La Vérité, 1 mai 1893, samedi 6 mai 1893
9t xov^Y5^vXXe I2iem8 AN^EB Quebec Samedi 6 Mal 1893 Ho 41 ABONNEMENTS LA VÉRITÉ Avis Tonie denuinde de changement d’adretme doit etre accompagnée de l’nucleiinc adresse.Etala* IJ ni h.$8.00 .$1.00 ¦Canada et Vil al: MU mol» Klraiijçoi* (Union postale.} fl.13.80 Bureau de renseignements : ! 6 rue St Joseph.(Ancien bureau de la Vérité JOURNAL HEBDOMADAIRE Vu an p .lAphono : 172 “ VERITAS ltberabit vos—la vérité vous rendra libres.j.PJirdivel Directeur-Propriétaire • Bureaux : Chemin Sainte-Foye prè^ Quebec raient pas leur paraître à eux-mêmes bien solides,c’est qu’ils croyaient fermement qu'aucune explication ne saurait être moins vraisemblable que l’hypothèse d’une erreur de l’Ecriture inspirée.Le plus souvent, d’ailleurs, dans ces cas extrêmes, ils QUEBEC SAMEDI G MAI 1803 Ces raisons prennent encore plus de force contre l’école “ large ”, qui ue se couteute pas de dépouiller du caractère historique les récits primitifs de la Genèse, mais qui tend à volatiliser, pour ainsi dire, toute l’histoire biblique, par ses interprétations idéalistes.Mgr d’Hulst nomme d’ores et déjà, comme condamnés à cette dénaturation, " le livre de Job, certains détails de l’histoire de la chute, le livre de Ruth, etc.”.Ce simple énoncé est déjà fait pour scandaliser les croyants.Mgr d’Hulst, ou du moins ceux au nom de qui il écrit,pensent que''la foi n’oblige pas à admettre.que le cadre où se placent les enseignements coutenusdans cdt livres soit rigoureusement historique”.Cependant, quesigni fieraient dans cette hypothèse, les éloges décernés à Job, à Ruth, comme à des personnages réels, non seulement partons les docteurs de l’Eglise, mais par l’Ecriture elle-même ?L’enseignement dogmatique et moral, que l’Eglise a toujours cherché dans ces livres, garderait-il sa force, si Job et Ruth u’étaient plus que des mythes.et leurs histoires des apologues, des coûtes moraux.Et que nous promet encore l’e/c.de la phrase de Mgr d’Hulst ?Avec les principes et les procédés de son école “ large ”, bien large, eu effet, ou l’a vu, même à l’égard de la logique, que restera-t il, de toute l’histoire biblique ?Que restera-t-il finalement de la Bible, puisque, de l’aveu de Mgr d’Hulst, “ considérée dans sou ensemble, l’Ecriture Sainte apparaît comme un long récit (1)” ?On nous Ou nous assure qu’on y respectera “ les faits humains qui fout corps avec la révélation ou avec la préparation messianique (2)” Mais qu’est-ce qui décidera si un fait, uu récit biblique remplit cette condition ?Le jugement propre, c’est-à-dire souvent le sentiment subjectif, l'arbitraire de l'exégète.On nous répond que l’Eglise est là pour arrêter, pour remettre daus le droit chemin les apologistes qui s’en écarteraient.Sans doute ; mais: d’abord, ue vaudrait-il pas mieux, pour bien des raisons, que le Saint-Siège ne fut jamais obligé de frapper, comme il a dit le faire, des savants catholiques distingués, tels que François Leuor-maut î Ensuite, si le priucipe‘‘large” prenait une fois pied dans l’exégèse et l’apologétique, il rendrait singu lièremeut difficile à l’Eglise l'accomplissement de sa mission.En effet, l’Eglise n’est pas inspirée; elle ne reçoit pas habituellement de révélations d’en haut ; il lui faut du temps, des rech .-rches, des délibérations pour élaborer ses réponses et ses décisions.Chacun sait combien il lui comme les suivants.Peut-être l’interprétation métaphorique est-elle encore autorisée, dans une certaine mesure, pour quelques autres fragments réputés historiques : c’est uu problème à débattre daus chaque cas, suivant les règles de la saine exégèse.Mais ce qui est certainement inadmissible, c’est d’étendre ce genre d’interprétation aux dix premiers chapitres de la Genèse presque tout entiers, comme l’avait fait François Lenormant, et à d’autres livres encore, comme le feront les adeptes’de l’école “ large ”, si l’on eu croit Mgr d’Hulst.On sait que, selon la théorie exposée par Lenormant dans ses Origines de l’histoire (1880), théorie que Mgr d’Hulst résumé avec de copieux extraits, les récits contenus dans les premiers chapitres de la Genèse, non seulement n’ont pas été rédigés en vue de former une histoire proprement dite, mais se composent,eu par c,dn moins, de légendes mythiques, sans valeur historique, dont les écrivains sacrés," éclairés par la lumière dv l’inspiration, ont su faire le vêtement figuré de vérités sublimes et éternelles ”.Mgr d’Hulst rappelle que l’ouvrage où le savant orientaliste avait soutenu et appliqué cette théorie a été mis à l’Index ; mais il s’efforce de montrer que ce fait n’équivaut pas nécessairement à une condamnation de la doctrine de Lenormant ; qu’on peut n’y voir qu’une prohibition de lire son livre, motivée *• surtout par la nouveauté inquiétante des théories qui s’y faisaient jour ”.Nous appréhendons fort que cette explication ne paraisse trop bénigne à Rome.Quoi qu’il eu soit, les théories de Lenormant sur les récits de la Genèse n’ont pas seulement le défaut d’être “ excessives ”, de n’être " pas mûres ” ou “ pas sûres, comme les qualifie Mgr d’Hulst ; nous osons dire qu’elles sont inconciliables avec l’enseignement catholique,aussi bien eu tant qu’elles dénient à ces récits le caractère d’une véritable histoire, qu’en tant qu’elles y supposent la possibilité de l’erreur.Le caractère historique des récits de la Genèse, au moins dans leur ensemble, est prouvé à la fois par la texture même de ces narrations, qu’il n’est pas possible de transformer eu pures allégories, sans faire la plus grande violence aux textes ; puis par le sentiment constant de l'Eglise et par Tantôt ité même des auteurs inspirés du Nouveau Testament, qui out invoqué les faits contenus dans ces récits comme des faits historiques, et leur ont supposé ce caractère pour y appuyer des enseignements dogmatiques et rao rauxfl).