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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1937-10, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XI.III LEVIS, OCTOBRE 1937 No 10 LA FAMILLE DUFROS DE LAJEMMERAIS L’orthographe du nom d: Lajcmmcrais ( )n a écrit tour à 1 >ur et on écrit encore I )ufros de la Ge-meray, Dufros de la jemmer.ais et Dufros de Lajemmerais.Quelle orthographe est la bonne?Il est presque d’usage aujourd’hui d «adopter, pour les noms propres canadiens, 1 .Chartier, Ch.Regnard ” ( 1 ).Christophe Dufros de I.ajournerais Christophe Dufros de Lajemmcrais était donc ne a Médréac qui faisait alors partie du diocèse de Saint-Malo, le 21 décembre 1661, du mariage de Christophe 1 )ufros.sieur de Boissemances et de Lajenunerais, et de Marguerite de La Forest.Noble, il fit comme tous les jeunes gens de la noblesse, et entra dans l’armée.11 fut d’abord garde de la marine, à Rochefort.En 1687, bon nombre de jeunes officiers furent envoyés dans la Nouvelle-France.Les déprédations des Iroquois étaient devenues si sérieuses qu’il fallait mettre ces barbares à la raison.Le jeune Dufros de Lajenunerais fut choisi pour faire partie du détachement d’officiers et soldats envoyés ici par le roi.11 servit sous le gouverneur de Denonville et ne manqua pas de se distinguer puisque, quelques années plus tard, la marquise de Vaudreuil écrivait au ministre de la marine: " M.de La-jemmerais a parfaitement bien servi dans la guerre des Iroquois et a couru risque nombre de fois d'être pris et brûlé vif par ces barbares.” En 1688, M.Dufros de Lajenunerais servait sous les ordres de M.des Bergères au fort de Niagara.Nous trouvons son nom au bas de 1'"Etat dans lequel a été laissé le fort de Niagara, en 1688 ”.On sait que le marquis de Denonville avait donné l'ordre à M.des Bergères de détruire les fortifications (1) HuUvtin lf; ,—René Bertrand, fils de René Bertrand et de Catherine Blotin, de l’évêché d’Angers; do—Jean Bertrand, tils de Simon Bertrand et de Fran-çoise-Aimée de la Ferrière, en Poitou; ^do I aul Bei tt and dit Saint-Arnould, fils de Jean Ber-tiand et de Marie Née, de la Madeleine, évêché d’Evreux; 7o—Jean Bertrand dit Toulouse, fils de Raymond Ber-ti tnd ft de [canne Aubrv: lieu de naissance non donné; 80—Pierre Bertrand, fils de Jean Bertrand et de Marie Magné, de La Rochelle, paroisse Notre-Dame; )o Jean-Baptiste Bertrand, fils de Louis Bertrand et de t harlotte Denis, de Saint-Maxence, diocèse de Poitiers; lOo—Louis Bertrand, fils de Robert Bertrand et de'Marie- Anne Ruers.de Seville, diocèse de Tours; 11° Ailles Bertrand, lieu de naissance non donné' , 12o—Mathurin Bertrand, fils de Louis Bertrand et de brançoise Bouchereau, de Saint-Pierre de Molimart.diocèse d Angers; 1 do Loin s- b’rançoi s Bertrand, fils de Louis Bertrand et our le roi, et de demoiselle Marguerite Bouat, sa femme.Le parrain, M.François Bouat, marchand de cette ville; la marraine, dame Agathe St Père (1) femme de Pierre Legardeur.écuyer, sieur de Repentigny, lieutenant d’une compagnie du détachement de la Marine.” André-Claude Patu, écuyer, avocat en Parlement, conseiller du roi, trésorier receveur général et payeur des rentes de l’Hotel-de-Ville de Paris, âgé de 32 ans environ, qui connaît Pascaud depuis plusieurs années dit qu’il est député de la ville de La Rochelle pour le commerce, au lieu de M.son frère (2).Pour ce qui est de Dominique Doutreleau déjà cité (voir notre article sur Jean-Victor Varin) il connaissait Pascaud depuis plus de 25 ans.( 1) Elle a signé Agathe de St-Père. (2) Billet d’enterrement du 18 juin 1758 à Paris, de M.Antoine Pascaud, ancien trésorier de France au Bureau des finances de La Rochelle et déj>uté de la dite ville, au Conseil du Commerce.Décédé rue d’Antin, à St-Roch.A remarquer comment Pascaud s’écrivait anciennement; la date de naissance de Joseph-Marie, et la date et le lieu du décès de son frère Antoine.Les charges occuj>ées par les membres de cette famille confèrent la noblesse à ses descendants.Régis Roy.LE CADRAN DE LA CATHEDRALE DE QUEBEC Le 31 décembre 1775, le gouverneur Carleton avait fait don à la cathédrale de Québec d’une horloge à trois timbres pour orner le clocher.Avec le temps cette horloge se détraqua et cessa de dire les heures.En 1842, Rémi Bourdages, arpenteur de profession mais habile mécanicien, fils du patriote Louis Bourdages, qui avait inventé un mécanisme ingénieux propre à donner l’alarme en cas d'incendie, l’installa dans le clocher de la