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Titre :
Le nationaliste
Rédigé par les meilleurs journalistes du temps, jeunes et combatifs, Le Nationaliste se préoccupe de toutes les luttes politiques et s'en prend à toutes les puissances.
Éditeur :
  • Montréal,1904-1922
Contenu spécifique :
dimanche 15 août 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Devoir (Montréal, Québec : Édition hebdomadaire) ,
  • Nationaliste et le devoir
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Références

Le nationaliste, 1915-08-15, Collections de BAnQ.

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[" v/ VOL.XII\u2014No 26 MONTREAL, DIMANCHE 15 AOUT 1915 w ABONNEMENTS : Rédadion et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.1 \u2022 « ! CANADA .ETATS-UNIS UNION POSTALE .$2.50 .$2.00 \u2022* » * ;#\u2022 \u2022 $2.50 TÉLÉPHONES : REDACTION : Main 7160.ADMINISTRATION: Main 7461.« JOURNAL du DIMANCHE LE NUMERO 5 sous REDIGE EN COLLABORATION Directed: PIERRE LABROSSE DROIT at; but NI ROBLIN, NI TELLIER MENSONGE ET LACHETE ft Brest-Litovsk maintenant Le résultat (Tune fausse manoeuvre Le lecteur exclusif de la Patrie était servi à souhait samedi dernier.Le journal ù la dévotion entière de M.Rogers lui donnait l\u2019article du Standard, de Kingston, dénonçant les Canadiens-français comme un péril pour l'unité canadienne.Avec accompagnement de protestations, sans doute ?Pas la moindre indignation, au contraire.L'élucubration rageuse du S tan-dard était plutôt citée comme une réponse assez légitime à l'attitude des Canadiens-français qui refusent de se laisser étouffer.Tout le monde ne lit pas la Patrie, heureusement, et l\u2019on ne nous croirait probablement pas si nous ne citions.Voici le solennel début de cette pièce : \u201cParce qu'ils ont compris que pour devenir grand et fort, le peuple canadien a besoin préalablement d'être uni, nos hommes dirigeants se sont particulièrement appliqués, depuis vingt ans, à éliminer entre les deux nationalités qui habitent en ce pays, tous les sujets de mésintelligence, à effacer les derniers vestiges des préjugés et des antipathies de race, à associer dans un effort fécond les Canadiens de toute origine dans l\u2019oeuvre commune de développement national.Et les constants appels à la conciliation et à.la bonne entente n\u2019ont pas été vains.Ils ont induit les Canadiens-anglais et «les Canadiens-français A se connaître et à se juger mieux, par suite à s\u2019estimer davantage, et.au cours des dix dernières années un rapprochement si complet s\u2019est effectué entre les deux races que ceux, dans l\u2019un ou l\u2019autre parti, qui manifestaient encore quelques symptômes d'animosité étaient pris en pitié comme des êtres anormaux, comme ties malades.\" Quant aux chefs dirigeants Canadiens-français, l\u2019on connaît aussi leur oeuvre, qui se résume à la conciliation du commencement à la fin.à tel point que en dehors de Québec la -lettre et l\u2019esprit de la Confédération sont à refaire en matière de droits des minorités.L'acte du Manitoba reste violé, l'acte des Territoires de 187.\"> reste violé et le Français est menacé jusque dans l\u2019Ontario.Et c\u2019est en pleine connaissance de tous ces faits que la Patrie ose écrire que depuis vingt ans l'effort de » hommes dirigeants des deux races est dépensé dans le sens du rap prochcment et de la bonne entente et que les provocateurs sont ceux qui défendent le droit, la constitution et la justice.A l\u2019heure actuelle surtout, quand la persécution cherche et trouve trop facilement des complices parmi les persécutés que la résistance fatigue, décourage ou ennuie, l\u2019acte de la Patrie est une lâcheté.Combien différente est l\u2019attitude des persécuteurs chaque fois que la question des minorités est en jeu.Nous n\u2019oublierons jamais cet article du Globe, de Toronto, au moment où M.Laurier hésitait encore entre le fanatisme et la justice lors de l\u2019organisation des provinces de la Saskatchewan cl de l\u2019Alberta.Tout l\u2019orangisme hurlait depuis 15 jours, Sifton avait donné sa démission, M.Fielding menaçait, et M.Laurier faiblissait.Ceux qui restaient fermes essayaient de lui démontrer que la clameur jaune était plus bruyante cpic dangereuse.N\u2019en croyez rien, s'écria alors le Globe : ce n\u2019est pas l\u2019orangisme seulement, mais tous les anglo-saxons qui ne veulent pas qu' »n force la main aux provinces en matière d'enseignement.C\u2019était le moment décisif et l'altitude du Globe décida la retraite du chef libéral.La Patrie, elle, préfère tirer dans le dos des siens, et pour palier son crime auprès de scs lecteurs, elle va jusqu'à fausser sciemment l\u2019histoire.Est-ce uniquement la haine des nationalistes qui la pousse à cet excès d'infamie?11 est bien difficile de le croire.Charles FRANC.Retour de l\u2019Ouest, M.Rogers a refusé de communiquer aux journalistes ses impressions sur le résultat des élections provinciales du Manitoba.L\u2019ennemi laissant derrière lui Varsovie, concentre ses troupes du coté de Brest-Litovsk, centre de la nouvelle ligne de résistance russe, mais son avance se fait avec beaucoup de difficulté, clame un gros succès pour le général Mackensen.Celle réserve s'explique, même chez le ministre des Travaux Publics si habitué aux vantardises.Quels que soient le volume et l'intensité de son culot, M.Rogers ne pouvait nier ni même atténuer la défaite, et en prolonger l'écho n\u2019est pas non plus de son intérêt.Le plus tôt celui-ci s'éteindra, le mieux ce sera pour son parti et surtout pour lui.Car si la victoire de M.Norris ne signifie pas nécessairement ia perte complète du Manitoba par les conservateur» aux prochaines élections, elle indique du moins que la force de M.Rogers baisse considérablement.\u201cOne thing may me conceded at least, it is that 1 know how to make elections\", disait un jour le ministre des Travaux Publies.Qu'il n\u2019ait rien perdu de sa science électorale, cela est fort possible, mais ce qui est certain c\u2019est que cette science ne le sert plus aussi bien.Berlin ré- Une escadre teutonne livre bataille dans le golfe de Riga et est mise en fuite ; un croiseur et deux torpilleurs sont avariés.Etrange retour des choses, en tout cas, c'est au moment où M.Roblin finissait pitoyablement que M.Borden se tourpait vers M.Tel lier et le suppliait d'entrer dans son cabinet.Que le premier ministre fédéral fût sincère, ses instances, ses efforts, sa persévérance et les démarches qu\u2019il a fait faire auprès de M.Tuilier le prouvent.Outre le témoignage d\u2019estime et de confiance qu'il donnait ainsi à l'ancien chef de l'opposition à Québec, M.Borden voulait évidemment améliorer la position de son parti dans la province de Québec.Malheureusement, cette pensée lui est venue un peu sur le tard.Non pas que nous croyions M.Borden personnellement hostile à Québec et aux Canadiens-français, (\u2019c qui lui a manqué c\u2019est le sens politique.Pour comprendre que le concours de toutes les provinces est nécessaire à un gouvernement qui veut durer, il lui a fallu l'effondrement lamentable de M.Roblin.Avant cela, M.Borden ne semblait pas se rendre compte du danger qui pouvait lui venir de l\u2019Ontario ou de l\u2019Ouest.Roblin & UN CALME RELATIF REGNE SUR LE FRONT FRANCO-BELGE Tel lier (Ce bulletin couvre virtuellement le même terrain que celui publié par le War Office de Londres cette semaine).