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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 8 juillet 1893
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1893-07, Collections de BAnQ.

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j y oiuftong'^y^^gk^viiu 12ieme ANNEE Quebec Samedi S Juillet 1893 No 50 Avis LA VÉRITÉ abonnements Toute demande de changement d’adresse doit etre accompagnée de l’ancienne adresse» Canada et Etats-Cul».$3.00 Cn au Six mol» Etranger (Union vostalk.) $1.00 JOURNAL HEBDOMADAIRE Telephone : 172 I.12.50 Du an “ VERITAS LIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.y t j.P,Tardivel Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte-Fove prêt Quebec ques et que la franc-maçonnerie n’y est pour rien.C’est là une grave erreur contre laquelle on ne s’est pas garanti.Bonaparte fut un des grands chefs de la franc-maçonnerie ; il établit et organisa le carbonarisme en Italie.Pie VII l’en accuse dans sa bulle Cum memoranda ilia die', et jamais Bonaparte n’a protesté ni nié.C’est donc bien à la franc-maçonnerie qu’est due cette série d’abolitions des droits de l’Eglise, et personne ne peut douter que le décret du 27 mars ne soit son oeuvre.Le gallicanisme s’est incliné sous toutes ces usurpations ; il les approuvées, et a persécuté les quelques voix qui ont osé avertir du danger et de la ruine.Condamné en principe et définitivement par le Concile du Vatican, le gallicanisme pratique n’a tenu aucun compte des obligations que lui imposent les décrets de foi de ce saint Concile ; il continue plus que jamais son action destructive de l'Eglise et de ses lois, sous la quiétude turcs de la secte qui domine le monde entier.En présence d’un tel état de ses, et du décret du 27 mars, ou est plus qu’étonué de, ne voir s’élever aucune protestation efficace.Cependant, les lois canoniques, quoique méprisées pt méconnues, sont si for- U humaine, chrétienne et sacerdotale, est tombé dans l’abaissement et n’a plus été le guide ni le père du peuple chrétien.Celui-ci a été la proie facile de l’incrédulité, de la corruption et de toutes les passions, et instrument toujours prêt à servir la frauc maçonnerie dans la désorganisation et la ruine de la société chrétienne.Ces conséquences ne sont pas le fruit d'un jour, mais au plan suivi sans interruption ; elles 'mettent en évidence les ambiguités du Concordat et l’oppression infernale des articles organiques.Cette extension abusive de l’oppression n’était pas dans le Concordat, ni surtout dans son esprit expliqué par le S.Siège, qui seul avait le droit divin de 1 interpréter.Plus tard, en 1801*, vint lu décret organisateur des fabriques ; il introduisit le pouvoir laie dans la vie corporelle de l’Eglise.D’autres décrets anéantirent la clause du Concordat qui assurait l’indépendance de l'Eglise par la liberté de nouvelles fonda ti or v pour remplacer les biens ecclésiastiques volés par la franc-maçonnerie révolutionnaire, en obligeant les fabriques à placer sur l'Etat leurs ressources disponibles et même à vendre les immeubles donnés aux églises, et en décrétant l’incapacité légale des curés et plus tard des évêques pour accepter et.transmettre des donations ut acquisitions quelconques.Il restait encore les rvnu des fabriques, les ob vent ions elles, les oblations des fidèles et tout ce qu’on appelle casuel.incuts et fut la cause de la décadence du clergé, dont elle infesta les plus éclatants génies, tels que Bossuet, etc.Le gouvernement de Louis XIV fut à deux doigts du schisme.Le sens chrétien du roi, éclairé par de pieux personnages, en arrêta la consommation.Userait trop long même d’indiquer ici comment les progrès du gallicanisme, formulé en hérésie dans l’assemblée du clergé en 1802, amena toutes les horreurs de la révolution de 1789 el 1793.Cependant, n’oublions pas que l’église de Satan, la franc-maçonnerie, fomenta le gallicanisme, le soutint, y trouvant son plus puissant moyen de ruiner l’Eglise et d'abolir le règne de .Tésus-Christ, sans paraître et sans manifester ses trames sataniques.L’Eglise fut tellement mutilée et affaiblie, surtout eu France, par les attaques de la révolution, qu’on pût la croire anéantie.La secte maçonnique exagéra cette fatale opinion et la lit adopter malgré 1 évidence des faits, preuves indéniables de la vie de l'Eglise, capable de se.restaurer, si ou lui rendait sa liberté et ses droits divins.La secte, avec le gallicanisme janséniste, ne l’entendait pas ainsi ; elle avait à sus ordres Napoléon Bonaparte, le plus propre à lut servir d’instrument parmi tous les autres agents de la révolution.Ou continua l’exécution des projets depuis longtemps résolus dans les arrière-loges gouvernantes de la franc-maçonnerie.Pour l’état actuel de la France catholique, le point de départ habilement nuancé de clauses plus ou moins acceptables, et d’autres pleines de ruses ambiguës dictées par les jansénistes délégués de Bonaparte, fut le Concordat de 1801,dont les ambiguités furent expliquées et iégiforées par les articles organiques, contre lesquels le S.Siège n’a cessé de protester.La pratique gallicane s’inclina sous ces articles organiques ; elle les mit à la place de tous les saints nous, des décrets de saints conciles, même du concile de Trente ; et de tout le droit pontifical, seule loi divinement obligatoire pour l’Eglise.Ce droit fut tellement mis eu oubli qu’il ne fut plus enseigné, ni connu, et par suite foulé aux pieds et universellement violé.Ainsi fut mis entre les mains de la franc-maçonnerie le choix et la nomination de tout le personnel du gouvernement de l’Eglise, et par lui tout le clergé livré à la persécution d’abord sourde et enfin s’étalant au grand jour delà haine de Dieu.Le clergé ainsi enveloppé dans les plis ténébreux de l’arbitraire le plus abrutissant, n’ayant plus la protection salutaire des saints canons si respectueux de la dignité QUEBEC SAMEDI 8 JUILLET 1893 Lettre de France DE L’ETAT DES ESPRITS ET DES OPINIONS STERILES A Monsieur J.V.Tardivel, rédacteur de la Vérité, Cher monsieur, # Un se demande en France, et plus a l’étranger, d'où peut prove-multiple discordance qui reft l’impuissance tous les ho indu salut de l'Eglise et de la France, et ne leur permet que des gémissements stériles.La réponse à cette question est aussi multiple que la discordance, et bien peu de personnes la comprennent ei en saisissent l'étendue.gallicanisme, semi-protest autisme et transformation hypocrite du jansénisme, est la source de toutes les erreurs qui out aveuglé même les esprits supérieurs, causé toutv.> ’.«» détections contre l’Eglise et la constitution chrétienne de la France.Il faut remonter jusqu’au césarisme, arien, nestorien, outychien, mono-théliste de Constantinople ; et lui-même avait, dans les hérésies juives des premiers siècles chrétiens, sa racine sur laquelle ont pullulé toutes les autres hérésies.Le césarisme de Constantinople, fuyant devant le châtiment prédit de l'invasion ma-hométane, s’infiltra dans la plupart des écoles de l’Occident par son philosophisme.Il empesta les cours des rois et surtout des empereurs allemands, et enfanta la guerre interminable de l’empire contre l’Eglise source et gardienne inviolable de toute autorité, de tout ordre salutaire, de la paix et prospérité des nations.La doctrine césarienne éclata eu France par Philippe Le Bel ; par elle naquit le gallicanisme qui fut audacieusement formulé, comme doctrine théologique, au concile de Constance, par Crersou, chancelier de l’université de Paris et ses collègues (.1), C’était la lutte contre l'autorité du Pontife romain, contre ses enseignements dogmatiques et moraux, contre ses lois canoniques, etc ; c'était la tendance à la constitution autichrétienue des nations.La gravité de cette erreur est démontrée par ses funestes conséquences.Elle pénétra dans le monde laïc des parle- encore nir la du it mes désireux a L satisfaite des créa- ! l'ilO- V - -.n'.e y uc 1 U 11 un sophisme, ; plausible.puni r.t i i i au saurait trouver mû me en apparence échapper aux excommunications et aux autres peines qui irappi ni non seulement tous et vha- i