Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le coin du feu
Première revue féminine québécoise, Le Coin du feu est en grande partie rédigé par Joséphine Marchand-Dandurand qui y aborde plusieurs sujets sous un angle mondain.
Éditeur :
  • [Montréal :s.n.],1893-1896
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le coin du feu, 1894-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Ig (OIN DU Feu Abonnement : $2.00 PAH ANNEE.Revue Mensuelle AOUT 1894 SO MMAIEE Chronique.Mme Dandurand.| Les Reformes Municipales Travers Sociaux (XVII.Le Luxe), Marie Vicuxtemps.! La Mode, ( Administration : I (13 Rue St.(1aiîriKL.La Condition Privée de la Femme, Yvonne.Conseils de la Mère Grognon, .• • * La Cuisine, .l'oume-Froche Lettres Inédites d’Octave Feuillet., • * • Savoir-Vivre,.• • .Littérature,.Météore.Jacqueline Jeanne Ici et La, Hygiène,._ .La Page des Enfants, (Les Hippopotames) Cl.Labadie-Lagi ave Ln Spectacle Religieux a Paris Francisque Sarcey Les Derniers Jours du Chateau de Saint- Cloud .• • » Chronique Dans le douloureux événement qui vient de frapper la France, les cœurs féminins dans le monde entier ont songé—avant de calculer la portée politique de l’assassinat du président—à son infortunée compagne.C’est elle la vraie sacrifiée, la grande—et l’on pourrait dire, la seule victime.Le martyr de la nation est délivré de toutes misères et les palmes de la gloire couvrent la paix de son tombeau.Les pleurs intarissables, le souvenir lancinant, la vision toujours présente du terribly moment, la blessure inguérissable du cœur, la vie condamnée, lente, irrémédiablement assombrie sont pour celle qui reste.Mais pourquoi un tel malheur la frappe-t-il, elle a bonne, la probe, l’inoffensive bourgeoise.Que lui a servi d’être la femme d’un élu du peuple si on l’assassine comme un vulgaire roi—et si le coup meurtrier part du peuple ?En France, on s’est posé cette question.Le problème a été facilement résolu.Depuis longtemps on connaît la cause de ces terribles révoltes populaires.On remonte directement à la source de ces haines morbides de quelques prolétaires contre la société.Ce qui les déchaîne avec cette violence, ce qui arme leur bras, ce n’est pas tant le sentiment de leur misère et l’infériorité de leur condition dont en général il ne s’avisent pas d'eux-mêmes, mais plutôt les incitations criminelles des journalistes et écrivains, des énergumènes intelligents et roublards qui se constituent leurs avocats.Et c'est la tolérance des gouvernements à l’endroit de ces fauteurs de crimes, qui laissent leurs suggestions sanguinaires se développer en toute liberté dans l’esprit du peuple.Le peuple de sa nature est excessif.Il est ou mouton ou tigre ; le peuple français plus que tout autre.Ceux qui dans la presse nationale l’excitent à la révolte, le poussent aux revendications insensées, lui soufflent les rancunes sauvages et le nourrissent de projets meurtriers le savent ; ce sont eux les vrais assassins, plus coupables que Ravachol et Caserio.Ceux-ci, dans l’espèce, peuvent être des héros s’ils sacrifient bravement leur vie au triomphe d’une opinion sincère, mais ils sont sûrement les instruments, les victimes des brigands et des brouillons de la politique qui dans la sécurité de leur cabinet préparent leur machine infernale en combinant avec art tous les éléments propres à flatter les instincts féroces de la multitude, et lancent leurs dénonciations calomnieuses qui 226 LE COIN DU FEU éclatent comme des bombes au milieu de la naïveté populaire.Qui sait de tout le sang répandu par les dyna' mitards ce qu’il en rejaillit sur la conscience de l’exilé Rochefort par exemple, sur sa figure de vieillard enragé, sur ses mains de marquis anarchiste.Cet homme dangereux est éloigne de sa patrie, mais rien ne s’oppose à ce que de Londres il ne vomisse chaque jour dans un journal imprimé à Paris et lu par la plèbe, sa prose incendiaire, hérétique et immonde.Ce privilège