- - - - ¦.— - ¦¦¦ • — (1) Nous avons développé ces arguments dans la Controverse (octobre 1882).U “ Etudes religieuses) (Des avouent simplement leur ignorance en laissant résoudre l’énigme N’est-il (Suite ) aux interprètes futurs à si c’est possible, pas évident qu’on aurait vu au moins tel ou tel des docteurs Ill Telle est, par exemple, cette cou tradictiou apparente entre le premier chapitre de la Genèse tiou sejfait en six jours,d’une part le second chapitre, v.4, où la période parait réduite à uu fecit Dominas Drus ccclum et terrain) u autre part \ sans parR* l’Ecclésiastique, xvm, 1 {Qui in ic'.enmm rrcavit omnia sim ni;, lequel les Pères latins.les plus hardis, Origène par exemple, employer, ou du moins insinuer l’expédient si commode de 110s contemporains, s'il avait jugé pouvoir lu faire sans blesser la foi ï L’impossibilité de trouver un seul exemple de ce genre dans les dix-huit siècles de la tradition catholique est une condamnation sans appel de “ l’opinion large ”, Il est maintenant assez clair, pensons-nous, que ses défenseurs n’ont à se prévaloir en aucune façon des “ hardiesses ” qu’ont pu commettra les Pères de l’Eglise.Et la confusion continuée tout le long des deux passages cités eu dernier lieu, entre les.' hardiesses qui ébréchent la doctrine de Y inspirât ion et de Y infaillibilité bibliques, et celles qui la laissent intacte, lors même qu elles ne gardent pas assez aux textes leur sens littéral et historique, cette confusion ne fera plus illusion à nos lecteurs.Il sera utile cependant de.la mettre plus eu lumière.C’est encore un des points où nous regrettons que Mgr d’Hulst ait développé sans correctif des idées dont le défaut n’a pas dû lui échapper, mais qui peut être moins sensible pour d’autres.Sou exposé mêle deux questions très différentes, quoique susceptibles d'une certaine connexion.L’une est celle de savoir si toutes les énonciations de laBible sont nécessairement où la créa- et jour (in die quo er du texte de rivit n'a trouble que Maintenant, il n'est pas nécessaire orientaliste consommé la contradiction d’etre un pour savoir que nexiste pas, vu uraique,c^yô/zi, que traduit in oie quo, n'indique pas nécessairement une époque restreinte à un seul jour.Cependant cette misère a dérouté les Pères les plus réellement savants, d'Origèue à saint Augustin, et a été le motif principal de l’interprétation métaphorique que plusieurs ont donnée du premier chapitre de la Bible.que l’expression hé- *; ».» Combien grand a été cet embarras de nos anciens docteurs devant beaucoup d’objections dos païens et des hérétiques, et surtout devant celles que leurs propresétudes leur faisaient découvrir dans les partieshistoriques de la Bible, il est facile de s’en convaincre par la lecture de leurs commentaires, et plus encore des ouvrages spéciaux qui ont été composés sur les difficultés de l’Ecriture par les pl us éminents représentants de l’exégèse patristique, tels que Orion-gèue, Eusèbe de Césaréc, Théodore!, saint Augustin, etc.Mais rien ne le fait mieux ressortir que ces interprétations, qu’ou est tenté d’appeler puériles, auxquelles ils ont eu parfois recours pour se tirer d’affaire.Les adeptes de l’opinion “ large essayent d’exploiter en leur faveur ces interprétations ; mais elles prouvent eu réalité contre eux.Eu effet, lors même qu’elles sont le moins naturelles, toujours elles respectent l’inspiration et la vérité entière du texte sacré.Jamais, dans les cas même les plus épineux, devant les plus sérieux adversaires (et les Celse, les Porphyre, etc., valaient alors les Voltaire, les llouan et les Réussi, aucun docteur de l’Eglise n’a mis en doute ni laissé suspecter l’infaillibilité d’une affirmation authentique de la Bible, qu’elle se rapportât au dogme, à la morale, ou seulement à l’histoire, aux sciences naturelles Et s’ils out adopté parfois des explications singulières, et qui ne pou- vraies ; l'autre, de savoir si certains née its, certains tableaux de l'Ancien Testament pourraieutètre interprétés dans un sens métaphorique ou figuré, ou comme des allégories, des para boles.Nous savons ce qu’il faut penser de la première question.Quant à la seconde, il est certain qu’elle peut légitimement se poser dans quelques cas.Par exemple, le récit de la création, dans le premier chapitre de la Genèse, a reçu de beaucoup d’exégètes catholiques, à commencer par des Pères très illustres, une interprétation où la métaphore un rôle plus ou moins cousidé-A cela il n’y a rien à dire, la vérité du texte, daus joue râble.pourvu que son sens naturel (qui n’est pas nécessairement le sens littéral, matériel;, soit maintenue intacte, et que l’interprétation ne devienne pas violente et forcée.que le premier des récits de la Bible caractère particulier qui per- il est manifeste, en effet, en a (i; P.20.