Le nationaliste, 20 février 1916, dimanche 20 février 1916
[" , t V V MONTREAL, DIMANCHE 20 FEVRIER 191b i' tr VOL.XIII\u2014No 1 9 ¦t p 1 n Abonnements par la .poète : Vi Rédadtion et administration : \t, k e\tI idueiaire et sa décision, dans 2\u2014\tIons les défis devront vire en- ,cs cas (lc contestation, sera five > y es au fiduciaire et inscrits nale.dans 1 ordre où ils seront reçus.Comme plusieurs défis ont été rc-w\u2014Les parties seront disputées sur çlls vn meme temps, il fut décidé ics allées choisies par le club ,jv tirer au sort pour savoir quel détenteur du trophée et les ré- vîub j,serait le premier et la chun-g!es de tournoi de 1a Montreal vv voulu que ce soient Plante et Rowling Association seront en , j)csautels.Les autres clubs joueront \\igueur.La victoire sera accor- l!ans perdre suivant : dee au club qu.gagnera quatre\tHanger\u2014Bouliannc.parties sur sept.\tSparey\u2014Sutherland.4\u2014Le trophée devra être détendu\tMeunier\u2014Cattarinich.n toutes les deux semaines, les\tParadis\u2014Cardinal.* jeudis soirs, a o heures JO.\ten , Turner ' Frver\t*\t+\t\u201e\t,\t,\t,\t.\t.^ s\u2014®,b™ ^ - if,,,,,.\th) ,.||p ilpvn, im- Sl reçus Par le fiduciaire, mais portera le nom de Ligue de Petites inpilitlpineni remettre le tro « onime il avait été annoncé que ces Quilles du Club Athlétique Cana-1,liée entre les mains du club ;\t\"Ç.seraient acceptés qu\u2019à-par- «lien \u201d.Les équipes se composeront | vainqueur qui à son tour devra ! lll\\d.ti i7 février, plusieurs équipés «le trois hommes.Je te souhaite tout le défendre contre les clubs ins- *,nt été îpqorécs pour ne pas s vire le succès que tu puisses désirer.«rits sur la liste «les défis.conformées a lavis\tpublie.\t*\t*\t* G\u2014Les équipes seront composées Inutile de dire que la rencontre MM.James et Willie St radian de deux (2) joueurs qui de- de jeudi soir prochain provoque paieront les dépenses (le deux cqui-vront être résidents de Montréal beaucoup d\u2019intérêt, car tous les a ni a- pus pour le tournoi de Toledo.Il n\u2019y et du district, pour une pério- leurs de quilles savent qu'une gran- n pas à dire.MM.Strachan sont de de d\u2019au moins soixante (60) de rivalité existe entre les deux vrais sportsmen.Ils méritent mes / jours,\téquipés au programme de la semai- félicitations pour ce beau geste.Nos 7\u2014Le Fiduciaire aura le droit rdc ne prochaine.Tous les fervents de associations canadiennes-françaises refuser aucun joueur oti joueurs ce beau sprrt d\u2019intérieur seront au enverront-elles leurs clubs au lourdes équipés qui désireront Canadien jeudi soir, pour être té- not de l\u2019American Bowling Con-jouer pour ce trophée.\tmoins de ceiU joute.La partie com- gre$s ?Lé club détenteur du trophée I meucera à 8 heures 30 très précises.Décidément Meunier et Lnbelle ne sont pas faits pour s\u2019entendre, et il faudra nécessairement nommer un comité d\u2019arbitrage pour régler leurs petits différends\tRAPPORT DES.AUDITEURS Ernîdnncs.et flans certains 11^ f. ,,s *Nî,tisfnisnnt.crainte de complots ennemis ne U v a aussi au fond de bien des manquait pas tout à fait de fonde- histoires d'espions le mystificateur ment ; mais il v a cti beaucoup de s! upidc.Ainsi, il y a peu de jours rumeurs à propos d\u2019espions aile- par exemple, on informa par t élénia nds, l\u2019an dernier, qui ne mail- nhnne le maire de Montréal (pie (tuent nas -d'éléments comiques in- Hiotel municipal (levait être incen-(iéniables.