La Vérité, 1 juin 1893, samedi 24 juin 1893
MMfflOBggH v '.V2 viW« YisV .1» 1 s ° '' So 48 IZieme.ASSBB Quebec Samedi 24 Juin 1893 —ft Avis LA VÉRITÉ abonnements Ton le demande de ctoaugeinent d’adreeee doll être accompagnée de l’ancienne adresse* Canada et EtaUt.®ul«.$2.00 $1.00 Un an.Six mol» Etranger (Union vostale.) JOURNAL HEBDOMADAIRE Telephone : 172 1.12.SO Dunn “ VERITAS LI HER AMT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Quebec J,P,Tardivel Directeur-Proprietaire rieurs aux études qu’ils doivent enseigner.Cela était difficile jadis, lorsque les professeurs u’avalent aucune école préparatoire.Mais aujourd’hui, avec le Collège romain, les écoles théologiques supérieures et les universités catholiques, sans compter les livres et les revues multiples qui traitent des sciences sacrées, tout diocèse est à même de se procurer un corps professoral d’élite.Pour avoir énergiquement poussé dans cette voie, le P.Aubry aura bien mérité du clergé de France.Un Théologien.et le triomphe des idées et de la vie chrétiennes ; car, si le dogme fait les peuples, selon une expression de J.de Maistre, il les refait aussi ; et ce qui manque le plus à notre pauvre France, ce sont les principes chrétiens.Telle est, esquissée très imparfaitement, la grande œuvre du P.Aubry.Quiconque la méditera en dehors de toute préoccupation personnelle et de tout parti-pris, devra reconnaître l’effort peut-être le plus puissant fait en ce siècle pour rendre à notre clergé son organisation et sa force, et à notre pays sa paix et sa prospérité.Sans doute, le P.Aubry fera école ; sans doute, comme tous les honftues de principes absolus, il aura des admirateurs passionnés, des partisans enthousiastes, des disciples, opiniâtres défenseurs du maître et de sa méthode.Mais, aussi, sa rude franchise lui vaudra des adversaires et des détracteurs ; la réforme qu’il propose est trop universelle, trop intime, elle revêt un caractère en apparence trop surnaturel dans ce siècle raisonneur, elle ramène trop souvent aux traditions romaines des esprits engoués de leurs procédés personnels, pour ne pas soulever des plaintes, des critiques, peut-être d’odieuses dénonciations.Cette perspective de la lutte ne doit point effrayer les amis du P.Aubry ; son nom y gagnera une plus grande popularité, et, plus tard, quand les restaurations, commencées un peu partout, seront achevées ; quand le relèvement de l’enseignement théologique aura rendu au clergé son influence, à la morale son fondement, à la piété et à la vertu sa base véritable, à la prédication apostolique son efficacité naturelle, l’autorité de l’éminent théologien planera incontestée.Oui, c’est notre conviction, l’œuvre théologique du P.Aubry vivra ; elle vit déjà, un peu partout — nous eu avons des preuves incontestables; —elle vit dans de nobles intelligences, dans des âmes sacerdotales.Inspirée par le spectacle des maux qui menacent d’écraser notre société moderne, et par la claire vision des principes qui, seuls, peuvent la sauver, elle demeure, après le témoignage d’une vie sacrifiée pour l’Eglise, le plus grand acte d’amour d’un prêtre, d’un apôtre, d'un confesseur de la foi.Il fallait les ouvrages du P.Aubry peur combler les lacunes de notre éducation.Ils viennent à propos signaler l’infériorité de l’enseignement dans bon nombre de séminaires ; et l’on ne peut plus objecter qu’il soit difficile de trouver, dans chaque diocèse, cinq ou six professeurs éminents* savants, expérimentés, supé- d’entrer dans l’intime de la question.Après S.Bernardet dans un chapitre saisissant de vérité et d’accent apostolique, il prouve que la vie intérieure dans le ministère pastoral (ch.xxi) n’est pas assez abondante chez nous.Nous nous absorbons dans les œuvres extérieures, fort peu persuadés que la nécessité pour nous de la contemplation et de la vie intérieure.La tentation universelle du clergé, dit le P.Aubry, c’est de se laisser gagner par les idées modernes, par l’infiltration imperceptible, mais mortelle, des théories libérales et rationalistes.Nous ne saurions trop recommander aux prêtres la méditation de ces pa ges, pleines, vivifiantes — lotus suc-cus ! 11 y a surtout tels aperçus sur le cœur du prêtre, sur la trempe de l'âme sacerdotale, sur {’édification par le mal, dont il est urgent de se pénétrer à fond.Comme couronnement de son œuvre, le P.Aubry nous découvre la synthèse des sciences et des lettres dans la théologie (Ch .xxn-xxiil).Dans quelle mesure le prêtre doit se livrer aux sciences ; comment il doit leur faire entendre l’Evangile ; ce que la théologie fournira aux sciences pour les synthétiser et les féconder ; par quel moyen il est possible d’arrêter le divorce entre la foi et les sciences humaines : autant de questions graves qu'une connaissance approfondie des principes permet au P.Aubry de résoudre avec nue grande élévation de vue et une parfaite sûreté de doctrine.