(2) P 31.a uu met de ne pas le traiter absolument - ¦ ¦ 8391^^9057 LA VERITE 2 Et, pourtant, dans ce même article, d'excommunication qui tienne à cela." bien nos expressions, et nous voulons dire exactement ce que nous disons.pour valoir quelque chose, ouvrage de ce genre doit être fait avec un grand soin, doit être exact, impartial, complet.Sans doute, dans toute œuvre huso glisse nécessairement dus s'agissait que des imperfections inhérentes à tout ce qui vient de l'homme, nous n’aurions lien à dire.Mais nous sommes eu face de tout autre chose.Il y a dans ce livre des lacunes tellement énormes, et eu si grand nombre, qu'on en reste tout abasourdi.En les constatant on croit rêver.quatre convaincu que l’on ne se trompe pas ; que tel nom n’y est pas.On se demande quel système l’autour a pu suivre pour pareil résultat.coûté, par exemple, pour la condamnation du jansénisme, une hérésie bien M.Fréchette se vante de son courage ! Ces mots que nous soulignons consti-évidente, cependant ; et encore elle a dû lutter plus d’un siècle pour imposer sou jugement aux obstinés admirateurs de VAugustinus d'Ypres.Ainsi les dieune-frauçnise.Il dit : “ hardiesses ” que nous prépare l’école " large ” auront déjà troublé et peut-être dépouillé de leur foi bien des âmes, Il est beau, le courage de M.Fréchette ! M.Fréchette se moque d'une façon odieuse de la fécondité de la race caua- tueut une véritable impiété aussi ridicule qu'inutile.Personne ne parle d'excommunier M.Fréchette.Il va écrire En effet, un tant de sottises, s'il continue sur ce ton, qu'il suûira de le laisser faire pour que tous les hommes sensés fassent le vide autour de lui.C'est l'excommunication qui l'attend.Car demander des réformes, môme à turc et à travers, et baver sur tout un peuple, sont deux opérations bien distinctes.M.Fréchette prétend qu'il n'est pas un 14 simple individu." Il s'apercevra pourtant qu'il n'y a rien au monde de plus individu que lui, et aussi rien de plus simple.Eu effet, c'est étonnant de voir jusqu'à quel point M.Fréchette est peu compliqué.Il est aussi simple qu’était le fameux Barnurn.Faire du bruit pour faire dj l’argent, voilà toute l'ambition de notre skoivm ni canadien.Nous eu avons la preuve dans le post-scriptum suivant, lequel, comme lus post-scriptum des femmes, est la partie vraiment importante de sa lettre.Le voici dans toute sa beauté baraumesque: “ Il y a assez longtemps qu’on vante la fécondité de nos femmes ; il me semble qu’un peuple pourrait avoir quelque autre sujet de fierté que la caractéristique qui distingue l'intéressante famille des lapins —encore plus prolifique que nous.Un Canadien un peu orgueilleux—si détériorée que soit l'espèce—fourrait, je crois, avoir quelque autre ambition que celle de» pou/es couveuses.Malheureusement i elle ne s'élève pas haut, l’ambition du ! canayen maine il imperfections.Aussi s'il ne avant d’être arrêtées par une action efficace de l'autorité suprême.(A suivre) Barnum-Frechette C’est nous qui soulignons.Nous le répétons, ces paroles sont disant “ à propos d’éducation.” Cela se odieuses.Si elles avaient été prononcées Les premières étaient, quant au | par un McCarthy, par un Charlton, ou fausses, injustes, très!écrites par un rédacteur du Mail, elles pauvres en arguments’ solides ; mais, au auraient soulevé un toile général d’un moins, elles avaient un certain vernis bout à l’autre du pays ! Les journaux littéraire.Celle-ci est uu vrai gâchis, cauadieus-frauvais vont-ils laisser pas.C’est un mélange de vulgarités, d’iucon-gruités, de vantardises et d’irrévérences flétrissure qu’on pourrait, sans exagération, qualifier de quasi-impiétés.tous nos écrivains de quelque va- M.Fréchette en est rendu à sa quatrième lettre à M.l’abbé Baillargé, soi- On regarde encore, deux, trois, fois, avant (Vôtre bien i gâte, fond, violentes, arriver à Voici quelques-unes des que nous avons constatées par vail de deux ou trois heures omissions un tra-Xuiis sommes bien persuadé que le sujet est très loin d'etre épuisé.Prenant au hasard les noms de quelques piètres bien connus de tout le pays, suite le Repertoire.Très noms n'y sont pas du tout.ser, sans protestation, cette abominable parce que c'est un compatriote qui veut Vimprimer à toute la race ?M.Fréchette continue ainsi : De Nous avon> beau avoir des imbécile^ nous avons con* souvent ce- 44 V.S.— Je remercie mes lecteurs de l'intérêt qu’ils semblent porter à notre petite discussion ; mais je dois leur dire qu'il est inutile de m'écrire par centaines (du Barnum pur) pour avoir la série de mes lettres.Il faut attendre que le tout soit publié en volume.Ht cela n’arrivera peut-être pas de sitôt, tant j'en ai encore long à dire.*ÿc l'on veut s'inscrire à l'avance comme souscripteur, on n'a qu’à /adresser à mon éditeur, M.Louis Patenaude, No 25, rue Saint Gabriel.” voilà, mesdames et messieurs, i aboutissement de cette formidable colère de M.Fréchette qu'on ne peut pas plus endiguer que le Saint-Laurent : «ne petite souscription, à Vavance, chez Patenaude 1 M.Fréchette veut bien faire des réformes, pourvu que Von s'inscrive à Vavance comme souscripteur, chez Pt tenaude.Sinon, non.Pas de souscripteurs (à l'avance), pas de réformes.Si personne ne s'inscrit chez Patenaude,|le volume ne paraîtra sans doute pas, et les Canadiens iront se détériorant jusqu’à extinction complète de l'espèce.Demandez donc, mesdames et messieurs, chez Patenaude, et à l'avance, la grrmude révolution littéraire, sociale et scolaire de M.Barnum-Fréchette ! Only twcnfy-jivc cents ! leur, il n'y a que M.Fréchette qui ait qui proclament que nous écrivons le français comme Corneille, (noramcz-cn un de ces imbéciles, monsieur Fréchette); nous avons beau avoir des idiots qui chaulent sur tous les tous que nous parlons notre langue comme Sarah Bernhardt, (pourquoi Sarah plutôt que le Père Monsabré ?) ; nous avons beau surtout F ré- avoir de* régiments d’aliénés pour écou-j ter cela et applaudir, le bon sens perce toujours un peu et, d’instinct, nous ne avons nous empêcher de laisser naïvement éclater, dans quelque aveu monumental, notre infériorité désespérante.C’est au point que lorsqu’un des nôtres— \ oici.par exemple, un échantillon tfe Vas au it—a été fait caporal dans l’armée française—caporal.vous m'entendez bien 1 •—on a presque crié au miracle." assez peu de tenue pour débiter pareil discours de mardi iui d’orviétan, et as- Ainsi les RU.PP.Drummond, G nier, Durochor et Robert, jésuites sont nullement mentionnés dans lu me où Chiniquy a un tiers de Et cependant tous sont bien membres du Clergé Canadien ’ Tous ont ou occupent encore des postes liés vus dans la Compagnie de Jésus.chanoine U.Ouellette, temps supérieur du séminaire de Saint-Hyacinthe, est également oublié.Ou ne dira pas que c'est un prêtre obscur, in.connu ! sez peu de jugement et de goût pu*f croire que c’est une page littéraire et spirituelle.