exécuteurs du dit casu- ' ! cun des auteurs décret, mais encore et surtout les ecclésiastiques qui coopéreraient seulement consentiraient à sa mise ou Le récent décret du ~7 mars s’empare de ce reste ; il consomme Vab- a execution.Un grand nombre d déclarent homicide sorption do l'Eglise par l’Etat, la v saints canons et maudit quire re- constitution ci vile du clergé m as q u é » ?et déguisée sous l’apparence de l'union nécessaire de l’église au S.Siège Apostolique, abolit l’autorité de Lève conque usurpe les oblations et nus ecclésiastiques,ou ernpèeh h qui il appartient de les de ]’rance Ce décret que dans l’administration des biens et des re- e ceux percevoir.saint Concile de Trente, après le second de Lyon 1 a résumé tous les à cette venus de sou diocèse ; il lui,subsume le pouvoir du préfet et du trésorier payeur principal sous le suprême pouvoir du ministre des cultes ; il abolit l’autorité des curés ; il abolit équivalemmeut les fabriques siastiques, et finit de livrer à la franc-maçonnerie dans l'Etat toute tence matérielle de l'Eglise et par là même la liberté et l'exercice du ministère sacré de la parole divine et de tout le culte.relatifs le chapitre siou 22e.lin voici la teneur : •anous dans grave cauàe onzitme de la ses- ca- Qui- empereur ou roi, usurpe les juridictions (ce que fait le décret du 27 causes, droits.meats, ou obveutions conque, fût il ecclé- mars), les biens, les fruits, émolu- v i exis- casuelles quelconques (ce que.fait le décret) doivent être appliqués tés des ministres et de qui aux nécessi- 's pauvres, par par force ou en inspirant de la crainte, ou même par personnes supposées, clercs ou par artifice quelconque surné les tourner à soi ou d’autres, Il y a vingt quelques années,Gambetta publia le projet de ce décret dans son journal.Il était donc déjà décrété dans les loges maçonniques.Nul doute qu’il sera suivi d’autres décrets abolissant radicalement l’Eglise.On objectera contre cette rapide analyse que Napoléon Bonaparte fit le Concordat et les articles organi- ou laïcs, (1) Note de la rédaction : Chose singulièrement providentielle, ce fut un professeur de Sorbonne, notre vénérable correspondant, le Docteur Maupied, qui, le premier, supplia Vie IX de définir l’infaillibilité de la souveraine autorité du Pontife romain sur toute l’Eglise! aura pré- a son propre usage (ce que fait le décret par les agents du ministère des cultes ou des préfets et abolissant l’autorité des évêques, des curés et des fabriques) soit soumis à l’anathème taut qu’il n’aura pas entièrement en percevant ?LA VERITE 2 ! nir le chapelain de l'alliance des sociétés Saint-Jean Baptiste ! Autant qu’il Va pu, il a commis une véritable apostasie au nom du peuple cauadien-français.Il a proclamé qu’un des nôtres peut renoncer i\ son baptême, de cette fraude impie et d’une telle peut bafouer notre Mère la sainte Eglise, usurpation, ou qui y aura consenti, soit peut renier Jésus-Christ, et cependant soumis aux memes peines, et qu’il soit être digne de parler au nom du Canada privé de tous bénéfices et rendu inhabile français, d’entrer dans nos sociétés ua-à tous autres bénéfices quelconques, et tionales, de les présider, de les diriger ! le l’exercice de ses Autant qu’il Va pu, le congrès de ordres, même après entière satisfaction Montréal a déchristianisé officiellement et absolution, à l’arbitre de son ordi- le peuple canadien-français.A l’avenir naire.” nous pourrons être un peuple qui se Mgr i.e Dr Maltjed.compose en très grande majorité de catholiques, comme le peuple français, mais nous ne pourrons plus nous dire un peuple catholique : à moins que l'acte criminel et insensé que vient de commettre le congrès soi-disant national, à l'instigation des deux plus mauvais génies de notre race, ne soit, au plus tôt, solennellement rescindé.Si cette décision néfaste est tacitement acceptée par le peuple canadien-français, alors le congrès de Montréal sera une tache indélébile dans nos annales.Ce sera plus qu’une tache : ce sera la cause de malheurs nationaux sans nombre.Car si cette quasi apostasie publique est ratifiée par la presse et par ceux qui ont le droit de parler au nom du peuple, la main de Dieu ne peut manquer de s’appesantir sur nous, comme nation ; ainsi qu'elle s’appesantit sur tous les peuples qui rougissent de Notru-Seiçtieur Jésus-Christ.uni, dit-on ; il est toujours plein do nouvelles, et il u’y en n pas, si cachées qu’elles soient, qu’il ne les déterre ! Oui, et savez-vous quelle en est la conséquence ?C’est que nos populations se gâtent à vue d’œil ! Comparez, en effet, les mœurs de nos Canadiens-français d’aujourd’hui avec celles d’il y a trente ou quarante ans ! Quelle différence ! Aussi, dans eu temps-là, les journaux étaient bien plus réservés qu’à présent, sans compter qu’il y en avait moins ; et la conséquence, c'est que les gens n’entendant pas parler continuellement du mal qui pouvait se commettre dans le pays, n’eu parlait guère.On l’ignorait complètement.Aujourd’hui,au contraire, tout le mal qui se fait se raconte journellement, et les gens, voyant qu’aille urs on fait telle et telle chose, souvent sans gêne, et même habituellement, s'encouragent à faire la même chose, sans remords, et souvent pour faire comme les autres.restitué à l’Eglise et à sou administrateur ou bénéficier, tout ce dont il se serait emparé, ou qui lui soit parvenu de quelque façon que ce soit, et qu'en-suite il ait obtenu l absolution du Pontife Romain.Mais que le clerc, auteur quelques autres journaux ; jamais de ces abominations et de saletés qui semblent faire la vie de journaux scandaleux, comme la cause principale de la dégradation des mœurs publiques.on veut connaître les journaux coupables à ce sujet, c'est bien facile.Qu'on y jette un coup d’œil, et on n'y voit ces ces que je regarde Si on ne trouvera peut-être pas un numéro qui ne renferme des choses qui auraient dû être cachées, ou du moins fortement blâmées, parce qu'elles lenses, c’est-à-dire "u’il soit suspens > "1 sont scanda- propres à gâter les autres, si elles étaient imitées, journaux devraient être Ces mis à la porte des familles catholiques, s’ils ne changent pas leur rédaction.(A suivre) L2urs éditeurs [ et rédacteurs devraient songer terrible qu’ils auront à rendre à pour s’être servis du puissant d’un journal, mais pour le répandre partout.Que devraient faire nos MAUVAISE BESOGNE au compte Dieu Nous lisons ce qui suit dans le compte-rendu des travaux du congrès national de Montréal que publie la Presse du 2$ juin ; “ Au sujet du projet d’Alliance St-Jean-Baptiste, MM.Mercier et Tarte s’objectèrent à la clause qui éloignait de l’Alliance les Canadiens-français non catholiques.Le mot 14 catholiques " a été retranché.” Certes, MM.Mercier ut Tarte ont commis là une faute qu’ils devront regretter toute leur vie ; et le congrès, eu se rendant à leur désir, a fait une bien mauvaise besogne.Lus Canadiens-français non catholi-ne sont pas de véritables Caua-Ce sont de vulgaires apostats.Ils ne méritent ni nos sympathies, ni notre respec* nés et élevés dans l’hérésie, et dont les ancêtres sont protestants depui-génératious, peuvent être de bonne foi ; ils peuvent, par conséquent, avoir droit \ à des égards.Mais ils sont bien rar-:.s si même il en existe — les Canadien s- 1 q t e lit engin non pour corriger le mal, journaux, sommes ï et se maintenant, dans l’état où nous Prenez un fait en particulier.Quels IU Pour réparer leurs fautes passées mettre à remplir leur mission, à Pave-J nir, ils devraient cesser de publier toutes | ccs saletés qu’ils étaient ceux qui se laissaient aller r suicide, il y a trente ou quarante ans ?j Les fous, et pas d’autres ; au moins la, chose était extrêmement rare ; et uni pareil forfait jetait tout le monde dans j Voulions, et flétrir le la stupeur.11 reste encore un peu de | (lu ^ devient public, ces bons sentiments, évidemment, car ; ont servies à nos po-ï mal chaque fois Ils devraient, au : contraire, chercher à intéresser leurs ti ! lecteurs et à les instruire, pu des publi-| cations bonnes, bien des gens qui se sont suicidés, ont été mis au rang des fous, sans l’être, pour l'honneur des familles.Ou cherche à sauver l'honneur des familles, passe un infidèle en ferait autant .mais les agréables et instructives.Que de choses ils pou liaient .I enseigner notre peuple, sur toute sorte de sujets, et qui lui seraient grandement utiles 1 Voilà, il me semble, ce que devraient faire tous les rédacteurs de journaux, afin de changer nos mœurs, ou au moins de les empêcher de devenir de plus en plus mauvaises.