Le Pays, 23 août 1919, samedi 23 août 1919
MONTREAL, 23 AOUT 1919 s?" •* \ ; it’ •*/ , r 4 - * % .I.%: •I êîL • • % #+* ?: ?# ?i vivent, ce sont ceux qui luttent.VICTOR HUGO.?t ?1 Fût-on cent millions d’esclaves, ?"je suis libre.t Ceux qui ?.?r ?X : i 4 I : VICTOR HUGO.?: » ?( » ?t ?t è ?â.•JL No 34 Rédacteur en chef : Arsène Bessette lOième Année Cinq Sous le Numéro A L’ABATTOIR LETTRE D’OTTAWA La politique abstentionniste Tiflux feuilles qui se complètent l’une par l’autre.— Un empire qui n'existera jamais.— Pourquoi on croira à son U existence dans la province de Québec.— Les remaniements ministériels et l’instruction publique.— Le gouvernement et les réformes scolaires.— Il ne faut pas compter sur la députation mais sur l'opinion publique.— Les circonstances favorables à la reprise de la compagne éducationnelle.— Les peuples instruits et les peuples ignorants.M.le Rédacteur du “Pays", Cher Monsieur.l'envergure de Sir Robert Borden y ait consenti, c’est là Bétonnante énignre.C'est peut-être pour se laver de ces impardonnables coinintitulé Le Seul promissions que Sir Robert offrait grecques, mais à l'année 1922.Je connais des hommes très avertis qui l'annoncent d'un air sûr, tant il y a d’apparence que la visite du prince de Galles va redonner une façon de virginité à ce ministère.Votre article dans le » f I 4 Pays cm 16 courant, I •autocratie prussienne par une mes scolaires charlatanesques.Lu- .Monseigneur Bruchési, 1 hiver : favorables pour faire l’éducation norerait „’importe quel grand l'heure, se pénétrer d’une vérité te C’est leur affaire- mais nous autocratie encore plus néfaste n 11 m, il 1 assure qu il a aura plus dernier, continuent a réclamer du peuple.Il souffre aujourd’hui ! pavs.|| est impossible de croire qu’émettait, il y a déjà longtemps, attendons bien autre chose de cet-la liberté humaine, et que 1 autre rien a craindre en privant ses I instruction obligatoire, qu’ils! plus que jamais de son iraprévoy-! que des hommes de cette valeur un grand homme d’Etat français, I te élite de patriotes éminemment vise il former des recrues pour jcompatriotes de l'avantage d une éclairent le peuple sur son propre anee.11 accuse ses gouvernants craignent de se compromettre en savoir qu'en politique la sagasse jcanadiens - français qu’énumère I«année de ce nouveau kaiser en j instruction moderne, puisque M.intérêt et le fassent marcher avec et ne devrait accuser que lui-raê- ' rompant lu glace et prenant les commande très souvent de par- ! votre article, cher maintenant le peuple dans l'igno- Bouchard ne sera plus à la Chain- eux, et M.Letourneau et le gou- tue.Car les peuples ont les gou- devants d’une politique de réconci- donner et même d'oublier, oui, nce | bre pour l'embarrasser, et que le reniement, se sentant solidement vernements qu’ils méritent.Parce j Ration, de collaboration et d’en- d'oublier! Et.laissez-moi vous le Cet empire comprenant tout nouveau député de St-Hyaeinthe appuyés, pourront faire quelque qu’il n est pas instruit, il ne corn- tente avec le parti qui est actuel- dire, les circonstances dans les- jmnitovabb.au«au moîns ils nous l’univers, spirituel eu apparence paraît tout dévoué à la cause de chose.D’autant plus que les dépu-j prend pas que la puissance écono- lenient au pouvoir.: quelles, cet homme d'Etat profé- 0n donnent alors des raisons oui et matériel en fait, que rêvent l'obscurantisme.tés seront trop heureux de seeon- inique dominera toujours la puis- Je vous concède, cher monsieur, r^m eet avis si sage quoique si dif- balancent incontestablement et ultramontains, n ’existera ja- Nous connaissons assez M.Lé- dor le mouvement quand ils