étonnent et qui seraient consciencieux, nous parle ou constructeurs de tumulus aux Etats-Unis, de la civili lion toltèque, du Vin land, des Sagas, do Christophe Co’otnb, du tremblement de terre de 1603,du lac Mistassini,sujets qui offrent tous un réel intérêt.à peine à leur place dans les colonnes de la Minerve.C’est ainsi qu il vient d’écrire dans le Cultivateur article rageur contre l’honorable M.de Boucherville parce quo celui-ci, dit-il, s’appellera à l’avenir : “ Sir Charles”.Or tous ceux qui savent quoique chose n’ignorent pas que l'honneur offert de Boucherville, le titre de compagnon de l’ordre do S.Michel et de S George, conféré pas à celui qui le porte le droit d'être appelé Sir.un sit- ôt 11 avoir foi trouvons cette profession de fui politique assez peu opportune ; car en esprits sérieux se demandent s'il ne faut ce moment même des une certaine à M.dans i intérêt de la race canadienne- • V .% - • raa» française, inaugurer une politique qui pourrait bouleverser les partis politiques existants, h'Echo des Bois-Francs so —M.Jacques Auger nous écrit pour nous déclarer qu’il n’est pas l’auteur de l’article in re Chapman-Fréchette paru dans F Union libérale et dont nous avons donné un extrait la semaine dernière.ne déclare, en même temps, foncièrement catholique ; et ce qu’il dit, à ce propos, est irréprochable.Seulement, nous remarquons que M.C.C.Cleveland, député fédéral, est le premier vice-président de la société qui dirige le nouveau journal.Or, M.Cleveland, si nous ne nous trompons pas, est protestant.Comment un protestant va-t il pouvoir contribuer à la direction d’une feuille qui se proclame “ soumise à la direction de l’Eglise ” ?C’est un curieux problème dont nous suivrons avec intérêt la solution.— La grève des mineurs de charbon bitumineux continue dans toute la région O houillère des Etats-Unis, actes de violence et tion de propriété par les grévistes en plusieurs endroits,notamment dans VIndiana.— Plusieurs de nos lecteurs nous ont signalé un entrefilet dans la Revue mensuelle, du Dr Bataille, livraison d'avril, où un fonctionnaire canadien est mis en MONSIEUR L’ABBE MARTEL On signale des une grande destruc- “ Le Spectateur de Hull est à peu prés le seul journal catholique de la Province qui se soit prononcé ouvertement en faveur de M.Meredith dans la présenté lutte.“ Lut isolement semble le rendre fus et il cherche Par la mort de monsieur l'abbé Joseph-Stanislas Martel, curé des G rond in es, la Vérité perd un do ses appuis les plus constants, un doses amis les plus fidèles.M.Martel était doué d’ cou- un esprit supérieur, d’une belle intelligence, d’une puissance de raisonnement peu ordinaire clair et s’exprimait clairement.S jus une écorce rude il cachait un cœur d’or.Il ne savait seulement pas ce que c'est que le respect humain, le calcul intéressé, un moyen de faire pas; tous ceux qui avec sir Olivier Mowat.scr pour des libéraux sympathisent “ U est vrai que toutes les mesures de de M.Mowat ; principes politiques, à sont pas également.“ *^aL, dans lus circonstance, il s'agit pour nous, catholiques, d'une question jjui doit primer toutes les autres; il y e L liberté religieuse de nos eoréligion-najres d'Ontario.1 ‘ Mowat peut avoir des projets de ‘Solation plus ou moins dangereux, *?.ais le programme arrêté de M.Mero-M étant piéuisément celui des Green-Vay, des Martin, des Haul tain, catholique ne saurait y adhérer, prostituer honteusement ses idées et ses Prions en matière de religion." accusation d’une faç )n très grave.Nous ne saurions reproduire cotte accusation elle n’est appuyée sur aucune preuve.Xou< avons écrit immédiatement au directeur de la Revue, afin de savoir à quoi nous en tenir à ce sujet.Il nous faut plus ! l’intrigue.11 marchait droit, que de simples affirmations pour dénoncer 'Llie Lieu, le personnage en question.Si l’on nous fournit dos preuves sérieuses.nous ne reculerons pas devant le pénible devoir do lui arracher son masque, si réellement il en porte un.Mais nous ne voulons commettre aucune injustice ; et, de plu-, nous sommes en garde contre les pièges.11 voyait car ne sont pas parfaits.Ses nos yeux, ne le Nous liions dans la Liberté, feuille radicale : , ne craignant , ne voulant plaire qu’à Lui.Il ! aimait l’Eglise d'un grand et véritable amour, do l’amour d’un fils.Pour défendre “ La mission que s’est donnée Mgr Ireland, comme les autres prélats américains, est de réconcilier l’Eglise et le siècle.Pour y arriver, dit VUnivers, ils ne sc sont jamais, comme dans d’autres pays, cantonnés dans la superstition d'un passé politique, éphémère et contingent comme tout ce qui touche aux passions et aux expédients humains.” *** Le Courrier du Canada, numéro du 4 juin, termine ainsi un article sur la question des écoles du Manitoba et du Nord- a> mojns de.trente-deux families namcimes-françaises, venant des Etats de Uuos ' la Nouvelle-Angleterre, du Michigan, ou “ La différence qu’il y a entre f Electeur autres parties des Etats-Unis, sont allées et nous, c’est que nous voulons attribuer se fixer an Lac Saint-Jean durant à chacun la responsabilité qui lui incombe, quelques dernières semaines, ” a dit un au gouvernement aussi bien qu’à l’oppo- pionnier de ce district à un un reporter , sition; tandis que i Electeur veut accabler du Star ces jours-ci.