«tv- , lit ce Vo- •> c CcV pag«-‘- quatrième lettre ue est to ut à fait digne du poète qui : .i .dit LL oceu] s'oublia un jour jusqu'au point d'écrire les platitudes que l'on connaît en l'honneur de Sarah Bernhardt.U* no eu Et M.le long- VtSLrii de M.Fréchette : Pour lors, je m'incline» avec toute la bassesse qui convient à un miserable père de famille laïque.” C'est ainsi que les thurif rai res de M.Fléchette se sont pâmés d'admiration et d'étonnement quand leur homme Voici d’autres prêtres canadiens dont on chercherait en vain la moindre mention dans le Répertoire dit général.Au cours de cette longue polémique, à propos du clergé et de l'éducation, les a décroché le petit prix Muntyou 1 Nous avons, sans doute, i'euthou- i- adversaires de M.Fréchette et de son dit ua seul mot qui jus- siasme trop facile, au Canada ; mais M.que le poète a voulu Fréchette devrait être le dernier à ] armais qui n’est que bête.1er de ce defaut national.M.Fréchette descend jusqu'à l’argot L’abbé Du rocher, autrefois obi a.jouvd’hui aux Etats-Unis.C.W.Cullen, cure de Casca- école a’out pas tine ce sarcasme, U * T Ujf 1-.cl U Ut pédiac.L'abbé A.Robert, de Sainte Varied Monnoir.rendre amer, Qui a seulement insinué que les pères de famille laïques sont misérables et le plus détestable.Il nous apprend qu'il doivent s'incliner avec bassesse ¦ 11 s’en bat l'œil un peu ferme, par exera- Tout ce qu'il y a do plu» moyeu âge ^ ^ ^ ^ en fait de boutique orthodoxe ”, s'écrie d'un gamin de Paris, que tient peut-être M.Fréchette.L'abbé Messier, curé de S,unt-11 mi-face, Manitoba.L’abbé C.0.G in gras, autrefois du diocèse des Trois-Rivières,croyons non-, aujourd'hui à Caribou, Etat du Maine.L’abbé A.A.Cheirier, de Winnipeg.Les deux abbés Barque, Geo et F, le premier à Peru, Etat de New-York, lu dernier à Fort Kent, dans le Maine.L’abbé Martineau, sulpicien.L’abbé C.P.Choquct, professeur au séminaire de Saint-Hyacinthe.L’abbé A.Lapierre, d’abord professeur au séminaire*de Saint Hyacinthe, et mort curé quelque part dans le comté d'Essex, Ontario, il y a quelques années.Voilà une assez lougue liste d’omissions, u'est-ce pas I Et remarquez bien que nous n’avons pris, pour ainsi dire, que le dessus du panier.Un travail systématique en découvrirait bien d’autres, sans aucun doute.Puis, il y a de véritables injustices.Tandis que pour certains prêtres aucun détail biographique de quelque importance n’est omis (voir page 242) ; d'autres ne reçoivent qu'une simple mention.Le Père Z.Laçasse 0.M.I., par exemple, n’a que trois ligues et demie.On ne dit rien de ses brochures populaires qui ont eu dans le pays un certain retentis- la juive Sarah dans ses moments d’ex - mais que Corneille n’aurait certainement pas compris ; c'est dans la langue verte des boulevards que M.Fréchette discute la nécessité de ! 1 Convient-il de parler de l'orthodoxie j pension intime, sur ce ton ?] Plus loin, M.Fréchette plaisante grossièrement sur le fait que Victor Hugo est “mort sans confession".Mourir sans confession, surtout lorsqu'on a un si grand besoin de pardon, est pourtant une chose terrible, et se prête mal au badinage.M.Fréchette affirme que “ dans bon nombre de nos collèges " faire des études classiques, “ consiste à apprendre le latin dans le De viris, le grec dans les Actes des apôtres, la littérature dans Le franc, la poésie dans Mme Deshou-lières, la philosophie dans Mgr de Ségur —’a comptabilité, la géographie, l’histoire, le français et l’anglais nulle part." Si M.Fréchette n’était pas un lâche, il nommerait ces prétendus collèges dont il y a, dit-il, un “ bon nombre Mais sachant qu’il pousse l’exagération jusqu’à la calomnie, il se tient prudemment sur le terrain des accusations vagues et générales, qui peuvent causer un grand tort a toutes nos maisons d’éducation, mais qui ne l’exposent, lui, M.Fréchette, à aucun désagrément devant les tribunaux ! A propos d’un nouveau livre réformer uos études ! c'est dans ce jargon de commis voyageur et de garçon de café parisien qu’il somme nos collèges de mieux enseigner le français ! Voici maintenant les vantardises de M.Fréchette.Il nous annonce que les " victimes ” qui parlent par sa voix “ parleront tellement fort qu’il restera quelqu’un sur le carreau ”, Il suppose, gratuitement, qu’on veut “ l’arrêter à tout prix ”, Puis, il s’écrie : X.Nom avons bien fait de publier comme simple annonce, et sans en prendre autrement la responsabilité, la réclame à nous communiquée par les éditeurs du Répertoire Général du Clergé Canadien.Et si nous avions su, la semaine dernière, ce que nous savons aujourd’hui, nous n’aurions pas laissé entrer cet article dans nos colonnes même à titre d’annonce.1 On trouvera à la quatrième page quelques observations que nous a transmises un membre du clergé.Cette critique, si sévère qu’elle soit, est plutôt adoucie qu’exagérée.Nous avons examiné rapidement ce livre nous-même, et nous avons constaté, ainsi