Le Pays, 6 novembre 1915, samedi 6 novembre 1915
P?: • * AwStlTf Dfc.>0 565HM 7ft .:r A .'.r5f / * " !•¦> .r «./ t-.; &V°- ; TXj>«* ¦ % J V.' t >• 1 ft r.; v; ’ n .'3' \ \ H ' V / MONTREAL.6 X '' OVEMBRE 1916 c'a# i sa: t/ja M KJ tit m*&r; X IKS 'fM&m r u MPP • - ’ v Fut-on cent millions d’esclaves, je suis libre Ceux qui vivent, ce eont ceux qui luttent.i !- V ** y-rr v V», - 'HI VICTOR HUGO./ .Victor HUGO.ImJ I « : i" V".I Année.No.44 Rédacteur en chef: ROGER VALOIS t Cinq Sous le Numéro 6me i LE DISCOURS DE M.DECARIE N0TRE future bibuotheqüe Quels livres trouvera-t-on dans ses rayons ?# - A la bibliothèque Saint-Sulpiçe, “nous avons tout” déclare M.Fauteux.La bibliothèque municipale sera-t-elle moins libre ?1 La question de l’instruction publique ne se résume pas à une affairé d octrois j plus ou moins généreux NOUS DEPENSONS UN MILLION ET DEMI POUR L’INSTRUCTION PUBLIQUE, CLAME LE SECRETAIRE PROVINCIAL 11 ne faudrait pas croire, disait municipale, nécessairement nev-l’autre jour dans une conférence tre, puisqu'elle sera fondée nxcc sur la nouvelle bibliothèque de F argent de tout le monde: catho-Saint-Sulpice, M.Aegédius Fau- ' liques, protestants, juifs, libres-tcux, le bibliothécaire lui-même, j penseurs, etc., pourquoi la biblio-il ne faudrait pas croire que nous : tlièque municipale aurait - elle il 'avons chez nous que des livres moins de liberté?Pourquoi si l'on défendus ' \ trouve Voltaire à la bibliothèque de St-Sulpice, lie le trouverait-on pas à la bibliothèque municipale ?Rappelons-nous du sourire scandalisé qui se glissa sur les lèvres de la plupart de nos échevins le jour où arriva au conseil municipal, il y a quelques années, une lettre signée par un Anglais de Montréal qui disait qu'il ne pouvait être question d ostraciser Voltaire dans une bibliothèque publique, 4 4 Voltaire.le plus grand des écrivains français** *.Sur le chapitre des livres prohibés, il est bien entendu que nous u ’avons qu’une loi.Ces livres ne seront prêtés qu’à ceux qui ont qualité pour les lire.•i Pourquoi trouverait-on étrange que, bibliothèque catholique, nous suivions les prescriptions de l’Eglise i C 'est le contraire qui serait singulier.’ ’ * * >- ET APRES?/\ quand la réforme scolaire dans toute sa plénitude ?Et le ministère de l’instruction publique ?Et l'instruction obligatoire ?Personne ne s'étonnera de cela.Nous nous étonnerions plutôt de voir tant de liberté à cette bibliothèque catholique quand on en voulait donner si peu à une biblio tlièque municipale neutre.11 est évident qu'il y a des livres qu'on ne peut prêter à tout le monde.Qui niera cela ?Personne.Que l'on confie donc la bibliothèque municipale à une personne consciencieuse et il n'y a pas que les sacristains et les bedeaux comme M.Casimir Hébert qui sont consciencieux et tout le monde sera heureux.Ali ! je souffle ! Et cette assurance tirera d inquiétude une niasse de gens.11 n'y a pas que (jes livres défendus; mais il y a beaucoup de matériel, le discours de M.Déca- livres défendus." y a progrès,; rie intactes les critiques heureux que les WWiotU- mais songez bien qil en 1914, il y foi mulies confie le sxstunc ac-I qUes paroissiales qui n'abritent, que des a dans la proxdnce de Québec tiud de I instruction publique, et auteurs d une honnêteté éprouvée,- dit encore dix* institutrices qui en- ^ c'est lit tout ce que le gouver- t”COI‘e Fauteux, nous sommes obll- soignent pour moins de deux nement a à répondre à ces crïti- j Tt”dc graîd^LriSn?mi.piastres par semaine.Je crois (l*l(bs, » \ inc en Jérémie Décarie date de quinze et déjà le silence le plus 1 V uplet s’est fait sur la philippi- Secrétaire Provincial, | les, en faveur de l'instruction pin blique.Sans doute, sume comme je l'ai dit plus haut rémunération presque sèche des subventions gouverriemeuta- ! jours coi que du l'un des plus importants docu- • • chenapans' .