eroi- sauce politique, tant qu'il le per-; qu’il a été très difficile à des libé-jîic;le il suivre étaient bien autre- sans réplir.ue posibie tout le bien mais que dans leur imagination, tou ni eau pour savoir qu'il ne se rout qu’il n'y a plus de danger de mettra.11 tient son sort entre ses, raux honnêtes et probes de preir ment tragiques et douloureuses j l0lltcs jes heureuses conséquences! S’il eût été possible, Alexandre laissera pas prendre à ces flatte- se compromettre auprès de leurs mains inhabiles et se lamente.La ; dre leur parti du gigantesque esca- celles où nos hommes politi*Lous ]es avantages certains qu’au- VI et son fils César l’auraient ries, advenant le cas où il serait électeurs.vie est chère et les profiteurs sont | inotage qu’a été l'élection de 1917.de Quebec semblent se débat-, rajem sur t’heure des dispositions réalisé au temps où les hommes fait ministre.Nous savons aussi 11 ne faut donc pas compter sur rapaces.Ils lui donnent les os à; Que des politiciens à la Meighen tre aujourd hui.' plus conciliantes et un patriotisme n’avaient pas encore appris à se qu 'il regrette, comme nous, la dis- la députation actuelle pour obte- ronger et gardent la moelle.On : soient capables de pareils tours de Car enfin, il faut bien y songer : moins irréconciliable, gouverner eux-mêmes.Mais on parition de M.Bouchard de la dé- nir les réformes scolaires proini- lui écorche la peau, il crie, mais batons électoraux,il faut bien Kad- d se pourrait faire que les prochai- ^ vous croira h son existence, dans la pro- put at ion provinciale et que.par scs, au début de sa brillante car- demeure impuissant.Il éprouve mettre, puisqu'il en convient lui- jnes elections generales fussent • vince de Québec, tant qu’on n'en conséquent, il lui eut été agréable ri ère politique, par celui qui di-, les effets, mais les causes lui ; même ; mais qu'un politique de ren\o> non pas aux Calendes seienera que le catéchisme n l'é- de le voir continuer, à l’Assem* rige le parti libéral à Québec.Dans échappent.On n’a qu’à tirer la cole et*que la proportion d’illet- hlée Législative, sa campagne en cette députation il y a des hommes, leçon des choses pour lui faire très sera aussi considérable qu'elle faveur des réformes scolaires— de valeur, il y a des esprits éclai- comprendre qu'il ne sait rien et l’est aujourd'hui.Donc, pour les charlatanesques qu'au point de rés.mais ils sont esclaves de l'o-1 qu'il est temps pour lui d'exiger cens de 1’" Act ion Catholique" et vue du “Devoir" et des autres pinion publique faussée par les qu'on 1* instruise.® il importe de main- organes de la réaction.Nous sa-!préjugés ,je 1 ignorance et les Les peuples instruits peuvent i actuel et M.Ma- vous également que le gouverne- mensonges des exploiteurs de la subir des revers accidentels, mais Les charmes d’une belle fille, fonctions de grand ment est favorable à l'instruction ‘crédulité humaine.C'est sur cette ils ne sont jamais exploités sous obligatoire, mais que la plupart opinion publique qu'il faut agir, l’oeil complaisant - ou attriste de De- des députés ministériels n'osent Nos gens ne sont pas bêtes, mais ceux à qui ils ont délégué leur ouvertement ils ne savent pas où est la vérité; mandat ; tandis que les peuples nécessaire, ils ne sont pas ennemis de la rai- ignorants,sous les bénédictions des mais ils n’ont jamais appris “Devoir’*' et des "Action Catho-T mit es choses qu’il lique" sYn vont toujours à l'abat-Quand ils toir.monsieur, et s'ils se décidaient, eux aussi, à se cantonner dans cette dissidence uos .Patroite.LE VIOL ET LE POISON • î du “Devoir tenir le système gnau dans ses éteignoir national.C’est