—Et, parce que la question littéraire importe aux sciences sacrées comme aux sciences humaines, il ne dédaigne pas de descendre à l’étude des formes dont ces sciences devront être revêtues ; il demande le charme et l'exactitude de l’exposition doctrinale—car il y a une esthétique sacrée, et la langue française se prête admirablement à l’exposition dogmatique, quoi qu’en aient dit et pratiqué nos écoles, depuis le précepte de Boileau.Le P.Aubry va plus loin, et, condamnant les théories jansénistes comme les machines littéraires.il montre, eu un langage admirablement théologique, que la science sacrée est la source la plus féconde et la plus pure de toute poésie.Enfin, dans une conclusion qui est le cri d’amour d’un cœur dans lequel l’Eglise et la France sont inséparablement unis, et sous l’émotion du spectacle lamentable de nos déchéances nationales, le P.Aubry trouve des accents d’une ardeur incomparable pour faire appel au renouvellement doctrinal du clergé.Il prouve péremptoirement que la restauration sacerdotale est la condition nécessaire de la restauration nationale.(Ch.xxiv).Ce n’est pas des puissances terrestres, quelles qu'elles soient, c’est du clergé qu’il faut attendre le retour QUEBEC SAMEDI 24 JUIN 1893 LES uRies warn (Suited, fin.) Parce que la direction spirituelle est inséparable delà direction intellectuelle, et la piété sacerdotale fausse impossible sans une solide théolo-Aubry voudrait que le premier fruit des études théologiques fut une vie intérieure plus forte (ch.xix) : Telle sera la formation théologique, dit-il, telle la formation spirituelle.Et il s’élève contre cette école du sentiment qui, depuis le XYIIe siècle, prétend que la science vraie produit l'orgueil.Cette école, héritière naturelle du jansénisme et du quiétisme, elle u’est pas morte ; elle continue à faire la division et la faiblesse dans les facultés du prêtre ; pendant la période de formation, elle met en serre-chaude, c’est-à-dire dans des conditions anormales et dangereuses.A la base de la vie spirituelle, le P.Aubry veut, avec l’Eglise, une science et des principes théologiques aussi profonds que possible ; il veut une théologie du cœur et de véritables professeurs de vie intérieure ; à ces professeurs il demande d’inspirer aux étudiants l’amour des œuvres spirituelles de nos pères et de nos docteurs, l’amour de la vie des saints, de l’Evangile, et surtout du Saint des saints N.S.J.C., dont l’auguste physionomie est si souvent altérée par nos écrits modernes les plus en vogue et les mieux intentionnés.Mais le P.Aubry ne se contente pas de grouper en une vaste synthèse et de développer admirablement chacun des préceptes de la formation cléricale ; la science et le zèle dont il déborde le conduisent plus loin ; il suit au presbytère le séminariste devenu prêtre ; il dresse le program-md de la science sacrée (ch.xx) et de la vie intérieure (ch.xxl) dans le ministère pastoral.L’étude des sciences sacrées est nécessaire au prêtre, dit-il, pour deux raisons capitales ; d’abord pour se sanctifier lui-même et se défendre des dangers intellectuels semés autour de lui ; eu second lieu, pour nourrir sa prédication et fortifier son influence sociale; et il prouve cette double affirmation, non sans gémir du manque d'organisation intellectuelle dans nos diocèses, et du modernisme creux dans lequel vont se perdre une foule d’orateurs dont la formation intellectuelle est demeurée incomplète et superficielle.Que dire aussi dos dangers spirituels d’une vie apostolique très occupée, si cette vie n’est soutenue par une force intérieure abondante.Ici encore le P.Aubry ne craint pas ou trie, le P.Digitus Dei Au sujet du fait parfaitement authentique que je vais rapporter, je ne fais aucun commentaire, je constate tout simplement, quoique le doigt de Dieu semble se montrer d’une manière évidente.Il n’y a pas longtemps encore, vivaient à Sainte-Anne de Beaupré L et sa femme,cultivateurs très à l’aise mais excessivement chiches, quins de force à tondre sur un œuf.Ce couple de ladjes n'avait point d’enfant, ce qui était une source de chagrin, vu que, se faisant vieux, ils voyaient, l’un et l’autre, arriver bientôt le jour où leurs trois terres fermes superbes allaient passer entre les mains d’étrangers, ainsi