(Cf.la meats de l’histoire scolaire de uo- pourtant, si l'on en Canada”.A l'heure actuelle, le' budget de l'Instruction Publique s'élève à près d’un million et demi Savez-vous ce que nous faisons avec cette sommet Suit rénumération.Un point c'est tout.4 4 • La bibliothèque municipale devra tout avoir comme la bibliothèque de Saint-Sulplcc.Il reste évidemment la question de prêter ces livres.Le bibliothécaire devra avoir la même liberté.la même discrétion que le bibliothécaire de Saint-Sulpice.Patrie 11 lu 27 octobre.i i tre province croit le Voilà qui facilite singuliève-; ment la tâche de nos échevins au sujet de la future bibliothèque I municipale.Cette question du choix des livres a toujours été 1 écueil où sont venus se briser tous les efforts tentés pour doter Montréal I d'une bibliothèque depuis quinze, ans.Quels livres allaient trouver place sur les rayons de cette bibliothèque/ Et l'on a même vu des éehevins prétendre qu'il ne fallait acheter /g 11 i .Mais, s'il vous plait, plus d hypocrisie avec cette question de bibliothèque.i “Sans doute, il est trop tard pour purler encore d'elle”, • disait Musset dans son ode JUNIUS.M.Jérémie Décarie est un très brave homme, pas fier pour deux sous, très obligeant pour ses amis et en possédant une foule, il est aussi bien doué que quiconque, mais ses amis ne devraient pas s'acharner à le rendre ridicule (•) connut ù la Malibran, '.% ; Wi V\ a V * ¦¦ ¦4# V w > sT- LE PATI, 6 HOVEMBEB 191# ' M.Bourassa et l’Angleterre m >¦ L/-' a GRAND PIANO DE SALON Decker Bros .1/ • ' • 9 K i?'• •/* * *••••••••••••••••«••« FAITES SURVEILLER En marge des derniers articles du chef nationaliste Pourquoi ces attaques, pourquoi ces articles, pourquoi ces conclusions ?Trois-Rivières votera bientôt sur la prohibition.Nous recommandons aux autorités religieuses de bien faire surveiller les églises si elles ne veulent pas que se renouvelle l’incident de Lachiue.(New-York) Riche caisse en acajou, 7 1-3 octaves.TON EXCEPTIONNELLEMENT RICHE ET PLEIN.Touche très souple.À coûté $1,100.— Comme neuf (•) DURA LEX SED LEX Nous n'aurons donc pas d’avocates puisque la loi n’en veut pas.Cela ne nous empêche pas de trouver que la loi est stupide.Il y a des avocates partout, pourquoi exhumer de vieux textes, fabriqués au temps où les femmes étaient de simples esclaves pour les appliquer en 1915?Oocatloii spéciale POUR SE FORGER UN PIEDESTAL Conditions à débattre.La plus grande maison de pianos de Montréal tcrczv.Ils se contentent d’assister aux services chantés pour le repos de l’iiine de ces milliers d’officiers titrés qui ont été fauchés impitoyablement par les Bo-„ clics.Mais là se borne leur effort, ils s-'en ferment en leur indifférence de gueux, et se chauffent le dos au pâle soleil de leur ciel bru-aux meux.Et uc qu'on appelle lâcheté du peuple anglais, ne serait-ce tout au contraire, une preuve de la libération des esprits du préjugé séculaire,.une horreur de répandre sées pour se permettre de ces cri- le sang humain tout à fait invinci-Mais M.Bournssa ne l’entend I tiques acerbes et hors de saison ble, la répulsion qu’éprouveraient rage, il tempête | qui risquent de mettre