Ça ne fera pas l’affaire du diable, mais ça fera la leur et celle du public.Ces quelques réflexions m’ont été ques diens-frauçais.âmes! S’en occupe-t-on beaucoup?Et ces crimes créent-ils l'émoi qu'ils i créaient jadis ?Non, certes ; preuve que nos populations ont élu grandement scandalisées ; et par qui ?Par les journaux ?C'est à qui aura plus de ces cri-C'esi connu de tout le monde que la mes à raconter, et c'est a qui les racon-j presse est un puissant eu An pour ie itéra de la manière la plus excitante bien ou pour le mal ; aussi ceux qui On a créé de l’intérêt parmi les abonnés, aspirées, M.le Rédacteur publient, et surtout veux qui rédigent et c’est tout ce qu’on cherchait ! .De tuI*‘ du journal qtn* jv reçois ; j espûte lies i lurnaux devraient y faire bien at- fait, votu ne voyez pas une remarque 4U d se reconnaîtra facilement, vt qu il jtentiou.Quel mal, en effet, ne peut pas propre à flétrir ces infamies, à instruire profitent de ces quelques remarques, 1 faire une gazette qui, tous les jours, coi- les g eu* et « les porte, par tout un pays, dos doctrines ces crimes; non, Oen ; et on se faneattis, ou les faits scandaleux ! Si un 1 catholiques ; et on appelle son journal hunime est gravement coupable pour catholique; uourtanl.on sait qu’on pour-Javoii mai parlé devant quelqu’un, com- rail faire le bien ou flétrissant cos for-1 bien plus le sera celai qui parle mal.fiits, et on ne le fait pas ’ Aussi le habituellement, devant les milliers de scandale se propage affreusement.Oa a personnes ! Et c’est pourtant le ruai que appris, par les journaux, qu’un tel, un commettent, presque tous Iss jours, la telle, se sont tués, dans telles et telles plupart des éditeurs et des rédacteurs circonstances ; que personne n’en a rien de journaux ! dit ; par conséquent, que ce n’est pas si mal qu’on croyait ; eîi un bon jour que ça ne va pas à son goût, un se pend, on su met une balle dans la tète, ou un se jette à l’eau I Quelle ignorance de sa religion ?Quelle dégradation ?Quel scandale ?Et pourtant on devrait savoir que celui qui s’ôte la vie, sans être atteint do folie, va droit on enfer, puisqu’il meurt en faisant un péché mortel qu’il n'a presque jamais le temps de regretter ! Et neuf fois sur dix.à présent, les suicidés ne sont pas des fous ! Les autres crimes lus plus alîrsux se répandent également, et se publient pareillement tous les jours, sari?commentaires, sans un mot de blâme.Au lieu d’encourager le mal par sa publication continuelle, les bons journaux devraient travailler À l’enrayer en refusant do le mettre ou evidence, veut plus d’un autant que possible, et on le blâmant fortement, quand il est devenu public.C’est par ces moyens qu’on l’empêchera de se répandre.La Vérité se distingue Ça, c’est un jour-1 dans ce genre d’apostolat, ainsi que Un scandale D protestants es * # les Monsieui le réducteur de la Write, par la lec- françuis qui su trouvent conditions.Règle générale, le Cauai iraucats uuiî ûàthûliqUn un apostat, un homme qui lins ) : m3U- vv>v m f r .s ?» V 11 n V4 fc » tinv.T.usrmw H*» puisqu’il se dit et se cioit gros eatho- —1 .I c'.f : % f- ubi dit ü'iue : mont, a quitté la vérité pour embrasai l’erreur, nn être aouveraineme .!«• vous envoie cet article, Rédacteur, à l’occasion de la S.Jean M.le f mepri- • i V ble.'st; Baptiste, contribuer au bien de mes compatriotes.quote-part j temporel et spir/tuvi our commit lua C’est ainsi que tous nous l’ivi >ns compris jusqu’ici; c’est ainsi que le sentiment populaire s'affirmait.Pour pouvoir faire partie d’une société nationale canadienne-française, i; fallait être catholique, du moins de nom.C’était beau.» C’était une magnifique affirmation, comme peuple, de notre foi.C’était ce qui nous donnait quelque droit au titre de “ peuple lu plus catho-|côrilur XX.22 juin L89:>.Noth dk la redaction : — Tout ce que dit notre correspondant est malheureusement trop vrai : La presse mo-iUriie, la pressed nouvelles, à quelques rares exceptions près, fait un mal énorme, incalculable, dans le monde entier.Cette presse est une véritable photo-graphie : c’est me me là son principal titre du gloire.Elle reproduit, fidèlement, et presque toujours sans commentaire, les événements qui font le plus do bruit, qui excitent le plus la curiosité.Et lus événements les plus intéressant* sont les crimes éclatants, monstrueux.Sous prétexte du renseigner leurs lecteurs, les journaux à nouvelles publient lout.Le résultat, c’est quo le public, eu général, au familiarise avec le mal sous toutes ses formes.Or il est connu qu'une chose avec laquelle on est familiarisé n'inspire ni crainte ni aversion, quelque terrible ou quelque repoussante qu’elle soit, ainsi qu’eu temps d’épidémie, les plus sensibles, parait-il, deviennent bientôt indifférents aux horreurs de la situation.On surpris de cette assertion, sans doute ; et chacun s’empresse de au dé-un certificat do bonne conduite, a ce sujet.Cependant qu’on examine un peu sa conduite, d’après les règles de sa foi, et on se trouvera souvent en défaut.est lique de l'univers ”, titre que nous nous décernions avec trop d’ostentation peut-être.Ou pouvait être Français et non catholique, Irlandais et, non catholique ; mais celui qui voulait être considéré comme vraiment Canadien-français devait être enfant de l’Eglise.Aujourd’hui, il n’en est plus ainsi.Dans une heure de funeste inspiration, à la demande d’un homme qui, pendant longtemps, s’est posé comme le champion de l’Eglise et qui passe encore,dans certain évêché de France, pour une victime de son dévouement à l’idée catho- de ne parle pas, en effet, des principes de dogme et de morale plus ou moins risqués, ou plus ou moins mauvais, que l’on étale souvent dans les gazettes ; ça saute aux yeux ; et chacun qui a un peu de jugement doit savoir que cela est mal, et propre à gâte % nos populations.Mais ce dont on s’occupe beaucoup moins, en apparence, ce sont les nouvelles dangereuses et les faits scandaleux qu’on ramasse partout, et dont on remplit la plupart’de nos journaux, au grand scandale de nos populations.Et ce scandale est si répandu et si recherché, qu’on ne journal qui ne publie paS chaque jour quelques saletés (le ce genre ; et qu’au contraire, plus un journal en publie, et lus ii a d’abonnés ! lique et française ; dans une heure d’aveuglement ot de coupable folie, lu congrès dit national du Montréal vient d’arracher et do fouler aux pieds le plus beau fleuron de notre couronne nationale.Si l’acte du congrès était sanctionné, un Chiniquy quelconque pourrait deve- C'esL P 3 LA VERITE Comment voulez-vous que chez le lecteur assidu de journaux à nouvelles, où il n’est guère question que de meurtres, de suicides, de toutes les abominations qui ne devraient pas même être mentionnées parmi les chrétiens ; comment voulez-vous que chez celui qui se nourrit constamment d’une semblable la sensibilité morale ne s’é-ne s'efface tout à fait.Bouifaco eu juillet 1890, alors que la législation Martin - Greenway venait d'être votée ; et il a pu constater que, dès cette époque, c'est-à-dire longtemps avant qu’il fût même question des élections fédérales, les catholiques manito-bains, en général, étaient opposés au désaveu do la loi scolaire ; et cela parce qu'ils redoutaient une agitation dangereuse pour eux.Nous sommes de ceux qui croient que les catholiques manito-bains se sont trompés eu cette circonstance ; qu'ils auraient dû insister sur le désaveu ; que c’était là leur seule planche de salut.Mais nous savons, en même temps, que c’est une abomination d’accuser Mgr l’archevêque de Saint-Boniface d’avoir renoncé au désaveu pour tirer les ministres fédéraux d'embarras.Notre témoignage vaut bien celui