que leur magot eu argent formé sou par sou en se privant de tout ce qui n’appartenait pas au strict nécessaire.Un jour, agenouillés tous deux dans le sanctuaire de la bonne sainte Anne, ils demandèrent à Dieu, par l’intercession de cette sainte,la naissance d’un fils, et promirent, en même temps, si leur demande était exaucée, de donner £200 p0Ur ja cou.struction de la Basilique actuelle.Un an plus tard, à peu près, un fils leur naissait.Cet enfant tant désiré, ou ce Dieu-donné,donna, en grandissant, tous les signes de l’idiotie, avec quelques éclairs d’intelligence rapides, par-ci, par-là, et à des intervalles assez réguliers.Dans ces moments de lucidité, il manifestait pour ses parents, surtout pour son père, une haine féroce et.le désir de les tuer ; ses forces physiques (il était et fut toujours impotent), u’étaut pas meilleures que ses forces intellectuelles, il ne put mettre à exécution son horrible dessein, qui semblait né avec lui.Il eut à se contenter de menaces, d’imprécations et de malédictions à l’adresse des auteurs de sa malheureuse existence.Il est bon de remarquer que la ladrerie des époux L.les avait pêché de remplir leur promesse au sujet des $200 promises, s’ils obtenaient un fils.Or un jour qu’ils étaient tous les deux absents de leur demeure, des voleurs enfoncèrent une des fenêtres et s’emparèrent seulement de deux cents piastres, quoi au’il se trouvât quelques milliers ae piastres soigneusement enfouies dans la paillasse où l’on avait pris les deux cents.• « • mes- on mais em- A.B. LA VERITE 2 tat dans l'éducation de l'enfance, même qnaud cette ingérence avait l’air d’un bienfait ! Ce qui se produit dans la province du Manitoba, se produira, un jour ou l’autre, dans la province do Québec ; nous aussi nous avons admis lu mémo faux principe de l'ingérence du l’Etat dans les choses de l'éducation, aurons, comme nos compatriotes du là-bas, un réveil terrible.MEMOIRE DE MGR TACHE Mgr Taché esc établie au delà de toute discussion.Maintenant, quelques courtes observations.Ou le sait, M.Laurier a déclaré devant le parlement que si on lui prouvait que les écoles imposées aux catholiques du Manitoba étaient des écoles protestantes, et non pas neutres, il serait favorable à une intervention du gouvernement fédéral.Eh bien 1 c’est section protestante du bureau d'éducation, est président du nouvel advisory board, et le révérend Bryce, membre do Van ci en bureau, fait aussi partie du nouveau.Des anciens inspecteurs des écoles protestantes, au nombre de cinq, trois ont été maintenus comme inspecteurs des nouvelles écoles dites imbli' qucs et nationales, et les deux autres ont été remplacés par dts protestants.Naturellement, tous les inspecteurs catholiques durent sortir de charge.Les écoles normales catholiques ont été supprimées, tandis que les écoles normales protestantes sont mainte- Mgr Varchevêque de Saint-Boniface vient de livrer à la publicité un long et important travail sur la question scolaire au Manitoba.Voici la thèse que soutient Sa Grandeur, telle qu’elle la formule elle-même : “ Ma thèse est celle-ci : Les écoles publiques de Manitoba sont la continuation des écoles protestantes de la même province et, pour la soutenir, je dois d'abord établir la condition des écoles protestantes et catholiques sous l'ancien régime et prouver ensuite que le nouveau régime, tout en détruisant les écoles catholiques, maintient les écoles protestantes, dont il est en réalité la continuation.Sa Grandeur établit par de copieuses citations des lois scolaires uu Manitoba, votées de 1S71 à 1SS9, évoque qu’elle désigne sous le nom d’ancien régime, que la province était dotée d’un système d'écoles publiques dont les unes étaient réellement catholique* et les autres réellement protestantes ; que les catho15 ques n’étaient pas obligés de contribuer au maintien des écoles protestantes, pas plus que les protestants n'étaient obligés de soutenir les écoles catholiques.En un mot, la séparation existait au Manitoba, à peu près comme elle existe aujourd'hui dans la province de Québec, et donnait satisfaction à tout le monde.car Nous prouvé maintenant, et la parole est au chef de l'opposition.Qu'il somme le gouvernement d’intervenir sans délai, et qu’il lui promette, en même temps, M, TAILLON ET M.GEOFFRION * On le sait, l’honorable M.Tail loi l’avocat de Mgr Fabre dans l'affaire du Canada-Revue, tandis Geoffriou est conseil dans Naguère, l'honorable At produit un plaidoyer, au nom do Atgr l'archevêque le prélat dit que le tribunal civil incompétent pour juger les actes épiscopaux.Eh bien ! l’autre