(Dépêche nu 11 Nationaliste Petrograd, via Londres, 14.\u2014Pour la première fois depuis la chute de Varsovie, des dépêches de bonne source donnent, aujourd'hui, les linéaments des nouvelles positions occupées par les Allemands Autrichiens.La ligne commençant dans le voisinage d\u2019Ossowctz, près de la frontière prussienne, en face des lacs de la Mazuric, s\u2019inscurve au sud et à l\u2019est, passant à travers Sokolow, Siedlce, Lukow, Ostrowa et Vladova.Les alliés teutons opèrent la concentration de leurs troupes du côté de Brcst-I Jtovsk, par 3 chemins qui > conduisent, en débouchant de Malkin, de l.ukow et de Vladova.Les envahisseurs sont encore à 40 ou 50 milles de Brest-Litovsk, et se heurtent à chaque pas à une grande résistance.Suivant les experts russes, on compte dans un avenir rapproché mettre a exécution le plan de retraite de la région de la Vistute et que Brest-Litovsk deviendra une des extrémités de la ligne moscovite.A Pctrograd.on exprime avec confiance l\u2019opinion qu\u2019on arrêtera les Autrichiens et les Teutons le long de cette ligne.LA BATAILLE DU GOLFE DE RIGA Des détails venus en retard touchant le récent combat naval de l\u2019entrée du golfe de Riga démontrent que les Allemands ont rangé en bataille U vaisseaux de ligne et 12 croiseurs.Une flotte de chalutiers, précédant l\u2019escadre, dragua plusieurs mines.Les Moscovites estiment que les ennemis ont ouvert le feu avec le cinquième de leurs effectifs.Les chalutiers durent battre en retraite avant d\u2019avoir parachevé leur besogne, laissant encore intacts 2 cordons de mines.Entre temps, des hydroplanes russes bombardèrent les chalutiers et les navires (le guerre.Les chalutiers sous la protection du feu des vaisseaux, tentèrent vainement de s\u2019avancer de nouveau à 2 reprises.Deux des vaisseaux ennemis endommagés sont des torpilleurs, le troisième est un croiseur.Ils ont frappé des mines et leurs avaries sont apparemment sérieuses.Ia* ministère a approuvé le projet de faire travailler à la fabrication des munitions les prisonniers de guerre et les ouvriers étrangers.LE SALAIRE DES DEPUTES BULLETIN DE BERLIN et les NOUVELLE\u2019 VICTOIRE POUR MACKENSEN.\u2014 UNE FORTE POSITION AVANCEE DE NOVO-GEORGIEVSK EST PRISE D\u2019ASSAUT.Il est assez étrange de voir le Grain Grower's Guide suggérer l\u2019augmentation du salaire des députés de 32,500 à 34,000 ou 35,000.Le Grain Grower\u2019s Guide trouve pourtant que l\u2019administration du pays coûte déjà assez cher.L\u2019aug mentation qu\u2019il suggère ajouterait trois-quarts de millions aux frais du parlementarisme qui coûterait ensuite deux millions et demi à trois millions par année.Plusieurs journaux approuvent naturellement et l\u2019on entrevoie déjà le jour où MM.les députés se voteront une indemnité de cinq mille piastres.En même temps, les ministres tireront la langue eux aussi.I.\u2019argument du Grain Grower*s Guide est que le salaire plus élevé amènera une représentation plus compétente.Comment se fait-il alors que le salaire actuel, qui est double de celui que touchait les députés il y a quinze ans coïncide précisément avec l\u2019abaissement du niveau intellectuel de la représentation fédérale.Berlin, 14.\u2014 I,c bulletin officiel de cet Après-midi annonce que les troupes du général Mucken-sen, lancées à îa poursuite des Russes battant en retraite, ont atteint la ligne des ,routes élevées conduisant tà Radzyn-Dawidy-Vladovo.Voici le texte du communiqué avec les détails des opérations sur tout les front*: C\u2019est du moins l\u2019impression qui se dégageait dans le temps de son attitude sur la question des frontières manitobaincs, impression qui n\u2019a fait que s\u2019accentuer depuis chez un grand nombre.Du simple point de vue tactique, en effet, M.Borden avait à choisir entre M.Roblin et M.Tellier ou, plutôt, à aider les denx; et il donna à tous les avantages à M.Roblin.La question de l\u2019extension des frontières manitobaincs se posait pour la deuxième fois.Une première fois, en 1908, M.Roblin avait essaye d\u2019obtenir l\u2019extension du territoire do sa province de M.Laurier, mais sans succès.On ne s\u2019était pas entendu sur la compensation financière à laquelle le gouvernement ma ni loba in tenait d\u2019autant plus que son budget s\u2019équilibrait déjà très mal et menaçait le prestige des ministres provinciaux.La frontière manitobaine occidental : \u2014 Dans l\u2019Argon ne, de nouveaux progrès ont été accomplis par nos troupes près Marti nswcrk.Nous avons pris dans cette région quatre officiers et 210 hommes.\u201cThéâtre de \u201cThéâtre orienta*!.AU nord du Niémen, de nouveaux engagements se sont développés dans les régions de Allosow, Kubiski Kowarsz.Dès que M.Borden prit le pouvoir, le Manitoba s\u2019empressa donc de poser de nouveau la question qui présentait deux difficultés: le chiffre de la compensation financière et le traitement des minorités.Privé du revenu de ses terres, le Manitoba demandait non seulement une compensation équivalente à celle accordée à la Saskatchewan et à l\u2019Alberta mais aussi le remboursement de ce qu\u2019il aurait dû toucher de ce chef, depuis 1905, date de l\u2019org.Tnisation de ces deux dernières provinces, \u2014 quelque chose dans les environs de quatre millions.Après discussion, l\u2019on coupa en deux; la compensation fut antidatée de 1908, époque à laquelle la province avait présentée en vain sa réclamation.Le Manitoba recevait deux millions au lieu de quatre.C\u2019était déjà beau et c\u2019était aussi assez juste.Personne ne trouva beaucoup à redire.L\u2019autre point était plus délicat et plus gros aussi de conséquences politiques.L\u2019extension des frontières manitobaincs remettait d\u2019actualité la position des minorités.Comment celles-ci seraient-elles traitées Suit un raisonnement aussi abject que filandreux qui se résume ainsi : Cette union était susceptible de se resserrer.La guerre en fournissait l\u2019occasion en invitant les Canadiens français a faire leur devoir.Ce devoir ils l\u2019xont fait, les chefs l\u2019ont reconnu.Mais il y a ces maudits nationalistes qui ne veulent pas se taire.Les Anglais auraient bien pu se scandaliser.Ils ont été assez raisonnables pour se contenir.C\u2019est la Patrie, qui a protesté le plus énergiquement.Mais voici que l\u2019organe de la Société S.-Jean-Baptistc doute du succès de la Confédération.Eh bien voyez ce que tous ces gens-là nous préparent.Et la Patrie, reproduit alors sans un mot de colère, l\u2019écume du Standard, de Kingston.Sa colère elle la réserve pour les nationalistes et l'organe de la Société S.