à quoi s'applique le voir" en annonçant le remplace- pas se prononcer ment probable ^ l^onlrJcarrerdTns ses^o^ts's'ëxhibàu^eu pïbîie'îoiféSSte- S^mlnu de h*?ibe«?finira Villeneuve, i, propos du ventre et sens, ce n'est pas de lire tous les Qu >1 aille aussi interroger les en- tense opulence c est a épier leurs ses besoins.E, oeln ., permis nient vêtue et que les théâtres ne , naH f fro entendre iTjf du derrière des danseuses de l'ex- livres, mais d'être le lecteur mincis de la prison de Bordeaux somptueuses demeures et a voir , également - dcs fanatiques de!donnent que des spectacles édi- 1 j0/‘ n s de .•« e hilU- f lïe m» position du Centenaire Cartier, d’un seul livre ou d’une ccr-, et le résultat sera le meme.11 y.briller les diamants de leurs fem- toutes lcs abstinences et de toutes ! fiants.L'ignorance peut engen- o.îëmvolontië’s ses el armes qui ont exaspéré sa farouche pu- laine catégorie de livres.Ainsi verra que la majorité de ces mal- mes qu il nourrit sa haine et se ,es mortifications d imposer leurs drer toutes les misères physiques ,n .T °, deur—comme s’il n’en avait pas on peut avoir l’esprit dérangé et heureux se recrutent parmi ceux suggestionne de pensées dcstruc- vue_ étpoites fl la massv de la po- et morales, pourvu qu elle serve f!u a ceux qm la respectent et sa- vu et si nous n en voyions pas le jugement faussé.Mais il n y a qui n ont jamais frequente 1 eeole ^ ti ices.n a pas esom ( t si nidation.Toutes les hypocrisies les desseins providentiels qui tu- x 1111 a t tncri.^.on in>i.iKi ci tous les jours de bien plus obseè- pas de mauvais livres pour les et que M.Magnan a lait iigurer pencher sur des caractères nnpri- nnjes toules jos exploitations rent révélés, par une grâce toute conservation lui icra constater, a nés portés par des profiteurs et grands lecteurs, e est-a-dire pour dans ses statistiques scolaires a\ce mes, ce ui-a.P°ui a îmentu son ^ sont résultées.Aux illuminés, particulière, à M.Ch a pais.1 UUI\ " 11 \ nu ^ a ion> des goujats, sans que le pied des ceux qui lisent tout, car l'ensem- les enfants mort-nés.Quant aux esprit surexcite, le spectacle de la, aux fous convaincus, se sont joints On parle de supprimer le tabac populaires, les ravages du poison honnêtes gens ne se lève pour hic des livres fait comprendre et autres, il découvrira sans peine rue et le murmure qu il perçoit ^ fourbes et les exploiteurs de la chez nos voisins, après la suppres- * mfiltrant dan^ *es \eine» par la s’appliquer à la bonne place—le explique le grand livre de la vie.que c’est plutôt leur habitude des ietes dont il n est Pû.s» C1^r*|bêtise humaine.sion de l’alcool, et chez-nous des volonté de ceux qui » attendent chroniqueur de la "Presse", qui Si l’on commence par le mauvais d’emprunter a la caisse, de majo- rant dans les quartiers interdits = ^ journftl (le Toronto affir- vieux ramolliss et des veilles folles que son agonie pour se lartagt nous semble être un Turc plus bout, à cause de préférences non rer les livres de comptes, d imiter à sa pauvreté lui suffisent.mah airnièrement qu'au cours de s'occupent également de cette dépouille, irascible que voluptueux, a écrit raisonnées ou faute de direction, les signatures sur les cheques et Nous nous demandons quelle i épidémie de grippe espagnole de grave question.Si cela continue, ‘ deux articles pour essayer de nous il ne saurait en résulter qu une, les billets, qui les a conduits a mouche a pique ce bon Turc, de- paul0lnne dernier un grand nom- eonvaineve qu'Andrew Carnegie, perte de temps.Par la lecture de que leur amour de la leetuie.puis quelque temps.Le n est cei- ^re de personnes sont mortes, dans NOS