cathédrale sur 1 horloge donnée par le gouverneur Carleton.Bourdages avait fait ce travail, qui lui avait pris six semaines de son temps, sans aucune promesse de paiement, mais il espérait tout de même que la ville l’indemniserait.Le Canadien du 20 août 1852 publiait la note suivante: "M.Bourdages n’a pas encore été rétribué de son travail, de ses frais et de ses dépenses faites volontairement aux cadrans publics placés dans le clocher de la cathédrale catholique de cette ville”.A la fin de septembre 1852, M.Bourdages.ne recevant aucune réponse de la ville et lassé d’attendre, enlevait les aiguilles des cadrans de la tour de la cathédrale.Les habitants de la haute ville qui s’étaient habituées à régler leurs horloges sur celle du clocher de la cathédrale se mirent alors à protester.Les conseils de ville, généralement, ont la peur de l’élceteur.Le 29 octobre 1852, la corporation de Québec offrit à M.Bourdages vingt-cinq louis pour les réparations faites à l’horloge de la cathédrale mais elle mettait ]>our condition qu’il entretiendrait cette horloge en bon état pendant un an. — 315 — LE RAPPEL DU MARQUIS DE DENONVILLE Les papiers du château de Dénonville sont actuellement conservés à Chartres, aux Archives Départementales d’Eure-et-Loir.Après la grande guerre, le château avant été démoli et les terres seigneuriales vendues, ils auraient été perdus irrémédiablement sans l’intervention de l’abbé Hermeline, curé de Dénonville.Grâce à son entremise, ils furent cédés par M.le marquis de Paris, du consentement de l'acquéreur du château, M.Martin, â M.Maurice Jusselin, conservateur des Archives d’Eure et Loir et historien distingué de la cathédrale de Chartres.Le 20 mars 1922, M.Jusselin transportait une partie des documents a Chartres; le 7 juin suivant il transférait le reste.Jusqu’à cette date les archives se trouvaient dans un grenier, exposées à la pluie.Parmi ces documents se trouve la lettre originale du rappel du marquis de Dénonville en France.M.Jusselin m’a communiqué cette pièce, simple lettre close de Louis XIV; il m’a prié aussi de la publier au Canada.Comme ce document est inconnu sans doute, je m’empresse de le faire, en remerciant M.Jusselin de sa haute courtoisie et de son intérêt à l’histoire canadienne.“A Monsieur le Marquis de Dénonville, gouverneur et mon lieutenan général en la Nouvelle France.Monsieur le marquis de Dénonville.La conjoncture présente de la guerre qui est en Europe ma’yant fait prendre la résolution de vous rappeller pour vous donner de l’employ dans mon armée où je suis persuadé que vous me servirez avec la mesme application, le mesme zèle et le mesme succès cpte vous avez fait par le passé, je vous fais cette lettre pour vous dire que mon intention est qu’aus-sytost que vous l’aurez reçue, vous remettiez au Sr Comte de Frontenac que j’ay choisy |xmr vous relever les ordres, instructions et mémoires que je vous ay envoyé depuis que vous servez en Canada et que vous l’informiez de l’estât auquel se trouve à présent le dit pais, des mesures que vous avez prises pour parvenir a la paix avec les Iroquois ou pour la continuation de la guerre, et enfin que vous lui donniez des — 316 — mémoires exacts de toutes choses et que vous l'instruisiez de tout ce que vous croirez qu'il sera nécessaire qu’il sache pour bien exécuter les ordres dont vous avez esté charité Apres quoy je désire que vous vous embarquiez pour repasser en France sur le premier vaisseau qui partira de Québec.Et la présente n’estant à autre fin, je prie Dieu qu’il vous ayt.Monsieur le marquis de Dénonville, en sa sainte garde.Escrit à \ ersailles le 31e may 1689.Louis Colbert.Les archives du chateau de Denonville ne contiennent pas d’autres documents relatifs du Canada.E.Longpré, O.F.AI.LA PERTE DU VAPEUR MONTREAL Le 26 juin 1857, le vapeur Montreal, capitaine Rudolph, partait de Québec avec environ 400 passagers parmi lesquels se trouvaient 300 émigrants allemands arrivés d’Europe quelques jours auparavant par le navire John Mckcnsic.Une heure après son départ de Québec, vers les cinq heures de l’après-midi, alors qu’il se trouvait en face du Cap-Rouge, le feu prit à bord du Montreal.11 y avait à bord une certaine quantité de foin.Le feu se communiqua presque aussitôt a ce foin et empêcha les membres de l’équipage de mettre les embarcations de sauvetage à l’eau.Les vapeurs Napoléon it Alham e qui suivaient le Montreal se lancèrent aussitôt au secours des malheureux passagers.Pendant ce temps, le capitaine