-Jean-Baptiste.Au risque de passer pour naïfs, nous avouons que cet article de la Patrie nous a un peu surpris.A ses bassesses nous sommes habitués, mais nous croyions le mensonge aussi colossal impossible à un journaliste, si ce n\u2019est par respect de la vérité du moins par respect de sa réputation.Depuis vingt ans nos hommes publics se sont particulièrement appliqués à éliminer tous les sujets de mésintelligence entre les deux races, dit-elle.Depuis vingt ansl Mais c\u2019est précisément deiniis vingt ans que l\u2019assaut a été repris contre les Canadiens-français.Assaut de McCarthy contre la langue française dans l\u2019Ouest.Assaut de Martin contre les écoles catholiques du Manitoba.Assaut de Hanltain, moins brutal mais plus habile, contre les écoles séparées des Territoires.Assaut de Sifton et Fielding con-t c les mômes institutions lors de l\u2019organisation des territoires en provinces.Assaut , Wcschinty et \u201cDevant Kovno, nos troupes se sont emparé de la forêt fortifiée de Dominohankn.Nous avons fait 350 prisonniers.\u201cEntre la Narew et le Bug.nos armées ont atteint, à la suite d\u2019une vive poursuite de l\u2019ennemi, les secteurs di SI in a et Murzcw, oû les Busses se sont arrêtés.\u201cAu nord de Novo-Georgicvsk, une forte position avancée a été irise d'assaut.Neuf officiers, 1,800 tommes et quatre mitrailleuses ont été pris.\"Les troupes du prince Leopold de Bavière s\u2019approchent du Bug au nord-est de Sokolow.\u201cA lest de la ligne de Losyce-Micdzytzcc, l\u2019ennemi a tenté d'àrrc-ter notre marche par de vigoureuses contre-attaques.Toutes les attaques furent repoussées.\"Le feld-in arec bal von Macken-sen a défait l\u2019ennemi dans des batailles livrées le 10 et le 11 août.L\u2019ennemi n\u2019a pu trouver assez de force, hier, pour résister plus longtemps aux troupes austro-allemandes.Notre armée, en le poursuivant, a atteint les hauts chemins de Radzyn-Dawidy-Vladovn.Dawidy est à 20 milles à l\u2019est de Radzyn et à huit milles de Parczcw.Car l\u2019on rie peut nier que les parlements de 1807 à 1885 comptaient infiniment plus d'hommes de valeur que ceux d\u2019aujourd\u2019hui.Règle générale, le salaire influe très peu sur la qualité des députés.Ceux-ci sont élus par le peuple\u2014le peuple généralement choisit ses représentants pour la langue et le toupet plutôt que pour le cerveau.Nous pourrions citer plusieurs cas.A quoi bon ?Que chacun rappelle ses souvenirs et 11 n'aura pas de peine à se convaincre que nous n\u2019exagérons pas.LES TAXES QUI VIENNENT i Québec et la minorité dans le territoire nouveau, le Kéwatin?Les laisserait-on à 'la merci d'une majorité qui maintenait la double taxe?La question intéressait au plus haut point tout le pays, mais surtout la province de Québec en dépit de son engoumont passager pour l'homme qui l\u2019avait trompée en 1896.Elle l\u2019intéressait davantage depuis que le groupe nationaliste, s\u2019éloignant de plus en plus de M.Laurier, l'élément canadicn-français qui, par la force des choses, se rapprochait du groupe conservateur, faisant à Québec une lutte parallèle à relie des nationalistes.Et c\u2019est ici que M.Borden eut à choisir entre M.Tel lier T)u point de vue principe, M.Borden pouvait L\u2019ex - indigo Charles Gauvrcau continue de raconter dans son Saint-Laurent ses prouesses à travers le comté de Témiscouata.L\u2019ex-indigo Charles est un peu pour la guerre, comme de raison, puisque son chef l\u2019est beaucoup ; mais il ne l'est pas tissez toutefois pour prendre le fusil que ce pauvre sir Wilfrid voudrait toujours avoir à l\u2019épaule.L\u2019ex-indigo Charles raconte ainsi ce qu'il a dit l\u2019un de ces derniers dimanches, aux vieux qui l\u2019ont connu si bleu qu'ils ne peuvent croire qu\u2019il soit rouge, et aux jeune?qui le trouvent si rouge qu\u2019ils ne peuvent croire qu'il ait jamais été bleu : remuait et M.Roblin.l\u2019ancienne tradition canadienne consacrée dans l\u2019Acte de la Confédération, \u2014 respectée par les deux partis en 1875, \u2014 refaire le prestige conservateur dans la province de Québec, en un mot, transformer son parti de telle façon qu\u2019une nouvelle alliance Macdonald-Cartier n\u2019eut peut-être pas été impossible.Et du point de vue tactique c'était de maître.Vous voyez ce qui serait arrivé, vinciaies de Québec approchaient : l\u2019entente des sitionnistes à Québec se consolidait nécessairement, et la bataille s\u2019engageait avec toutes les chances possibles de succès prochain, si non immédiat.Ce qui éloigne les meilleurs hommes de la politique, c\u2019est d'abord notre système absurde de faire des élections, qui oblige un candidat à sc trainer de porte en porte pendant des mois, et, ensuite, le fléau du patronage qui lui rend la vie impossible.renouer BULLETIN DE PARIS au nord Paris, 1 1.\u2014 (2.30).\u2014 1a* bulletin officiel suivant a été publié cel après-midi : \u201cDans la région de l'Artois, au nord du château de Carlcul, et autour de *la gare de Souciiez, des combats de grenades à mains et de bombes ont été livrés pendant une partie de la nuit.\u201cDans l'Argon ne.l\u2019ennemi a livré une attaque sur tout le front dans le secteur Marie-Thérèse.Partout il fut repoussé par notre artillerie, faisant des pertes sensibles.Au même endroit, une nouvelle attaque tenléc ce matin, avec moins de vigueur.fut rapidement repoussée.\u201cLa nuit s\u2019est passée dans le calme sur le reste du front.\u201d un coup Les élections pro- LES INTERETS ANGLAIS A RIGA Le consul américain a Riga s\u2019est chargé de la défense des intérêts anglais dans celte ville.Voilà ce qu\u2019a mandé de Petrograd ambassadeur Maryo, sans donner d\u2019explication.Washington.IL groupes oppo- P.MOREAU.\u201cCe qu\u2019il faut, c\u2019est de \u2019a prudence et l\u2019économie en tout, afin de parer aux heures dures qui peuvent venir, car nous n\u2019avons vu que le commencement des taxes, les véritables taxes de guerre ne sont encore imposées, mais elles vont venir, celles existantes sont le fait d\u2019une administration corrompue et sans scrupules, négligente et vouée au népotisme de toits les instants.Qu\u2019est ce que cela veut dire ?L\u2019ex-indigo Charles a droit à une certaine licence en écriture qu\u2019il se croit poète et que la grammaire est indulgente aux poètes.même que com- LE JOURNAL Au lieu de cela ce fut tout pour Roblin: argent et minorité.Et le résultat politique?La défaite En brusquant l\u2019appel au peuple, M.Goulu savait bien que son adversaire souffrirait énormément de la déception d\u2019un électorat dont la campagne de 1911 réveillé le sentiment national et ravivé les espérances, hommes indépendants, disait M.Tcllicr.avoir entendu le même cri un an auparavant, se disait, pensant à tous les lâcheurs que le gouvernement fédéral avait entraînés à sa suite: A quoi bon?On avait beau lui expliquer que pour la troisième fois.M Laurier avait lâché les siens en votant côte à côte avec M.Borden tout en sc protégeant d\u2019une motion attrape-nigauds, suivant son habitude, l\u2019argument pouvait-il lui inspirer d\u2019autre conclusion que celle-ci : tous pareils?Si M.Borden voulut jouer au Laurier en imaginant par la suite ces amendements Coldwell qui prêtaient à tant d\u2019interprétations qu'ils restèrent inefectifs, il doit reconnaître qu\u2019il s\u2019est trompé.M.Roblin lui-même a sombré un peu à cause de ce truc dont les orangistes, autrement plus exigents que nous, s\u2019effrayèrent.Et, maintenant M.Borden, comme soeur Anne, regardant de tous côtés, sc demande ce qui va venir.Ce ne peut être M.Roblin et sera pas M.Tcllicr.Tout pour MOUVEMENT D\u2019EVACUATION ABIALYSTOK DE M.ROGERS immédiate de M.Tel lier.Roblin L'on nous écrit de La chine que le journal de M.Rogers fait de grands efforts pour se faire lire dans re milieu.pas Bialystok, 14, via Peirogrnd et Londres.