d empoisonner ses compatriotes s’appelle “liberté de la presse.” Les dernières catastrophes ont éclairé les ministères sur les dangers de cette belle prérogative.Ils y ont apporté quelque tempérament.Franchement, ce n’est pas trop tôt.On a dfi constater que l’acharnement des hommes publics à tuer dans le peuple tout sentiment religieux n’était pas étranger à l’esprit d’insubordination et de vengeance qui s’est prodigieusement répandu en France depuis quelques années.Le sentiment religieux, cette métaphysique divine, la seule accessible au laboureur, au rustre paysan, est tout ce qui l’élève au-dessus de la brute, à côté de laquelle il vit et peine chaque jour.La privation de ce rayon, l’absence de cette boussole, l’abandonne à son abjection naturelle.Les sages vous dis-je, l’ont compris.Et voilà Jules Simon, qui comme Jérémie, ne cesse de crier à Jérusalem : Couvertcrc, “ Revenons à Dieu, Revenons à Dieu." Un ministre a osé parler devant cette Chambie encore mal guérie du délire de la laïcisation, de tolérance religieuse, et de s’inspirer dans les rapports de l’Etât avec l’Eglise d’un “esprit nouveau.” Cette politique d’apaisement et de conciliation, quoique tard venue, aura, c’est certain, les résultats désirés.Et le temps viendra où l’honneur d’être le chef de sa nation ne sera pas un honneur fatal.Nous n’y sommes pas encore, et le successeur de Carnot en acceptant la présidence s’est résigné au martyr.La mère de M.Casimir Perier, le nouvel élu, n’a pas été étrangère à sa courageuse détermination.H faut admirer cette femme forte, qui, en dépit des sombres présages liés au sort du futur président, pressa son fils de se sacrifier pour sa patrie.Ces prières toutes puissantes sur le cœur filial arrachèrent à la fin son consentement au malheureux candidat qui repoussait avec larmes la gloire dangereuse d’occuper le premier poste dans l’Etat.La France toute entière a pleuré avec la veuve de Carnot; elle doit maintenant s’incliner avec respect devant celle qui lui donne son fils avec le stoïcisme d’une moderne Cornélie.“ On avait appris à beaucoup la connaître, Mme Carnot, dans Paris dit un journal parisien.On savait qu’elle entourait son mari de cette sollicitude touchante qui transforme tant d’épouses en petites mamans de leur mari, avec qui elles sont continuellement aux petits soins, comme des mères: Mme Carnot, c’est un fait connu aujourd’hui, redoutait un peu pour son malices grandes tournees présidentielles où les fêtes de toute sorte, les banquets, les réceptions fatiguaient inévitablement le regretté président.Mais c’était la charge suprême qui voulait ces corvées ! On y allait, et à regret bien sûr, Mme Carnot laissait partir le président.La veille du départ pour Lyon, Mme Carnot avait pris à part le docteur Gailleton, maire de la ville, et, en sa double qualité de maire et de médecin, lui avait recommandé expressément de ne pas trop surmener le voyageur.Le coup atroce du destin voulait que ce même docteur Gailleton fût appelé, deux jours après, à faire subir au président blessé à mort la plus épouvantable des opérations ! Chacun se met à la place de la pauvre veuve, tombée si brutalement du plus beau rêve dans la plus terrifiante réalité.Chacun parle d’elle, jusque sous le plus humble toit de chaume, et chacun la plaint.On l’imagine recevant la première nouvelle du crime, le soir, par le fil spécial qui la reliait toujours à son mari en voyage; on la voit fiappée, elle aussi, à distance par le couteau de l’Italien, surmontant un premier moment de douleur folle, demandant qu’on l’enmène à Lyon sans délai, partant précipitamment, avec les pressentiments noirs qui arrivent en foule en pareille circonstance, ne sachant pas si on ne lui cache point la moitié LE COIN DU FEU 22 7 de la vérité, espérant quand même qu’elle trouvera encore son blessé vivant., et apprenant en route, à Dijon, qu’il n'y a plus d’illusions à se faire, que tout est fini, qu’elle a