le feu aux les esclaves rendus à la liberté, pour toute chaîne qui les riverait à leur destin aboli?Ayons la patience d'attendre l'issue île la guerre pour connaître 1 apport véritable de la Grande-Bretagne dans la guerre actuelle, tion perfide.L'Angleterre ira Mais n'oublions pas qu'elle tient pas donné tout ce qu'on attendait, toutefois la mer ouverte au com-congénitale.C'est un | peut-être ; mais comme la belle mcrcc en embouteillant les Aile- fille dont on parle depuis un siè- mands, que le mois dernier, elle a torpillé une vingtaine de navires Allemands, qu'elle prête de Tarses artères, c'est comme un roule- I pourrait à l'instar de ce roi fa- gent it tous les alliés.Mon Dieu! ment lointain des tambours frus- meux.n'avoir qu'à frapper du si elle peut fournir sa quote-part tes de *37 qui frappe son tympan pied le soi pour qu'il en sortit des autrement qu’en faisant massacrer pan et excite son ire.Mais on a légions munies de leur fourniment, ses nationaux, quel autre que M.Le chef d’un parti doit savoir I raison de la nature, de la chair, sont bien naïfs.On peut dire Bourassa le pacifiste, pourrait lui juger de haut 1rs événements et même de ses griefs personnels, qu’elle y a mis le prix.L’armée en garder rigueur?irs hommes, et pour que ses cou- quand on a mission de diriger To- actuelle ne vaut peut-être pas son Le malheur, c’est que M.Bou- elusions soient équitables, il faut pinion publique.pesant d’or, mais elle fut recrutée rassa n'est pas un homme libre, qu'il domine sa sensibilité.Il ne On ne peut pas dire que ce soit au prix de tous les sacrifices, qu'il est ligotté par sa nature mê-peut ni haïr, ni aimer, et, trente Tamour de la France qui fasse Voyez 1 "inconséquence de M.Bou-aus avant la fin de sa carrière, il sortir M.Bourassa, ear ce culte de rassa, le spectre seul de la cons-doit habiter sa statue et garder date récente ne le possède pas au cription lui faisait prendre peur ment imbécile que même ceux qui j l’impassibilité du marbre devant point de lui faire perdre la maitvi- et si Ton active le recrutement, il ont toujours été les adversaires I les fluctuations de 1 opinion publi- se de soi.Ce n’est pas le dépit ex- se plaint également.Il est pacifis-de la fusion sont obligés d'admet-1 que.les tourbillonnements de la clusiveiiient, car avant d’être re- te, mais il reproche à l’Angleterre tre qu'il faut y venir.Oh! on' ne I politique, les soubresauts même jeté par les Anglais, il les avait de ne pas envoyer de soldats en parle pas encore de fusion, mais F d,.lu planète.M.Bourassa arri- lui-même bannis de sa vie.Il avait nombre suffisant sur le front.Si du remaniement des divisions ac-1 wra-t-il à ce stoïcisme, à cette Lût fi des honneurs, des titres qui M.Bourassa était l’homme libre désincarnation?11 le faudrait bien ligotent les consciences et tuent qu’i! croit être, loin de mépriser s’il veut être pris au sérieux; qu’il I lv sens moral chez la plupart de l’Anglais, il rendrait hommage à nos hommes d'état.I sa virilité.Ce n'est pas en vain Jusque là.c’était bien.Mais I que des hommes ont été nourris de pourquoi ne pas avoir persisté dans liberté pendant trois siècles ; au-son silence méprisant qu'il ne dai-1 jourd'hui, on veut les ployer sous gnait rompre qu'en temps oppor- le joug de fer, ils résistent : “Non tun ?Pourquoi à cette fermeté qui I serviam L.’Tl faut être homme a-lui rallia tant d'esprits distingués vaut d’être patriotes et les “blo-à l’égal de Golihvin Smith, avoir kes” que Ton méprise tant mouline agression