jour, d'après Patrie du 15 juin, au cours d’une discussion provoquée par les doux motio de l'avocat du Canada-Revue dont il est question ailleurs, AI.Geoffriou, eu absence de Al.faillou, a fait la décia-I ration suivante : i est l’appui dus députés libéraux, au moins nues.L’ancien principal de l’école normale protestante de Winnipeg est encore j * aPl’ui ^es députés libéraux catho’i- le principal de l’école normale publique i ques.que M.C.A.la cause.Tail Ion Le travail de Mgr Tache a surtout de de Winnipeg, La conclusion de Mgr Taché s’itn- i ; l'importance au point de vue où se pla-; cent certains protestants et les catholi-t bien fques libéraux qui voient ou qui feignent v de voir dans l'école neutre, sans couleur de religion, une institution que tous pose : 11 Quand tous ceux qui s'occupent d’une école sont protestants, i! est naturel de croire et de Montréal, dans lequel est : t • dire que cell ae école est protestante.” Maintenant, le choix des livres de classe en usage dans les écoles forment les valent pas besoin de la démonstration ¦ la peuvent accepter.Les catholiques non libéraux n'a- lites i ns A.— publiques et de ceux qui bibliothèques scolaires est confié abso- de Mgr lâché ; car, pour eux, l’école ; neutre est aussi inacceptable que l’école i.protestante ; de sorte que l'injustice envers la minorité manitobaine n’en lument à Vadvisory board, compost i » exclusivement de protestants.Nécessai renient, comme le dit Su Grandenr, ces livres u seront au moins en très grande serait pas moins réelle si les écoles pures souvent abso- bliques étaient du fuie, comme de nom, des écoles neutres.—unsectarian.Un * % “ Le disti tugue conseil déclare qu’il » publiquement la juridiction du tribunal civil au nom du Mgr Fnhr\ ” est là pour reconuaitrt parse protestants et t lument hostiles aux idées catholiques • s catholique ne peut pas consciencieusement envoyer son enfant à une école où l'existence de Dieu est systématiquement ignorée ; pas plus qu’il ne peut le lais-•coles dvT fréquenter une institution où s enseigne une fausse religion.Obliger les Les prières et les exercices religieux, l'enseignement religieux et moral dans les nouvelles écoles publiques sont iden- 1 tiquernent lus memes, affirme Mgr Taché, que ce qu’ils étaient dans les é protestantes sous l’ancien régime, seulement Mgr Taché i’affirme, mais ii catholiques à contribuer au maintien le prouve d’une manière péremptoire en d écoles athées est une injustice aussi confrontant “ le programme dus études criante que de les contraindre il payer pour les écoles publiques protestantes! ^ur quote-part pour :c soutien d’écoles de Manitoba révisé en 1390 ” et “ le ' hérétiques.les écoles | C’est là une vérité qu’il convient de Voilà qui ne s'accorde guère avec le plaidoyer j rodait : F/, plus loin, toujours d’api ès lu même compte-rendu de la Patrie, M.Geoffriou aurait dit : Far la législation de 1889, qui est devenue la lui de la province à partir du 1er mai 1890, tout 1’ancien système a été changé.Le bureau d'éducation, partagé en deux sections, l’une catholique, l’autre protestante, comme U conseil de l’Instruction publique de la province du Québec, a été aboli, ainsi que les deux surintendants de Y éducation, Vun catholique et l’autre protestant.A la place de ce double bureau et de ce double surintendant, 1889 crée “ un département de l'éducation qui sera le conseil exécutif ou un comité d’icelui nommé parle lieutenant-gouverneur ” ; c’est-à-dire que le département se composera de tous les ministres ou ue quelques-uns d’entre eux.Or, “ Par l'allégation on litige, le défendeur veut dire que les juges n’ont pas lu droit de s'ingérer dans les questions de doctrine et de discipline ecclesiastique.Si les juges n'ont pas lu druit du s’ingérer dans les questions doctrine et de discipline ecclésiastique, comment M.Geoffriou pu il reconnaître la juridiction du tribunal civil au nom de Mgr Fabre dans une affaire où il ne s’agit que du questions de doctrine ut de discipline ?Peut-être la Pairie pourrait-elle nous donner quelques explications à eu sujet.X ut ^ • de programme dus études la loi «le publiques de Manitoba adopté en sep- • ne pas perdre de vue dans le débat ac- temhre 1891 et maintenu le 1er se plein- iuel.Et nous sommes bien j ersuadé que bru 1892.” C'est mot pour mot le même le vénérable archevêque de Saint-Boni-programrne.La loi a beau dire que lus face, en s'appliquant à démontrer que nouvelles écoles sont entièrement non-i les écoles publiques du Manitoba sont no i a t* U A : 'Ut- confessionnelles — unsectarian — ; de un