“ C’est la désastreuse ' “ La Minerve$0.détend d’avoir écrit le seul gouvernement, et nie la part de condition financière, ajoute le Franco Ca- une seule ligne recommandant à nos responsabilité de son parti.Si l'opposi- nadieji, les grèves sans cesse renaissantes 1 compatriotes d’Ontario de voter eu tion est on faveur de Tin toi vontion fédé- et la fermeture d’une foule d’établisse- faveur de M.Meredith et de ses par-raie pour forcer Manitoba et l’Ouest à ! monts industriels qui engagent nos compa-rospocter les droits des minorités, qu’elle ! triotos à revenir sur le sol «le la patrie, le dise à haute et intelligible voix,1 pour y vivre sur un patrimoine à la por-et nous applaudirons avec enthousiasme, 1 tée de tous et qui peut leur procurer une sans nous soucier des lions de parti.C'est [ existence paisible cl heureuse.” va les droits de cette sainte Mère, il oubliait ses propres intérêts, s’exposait à des désagréments qui font reculer nombre.Il frappait fort, juste.C’était un grand caractère ; et, malgré certaines aspérités qui cachaient ses qualités à ceux qui no regardent qu'à la surface des hommes, c’était un saint prêtre, plein de piété, de foi, do droiture, ! de saine doctrine et do véritable charité.Que sa belle et forte âme repose en paix ! un grand mais toujours etc, un sans COLONISATION ^•st bien là ua- uolrc manière du voir ; mais qu’en pense la Minerve ?« * les Kou» liions dans lu Monde, à la dale ÜU ul niai ! Nous lisons dans le Monde : dû" •N':issmi.''^LVaùx ' ceriiüeats nue s , S- ln8lllutü«vS, n’avait did retiré mmm : tisaus.“Si notre confrère relisait certains (le ses articles, il serait peut-être scandalisé.” LA VERITE 8 *w ment des arbres déracinés, les cris plaintifs des animaux immobilisés dans leurs repaires par l’ouragan dominaient, parfois, le tumulte des éléments déchaînés, eu inspirant aux voyageurs qui s’étaient aventurés a pareille heure, dans ce lien désolé, une terreur qu’ils ne dissimuler entre étonnante bravoure.vixit le déshonorer L* le rôle honteux qu'il remplissait auprès de son puissant voisin, tait, cependant, dans ses armes, < attributs témoignant de la grandeur qui.dans les siècles écoulés, avait entouré le nom de ses ancêtres.Timide sous le regard impérieux de Une legende y «•» amour qu’il il por- avait eu pour sa mère avait entert eau des daus sou âme quelques étincelles de la foi profonde qui avait rempli celle de lu sainte femme (Des Annales catholiques.) qui lui avait donné le jour.Il craignait Di l’adorait en secret Le] touriste qui visite l'ancienne abbaye de La Verne doit ressentir une impression profonde en présence de ces ruines sacrées£qui lui rappellent tout un passé de foi et de grau deur.Bâti daus un site merveilleux, sur un] contrefort des Maures, le célèbre monastère dominant de la crête de ses murs les',forêts de chênes-lièges et de châtaigniers qui 1 entourent semble fixer au delà.des ondula- déroulent eu et ; ce sentiment le l’ompe il retrouvait en face du dan-jsauva.11 put reconnaître, plus tard daus les terribles épreuves qu’il eut à subir qu'une main mystérieuse le guidait à travers le sombre dédale de sa vie criminelle v pouvaient se eux, malgré leur irer toute l’ernorgie de son caractère ¦hevaleresque.Ne comptant daus le combat ni le nombre, ni la valeur de l’ennemi, il se jetait dans la mêlée, avec une furieuse audeur, uniquement.disait-il, pour satisfaire son amour- propre d’homme d’épée, oubliant trop souvent, hélas ! qu’il —Richard,répondit 1 e baronPompé.combattait pour une cause qui de-sommes-nous encore éloignés du lieu que nous devons atteindre ?—Le pas du Capitaine est a l’entrée de cette gorge qui me parait infranchissable pour le moment ; il se- ; rait dangereux, je crois, de vouloir en! tenter le passage.—11 est de toute nécessité, malgré 11 —Monseigneur,dit l’un d’eux, avec respect, le veut est d’une telle violence ers ce rayon de-lumière qui annonce un jour nouveau à toute créature humaine souillée, mais non entièrement corrompu que votre Grâce s'expose ù être précipitée au fond de ce ravin si elle s obstine à rester plus longtemps à cheval.e.(.4 suivre) lions montagneuses qui se pieds| le vaste horizon d'une a ses mer toujours azurée.Huit siècles, en passant, n'ont pu ébranler ses murailles ; quelques mois ont suffi à la révolution pour les faire crouler.Aujourd'hui, le voyageur étonné s'arrête avecQrespect^ devant ces décombres et cherche à découvrir daus cette poussière]quelque relique pré jles obstacles qui peuvent se présente ce qui fut, pendant huit à nous, de continuer notre route, fit le baron.L 11e gi an e veritable Reduction -(+:.):
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