- On enlève des fabriques et des magasins de cette ville, à 45 milles à l\u2019est de Lomza, le matériel et les produits.Plusieurs habitants s'en vont, bien que les autorités civiles exercent encore leurs fonctions que les banques de l'Etat et les banques privées soient» encore ouvertes, et nue le service des postes et du télégraphe sc continue.Dans les chemins qui mènent a cette ville, à l\u2019ouest et au nord-ouest, c\u2019est une théorie interminable de réfugiés et de voitures Plusieurs paysans sont partis en hâte dans les régions de Iximza, d'Os-trow et de Malkin.LA TEMPETE EST PROCHAINE DANS LES BALKANS Londres, 14.\u2014 Des nuages continuent n s\u2019amonceler au-dessus des Balkans.On mande d'Amsterdam, à la \u201cCentral News\u201d, que l'Allemagne se prépare à toutes éventualités en transportant 40,000 hommes de Varsovie à 4a frontière serbe.LES ZEPPELINS M3S EN FUITE Londres, 14.\u2014 Des rapports du littoral occidental disent que les zeppelins qui ont opéré le raid de di étaient nettement visibles.)u balcon des hôtels on assista au combat aérien dans le cours duquel tes Anglais mirent l'ennemi en rui- avait tant Si ft on.Green way et Donnez-nous des Et le peuple qui se rappelai* Le journal est offert gratuitement durant quinze Jours.Les premiers jours, on l\u2019acceptait par curiosité.Maintenant qu\u2019on a jugé la prose qu\u2019il sert au public, on n\u2019en veut plus.I«achinc est un mauvais endroit pour vendre du plomb.LES OPERATIONS AUX DARDANELLES puis- I > ERAHQCEMENT DES ANGLAIS.TURCS AU FRONT FRANÇAIS.Paris, 14.\u2014 Le bulletin officiel suivant a été publié cet après-midi sur les opérations dans les Dardanelles: \u2018Sur la péninsule de Gallipoli, les Anglais ont.depuis le 6 août, fait, sans encombre, un débarquement à un endroit près de la baie de Suvla, sur la cote ouest de 4a péninsule.\u201cIls ont progressé à un endroit au sud, dans le voisinage de Caba-Tvpc.Après de rudes combats, ils réussirent à gagner pied sur les versants des hauteurs de Sari Rasir.Ils firent plus de 650 prisonniers et s'emparèrent de neuf mitrailleuses.Les opérations à cet endroit continuent à progresser.\u201cLes efforts ET AVANCE ECHEC DES ils sont Mais il faut tout de l\u2019ex-indigo Charles sc fasse prendre.Les taxes existantes sont le fait d\u2019une administration corrompue, etc., etc., mais ce ne sont pas les véritables taxes.Les véritables taxes de Whitney, Fallon et Pync contre les écoles bilingues de l'Ontario.Assaut du Mail, assaut du Globe, assaut du X>iî»f, rouges et bleus, revendication des A L'HOTEL-DE-VILLE Notre mine de scandales \u2014 l\u2019hôtel de ville \u2014 continue de produire avec une rare abondance.Chaque semaine ajoute à la série de révélations et la veine est loin d\u2019être épuisée.Mais que devient la guerre entre les commissaires, commencée .si bruyamment ?Que font tous les messieurs qui se sont réciproquement accusés de parjure ?Sont-ils après se raccorder en arrière du rideau ?Et M.Thomas Côté, que fait-il ?où est-il ?Que préparc-t il ?contre toute droits des minorités.Coalition de organes anglo-canadiens ce ne ne sont pas encore imposées, nous dit l\u2019ex-indigo Charles, mais elles vont venir, ajoute-t-il.Or, comme l\u2019ex-imligo Charles est sur que son oncle Wilfrid va revenir au pouvoir, il nous force presque de conclura que les \u201cvéritables takes, ce.les qui vont venir\u201d, comme il dit, vont être imposées par M.Laurier.tous ces contre les aspirations de la minorité française.Attaque générale contre toutes les positions de l\u2019élément français.Sans compter les injures quotidiennes contre la province de Québec en bloc.Telle est, \u2014 il suffit de le rappeler pour convaincre tous les gens de bonne foi \u2014 telle est ^'application particulière\u201d des chefs dirigeants anglais, pour éliminer les sujets de mésintelligence entre les \u2022deux races.Pierre LABR0SSE.M.G0DFR0Y lai res français.M.Langlois sc porte très bien.La guerre est pour lui un repas complet.Il est bien payé et il n\u2019a rien à faire.Ce bonheur il le doit à M.Gouin.Et l\u2019on dira encore que M.Gouin est rancunier ! LANGLOIS des Turcs, au sud de la péninsule, pour nénétrer nos 4i-gnes ont échoué.I avons fait de légers progrès, puis cette date l\u2019activité sur notre front a consisté surtout en combats d\u2019artillerie à l\u2019avantage de nos armes.*\u2019 Notre représentant auprès dos Belges n\u2019est pas mort heureusement.Il est à Paris.M.Borden l'avait dans sa suite V>rsqu\u2019il n visité les hôpitaux mili- \u2019 x* 7 août, nous De- Cc n\u2019est probablement pas qu\u2019il a voulu dire, mais enfin ce n\u2019est pas notre faute si l\u2019cx-indigo Charles s\u2019exprime si mal.TROIS-PLSTOLES.ce jeu te.2S5U-.ki \u2022> v - 4P ü LE NATIONALISTE, MONTREAL.DIMANCHE 16 AOUT 1915 s VOL.XII.\u2014 No 26 « Batteries : Naboks, FiÜingrin et Lapp; Fisher et Nunnmaker.Washington « Boston : 1ère partie: Washington .003000000\u20143 5 0 Boston Batteries Johnson Keith et Thomas.Détroit à Chicago: Détroit.Chicago.Batteries Dubuc et Ltanugc; Scott Russell et Sohalk.S.-Louis à Cleveland: 2eme joute S.-Louis.020000000\u20142 fi 1 Cleveland Batteries Landermilk et Levers! 1; Jones et Egan.LES SPORTS 3.Auster, 111, Young, 6 à 1, 2 à 1, au pair.Temps : 1.16.Oxer, Lady Pender, John Marrs ont aussi couru.Single Toc, Skccts ont été retirés.HUITIEME COURSE Bourse, 8300, chevaux de 3 ans, 6 furlongs : 1.\tBig Lumax, 111, Matthews, 3 à 2,\t2 à 3, 2 à 5.2.\tLoi aloha, 108, Dodd, 3 à 2, 2 à 3,\t1 à 2.3.\tMarshall Tilghmnn.112, Dawson, 6 à 1, 3 à 1.3 à 2.Temps : 1.16 1-5.Black Earl, La Dolores, Buri, Drcmi, Phil Connor, Joe Knight ont aussi couru.Intan a été retiré.Tél.Est 3096 01001002x\u20144 8 1 et Hcrvey; * .211000100\u20145 11\t1 .000300000\u20143 5 0 ^ % ?I ILE NATIONAL ORGANISE UNE GRANDE EXCURSION >0 LE CORNWALL A TRIOMPHE Dll SHAMROCK PAR 11 A 10 « CP CD 22000000x\u20144 7 2 mm LIGUE FEDERALE Kansas City à Buffalo: 1ère joute: Kansas city .011000121\u20146 11\t0 Buffalo.000000000\u20140 6 0 Batteries Johnson et Easterl; Krapp et Blair Chicago à Baltimore: 1ère joute: Chicago.Baltimore.Batteries: Bailey et Owens.Brooklyn à Pittsburg : R.H.E.Brooklyn.\t.000000000\u2014 0 6 3 Pittsburg.\t.01 lJOlOOx\u2014 I O 0 Batteries :\u2014Wiltse et Land ; Allen et Oconnor.Saint-Louis à Newark :\u2014 B.IL E Saint-I»uis.Newark.Batteries :\u2014Plank et Hartley ; Moran et Rariden.Kansas City à Buffalo :\u2014 B.H.E 2ème joute :\u2014 Kansas City .100010000\u2014 2 6 2 Buffalo.\t.\t.00061 OIOx\u2014 8 11\t0 Batteries :\u2014Cullop et Easterly ; Bedicnt et Allan.Chicago à Baltimore :\u2014 B II.E.2ème joute :\u2014 Chicago.\t.000100000\u2014 1 10 1 Baltimore.\t.200001 OOx\u2014 3 7 0 Batteries :\u2014Prendergast et Fischer ; Johnston et Jueklitsch.LES REGATES LES AMATEURS 1)1 JEU DE GROSSE POURRONT ASSISTER A LA GRANDE JOUTE DE SAMEDI PROCHAIN A CORNWALL, QUI DECIDERA PRATIQUEMENT DU CHAMPIONNAT DE LA NATIONAL LACROSSE UNION.H LES IRLANDAIS, QUOIQUE DEFAITS, ONT \\ KNOT CHEREMENT LEUR PEAU.