\tdié le jour même, à midi trente mi- nutes.Le maire se hâta »1v dépêcher sur chaque étage de l\u2019édifice des corps de g;.rdc de polices et de pompiers.Il fit met're les apna reils contre les incendies tout prêts à fonctionner, il enferma tous les documents de la ville «dans les voûtas, et l\u2019on attendit le \u2022lésastre annoncé.On l\u2019attend encore.UNE BASE POUR UN CANON \u2014Et si vulgaires! a dit mon fils.\u2014Passer des heures vu terré, l\u2019oeil u guet, i oreille aux écoutes, non, vraiment, on peut trouver mieux, et cela ne vaut pas une bvlle charge.N\u2019importe, il y a de bons moments.\u2014Moi, dit mon fils, dans mon gourbi, je brave le vent et la pluie.\u2014Je crois bien ! vous avez trouvé \\f V Franco par la Poste, DES PLATEFORMES POUR CANONS ALLEMANDS PARTOUT Province de Québec, District de Montréal.de l\u2019histoire ancienne.Mais, une certaine nuit, des équipages fournis par h s constructeurs de navires de Seattle, amenèrent les deux sous-marins â un endroit du détroit de Juan de Eue a où une ligne imaginaire est censée sèpa-\t.rer les eaux canadiennes des eaux Municipalité au village du \u2018mA-ZteS\t*>\u201c*¦ * Chambiy prirent possession des submersibles.Les navires dirigèrent vers 'f*.\tmunicipaux, soussignés, M port fortifié d/EsquimaU, à proxi.\t'u,!, Ulité de Victoria.\t«lent, par 1rs présentes, \u20ac|u\u2019Ii '«>11 tenu un Tandis que tn.s navires idicmmcis devaient croiser au large, tout était ire quatrième des statuts luiomius «le gué-vie, animation Ct activité dans le 1 bvc, mOü, uour décaler m les élrctiurs mu- port d'Hsquiman Chaque batterie\ttùî était a son complet, chaque canon section, le règlement suivant qu nous sa U-était pointé.Un «matin, un rem or-\tlcs présentes, à leur adoption, (lueur se précipita dans le port sa'uf venir .1rs ll\u201e\u201erur, rnlvrnnlM cl IV-étroit, et a son passage sons les mission «le licences en conséquence sont, par canons de la batterie la plus nvan- J*.JJSîJÿ,ïïgv/ï*eM1, \u2022ProJîjlj*Vs dans i» Mu-\u2022fée.le cnpitnine, tout éclieveié sur n \u2018 .Vécu u.m .'iTiu IVJt,'m.' V.h J ,'m'e du le port, crm aux hommes du riva- chapitre Cinquième du titre quatrième dès Statuts llefomlus de Québec, 1UUU.*' Kn foi de quoi nous avons apposé nos seings aux présentes, ù ('.humbly bassin, ce vingt-nuitième jour île Janvier, mil neuf cent seize.AVIS .guerrière.\u2014\u201cLa guerre est un drame hor- u* confort moderne.Le sol est re-rible.mais c est aussi une féerie, j couvert de troncs d\u2019arbres, c\u2019est du Qui nous eût dit.de R., que nous sybaritisme! Et il y a une vraie nous retrouverions, par un dimanche d\u2019août ensc.(villé, sur celle ma- } Umchus jcsfoicusc pince Saint-Sulpiep?Dans et.sur la table, une douille la cuisine accueillante du curé, vous remplie de fleurs des champs, vous rappelez comme il faisait bon sv réchauffer et se sécher, blotti dc- moyt\u201811 (i en faire un logis où règne porte, une tallest deux chaises, des nu mur formant étagère d'obus \u2014Oui, c\u2019est très cosy.On est connut» chez soi.vaut à\u2019àtrc immense ?ou \u2014Rien n\u2019y manque, pas même le \u201c\u2014Ah, madame! si je «ne rajrçjcl- téléphone.C\u2019est môme ce qui manie! Mais pourquoi faut-il qu'à ce] que le charmant souvenir moins, puisque c'est vous sc mêle fiourjquî le faites marcher \u2014 d\u2019cstnfvlte devenu téléphoniste, par une transinattendue; d'électricité moi quelque amertume! Vous l'a-vbuerai-jc?Quand vous avez conté! formation cette nuit de Noël, n'avez-vous point dit que j'avais le nez rctrous-1 lemands, l'illumination des bombes se?Et c'est imprime.Pourtant ! j qui sillonnent le ciel nocturne.Sous le casque, si je n'ai pas Iv profil d'Achille, et sans doute on pourrait le souhaiter plus nquilin \u2014 je vous f v demande en conscience; est- est remplacée par les fusées dvs Al- go: \u201cDes torpilleurs allemand*?s'en viennent! Ils ne sont pas à lin demi mille, ils arrivent.