réalité protestantes, n'a pas voulu fait elles sont entièrement protestantes donner à entendre que les catholiques une fois, Mgr Taché le prouve I pourraient les accepter si elles étaient able.Et les neutres, c’est à-dire si Von n’y donnait | catholiques sont taxés pour maintenir aucun enseignement religieux « ces écoles dites nationales, en réalité conque.Enfin, comme le fait remarquer Mgr Taché, Encore “ immédiatement avant l'adoption de de la façon la plus indiscut cette loi, le conseil exécutif avait fait en sorte de rendre impossible la pré d'un catholique sincère parmi sus niern- protestantes, bres.Donc le conseil exécutif était tout quel- UNE PAROLE DEM.MERCIER n o o >•« w â • v v L'autre jour, on inaugurait à Saint-Henri de Montréal une statue de Jac- ne laissons pas passer cette Mgr l'archevêque de S&iiit-Bouiface j occasion sans insister de nouveau sur protestant/' Et, conséquence inévitable, termine son travail eu apportant à Tap-1 les dangers qu'il y a à admettre, même 9UCS Cartier.Il y a eu, à cette occasion, le nouveau département d'éducation* pui de sa thèse une dernière preuve : il ! sous une forme mitigée, le faux principe i Ulle démonstration considerable, des devait être également tout protestant, cite les délibérations officielles des pres- do l'Etat enseignant, de l'Etat faisant j discours.Parmi les orateurs se trouvait La même loi crée un bureau de coq- bytériens et des anglicans, les deux de l'éducation une fonction politique.|M.Mercier, ancien premier ministre de principales sectes du Manitoba.Or Pendant vingt ans, l'organisation de I cette province.Voici un passage de sou presbytériens et anglicans sont, eu l'éducation par l'Etat a fonctionné au | discours que somme, satisfaits du système actuel.Ces derniers verraient “ avec plaisir un enseignement religieux plus complet que celui qui prévaut rnainteuant.” Il y a donc un enseignement religieux quelconque dans les écoles publiques actuelles.Du reste,les anglicans,dans leur Voilà donc toutes les récent synode, s’engagent à résister “ à écoles dites publiques du Manitoba di- toute tentative de séculariser nos écoles figées par douze protestants.Et remarquez que 41 tous les catholiques ayant quelque chose à faire dans l’administration générale des écoles (sous l’ancien régime) furent destitués et aucun ne fut nommé ou put accepter une position sous la nouvelle loi ” ; taudis que 44 plusieurs des anciens membres et des em-PI03& de la section protestante furent admis dans la nouvelle organisation.” Par exemple, le bishop anglican de Rupert’s Laud, président de l’ancienne neutres, uneedarian.Donc la thèse de seillers (advisory board) composé de sept membres.11 Les dispositions de la loi sont telles, dit Mgr Taché, qu’il est moralement impossible que des catholiques soient membres de cette nouvelle création.” Et, de fait, les sept membres de cet advisory board sont protestants, tout comme les cinq membres du conseil exécutif transformé en département de l'éducation.nous empruntons au de trop graves inconvé-|cotuPte*rendu de la Patrie, feuille libérale : Manitoba sans nients parce que les hommes qui étaient à la tète du gouvernement avaient quelques notions Mais tout le système reposait sur un fanx principe : l’ingérence de l’Etat Parlant do l'entêtement de» Bretons, d’équité naturelle.I M.Mercibr dit que les Bretons de ce temps-là étaient comme sont aujourd'hui les Canadiens-français ; ils étaient courageux et tenaces et ne se faisaient dans une fonction purement domesti— Ipa3 même conduire par les évêques que et religieuse ; et uu beau matin (quand ils s’apercevaient que les évêques avaient tort.” i 4 des hommes pervers sont arrivés au pouvoir et ont appliqué ce faux prim | Voilà un enseignement fort risqué à cipe de la façon que l’on voit Sans doute on peut leur dire qu’ils I Sans doute, les évêques peuvent avoir sont injustes, tyranniques, odieux.Mais tort ; mais ce n’est pas aux simples ils peuvent répliquer : Vous avez re- fidèles à les ramener dans le droit che-coanu à l’Etat le droit d'organiser l’édu- min.Cette fonction appartient au Pape cation ; nous sommes aujourd’hui l’Etat; seul.Ce n’est pas toujours une preuve et nous organisons l’éducation comme | de courage que de résister aux évêques.Dans ces résistances, l'orgueil et l’eutê-Combien plus forte serait ia positiou I tement jouent souvent le principal rôle, des catholiques du Manitoba s'ils n’a- Si un évêque fait évidemment fausse vaient jamais toléré l'ingérence de l’E- route, c’est-à-dire s’il s’engage dans une publiques.” Donc elles ne sont pas encore