que chacun peut le faire, que le Répertoire, comme travail historique, ne vaut rien du tout.En disant que ce travail ne vaut rien du tout, au point de vue de l’histoire ecclésiastique du Canada, nous pesons “Qui ?Fréchette ?l’opinion publique ?l’arrêter?Je vous conseille d'endiguer le Suint-Laurent',! ” M.Fréchette serait “ né natif ” de Marseille ou de Tarascon qu’il ne parlerait pas mieux.Ce Méridional nous tout le clergé se met sous le même bonnet, c’est plus que probable qu’il a l'intention de s’attaquer au clergé." Voyez-vous, " ce n’est pas un simple individu qui parle a l’heure qu’il est.C'est la poussée formidable de l’opinion publique qui se fait sentir.Il n'y a pas A f i* « va vav y uo “ si LA VERITE t 3 aeuient.Ou 11a donne pas môme le nom de son père et de sa mère.Le It.P.J.K.Ddsy, jésuite, supé-do la résidence de Quéocc, ajuste il y a la loi non écrite et môme la loi non avouée.La loi non écrite et non avouée est souvent plus forte que la loi écrite.fait à M, Clark Wallace une invitation quelconque.Pendant que ce monsieur était à Québec, ayant affaire à lui en sa qualité de contrôleur des douanes, pour régler une question qui intéressait un de mes électeurs, j’avais demandé à un ami de m’avertir de l’heure et du lieu où je pourrais rencontrer M.Wallace.Un jour, pendant que j’étais à luncher chez moi, on me téléphone que si je monte au club Union, je pourrai rencontrer le Contrôleur.Après mon lunch, je suis monté, j’ai rencontré M.Wallace, j’ai réglé l’affaire de mon électeur, et quand les convenances l’ont permis, je me suis retiré.Voilà les faits tels qu'ils se sont passés.Je les livre à votre appréciation.Veuillez agréer, cher monsieur Tardivel, mes salutations amicales.T.Chase Casgrain.Les paragraphes en question sont très longs et encore plus embarrassés.Le dernier se lit comme suit : " U est fait mention de ce fait, afin que ceux qui se Serviront des résultats publiés ne soient pas mis sous une fausse impression en supposant que le nombre de personnes d'origine canadienne-française a été donné avec précision et que les augmentations ou diminutions réelles sont telles que semblerait le démontrer un rapprochement avec le recensement précédent.” Eu bon français, clair et net, cela veut dire que M.Johnson avoue que les chiffres de son recensement ne valent rien.Alors à quoi bon les publier ?Nous attachons beaucoup moins d’importance à cette question que certains de nos confrères.D’abord, le dénombrement des peuples est une institution fort ancienne, mais aussi fort discutable.Ou le sait, le roi David fut sévèrement puni pour avoir fait faire le dénombrement de son peuple.Il eut à choisir entre la famine, la guerre et la peste.Il choisit cette dernière, et elle tua soixante-dix mille hommes.Nous voudrions bien savoir quelle différence essentielle on peut trouver entre ce dénombrement du peuple hébreu, à cause duquel " la fureur du Seigneur s’alluma de nouveau contre Israël ”, et les recensements modernes ?Les choses se faisaient probablement avec plus de soin et plus honnêtement dans ce temps-là qu’aujourd’hui, voilà tout.rieur trois lignes et demie, lui aussi.Ainsique le P.Laçasse, il serait venu au monde Melchisédech.sans père ni mère ! Sans doute, rien dans la constitution écrite des Etats-Unis ne dit que les htaU qui entreront dans l’Union auront comme Où fit-il ses études ?Mystère ! Le II.P.Jones, jésuite, du collège pour langue officielle la langue anglaise et un système d’écoles nelles ; non concession-mais il n’est pas moins certain que jamais un Etat qui voudrait adopter comme langue officielle une langue autre que l’anglais, et maintenir des écoles confessionnelles, ne serait admis Sainte-Marie, est encore plus maltraité : il a deux lignes, bien comptées ; deux lignes de moins que le prêtre apostat P.A.Séguin et trois lignes et demie de moins que Guihot ! Par contre, le li.P.Nicolas Point, autre jésuite, est mentionné deux fois, a la page 270 d’abord, puis à la page 331.dans l’Union américaine.C'est le Congrès de Washington qui est le juge suprême des conditions auxquelles un Etat doit être admis dans la confédération ; c’est à lui que doit être soumis la constitution de l’Etat qui demande son admission.Pour insinuer seulement que le congrès de Washington laisserait entrer la Province de Québec dans l’Union, comme Etat indépendant, avec une constitution qui garantirait les droits de la langue française et de l’Eglise catholique, il faut ou ignorer entièrement l’esprit public qui existe aux Etats-Unis, ou bien vou.’oir tromper ses lecteurs.Voyez le Nouveau Mexique, preuve permanente de ce que nous disons.Depuis nous ne savons plus combien d’années, il a la population voulue pour devenir un Etat ; mais cette population est encore en majorité catholique et espagnole.Tant qu’il en sera ainsi ie Nouveau Mexique restera à la condition de simple Territoire.Si l’on veut parler annexion, pour .qu’on en parle sensé L'abbé J.M.llitchot, curé de Saint-Norbert, Manitoba, ne reçoit que quatre ligne?qui se terminent ainsi : 14 1850, missionnaire à la Rivière Rouge où i est encore en 1892 ”.De la part si importante qu’il prit aux évènements de de 1809-70 et aux négociations subséquentes, pas un mot ! L’auteur fait partir le II.P.Lopinto S.J.pour l’Europe en 1865.A notre connaissance personnelle, c’est au moins vingt ans trop tôt.Autre genre d'erreurs : le texte ne répond pas du tout à la table.Prenez, par exemple, le nom de Du rocher.Vous avez à la table : “ Durocher, voir Drieu, page 314 ”.Cherchez à la page 314 tant que vous* voudrez, vous ne trouverez ni Durocher, ni Brien.