de M.Tarte.solution favorable, nous ferons un nouvel appel qui devra être entendu.” Ce langage est très ferme ; malheureusement, notre confrère du Manitoba s’apercevra qu’il est plus facile de laisser un débat s'engager sur un mauvais terrain que de le ramener sur le bon terrain, une fois qu’il en est sorti.Si les jugements des tribunaux sont définitivement hostiles à la minorité mani-tobaine, tous les efforts que l’on pourra tenter pour faire rentrer la question dans le domaine politique seront vains.des religieuses françaises et canadiennes enseignent le catéchisme en anglais aux jeunes filles canadiennes-françaises 1 ” Nous ne connaissons rien au sujet des couvents dont parle M.le juge Jetté ; et nous serions enchanté d'avoir la certitude que sur ce point il a exagéré le mal.Mais l’ensemble de ses observations n’est que trop vrai : il existe parmi nous un dangereux courant, un engouement ridicule et antipatriotique pour l’anglais ; et nous répétons que le moment est mal choisi pour pousser nos compatriotes sur cette pente où déjà ils s’engagent avec imprudence.pâture, mousse Soyons certains que la familiarité avec le mal moral produit le même effet que la familiarité avec le mal physique : l’indifférence.Les crimes Ica plus révol- tants, apprêtés par les journaux, ne sont plus des objets d’horreur, mais de simple curiosité.Or celui qui n’a plus l'horreur du mal n’est guère eu état de résister à la tentatiou quand elle se présente.“L’ALLIANCE FRANÇAISE ” Au college de l’Assomption Lors du récent congrès national qui s'est tenu à Montréal, à la suite des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste, on s'est beaucoup occupé de l’Alliance française, association fondée il y a dix ans.Son but est de propager la langue française sur tous les points du globe.Le but est excellent, sans aucun doute,et de nature à séduire les âmes patriotiques.Mais nous croyons qu'il faut être sur ses gardes à l’endroit de cette association.Nous nous souvenons qu’il y a quelques années, l’éminent évêque de Tort Louis, Ile Maurice, Mgr Meurin, a signalé les moyens d’action de l’Alliance française comme tout à fait dangereux.Sous prétexte de propager la langue française, ou ferait la propagande des idées maçonniques.Voilà le cri d’alarme qu’un évêque éclairé et vigilant a poussé, il n’y a pas bien longtemps.Il a dû avoir d'excellents motifs pour agir ainsi.Nous croyons donc qu’ici, au Canada, on ferait preuve de sagesse eu ayant l'œil ouvert sur cette association, afin d’en découvrir le véritable esprit, peu de prudence ne peut nuire eu rien.Si l'Alliance ne cache aucun piège, elle ne peut pas redouter la surveillance.Au congrès de Montréal, où Von a fait et dit tant de choses risquées, un projet d'union entre notre société nationale de Saint Jean Baptiste et l'Alliance française a été mis à l’étude.Pour l’amour de Dieu que l’on ne s’engage pas à l’aveugle dans cette voie-là ! L’autre jour, le collège de l’Assomption célébrait par de brillantes fêtes le soixantième anniversaire de sa fondation et les noces d'or de son supérieur, M.l’abbé Dorval.M.le juge Jetté, ancien élève de cette institution, y a prononcé un discours où Von trouve le passage suivant : " Car, je u hésite pas à le dire, Messieurs, l’éducation que donnent nos collèges classiques, tout en admettant quelle pourrait être améliorée, n’en est pas moins excellente ; elle convient merveilleusement au génie de notre population française, et elle nous a assuré dans le passé et nous donne encore dans le présent, des résultats dont nous avons lieu d’etre fiers.Depuis quarante ans que j’ai quitté cette maison j’ai rencontré dans les diverses phases de ma vie, presque tous les hommes qui, depuis plus d’un demi siècle, ont laissé l’empreinte de leur puissante personnalité sur les pages de notre histoire.Eh bien ! soit dans les luttes du barreau, soit dans celles de la politique, soir au Palais, soit au Parlement, j’ai constaté partout que les Canadiens-Français, grâce à l’éducation classique qu’ils reçoivent dans nos collèges, ne sont inférieurs à personne." M.Fréchette devrait commenceraus-sitôt une série de lettres — disons une vingtaine — à l’adresse de l’honorable juge Jetté.MGR TACHE ET M, TARTE RESTONS AU PAYS Mgr l’archevêque de Suint-Boniface vient d’adresser une lettre ouverte à M.Tarte dans laquelle il nie, de la manière la plus formelle, la plus catégorique et la plus explicite possible, les assertions le lieutenant de M.Laurier fait, Ce n’est pas souvent que nous tombons d’accord avec \ Electeur ; mais nous approuvons entièrement ce qu’il dit, dans son numéro du 27 juin, au sujet des conférences que donne M.le comte Le Boutillier de Chavigny dans certains endroits de la Province de Québec.Le but de ces conférences paraît être de diriger un courant d’émigration de la province de Québec au Manitoba et au Nord-Ouest.On le sait, nous avons toujours protesté contre les efforts que font certaines personnes pour engager les Canadiens-français à prendre la route de l’ouest canadien, sous le spécieux prétexte qu’il vaut mieux pour eux aller là-bas que prendre le chemin des Etats-Unis.La vérité, c’est qu’il ne devrait y avoir aucune nécessité pour les Canadiens-français de quitter la province de Québec, qui est assez grande et a assez de ressources pour nourrir facilement une population de plusieurs millions.Ceux qui prêchent l'émigration des Canadiens-français de la province de Québec, quel que soit le prétexte qu’ils invoquent, font une œuvre que nous ne pouvons comprendre.Ils feraient preuve de plus de patriotisme, ce nous semble, en consacrant leurs loisirs et leurs énergies à aider les Canadiens-français à trouver les moyens de rester au pays, par l’amélioration de l’agriculture et le développement des industries agricoles.Surtout, le moment est bien mal choisi pour engager nos compatriotes à prendre le chemin du Manitoba et du Nord-Ouest.Les nôtres qui se trouvent là bas sont soumis à une injustice criante.Pourquoi y envoyer d’autres pour partager le même sort ?que depuis quelque temps, au sujet de prétendues négociations qui auraient eu lieu entre Mgr Taché et M.Chapleau, agissant au nom du gouvernement fédé- Tarte, M.Chapleau M.ral.D’après serait entré en négociations avec Mgr Taché, à Montréal, à ht veille des élections fédérales de 1891, et il aurait été convenu que le gouvernement ne désavouerait pas la loi scolaire du Manitoba,parce que cela pourrait nuire aux ministres et au parti conservateur.Eu retour de celte concession de la part de Mgr Taché, le gouvernement devait prendre en mains propres la cause de la minorité catholique du Manitoba, dans le cas où la décision des tribunaux serait défavorable à cette Un minorité.Sa Grandeur affirme que toutes ces assertions de M.Tarte ne " contiennent un mol de vérité." Elle ajoute que ni M.Chapleau ni qui que ce soit n’est entré en négociations avec elle, au nom du gouvernement fédéral, au sujet des écoles du Manitoba ; que personne n’a poursuivi ou même entamé avec elle de telles négociations ; que ses rapports avec le gouvernement sur cette question ont été de nature officielle et ont été publiés dans les documents parlementaires.En un mot, la Taché est aussi 'équivoque qu’elle peut l’être, n’empêche pas M.Tarte de maintenir ses assertions.11 a même donné lecture, l’autre jour, devant une assemblée libérale, à Waterloo, de la copie d'une lettre que Mgr Taché aurait écrite, le 20 août 1892, à son neveu, M.L.11.Taché, dans laquelle lettre Sa Grandeur aurait dit que s'est officiellement et publiquement engagé " et que " d'autres ont fait la même chose privémeut mais solennellement.Cela n'établit nullement l'existence d’un pacte entre Mgr Taché et les ministres fédéraux ; pacte en vertu duquel Mgr l’archevêque de Saiut-Bouiface aurait renoncé au désaveu de la loi scolaire mauitobaine afin de ne pas embarrasser le gouvernement d’Ottawa.Le directeur de la Vérité croit cou- pas M.Mercier et les ordres religieux Extrait du compte-rendu des travaux du congrès national publié par la Presse : " DANGEREUX COURANT " Nous sommes heureux de pouvoir invoquer le