\u2014 LA JOUTE FUT EXEMPTE DE BRUTALITE, ET L\u2019ASSISTANCE ASSEZ NOMBREUSE- % DE CHAMBLY MONTREAL r Voici les résultats des épreuves disputées, hier après-midi, aux régates de Chambly, qui ont rapporté un succès éclatant : PREMIERE COURSE Yatchs, 2 cylindres, 3 milles : 1.\tPaul Létourneau.2.\tHenri Auclnir.DEUXIEME COURSE Chaloupes, 1 rameur, messieurs, % mille : 1.\tA.Leveillc.2 H.Gilbert.TROISIEME COURSE Chaloupes, deux dames % mille : t.Mlles E.et !.Leveillc.2.\tMlles Bell.QUATRIEME COURSE Chaloupes, deux rameurs, messieurs, Vj mille : 1.\tMM.Levcillé et Dubuc.2.\tMM.1 et D.Mardi.GTNQlflFME COURSE Canots, 2 avirons, messieurs, % mille : 1.\tMM.L.Dufresne et A.Laurendeau.2.\tMM.A.Ward et J.Spoddnrd.SIXIEME COURSE Yachts, 2 cylindres, 5 milles: 1.\t\"Mousne II\" Mlles Lecours.2.\tM.Martel.SEPTIEME COURSE Chaloupe, 1 dame, 1-4 mille.1.\tMlle B.Raymond.2.\tMlle L.Léveillé.HUITIEME COURSE Esquifs, 2 rameurs, messieurs, 1-2 mille.1.\tMM.E.et B.Hébert.2.\tMM.A.Ducbarmc et R.Donnai!.0010021302\u20147 12\t1 .00000301)0\u20143 8 0 Hendrix et Fischer ; FIXAI.11 A 10.RESULTAT NOS JOUEURS SE PREPARENT.Vente spéciale de chapeaux mous et durs pendant le mois d\u2019août seulement.Valeurs de à cire témoins de la victoire de leur club sur le Cornwall et aussi ils ont décidé d'organiser une grande excursion dans la petite ville manufacturière d'Ontario.Les amateurs de crosse pourront donc faire le voyage avec îles violet et blanc, voyage qui faisait autrefois les délices defs partisans du sport national canadien.Tous yeux qui voudront se rendre a la joute de samedi pourront le faire sans avoir à se saigner trop largement car le prix du passage, aller et retour n'a été fié qu\u2019à $2.00 pour les adultes et à $1.05 pour les enfants.1a; premier train quittera la gare du Grand-Tronc à 1.30, puis reviendra de Cornwall à 8 h.30 le même soir, samedi.Comme il est à présumer qu\u2019une foule nombreuse désire accompagner notre club, il importe que Tou retienne dès maintenant ses billets, afin qu'il n'y ait pas d'encombrement.Les billets sont actuellement en vente aux endroits suivants: J.A.Dion.1771 Notre-Dame Ouest; J.R.Doutre, 2389, Ontario Est; F.X.Lasullo et Fils, 341, rue Rachel Est.Donc, que le mot d'ordre soit : \"Allons à Cornwall\" tant trop rudement frotté les oreilles.A la reprise, Cornwall attaque de nouveau et Donibec, après une course précipitée, jette le caoutchouc dans le filet et tombe exténué.L'équipe honneurs de la journée d'aujourd\u2019hui S.-Ixiuis .000100030\u20144\t9\t0 tricots\tgris.On se coudoie verte-\tles Royals gagnant la première joute\tCleveland .\t.000030000\u20143\t15\t1 ment.\tL'enthousiasme\test grand,\tpar 2 à 0 et perdant la seconde pur\tBatteries;\tKoob, Loudormilk\tet Brennan lance de près, après le de- « G à 5.\tAgnvw ; Mitchell, Jones et Egan.part de Hughes, qui attrape cinq i l>owd officia comme lanceur dans\tPhiladelphie a New-Xork: minutes, mais Thompson intercepte;la première joute et comme le rèsul-\t1ère joute.son coup.Los courses sont nom-[ta* Viediquc.il s'acquitta tie sa tâche Philadelphie.\t^\t^\t^\t9 * breuses et les combinaisons aussi-ju la satisfaction du gérant Howiev.New-Xork .20002 V A i Efcfo ; IV «1*8 nine.f 9 mm mensonge.lin MARGEERITK-MARIK L pressionnable, délicate, très nerveuse, elle est irritable et rieuse, indécise, hésitante, subir toutes les influences ou mauvaises, car elle n\u2019a coup de volonté ot ses impressions sont très vives.Elle a un grand besoin de sv confier et elle le fait quelquefois un peu imprudemment.L\u2019orgueil est susceptible, mais ce premier mouvement ne dure pas.Avec les apparences d\u2019une activité, elle ne réalise pas graud -chose : elle manque de d\u2019ordre, de soin et surtout de constance.Elle a ne volonté, un coeur d'or, un esprit \u2022j C\u2019est évidemmen* capri- une petite fille un peu étourdie prête à ! brusque, bonnes ! d\u2019ordre et de pas beau-1 avoir horreur de tout travail et de tout effort : j\u2019ai rarement vu reu nir autant de signes de paresse puisqu'il faut appe\u2019cr les chose par leur nom.L\u2019égoïsme s\u2019ajouta n à cette grande paresse, cmpêch: cette petite fille, qui ne nianqu» grande | pourtant ni de coeur ni de se nsi hi lité.de rendre aux autres les petit, services à sa portée.Volonté molle et inconstante Ron ne humeur.Pas assez d'êcri LELOVP.mm 1.\u2022 qui manque absolument soin : elle si m 1)1 ' «SS riez nous diriez: raient plus de joies que moi et sont de vrais pauvres.\" ¦4 » rie.grand Dieu! Pierre, avait un siège d'honneur, el était entouré d'hommages et de cadeaux! Il applaudissait joyeux.Le spectacle fini, il y eut cris, dan- serrée, 3 m.serrées 10 m.en jur, h,pie entre le Urne et !< 13,ne picot, vcjllon 6lait magnifique surtout, mais sauter 1 m.serre*, 3 m.serrée.^ , m.en 1 air.1 bride sextuple dans\tpauvre pfcrre.j'ai beau le ic îcniim.Æri.is\tiwter\u2022 wsrtssjs % 10 m.en sont il relever par une bride/ la n«c je voulais a.1er a son tourment et je reçus.un soufflet, oui, un soufflet ! C\u2019était un petit soufflet de rien, Vn rang de mailles serrées forme parti malgré Pierrot el sans qu\u2019il sache où 11 niait frapper!II ne contenait pas un sou de malice, mais To to la dit bien souvent : \"les filles, ça pleure toujours\u201d.J\u2019eus envie de pleurer et j\u2019ai beau faire,.je m en souviens encore! C\u2019est ainsi.Même dans les fêtes d'enfants, il se glisse comme cela un détail.qui fêle la joie.Pour lierre, c'était la bascule.pour mol ce fut ce mignon soufflet, qui ne me fil pas le moindre mal physique, mais qui m'attrista tellement, tellement !.FIG.507.DENTELLE A ETOILES.Fournitures: Fil d\u2019Alsace I).M.C.Nos 30 à 70, Fil à pointer D.M.C No 30 ou Lin â tricoter D.M.C Nos 20 à 45, en blanc, écm ou Jaune-Crème 712.PAULE MANCE.seconde fois de droite à gouetie, et on passe encore une fois le fer dessus.En tirant la dentelle dans les deux sens contraires, on en fait disparaître la raideur artificielle que lui imprime le premier repassage.CONSEILS PRATIQUES Le re- mut noue, de l'ambition et du la bon turc.Le sens praliqu cl des sentiments 1res délicats.Pe- ! développé combat heureusemun tiles vivacités, impatiences frcrpien-j une très grande impre isionnobili * tes.Elle est timide et un peu gau* j nerveuse.11 est sensible, généreux che.Beaucoup de bonnes intentions enthousiaste, courageux el actif.L pour se dévouer sont empêchées caractère est variable et Perronc\u2019 par un peu d'égoïsme et la crainte est irritable et endure mal les von de s'avancer.\t| Ira ri étés.Il est délicat el tend *c C'est encore parce qu'elle est avec un grand besoin d\u2019affection i craintive qu'elle est portée à ruscr.de sympathie.et à dissimuler.Grand besoin (l'af f.a volonté est active, un peu au fection et de direction ferme et toritaire mais sans dureté : il a d la ténacité et il est un peu grognon ,\t, .mais il est bon, serviable, capable BLANCHE NEIGE.