\" 1 \u2014Superbe, l'illumination, dit mon fils.Il m'est arrivé de ramper hors de la tranchée pour la mieux udmi- Josepîi Trudruu.H.\tDésilets.1.Uirocquc.Aimé Tbuot.'Marcotix.Norbert liroullict.P.erre Cluimpugtic.1.Arnmml (travel.I >.LaJeuiH\u2018.%sc.hdmoml Marcoux.Joseph Baril.Toussaint Daignrault.1.b.Tremblay.Louis ijtrrnu.Moïse Ivungto.Dame Ferdinand Lapointe.Charles Audettc.Arthur Dupuis.Orner Th hnult.Adrien brien.Delle Dorothée Perreault.Lniery Dcscliamp.Philippe Ostiguy.Hilaire Lolseile.Charles brunelle.Paul Deschamps.Louis Ostiguy.Clara F- Mais burff.Louis de Sennevllle.Mme Vve Noël Scott.Auguste bélanger.V.Raymond.I.\tO.Mtxpdn.Arthur benoit.(berges DTipuls.b Bourdon.Pierre [.achapelle.Fdlbe Deschamps.Joseph Dcsrocho.\\rthur Audette.Marguerite Brouillet.Klisahetli Brouillet.!!¦ -nriette Brouillet.Alt red J Lord.Honoré Ostiguy.T.Deschamps.*\" Itiiuauu t*y.HEUREUSE INDECISION Les canons d*Esquimalt étaient pointés à un demi-mille et les équipes des canonniem étaicet plus l excités qu\u2019ils n'auraient aimé à a*ad-J «lettre.Le commandant ties forts raconta ensuite qu'il ne sait pas pourquoi il ne donna pas l\u2019ordre de faire feu.Peut-être était-il trop hors de lui, peut-être eut-il un pressentiment.On pointa les canons à un quart de mille.Et soudain, dts-paraissan1 presque sous de grandes vagues, à toute vitesse, s'approchèrent, déchirant l\u2019eau, deux navires bas cl menaçants dirigés lmit droit vers .!\u2019entrée du port Ils étaient si nrès qu\u2019ils n'auraient pas ! pu endommager les forts avant que les canons du rivage les eussent ! eux-mêmes fait sauter.Au lieu de i faire feu, les batteries pointèrent leurs canons sur les deux navires, leurs gueules .suivant le même trajet qt 'eux jusque dans Je \"ort.Soudain, du pont *\u201c nnvi\u2019-es, un m'il drapeau blanc cnonta grand comme un mouchoir, un drapeau d\u2019armistice.Puis, le pavillon anglais paru\u2019 et l'on s\u2019o-oerçut que les deux navires liaient des sous-marins à fleur d\u2019eau.Une demi-heure plus tnid, les autorités reçuren1 avis /i//r\".Il avait à bord ties sommes importantes et des passagers de marque : le comte d\u2019Alcantara, sir Gosford, sa fille Clarisse et su pupille Sara.Il vient de résister victorieusement à une attaque de pirates cl fuit prisonnier leur chef.Antonio Cabrera, le beau jeune homme qui sauva, quelque temps uuparainuit à Matance, la pupille de sir Gosford d\u2019une mort imminente.Cependant une sombre trame s'ourdit dans t'ombre contre Pierre de Saint-Luc : à peine débarqué il tombe, dans un guet-apens et il est séquestré par les ordres du docteur Binard, qui convoite son héritage, et de ses dignes acolytes, l'huissier véreux Plue hou, tu mère Coco-Létard et ses fils.(1) L\u2019ouvrage, en 2 volumes, *1, ù la Librairie Benu-chcmln, Limitée, ù Montréal.re ?\u2014Ma mère.arrêtez.ah î oui.Léoca-;;.'e Mousseau.I 27 de médecine, au moins une «fois tous les vingt-quatre mois ; ce n\u2019est pus trop souvent, je pense, et il ne faudra pas m\u2019en vouloir, docteur, si je veux vous payer.\u2014Je vous ai apporté ce que vous demandez, mais si je vous le donne, ce n'est qu\u2019à une condition.\u2014Et laquelle ?