témoignage de l'honorable juge Jetté à l’appui de la thèse que nous soutenons, depuis longtemps, au sujet de la langue anglaise.Parlant devant le congrès national, il s’est exprimé comme suit : “ La langue française est pour nous un héritage et un dépôt sacré ; aucun sacrifice, de quelque nature que ce soit, avantage matériel ou autre, ne doit doue nous coûter pour la conserver.Et j’insiste sur ce point, car il s’établit aujourd’hui un dangereux couraut d’opinion, contre lequel personne ne semble disposé à réagir et qui peut cependant nous conduire à des conséquences désastreuses.Dans ce siècle matériel et égoïste, il suffit que Von dise que telle ou telle idée est pratique pour que bien des gens l’acceptent sans prendre la peine de l’examiner.Or, il me semble que l’on insiste trop aujourd’hui sur l’absolue nécessité de faire apprendre l’anglais à nos enfants.Non pas que je sois d’avis qu’ils ne doivent pas l’apprendre, au contraire.Mais je constate qu’à force d’entendre crier cette nécessité sur tous les tons,ceux qui ne savent pas garder la mesure, et il y eu a beaucoup, eu sont venus à se persuader qu’il faut enseigner l’anglais avant le français, et il y a même des couvents où | " M.Mercier ajoute que tous ceux qui veulent se livrer à l'enseignement, qu’ils soient dans les ordres religieux ou ailleurs, devraient subir un examen préalable.Voilà M.Mercier qui emboîte, lui aussi, le pas derrière lus Jules Ferry 1 dénégation du Mgr explicite, aussi peu Uu qui —Il pavait que le trésorier provincial, T honorable M.Hail, n'avait pas réussi, après tout, à négocier uu emprunt à Londres, puisque le Courrier du Canada, do lundi dernier, annonce qu'il a dû conclure un arrangement pour deux uns avec lu Crédit-Lyonnais afin de faire face, le 15 du courant, à l’échéance de l'emprunt do 20,000,000 de francs négocié à cette institution par MM.Mercier et Shehyn, eu 1891.Les conditions do cet arrangement sont semblables, dit le Courrier, de l’emprunt Mercier.UN PEU IARD L'autre jour, parlant de la question des écoles, le Manitoba s’exprimait comme suit : " Quelle que soit la decision de la cour suprême, ou même du Conseil Privé, s'il y a appel, nous ne sommes nullement liés et n’accepterons que ce que la justice et le droit nous donnent lieu d'attendre.Si la lettre de la loi, telle qu’interprétée par nos tribunaux, ne nous protège pas, nous nous attacherons à l’esprit de cette loi, qui est indubitablement en notre faveur." Notre cause sortira des tribunaux pour entrer dans le domaine politique.Nous ne nous sommes pas opposés au premier mode de règlement qui probablement avait des avantages ; mais à défaut de moyens d’arriver par là à une " Sir John Thompson à colles —L’Association libérale conservatrice (pourquoi libérale ?) du comté do Wolfo a eu une réunion, ou “ pique-nique " ces jours derniers, à Weedon.M.Taillon, premier ministre, et M, Casgrain, ctireur-général y noncé des discours.p room assisté et out proLe discours do M.Taillon sera publié, paraît-il.naître le fin fond de cette affaire mieux Il s’est trouvé à Saint- que M.Tarte. LA VERITE 4 I ce et lui donna ûne dernière lois bénédiction.Peu après, notre vénérable père rendit sa belle âme entre les mains do son Créateur, eu présence du R.F.de Glapion, son confesseur, de M.de Raizenne, prêtre résident ici, et d’une partie de la communauté.C’était le dimanche veille de Noël, -4 décembre 1180, à une heure et demie du matin .M.de Rigauville était âgé de cinquante-six ans et trois mois ; il comptait trente et un an et trois mois de prêtrise, et il était revêtu depuis trois de la dignité de grand vicaire.Pour lors, continuent nos annales, quels furent nos soupirs et nos larmes sur la perte que nous venions de faire et qui nous paraissait eu quelque sorte irréparable ' Tout l'intérieur de notre pauvre maison retentissait de nos plaintes au Seigneur.Les personnes de nos salles et eu général tous ceux qui avaient pain pour l’avenir.A mon décès, elles se trouveraient,—j’ai lieu de le croire, toutes les apparences y sont, —plongées dans un second abîme d’où elles ne sortiraient qu’avec plus de difficultés, plus d’amertume que à du premier, si toutefois elles avaient le bonheur d’en sortir, doute.Ainsi, mon zèle, mon amitié, ma commisération, qui m’avaient lait entreprendre leur conservation dans les premières circonstances, deviendra fait du bien à mes (Iraient, dans les secondes, la cause, parents selon mes facultés, ce que je la source, d’une catastrophe plus af-contiuuerai tant que le Seigneur me fligeante, plus accablante que n'eût conservera la vie.le suis disposé à été celle dont les menaçaient les prêta ire passer après ma mort deux mille livres à un filleul (M.Charles-Michel de Salaberry), mon parent au sixième degré, et une pension viagère à mon ancienne cousine.- Ces observations faites, ne puis-je pas en conscience profiter du privilège de la loi anglaise qui donne connu notre père, prenaient part à toute liberté en lait de testament ?.notre juste ailliction.: Le père îles pu ne res rient il' ex; les autres répétaient : nous I tal Général près de Québec, afin de “ So Les parents que j’ai en Canada sont à leur aise.à l'exception L’Hopital-General de Quebec sa d’une cousine germaine de ma mère (Mademoiselle Madeleine de l’Estri-gau Saint-Martin), tort âgée, dont j’ai soin, et d’une issue de germain (mademoiselle Angélique de Villeray) qui je procure depuis trois ans quelques secours, et qui a bon nombre de parents du côté de monsieur son père, plusieurs riches, et d’autres plus à l’aise que moi.“ 4o' J’ai Y (Suite et fin.) Le 25 novembre 1175, ils envahissaient les abords de notre maison.Montgomery, leur général, envoya bientôt quatre cents soldats pour être logés chez nous.Ils remplissaient tellement la salle et le vestibule qu’à peine y trouvait-on le passage.Ceci dura jusqu’au 6 mai, époque à laquelle les ennemis se retirèrent après avoir été plusieurs fois vaincus.C'est en 1776 que le gouvernement de la province commença à gratifier notre hôpital d’une petite pension alimentaire pour un certain nombre d’invalides.Le paiement était fait par le secrétaire de Son Excellence le gouverneur en chef sur la présentation de l’extrait de nos régistes.De plus, il y avait pour l'ordinaire dans l'hôpital des malades passants dont les dépenses étaient au compte de bons protecteurs.Les soldats et les matelots malades y étaient aussi reçus au besoin, à la demande dit gouvernement > < dont je ce ans mivres.“ Donc, dans toutes les circonstances, surtout dans celles du gouvernement,je suis absolument maître de mou bien et libre d'en disposer de cette manière que je juge raisonnable et chrétienne.Le gouvernement n'apporta aucune entrave à Y exécution des dernières volontés de M.de Kigali ville ; loin de là, le général Haldimaml accorda sans aucune diflirulte don 11 Les uns di-1 Ne puis-je pas fairr mes légataires universelles la communauté de Vllôpi- saient jurer.n'avons plus de conseiller ni de con- J les aider à soutenir l'œuvre à laquelle solateur.où eu trouverons-nous ja- leur illustre fondateur, Monseigneur |lu couronne par les nouvelles promais un pareil !.et mille choses de|de SaitivYallier les a destinées, aux .aussi de trois cents it six cha- re//i ise du droit d'amortissement dii i pnotaires du luT de Berliner.cette nature qui nous perçaient le charges cvaessus cœur et augmentaient de beaucoup |messes a mon intention.Mademoiselle Madeleine de l’Es- à qui M.de avait destiné une rente viagère de deux cents livres, ne survécut que cinq mois à son bienfaiteur, et dès lors madame Vharlott triguau Saint-Martin, tant poun^ iUo En 177V, dos annales mentionnent la mort d’un vénérable ami de la communauté M de VIsle-Dieu.Il était âgé de 91 ans.Cette perte ne fut que le prelude d'une autre beaucoup plus douloureuse que nos Mères eurent à essuyer en 1780 Leur généreux bienfaiteur, M.l’abbé de Kiirau 'ville, leur fut enlevé le 24 décembre.Dans Tété de 1780, disent nos annales, M.de Rigauville fit ses dernières dispositions testamentaires, P0UT louJours puis il continua de vaquer par lui- Notre père de higauviLe a été in-raerae