vu son mari vivant à Paris pour la dernière fois à l’heure du départ et qu’à présent c’en est fait, il est mort, en trois heures de temps, sans avoir dit une parole, assassiné au milieu d’une ville en fête, lui qui n’avait jamais fait de mal à personne! Une surprise douloureuse augmente encore l’émotion que chacun de nous éprouve en pensant à la malheureuse veuve du président.Il semble qu’il y ait de notre faute à tous, que nous l’ayons imprudemment mêlée à des choses politiques d’où la femme devrait toujours être écartée.Et pourtant, c’est le rôle de la femme aussi, de soutenir au pouvoir, où les pas sont quelquefois chancelants, l'homme intègre dont elle est la compagne pour la vie, et qu’une nation a choisi pour son représentant en face du monde.Mme Carnot tint sa place de femme de tête et de femme de cœur avec une dignité qui lui avait concilié toute la population parisienne.L’effroyable coup qui vient de la frapper lui vaudra la respectueuse sympathie de toute la nation française.” Mme Carnot a reçu de la reine d’Angleterre le télégramme suivant : Château de Windsor, 27 juin 1894.Madame, Quoique je n'aie pas le plaisir de vous connaître personnellement, il m’est impossible de ne pas vous écrire pour tâcher de vous exprimer la vive et sincère sympathie que j’éprouve pour vous dans ce monte t terrible.Je ne saurais trouver de paroles pour vous dire combien mon cœur de veuve saigne pour vous, et quel effroi, quelle horreur j’éprouve pour le crime hideux qui vient de vous priver d’un époux bien-aimé, ainsi que la France tout entière de son président si digne et si respecté.Si la sympathie universelle peut adoucir en quelque sorte votre douleur suprême, vous l’avez, madame.Que Dieu vous dpnne de la force et du courage ainsi que la résignation si nécessaire pour pouvoir supporter un tel malheur.Je me dis, madame, Votre bien sincère, Victoria.cscLa convocation du Conseil National des Femmes au mois d'avril a, comme on le sait, fait le sujet des commentaires les plus divers de la part de la presse canadienne.Les journ uix anglais, ayant égard à la qualité et à la réputation de la fondatrice et présidente, préoccupés par les résultats d’un mouvement éminemment intéressant en soi, quelle que puisse être la façon dont on se sent enclin à la juger au premier abord, tinrent des reporters à toutes les séances du Conseil, en donnèrent un rapport quotidien, et reproduisirent quelques-uns des discours prononcés par les déléguées des différentes villes de la Confédération.Notre presse française.que fit-elle?En vertu de cette science infuse ou de ce procédé commode qui lui permet de juger une foule de choses sans les approfondir, avec l’assurance tranquille que donne un profond préjugé ou une souveraine indifférence — deux qualités pourtant incompatibles avec le journalisme intelligent — elle n’en parla pas, ou à peine.Ceux qui sentirent la nécessité de s’occuper de l’évènement se crurent quittes envers leurs lecteurs en formulant dans quelques lignes impertinentes, sinon injurieuses pour la présidente et ses collaboratrices, une condamnation aussi sommaire que péremptoire.Rien n’est commode quand on n’a pas d’opinion, et qu’on ne veut pas prendre la peine de s’en former une, comme cette attitude de sage défiance ou de sarcasme frondeur.Mais — que nos confrères nous pardonne la liberté que nous prenons de le leur dire et de le leur répéter — le procédé est primitif, indigne de journalistes sérieux que toute évolution sociale doit trouver éveillés et attentifs.En certains quartiers on a jugé et condamné le Conseil National pour les considérations les plus mesquines.Il a suffi à un directeur de journal que telle ou telle personne en fut, pour le décider contre toute raison et convenance à discréditer l’institution.Un de nos journaux les plus considérables, tout en ayant montré la louable intention de renseigner ses lecteurs sur l’inauguration d’une œuvre importante, encourt le reproche d’en avoir confié le soin à une plume incapable.C’est l’un de ses correspondants, dont le reportage politique est toujours émaillé de quelque allusion au beau sexe désigné dans son style amphigourique par les appellations ingénieuses de “gente féminine,” de “laborieuses dames des galeries,” aux “ toilettes ruisselantes,” “d’étalage de vitrine ” etc.