sécularisées, ou neutres.Donc, comme le dit Mgr Taché, ce sont des écoles vraiment protestantes.De leur côté, les presbytériens se sont officiellement prononcés contre “ toute diminution des exercices religieux ” dans les écoles publiques.Donc, encore une foie, il se fait dans c?s écoles des donner au peuple.nous l’entendons.exercices religieux que les sectaires acceptent.Donc ce ne sont pas des écoles i 3 LA VERITE voie manifestement autre que celle que le Chef de l'Eglise ordonne de suivre, c’est le devoir des laïques de rester fidèles au rape.Mais s’il arrive parfois à un évêque ou même à plusieurs évêques d'un pays de s’écarter plus ou moins du droit chemin, le Pape est toujours là pour indiquer la route à suivre.C’est le Pape qui doit dire quand un évêque a tort ; car c’est sa mission de " paître les brebis ’’.Un laïque peut avoir assez de lumières pour s’apercevoir que tel évêque ne suit pas la directiou donnée par le Pape ; mais, généralement parlant, les fidèles n’ont pas 2 se demander si les évêques ont tort ou raison, quand ils agissent comme évêques.Et leur prêcher ce rôle, qui ne leur appartient pas, est une entreprise téméraire, pour ne rien dire de plus.MORT ET FUNERAILLES DU R, P, RESTHER peut-être jamais entendu un prédicateur qui eût plus que lui le don do remuer les cœurs, de les ouvrir à la grâce.Aussi ses missions furent-elles exceptionnellement fécondes.Dieu seul connaît le nombre de 'Ceux que la parole du P.Best ber a ramenés ou maintenus dans la voie du salut.Sa dévotion do prédilection était celle du Sacré Cœur.On peut dire que c’est lui qui a popularisé cette belle dévotion dans nos campagucs.Coïncidence remarquable, c'est pendant l’octave de la fôte du Sacré Cœur,et la veille de la fete de saint Jcan-François-Régis, patron des missionnaires de la Compagnie de Jésus, qu'il a rendu à Dieu son âme d’apôtre.soin, ou serait plus porté à parler anglais dans l’occasion ; mais non, ces messieurs se prétendent si supérieurs à nous,môme dans notre Province, qu’ils croiraient s’abaisser en parlant français.Alors, ayons assez de patriotisme pour faire un peu comme eux ; et tenons à notre langue eu proportion que les autres affectent de n'y pas tenir.Je connais des Canadiens-français qui ne manquent pas de renvoyer aux bureaux du gouvernement les papiers anglais qu'on leur adresse, avec cette remarque : “Les deux langues sont libres et officielles, voilà pourquoi nous avons droit qu’un nous parle dans notre lan- C’est jeudi, 15 du courant, que s’est éteint doucement, à l’Hôpital Général do Québec, le R.P.Jean-Zéphirin Resther.S.J., après une maladie de trois années, soufferte avec la plus grande résignation.Dimanche après-midi, les restes du Rév.Père ont été transportés de l’Hôpital Général à l'église de Saint-Rock, par les membres de la Ligue du Sacré-Cœur.Le cortège funèbre était très nombreux.On a rarement vu à Québec spectacle plus imposant et plus touchant.Lundi matin, à l’église de Saint-Rock, qui était remplie d’une foule recueillie, le gue.Si vous êtes trop pauvres, trop B.P.Désy, S.J., supérieur de la Rési-mesquins, ou trop fanatiques pour nous traiter avec justice et déférence, gardez Le Camda-Revue vs Mgr Fabre donee de Québec, a célébré la sainte messe.Son Eminence le cardinal assistait a la messe et prononça l’absoute.Dans le chœur on remarquait une cinquantaine de membres du clergé, tant de Québec que des paroisses environnantes.Le corps du Père Résilier a été déposé dans les caveaux do la chapelle du Sacré-Cœur, do Saint-Roch, en vertu d’une promesse solennelle faite au défunt religieux par feu il.l’abbé Charost, alors curé de Saint-Roch.C’était à la suite de la célèbre retraite de 1SÎ1 prcchéo par le R.P.Résilier, retraite dont ou se souvient encore, dont on parle encore à Saint-Roch, retraite extraordinairement fructueuse.En mémoire de cette retraite, les paroissiens érigèrent la chapelle du Sacré-Cœur, et il.le cuvé Ckavest promit au Père Résilier que, tous deux, ils y reposeraient un jour.Lu paroisse de Saint-Roch a tenu la promesse faite par son ancien curé.L’avocat de la Revue, il.Saint-Louis, avait demandé au tribunal de forcer Mgr Fabre à donner plus de détails sur les circonstances dans lesquelles il a dû condamner le Canada-Revue ; et aussi à opter entre deux moyens de défense, Mgr Fabre ayant dit dans son plaidoyer qu’il avait agi avec modération et qu’en matière do discipline ecclésiastique il ne relève pas des tribunaux civils, il.Saint-Louis a soutenu que puisque Mgr Fabre veut faire apprécier la modération de sa conduite par le tribunal il ne