à ses devoirs particuliers et à hume près de i autel du « ôté de tout ce qui intéressait notre maison 1 évangile, appuyé contre le pilastre Au commencement d'octobre il flul touche à la gribe des religieuses, éprouva les premières atteintes d une ^ ^ avait et *, son dernier vœu.affection a la tête.Tout le monde, La bienfaisante charité de excepté lui crut d’abord que cela Rigan ville pour celles dont i! avait n’aurait pas de mauvaises suites.Scs été pendant douze ans la providence souffrances étaient aigues ; mais, son visible, devait s’étendre au delà de courage, sa patience, sa douceur, les la tombe.Il voulut, comme dernier lui faisaient endurer sans se plain- témoignage d’amour, les faire héri-|ùu^ 11 oblige do \ entire à bas dre ; d'ailleurs il cherchait à dissi- tières de tous ses biens en leur lé- I prix, pour satisfaire a des dette* que muler son mal pour ne pas augmen- guant sa seigneurie de Borthier.Il | bi charité et la bonne foi lui axaient ter le chagrin de la communauté; se croyait même obligé en justice de | but contracter pour les malades Iran-il se recommandait aux prières afin prendre ce parti.Avant de dicter J ça.is en lio d’obtenir une parfaite conformité à la son testament, M.de Kigauville mit | ôte tenu compte par la coui delgtaiiee, comme toujours,un ami plein volonté de Dieu, soit pour la vie, soit par écrit toutes les raisons qui lui France que du quart.de zèle.Il sut inspirer ses sentiments pour la mort.Malgré des pansements paraissaient les plus propres à coin-j “ Ma mère a eu a 1 Hôpital Gêné- a M.Gray, avocat, qu il choisit pour fréquents, il ne voulait pas disconti- battre les prétentions que 1 ou pour-Irai près de Québec deux cousinesIdétendre les intérêts des religieuses, nuer les fonctions de son ministère, rait élever contre l’exécution de ses I germaines (les RR.MM.Geneviève let la cour rendit sa sentence en leur On avait toute sorte de peine à l’em- dernières volontés.La lecture d’uuel Duchesnay de Saint - Augustin et I faveur le 30 juillet, pêcher de dire la sainte messe les partie de cet écrit fera voir à décou-1 Marie-Joseph Duchesnay de VEnfaut | Madame d Albergati cependant ne jours qu’il souffrait le plus, tant il vert dans son cœur paternel toute la Jésus), excellents sujets qui Vont se tint pas pour vaincue, et elle sc avait envie de prouver à Dieu jusqu’à tendresse de ses sentiments pour no- successivement servi, et qui y ont décida à intenter une nouvelle ac- la fin son zèle et son amour.11 Va dit tre communauté.| beaucoup travaillé, et plusieurs au-[lion.En annonçant aux religieuses à l'autel de la salle Sainte-Marthe “ lo La seigneurie que je possède très parentes religieuses dont quel- qu’elles allaient subir un second pro-trois jours seulement avant celui qui n’était point venue à ma mère par jques-unes vivantes et infirmes, en cès, le docteur Mab^nes’empressa de fut pour lui le dernier.héritage, mais par pur don de la part particulier la sœur Duchesnay de les rassurer ; c’est ce que fit égale- Le temps approchait où le sacri- d'un étranger avant son mariageI Saint-Ignace.J’ai eu dans cette mai- ment M.Gray, et tous deux leur fice devait être consommé.Une atta- avec feu mou père.Je ne dois donc! son pendant plusieurs années, moy- donnèrent de précieux conseils sur que d’apoplexie vint compliquer le rien à mes parents du côté de rnon|ennant une modique pension, un| la manière dont elles devaient agir mal dont souffrait déjà notre bon père.D’ailleurs il n’y en a qu’un père.Un second accès plus violent dans le pays, et il a trois mille livres encore suivit d’assez près, de sorte de rente, qu’on fut obligé de faire avertir précipitamment monseigneur,sans avoir le temps de le prévenir sur un sujet qui lui était si sensible.Il se rendit promptement auprès de son ami, lui administra les derniers sacrements de l'Eglise, lui appliqua 1 indulgcn n perpétuité, que année, mes parents défunts que pour moi.notre peine." Nous eûmes la consolation de posséder pendant deux jours les‘précieux restes de notre père, exposés | protection de la loi anglaise, je sup- le gouvernement de faire atten- Mettant mon testament sous la • ?e hambre.Le concours du 1 plie peuple fut tel jusqu'au moment dejtion : lo Que la seigneurie de l>er-Vinhumatiou, qu'à peine pouvions- i Aubert, veuve du marquis (lAlber-gati, eut droit à la somme annuelle thier.qui seule forme mon immeuble, | de cent vingt livres nous trouver place pour y prier J n’est pas d’un objet bien considéra-veiller plusieurs ensemble.Enfin iljble ; fallait nous résoudre à le perdre il ans sa ; mais a la première échéance, elle refusa l’argent ; partagée entre tous mes parents | qui lui fut offert, du Canada seulement, elle n’aug- et ainsi pendant quatre années consécutives.Enfin, men tarait pas leur fortune considé I &u mois «l’avril 1785, madame d‘Al-rablement.2o Que ce legs accordé à bergati lit cette pauvre maison, ne devrait pas | révérende, être regarde comme une nouvelle savoir par lettre à notre Mère Thérèse de Jésus, qu’elle croyait se devoir a elle-même de faire valoir ses prêtent ions sur 1rs biens rit feu messin* de Ri^nnville sou acquisition, mais comme un faible remplacement de la belle seigneurie de Saint-Vallier.le double plus forte nil I'S iIt justii i >l dé- parfnt, rt que 1rs c idem ini l.M.5 p0ur quarante-huit Le premier avril Irlr! , invalides, et tout notre vaste local la communauté se coin posai: de auparavant destiné aux élèves pen-tronte-quatic piolessvs , il en tuut ^siouriaires se trouva peuplé en peu ajouter huit à ce nombre * le personnel du monastère mier avril 17V3.Afin que cette que remarquable lïit pour elles i occasion d'un renouvellement dansi l’esprit des fondatrices, ou mieux dire dans celui de l'institut.! 18G-S de s’occuper de l’éducation des s filles, prit aussitôt des mesu-augmenter le nombre des I 4 cents en usage,et de me retrouver toujours simple Grand Commandeur du Terri tant d’autres erra- pour avoir j(le h>mps 1 au pre- ii été disposé pour servir pr.ètres malades un local plus vaste que celui qui était ; précédemment destiné a cet usage.francs.Vous comprenez ?lit il, les frais de diplôme.le tronc de la veuve, pie, lorsqu il y a aut tout société de ! des des plus intéressants à conquérir.! En deux mots, il réussit à piquer En 1878 eP°* | d’infirmerie aux I la maçonnerie av bienfaisance, centralisant l’argent j pour des œuvres.” et autres phrases en baudruche, dont il avait plein la ma curiosité, et cela, avec des phrases apprises comme une leçon, je l'ai compris depuis ior.s, des phrases faisant partie, comme celles de mon autre camarade et de Peisina, d'un tout, d'une sorte de boniment, d'attrape-nigaud.soigneusement étudié et fait dans le but de faire des re-I crues et de stimuler les gens qui désirent s'initier davantage.Quoi qu'il en soit, il réussit a mv.faire tomber dans son panneau, en me parlant de séances extrêmement curieuses, auxquelles on peut assister dès que l'on passe dans la maçonnerie cabalistiqu occulte.Pour; 11 s'y trouve nu modeste oratoire où MM.les ecclésiastiques peuvent dire I la messe, et ou le Saint Sacrement "ii vertu d’un ; nos Mères s’y disposèrent d'une manière exceptionnelle par divers exercices de piété.Le jour même du centenaire tombant dans la semaine de la Passion, elles en transférèrent la solennité au 13 avril, et l'allégresse! tion de bouche.J I peut être conserve induit duSaint-Sièg Aujourd'hui comme pendant les I deux siècles écoulés depuis la fondu-cette Maison, la vigilance du temps pascal ne lit qu ajouter a j exacte des supérieurs ecclésiastiques, celle qui régnait dans nos murs sé- j les efi’orts constants des supérieures culaires." Rien ne lut épargné pour claustrales, et la bonne volonté de " — Et pour deux cents francs, alors, je serai d'emblée, comment dites-vous ?.trente-cinquième 7 .!«* saurai tous les secrets 7.“ —Parfaitement, répliqua Peisina : et vous aurez le titre de Grand Commandeur du Temple.