FELICITATIONS Depuis la mort de Sir Georges- le milliardaire américain, a bien beaucoup de livres on arrive tou-j Reste l’édifice social que mena- tainement pas une mouche a miel.lft proviluv d'Ontario, faute d'a- A L’HONORABLE JUGE [ Etienne Cartier, sa veuve et scs filmai employé sa fortune colossale jours à la découverte de la vérité j Vent les théories anarchistes de ( est lui qui de\ îeut anarchiste VQjr so procurer des liqueurs LAFONTAINE les ont toujours demeuré en en fondant trois mille bibliothè- et c’est l’essentiel.Nous n avons i certains livres, d après ce ch roui- à sa façon, pai exemple! En que - ^ on if ian t os et préventives de ce - France.Mlle II or tense Cartier bavard, sans doute, se luit a (,o|nnut |)ivnt»t i^peuple de Qué- eommenve à enseigner aux boni- narole.1! essaya de ramener à la Le cardinal d’Amboise devait, de rapporter la contulence a Louis ^ f\n\ViX par \pnv.trente-trois mes l'hygiène qui respecte le corps, pureté de leur état les autres Do- de son côté, favoriser, auprès de Xil* ,Kt.le len(i *maln îl* ]M,ri eve‘ mmI.V(.„j I)arml nous (|U, nc SuEt l'Eglise aura beau continuer minicains qui, furieux, le dénon- Louis XII.dont il était le tout- {\Ui'~ vtalî.troi,lvv ,Mort ttans son| V(Nlt Mj i;IV n, écrire voilà ce à nous rabâcher: “Méprisez votre cèrent au pape.Alexandre VI puissant ministre, les projets empoisonné'.| (|U*ollt produit les Ilallé, les Gré- oorps.une guenille’’, nous lui ré- avait peur de Savonarole.puis-, ambitieux de César Borgia.Ce Tous les mémoires de la cour de! ; ^ Lalande, les Magnan.pondv'ii> avec Molière: “Guenille, samm-nt éloquent et idole des ou-j cardinal était, du reste, d'un France de cette époque-là relatent p.\vu«m Fatholique" et le “ De->i tu veux : ma guenille m'est chè- vriers de Florence.Borgia eut re- désintéressement admirable, il ne de semblables petits faits.voir" Grave à l’éteignoir jésui- re :• Elle aura beau proposer à cours à son moyen habituel : la voulut jamais accepter d'autres Comme César, aux temps idylli-i tjqiu/ dont on nous a "couvert de-'imitation dit peuplequ elle veut corruption.Il offrit a Savonarole revenus que l’arehevèelié de (pies de sa prêtrise avait été cardi- .)Ujs îrojs CVnts ans, nous sommes iranler -ale.parce qu elle sait que le chapeau de cardinal, et.sous Rouen.Ce saint homme laissa à sa nal de Valence, en Espagne, le j(, ,UMl.)il.]v moins ijhw, le moins la saleté du corps abêtit 1 intelli- main, i! le fit menacer du bûcher mort vingt-cinq millions, et il fit, cardinal d’Amboise lui fit donner ,.uiIjViy p.moins instruit de l’Agence.comme ce fameux saint au cas où il ne cesserait pas ses au moment de mourir, aveu à son K» duché de Valence, en France.Benoît Joseph Labre avec ses prédications indignées contre la maître, Louis XIL poux imv mbrable- le peuple lui honteuse cour de Rome : * * Je pre- longtemps il recevait répondra: “Labre et ses poux me i’ère.dit le saint, à votre chapeau dégoûtent!" On voudra être pro- de cardinal t plus que dans les tyre".Le pape, effrayé, ms l’éteignoir je- - empêcher de dire: un grand serviteur de Dieu.ERNEST PITT & CIE Courtier 8 c" hmiieuhlcd Avocats et Procureurs Edifice Dominion 145 ST.JACQUES.Téléphone Main 97 ST.JACQUES — MONTREAL Express MONTREAL Tel.Main 10 1 < •> i i (VA-, COMPTABLES.ELLIOTT & DAVID Avocats, Procureurs et Solliciteurs, CHARTRAND & TURGEON Comptables 55 ni° Saint-François Xavier l’é lé plumes Main 189 RUE ST JACQUES, MONTREAL 5 Ml, •‘IV: Téléphone Main 8205.ASSURANCES Hon.Vhs.I».Reauhien (LR.A.La ma relie, C.IL J.EVARISTE CHAMPAGNE BEAUBIEN & LAMARCHE t Assurâmes sur mm
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