peut pas, en meme temps, décliner la compétence du tribunal.Quoi qu’il en soit, le juge Gill a renvoyé les deux motions, la première parce que les circonstances sont suffisamment indiquées dans le plaidoyer, et la seconde parce que les deux moyens de défense ne sont pas incompatibles.Il y aura, paraît-il, appel de ce double ju-trement interlocutoire.vos papiers.” Si nous savions user de uos droits on finirait par les reconnaître ; et on se procurerait, aux différents bureaux du gouvernement, des formules françaises et anglaises, pour s’en servir au besoin.De plus, on devrait exiger de tous les employés du gouvernement, des cours, etc, la connaissance de l’anglais et du français ; et ou devrait forcer ces employés à répondre en français à ceux qui écrivent en français ; la politesse l’exige, ainsi que le bon sens ; cependant, un règlement à ce sujet ne serait pas de trop, attendu que les Canadiens-français ne se montent guère plus polis que les Anglais, à ce sujet, envers leurs compatriotes.Si des classes élevées, on descend maintenant parmi le peuple, ou y verra bien souvent un aussi sot engouement pour l’anglais.Voyez leur tenue des livres, leurs enseignes, leurs annonces, leurs discours,etc ; on les dirait anglais ! Eu vendent-ils plus aux Anglais ?non.En sont-ils mieux traités, plus estimés, par les Anglais ?non.Pourquoi donc faire tant les Anglais ?C’est de la bêtise, voilà tout.On croit se grandir, se donner de l’importance aux yeux du monde ; loin de là.Aux yeux des vrais Canadiens-français sots, ou des espèces de traîtres à sa nationalité ! Que les Anglais aient à cœur de faire disparaître le français, passe encore ; mais que les Canadiens français eux-mêmes les secondent dans leur plan, c’est une indignité ! D’autant plus que, comme langue, le français est plus beau que l’anglais, et que, dans la pratique, comme vous l’avez si bien fait voir, il est bien plus eu usage que l’anglais.Jeunes gens, le sort de notre langue nationale est entre vos mains ; vous êtes la génération de l’avenir, et si vous le voulez, la langue française fleurira toujours au milieu de nous.Plus que cela même, vous devez travailler à la répandre, et à la faire respecter dans la mesure de uos droits.On parle beaucoup de réformes do ce temps-ci.Voilà une bonne occasion de se réformer ; qu’on eu profite.Dans la pratique, parlez le français autant que possible ; ne cherchez pas à singer les Anglais, ni dans leur langage, ni dans leurs manières ; c’est vous déguiser ! Bien de beau comme le beau langage de la France, comme les belles manières de nos pères.Aussi ou disait autrefois que le peuple canadien-frauçais était peuple de gentilshommes ! Fasse le ciel que l'histoire eu dise autant de uos descendants.A PROPOS D’ANGLAIS A monsieur le rédacteur du la Vérité, Cher monsieur, Je viens de lire votre article, en ré-pouse à la Gazette, de Juliette, à propos de l'anglais, et je vous eu remercie sincèrement ; ça été un vrai soulagement pour moi de voir cet exposé de notre situation, et l'un ne peut s'empêcher de dire : tout cela est bien vrai ! Et si chacun voulait y mettre un peu la main, les choses iraient encore mieux.Ainsi, par exemple, pour commencer par les classes les plus élevées, pourquoi, dans les bureaux du gouvernement, ne tient-on pas à faire toutes les affaires en français quand ou s'adresse à des Canadiens-français, au lieu d'avoir des livres tenus on anglais, des formules anglaises, etc.Vous dites qu’à la législature de Québec ou parle moins l’anglais qu’uu-trefois.Moins souvent, peut-être, mais encore trop souvent, assurément.Est-ce parce qu'il s’y trouve quelques Anglais ?Mais ces messieurs ue sont-ils pas capables d'apprendre lu français, ou refusent-ils de le faire ?Dans le premier cas, ils ne sont pas à leur place, et dans le second cas, ils ne méritent pas d’êtio députés.Nos Canadiens sont bien obligés, au parlement fédéral, de savoir assez l'anglais pour comprendre ce qui s’y dit ; que les Anglais eu fassent autant ici.Un autre endroit où ou abuse encore de 1 anglais, c’est dans uos cours de justice, Sans doute, juges et avocats doivent savoir les deux langues pour remplir leurs devoirs ; mais dans uuo province française, pourquoi tant d’au-glais dans tous les papiers de cours, et dans les plaidoyers ?Que ferait-on de plus dans une province anglaise / On se défend en disant qu’il y a toujours quelques Anglais qui ne comprennent pas le français.Mais a-t-ou autant d’attention, dans les provinces anglaises, pour les Canadiens-français qui ne savent pas l’anglais ?Et pendant ce temps, les plaideurs