• • Je ne savais pas au fond si je devais rire ou me lâcher.Mais qu était-ce que l'argent a «*ette époque moi 7.Je me dis : Qu'est-ce que tu cents francs.donner à cette rejouissance religieuse tous les toute la splendeur possible.L'église 1 11 î décorée de • membres de la communauté, ne concourent qu'à un seul et même iblu .i U ai iit cii i : ilitiui et \i\uce i esprit qui animait nos vénérables foliait jour ou Mgr de Saint-y eut «ha ! Val lier leur confiait, comme un précieux, quelles devaient ertr, conserver et augmenter, les prédicateur se plut a faire ressortir pauvres de son Hôpital Général, les vertus et les bienfaits de notre, illustre fondateur, et des autres personnes auxquelles cette maison est redevable après Dieu de sa cotiser ! Les élèves du pensionnat et! l'Ilopital apporté- i nnn v W » a non « avion v de Le! i % ?qu plus riche et de plus précieux.Saint Sacrement lut exposé pendant datnecs i risque après tout ?Deux ce n’est pas trop cher vraiment, même si tu es mystifié.Séance tenante, ou maçonnerie e .il trois jours consécutifs que jour grand mess", vêpres, salut j dépôt et sermon de circonstance ; et chaque Vhé boniment est tellement bien fait, qu'il devient pour vous obsédant, qu'il hante votre cerveau, tin de compte, je fus pris et me laissai attraper comme bien d’autres l’ont été avant moi, comme bien d’autres le seront encore après ; et me voilà aspirant à la connaissance de nouveaux secrets.Du reste, je dois dire que mes nouveaux frères cabalistes ne mont L Peisina ; nous nous rendîmes ch et là, clans une sorte de salon spécial En il m’apprit à marcher, o faire les ges-j tes et à prononcer différents mots différentes phrases, tous ces fameux, secrets de jadis, aujourd'hui secrets de polichinelle ; et,en fin de compte, il me délivra un diplôme, signé de sou plus beau parafe, ainsi que les insignes de mon grade.En deux heures o peine, j’étais un Grand Commandeur des phi s initiés.Il est facile de voir par là que ce * Giambattista Peisina était un malin et CONFIDENCES : — ITLX - vallon.les invalides de rent la piété la plus édifiante à cette fête qui lut terminée par le chant solennel du Te Dana." OCCULTISTE ( Suite.) Au demeurant, Peisina, cl aspect Pendant les années 1824-1825, le1 austère et grave mi apparence, était, monastère subit encore diverses ré- j dans le privé., un bon vivant, ne debt's tra- daignant pas la bouteille et ayant, le lurent mot pour rire : il so gobergeait line- trouvé le moyen de se faire ment, mangeant bien et buvant sec,r*0 bonnes petites rentes, gtaee a ce gloire du grand architecte de commerce de diplômes maçonniques, disait-il, pour narguer les mais, il était réellement un des gros mais en plus qu’eux, ajou-*bonnets de 1 association, et il axait Pour compléter les dé-, tait-il, à sa santé.Un jour, entre deux vins, je la communauté fit l’acquisition de/ racontai, en manière de plaisanterie, neuf tableaux points par M.Joseph la tentative d’embauchage dont j a- Légaré, artiste de Québec.De toutes les maisons religieuses camarade de Québec, seul le vieux couvent des aussitôt, récollets,—devenu l’Hôpital Général l’antienne de l’antre, avec les mêmes —avec son église de N.-D.des Anges, termes, les memes phrases ; on eût jdrais men servir.Fortin et Michaud offrent de mag nic- est resté debout.Combien de fois presque dit que tons deux récitaient “ — ht maintenant, ajouta-t il, ques blouses de printemps en bas du prix pourtant, surtout pendant le dernier une leçon apprise par cœur.| lorsque tout fut fini, moyennant un coûtant.Voir annonce û la So page.pas laissé trop attendre.On m’a fait grâce des initiations aux 86e, 3te, 3Se et 39e degrés,et je fus reçu d’emblée au quarantième grade, Sublime Philosophe Hermétique.Il est vrai que, bien que n’ayant subi que les épreu ves de ce dernier grade, j’avais, par contre, subi toutes les attaques à ma.bourse ; et, comme me l’avait fail déjà pressentir Peisina, on m’avait parutions et améliorations vaux exécutés dans l’église considérables ; mais dans cette entre- prise les religieuses ne laissèrent aux à la peintres et aux décorateurs que cei l’univers, qu’il leur était impossible de faire ’ jésuites, elles-mêmes corations de notre antique chapelle, vraiment le droit de conférer des • lui I grades, même sans les épreuves usuelles.• • • .I fréquemment demandé si j’avais les métaux ?et on s’était assuré que J’étais donc parfaitement initié ; le signor Peisina m’avait fait, à plu-Alors, il devint sérieux ! sieurs reprises, répéter mots, gestes reprenant mot pour mot jet marche, afin que je n’eusse pas Pair trop emprunté lorsque je von- je les avais.vais été l’objet do la part de mon (A suivre) En bas du prix coûtant LA VERITE 6 n’a pas ostracisé uue des langues officielles du pays ! N’est-ce pas qu’il y a lieu de s'étonner des étonnements du Docteur ?M.Fortier termine ainsi son dithyrambe : “ Honneur à notre maître ingénieux qui n’affecta jamais l’arrogance, mais qui sut, par des chemins à lui seul connus, réformer les idées sans révolter les délicatesses ; qui sut intéresser son parti en lui présentant le devoir sous l’attente du plaisir, le mener au vrai par des sentiers fleuris et illuminés par la raison ! " Honneur et gratitude éternels à l’honorable Wilfrid Laurier qui sait charmer nos sens par une ivresse patriotique unique 1 " A travers la presse canadienne certainement pas moins.Voilà le point.Comme toujours, l’Electeur est à côté de la question.Du reste, M.Tardivel ne s’escrime pas pour empêcher qui que ce soit d’apprendre l’anglais.Il met seulement ses compatriotes d’adoption en garde contre un engouement qui pourrait devenir désastreux ; et il ajoute que les Canadiens-français ayant déjà une forte tendance vers l'étude et l’usage de l’anglais, ce n’est pas le temps de les pousser davantage dans cette voie.Nous invitons l’Electeur à reproduire ce que M.le juge Jetté a dit sur ce sujet au récent congrès de Montréal.Quant à la sottise que YEleeteur attribue àM.Laurier relativement à Louis c’est une sottise, que cela ou du scribe Jamais Louis Veuillot n’a dénoncé le progrès moderne en ce qu’il a de légitime.Il y a quelques mois à peine, lorsque M.Mercier cherchait encore à capter la confiance des ultramontains, l'Electeur qui avait pourtant, pendant des années, combattu Louis Veuillot et ses idées, parlait avec grand respect de l’illustre journaliste catholique et de ses disciples.Il s'agissait alors d’exploiter en faveur de M.Mercier certains écrits de M.Roussel dans Y Univers.Aujourd’hui que cette corde est usée, Y Electeur revient à ses premières et véritables amours, et cherche à tourner Louis Veuillot en ridicule.Nous prions M.Auguste Roussel, directeur de la Vérité, de Paris, do prendre bonne note de cette double évolution de nos libéraux du Canada, afin de ne plus se laisser mystifier par eux.spiritueux ont été ouverts, malgré la loi.Sans doute, cola no justifie pas le Star d’avoir publié le peuple Canadien-français est représenté comme un peuple d’ivrognes ; mais il est certain que cotte infraction do la loi a été l’occasion de g raves abus que tous les hommes d’ordre ment.un article abominable où Ou lit dans la Liberté, de Sainte-Scholastique, feuille rouge, à la date du 2D juin : “ L’Etendard est mort d’inanition, la Libre Parole est morte d'hypocrisie, et la Vérité en est rendue depuis assez longtemps à râler dans les carottes.La Liberté voudrait-elle bien nous * dire ce qu’elle entend par “ râler dans les carottes " ?regrettent amère- —En vertu d’uno loi votée à la domiêro session du lu législature provinciale, lo gouvernement do Québec a décrété, le 23 do juin, l'abolition de la cour des magistrats de Montréal créée par le gouvernement Moicier.Pour justifier celte abolition, on dit que le gouvernement fédéral va nommer deux juges de la cour de circuit, qui seront payés par le fédéral, et qui feront l’ouvrage de la cour des gisirutti provinciale.—Le Dominion Da\jt fête de la confédération, 1er juillet, a été chômé cette année avec le manque absolu d'enthousiasme qui caractérise toujours la célébration officielle de l'anniversaire de fanion #*3F Dans le meme numéro, M.le Dr L.A.Fortier chante la convention libérale à Ottawa.O est du hrisme pindarisé.Ce n’est pas seulement l’ivresse que ^oici quelques extraits de ce poeme produ^ Laurier qui est unique.Le digûe des temps héroïques .Dr Fortier a de bons et valables titres 46 La vérité est notre rempart.