Rudolph, voyant qu’il ne pouvait arrêter l'incendie, lança le Montreal a la cote.Le vapeur s'échoua dans environ douze pieds d’eau.Les marins du Napoléon et de l’Al-lionee réussirent à sauver un peu plus de 100 passagers.Les autres, affolés par les flammes, se jetaient à l’eau et, la plupart ne sachant pas nager, se noyaient presque aussitôt.La nouvelle de cette catastrophe ne parvint à Québec qu’à huit entes du soir.Le maire de Québec envoya aussitôt le vapeur 1 hocnix sur le lieu du sinistre.De son côté, M.Shaw agent du Montreal à Quebec, envoyait le vapeur Mary pour aider a recueillir les naufragés.Près de 250 personnes perdirent la vie dans cette catastrophe. — 317 — JFAN-VICTOR VARIN Au Dictionnaire généalogique de Mgr 1 anguay (vol \ I I-42.S ) Jean-Victor Varin est dit né à Niort, Poitou.Ce qui jHjuvait porter a croire sa famille originaire de cette province.Son père, Jean, sieur de la Saisonnière, avait été capitaine d’infanterie de Jacques II, roi d’Angleterre.Ce monarque ne régna que quelques années et a la suite de sa défaite par Guillaume de Nassau, prince d Orange, il se réfugia à Saint-Germain-en-Lave.Jean \ arin a-t-il été au service de Jacques 11.en Angleterre ou en France?Que ce soit en l’un ou l’autre de ces cas, cela le place a la fin du dix-septième siècle à un endroit éloigné de Niort.L’Armorial général de France de 1696 ignore Varin, le nôtre, au Poitou.11 y avait deux personnes de ce nom a Poitiers, mais leurs armes diffèrent du tout au tout de celles des \ arin.Jean-Victor Varin vint au Canada en 1729; il passa en France en 1740 et nous revint l'année suivante, puis il fait un autre voyage en 1757 à la mère-patrie et c’est alors, ou plutôt en 17o8 qu'il est nommé secrétaire du roi, charge anoblissante.A cette occasion il doit fournir certains documents: un extrait de son baptême, un billet de confession et une attestation de quelqu’un l’ayant connu depuis un nombre d'an- nees., .Ce fut en mai 1758 qu’il se présenta comme secrétaire du roi au lieu de Jacques de Flesselles.Il produit un extrait de son baptême que nous copions de l’annuaire de la Noblesse, de Paris, 1914.page 370.“Extrait des registres de l’église paroissiale Notre-Dame de Niort.Le 15 août 1699 a été baptisé Jean-Victor, né d’hier, fils de messire Jean Varin de la Sablminière et de Marthe Lery (?), conjoints; le parrain, messire Jean-Victor Thibault, écuyer, sieur de la Roche, et marraine, dame Marie Bassot”.Nous avons donc la date de la naissance de notre officier canadien.Le billet de confession fourni à cette occasion a été signé par Thomas Mac-Mahon, prêtre, docteur en théologie de la Faculté de Paris, habitué en la paroisse de Saint-Eustache, de la dite ville, âgé de trente-quatre ans.Dominique Doutreleau, conseiller du roi.trésorier de — 318 — la Chancellerie établie près le Parlement de Paris, âgé de cinquante-quatre ans, connaissait Jean-Victor Varin depuis trente ans 11 est, dit-il, d’une très honnête famille de la Normandie; a servi dès sa plus tendre jeunesse dans la Manne; a passé en Canada où il est parvenu au grade de conseiller au Conseil Supérieur de Québec; c’est ainsi (pie depuis environ vingt ans, il y fait les fonctions de Commissaire Ordonnateur de la Marine à Montréal, avec l'applaudissement de toute la colonie.Il est très bien allié ayant épousé la tille de M.de Beau jeu, lieutenant de roi des Trois-Rivières, Il est beau-frère de M.Dayman premier valet de garde-robe de Sa Majesté”.De tout ce qui précède se détache la date de naissance (e Jean-Victor que ne donne pas Tanguay; que sa famille est bien d origine normande, ainsi que nous l’avions rapporté d apres C ourcy, Nobiliaire île Bretagne; que l’office de secretaire du roi lui conférait la noblesse, et, enfin, qu’il se-tait acquitté de ses fonctions à Montréal “avec l’applaudissement de toute la colonie”.( et te dernière phrase amènera peut-être un plissement moqueur aux coins de vos lèvres.Régis Rov R PG I STR AT EUR S DES COMTES DU BAS-CANADA Les dix dernières lignes (septembre 1937) doivent se Te servit également du pseudonyme Arthur Eaverel pour publier un roman anglais dans le Canadian Illustrated N civs inns en français dans YOpinion Publique ( raduit par Emmanuel Plain de Saint-Aubin) sous le titre: Rosalba ou les deux ("no"rs- (c• f- R- G., 1927, p.90, 694).D’origine canadienne.John Lespérance naquit à Saint-Louis, Missouri et décéda a Montréal le 10 mars 1891.Lucien P»raid t.
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