\u2014Je ne vous le donnerai pas sans cela.\u2014Mais encore ?\u2014Je désire que vous en gardiez le montant par devers vous pour le distribuer aux pauvres sans me mentionner.\u2014Mais, docteur.\u2014Nous sommes d'anciennes connaissantes, et vous voudrez bien faire cela pour moi.Je réservais spécialement ce compte pour quel-qu'ocuvyc de charité.\u2014Mais docteur, je ne puis en conscience m\u2019attribuer le mérite aux yeux du monde de semblables aumônes, et d'ailleurs vous- êtes vous-même dans une position bien plus favorable pour les distribuer : vous êtes j ou ru eJ lenient en contact avec ceux que la misère et l'indigence» peut-être plus que la maladie, réduisent à avoir recours au médecin.\u2014Hélas ! oui, ce que vous dites là n est que trop vrai ; aussi, monsieur le juge, je prends quelquefois sur mon superflu pour leur procurer quelque soulagement.Le docteur qui.en disant ces mots, s'était un peu retourné vers la lumière, avait donne à sa physionomie une expression de charité si bénoitc, si modeste, que le juge ne put s'empêcher de s\u2019écrier : \u2014Ah î mon cher docteur, vous êtes un saint homme, j'avais toujours pensé que vous vous mettiez à la gêne pour mieux secourir l'indigence ; je ne m\u2019étonne plus que vous soyez toujours pauvre, avec une si nombreuse clientèle ! si peu que j'ai vraiment honte de ne pouvoir faire davantage ; hélas î moi qui aurais tant besoin de faire du bien pu ce monde pour réparer, non pas réparer, mais atténuer un peu les fautes dont je nie sens coupable, et les reproches que me fait ma conscience î \u2014Docteur, je puis vous juger, maintenant, je vous comprends, vous craignez que l\u2019on attribue à un esprit d\u2019ostentation les riches aumônes que vous faites, et vous désireriez que quelqu\u2019un les fit pour vous.Je suis bien sur que plus d\u2019un infortuné a été tiré de la misère par vous, sans que l'on ait découvert d\u2019où venait le bienfait.N\u2019ai-je pas deviné juste.docteur ?-«Permettez-moi de ne pas répondre à cette question.\u2014J\u2019apprécie votre \u2022modestie et votre pieuse générosité ; mài< en vérité, docteur, je ne puis me charger de faire une chose qui.tout en vous dépouillant du mérite aux yeux r.lu monde.aurait l\u2019effet de me faire attribuer l'honneur d\u2019une action dont je ne serais pas l'auteur.\u2014Vous pourrez, monsieur le juge, dire que cette somme vous a été remise par une personne inconnue.\u2014Non, vraiment, docteur, je me ferais un scrupule d'accepter, vu surtout que c\u2019est une somme que je vous dois.Voyons le montant de votre mémoire.1a* docteur Rivard se rendit enfin aux raisons -du juge, bien content de pouvoir toucher le montant ,de son compte tout en laissant son client sous l\u2019impression qu\u2019il ne l\u2019acceptait que pour le distribuer aux pauvres.Le docteur avait eu le soin de réduire le mémoire de moitié.\u2014En vérité docteur, vous ne tes pas raisonnable ; vingt-quatre mois de soins et de visites pour moi et ma famille, et vous ne demandez que deux cent trente-six piastres J \u2014L'est bien suffisant, et en conscience je me reprochais presque de l'avoir fait monter si haut, si ce n'est que j'avais eu l\u2019intention de vous en laisser le montant pour le distribuer en oeuvre de charité.Vous êtes bien le premier auquel j\u2019entends dire qu\u2019un mémoire île médecin est trop faible.-Eli bien, n\u2019en parlons plus ; voici un ordre sur la banque de l'Union pour le montant.Le juge et le docteur s'assirent devant un excellent souper.Le premier mangea comme un homme et le docteur so contenta d\u2019un peu de salade et de deux à trois verres d'eau.