à cette distinction." Pendant deux jours, Ottawa fut envahie par une multitude d’hommes venus des points cardinaux de la puissance du Canada, insigne au veut, la joie dans le cœur et le sourire sur les lèvres ; pendant deux jours, les sages de la loyale opposition tinrent conseil publiquement au grand étennement des monopoleurs de tout rang et de toute condition.“ L’immense salle qui nous reçut est le premier temple qui fut témoin du culte solennel, grandiose, rendu à l'esprit saint d’une politique libérale représentée par l’élite intellectuelle du Canada.C’est bétonne me ul des monopoleurs qui est étonnant.Qu’est-ce qu’il y avait donc de si extraordinaire clans le fait que “ pendant deux jours les sages de, la loyale opposition tinrent conseil publiquement ” ?Qu’est ce qui a pu provoquer ce grand étonnement des monopoleurs, gros et petits ?Est-ce la durée du conseil ( Deux jours, ce n’est pourtant pas si long ! Etait-on étonné parce que c’étaient les sages et non les échevelés de l’opposition qui composaient la réunion ?Ou bien les bleus sont-ils tombés dans l’admiration parce que les sages ont tenu conseil, au lieu de se battre?Ou, enfin, est-ce la publicité des réunions qui a ému lame des spectateurs ?C’est peut-être une vaine curiosité, mais nous voudrions bien savoir, au juste, ce qui a causé l’étonnement des monopoleurs.Quant à Y esprit saint d’une politique libérale, c’est plus grave.Dans quel sens M.le Dr Fortier emploie-t-il cette expression ?A-t-il voulu attacher un sens quelconque à ses paroles ?Mais écoutons encore l’incommensurable Docteur : “ Inondés de toute part d’une sympathie incomparable nous nous sentions égayés, attendris ; la nature paraissait s’embellir, lu ciel plus pur, les Heurs s’épanouir avec plus de complaisance ; tout semblait prendre une voix pour applaudir ; il y a jusqu’aux drapeaux qui s’amusaient à échanger des signes d’allégresse avec les zéphirs folâtrant dans les feuillages.Et notre joie fut indéfinissable en entendant les idiomes français et anglais faisant retentir la voûte étonnée de notre salle de délibérations, et nos yeux émerveillés à la vue d’inscriptions anglaises alternant avec des inscriptions écrites en notre langue.” Voilà que l’étonnement se propage ! Ce ne sont plus les monopoleurs qui le ressentent.Le saisissement a gagné la voûte, et les yeux des sages n’y échappent pas.Et pourquoi, s’il vous plaît, ce nouveau ravissement ?Tout simplement parce que la convention libérale ma- Veuillot, vienne du chef libéral libéral.des provinces, en 1867.Le» bureaux blics, les banques et quelques très magasins se ferment ; on tire du canon ;\ la citadelle ; ceux qui n’ont rien à faire organisent une “excursion P 11— rares *** L’Electeur, numéro du 3 juillet, déclare que “ la Vérité dénonce M.Laurier comme une sorte d’antécbrist." Naturellement, l’organe libéral ne cite pas une seule ligue de la Vérité à l'appui de cette nouvelle calomnie atroce lancée contre nous.Nos lecteurs savent que jamais nous n’avons rien écrit de semblable ; qui ne lisent que l'Electeur croiront dur comme fer que la Vérité a réellement porté contre le chef libéral cette sotte accusation.C’est ce que M.Pacaud 5 appelle faire du journalisme honnête î A propos de l’engouement de M.Laurier pour la langue anglaise, VElecteur dit ; ou un “pique-nique ”, et c’est tout.On aura beau faire, le 1er juillet ne sera jamais une fête vrai- ment populaire.Nos populations canadiennes-françaises acceptent la Confédé- ration comme un état de choses transitoire; mais celte Confédération pas, elle légitimes aspirations patriotiqu ne répond ne peut pas répondre à leurs mais ceux o-.Etats-Unis —Le concours annuel pour fadmission d un élève à in célèbre école militaire de West Point, Etat de New-York, vient d’avoir lieu.Les trois jeunes gens qui ont subi le meilleur examen sont trois élèves des écoles paroissiales de New-York, savoir John L.liuni, John IL Hughes, et Timothy M.Goughian.Surcoût points, le premiy a obtenu 92 le second, 92 et le troisième, 91.Voilà quatre années consécutives que les élèves des écoles paroissiales de Now York l'emportent, dans ce concours, sur les élèves des écoles publiques.Cela n'a pa> besoin de commenta ires.—Le vaillant journal catholique de Saint-Louis, The Church Progress, fait remarquer, avec beaucoup d’à propos, que dans sa récente Encyclique aux évê* ques des Etats-U ni-, Léon XI11 déclare expressément que les propositions soumises par Mgr Sa toil i à la réunion des archevêques avaient été formulées par le Délégué lui-même, et non par le Pape : ab se concinnatus ; et que ces propositions ne devaient pas être livrées à la publicité—importune editt7?.Cela répond à deux prétentions dus catholiques libéraux qui affirmaient, d’abord, que ces projections avaient été rédigées par Léon XIII.lui-même, et qu’elles devraient être eon-ddé réoq à l'avenir, comme la nouvelle loi du pays.Los propositions qui n’étaient pas destinées à la publicité ne peuvent pas ; être une loi ; car c'est de l'essence d’une loi d'être promulguée .La loi du pays, aux Etats Vois, ce sont les décrets du troisième concile de Bal timoré qui ordonnent l'institution d’écoles catholiques partout où cela est possible.1 I En effet, pourquoi tant reprocher aux chefs libéraux des opinions dont ils n’ont pas le monopole ?Ainsi, la Vérité reproche à M.Laurier de conseiller Canadiens-français PETITE CHRONIQUE aux d'apprendre l’anglais.Or, un a pu voir dans ces mômes colon-nés que les RR.PP.Oblats d’Ottawa donnent exactement le même Est-ce que l’Université d’Ottawa libérale ?Pourquoi imputer aux libéraux seuls des vues qui sont partagées par une foule de conservateurs ?u M.Tardivel, qui possède également bien les duux langues, eat vraiment trop bon de tant s’escrimer pour refuser autres le môme privilège, heureux de Canada —Pour le beurre et le fromage, la province de Québec figure avec grand avantage à l’exposition de Chicago.Elle remporte beaucoup de prix, disent les journaux.Nous avons hâte de voir lo rapport officiel.On prétend que notre province a battu tous les autres pay.-, même les Etats-Unis.—Mgr Fabre, archevêque de Montréal, vient de publier un mandement pour recommander aux fidèles de son diocèse de venir en aide aux Sœurs do la Congrégation de Notre Dame afin de leur permettre de reconstruire leur maison-mère du Viiia Maria.—Il s’est passé plus d’une chose grettable, à Montréal, lors des récentes fetes.Par exemple, le mardi soir, avait lieu au monument national un concert dont des amateurs cauadions-franç us faisaient les frais.A la fin de la première partie, M.H.Saint-Louis, avocat, qui poursuit actuellement Mgr l'archevêque de Montréal, au nom du Canada-Revue, s'avance sur la scène et annonce qu’à la demande du pi usaient général de la Saint Jean-Baptiste il vient, lui aus-u, apporter son concours en ce jour de fêle nationale.Puis, il récite une pièce de poésie quoi-! conque.Beaucoup du catholiques de i Montréal trouvent que les plus simples convenances auraient dû empêcher il, Saint-Louis de figurer en celle circonstance.U n’y avait aucune bonne raison do le mettre on évidence, en cette occasion.Nous voulons croire qu’on ne l’a pas fait pour narguer Mgr Fabre,mais c’en avait un pou l’air.Le manque de réflexion fait faire tant de chuaCs regrettables.—Un autre incident déplorable s’est produit pendant ces mômes fetes.Lui dimanche, grand nombre de débits de, conseil.est aux Serait-il plus ne savoir qu'une langue au lieu de deux .* Dans son discours au banquol national, à Montréal, M.Laurier a traité ces qu’ils méritent, lorsqu’il a rappelé que Louis Veuillot, qui toute sa progrès moderne, fut bien heureux de recevoir par télégraphe, sur son lit de mort, la bénédiction du Saint-Père ! ” éteignoivs avec le sarcasme vie avait.aixreit ouvrages ous presse, fondateur de la Sainte Union dans les OŒUK8 sacrés de Jésus et tie Marie.¦^-Paris Œuvres St Paul, rue Cassette REPRKSBNTAST $45,000.00 ! 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