\u2014Je vais faire j (je dévouement, et de beaucoup de l'étude de Colombe, mais vous me | délicatesse dans le dévouement.1 parlez de Récriture d\u2019un ami (pu est du goût et sait apprécier les bel en Franco et il n\u2019y avait dans votre jt,s choses de l\u2019esprit ; la culture enveloppe que les timbres (50 cen- n\u2019est pas en rapport avec le goù-tins) votre lettre, celle de Colombe vt elle fait un peu défaut, et une enveloppe adressée et offrait- (Rest un timide et un modeste chic dons laquelle je vous renvoie la qui no se pousse jamais et mène lettre du C.Aussitôt que vous m en-1 jc lui reprocherais de trop manquer verrez cette lettre je vous ferai at- de confiance en lui.Très droit, très franc et très honnête.Négligence des détails.En graphologie votre écriture est trè > bonne.MANIERE D\u2019EMPESER LES DENTELLES Lorsque la dentelle lnvce est coin- Pour bien épingler les dentelles, plètcmcnt svvhe, on prepare un em- q hml avant tout avoir soin de se pois d amidon léger pour lm% don- procurer un tambour de bois, haut .ncr un peu d apprêt.\tctenviron 30 cm.et de 50 â bü c.m.HïïSil ###% pis.- - - - - \" - érrhpFÊidSZErSB\tn:'\tle.«lernier lour .ans celle dentelle.qu\u2019il ne s\u2019échappe plus de yaP°\\ir* deur de ces derniers.On prendra Une fois cette preparation refroidie, donc des épingles très fines pour les mêle les deux parties d amidon, Valenciennes et pour le point à l\u2019ai- autant ertn Crude OU.Limited\u201d, axec un fonds social d\u2019un million de piastres .INTERESSANT POUR LES FUMEURS I'?Le tabac, comme le blé, le raisin, l\u2019orge, n besoin d\u2019être fermenté; il n\u2019y a qu\u2019au Canada où on le fume à l\u2019état brut, et c\u2019est ce qui fait la réputation peu enviable du tabac canadien.Notre Compagnie, voulant remédier à cet état de choses, a fondé à Saint-Jacques L'Achigan, un établissement de fermentation moderne, et par un choix judicieux des récoltes et lin procédé de fermentation rationnel et scientifique est arrivée; vert, l\u2019âcreté et le surcroit de nicotine, qui produisent cette odeur ai désagréable; 2o.A faire un tabac inoffensif, avec un arôme doux et délicat; 3o.A assurer une combustion parfaite et l\u2019uniformité permanente du goût et de la qualité.Nous offrons sous le nom de \u2019\u2019HEROS\u201d un mélange de Havane et de Queenel.Si votre marchand ne l\u2019a pas, nous vous en expédierons une livre, par la poste, sur réception d\u2019un bon de poste de 75 sous, dans Québec et Ontario, de 80 sous dans le Manitoba et de 85 sous dans tout autre endroit.Ceci met à la portée des personnes les plus éloignées un tabac de haute qualité pour un prix raisonnable.La St.Jacques Tobacco Packing Co., Limitée.LA POÉSIE BELGE ET LA GUERRE I un journal donne à ses lecfteurs des nouvelles exactes, précises et complètes, sans parti-pris, de la manière la plus honnête du monde ; Si ses articles de rédaction sont sensés, dignes, pleins de renseignements et écrits sans souci des intérêts de partis ; Si l\u2019exécution typographique, la disposition des nouvelles et des articles en sont de bon goût et de classement excellent ; Si ses articles, ses nouvelles de tête, et ses chroniques politiques et parlementaires en appellent à la meilleure classe de lecteurs qui soit dans le pays ; S\u2019il n\u2019annonce que des maisons et des produits honnêtes et refuse les réclames tapageuses ou nuisibles; S\u2019il ne verse jamais dans la sensation et peut être mis aux mains de tout le monde ; Si c\u2019edt le seul journal de l\u2019après-midi à deux sous dans la région et même dans la province ; Vous savez du coup que ce journal edt un excellent médium d\u2019annonces,car il pénètre dans les familles les plus respectables et recrute ses abonnés et ses lecteurs dans les classes les plus intelligentes du pays.Le DEVOIR edt le type de ce journal, au Canada.Il a une clientèle de ledteurs et d\u2019abon- .nés offrant le meilleur champ possible à l\u2019annonce et aux annonceurs intègres et soucieux de leurs intérêts.Aussi tous devraient-ils s\u2019en servir pour leur publicité.S par Henri DAVIGNON (Le Correspondant) lo.A éliminer le goût de ù E Comme beaucoup d'autres, J es deux premiers mois de la guerre l'ont laissé sans voix, tout à l'effort humble et passionnément obscur de n ôtre qu\u2019une unité dans la tâche commune de tenir jusqu\u2019à bout de forces contre l\u2019envahisseur, prêt à tous les sacrifices dans l\u2019espoir de donner aux puissants alliés l\u2019occasion, le loisir d\u2019opposer à l'ennemi une barrière définitive.Mais quand tout fut consommé, quand la Belgique, traversée et meurtrie, n'a plus été qu'un coin de sable au bord de la mer, à l'extrémité de la ligne infranchissable des armées de la civilisation, !c poète (Cammaerts) a senti l'âme de son pays lui remonter à la gorge dans un sursaut d\u2019amour et d\u2019orgeuil.Et, après Anvers, voici qu\u2019il s\u2019écrie : Chantons, Belges, chantons.Même si les blessures saignent, même si la voix se brise.Plus haut que la tourmente, plus fort que les canons, Chantons l\u2019orgruil de nos défaites, Par ce beau soleil d'automne.Et la joie de rester honnête.Quand la lâcheté nous serait si bonne.Ils ont passé dans la nuit bleue.Ils ont passé par là.Joseph marchait devant.Tirant Pûne pur la bride Et la mère serrait l'enfant Contre son sein vide.Us ont trotté pur lù, Ils ont trotté dans la nuit bleue Plus de six lieues.Fu>ant les soldats, l es bourreaux, I.cs cités et les hameaux, Et les cris déchirants Des saints innocents.Cependant le jour où il a été donné au poète lui-même de rejoindre les soldats sur le front de l'Yser, il n\u2019en a rapporté que des visions de tendresse et d\u2019csnoir.Dans ce coin de West-Flandre, qui vit l\u2019arrêt des hordes barbares par la valeur tenace d\u2019une armée épuisée, secondée par la terre et les eaux, l\u2019aspect de la guerre prend soudain un sens pathétique qui dépasse l\u2019horreur coutumière et atteint l\u2019image de la nature plus forte que tout.Un village ruine, une cité détruite, un clocher, une maison chante à travers la plaine basse sous le ciel mouvant une victoire invisible, mais partout ressentie.Le courage des hommes participe à la certitude qu\u2019affirme l\u2019humble et glorieux pays entre une rivière héroïque, la mer majestueuse et le sable mouvant.On n'aperçoit pas l'ennemi, tassé derrière l'inondation ; l'air suffit à peupler la solitude et la moindre maison qu\u2019on regarde est \"une voix dans le désert\" ; C'était sur le front.A cent pas des tranchées, Vue petite maison Morne et isolée.Pas un homme, pas une poule, pas un chien, pas un chut, Bien qu'un vol de corbeaux le long du chemin de fer, Le bruit de nos hottes sur le pavé gras Et la ligne des feux clignotant sur VYser.Puis, tout ù coup, chaude, grow et douce Comme le soleil sur la mousse.Tendre et ffère, forte et claire Comme une prière.Une voix de femme sortit du toit Et la maison chanta.Or ce chant ne sera point une la-menlation, ni un appel de vengeance.Sous les pierres meurtries de la maison morte, une sève nouvelle déjà monte.Où trouve-t-elle sa source dans ce pays humide et visité par le fléau ?.C\u2019est un mystère admirable, mais elle s\u2019épanouit et devance même le printemps.Quand nos bourgeons sr rouvriront Saules rouges et gris chatons \u2014 Quand nos bourgeons se rouvriront.Nos vaches beugleront.******#*### Frapperont nos marteaux \u2014 liras nus et torses chauds \u2014 Et ronfleront nos scies Autour de nos prairies.S'ouvriront nos églises \u2014 Nicuport, Ypres et Prrvyse \u2014 Ht sonneront nos cloches.Le dur tocsin des Boches.