\u2014«Comment, docteur, vous ne mangez pas d'autre chose ?Merci, c'est mon régime ; depuis près de cinq ans, je ne prends pas autre chose pour mon souper.Quelquefois, vers dix heures, je prends une croûte, quand je me sens l'estomac faible et que je suis obligé de faire quelque visile de nuit.Autrement, rien de plus.\u2014Vous prendrez bien un petit verre de vin ! c\u2019est du Chamberlin, ça ne vous fera pas de mal ï \u2014Merci, je n'en use jamais.\u2014Allons, docteur, il faut avouer que si vous péchez, ce n\u2019est pas par gourmandise au moins.\u2014Hélas, mon cher monsieur, j eu ai bien assez «d'autres sur la conscience sans que j\u2019y ajoute encore le péché de gourmandise ; 'quoique, soyez sûr, ce ne soit pas par dévotion que je me prive de manger des mets aussi succulents que ceux que vous avez sur votre table.le second ne se faisait aucun scrupule de flétrir l\u2019innocent pour Je dépouiller ensuite, et tous les moyens lui étaient bons pourvu qu\u2019il put parvenir a son but sans se compromettre.Tous deux intelligents et d\u2019un esprit supérieur, tous deux jugeant les autres d'après leur propre coeur, devaient en venir à des conclusion» bien différentes l'un de l\u2019autre.Tels étaient les deux hommes qui allaient prendre le thé ensemble et causer.Le juge ne désirait la visite du docteur que comme un passe-temps agréable, celui-ci en espérait un résultat important \u2014Et comment vous portez-vous, mou cher docteur ?dit le juge en allant au devant de ce dernier ; il y a un siècle que l\u2019on ne vous a vu ; vous devenez rare, rare comme le beau temps.\u2014Je me porte très bien, je vous remercie : e.t vous-même, comment est votre santé V Madame est bien, je l\u2019espère ?\u2014«Mais oui, elle est partie pour la campagne depuis hier, et je ne pense pas qu'elle revienne de quelques semaines ; elle est allée chez une de ses tantes à la paroisse StMartin.Quant à moi, je suis à merveille : il me semble que je rajeunis ; mais vous, docteur, vous ne rajeunissez pas 1 \u2014J\u2019ai pourtant bonne santé, bon sommeil, bon appétit.\u2014Vous travaillez trop, docteur, vous menez une vie un peu trop austère.\u2014Que voulez-vous, je deviens vieux, le monde a bien peu d\u2019attraits pour moi, et il n'est jamais trop tôt pour se préparer au grand vova- \u2014(Merci.Le docteur plia l'ordre vl le mit dans son portefeuille sans le regarder : quittança son compte et le remit au juge.-Parlons des choses du monde, maintenant.politique, nouvelles européen nés,(nouvelles locales, etc.A propos, docteur, vous étiez, je crois, le médecin d\u2019Alphonse Meunier, et* riche négociant qui est mort la semaine dernière V Hélas î oui.C\u2019était un brave homme, relui-là ; et mon meilleur, je pourrais dire mon seul ami.le ne puis y penser sans me sentir venir les larmes aux yeux.Et en effet, par un de ces jeux de muscles toujours au service de certaines personnes, quelques pleurs vinrent mouiller Ils paupières du docteur, qu'il eut la précaution de laisser voir au juge avant de les essuyer.-Vous le connaissiez depuis longtemps V \u2022Depuis mil huit cent vingt, et je puis me glorifier de l\u2019in limité qui a toujours existe entre nous.11 vous a fait un beau legs dans son testament ; je vois qu'il voulait vous laisser un souvenir.'Eh bien, si vous ne mangez pas davantage, passons dans mon élude : nous serons seuls et nous causerons sans façon.ivc juge et le docteur s'assirent chacun dans un large fauteuil autour d'un feu brillant qui pétillait dans la grille de l\u2019étude.Une lampe en bronze surmontée d\u2019un globe en cristal découpé jetait une vive lumière dans l\u2019appartement.