(tout cela avec une évidente prétention au snobisme, et l’intention de mêler avec 2?8 LE COIN DU FEU art l’agréable à l’utile) ; c’est ce penseur galantin et petit maître, c’est cet écrivain inexpérimenté qu’on a chargé d’apprécier l’esprit et la portée de la plus puissante coalition féminine qui se soit jamais vue en ce pays.Cet état de chose est regrettable, et l'on ne se résout pas sans confusion à citer les anglais à nos compatriotes et confrères comme des exemples de l’esprit pratique et de la largeur de vues.Apathie nationale, lu n’es pas un vain mot 1 Mme Dandurand.Un Conseil autf We res Canadiennes.C’est M.le juge Routhier qui le leur donne dans un discours prononcé récemment.Quel devoir dit-il la situation impose-t-elle à chacun de nous ?— C’est de raviver, de développer, d’exalter dans tous les cœurs le sentiment patriotique et national.Mais ici, Mesdames, c’est à vous surtout que je fais appel, .à vous qui ôtes les vraies éducatrices de la première enfance.C’est à vos sentiments de mères, de canadiennes-françaises et de chrétiennes que je m’adresse : N’oubliez pas d’apprendre à vos enfants dès leur plus tendre enfance à aimer leur race et leur patrie.Parlez-leur souvent de leur nationalité, de ses origines, de ses grandeurs et de ses gloires.Racontez-leur ses malheurs, ses luttes chevaleresques, scs victoires et ses défaites, ses rêves d’avenir et les hautes destinées que la Providence lui réserve.Dites-leur comment le petit peuple dont ils descendent est né aux bords du St.Laurent, et comment nouveau Moise il y a été sauvé des fureurs sauvages par deux filles d’un Roi plus grand que tous les Pharaons, l’Eglise, tille de Dieu, et la France, fille ainéede l’Eglise ! ” Un excellent moyen de développer et d'exalter le sentiment patriotique et national serait de lire en famille l’histoire de notre pays.Que celles qui souhaitent d’occuper d’une manière utile les nombreux loisirs de leurs écoliers en vacances, choisissent une heure propice pour les réunir.Qu’elles mettent l’histoire de Garneau dans les mains de celui qui fait le mieux la lecture à haute voix et qu’elles écoutent avec leurs enfants les récits des exploits de nos ancêtres) celui de nos malheurs, de notre conquête.Si celte pratique était plus commune dans nos familles les vrais patriotes seraient moins rares parmi nous.Travers Sociautf.XVII.LE LUXE.Nous n’avons pas épuisé le sujet — tant il est fécond.Ce fut, la dernière fois, le procès des jeunes gens pratiquant une arithmétique spéciale et qui, partant du principe que la vie de ménage coûte trop cher, se jettent dans un train de dissipation et de prodigalité ruineuses.Je veux après cela, signaler aux jeunes fdles, ce qui, dans leur conduite fournit matière aux sophismes des épouseurs récalcitrants ; ce qui — il faut bien l’admettre — est de nature à effrayer justement de timides amoureux.Je ferais mieux de m’adresser tout de suite aux mères de ces demoiselles qui élèvent leurs filles comme des princesses ou en millionnaires sûres de l’avenir.C'est merveille de voir comme tant d’enfants gâtées font encore dans l’occasion, d’excellentes ménagères, et avec quel courage elles brisent — quand les circonstances l’exigent — avec les habitudes de luxe qu’on leur a inconsidérément laissé contracter.Oui nos petites canadiennes ont de l'étoffe ; il n’y a pas d’inconvénient à le remarquer ici en passant.Elles trouvent dans leur jeune LE COIN DU FEU raison un miraculeux ressort de la volonté pour reagir contre une éducation si souvent défectueuse.Et, de cette grande liberté même dont on leur