Canadiens-français sont obligés de .se faire traduire les papiers que leurs avocats leur adressent, et d'entendre parler de leurs affaires eu anglais, par les avocats et les juges, sans y rien comprendre 1 C’est fort amusant, eu vérité.Si tout cela n'est pas un engouement stupide pour l’anglais, c’est de l'atteu-tion envers les Anglais portée jusqu’à la bêtise ! Et on devrait s’eu corriger d’autant plus vite qu’on n'est pas payé de retour.Si on voyait, en effet, les Anglais se piquer de politesse envers nous, eu nous parlant français, au be- Les journaux de parti Le R.P.Résilier naquit à Montréal le 26 août 1S23.Il était donc dans sa 70e année.C’était une figure universellement connue dans le Canada français et non moins universellement aimée que celle du Père Resthor.Son cœur débordait de l'amour de Dieu et du prochain, Encore ecclésiastique, à l’automne de 1846, il fut nommé directeur du collège naissant de Joliette.Ordonné prêtre lo 19 décembre de la môme année, il remit le collège entre les mains des Clercs de S.Viateur A la fin de l’année scolaire.Pendant l’été de 1847 il fut chargé par Mgr Bourget d’exercer le saint ministère à la Pointe Saint-Charles, do Montréal, parmi les victimes du typhus.Il en ad.minislra près de 800 durant l’espace de deux mois, et contracta lui-même la terrible maladie qui faillit l’emporter.Revenu A la santé, A l’automne de 1847, il fut nommé curé de Saint-Jean Chrysos-tôme, diocèse de Montréal,bien qu’il n’eût pas encore tout à fait une année de prêtrise.Le typhus ayant enlevé presque tous les prêtres sachant l’anglais, Mgr Bourget avait beaucoup de difficulté A trouver des curés pour los paroisses qui exigeaient la connaissance dos deux langues.L’abbé Résilier fut transféré A la cure de Saiut-Grégoire-le-Grand en celle do Saint-Hyacinthe, .on 1852, et A celle do Suiut-Athunaso,en 1858.En 1860, Mgr Joseph Lnroquu le ramena A Saint-Uyacintho.Trois ans plus tard il retourna à Saint-Athanase où il demeura jusqu'en 1866, date do son entrée dans la Compagnie do Jésus.Déjà connu comme prédicateur remarquable et renommé pour sa piété et son ardente charité, ces qualités brillèrent chez lui d’un plus vif éclat après son entrée dans l’illustre Institut do saint Ignace.Ses supérieurs l'ont presque constamment appliqué à l’œuvre des missions pour laquelle il était admirablement doué sous tous les rapports.Il y a ou, sans doute, des orateurs sacrés plus éloquents que lui ; mais on a rarement, Naturellement, les journaux départi, tant conservateurs que libéraux, cherchent A faire servir le mémoire de Mgr Taché à des fins bien mesquines.Les journaux libéraux s’en servent pour attaquer lo gouvernement, les journaux conservateurs l’accueillent avec joie comme une arme contre M.Laurier.Ni les uns ni les autres ne songent à demander aux catholiques du Canada de s’unir pour faire cesser l’injustice que Mgr Taché signale.C’est ainsi que l’esprit de parti nous ruine.Sans doute, M.Laurier a déclaré, pendant ht dernière session, que s’il était prouvé que les écoles soi-disant publiques étaient réellement protestantes, “ il n’y aurait pas un moment à perdre pour venir au secours de la minorité opprimée.” Mais, s’il est permis de lui rappeler cette parole, les journaux conservateurs no devraient pas oublier que ce sont leurs chefs qui laissent subsister, depuis trois ans, cotte criante injustice.C'est le gouvernement qui est responsable de la politique du pays, non l’opposition.passe pour des ATI xy ss —Los trois caravelles espagnoles, la Santa Maria, la Pinta et la jVinci, reproductions aussi exactes que possible des trois vaisseaux que commandait Chvis-1850.A j topho Colomb,lors de son premier voyage en Amérique, sont entrés dans le port de Québec, jeudi le 15 juin.Elles sont eu route, comme on le sait, pour Chicago, et elles arrivent do New-York.Il n’y a que par la voie du Saint-Laurout et les grands lacs qu’un navire de quelque importance puisse pénétrer dans le cœur de l’Amérique du Nord.La ville .de Québec a fait une jolie démonstration aux caravelles et aux officiers qui les commandent.Le sé* jour do ces vaisseaux dans nos eaux a été très court.La Santa Maria, la plus grande des caravelles, n’a que 75 pieds do long.un -*\Lq9 libéraux du Dominion tiennent une convention, ou congrès, à Ottawa cette semaine.Un Ami.9 juin 1893 LA VERITE • , r-ù\5 k L.DROUIN, Gerant.v‘., 1 > I -X m I .movSin •» n v LA POMMADE SOLAR! 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donné notant de Fiti-factinn qao l’AXTICHO-H LERIQVK rr*
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