“Durocher, Théophile, page 190 ”.Rien à la dite page, u Durocher, F la vieil, page 191.” Si vous cherchez assez longtemps vous ie trouverez à ui page J.B.page 302.” Rien à la page 302 ni dans les environs.•* Durocher, Joseph, page 375.” Même observation.14 Durocher Joseph, page 502.” A la page 502 et aux environs, rien.Voilà donc pas moins de six Durocher indiqués dans la table et qu’on ne peut pas trouver aux pages qu’on leur assigne.La même chose se produit pour d’autres noms.Ainsi la table indique deux Martineau, David et Jos.EL, le premier à la page 238, le dernier à la page 273.Cherchez à ces pages et aux pages précédentes et suivantes, vous ne trouverez aucun Martineau.Note de la redaction :—C’est avec empressement que nous publions cette lettre, car notre plus grand désir est de ne commettre aucune injustice à l’égard de nos hommes publics, conservateurs ou libéraux.Nous les jugeons sévèrement ; mais nous tenons à les juger sur leurs véritables actes et leurs véritables paroles.Nous partageons entièrement la manière de voir de M.le Procureur-général à propos des journaux de parti, bleus et rouges: Règle générale, leurs assertions ont besoin d’être rigoureusement con-trôlées.quand il s’agit d’adversaires politiques.Aussi jamais nous n’aurions songé à reproduire cette histoire de lunch offerte à M.Wallace si nous ne l’avions vue que dans les organes du J I parti libéral.La Libre Parole n’est pas un journal de parti ; du moins, nous ne la considérons pas comme tel.Ne voyant venir aucune dénégation, nous supposions que le fait allégué dans cet entrefilet était malheureusement vrai.Nous sommes heureux de voir M.Casgrain déclarer que c’est entièrement faux.Tant mieux ! ' Nous ne pouvons qu’être flatté de l’importance que l’honorable Procureur-général attache à notre journal.Ce n’est que la publication de cet entrefilet, ^ j , ., , I, ,, ., Un ne déplacé pas les hommes comme dans la Venté qui engage M.Casgrain à , ,, , ,., des meubles, on ne les détourne pas donner des explications sur cet incident.j, ^ , r ., .comme un vulgaire dépôt eu banque.Nous le remercions de ce témoignage T , __ ° Les Canadiens-français conservent leur vraiment précieux.Nous en concluons , , .r rv caractère national, quelque nom que leur que lorsque d autres personnages allée- , ^ ., U1 -, .° , , donnent les enumérateurs du gouverne- tent d ignorer 1 existence même de la , ^ 1 ° ., , ment de Bytown.on peut, sans jugement terne- T) ., \ * ., ., Pour nous, cet incident n a vraiment raire, douter de leur sincérité., ., 1 d important que la preuve qui en ressort du mauvais vouloir des Ontariens à Du reste, eu supposant que le prochain recensement du Canada déclare qu’il n’y a pas un seul Canadien-français au pays, cela diminuera-t-il véritablement le nombre de nos compatriotes ?On prétend que le recensement de 1891 11 a déplacé et détourné 50,000 Canadiens-français ”, selon la curieuse expression du Courrier du Canada.On s’est ému jusqu'en France de ce déplacement et de ce détournement.Mais ces 50,000 Canadiens-français restent ce qu’ils étaient, malgré les déplacements et les détournements de M.Johnson.To m r*n r 1 ) in n % * , • • 4 VV V s administrateurs]^^ Madeleine Bacon de la liésur- livres de M.D.des Auges frauchi- choisis furent les mêmes qui avaient t reCtiou, professe converse.Après veut le seuil de l’Hôtel-Dieu.La allaiiesduhun.au avo-r retrempé leurs âmes dans la mere prière, et s’être munies de force pour le jour de l’épreuve, nos Mères rent se résigner à dire un suprême | adieu à la communauté au sein de sous teuil refusa de soucrin- I permission du définitoire du couvent royal do Versailles, vit date du 26 ! jUSqUC là géré les février 1632, et signée le 17 m irs de | (|e charité.Nous trouvons leurs noms la même année à la Province de St ' nu de Pacte par lequel ils aecep- 1 tèreut la donation faite, par Mgr de Saiut-Vallier, du couvent de Notre-Dame des Anges aux pauvres du même bureau : François Du pré, curé de ijnébec.liéné Louis Chartier de Lotbinièr lieutenant général.St Ignace et la mère Marie Forestier de St Bonaventure voulu- du- j rent venir les intro luire dans le nouvel établissement ; elles menèrent Denis de Paris.” Le prélat se mit donc eu route pour Québec où il débarqua le 15 août.• Le 13 septembre 1692, Monseigneur de St-Vallier conclut délia il i -veraeut l’achat du couvent des lie-collets.Le contrat en fut passé eu présence du ' seigneur évêque de i “ Québec, et de haut et puissant sei- g “ gueur, messire Louis de Buade de , ' Frontenac, chevalier, comte de “ Falluau, conseiller du roi en ses “ conseils, et son gouverneur et lieu-“ tenant général eu tout le pays de , an “ Canada, et autres de la Nouvelle- ' aussi avec elles une jeune professe avaient vécu si heu- sœur Marie-Madelaine Soumaude, leur obé- de la Conception, sœur de la mère St Augustin.i laquelle elles c reuses.dience du prélat fondateur le 30 mars, jet le 31 mars celle de la Mère St- Paul Dupuy.procureur du roi, au | I&nwce Supérieure siege de lu prévôté de Québec.j •' La veille du départ, Mgr Charles Aubert de la Chesnny.j gt Vallier jugea à propos qu’elles amour et confiance celle que, sous ce vocable, elles reconnaissent pour leur Mère et leur Souveraine : Elles reçurent • • • “ Dès qu’elles voient apparaître le de l’IIôtel-Dieu, clocher de N.„ D.des Auges, les fonde datriccs saluent et implorent ave : • % conseiller.Pierre de Bécard, sieur de Grand ville, conseiller, l'euvret du Mesuu, greffier eu conseil souverain.