systémati- trent plus de caractère que les Al-que de roquet qui s'acharne aux lemands.ces brutes qu’on mène au mollets des passants, ces taquine- carnage à coups de trique : series persistantes, haveeleuses à rions-nous capables de nous révolter.nous, contre la tyrannie, contre l'injustice?Ils le .peuvent, eux.les miséreux de Londres, ils ont du ressort et leur attitude goguenarde est asez éloquente.Ils disent à la noblesse ; “Soutenez une guerre dont vous seuls profi- Tout le monde ,sauf M.D’A- nement social important.Si un niours et son école arriviste, rend club de “blokes’’ le “blackbou-h oui mage à la crânerie, à la vail- le’’, il ne doit pas avoir l’esprit lance connue au désintéressement au de M.Bourassa.On veut bien dis- sombre tout un mois.Il devra pour enter ses théories et l'expression se consoler, penser que sur qua-de son patriotisme, s'indigner par- l antc-trois membres hostiles, il y Nous lisons dans V‘Escliolicr 1:1 fois 5lc *9" ur meut g^fer Ce qu'il V a de llieil- les chiures de cette stercoraire.| , f .„ T / ., leur en lui?La haine, mauvaise tiers!.conseillère, trouble la lucidité de la vision fait dévier la rectitude pas ainsi, il quand l'Union Jack déploie de-I poudres.Prétendre que si le roi vaut lui ses trois couleurs, son Georges lance une proclamation mufle se crispe et il rugit affreu- pour stimuler le patriotisme de sèment.C'est comme si Ton a gui- ses sujets, c'est un aveu tacite que cliuit un taureau avec un lambeau l'Angleterre n’a pas fait ce qu’elle de pourpre; il ne se connaît plus | aurait dû faire, est une insinua-et donne du crâne dans l'emblème qu’il abhorre.Cette haine est de nos libertés menacées, de nos droits méprisés, que M.Bourassa sorte alors sou fusil de ’37, tou-beurre noir” et broyer du pours bien astiqué et généreusement chargé ! Mais pourquoi clamer contre le navnlismc britannique, son empire sur les mers d’un caractère assez pacifique et la marine marchande de ees nouveaux Carthaginois qui ont porté veaux sont en ébullition.Dix-neuf .quatre coins du monde le progrès, hommes libres sur quarante-trois! la civilisation et la richesse ?-Les Si nous avions cette proportion esprits sont trop tendus à l’heure comme nous aurions raison d’etre actuelle, les fîmes trop boulcver- LAYTON BROS, sso, ste-catherine ouest Phonographes Edison et Graphonolas Columbia % A LE RESPECT DES LECTEURS Jetez un coup d’oeil I • SUR L’ETALAGE DE NOS VITRINES Et vous serez convaincus que nous pouvons vous munir de tout .y u de plus a lu mode en fait de: lu’il Ou, en d’autres termes, nous ne parlerons pas du “Pays ”, mais, par exemple, si vous voulez lire I ,iu jugement et pousse à des dé-d intéressantes choses sur le lu- duet ions erronées.Elle vient fi mier, les chiures, les excréments I détruire le bel équilibre mental et la matière locale, abonnez- j tourne à l'idée fixe., vous fi 1 ’“Escholier ”, M.-Victor Barbeau est un expert en la matière.Complets, Habits de Gala, Paletots, etc.Confectionnés ou faits sur mesure, li ! les scies de chez nous, les scies de Québec î ques elles sont ! Nous pendant longtemps le ouêre direct ion lenni mit* du théâtre I iiiHisler - N.itic ul /lit Ht gique et profonde se révèle plus d une de I» «Ml - .Que poéti-avons eu en pie le |mi1.1 i«* est prie d*» s»* vt li£ à bonite heure ht seiniiim* provii.iiDê cai a ne fois le rideau levé pourra aller prendre ':t fin du tableau en emus sont a* ion : vola pour évite t atours l'ennui «!
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