^ Tinteront nos truelles, \u2014 Dixmude et Ilamsca pelle \u2014 F.t reluiront nos pelles, Et cogneront nos pioches.Glisseront nos bateaux, (ioudron noir et mouettes \u2014 Chantera l'alouette I>e long de nos canaux.Et fleuriront nos tombes Mésanges et pigeons bleus \u2014 Et fleuriront nos tombes Sous le soleil de Dieu.Et ce n\u2019est point une fantaisie de poète.Cammaerts, ici, est bien dans la tradition de notre art.On l'a vu, longtemps avant la gran te guerre, dans la Guirlande des dunes, de Vcrhacren, dans les petits poèmes de Maeterlinck et dans des romans lyriques comme le Vent dans les moulins, de Lemonnier, la poésie belge ne peut se séparer de la terre et son idéalisme, même mystique, est intimement lié à l'aspect des choses sous le soleil.Le patriote, l\u2019ami des soldats, l'homme lourd de haine contre l'ennemi est allé au front et, dans les images qu'il en rapporte, il y a surtout des coins de terre et de ciel, une chapelle naïve au coin d'une route, dont la statue de porcelaine a été prise pour orner une tombe.La chapelle au coin de la route, la tombe à peine indiquée par un carré de briques et quelques brins d'osier associent à la mort du soldat la vie traditionnelle du pays.Cette alliance de la mort et de la vie apparaît encore dans la réminiscence «du martyre de la Belgique, et c\u2019est toujours pour donner une leçon de certitude : qu\u2019héroïque et donnent au rythme secret de la pensée une allure de réalité quotidienne.* * * Les poètes demeurés au pays occupé nous offriront sans doute, plus tard, un écho tragique de l\u2019âme nationale aux écoutes, attentive au glorieux frémissement de la victoire remportée par elle à chaque heure, à chaque minute par le dédain profond, l\u2019indifférence absolue et la constance incoercible témoignés à l'ennemi au cours de ces longs mois de solitude et de sacrifice.Déjà la Belgique exilée ressent quelque chose d\u2019analogue et, malgré la sécurité assurée, rejoint les souffrances et les fiertés du pays abandonné.Les poètes peuvent beaucoup pour rapprocher les fractions distinctes du coeur de la patrie dans une communauté de douleur et de réconfort.Emile Cammaerts traduit le sentiment de regret, d'amour et de certitude du réfugié sur le sol anglais.Ce dialogue de /'A-vcuglc.et son fils décrit les alternatives de mélancolie et de joie par lesquelles nous passons tous ; E.N.Cusson, gérant, Saint-Jacques, Clé Montcalm.Que.entrailles profondes l\u2019âme des livres obscurs qui Vont fait fleurir à travers les temps.Et cela n\u2019est pas au pouvoir de l'Allemand.Il ne connaît rien, n\u2019a rien deviné, rien pressenti de la force de notre peuple.A sa face épaisse et obstinée, l\u2019enfant belge peut jeter comme un défi j une poignée de terre incomparable.Sur ses lèvres, Charles Dccos-tes avait déjà placé la réplique vengeresse en faisant dire à son Viens piegel, se dressant du tombeau où on le croyait déjà couché pour toujours : \"Est-ce qu\u2019on enterre L\u2019iens-piegel, l'esprit.Xcle, le coeur de la mère Flandre ?Elle aussi peut dormir, mais mourir, non.\" Et Cammaerts, meilleur interprète encore de la confiance invincible du peuple religieux, célèbre le jour de Pâques de cette année par cette priè- II ne faut pas que le lecteur se rebute de la liberté du rythme et de la succession approximate e des assonances.Cammaerts dit dans un poème préliminaire : \"Ma lyre tinte d'une corde, mon vers cloche d'un pied.\" Mais nous savons qu\u2019il s'est, une fois pour toutes, affranchi des règles de la prosodie classique.; moins que jamais il serait tenté d'y revenir aujourd'hui pour obéir à l'inspiration qui le domine.Car l'horreur des mots inutiles et tie la phrase purement musicale ; écho : dont il a toujours fait montre se 1 double cette fois d'une pudeur par- ; ticulière à ne rien tenter contre l'ex- Jc m - ton:, loin, bien loin de ln patrie D\u2019où vient que ces voix semblent familières ?je sens, dans l'air que Je respire.Un pur! un de liberté, je sens frémir les cordes de ma lyre Sous un souffle inspiré.Les oiseaux, les arbres, 1rs rivières Mc parlent de chez, nous, Pourquoi ma peine me devient-elle moins amère ?Pourquoi le repos m'est-il si doux ?\u2022 \u2022 \u2022 Me A qu >i le fils répond comme un re : Toi, qui.ccttc nuit, surgis du tombeau Malgré les prêtres, malgré les soldats.Toi qui brisas la pierre et qui rompis les Que Pilate t imposa,\tsceaux.Fais que ma Patrie surgisse Du sépulcre allemand Et que lu victoire bénisse I-es armes de nos enfants.La poésie belge n'a pas besoin, on le voit, de hausser le ton pour s\u2019égaler à la gloire nouvelle.Il lui suffit de cueillir sur le sol ravagé \u2014- et sur l'âme meurtrie \u2014 les simples fleurs de l\u2019invincible printemps.Henri DAVIGNON.i Mon acre nous sommes en Angleterre, Lt l'aveugle de conclure : Incline-toi, mon fils, agcnouillc-tol A côté de moi, Prenons, entre nos doigts meurtris.Un peu de cette terre hospitalière Et baisons ensemble, en pensant au pays, Le sol de l\u2019Angleterre.Ainsi le poète s\u2019oriente insensiblement vers un commentaire plus attendri et plus soutenu d'émotion picturale de la réalité nationale.Un peintre de chez nous, un peintre ordonnais, Auguste Donnay, a atteint naguère le sommet de son art en situant sur une des collines de la vallée de l'Ckirthe une fuite en Egypte.Ce petit tableau du musée de Liège, où J a Vierge, 1\" Enfant et l'âne émergent d\u2019une aube encore bleue, parmi des rochers gris, des arbres bruns, devant une maison de larges moellons et de tuiles cl où, sur le bord du chemin, saint Joseph, en vieux paletot, interroge un paysan issu du sol même, s'évoque naturellement quand on lit ce Xocl de 1014, dans lequel Cammaerts fait parler ainsi le Nourricier et l'homme : i pression rigoureuse de la pensée.»i pallie même d'un prétexte de ch a- j rite la publication de ces vers, vendus pour \u2018d'oeuvre de la pipe «du soldat\".J\u2019ai mis Ici mon coeur tout nn Sans écran et sans voile.Afin nu\u2019ils fument une pipe de plus, Sous les étoiles.En réalité, il écrit pour obéir à un instinct secret, impossible à re fréner, mais inapte à se traduire autrement qu\u2019en transposition directe, exempte de parure ou d'afféterie.Par une juste récompense, l'artiste se retrouve plus pittoresque et plus harmonieux dans cette apparente sécheresse.La couleur, la musique même de ces vers irréguliers, on y devient sensible si on perçoit tout le relief et tout le rythme que donne aux mots et à leur agencement une vision profondément sentie de la plus magnifique des réalités.Au drapeau, ou dranrnu La patrie vous appelle.Il ira jamais flotte si haut.Elle n\u2019a Jamais été si belle.Rouge pour lu rage des flammes, \u2014Noir, jaune et rouge \u2014 Noir pour la cendre des deuils.