“ Un seul des membres, M.François Magdeleine Iluette d’Auteuil, crut ne devoir (liassent saluer les communautés reLeur première de là, • 11 ligieuscs de la ville, chef visite fut pour le séminaire elles allèrent chez les Eli.PP.Jé-pnis chez les Eli.des MM.partout elles reçurent encore quelques instants et elles seront à la porte du monastère.Le vénérable fondateur de l'œuvre, Mgr de St-Vallïer,s’avance pour les recevoir sur le seuil de l’eglise.Vous voyez auprès de lui son grand vicaire, M.Joseph de la Colombivre, M.Dupré • • • • suites Ursulines l’accueil le plus aimable et le plus # • “ France septentrionale faisant et r “ stipulant en cette partie au nom et procureur général “ comme syndic apostolique des ER.pas apposer sa signature à l’acte dont cordial 1 Pères Récollets de ce dit pays, père nous parlons.Taillis gue l’on se donnait de * LA VERITE 6 pas la ! public do sus découvertes peiue de proclamer cette croyance aux renseignements là dessus à M.Taché, ce pieds du troue pontifical, si la destinée des Canadiens-français était d'être de simples individualités aidant à constituer dans le Nouveau-Monde une seconde nationalité anglaise à base protestant-, " “ Evidemment ce ne serait , Demander des curé de Québec, MM.des Maizerets, Grlaudelet.de Bernières, et quelques autres ecclésiastiques du séminaire.M.le Comte de Frontenac, dont le eom est déjà attaché si avantageusement à l'antique demeure des fils de Saint-François, veut signifier par sa présence, eu cette solennelle occasion.qu’il approuve le transport qui en est fait aujourd’hui entre les mains de quelques humbles tes des pauvres de Jésus-Christ ; il se fait d'ailleurs eu honneur d’y figurer ou sa qualité de chef du bureau de charité.M.de Champiguy y assiste au même titre et avec des sentiments non moins distingués; on y voit aussi messieurs les administrateurs de l’hôpital, et plusieurs autres personnes les plus considérables du pays.PETITE CHRONIQUE serait inutile.Canada V * X —Lundi dernier, | de catholiques montréalais dans la cathédrale et une grande réunion Maintenant, pour tenir notre engagement envers M.Taché, signalons troU anglicismes dans le dernier numéro de Y Opinion publique.Page 306, première colonne, 11 Les dépêches et les éditoriaux l des journaux." Nous avons déjà dit à M.I Taché qu'éditorial n'est pas français.S'il a besoin que l’on répète la mémo chose bien souvent il pourra se chercher un autre professeur.Mémo page, colonne suivante : gouvernement n'a pas voulu prendre province do l'initiative d'une mesure révisant la cou- a eu lieu a unanimement proteste contre la poursuite intentée par le Canada-Revue contre Mgr Fabre —Mgr Fabre, a choisi l’honorabl 'Fai lion IA travers la presse canadienne e M.comme avocat et M.C *\ Geoflrion comme conseil.servan- L’avocat du Canada Jievuc est M.Horace Saint-Louis.La Libei'té prétend que M.S.tinu Louis est “ un bon conservateur.” Nous liions dans la Liberté.organe l O radical : “ Nous exprimions dernièrement l'opinion que la sécession de la w ~.aux mains de certaine caste.totales .Lu lappoit a\ec est du pui " Nuire excellent confrère lo Monde mieimic> monsieur Taché, ou, plutôt, do voit les choses du môme œil que nous, l'anglais médiocre : In connection with.ca , dit-il, 1 indépendance comme loi Votre phrase est mal bâtie, mais vous 'eut 31.Tardivel mettrait la province uuiqvz |,u |u rendre strictement gnmvna-untre les mains du paru réactionnaire 1 , “ dont il est le porte-voix.Les choses de ;tlca ° un "mitant en ce qui >e rapporte “ l'instruction publique, de la liberté des aux luis électorales." “ citoyens, etc., etc., tomberait du mal “ dans le pis.Nous ne félicitons pas le Monde de >e trouver en pareille compagnie et de ce voir de Lois c >mj>! invents.Lo —M.le maire de Montréal i le Monde de nous faire savoir a chargé que s'il a fait une visite officielle aux Sons oj England,c’est qu’il “avait acquis la Altitude que l’association caractère maçonnique, dans le du moius, et qu’elle qu'uu but de bienfaisance et d mutuels.” n’avait aucun luomeui poursuivait o secours i ne (A suivre) Alors, comment LIBERALISME ANGLAIS expliquer Puis, à la page suivante on trouve “ à bord d'un train.les compliments de YOrai à l'adresse du M.le tc faisait attendre.Il a suffi de ne laisser de la date que le mois et le quantième pour donner à cotte chronique une grande actualité, fournir à l’imprimeur une bonne page de copie, et mettre le public sous l’impression que l Opinion publique compte au moins un collaborateur parmi les gens comme il faut.vro- —On se plaint du climat de la 1 vince de Québec, désagréments ; lü- Sans doute, il mais quand on 5C3 iu com- pare aux climats de pays qui pour être plus favorisés que le nôtre, il parait plus acceptable, le télégraphe nous passent C’est ainsi nue : ?- ansmet, presque chaque jour, le récit de quelque terrible cyclone qui dévaste une partie quelconque des Etats-Unis.Le territoire d’Oklahoma a été dévasté par un de ccs épouvantables bouleversements des clé- c* t Dans le meme numéro, M.Taché répond à M.de Montigny, à propos du fameux dîner.Tout en disant force iin-pertinances a M.le chevalier, il s’accorde avec lui, au fond, puisque l’un et l’autre sont d’avis que le vrai et seul coupable dans cette affaire, c’est le directeur de la Vérité ! Nous protestons n’avoir rien vu de plus drôle que cela depuis vingt cinq ans.Il a ments, le 25 avril.Le nombre des personnes tuées et blessées est considé- Nous ne croyions pas il.Taché aussi rueé.rable.Ou porte le nombre îles morts à 100 et des blessés à 500.Le même jour, un cyclone a fait de terribles ravages au Texas.Et d’ici à l’automne nous aurons des récits semblables toutes les *"* Il est écrit que toutes lus idées fuu.ifiOS verront le jour dans le journal de M.Taché.A la première page du numéro du 21 avril, ou lit les vers suivants : Nations ! mot pompeux pour dire barbarie ! L'aino'ir s'arrête-t-il où s'arrêtent vos pase?Déchirez vos drapvaux ; une autre voix vous crie : L'égoiime et la haine ont seuls une patrie, La fraternité n'en a pas ! Voilà VOpinion publique qui passe à l’Internationale I semaines.