fait, de bonne heure, le don dangereux, je ne sais quelle sagesse providentielle les empeche de trop abuser.On en voit qui, brutalement punies de leurs insconscientes légèretés par la méchanceté du monde, ou subitement éclairées par la proximité du danger, prennent crânement en main la vengeance de leur honneur quelque peu atteint ou simplement mis en question.Il arrive encore qu’avant d’en arriver à cette triste extrémité un délicat instinct les porte restreindre d’elles-mêmes la latitude qu’on leur accorde.Cette prudence, qui est une forme elevee, l'exquise expression de la pudeur feminine, fait qu une jeune fille refusera d’accepter un plaisir permis ou toléré par l’autorité, par la raison qu’il “ n’est pas convenable.” En ce qui concerne cette question de la epense, on rencontre encore des enfants capables de donner le bon exemple à des parents trop généreux.Mais il ne faut pas s etonner que le plus souvent l’inconséquence des aînés portent scs fruits et que les disciples égalent et surpassent même l’extravagance de leurs maîtres.Car la frugalité, la modération, le sacrifice ne sont pas les vertus de l’adolescence, et les défauts opposés doivent à cet âge être plutôt combattus qu’encouragés.En général c’est le contraire qui arrive.Voyez ce qui se passe dès le moment où l’on met ses filles au couvent.Jusque dans ses pieuses maisons où la simplicité, l'austérité et I égalité sont de tradition, l'esprit du siècle a fait son œuvre.Cette invasion du luxe dans les pensionnats religieux, hâtons-nous de le dire, n’y a pas été appelée par leurs propriétaires dont la vie reste toujours humble et mortifiée; elle est une concession aux exigences et à la mollesse des parents.Il est assez naturel à a vanité enfantine de vouloir émerveiller ses camarades ; une des manières les plus communes dy arriver est un étalage luxueux — dans les limites de plus en plus larges tolérées par la règle — et l’obtention de certains privilèges accessibles aux seuls riches.On ne 229 se doute pas de la magie de ce mot riches dans le monde naïf et futile des pensionnaires.L’opulence, ou une réputation d’opulence constituent au milieu d’elles une sorte d’aristocratie et l’élève “la plus riche” se trouve investie d’une royauté tacite mais si réelle, si universellement reconnue que tous les honneurs, tous les égards vont directement, naturellement à elle sans que personne songe ni à réclamer ni à s’en étonner.De ce sentiment en somme, peu lou ible, de ce culte de l’argent chez des enfants ignorantes des choses de la vie, on ne ferait que sourire s’il n’était entretenu et appuyé par de plus sages.1 Dérogeant a la belle et saine coutume qui maintenait dans les communautés une égalité absolue entre les élèves, on s’est petit à°petit laisse conduire à créer certaines exceptions pour le logement, pour la nourriture.On a cte amené a faire fléchir en faveur de quelques-unes, 1 inflexible règle elle-même, cette règle impitoyable qui autrefois nous alignait toutes, grandes et petites, riches ou pauvres, au dortoir dans des lits voisins et uniformes, au réfectoire sur des bancs sms dossiers, autour du meme |lachis, pas toujouis appétissant.C n ne s en portait pas plus mal alors et je crois qu’a ce système rigide les enfants gâtées , c°nraient la chance de laisserait couvent leurs gouts excentriques et leurs caprices.Une chose certaine, c’est que le contraste nous faisait doublement apprécier le confort et la liberté du toit paternel.lout est bien différent au jour d’aujour-d hui.Les grands pensionnats ressemblent maintenant sous certains rapports, à de grands îotels où 1 on est logé plus ou moins somptueusement, selon le prix que l’on consent à payer.Les pensionnaires ont la faculté d’or-c 01111er, en dehors des repas, des consommations qui leur sont comptées en sus du prix îegulier de la pension.Au repas pris en commun elles peuvent faire ajouter
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.