\u2014Vous avez apporté votre compte, docteur, j\u2019espère ?\u2014Oh ! ce n\u2019est pas la peine, monsieur le juge, répondit le docteur Rivard, en se plaçant de manière que la lumière de la lampe ne frappât pas dans son visage ; ce n'est véritablement pas la peine.\u2014N\u2019importe, il y a assez longtemps que nous n'avons réglé, et j\u2019aime à solder mes comptes Trop beau, M.le juge, trop beau î ça bien été malgré moi qu\u2019il m\u2019n mentionné dans son testament ; savez-vous qu\u2019il voulait me faire un bien plus grand legs et que, si je ne m'y fusse opposé ppéremptoirement, il m'aurait nommé son exécuteur testamentaire I Mais vous sentez bien, XL le juge, qu\u2019avec mes habitudes.mes devoirs et mon incapacité dans les affaires, je ne pouvais accepter.Et d'ailleurs, n\u2019avait-il pas le jeune Pierre de St~Lu\u2019avez-vous .pas reçu ma note hier soir ?\u2014Je n\u2019ai pas été chez moi depuis hier matin ; j\u2019ai été jusqu'à la balise, et j\u2019arrive à l\u2019instant de l'habitation des champs.\u2014*u encore attrapé?\u201d \u2014 \"Oui,,, c'es* y fai,\" Là, il force tant quïmi lui entend cra-quvr tous les os.Parle et ses soldats ramènent le géant ou roi.En arrivant : \"Tiens ! monsieur le roi,\u201d dit Pai.e, \"le fameux géant est dans mon chariot ; faites-en ce qu'il vous plaira.Tant qu'à moi, c\u2019est la dvrnièrc fois que je vais chercher quelque chose pour vous.Je sais bien que ce sont mes frères qui vous ont mis dans la tète de m'envoyer chercher le géant, pour tâcher de me faire périr, parce qu'ils ont honte de moi.\u201d \u2014 \"Comment, Parle, ceux qui sont arrives ici en même temps que toi sont It s frères?Ils me disaient toujours que tu te vantais de pouvoir faire ci et faire ça.\u201d \u2014 \"Oui, monsieur le roi, ce sont mes frères.\u201d Voyant ça, le roi fait venir les frères Charles et Georges.\u2022'(Connaissez-vous bien Parle?\" leur demande-t-il.roi, on ne Iz connaît pas.\" \u2014 \"Toi, Le géanl dit, la sixième journée : Parle, connais-tu ces deux-là?\u201d \u2014 monsieur le roi.je les connais; ce sont mes frères, qui, depuis longtemps, cl ivre lient à me faire périr ici.\u201d Le roi îc.s fait renfermer dans deux cages de bois, et ordonne qu\u2019on les brûle à petit feu.Quant à Parts», il s'est marié avec la plus jeune des princesses du roi, et a hérité de tout le royaume.11 est bien mieux que moi, aujourd'hui; il vit à rien faire, et moi A» suis obligé de travailler dur.Ml AUX FUMEURS OUR RACE SNOBBERY U ma DE CIGARETTES \u2022Vous qui désirez vous guérir de la fiureBlc passion de la cigarette, habituez-vous A la pipe, en fumant le HEROS : un tabac pur, sans ingrédients étrangers, ayant ' subi, dans une chambre chaude et humide, une fermentation parfaite,-qui .enlève le goût tie vert, l\u2019Acreté et neutralise les propriétés nocives de la nieo-Lc fumeur de cigarettes satisfaire sans danger son d\u2019aspirer la fumée L\u2019expérience en a été faite avec un succès complet.Un petit effort pendant quelques jours et vous serez guéri.Le frimeur de cigarettes invétéré, aux doigts jaunis est mal noté tandis que Jn pipe est admise et de plus en plus à la mode.Envoyez un mandat-poste de 75 sous et vous recevrez unr* livre de HEROS.l
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