\u2014Noir, jaune et rouge \u2014 Et Jaune pour le salut de l\u2019âme Et l'or fauve de notre orgcuil.Celte traduction toute immédiate du sentiment patriotique, on la retrouve encore dans l'hommage du poète au Roi, iaspiré bien plus par l\u2019ivresse de'l\u2019abnégation et du strict devoir que par une admiration pompeuse et platonique.Nous vous suivrons, Sire, où vous nous con- Pnr le gel et par la pluie.Par les bois et par les prés.Et nous vous donnerons notre vie Quand vous voudrez.La figure royale est ici identifiée à la cause sacrée, à l'espoir invincible, à la force de la nation immortelle.Et c'est bien ainsi qu elle apparaît aux Belges, qu\u2019elle est désormais incorporée à L.vie du peuple au point que la séparer des souffrances, des orgueils, des ambitions et des certitudes collectives serait altérer le visage môme de la patrie.AU FIL DE LE DEVOIR L\u2019HEURE Les sauterelles MONTREAL Les sauterelles, selon Larousse insectes orthoptères sauteurs, nousI payent une visite.Le maire tic Montréal n\u2019a pas encore jeté son mot là-dessus, mais la population intelligente de notre ville qui lit les journaux, curieuse de constater de visu ce en quoi consiste un envahissement, est tout aise de les recevoir.Tout le monde fera .son profit d\u2019une semblable venue, surtout les modistes, les propriétaires de café-restaurant, les fabricants de bibelots qui, profonds analystes de la nature humaine, la savent avide de nouveautés, car ils savent bien des choses, ces gens-là 1 Surtout que la mode, dans le boire, le manger, l\u2019accoutrement et tous les aléas, ne dépend que d\u2019une innovation effrontée, d\u2019une chanson-coqueluche, des chichis capricieux d\u2019une danseuse ; que les faits divers, le calendrier des événements en dirigent aussi les variantes.Et un jour, ils triompheront en lisant, dans un quotidien-madrier quelconque, le bout de carnet mondain suivant : \"Madame la doctoresse X a convié à un banquet-sauterie, hier soir, les nombreux admirateurs de sa cuisine nouvelle.Le plat de guerre a été tout bonnement le préparé à la sauterelle, dans la molasse s\u2019il vous plait, pimenté d\u2019un herbi forme dont elle a le secret.Les quelques choyés de dames qui troussèrent un compliment eurent la présence d\u2019esprit de mettre le festival sous la haute protection de Saint-Jean-Baptistc.l\u2019initiateur du mets dont il se nourrit nombre d\u2019années au fond de son désert, et de déguiser contre Moïse qui voulut en purger l\u2019Egypte, malgré une violente opposition, lors des dix fléaux, talent sur la tête, pour le bal-insec-livore, qui se donna le soir, le morion surmonté d\u2019une sauterelle, et sur les joues, nu lieu de la mouche endormie, encore la sauterelle.Ça été féerique.\" I ; Que cherchez-vous si vite, vieux, Avec cette jeune femme ?D\u2019autres hommes et d\u2019autres deux.D\u2019autres coeurs et d\u2019autres âmes, Pour abriter le fils de Dieu.Donnay avait peint dans une note analogue un tableau destiné à devenir célèbre.Il venait d'être placé avant la guerre, en Arden ne aussi, dans la vieille église d'Hustières-sur-Mcuse.Large triptyque, tout baigne de lumière wallonne, cette lumière diffuse, désespérante à noie, si différente de l\u2019éclat et de la précision des ciels flamands, mais si favorable à l\u2019âme mystérieuse et profonde des choses et des gens.On y voyait dans le cadre d une courbe de la Meuse, celle même qui se découvre du seuil de l\u2019église, flutter le corps de saint Walhèrc, pn tron de la région, martyrisé aux premiers temps par lin mauvais pré tre auquel il était venu reprocher ses crimes.L\u2019église a été profanée par l\u2019armée allemande, le curé du village martyrisé et mis à mort par la soldatesque, les petites maisons à gros moellons sont en ruines et sur tout le paysage, âpre et délicieux, flotte une atmosphère de crime.Comprend-on pourquoi la Sainte-Famille, située par le peintre en Ardenne, a dù fuir ces lieux ravagés et pourquoi le poète, la voyant passer dans son rêve, ce soir de Noël anglais parmi les exilés de Belgique.murmure : brouiller notre atmosphère, nous ne jurerons que par eux, nous ne fumerons que relies qui riment en Dardanelles et esthètes auront sur le champ un Bureau de ce genre, s\u2019ils ont tant soit peu réfléchi sur la quantité et la nature du travail qu'il doit accomplir, sur les connaissances et les qualités toutes spéciales requises pour en assurer le bon fonctionnement.que des hommes sérieux aient pu s\u2019arrêter le quart d\u2019un instant à une idée aussi saugrenue, franchement, voilà qui dépasse l'imagination.Comment ! Pour lutter sur ce terrain avec Edmonton, avec Winnipeg, avec Toronto, Montréal irait confier son Bureau de Renseignements.à qui ?Au sénateur David, à M.Beauset, à M.Crcpeau.tous braves gens si l\u2019on veut, et gens do devoir, mais qui les uns et les autres \u2014 outre qu'ils sont suffisamment occupés déjà \u2014 ne sont pas plus faits pour pareilles fonctions, assurément, que pour assumer la direction d\u2019un état-major en temps de guerre.Quand il faudrait à ce poste des hommes \u2014 ou au moins un nomme \u2014 au fait des affaires, on irait y installer trois fonctionnaires qui n\u2019en ont manifestement ni la pratique, ni mémo l'intelligence.C< rail le cas ou jamais de rapp mot de Beaumarchais : \" Il un calculateur, ce fut un danseur qui l'obtint.\" Il n\u2019est pas trop difficile, je crois, monsieur le directeur, de prévoir les fruits que nous pourrions attendre de cette ingénieuse combinaison.Demandez plutôt à tous ceux des hommes d\u2019affaires de Montréal oui ont été par le passé en mesure d'apprécier la valeur de la secrétai-rcrie municipale en tant que bureau de renseignements.Pour m\u2019en tenir à mon expérience personnelle, je vous dirai qu'en deux ans seulement \u2014 c'est-à-dire depuis que jm m'occupe d\u2019une façon active des travaux de la Chambre de Commerce \u2014 il est venu à ma connaissance nu moins CINQ CAS où de grands industriels étrangers en quête de renseignements sur Montréal, se sont vainement adressés à notre se crélaircrie municipale sans nou-voir en obtenir autre chose que des réponses puériles, et même quelquefois SANS EN RECEVOIR AUCUNE REPONSE QUELCONQUE.Les capitaux de ces mêmes industriels contribuent aujourd'hui à la prospérité de Toronto, Winnipeg, etc.Voilà ce que je sais.Vraiment non, ce sont d'autres hommes que ceux-là qu\u2019il nous faudra à la tète du bureau projeté Ma -gré tout espérons, monsieur ic directeur, espérons que nos échevins réfléchiront, et qu'ils re voudront pas nous faire cette mauvaise farce.Agréez, je vous prie, monsieur le directeur.' LE BUREAU MUNICIPAL DE RENSEIGNEMENTS les cigarettes Saute- nos la punition qu'ils méritent, en assassinant le bon goût, lorsqu'ils verront la pauvre échancrure de leurs chemisettes \"fifi\" donner logis à sauteurs, que Larousse, si l'on se souvient, taxe de orthoptères.Montréal, 12 août 1915.M.le Directeur du \"Nationaliste\", Montréal.Monsieur le Directeur, ces Nul sans doute n\u2019est mieux au fait que vous (je crois même que le \"Nationaliste\" en a déjà parlé à plusieurs reprises) des efforts tentés à l\u2019Hôtel de Ville, depuis fort longtemps déjà, par nos divers groupements d\u2019hommes d\u2019affaires \u2014 Chambre de Comxnen «\u2022, Board of Trade, Associa tion Manufacturière \u2014 en vue d\u2019obtenir de nos administrateurs la création d'un Bureau municipal de renseignements.Sur le rôle d'un tel bureau, les services qu\u2019il pourrait rendre, le besoin pressant qui s\u2019en fait sentir, il serait superflu, je crois, de s'étendre.Ce sont là autant de points I sur lesquels l\u2019unanimité est aujourd\u2019hui faite, aussi bien à l'Hôtel de Ville que dans le public.Tout !
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