—Le 1er mai, M.le président Cleveland a officiellement inauguré Vexposition colombienne de Chicago en | rés eu ce d’une foule immense.—La semaine dernière il y a eu une grande revue navale à New-York en l’honneur du découvreur de l’Amérique.Trente-cinq navires de guerre, représentant toutes lus nations civilisées, ont pris part à cette démonstration, la plus grandiose cl ?ce ginre que l’on ait jamais vue de côté-ci de l’Atlantique.France Par exemple, M.Taché maintient “ l’exactitude des renseignements donnés par VOpinion publique." Au fond, c'eai le seul point vraiment important ; le seul, aussi, auquel MM.Desjardins et de Montigny n’ont pa- touché.Que le directeur de la Vérité toit ceci ou cola, aux yeux de MM.Taché, De-jardins et do Montigny, c'e-t un détail qui intéresse peu M.Tardivel et nullement le public.L’essentiel, c’est de savoir >i le compte-rendu de l'Opinion Publique est mensonger ou vrai.M.Taché fait du vilaine-, grim à M, Tardivel et soutient l’ux iCtiuide ne î>on récit ; MM.Desjardins et de Montigny font au->bi des grimaces à M.Tanii-vel, et quelque peu à M.Taché, mai* ils ne contredisent guère ce dernier ; MM.Masson et Loyal, les deux principaux intéressés,no font, eux, ni grimaces ni déclarations.Voilà la situation, à l’heure présente.Et n oubliez pas que le seul coupable, c’est le directeur de la Vérité.M.Taché profite meme de l’incident pour exprimer l'copoir que M.de Montigny finira par 44 comprendre de quel bois chauffe sou ami Tardivel et la mauvaise foi professionnelle de cet écrivain politico-religieux ” Nous partageons l’espoir de M.Tuché.Pius quo cela, nous espérons quo lorsque M.de Montigny aura bien analysé le bois dont nous nous chauffons, et pénétré jusqu’au fond de notre mauvaise foi professionnelle, il fera part ?u Nos destinées La Semaine Religieuse de Québec a publié naguère le passage suivant par lequel se termine l’adresse que PU ni-?ersité Laval a présentée au Souverain Pontife, à l’occasion de son jubilé : u Le Canada Français n’est, sans doute, qu’une portion modeste de cette Amérique vers laquelle Votre Sainteté reporte avec complaisance ses regards les plus soucieux ; il n’a ni les ressources ni la gloire qui distinguent d’autres Etats ; mais il croit cependant eu ses destinées et en sa mission ; il espère eu la Providence, de .laquelle dépendent les peuples, et l’appui le plus assuré de sa foi nationale, c’est qu’il est né d’un principe chrétien, qu’il a grandi sous la protection et dans l’amour de l’Eglise et qu’il veut vivre et grandir toujours dans l’attachement à Rome et au successeur de saint Pierre.” Commentant ce passage, la Libre Parole, de Montréal, fait les réflexions suivantes que nous approuvons entière- *'* Nous liions ce qui >uit dan* le Monde, du 29 avril, sous le titre : 44 Dernière réponse de M.de Montigny à la Vérité ” : 4< L’entrevue accordée par M.lo Recorder au Monde, au sujet de la conversation d’aprôs-dînor, tenuo chez M le maire Desjardins, n’a pas été du goût de M.Tardivel.Aussi la Vérité do cette semaine rage-elle dans lo grand genre.Nous avons communiqué eut écrit à M.lo Recorder qui nous a dit : “ Je regretterais vraiment de faire “ perdre à M.Tardivel un temps pré-“ cicux, qu’il pourra employer à corn-44 battre les bons combats.Aussi je “ déclare ne pouvoir le suivre sur lo Lor-41 rain deh personnalités où il veut m’uL-44 tirer et je n’ai meme pas d'objection à 44 m’associer à lui pour lo proclamer 44 grand logicien, fin connaisseur des con- 44 venantes et ardent avocat de la vérité.44 C’est tout ce que j'ai à dire aujourd’hui 44 et je n’entends pas non plus m’occuper 44 davantage de la question.” Le Monde appelle cela une réponse.Lo Monde n’est pas difficile.tees à la —Nous lisons dans VUnivers date du 17 avril :11 M.Nemours-Gudvu et M.J.Mollet, amis de MM.Roussel et Loth, ont, à la suite de ceux-ci, donné leur démission de rédacteurs de Y Univers." ont cil —Des émeutes assez sérieu.-licu, le 1er mai, à Marseille.Rome —Ou annonce la mort des cardinaux Giordani et Sepiacci.archevêque de Ferrara.Il naquit le 13 octobre 1822 et fut créé cardinal le U 1887.Le cardinal Sepiacci naquit à Custiglioue, diocèse de Pérouse, lu 1-septembre 1835 et fut créé cardinal le 14 décembre 1891.se Le premier était mars ment : “ Nous enregistrons ces paroles avec plaisir : “ le Canada croit en ses destinées et eu sa mission." —Lo roi Bchnzin, du Dahomey, m'ed soumit aux autorités françaises. LA VLKITti En bas du prix coûtant AVIS Aux médecins de la ville î,«t«nt.Voir uononco i 1.1 Su pugo.notre agent pour les abonnemente .il » et les annonces.gf Jg /g Campagne ! N DEMANDE un apprenti ty- pugraphe.S'adresser au bur.au de 0 FONDERIE SPECIALE DE CLOCHES TTOUS prenons la liberté d'informer les médecins de la ville et de la ¦' campagne et tous nos clients en général que nous vendons nos dragues aux mêmes prix que ceux indiqués sur une liste circulaire de prtr qui vient de leur être adressée.TES commandes de ville sont livrées à domicile et ceux qui voudront bien ¦ nous accorder leur patronage seront servis par des pharmaciens licenciés la Vérité.LAURENT MOISAN SCULPTEUR o:(|io ACCORDS et CARILLONS Tons garantis ,iloMliir
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